Le protectionnisme, outil du développement économique

31/03/2011 13:37 par rgrs

  • Le protectionnisme, outil du développement économique

    Le protectionnisme, outil du développement économique

    31/03/2011 13:37 par rgrs

Mon collègue de Causeur Georges Kaplan, vient de signer une tribune « le protectionnisme ne protège pas, les délocalisations d’aujourd’hui peuvent être les emplois de demain ». Mais cette ode au libre-échange se heurte aux faits et aux analyses d’économistes, y compris d’origine libérale.
La désindustrialisation n’est pas un mythe
Georges est assez habile dans sa présentation des faits. En effet, en soulignant l’énorme progression de la production industrielle depuis 1950 ou même sa hausse significative depuis 1990, il montre en effet que la valeur ajoutée industrielle progresse, comme il l’avait souligné dans un précédent papier, auquel j’avais déjà répondu. Dans ce nouveau papier, il relativise ces chiffres en soulignant sa stagnation depuis 10 ans et son très fort déclin en proportion de notre PIB.
Cette fois, Georges Kaplan souligne bien que le nombre d’emplois industriels diminue. Mais il sous-entend que cette baisse est la conséquence de l’externalisation d’emplois de service autrefois internalisés (agents d’entretien, comptables, chauffeurs…) en faisant le parallèle entre le nombre d’emplois industriels perdus (2,3 millions) et le nombre d’emplois créés dans le service aux entreprises (2,6 millions). Mais le service aux entreprises ne se limite pas aux entreprises industrielles.
La balance globale des emplois industriels est bel et bien négative. Il suffit de prendre le cas de l’industrie automobile, autrefois fleuron de notre pays, et qui contribuait de manière très positive à notre balance commerciale jusqu’en 2005. Malheureusement, la production automobile de PSA et Renault a été divisée par deux en France de 2005 à 2009. Nos constructeurs ont décidé de délocaliser en masse leur production pour bénéficier des coûts plus faibles, notamment en Europe de l’Est.
Quand le libre-échange détruit l’emploi
Mais au-delà de l’interprétation des chiffres, le libre-échange est loin de faire l’unanimité parmi les économistes dont un nombre grandissant – de tous horizons – soulignent les conséquences négatives. Notre seul « prix Nobel » d’économie, Maurice Allais, soutenait que plus de la moitié du niveau du chômage en France s’expliquait par le libre-échange. Paul Krugman, autre lauréat, qui écrivait que « la mondialisation n’est pas coupable », a mis de l’eau dans son vin depuis.
Jean-Luc Gréau, ancien économiste du Medef, plutôt libéral à la base, est un des critiques les plus féroces des excès du libre-échange. Il dénonce la déflation salariale que la compétition avec des pays à salaires beaucoup plus faibles induit dans nos pays. Il démonte l’argument des gains de pouvoir d’achat en soulignant que si l’inflation est plus basse, cela est plus que compensé par le ralentissement des hausses de salaires. Aujourd’hui, le pouvoir d’achat baisse pour la majorité.
En effet, ce n’est parce que nous achetons désormais nos tee-shirts, nos produits électroniques et nos jouets en Asie que cela permet de créer des emplois en Europe. L’immensité de nos déficits commerciaux avec la Chine le démontre : alors que l’Empire du milieu a vendu pour 214 milliards de biens dans l’Union Européenne en 2009, il n’en a importé que pour 81 milliards. Bref, les délocalisations d’hier sont surtout le chômage d’aujourd’hui et de demain.
Les raisons sont assez simples : contrairement aux idées reçues, le modèle de développement asiatique, s’il profite de l’ouverture commerciale des Etats-Unis ou de l’Europe est en bonne partie protectionniste. En effet, ce n’est pas un hasard si plus de 95% des véhicules vendus au Japon, en Corée du Sud ou en Chine sont produites localement (pas en Asie, mais bien dans le pays d’origine). Quelques soient les moyens – droits de douane, intervention des services fiscaux, normes de qualité… -  ces pays ont mis le protectionnisme au cœur de leur développement.
Bien sûr, Georges Kaplan pourrait convoquer le cas Allemand, pays apparemment ouvert, qui a un fort excédent commercial. Néanmoins, ce cas est un peu atypique. En effet, les Allemands ne sont pas les derniers en protectionnisme : ils ont tout simplement échangé la douane par les normes DIN ! Le résultat est le même en terme de protection de l’industrie locale. En outre, n’oublions pas qu’une partie de l’excédent commercial Allemand vient d’une spécialisation pointue ainsi que d’une politique de déflation salariale réduisant le coût du travail par rapport aux autres pays de la zone euro.
Quand le libre-échange affame les peuples
Finalement, il y a la question autrement importante des produits alimentaires. Là, il ne s’agit pas de tee-shirt ou de voiture mais tout simplement de la possibilité de nourrir des milliards d’êtres humains. Georges Kaplan soutient que « les protectionnistes affament les peuples » et plaide – logiquement - en faveur du « laissez faire » général en agriculture. Mais le libre-échange sans limites pose d’immenses problèmes. Dans un dossier sur les moyens de nourrir le monde réalisé fin 2009, The Economist prenait une position proche de lui. Pourtant, l’hebdomadaire libéral avait l’honnêteté intellectuelle de citer aussi l’exemple du Malawi où les aides publiques ont démontré leur efficacité.
Mais ce qui est encore plus dangereux dans l’application du libre-échange à l’agriculture est qu’il favorise une concentration toujours croissante de la production dans certaines régions du monde. Or, dans le cas d’une activité soumise aux aléas climatiques comme l’agriculture, cela expose le secteur à des risques majeurs car des incidents locaux pourraient provoquer des pénuries graves, voire des famines. C’est parce qu’il ne faut pas jouer avec la nourriture qu’il vaut mieux déconcentrer la production pour la protéger d’aléas climatiques ciblés aux conséquences dramatiques.
En plus, il ne faut pas oublier non plus les effets pervers d’une agriculture tournée à 100% vers le marché par rapport à une logique de subsistance pour les pays en voie de développement. Pour prendre un exemple simple, un paysan Ivoirien ne pourrait pas nourrir sa famille avec du cacao non vendu… Et dans les pays dits développés, la libéralisation fait du revenu des agriculteurs la variable d’ajustement jusqu’à des situations révoltantes où ils produisent à perte.
Il ne s’agit pas bien entendu de plaider pour une chimérique autarcie totale. En revanche, l’anarchie commerciale est porteuse d’immenses déséquilibres en matière d’emplois, de déficits et de risques alimentaires. C’est pourquoi favoriser la (re)localisation de l’économie n’est pas seulement une politique industrielle sensée mais aussi – comme l’ont compris les pays asiatiques -  un facteur de progrès.
Laurent Pinsolle

Emmanuel Todd sur la décomposition de la droite

31/03/2011 08:22 par rgrs

  • Emmanuel Todd sur la décomposition de la droite

    Emmanuel Todd sur la décomposition de la droite

    31/03/2011 08:22 par rgrs

Notre prophète préféré vient encore une fois de faire un coup d'éclat médiatique ce matin à France Inter en réactualisant son discours sur les concepts zombis. En gros pour Emmanuel Todd s'il y a bien un homme qui a une mauvaise image de la droite c'est Nicolas Sarkozy, car pour lui les électeurs de droite sont soit des racistes, soit des riches. Interprétation du vote de droite pour les élites de l'UMP qui explique en grande partie les erreurs de stratégie électorale employées. Emmanuel Todd trouve également que le vrai moteur du FN est à rechercher dans son programme économique, le FN n'ayant plus besoin de produire un discours sur l'immigration parce que l'UMP et son activisme, essentiellement verbal sur la question, auraient déjà mis sur orbite le parti de Marine Le Pen.

 

  Sinon je remarque que Emmanuel Todd semble de moins en moins confiant dans la possibilité d'un éventuel protectionnisme européen. Il me semble qu'il a changé d'avis quant à la probabilité d'un tel évènement. Je pense que le comportement de l'Allemagne pendant la gestion de la crise a dû lui faire changer d'avis. Même s'il maintient que le protectionnisme européen est la meilleure solution, son application politique devient pratiquement impossible en regard des intérêts à court terme de la puissance germanique.  Il craint à juste titre que le FN ne se présente en étant le seul grand parti avec un programme de sortie de l'euro et d'un retour au protectionnisme. J'aurai par contre une seule critique sur les propos de Todd, je crois qu'il va un peu loin en disant que le protectionnisme et la fin de l'euro sont aujourd'hui sérieusement envisagés par la majorité de la population. Pour les classes moyennes aisées je crois que le travail de déconditionnement idéologique reste à faire, quand on voit encore un type comme Copé dire que la sortie de l'euro est un extrémisme, il y a encore beaucoup d'explications à donner pour convaindre. Et il n'est pas le seul à penser cela. Dans les millieux encore épargnés par la mondialisation et la contraction économique, l'euro reste un tabou intouchable. Sans parler des peurs quasi millénaristes concernant l'inflation qui était totalement diabolisée par trente ans de discours monétariste.

Yann

http://lebondosage.over-blog.fr/article-emmanuel-todd-sur-la-decomposition-de-la-droite-70604932.html

Todd: Le peuple français n'est pas raciste, il est malheureux !

31/03/2011 08:18 par rgrs

  • Todd: Le peuple français n'est pas raciste, il est malheureux !

    Todd: Le peuple français n'est pas raciste, il est malheureux !

    31/03/2011 08:18 par rgrs

Je ne pense pas rien sur Marine Le Pen, et j'ai suivi tout le déroulé de ce qui s'est passé...Mais le coup de la surprise face au premier sondage, puis le coup des sondages mis en cause, puis l'explication principale de cette montée de MLP par le fait que les français seraient plus ou moins racistes, puis la mise en cause de Philippe Cohen de Marianne 2 par je ne sais quel éditorialiste "important" et qui devrait ne pas l'être, puis l'appel au sursaut républicain n'interrogeant en rien les partis politiques bon teint, ça finissait pas confiner à l'insupportable....

Eh  les gars, si vous n'aviez rien vu venir avant, si vous n'êtes pas capables de sentir le désespoir social des gens et l'absence de réponse politique à celui-ci, téléphonez-moi, je vous dirai ce qu'il faut lire, les rapports dont j'ai eu vent, les articles lus là ou là - et dans la foulée, je vous donnerai les n° de t° de quelques économistes de ma connaissance qui pourraient vous expliquer quelques petites choses....La montée en puissance de Marine Le Pen, c'était une évidence absolue depuis quelques mois déjà... Vous êtes sourds?

Todd dit les choses plus clairement que moi, plus crûment : "La classe dirigeante...ils sont soit cons soit indifférents au sort des populations" ( et moi j'ajouterais malheureusement un nombre bien trop grand de journalistes....Mais définitivement, je finis par me dire la même chose que Todd...).

Il y a des jours où on regrette d'aller bosser, parce que l'écoute de l'interview d'Emmanuel Todd vers 8h ce matin sur France Inter aurait réellement illuminé ma journée.... Elle est là, à écouter en boucle, à transmettre à vos amis, comme une antidote à Marine Le Pen et non l'inverse, en espérant que les partis de Gauche et le PS en particulier comprennent enfin.

"Le peuple n'est pas raciste, il est malheureux !"

http://j-ai-du-louper-un-episode.hautetfort.com/

Dominique de Villepin ou la stratégie du salami…

31/03/2011 08:10 par rgrs

  • Dominique de Villepin ou la stratégie du salami…

    Dominique de Villepin ou la stratégie du salami…

    31/03/2011 08:10 par rgrs

Pendant l’UMP contient tant bien que mal la crise qui secoue le parti de Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin poursuit son chemin. L’ancien Premier ministre semble de plus en plus convaincu d’avoir vu juste. Il était l’invité de l’émission "Questions d’info", avec la chaîne parlementaire et l’AFP.

L’UMP implose, les centristes hésitent, situation excellente, Dominique de Villepin attaque. Petite paraphrase d’un discours du maréchal Foch, pour décrire l’état d’esprit de ce hussard de la politique. Dominique de Villepin observe les secousses de la majorité sarkozyste avec la confiance de celui qui avait tout prévu. La dispute entre François Fillon et Jean-François Copé ? Pour lui, elle était inscrite dans la conception du pouvoir sarkozyste : "c’est un clash qui est présenté comme un clash politique, alors que c’est un clash mécanique. Il ne peut pas en être autrement dès lors que le chef de la majorité c’est le président de la République. Nous avons un Premier ministre qui depuis 4 ans n’est pas tout à fait le Chef du gouvernement, et et pas tout à fait chef de la majorité, même pas du tout. C’est le déséquilibre institutionnel qui crée le clash mécanique entre les dirigeants de la majorité."

Et les dangers de cette mécanique, Dominique de Villepin assure les avoir décrits à Nicolas Sarkozy dès 2007.

"Moi je considère que ce n’est plus tenable depuis des années. J’ai eu un entretien avec Nicolas Sarkozy le dimanche du second tour. Il m’a dit je vais nommer François Fillon Premier ministre, voilà comment je vais gérer les choses. Et je lui ai dit très clairement, ça ne peut pas marcher. Nous sommes en 2007 ! ça ne pouvait pas marcher c’était écrit. L’UMP n’a pas de président et ça se fait sentir. On ne peut pas diriger l’UMP depuis l’Elysée. Les uns et les autres n’ont pas les bons outils dans les mains. Le secrétaire général de l’UMP n’a pas la légitimité pour diriger l’UMP. Et le Premier ministre n’a pas ce qu’il faut pour être le chef du gouvernement et de la majorité. Il ne faut pas s’étonner que cela ne marche pas." Et aujourd’hui donc, Dominique de Villepin estime que les événements lui donnent raison.

Donc on comprend que la majorité n’en serait pas là si Nicolas Sarkozy avait écouté Dominique de Villepin… Mais sur le fond des sujets, sur les attentes des Français, qu’a donc à dire l’ancien Premier ministre ?

Dominique de Villepin présentera son programme le 14 avril prochain. Ce sera autre chose qu’un simple "ajustement fiscal et budgétaire", pour reprendre son expression à propos du projet du PS. Et ce sera sans doute au-delà des clivages traditionnels, et pas du tout de la même veine que la politique de Nicolas Sarkozy, qui encore une fois, n’a pas bien écouté les conseils de Dominique de Villepin en 2007 : "la première chose que je lui ai dit la veille de son élection, c’est aujourd’hui, la clé de notre pays c’est la justice sociale. Et la majorité est parti avec la loi TEPA, qui a donné le contre signal, qui a donné le signe d’une France qui se donnait aux plus riches, et aux plus aisés. Donc je crois que le point de départ c’est un contresens, sur les attentes des français. Les français veulent de la justice sociale. Nous sommes un pays riche, très riche, parmi les plus riches du monde, le problème c’est que la richesse est mal répartie".

Dominique de Villepin, celui qui va redistribuer la richesse, cela pourrait être son projet présidentiel pour 2012. Pour l’instant, celui qui domine à droite, c’est Nicolas Sarkozy. Mais cela n’empêche pas Dominique de Villepin de croire en sa bonne étoile, car il est persuadé d’avoir créé un mouvement qui légitime sa candidature : "je n’ai pas fait de compromis. Je crois qu’il y a une vraie légitimité à poser ses idées et à le faire tôt et à ses battre pour elles. Moi cela fait 4 ans que je mène un combat. 4 ans que je dis et que je ressasse la nécessité du rassemblement et de la justice sociale. Moi je suis à la tête d’un mouvement qui est ouvert à tous, à des gens de l’UMP, à des socialistes, à des radicaux, à des centristes, c’est un mouvement l’engagement qui est le notre, c’est un mouvement."

Dominique de Villepin est-il d’ores et déjà candidat à la présidentielle ?

Pas tout à fait, pas encore, c’est un processus de conviction par étape, cela s’appelle la stratégie du salami, tranche par tranche, pas à pas : "si je vous disais aujourd’hui : voila je suis candidat, vous diriez mais quelle présomption. Si je vous disais : oui je serai président de la République, vous diriez mais quelle présomption ! pas à pas ! c’est la stratégie du salami. Il y a des évidences que vous partagerez. Quand il y a 4 ans, je vous disais : çela ne peut pas marcher, vous me disiez, bon vous vous prenez pour qui, madame Irma ? aujourd’hui, cette évidence là vous la partagez. Quand il y a 3 mois, j’expliquais que ce débat sur l’identité nationale, maintenant sur la laïcité, était absurde, vous étiez un peu sceptique. Maintenant que les 6 représentants des églises vous le disent vous dites mais oui c’est évident. Voilà, ne pas avoir raison trop tôt. J’essaie de ne pas avoir raison trop tôt."

Comme dit l’adage, si pour convaincre les autres, il faut d’abord être convaincu soit-même. Sur ce plan, Dominique de Villepin est pourvu.

Source: France Info

http://2villepin.free.fr/index.php/2011/03/31/1852-questions-dinfo-sur-lcp-debat-laicite-une-erreur

« Questions d’info » sur LCP: Débat/laïcité : "une erreur"

31/03/2011 08:04 par rgrs

  • « Questions d’info » sur LCP: Débat/laïcité :

    « Questions d’info » sur LCP: Débat/laïcité : "une erreur"

    31/03/2011 08:04 par rgrs

Dominique de Villepin a estimé aujourd'hui que le débat sur la laïcité prévu le 5 avril par l'UMP était une "erreur" et qu'il fallait "à un moment donné constater l'échec". Invité de Questions d'Info LCP/France Info/AFP, l'ancien premier ministre et président de République Solidaire (RS) a fait valoir que "ce débat avait pour seul mérite - mérite avec des guillemets - de faire progresser le Front national".
"Il se fait sur une base totalement virtuelle, il nous éloigne des priorités et des préoccupations des Français", a-t-il poursuivi, en ajoutant : "il faut savoir à un moment donné constater l'échec". "Ce débat est une mauvaise idée et la politique, surtout quand les choses sont difficiles, c'est parfois de reconnaître qu'on a fait une erreur".
Comme on lui demandait si ce débat procédait d'un calcul électoral, il a répondu : "souvent quand on dit c'est politique, en réalité c'est une habileté". Or, a poursuivi M. de Villepin, "ce n'est pas la vocation des hommes politiques de se conscarer à des habiletés, qui se retournent finalement contre eux et ne sont plus des habilités".
L'ancien premier ministre s'est dit "heureux de voir que l'ensemble des églises (étaient) d'accord pour considérer que ce (n'était) pas le bon moment et que ce (n'était) pas la bonne façon", d'aborder la question de la laïcité. "Ce n'est pas le moment, car nous sommes dans une période de très grande tension, de très grande souffrance des Français, où il faut donner la priorité à leurs vraies préoccupations que sont l'emploi, le pouvoir d'achat, la sécurité", a-t-il dit.
Pour lui, il ne faut "pas utiliser un certain nombre de thèmes, comme l'immigration, qui sont susceptibles de diviser les Français là où il faut agir". "En ce qui concerne la méthode, ce n'est pas au parti majoritaire de lancer un tel débat. C'est un débat d'intérêt général, d'intérêt national. On voit bien que les conditions ne sont pas réunies", a-t-il conclu.
Source: AFP
http://2villepin.free.fr/index.php/2011/03/31/1852-questions-dinfo-sur-lcp-debat-laicite-une-erreur

Colloque de la Fondation Res Publica: Radiographie des entreprises françaises

31/03/2011 07:56 par rgrs

  • Colloque de la Fondation Res Publica: Radiographie des entreprises françaises

    Colloque de la Fondation Res Publica: Radiographie des entreprises françaises

    31/03/2011 07:56 par rgrs

Poursuite du programme de colloques de la Fondation Res Publica lundi 4 avril 2011 à 18h à la Maison de la Chimie (28, rue Saint Dominique 75007 Paris). En voici le programme ci-dessous.

Colloque de la Fondation Res Publica: Radiographie des entreprises françaises
 
Avec la participation de :
  • Louis Gallois, président d'EADS
  • Laurent Faibis, président du groupe Xerfi
  • Michel Volle, économiste, auteur de "Prédation et prédateurs" (Economica, 2008) et de "E-conomie" (Economica, 2000)
  • Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de "La trahison des économistes" (Gallimard, 2008), membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica
  • Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica
 
Pour assister au colloque, il est indispensable de s’inscrire au préalable (Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes) :
  • par lettre : Fondation Res Publica, 52, rue de Bourgogne - 75007 Paris
  • par téléphone : 01.45.50.39.50

    Pour consulter les travaux de la Fondation Res Publica, fondation reconnue d'utilité publique par décret du 30 décembre 2005, une seule adresse :
    www.fondation-res-publica.org.
 
http://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Radiographie-des-entreprises-francaises_a1093.html

Les élections cantonales, malaise dans la décentralisation ?

31/03/2011 07:53 par rgrs

  • Les élections cantonales, malaise dans la décentralisation ?

    Les élections cantonales, malaise dans la décentralisation ?

    31/03/2011 07:53 par rgrs

Selon Philippe Guibert, l'abstention, grande gagnante des élections cantonales trouve son origine dans une décentralisation inadaptée aux réalités du pays et dans une perte pouvoir de décision des élus locaux. Il remarque que la participation augmente quand existent de véritables enjeux politiques.

Voilà la troisième élection locale en trois ans qui enregistre des records d’abstention, et curieusement, on ne s’interroge ni sur la décentralisation ni sur notre système politique.

La globalisation et le soupçon répété de prise d’intérêts personnels jouent un rôle évident dans le discrédit du Politique. Mais tout de même. Les élus locaux sont censés être plus « proches » des citoyens. Et les compétences des collectivités sont censées être importantes. Pourtant, même aux élections législatives, désormais démonétisées car se déroulant quelques semaines après le 2ème tour des présidentielles, l’abstention ne dépasse pas 40%. Or elle a été de 50% en moyenne des régionales de mars 2010, de 55% aux cantonales de mars 2011. Si elle n’a été « que » de 35% aux municipales de mars 2008, ce taux a grimpé à plus de 40% dans les grandes villes. Pourquoi la décentralisation, projet si démocratique à l’origine, provoque-t-elle 30 ans après cette atonie démocratique ?

Les cantonales, si on les regarde de près, apportent des réponses simples. Car l’abstention n’a pas été du tout uniforme sur le territoire, elle n’a pas été uniforme non plus au sein de chaque département. Ces différences disent très clairement les facteurs qui poussent ici à la participation, là à l’abstention. Ce qui démontre qu’il n’y a pas de fatalité à de tels taux d’abstention, même par temps de crise ; et qu’il y a bien, en revanche, un problème dans notre système institutionnel et politique, local et national.

PEU DE POUVOIR ? TRÈS PEU DE VOTES

La Seine St Denis, championne de l’abstention cantonale ? Oui, mais de peu, comme l’arbre qui cache la forêt. Dans le centre des grandes villes, où résident souvent les ménages aisés, les taux d’abstention se rapprochent de ceux de la Seine St Denis ! A Nantes, cette ville si civique, la participation atteint péniblement 25% dans certains cantons... On trouve des chiffres comparables dans les métropoles, lesquelles se sont abstenues massivement, dans les centres « bobos » presque autant que dans les banlieues « populaires ». En revanche, sitôt qu’on s’éloigne des agglomérations, pour atteindre des cantons périurbains et/ou ruraux, la participation augmente de 10 points, parfois plus. Et dès qu’on s’aventure dans des départements ruraux, sans grande ville, la participation augmente encore plus. C’est ainsi que la Lozère ou la Corrèze sont les départements les plus « civiques » du 2ème tour. On trouve là des cantons où l’on a voté à près 75%, comme à une présidentielle …  Pourquoi de telles différences, de 25 à 75% ? Parce que le pouvoir d’un conseil général n’est pas du tout le même selon les territoires !

La cause primordiale de l’abstention massive à ces élections cantonales, c’est en effet que le conseil général et le conseiller général ont un pouvoir faible, c’est un euphémisme, en milieu urbain, alors que leur pouvoir politique et financier reste important dans un canton rural d’un département urbain, plus encore dans les départements ruraux. L’abstention est d’abord fonction du pouvoir effectif des élus et administrations locaux. Pourquoi voter aux cantonales dans les villes, quand l’action du conseil général sert au mieux d’appoint à l’action des mairies et intercommunalités ? Dans le Pas de calais, département urbain, ou à Marseille, 2ème ville de France, la présence du FN  au 2ème tour n’a pas suscité une mobilisation électorale exceptionnelle, mais quelques points supplémentaires seulement. Comme si l’effacement du conseiller général sur ces territoires réduisait à peu de choses l’enjeu politique, pourtant symbolique.
 
L’architecture de la décentralisation n’est plus adaptée à l’urbanisation du pays, voilà la vérité. Le conseil général garde du sens dans la vingtaine de départements qui ne comptent pas de villes grandes ou moyennes, mais ailleurs, n’est-il pas surnuméraire ? Les conseils régionaux eux-mêmes ont des pouvoirs restreints et si les communes résistent, c’est bien parce qu’elles prennent des décisions effectives ayant des conséquences lisibles dans la vie des citoyens. Notons au passage que la fameuse réforme territoriale dont est si fier le pouvoir actuel ne répond pas à ce problème pourtant majeur et ancien. Le futur conseiller territorial connaîtra les mêmes affres en milieu urbain que le conseiller général aujourd’hui. Ces élections cantonales devraient obliger à réfléchir à d’autres formules institutionnelles, moins uniformes et plus adaptées aux reconfigurations territoriales de notre pays.
 
Mais le malaise dans la décentralisation va au delà de la question pendante des départements. Les élus locaux, toutes tendances et collectivités confondues, tiennent de plus en plus un discours de la gestion contrainte et de moins en moins celui d’un pouvoir effectif de décision. Leur plainte est récurrente contre l’Etat, contre le gel des dotations et crédits d’investissements de l’Etat, contre la réduction des recettes autonomes des collectivités. Cette plainte est certes justifiée, mais elle est aussi un aveu. Quand un élu répète « je ne peux plus faire, à cause de l’Etat », les électeurs finissent par retenir la première partie de la phrase, quand bien même ils sont mécontents de l’Etat ! Dans les départements et régions, l’action locale se réduit de plus en plus à l’exercice étroit des compétences obligatoires, lesquelles ne touchent souvent que des segments limités de la population. A trop entériner cette logique juridique et financière, voire à y trouver parfois un certain confort d’opposant, on encourage aussi l’abstention.

PAS D’ENJEU POLTIQUE ? PEU DE VOTES

A cette cause institutionnelle première, s’en ajoutent deux autres, politiques.

Lors de ces cantonales, le taux d’abstention a fortement varié en fonction de l’enjeu politique local. Là où l’élection n’était pas écrite à l’avance (par la réélection du sortant), là aussi où le résultat du canton pouvait influer sur la majorité du conseil général, eh bien il y a eu plus, voire beaucoup plus de participation. On l’a vu dans des départements urbains, où la présence du FN au second tour a suscité un (petit) sursaut. Mais c’est vrai plus encore dans un département sans grande ville, comme la Corrèze. Dans le canton de « Brive centre », où le sortant de droite n’était pas menacé, la participation atteint seulement 41% au 2ème tour. En 2004 la participation était de 13 points supérieure ! En revanche, dans le canton d’Eygurande, où le candidat de gauche (53,4%) a gagné contre le sortant de droite, la participation a atteint 73%, soit 3 points de plus qu’en 2004 ! Autrement dit, quand il y a un enjeu politique local fort et décisif pour la majorité du conseil général, la participation grimpe nettement. Certes F. Hollande a habilement  « dramatisé » et personnalisé les cantonales corréziennes, en mettant en jeu sa candidature aux primaires du PS. Mais la signification électorale est bien là : l’électeur se déplace quand il a le sentiment que son choix politique compte et va peser, quand les élus se mettent un peu en danger et « augmentent » de ce fait la portée du vote. En revanche, s’il s’agit d’une « validation », d’une « confirmation », ils restent à la maison (leçons pour les primaires du PS ?...)

Pas assez d’enjeu politique local donc. Mais aussi, presque plus d’enjeu politique national. En France désormais, que l’on vote ou que l’on manifeste, cela n’a pas de conséquences politiques. Pas de changements de premier ministre et si peu de ministres, ou alors à contretemps. Et surtout, pas d’évolutions ou d’inflexions dans les politiques menées, juste quelques engueulades internes. Notre communauté démocratique est réduite aux acquêts présidentiels. Dès lors pourquoi voter aux élections locales si le message national n’est jamais entendu ? Le pouvoir en place encourage l’abstention en dépolitisant la campagne, afin de limiter la portée de la sanction électorale ; mais l’opposition s’en accommode puisque l’abstention ne l’empêche pas de conserver voire de gagner des mandats locaux. 

Avec le quinquennat et le calendrier électoral, les Français ne disposent plus de cet amortisseur démocratique que constituait la cohabitation. Celle-ci a certes eu assez d’effets pervers pour ne pas la regretter. Mais nous en sommes à un autre effet pervers, non moins dangereux : le vote en France a de moins en moins d’influence sur la vie politique locale et nationale, entre deux présidentielles.

Pourquoi rendre les citoyens seuls responsables de cette atrophie démocratique, si le système institutionnel et politique l’entretient, par immobilisme ou surdité volontaire ?

Philippe Guibert - Tribune

 

Dessin : Louison

Tokyo nationalise le nucléaire, Areva hâte la privatisation...

31/03/2011 07:47 par rgrs

  • Tokyo nationalise le nucléaire, Areva hâte la privatisation...

    Tokyo nationalise le nucléaire, Areva hâte la privatisation...

    31/03/2011 07:47 par rgrs

Alors que de plus en plus de voix s'élèvent au Japon pour réclamer une nationalisation partielle ou temporaire de la compagnie Tepco, lundi le quotidien économique La Tribune révélait que le conseil de surveillance d'Areva avait approuvé la privatisation du groupe et son entrée en bourse. Un choix à rebours de l'histoire quand tout démontre que privatisation et sécurité sont inconciliables.

L'information, aurait pu -aurait du ?- faire l’effet d’une bombe. Révélée par la Tribune, ce lundi, le conseil de surveillance d’Areva, leader mondial de l'énergie nucléaire, a approuvé la privatisation du groupe et son entrée en bourse.

Elle est pourtant passée comme une lettre à la poste, alors que jamais la question nucléaire n’a autant porté à polémique. C’est peu dire que Areva joue plutôt la carte de la discrétion en la matière.
Certes, le groupe d’Anne Lauvergeon est confronté à d’importants besoins en investissements. Certes, selon La Tribune, le groupe n’était pas maître de son destin en termes de calendrier : « le fonds souverain du Koweït, entré au capital d'Areva en décembre dernier à hauteur de 4,8%, aurait donné à l'Etat jusqu'à la fin juin pour coter la valeur en Bourse sans quoi ce dernier devra débourser 600 millions d'euros pour racheter ses parts au fonds souverain » écrit le quotidien économique. Certes, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, c’est tout un processus de privatisation rampante de la filière nucléaire qui est à l’œuvre. Une choix à rebours de l'histoire qui s'écrit quelques milliers de kilomètres de nos frontières, tant Tepco, par ses dissimulations multiples, les libertés prises avec les normes de sécurité a fait la démonstration des limites de la dérégulation aux seuls fins de profits .

Fin février 2011, la France envisageait déjà d’ouvrir le capital de la filiale minière d’Areva pour « en assurer le développement ». 
Argument principal : compte tenu de la croissance attendue du parc mondial de centrales nucléaires au cours des trente prochaines années, l’actif devait receler une importante valeur. En trois semaines, le contexte a changé. De l'eau bien chargée a coulé sous les ponts et Areva dévisse en bourse. Pas sûr que les investisseurs se bousculent à l'horizon. Déjà en février, le fonds souverain du Qatar indiquait à l’Etat français qu’il était plus intéressé par les mines d' Areva que par ses activités réacteurs qui, selon lui, «présentaient un profil de risque et une cyclicité plus élevés».  Appréciation des plus inspirées.
L'activité nucléaire de Tepco nationalisée ?
Cette privatisation à marche forcée de toute la filière énergétique (après Suez, EDF, GDF) apparaît d'autant plus surréaliste et décalée qu’au Japon, l’hypothèse d’une nationalisation de Tepco, qui fournit un tiers de l’électricité du pays, fait l'objet d'un véritable débat public. Une option jugée «possible» par le ministre délégué à la Stratégie nationale, Koichiro Gemba, cité par l'agence de presse Kyodo. Selon le quotidien Yomiuri, certains membres du gouvernement ont proposé un plan en vertu duquel l'Etat prendrait une part majoritaire au sein de Tepco, et l'aiderait à verser des indemnisations pour les dégâts provoqués par l'accident nucléaire. On l’a appris récemment, le site de la centrale et ses 6 réacteurs n’étaient plus assurés depuis août 2010. La couverture ayant été jugée trop chère par l’opérateur de la centrale…

Mardi, les députés japonais ont publiquement débattu de l’hypothèse d’une nationalisation. Dans le même temps, le cabinet du premier Minsitre faisait savoir que si « le gouvernement n’envisageait pas une prise de contrôle de Tepco pour le moment, compte tenu de la chute du cours de l’action,  l’entreprise ne pourrait faire face seule au coût de la reconstruction et aux indemnisations ».

Deux hypothèses sont envisagées plus sérieusement, soit une nationalisation temporaire de la société soit une filialisation de l’activité nucléaire de Tepco qui serait alors nationalisée.
Interrogés par les journaux nippons, la plupart des experts financiers préfèrent rester anonymes : « je ne vois pas d’autres options que la nationalisation de Tepco. Les gens sont tellement en colère contre la société que l’Etat doit en assurer la gestion » observe un gestionnaire de fonds.

Autre symptôme d’une prise de conscience de l’Etat,
après étude des mécanismes et lacunes qui ont conduit à cette catastrophe, le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie exige que tous les réacteurs en activité soient contrôlés rapidement et que des dispositions soient prises afin de réduire les risques de reproduction de ce type d'accident. Quant aux installations qui sont actuellement à l'arrêt ou en construction, elles ne pourront pas être exploitées sans avoir été contrôlées, a déclaré le ministre de l'Industrie, Banri Kaieda, lors d'une conférence de presse partiellement retransmise à la télévision.
Le choix de la gestion du risque nucléaire
Chargé d'études associé au CIRED (Centre International de Recherche sur l'Environnement et le Développement) et consultant en évaluation des politiques publiques, sur son blog, Thierry Le Pesant  estime que « l’une des premières leçons que l’on peut tirer de la catastrophe de Fukushima est que la dérégulation du secteur de l’énergie n’est pas sans effets sur la sécurité de l’exploitation du nucléaire civil pour la production d’électricité. Ainsi, chaque jour apporte son lot de révélations sur TEPCO l’exploitant de la centrale de Fukushima : fraudes à répétitions (plus de 200 rapports d’inspection falsifiés dans les années 80-90, ce qui avait conduit au départ de toute la direction en 2002 et la fermeture de Fukushima pendant un an), Fukushima et ses six réacteurs nucléaires plus assurés depuis août 2010 ; manquements dans la sécurité du site en 2011 (rapports de contrôle maquillés : TEPCO avait assuré aux autorités, avant la catastrophe, avoir vérifié une trentaine de pièces, alors que c’était faux) ».

Et de citer l’exemple d’EDF « passé d’une culture du zéro risque à une culture du résultat » et son corollaire, la montée en puissance du concept de « gestion du risque ».

« Ainsi, des investissements de sécurité avaient été reportés dans le temps par l’ancien président d’EDF Pierre Gadonneix car jugés pas très rentables, Henri Proglio se voyant contraint de les faire en catastrophe à coût élevé à son arrivée. Pour citer un autre exemple, le directeur de la central de Penly a reçu un blâme pour avoir pris sur lui d’arrêter un réacteur pour réparer une fuite sur une valve du circuit primaire au détriment de la production. Au-delà de l’anecdote, le problème posé est structurel. Non, décidément, nucléaire et privatisation ne sont pas conciliables » conclut Thierry Le Pesant.
Régis Soubrouillard - Marianne
 

Hulot candidat? Mais pas trop vite quand même!

31/03/2011 07:43 par rgrs

  • Hulot candidat? Mais pas trop vite quand même!

    Hulot candidat? Mais pas trop vite quand même!

    31/03/2011 07:43 par rgrs

Nicolas Hulot serait prêt à se déclarer d’ici peu. Mais ses soutiens ne veulent surtout pas aller trop vite. Ce week-end, ils espèrent bien convaincre les dirigeants d’Europe écologie de repousser la date de la primaire au cours de laquelle il doit affronter Eva Joly. Au risque de plonger la formation écologiste dans une longue période de petites phrases assassines, façon Solférino, le siège du PS…


Comme les socialistes, les écologistes ont leur candidat de l’ombre ou presque. Il ne s’appelle pas DSK, mais Nicolas. L’autre Nicolas, Hulot, qui devrait lui confirmer sa candidature d’ici peu, vraisemblablement dans le courant du mois d’avril (la semaine du 11 d'après BFM). Mais il y a dans les rangs d’Europe éco la tentation, comme certains l’ont eu au PS, de ménager le retour du fils prodigue en repoussant la date de la primaire qui doit le voir affronter Eva (la seule et l’unique) Joly. En janvier, Europe écologie – Les Verts avait pourtant décidé, à l’issue d’un vote confus, d’organiser cette désignation fin juin - début juillet. Mais le désordre fut tel (à la manière d’un congrès de Reims modèle réduit) que le Conseil fédéral des écolos se réunit à nouveau ce week-end pour en débattre.
Dans l’entourage d’Hulot, on fait valoir qu’il serait bon de repousser la primaire le plus possible, qu'elle se tienne à la rentrée plutôt que cet été. Non pas pour permettre à l’écologiste cathodique d’être fin prêt comme le disent les mauvaises langues, mais aux écologistes dans leur ensemble de prendre le temps : « On vient de sortir des cantonales. Il y aura, en juin, le premier congrès d’Europe écologie – Les Verts. Si la primaire s’y ajoute, on va finir par épuiser les militants. »
Un discours qui séduit certains cadres d'EELV et pas seulement des pro-Hulot... Mais pas vraiment l'équipe de campagne d'Eva Joly. Ses membres, eux, sont d'ores et déjà « épuisés ». « Epuisés » d’attendre. Ils veulent un duel au soleil estival : « Il faut que notre candidat soit désigné avant celui du PS, qu’il dispose de son espace politique propre. Si l’on attend septembre, l’idée d’une candidature unique de la gauche risque de s’imposer. » « Epuisé », donc, et agacé surtout. Si au Parti socialiste, l’anti-strauss-kahnisme a pris ses aises, parmi les proches de Joly, l’anti-hulotisme commence à s’exprimer tout haut et sur tous les tons : « Sait-il au moins qu’il ne pourra pas repousser la date du premier tour de la présidentielle ? », « Il ne pèse rien à l’intérieur d’Europe écologie », « Que va-t-il nous faire ? Le social vu du ciel ? », etc.
Une ambiance « petites phrases assassines » digne d’un Conseil national socialiste qui risquent donc de se prolonger jusqu'en septembre, si cette option mortifère est retenue...
 
Gérald Andrieu - Marianne

L’euro, les banquiers et la mondialisation : l’arnaque du siècle... aujourd'hui en librairie !

31/03/2011 07:31 par rgrs

  • L’euro, les banquiers et la mondialisation : l’arnaque du siècle... aujourd'hui en librairie !

    L’euro, les banquiers et la mondialisation : l’arnaque du siècle... aujourd'hui en librairie !

    31/03/2011 07:31 par rgrs

On sentait une réelle attente autour du prochain livre de Nicolas Dupont-Aignan, dans lequel il avait promis de tout dire sur l’arnaque du siècle que constitue selon lui la mise en oeuvre de la monnaie unique dans l’Union Européenne !

Et bien voilà maintenant trois semaine que L’euro, les banquiers et la mondialisation : l’arnaque du siècle, a fait son entrée dans les meilleures ventes site de vente en ligne Amazon. Et quelle entrée ! Dans la catégorie "documents d’actualité", le livre n’est tout simplement pas sorti du TOP 10.

Le jour de sa mise en vente, le livre était même en tête du fameux baromètre des ventes Amazon.

Le nouvel ouvrage "choc" de NDA sort demain 31 mars aux éditions du Rocher, et vous pourrez le trouver dans toutes les bonnes librairies !

N’hésitez d’ailleurs pas à nous signaler s’il n’est pas disponible dans votre librairie de quartier, ou dans votre FNAC.

Vous pouvez en outre le trouver commander sur les plates-formes de vente en ligne.

A très bientôt pour des séances de dédicaces !

http://www.debout-la-republique.fr/L-euro-les-banquiers-et-la,1305.html