Les gaullistes privés de parole à l’Assemblée Nationale !

12/07/2011 20:08 par rgrs

  • Les gaullistes privés de parole à l’Assemblée Nationale !

    Les gaullistes privés de parole à l’Assemblée Nationale !

    12/07/2011 20:08 par rgrs

Alors que l’intervention de l’armée française en Libye est débattue ce mardi à l’Assemblée Nationale, le président Bernard Accoyer a fait savoir que les députés non-inscrits seraient privés de temps de parole dans l’Hémicycle.

Les questions de politique internationale et les affaires européennes sont d’ailleurs les seuls domaines pour lesquels les députés non-inscrits n’ont pas le droit de s’exprimer, puisqu’aucun temps de parole ne leur est alloué par Bernard Accoyer.

Il s’agit d’une atteinte grave à la Constitution française, qui porte atteinte au caractère représentatif du mandat de député.

Alors que le clivage gauche droite s’estompe chaque jour un peu, Bernard Accoyer ne prend même plus la peine de cacher la nature de la véritable ligne de fracture politique qui oppose les mondialistes atlantistes aux patriotes républicains.

Ainsi, l’UMP comme le PS ont déjà annoncé que leurs députés voteraient ensemble pour la prolongation de cette opération militaire sous pavillon de l’OTAN.

Nicolas Dupont-Aignan demande donc solennellement au président de l’Assemblée Nationale de donner la possibilité aux non-inscrits de faire entendre une parole libre.

Il en va de l’honneur de notre démocratie malade en cette veille de 14 juillet, alors que des millions de Français désapprouvant l’opération française en Libye ne seront représentés au Palais Bourbon que par le Parti Communiste français.

Nicolas Dupont-Aignan,
Député de l’Essonne et président de Debout la République

Europe : gros coup de chaleur sur les dettes souveraines

12/07/2011 20:02 par rgrs

  • Europe : gros coup de chaleur sur les dettes souveraines

    Europe : gros coup de chaleur sur les dettes souveraines

    12/07/2011 20:02 par rgrs

Yann avait bien senti les choses en publiant samedi une note sur la crise financière qui couvait et qui a explosé hier, provoquant une forte baisse des marchés financiers. Simple coup de chaud ou prélude à une explosion financière qui fera passer Lehmann Brothers pour une aimable plaisanterie ?

Un coup de chaleur vraiment grave

Il y a deux ans et demi, j’avais pronostiqué une nouvelle crise financière mondiale dont le déclenchement serait le défaut de l’Italie. En revanche, je me suis sans doute trompé sur la date puisque je situais cette crise à l’automne 2016. Il semblerait que les prédictions les plus noires de Jacques Sapir et Emmanuel Todd (pour qui l’euro ne passera pas l’année) pourraient bien se réaliser si la panique (extrêmement rare en plein été) continue sur les marchés.

En effet, comme l’avait bien vu Yann, ce sont les taux espagnols et italiens qu’il faut surveiller. Jusqu’à présent, même s’ils avaient monté l’automne dernier, ils étaient restés à un niveau inférieur à celui de l’automne 2008, l’Italie restant sous les 5% et l’Espagne oscillant entre 5 et 5,5%. Mais hier, les marchés ont sérieusement dérapé, poussant les taux espagnols brièvement au-delà de 6% et les taux italiens à près de 5,7%. Nous rentrons dans des zones très dangereuses.

L’Europe paralysée

Si la situation de l’Espagne est gérable (plus petite économie, 68% du PIB en dette fin 2011), celle de l’Italie est explosive, avec une dette de 120% du PIB, plus de 1800 milliards d’euros ! Un point de taux d’intérêt supplémentaire, c’est 18 milliards d’intérêts de plus… Les marchés ne font que réagir à la lenteur et aux contradictions permanentes des dirigeants européens pour traiter le cas de la Grèce, ce qui n’est guère encourageant pour des problèmes plus importants

En effet, une énième réunion hier n’a pas réussi à aboutir sur un accord pour un second plan d’aide pour les créanciers de la Grèce. Les agences de notation persistent à juger les plans proposés comme des défauts partiels, ce qui imposerait à la BCE de ne plus prendre les titres grecs comme collatéral, ne permettant plus le financement des banques grecques. Bref, le temps passe et démontre qu’une structure comme l’UE est tout simplement ingouvernable.

Il est clair que si les taux continuent à monter et dépassent 7%, alors la situation deviendra intenable. Il sera impossible de proposer à l’Italie la même chose qu’à la Grèce étant donné le montant colossal de la dette italienne. A ce titre, il est proprement incroyable de voir les autorités européennes réclamer un fonds de soutien de 1500 milliards pour sauver leur joujou. Il s’agit tout de même d’argent public. Et un peu plus de modération dans son utilisation serait la bienvenue…

Les forces de rappel existent

Malgré tout, même si les marchés peuvent avoir de vraies tendances autodestructrices, il est tellement évident que si les taux italiens dérapent, la situation devient totalement incontrôlable qu’on ne peut exclure que la peur du vide calme les spéculateurs. En faisant montant les taux italiens (et dans une moindre mesure, espagnols), le système financier se suiciderait littéralement. On ne peut pas exclure que les patrons des banques et des fonds mettent le holà à cette roulette russe.

Par-delà la peur d’un vide immense, la BCE peut également intervenir sur les marchés pour réduire la pression sur les taux italiens et espagnols, même si elle y rechigne. Mais son existence est en jeu, ce qui pourrait la motiver. Enfin, la Chine pourrait également agir à loisir sur les marchés pour éviter une explosion financière dont même elle pourrait ne pas sortir indemne. Bref, aussi violent et dangereux soit-il, ce coup de chaleur pourrait n’être qu’épisodique.

Tout est réuni aujourd’hui pour une crise financière d’une ampleur potentiellement supérieure à celle de l’automne 2008 : le défaut d’un Etat suivi d’un effondrement complet du système financier. La question n’est pas de savoir si cela arrivera, mais quand. Et cela pourrait venir plus tôt que je ne le pensais…

Laurent Pinsolle

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

Immigration : le grand mythe de l’envahissement de la France

11/07/2011 20:35 par rgrs

  • Immigration : le grand mythe de l’envahissement de la France

    Immigration : le grand mythe de l’envahissement de la France

    11/07/2011 20:35 par rgrs

C’est le couplet généralement entonné par les identitaires : la France serait menacée par un flux totalement incontrôlé d’immigrés, faisant de notre pays le « champion d’Europe de l’immigration » pour reprendre les propos de Marine Le Pen. Un discours qui ne résiste pas aux faits.

La France, pays de faible immigration

C’est l’immense surprise que provoque l’examen des chiffres de l’immigration dans les autres pays. En effet, même si l’on conteste les chiffres de l’INSEE, pour qui le solde net d’immigrés se situe à 70 mille personnes par an (190 mille entrées et 120 mille départs) et que l’on prend le chiffre de départ avancé par Michèle Tribalat et Jean-Paul Gourévitch (90 mille), on aboutit à un solde net de 100 mille entrées par an. Le solde se situe donc entre 1 et 1,5 pour mille habitants.

Mais comme le rapporte The Economist, le solde net en Italie est compris depuis dix ans entre 300 et 600 mille, soit entre 5 et 10 pour mille habitants, cinq à dix fois le flux de notre pays ! En Espagne, le nombre d’immigrés a progressé de plus de 600 mille certaines années, soit un taux de 13 à 14 pour mille habitants, dix fois le taux français. La Grande-Bretagne accueille 500 000 immigrés par an, pour un solde net de 200 mille, soit plus de 3 pour mille habitants, plus du double de notre pays.

Et si on va un peu plus loin, on constate que d’autres pays acceptent des flux incomparablement plus importants que nous. L’Australie, pays de 22 millions d’habitants, avait un solde net de 340 mille personnes (plus de 15 pour mille habitants, plus de dix fois le chiffre Français). Depuis, ce chiffre est tombé à 200 mille, soit 9 pour mille (6 à 9 fois notre score). Enfin, les Etats-Unis ont un solde migratoire net moyen d’environ 4 pour mille habitants (soit 3 à 4 fois plus que nous).

Démythifier le débat sur l’immigration

En clair, Marine Le Pen ment quand elle dit que la France est « championne d’Europe de l’immigration » et Claude Guéant est bien mal inspiré quand il parle « d’excès d’immigration ». La France a aujourd’hui une des politiques les plus restrictives des pays dits développés en la matière. Il faut noter que l’Allemagne, après des vagues très importants d’immigration, notamment dans les années 90, a nettement réduit ses flux migratoires, qui sont aujourd’hui équivalents aux nôtres.

Bref, il n’y a strictement aucun risque que l’identité de notre pays change étant donnée la modération des flux actuels. Et cela est d’autant plus vrai que notre démographie est très dynamique, contrairement à nos voisins. En effet, en Italie, le solde naturel est négatif de 75 mille personnes, l’immigration permettant à la population de ne pas baisser. Et l’Allemagne voit sa population baisser depuis 2002, du fait d’un solde naturel négatif (près de 200 mille personnes en 2009).

Du coup, l’attitude du Front National et d’une partie de l’UMP est extrêmement choquante car ils attisent des tensions qui n’ont pas lieu d’être. En cela, leur comportement est profondément antinational. Cela ne signifie pas non plus qu’il faille ouvrir davantage nos frontières aujourd’hui. Les tensions au sein de notre société et les conditions économiques extrêmement difficiles plaident au contraire pour une restriction des flux migratoires pour favoriser l’intégration des immigrés déjà présents.

Oui, la situation sur le front de l’intégration se détériore. Mais loin de venir de flux migratoires incontrôlés, il s’agit beaucoup plus d’une conséquence de notre crise économique, qui rend plus difficile l’intégration, des tensions de notre société ainsi que d’un Etat qui n’assume plus ses fonctions.

Laurent Pinsolle

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

Le PCF ne veut pas rendre service au foot féminin

11/07/2011 20:23 par rgrs

  • Le PCF ne veut pas rendre service au foot féminin

    Le PCF ne veut pas rendre service au foot féminin

    11/07/2011 20:23 par rgrs

Après le député UMP qui veut s'occuper du bien être des poissons rouges, voilà d'autres politiques qui ont chevillé au corps l'intérêt de la nation, et celui des gens qui y vivent...

On apprend que le
Parti Communiste Français a écrit au ministre des sports pour "exiger (!!) retransmission des demi-finales et de la finale de la Coupe du Monde de football féminin sur une chaîne publique".

Une première réflexion. Déjà, ils pourraient être polis : ils "exigent". Oh, tu peux pas demander poliment, bordel ?
Ensuite, c'est Direct 8, disponible sur la TNT gratuite, qui diffuse les matchs de l'équipe de France féminine. Ca me va très bien...

Enfin, le PCF a t'il déjà vu un match de football commenté par le terrifiant service des sports de France Télévision ? Un match commenté par Xavier Gravelaine et Daniel Auclair, est ce vraiment faire honneur au football féminin ?
Une telle demande, de la part du PCF, est une insulte au football. Je le dis avec le sourire, mais quelque part... (et je pense que décidément, ça faisait longtemps que je n'avais plus entendu parler du PCF, mais je me demande si je le regrettais...)

Falconhill

http://falconhill.blogspot.com/

 

 

Déficit commercial : l’euro n’y est pas pour rien !

11/07/2011 20:19 par rgrs

  • Déficit commercial : l’euro n’y est pas pour rien !

    Déficit commercial : l’euro n’y est pas pour rien !

    11/07/2011 20:19 par rgrs

Hier, le déficit commercial du mois de mai est tombé. Il est très mauvais, battant un nouveau record puisqu’il a atteint 7,4 milliards d’euros sur un seul mois. Cette dégradation rapide de nos échanges doit amener à se poser la question de mesures plus radicales.

Une dégradation rapide et uniforme

Les chiffres sont impressionnants. En atteignant 7,4 milliards d’euros au mois de mai, notre déficit commercial dépasse les 80 milliards en rythme annuel, soit 4% du PIB, un chiffre très mauvais à l’échelle européenne. Il faut rappeler qu’en 2010, il avait atteint 51,6 milliards. En clair, notre déficit commercial devrait augmenter d’environ 60% en une seule année, après une dégradation de plus de 20% en 2010. Pire, en 2005, nous étions à seulement 21 milliards…

Naturellement, on évoque le déficit lié aux produits énergétiques. Mais une rapide analyse de l’INSEE démontre que cette dégradation accélérée vient plutôt d’un problème général de l’économie française. Alors que notre taux de couverture (exportations sur importations) pour les produits agricoles était compris entre 114 et 125 en 2006, il est tombé entre 102 et 110 en 2009. Parallèlement, le taux de couverture des produits énergétiques est passé de 37 à 39.

On constate la dégradation généralisée de nos échanges sur les produits industriels puisque l’indice est passé de 94 à 86,6 pour les produits manufacturés. L’automobile pèse particulièrement lourdement dans cette évolution puisque notre taux de couverture y est passé de 123 en 2006 (nous exportions 23% de plus que nous importions) à 95 en 2009 et le chiffre s’est sans doute encore dégradé depuis, quand on constate l’évolution des chiffres de production.

Des explications logiques

Il n’est pas très compliqué de comprendre pourquoi notre déficit se dégrade aussi fortement. La cherté de l’euro joue un rôle majeur. Louis Gallois disait en 2008 que « si cela continue, l’industrie exportatrice fuira l’Europe », conduisant Airbus à choisir de plus en plus de composants aux Etats-Unis pour ne pas perdre en compétitivité par rapport à Boeing : résultat Airbus ne se fournit plus qu’à 50% en Europe pour ses composants, et Boeing n’y achète que 10% des siens…

Mais outre la cherté de l’euro, la différence des coûts salariaux explique le gonflement de notre déficit. Comme le montrait Envoyé Spécial hier, au Bangladesh, il est possible de payer 25 euros par mois des employés qui vont travailler de 7 à 21 heures, 6 jours par semaine, soit moins de 8 centimes d’euros par heure… Il est bien évident que dans de telles conditions, de plus en plus d’entreprises délocalisent, ce mouvement gagnant également les services (centres d’appel…).

Face à ces déséquilibres, les Français semblent convaincus de la nécessité d’aller vers plus de protectionnisme, comme l’a révélé un récent sondage. En outre, loin des idées préconçues, la plupart des pays (et notamment les pays asiatiques) y ont recours. Malheureusement, le débat en France est pollué par la caricature de ces positions, malgré le soutien d’un nombre grandissant d’intellectuels de renom, venus de gauche comme de droite, dans le monde entier.

Nul doute que la dégradation de notre commerce extérieur va peser sur notre croissance. Les potions européennes, cocktail de monétarisme et de libre-échange dogmatiques produisent un véritable désastre commercial, qui pourrait être soigné sans tomber dans une politique albanaise…

Laurent Pinsolle

http://www.gaullisme.fr/2011/07/10/desastre-commercial-francais/

JP Chevènement: Contre Marine Le Pen, la République, la vraie !

11/07/2011 20:13 par rgrs

  • JP Chevènement: Contre Marine Le Pen, la République, la vraie !

    JP Chevènement: Contre Marine Le Pen, la République, la vraie !

    11/07/2011 20:13 par rgrs

Je n'avais pas bien lu ce papier de Chevènement.... J'ai eu tort.... Il est en entier et j'ai mis en-dessous les passages essentiels pour moi...

[...]

Les tenants de la « pensée unique » s’avisent avec un mélange de terreur feinte et de délectation secrète de ce que Marine Le Pen chercherait, depuis son discours d’investiture le 16 janvier 2011, à réaliser une sorte de « hold-up idéologique » sur le discours de la gauche républicaine, en reprenant à son compte le thème de l’Etat protecteur.

[...]

Tout cela fait partie d’un très banal travail de récupération politicien. Si le PS et la droite ont laissé tomber le drapeau de l’indépendance nationale et même d’une conception exigeante de la République, à qui la faute ? Et si le Front national cherche à récupérer cet héritage en déshérence, il faut être idiot pour applaudir et pervers pour renverser les rôles en imputant à la gauche républicaine la responsabilité du hold-up dont elle est victime ! C’est le degré zéro de la réflexion politique.

Il est vrai qu’une nouvelle étape de développement de l’extrême droite se dessine : la fille ne vise pas seulement à faire oublier les outrances du père. Le moment est venu pour elle d’occuper systématiquement, non pas seulement au nom de la nation mais au nom de la République elle-même, le terrain laissé libre à la fois par un PS qui a troqué depuis longtemps le discours social qu’il tenait vis-à-vis des couches populaires contre un discours « sociétal » et par une droite atlantiste et « occidentaliste » qui a abandonné l’héritage universaliste de la nation française.


Le Front national cherche aujourd’hui à exploiter à son profit une situation de crise et de rupture sociale. Il met le doigt là où ça fait mal, au point qu’on finirait par oublier comment il s’est construit à travers la dénonciation, depuis quarante ans, de l’« immigrationnisme » comme étant la source de tous les maux.


[...]


Marine Le Pen est certainement une fille très maligne (au double sens du terme), mais elle est incapable de mettre en œuvre une politique de réindustrialisation et d’intégration des immigrés parce que l’idée même du citoyen lui reste étrangère. Quoi qu’il fasse, le Front national restera le parti de l’ethnicité et ne deviendra jamais celui de la citoyenneté.[...]

Marine Le Pen peut sans doute améliorer le score de son père. Si elle est en mesure de faire battre le candidat de la droite au premier tour de 2012, elle n’a pas par elle-même la crédibilité qui lui permettrait de l’emporter. Comme en 2002, un « front républicain » la renverra dans les cordes au second tour.
A vrai dire, ce n’est pas 2012 qui m’inquiète, c’est la suite.

Le Front national n’a évidemment pas changé. Le véritable carburant de l’extrême droite, c’est la crise économique, sociale et politique qui est devant nous. Le « pacte de compétitivité » Merkel-Sarkozy porte en lui la menace d’une terrible régression sociale. Si le PS ne rompt pas avec la politique de supplétif qui a été la sienne quand il a voté le traité de Lisbonne, son candidat pourra bien l’emporter en 2012, mais il offrira un boulevard à la conjonction dès aujourd’hui probable du Front national et d’une droite rejetée dans l’opposition, et cela dès les élections municipales, régionales et départementales de 2014. En s’emparant des leviers de l’action locale, l’extrême droite s’approcherait alors du pouvoir de l’Etat. La France, pour le coup, en sortirait défigurée !

[...]

 

Pascale Fourier

 

http://j-ai-du-louper-un-episode.hautetfort.com/archive/2011/07/11/jp-chevenement-contre-marine-le-pen-la-republique-la-vraie.html#more

La crise continue son petit chemin

10/07/2011 20:57 par rgrs

  • La crise continue son petit chemin

    La crise continue son petit chemin

    10/07/2011 20:57 par rgrs

On a coutume de dire qu'il est bien difficile de faire des prévisions économiques et en général c'est vrai. Surtout si l'on s'intéresse à des données précises comme le taux de chômage français dans un an, ou le taux de croissance de l'Italie dans six mois. Les économistes sont incapables en réalité de faire ce genre de prévisions. Mais ce n'est pas nécessairement leur faute, c'est la complexité monstrueuse des interactions qui rend aussi difficile ce genre de précisions. On peut toutefois avoir une idée des orientations globales d'une situation en fonction de quelques réflexions assez simples. Ainsi même si le déclenchement de la crise des subprimes était prévisible, et fut prévu d'ailleurs par certains économistes comme Jean Luc Gréau, qui en avait fait une très précise prédiction dans "L'avenir du capitalisme" sortie en 2005, on reste dans le brouillard sur la question du minutage. On peut dire que l'on va dans le mur, mais sans avoir une idée précise de comment, ou quand, les évènements négatifs se produiront. Ce fut le cas pour le déclenchement de la crise, mais c'est également vrai pour son aggravation que l'on sait maintenant inéluctable eu égard aux politiques menées par les différents gouvernements de la planète.

 

La crise de l'euro va s'aggraver

Si la crise est essentiellement centrée sur l'occident, il ne faut pas oublier que cette région étant au centre de la demande mondiale, sa crise finira tôt ou tard par toucher les pays exportateurs. Ces derniers ont récemment bénéficié d'un second souffle, notamment la Chine et l'Allemagne, parce que les USA et une partie de l'Europe ont pratiqué des politiques contracycliques et laissé les déficits publics s'envoler. Mais en absorbant l'essentiel des effets de ces politiques contracycliques par leurs excédents commerciaux les pays excédentaires en ont réduit les effets sur l'emploi et donc sur la solvabilité finale des états les ayant pratiqués. À cela s'ajoute la crise de la dette en Europe qui est en train de prendre son régime de croisière en touchant les grands pays de la zone euro. En effet alors que les yeux sont encore braqués sur la Grèce ou le Portugal on voit maintenant les taux italiens commencés à grimper. Or des problèmes d'endettement dans un pays aussi important que l'Italie rendront impossibles des sauvetages comme on a pu les voir en Grèce. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, les taux à 10 ans italiens sont actuellement au dessus du niveau qu'ils avaient en plein milieu de la crise de 2008-09.

 

bond-du-tresor-italien.png

 

L'Italie est "too big to be saved" pour paraphraser la célèbre formule. Elle est trop grosse pour être "sauvée" à la manière grecque. Si l'on peut parler de sauvetage dans ce cas bien sûr. Mais la dégradation de la situation de la dette italienne n'est pas le seul nuage qui plane au-dessus de Rome. En effet l'Italie comme sa soeur latine la France connait une dégradation rapide et constante de sa balance commerciale. Sur le graphique suivant, on voit bien d'ailleurs l'effet de l'euro sur l'économie italienne, que l'on ne dise pas qu'il s'agit d'un hasard si la situation se dégrade en même temps que l'Italie abandonne ses anciennes politiques de dévaluations. Lors de la crise de 1992-93, l'Italie était sortie de l'ancien SME et avait dévalué ce qui lui avait fait reprendre ses exportations comme on peut le voir sur ce graphique. La croissance du pays avait alors bondi à 3-4% pendant deux ans. Alors que la France, avec l'aide de l'Allemagne, avait sauvé le "franc fort" au prix de milliards de dettes publiques supplémentaires et de millions de chômeurs, n'a pas alors connu de reprise économique. Aujourd'hui à travers l'euro l'Italie expérimente la politique du franc fort dans sa version continentale. Et l'on constate les mêmes effets que sur l'économie française à savoir une panne de croissance et une dégradation constante de la balance des paiements. Comme l'a souligné Laurent Pinsolle dernièrement la France a encore battu elle aussi son record en matière de déficit commercial. On sait donc que ces pays feront faillite s'ils restent dans cette direction, mais toute possibilité de changement en matière macro-économique est interdite par les dogmes en vigueur. L'on peut donc prévoir une crise à la Grecque en France ou en Italie même s'il est impossible de savoir quand elle aura lieu précisément. Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, mais à une plus grande échelle. On pourrait y ajouter l'Espagne qui n'est pas en meilleure forme que ce soit sur le plan de l'emploi de la dette ou du déficit commercial.

 

Balance-commerciale-italienne.png

 

 

L'euro conduit irrémédiablement l'Europe à la banqueroute, mais personne n'essaie d'en sortir ou au moins d'essayer de résoudre en partie ses contradictions fondamentales. Comme nous l'avions vue dans un autre texte, il serait théoriquement possible de garder l'Euro si au moins l'on prévoyait des mécanismes de contrôle des marchandises aux frontières des états membres et si l'on poussait les états excédentaires à relancer leurs demandes intérieures. Cependant force est de constater que l'UE choisit volontairement et par dogmatisme la politique du pire. On peut parier que même si la croissance mondiale repart, notamment celle des USA, la zone euro est dans une telle structure incohérente que le continent continuerait sa crise seul dans son coin. Il est assez drôle dans les conditions actuelles d'entendre encore des gens présenter l'euro comme une protection alors qu'il a manifestement démultiplié les effets de la crise sur les économies des pays membres. Les USA que l'on annonce par exemple en faillite ont des taux qui sont redevenus bas. Ils ont pourtant une situation économique très difficile. C'est la nature de l'euro et l'impossibilité des nations européennes en crise de pouvoir rééquilibrer leurs commerces extérieurs qui conduit les taux à des niveaux délirants. Et ça n'est pas la dernière dégradation du commerce de détail en Europe qui nous permettra de voir une sortie au bout du tunnel.

Les USA ne peuvent plus faire de politiques contracycliques

On en vient maintenant au gros morceau celui des USA. Si le pays ne connait pas pour l'instant de crise de la dette extérieure, il faut par contre constater l'échec total des politiques de relance. C'était prévisible. Un graphique paru sur businessinsider nous montre sur une courbe l'affaiblissement progressif des effets des plans de relance aux USA , crise, après crise.

 

chart-of-the-day-the-scariest-jobs-chart-ever-july-2011.jpg

 

Ces courbes montrent le temps qu'a mis le pays pour retrouver son niveau d'emploi d'avant la crise. Les USA ont toujours gardé une vision assez keynésienne concernant les politiques de lutte contre le chômage, même s'ils ont souvent employé dans leurs discours les délires néolibéraux. Cepandent, la nature des relances était souvent de type militariste comme pendant la période Regan. La relance des commandes dans l'appareil militaire permettant la réactivation de la consommation en général dans le pays, puis le retour à la croissance économique. Les USA n'ont jamais vraiment laissé le marché jouer son jeu dans les crises économiques et c'est cela qui a évité à l'Amérique de sombrer comme les Européens dans le chômage de masse permanent. Du moins jusqu'à aujourd'hui.

Cette courbe montre en premier lieu les difficultés actuelles de l'économie USA où l'on voit bien que la situation de l'emploi ne s'améliore pas. Mais elles montrent aussi la divergence qui a commencé à se faire sentir dès les années 90. En effet dans la crise de 1989-90 les effets de la relance avaient déjà mis plus de temps qu'en 1981 à se faire sentir. La crise de 2001,elle, a été plus longue que celle de 1990 avant que le plan de relance de Bush ne résorbe le chômage. La relance concernant la crise de 2007 met encore plus de temps que celle de 2001 à réduire le chômage. En supposant bien sûr que les USA puissent revenir un jour au niveau d'emploi d'avant la crise. Comment ne pas voir ici les effets directs de la libéralisation des marchandises et des effets de la montée en puissance de l'Asie émergente? Car les USA se retrouvent aujourd'hui dans la même situation que la France de 1983, l'essentiel du plan de relance augmente les importations, déséquilibre la balance commerciale, et n'améliore que partiellement la situation de l'emploi. Ces courbes montrent en pratique les effets de l'ouverture au commerce sur les politiques contracyclique. Jusqu'aux années 90 les USA grâce à leur isolement géographique, à leur système financier central, et à leur avance technologique pouvaient relancer leur demande intérieure sans que les effets ne soient trop absorbés par l'extérieur. Ça n'est plus le cas aujourd'hui et les USA vont soit devoir renoncer au plein emploi et aux politiques contracyclique soit renoncer au libre-échange.

Mais dans les deux cas, la mondialisation de l'économie aura du mal à se maintenir, car on voit poindre ici la nécessaire rupture des USA d'avec leur rôle de grand consommateur planétaire. Que ce soit par la contraction de leur demande intérieure, ou par le protectionnisme, les USA devront réduire leurs importations et revenir à l'équilibre. Ce faisant, ils plongeront les pays excédentaires et la planète dans une nouvelle récession. Nous sommes dans une époque où il est impossible de cacher les contradictions du système économique mondial derrière un amoncellement de dettes. Soit, ces contradictions seront résolues par la raison et une nouvelle organisation, chaque nation équilibrant son commerce avec l'extérieur. Soit le monde plongera dans des récessions à répétition et dans le chaos. La course à l'excédent commercial ne nous mènera nulle part maintenant que le consommateur en dernier ressort est parti à la retraite au Minnesota.

 

Yann

http://lebondosage.over-blog.fr/article-la-crise-continue-son-petit-chemin-78945137.html

 

Fiers de nos rondelles !

10/07/2011 20:51 par rgrs

  • Fiers de nos rondelles !

    Fiers de nos rondelles !

    10/07/2011 20:51 par rgrs

En général, quand vient l’été, la presse à l’unisson nous parle « mode » : beauté, minceur, sport, look et cancer de la peau. Cette année, grâce aux primaires socialistes, l’été sera plus show que les autres : on y parlera aussi politique. Mais quoi de plus ludique qu’une Star-Academy grandeur nature ? Et quoi de plus « mode » que les nouveaux objets de promotion que l’on voit fleurir sur tous les Facebook-walls : les pin’s de supporters.


Le réseau social vient en effet de mettre sur le marché un gadget virtuel qui connaît déjà un franc succès : les badges de fans. Personne n’en avait besoin, mais tout le monde se les arrache. Mark Zuckerberg connaît bien la loi de Say : « toute offre créée sa propre demande ».

C’est particulièrement vrai chez les militants socialistes, dont chacun arbore désormais son petit cercle coloré à la boutonnière. Sur Facebook, les montebourgeois, les aubrystes et autres hollandais rivalisent d’une coquetterie qui n’est pas sans rappeler un meeting de campagne américain façon Arnorld Schwarzenegger.
La vague de la rondelle militante semble avoir épargné les partisans de Ségolène Royal, ce qui ne laisse de surprendre.

En revanche, elle touche aussi les écolos, qui non contents d’organiser eux aussi des primaires, sont tout de même à la pointe de la mouvemence « alter-créative », comme le rappelle le sociologue Erwan Lecoeur [1].


Le fan-badge de Joly pousse donc très loin le raffinement puisqu’il permet d’utiliser un « vecteur de notoriété » (le pin’s) pour promouvoir un autre « vecteur de notoriété » (les lunettes).
Mais il paraît que derrière les lunettes qui sont dans le badge se trouve une candidate, et que dans la candidate se cachent des idées. Si, si !


Aujourd’hui, grâce au réseau social Facebook, et à l’application Picbadges , nous pouvons enfin « faire de la politique autrement », et assouvir tout à la fois notre appétit démocratique, notre besoin d’appartenance groupale, et notre regret de n’avoir pas embrassé plus tôt une carrière d’homme-sandwich.

Avec Facebook et Picbadges, devenons tous des pages de pub !












[1] Erwan Lecoeur, Des écologistes en politique, Lignes de repère, 2011.

Claude Guéant ajoute donc l’indécence à l’incompétence

10/07/2011 20:47 par rgrs

  • Claude Guéant ajoute donc l’indécence à l’incompétence

    Claude Guéant ajoute donc l’indécence à l’incompétence

    10/07/2011 20:47 par rgrs

Le rapport publié par la Cour des comptes est une véritable claque adressée à Claude Guéant. C’est en effet la première fois qu’un document officiel confirme par des chiffres précis et des faits objectifs l’incroyable débandade dont sont victimes les forces de l’ordre de notre pays.

Les policiers comme les gendarmes ne savent plus aujourd’hui comment exprimer leur désarroi face à la baisse vertigineuse des effectifs, à la mauvaise répartition des forces de l’ordre sur le territoire et au manque cruel de moyens.

Claude Guéant ajoute donc l’indécence à l’incompétence en accusant de mensonge à la fois la Cour des Comptes, mais également les fonctionnaires de police et les gendarmes auxquels j’apporte mon soutien total.

A l’heure où l’Etat est pourtant capable de dégager plusieurs dizaines de milliards pour renflouer les banques en Grèce, comment justifier que l’on ne remplace pas un fonctionnaire de police sur deux partants en retraite pour économiser seulement quelques dizaines de millions d’euros ?

Alors que le président Sarkozy est en campagne pour sa réélection en 2012, la Cour des comptes a donc raison de poser la question de son bilan après tant d’années d’exercice des plus hautes responsabilités.

Nicolas Sarkozy avait suscité chez les Français un grand espoir en faisant de la sécurité l’une de ses promesses majeures en 2007. Il est donc normal qu’il soit jugé sur ses actes. Or en la matière, force est de constater que la seule chose passée au karcher, ce sont les effectifs de police.

Nicolas Dupont-Aignan,
Député de l’Essonne
et président de Debout la République

http://www.gaullisme.fr/2011/07/10/claude-gueant/

Le député qui s'occupe des poissons rouges ...

10/07/2011 20:44 par rgrs

  • Le député qui s'occupe des poissons rouges ...

    Le député qui s'occupe des poissons rouges ...

    10/07/2011 20:44 par rgrs

Michel Zumkeller est un député UMP. Je ne le connaissais pas. Et probablement d'ici la semaine prochaine, je l'aurais oublié. Mais il s'occupe vraiment de la France et des français, et ça fait plaisir...

Ce député a écrit au ministre de l'Agriculture pour "
s'inquiéter des conditions de vie des poissons rouges dans leurs «boules aquariums»". Et comme c'est un député qui n'a pas peur de prendre des positions fortes, il préconise l'interdiction à la vente de ces boules aquarium...
Il propose également d'interdire "offrir le poisson rouge en tant que lot dans les foires et autre fêtes foraines".


Voilà voilà... Au début, à la lecture de la dépêche dans le Parisien du jour, je croyais à une blague. Mais non.
Nous avons des parlementaires remarquables... Quand ils ne font pas de doigts d'honneur aux ministres, ils s'occupent des poissons rouges. Vive la France...

Falconhill

http://falconhill.blogspot.com/2011/07/le-depute-qui-soccupe-des-poissons.html