L’UMP a aussi perdu contre les divers droite
30/03/2011 07:41 par rgrs
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L’UMP a aussi perdu contre les divers droite
30/03/2011 07:41 par rgrs
L’UMP a perdu contre la gauche, l’UMP a perdu contre l’abstention, mais l’UMP a aussi perdu contre la droite. Dans sept cantons, des candidats du parti majoritaire se sont inclinés devant des candidats divers droite. Preuve de l’implosion qui menace l’UMP ?
« S’ils veulent mettre en danger notre unité, ils ne le feront pas avec notre complicité. » Centristes, radicaux, tremblez ! Pas question pour Sarkozy de laisser l’UMP se diviser à un an de la présidentielle. Le rappel à l’ordre adressé par le chef de l’Etat, lundi 28 mars, à Borloo et consorts sonne comme un avertissement teinté d’anxiété. Car si le schisme post-cantonales guette le parti majoritaire, certains hérétiques audacieux ont déjà profité du scrutin pour prendre leur distance. Dans sept cantons, des candidats UMP ont perdu face à ces candidats divers droite (DVD). Même si ces défaites n’apparaissent pas dans les chiffres du ministère puisque, comme le révélait Marianne2, les scores des candidats DVD vainqueurs ont été comptabilisés par le magicien Guéant dans les résultats obtenus par l’UMP, ces dissidences mettent en lumière l’effritement de l’harmonieuse unité umpiste.
Antisarkozysme dans les Hauts-de-seine
Fief électoral de Nicolas Sarkozy, les Hauts-de-Seine ont payé le prix des divisions. Marraine politique de Jean Sarkozy, Isabelle Balkany, a échoué dimanche aux portes de la victoire. Candidate sur le canton de Levallois-Sud, conseillère sortante et première adjointe au maire de Levallois-Perret, l’amie du président a perdu malgré son implantation locale de longue date face à Arnaud de Courson, candidat presque inconnu au bataillon, vaguement maire-adjoint de Levallois de 1995 à 2001.
Même scénario à Neuilly où Jean-Christophe Fromantin, maire de la ville depuis 2008, a largement battu Marie-Cécile Ménard, candidate UMP sortante. Candidat divers droite aux dernières municipales, Fromantin dénonce à l’époque le parachutage de David Martinon à Neuilly, « considérée comme une rente que l’on avait donné à quelqu’un pour bons et loyaux et services ». Depuis son élection, celui qui a mis à mal les plans du chef de l’Etat doit faire face à l’omniprésence de Jean Sarkozy, qu’il soupçonne de vouloir rafler la mise aux prochaines municipales de 2012. Mais pas question pour Fromantin de laisser le territoire aux mains des Sarkozy. Sa victoire aux cantonales contre la candidate UMP confirme sa stature de quasi opposant au pouvoir sarkozyste.
Si la droite reste majoritaire dans ce département, la victoire de Fromantin et la défaite de Balkany revêtent des allures de symbole. Symboles de l’antisarkozysme ? La réélection, sur le canton de Bourg-la-Reine, de Patrick Devedjian, président sortant du département en froid avec les Sarkozy père et fils, corroborerait presque l’hypothèse, si ce n’est d’un rejet, au moins d’une défiance à l’égard du président dans le 92. Exit les proches du chef de l’Etat, les électeurs des Hauts-de-Seine déroulent le tapis rouge à tous ceux qui ont choisi de s’en éloigner. « L’impopularité de l’exécutif rejaillit sur l’UMP, ce qui peut ouvrir un espace à tous les candidats qui ont choisi de s’en éloigner, analyse Jérome Fourquet de l’IFOP. La quintessence de tout cela, c’est le cas des Hauts-de-Seine : le fait que Balkany soit torpillée et Devedjian réélu illustre parfaitement cette idée. » Jean Sarkozy a beau souhaiter que « dans notre département, comme ailleurs, se réalise l’union de sa famille politique », c’est oublié bien vite que l’union vient d’être sévèrement endommagée.
Désir de proximité dans les Yvelines
Autre département, autre histoire. Les Yvelines ont été le théâtre de la percée des candidats sans étiquette. Outre le cas de Marie-Hélène Aubert, candidate « indépendante », qui a fait subir à l’UMP Jean-Marc Le Rudulier, un échec cuisant, trois candidats divers droite ont eu raison de leurs rivaux de l’UMP aux termes du second tour.
La conseillère UMP sortante, Catherine Péricard, s’est inclinée à Saint-Germain-en-Laye face au dissident UMP et maire adjoint de la ville, Philippe Pivert.
Sur le canton de Versailles-Nord-Ouest, le sortant UMP Bertrand Devys a été devancé de 338 voix par Olivier de La faire, du Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin.
Enfin, sur le canton du Chesnay, le sortant Jean-Louis Berthet adoubé par l’UMP a échoué face à son rival Philippe Brillault, maire divers droite du Chesnay, exclu de l’UMP en 2007 parce qu’il s’était présenté aux législatives contre Christian Blanc, le député sortant.
Ces trois cas de figure appellent deux remarques : premièrement, tous les candidats UMP vaincus étaient des conseillers généraux sortants. Deuxièmement, sur trois gagnants, deux exercent des fonctions locales (maire ou maire adjoint). A ces exemples, on peut ajouter celui de Dominique Perben, conseiller sortant à Lyon, battu par Jean-Jacques David, maire du 6e arrondissement.
« On s’aperçoit que l’implantation et la personnalité du candidat entrent en ligne de compte », observe Jérome Fourquet. Autrement dit, l’étiquette UMP n’est pas gage de victoire. A la notoriété, les électeurs préfèrent parfois l’efficacité et la proximité. Philippe Pivert, candidat DVD à Saint-Germain-en-Laye, a construit sa campagne sur son image d’élu de proximité. « La réalité sociale je la connais », a-t-il martelé.
Voilà peut-être la clé de la réussite : une appréhension juste, fondée sur un travail de terrain, de la situation de l’opinion. Le taux record d’abstention (55,22%) indiquait déjà l’agacement et l’insatisfaction d’un électorat qui, même politisé, ne se sent plus représenté par une classe politique trop loin de ses préoccupations réelles. Le sondage IFOP pour Marianne révélait qu’une majorité de nos concitoyens doutait de la réalité du clivage entre droite et gauche et les capacités d’action de nos hommes et femmes politiques. La victoire de ces candidats divers droite souvent peu connus du grand public contre les candidats du parti majoritaire met en exergue le désir de changement réclamé dans les urnes par des électeurs sceptiques quant à la déconnexion des élites.
Laureline Dupont – Marianne
http://www.gaullisme.fr/2011/03/29/lump-a-aussi-perdu-contre-les-divers-droite/
Faut-il débattre de l’étoile verte ?
30/03/2011 07:32 par rgrs
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Faut-il débattre de l’étoile verte ?
30/03/2011 07:32 par rgrs
On peut parler de tout, mais pas avec n’importe qui…
Doit-on vraiment parler de l’étoile verte qu’Abderrrahmane Dahmane, l’ex-conseiller à l’Elysée chargé de la diversité, a appelé tous les musulmans à arborer pour protester contre le débat sur la laïcité ?
Doit-on parler du tollé que cette initiative a provoqué ? Faut-il répondre à ce garçon sur la forme ou bien sur le fond de ce problème sans fond ?
Pour les autres, je ne saurais répondre. Et quant à moi, je ne sais pas non plus.
D’un côté, on ne peut pas faire comme si de rien n’était. Et d’un autre côté je préférerais faire comme si. Comme si on n’avait pas été confronté à ce précipité de tout ce qui me fatigue sur terre : l’inculture crasse, l’impudence assumée, le relativisme historique, le marketing politique, l’activisme buzziste et autres figures de la modernité moderne dont Abderahmane Dahmane est une émanation chimiquement pure, à l’image d’un Benjamin Lancar, d’un Arthur ou d’un Frank Ribéry.
Ce n’est pas tant l’injure paranégationniste faite aux victimes de la barbarie hitlérienne qui me choque, et dont je n’ai de toute façon pas envie de parler – m’évitant par ce silence de tomber sous le coup de nos lois – que l’injure faite en général au XXème siècle et aux précédents par un décérébré qui relève probablement moins de Mahomet que de Nintendo.
Et ce soir, j’ai de la peine pour les musulmans de France et d’ailleurs, qu’ils soient buveurs de bière, pratiquants occasionnels voire barbus modérés, sur qui rejaillit forcément le coup de pub gogol de leur coreligionnaire.
J’ai de la peine pour l’UMP et la droite institutionnelle dont le mépris affiché pour le débat idéologique et la préférence radicale pour la com’ se trouvent un peu trop sévèrement sanctionnés par la bêtise d’un garçon qu’on avait quand même jugé digne d’être le conseiller direct du Président en matière d’immigration…
J’ai enfin de la peine pour Robert Badinter et tous les intellectuels qu’Abderahmane Dahmane a réquisitionnés pour sa défense, arguant qu’ils avaient établi bien avant lui le parallèle obligé entre l’actuelle « islamophobie » et l’antisémitisme des années 30 – sans jamais s’interroger sur la différence entre ceux à qui on voulait refuser autrefois l’assimilation et ceux qui la refusent aujourd’hui, mais c’est une autre histoire.
Le pire c’est que M. Dahmane n’a pas tout à fait tort. Certes, c’est le dernier des cons, mais aller chercher des immondices bêtes dans des cerveaux féconds, ça reste à la portée du dernier des cons. À l’instar des jeunes socialistes lecteurs de Badiou de je ne sais plus quel coin perdu qui avaient fabriqué des affiches comparant Sarkozy à Hitler, il a d’abord commencé par traiter Jean-François Copé de « néonazi ». Comme cela ne suffisait pas à faire parler du drame personnel qu’il vit, et dont il suppose qu’il frappe aussi tous les fidèles de France, alors Abderahmane Dahmane a lancé, à défaut d’une fatwa qu’il n’est pas habilité à prononcer, son gadget magique de l’étoile verte. Ce faisant, il n’a fait que traduire en langage youtubien les thèses de MM Badinter et Hessel et les résolutions adoptées à l’unanimité par les congressistes du MRAP, de la LICRA et de la Ligue des Droits de l’Homme. Lesquels ne méritaient pas tant d’indignité. Enfin, si, un peu, quand même…
Marc Cohen
Dupont-Aignan : "la fin du mirage" UMP
30/03/2011 07:25 par rgrs
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Dupont-Aignan : "la fin du mirage" UMP
30/03/2011 07:25 par rgrs
Le député gaulliste Nicolas Dupont-Aignan, annonce aujourd'hui sur son blog la "fin du mirage UMP", en pointant le "naufrage idéologique" du parti présidentiel qu'il impute notamment à la personnalité de son vrai patron: Nicolas Sarkozy.
L'élu de l'Essonne évoque d'abord "un président de la République affolé du risque d'implosion au sein du clan qui l'a fait Roi et qui tente de mater la rébellion par l'intimidation".
"Au vide idéologique de l’UMP, la superposition de la mainmise d'une personnalité sans scrupule et agitée, ne pouvait aboutir qu’au naufrage le plus complet". "Naufrage idéologique, d'abord, car l’UMP n’a aucun projet solide à présenter aux Français", selon cet ex-cadre de l'UMP qui l'a quittée en janvier 2007.
"Naufrage partisan, ensuite, car les militants partent par centaines. Naufrage politique, enfin, car les parlementaires ne savent plus pourquoi ils siègent".
L'UMP est devenue à ses yeux "un parti majoritaire qui vacille sous les coups de butoir d'un FN qui n'a pourtant jamais exercé de responsabilités". Son aile centriste "semble ne rien avoir compris aux causes de la détresse des Français", et l'aile gaulliste "semble mieux les avoir compris mais ne sait pas où elle va".
AFP
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/29/97001-20110329FILWWW00721-dupont-aignan-annonce-la-fin-du-mirage-ump.php
Prix de l'énergie: jouer sur la fiscalité
30/03/2011 07:19 par rgrs
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Prix de l'énergie: jouer sur la fiscalité
30/03/2011 07:19 par rgrs
Les prix de l'énergie s'envolent. Electricité, gaz, essence et fioul, la consommation de ces produits supportent une très forte fiscalité. Pour limiter l'effet désastreux sur les portes-monnaies des consommateurs, le gouvernment britannique a transporté le poids de la fiscalité du consommateur vers le producteur. De quoi inspirer la France, où Total ne paie pas un euro d'impôt sur les sociétés.
Bonne nouvelle: face à la hausse des prix des carburant, le gouvernement a décidé de mettre la main à la poche en baissant la fiscalité sur les hydrocarbures de 1,15 centime par litre. Mauvaise nouvelle : ce gouvernement est celui de David Cameron, le premier ministre Britannique. De ce coté-ci de la Manche, rien sinon les recettes de grand-mére d’une Christine Lagarde que l’on attendait pas dans ce rôle. Le ministre de l’économie dispense donc ses gracieux conseils qui vont d’un meilleur gonflage des pneus à une conduite moins Fangio en passant par l’usage accrue de la bicyclette.
Qu’importe que les prix à la pompe dépassent allégrement les 1,5 € et que celui du fioul, indispensable dans les pavillons et autres habitats périurbains, grève le budget de ménages déjà fragilisés dans leur pouvoir d’achat. Le « niet » de Christine Lagarde apparaît pour ce qu’il est : une fin de non recevoir. Pour se justifier, la ministre de l’économie évoque le cout budgétaire des dispositifs de limitation des prix, comme celui mis en place sous le gouvernement de Lionel Jospin lors de la hausse des prix du baril de 2002. La Tipp flottante, c’est son nom, avait permis de contenir les prix de l’essence de 1,5 centimes, soit le même montant visé par le gouvernement britannique, pour un cout d’ailleurs tout aussi équivalent (2,2 milliards d’euros).
En 2001, l’Etat avait ainsi renoncé à près de 2,7 milliards d’euros de recettes, autant d’argent qui était resté dans les poches des automobilistes. En encapsulant cette petite douceur pour les consommateurs dans la potion amère d’un programme hyper restrictif par ailleurs, David Cameron applique lui à merveille le concept, pourtant made in Lagarde, de la « rilance », le néologisme du ministre de l’économie qui voulait marier le feu de la relance avec l’eau de la rigueur.
pas de retour de la TIPP flottante, ni de l'aide à la cuve
Pas question donc de Tipp flottante, pas question non plus de rétablir la prime à la cuve. Le mois dernier, les vendeurs de fioul de la FF3C avaient déjà réclamé le rétablissement de ce coup de pouce, en vigueur de 2005 à 2009 à raison de 150 €, et qui était accordée aux ménages non imposables se chauffant grâce à cet hydrocarbure. Ces 2500 entreprises adhérentes savent eux la colère qui monte au moment de présenter la facture.
Plus encore quand, le camion est siglé Total, qui pour éviter de se voir taxer avait préféré verser volontairement 150 millions d’euros au financement de la prime à la cuve, selon le mot célèbre de son patron Christophe de Margerie : « Qu'on nous laisse le choix de décider ». Contribuer aux super-profits du pétrolier Français, près de 11 milliards d’euros en 2010, ne semble guère apaiser ces foyers.
Eux subissent la double peine pour peu qu’ils aient opté pour un logement dans les grandes périphéries ou carrément en milieu rural. Il leur faut à la fois cramer du pétrole pour se déplacer et se chauffer. « Aux franges de l’aire urbaine de Paris, dans les aires urbaines de Dreux, Romilly sur Seine, Nemours, Provins, ainsi que dans la partie rurale de Seine-et-Marne le temps de trajet moyen a fortement augmenté entre 1999 et 2006 », montre par exemple une étude du ministère des transports. Pire poursuit le document : « les temps de trajets sont également plus longs en moyenne dans les territoires les plus touchés par le chômage, où les opportunités d’emploi sont réduites, comme le Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine, le Picardie, la Haute-Normandie et l’Yonne. »
Taxer les producteurs d'Energie
C’est en réalité la totalité de la facture énergétique des Français qui dérape. Le tarif du gaz devrait progresser de 5,2% au 1er avril, comme l’a confirmé la Commission de régulation de l’énergie. Sur un an la hausse atteindra donc près de 21% et 61 % depuis juillet 2005. Même punition pour l’électricité et le pétrole, respectivement + 6,4% et +18% depuis un an.
Et ce n’est qu’un début. EdF est en passe de décrocher le gros lot avec la validation de sa demande de hausse de 30% de ses tarifs sur les 5 prochaines années. A l’inverse des prix du pétrole, restés libres, ceux de l’électricité comme du gaz demeurent réglementés. Mais on le voit, les pouvoirs publics semblent impuissants à activer ce levier. Alors pourquoi ne pas baisser les taxes sur ces produits ? Si l’essence supporte une fiscalité de prés de 60 % via la TVA et la TIPP, la facture électrique n’a rien à lui envier. Entre la TVA, les taxes locales, la contribution au service public de l’électricité, le courant est chargé à près de 40 %.
Reste une dernière piste : faire payer les producteurs d’énergie, à l’instar de David Cameron. Pourtant fervent libéral, le premier ministre Britannique compte compenser le manque a gagner de la baisse des prix pour le consommateur par une hausse des taxes sur les pétroliers.
EdF, GdF-Suez comme Total sont de puissantes firmes qui flirtent avec les différentes définitions du monopole qu’en donnent les économistes. En ce sens, l’Etat serait tout à fait légitime à mettre en place une fiscalisation importante de ces firmes. Et pour Total, il y a de la marge. En 2010, malgré 32 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisé sur le territoire, le pétrolier n’a pas payé un kopek d’impôt sur les bénéfices en France.
Emmanuel Lévy - Marianne
article modifié à 07h00 le 30/03/2011
Source photo : Flickr
UMP : la fin du mirage
29/03/2011 15:25 par rgrs
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UMP : la fin du mirage
29/03/2011 15:25 par rgrs
Un président de la République affolé du risque d'implosion au sein du clan qui l'a fait Roi et qui tente de mater la rébellion par l'intimidation, un parti majoritaire qui vacille sous les coups de butoir d'un FN qui n'a pourtant jamais exercé de responsabilités, une aile centriste qui semble ne rien avoir compris aux causes de la détresse des Français, et une aile gaulliste qui semble mieux les avoir compris mais qui ne sait pas où elle va. Voici le triste tableau que nous offre l'UMP en ce début de campagne présidentielle...
En fait - comme j'avais été le premier à le prédire en quittant l'UMP dès l'intronisation de Nicolas Sarkozy contre lequel je me suis présenté - ce qui devait arriver arrive pour la simple raison que le seul ciment du parti majoritaire n'a jamais été l'intérêt des Français, mais seulement la conquête puis la conservation du pouvoir.
Pas étonnant que Nicolas Sarkozy et ses ministres se comportent dès lors comme des chefs de clans, sentant qu'ils sont en train de perdre le pouvoir sur leurs troupes, toujours prêtes à rejoindre ceux qui leur offriront la meilleure garantie de conserver leurs sièges.
Sur le fond, en 2002 au moment de la constitution de l’UMP, j’avais été l’un des rares avec François Bayrou à prévenir du danger de nier l’histoire politique de notre pays en fondant en un seul mouvement les centristes, les libéraux et les gaullistes. Erreur politique dont l'UMP paye aujourd'hui les conséquences. Erreur historique qu'elle risque de payer très cher dès 2012.
Comme vous le savez, j’avais d'abord combattu de l’intérieur cet unanimisme réducteur en me présentant à la présidence du mouvement pour, d’une part défendre l’existence des courants d’idées et, d’autre part promouvoir un ancrage général gaulliste et populaire.
Mais la logique du parti unique l’avait totalement emporté, broyant les gaullistes et appauvrissant le mouvement, le coupant définitivement du peuple et de ses électeurs.
En 2007, à la veille du sacre de Nicolas Sarkozy comme candidat à la présidentielle, peu avait compris alors mon départ de l’UMP. Pourtant, j’étais déjà convaincu qu’au vide idéologique de l’UMP la superposition de la mainmise d'une personnalité sans scrupule et agitée ne pouvait aboutir qu’au naufrage le plus complet.
Naufrage idéologique, d'abord, car l’UMP n’a aucun projet solide à présenter aux Français.
Naufrage partisan, ensuite, car les militants partent par centaines au point que M. Copé ne communiquera désormais plus qu'une seule fois par an sur leur nombre.
Naufrage politique, enfin, car les parlementaires ne savent plus pourquoi ils siègent.
En vérité, l’UMP est aujourd'hui coupée en deux. D’un côté, les centristes européistes et mondialistes qui s’accrochent comme au radeau de la méduse à un "front républicain" qui n’a rien de républicain puisqu’il a bafoué le vote des Français par référendum en 2005. De l’autre, les patriotes qui comprennent la colère du peuple mais n’osent pour autant quitter l’UMP.
L’UMP est aujourd’hui comme un bateau sans quille pour le stabiliser, qui oscille brutalement entre des orientations politiques radicalement différentes. Faute de cette quille, c'est-à-dire d’un projet politique cohérent pour la France, il ne peut que faire naufrage.
Voilà pourquoi, j’invite les gaullistes qui étaient restés dans le parti majoritaire à enfin prendre leurs responsabilités.
L’enjeu n’est pas d’être plus centriste, plus à droite. L’enjeu n’est plus d’organiser des débats, des forums comme attrape gogos avant l’élection présidentielle de 2007. L’enjeu est de gouverner par des actes capables de traiter enfin à la racine les maux du pays.
Nos concitoyens veulent des résultats pas des « blablas » politiciens. Voilà pourquoi, je proposerai en 2012 un projet national, républicain et social radicalement différent de la mélasse de l’UMP ou du PS, sans pour autant tomber dans la fuite en avant du FN.
Oui, un projet qui s’attache tout d’abord à rendre le pouvoir aux Français. Sortir de l’euro, contrôler nos frontières, rebâtir nos services publics, protéger nos entreprises, obligent à s’exonérer des traités européens qui empêchent totalement aujourd’hui au gouvernement d’agir efficacement.
Une fois mis fin à l’impuissance publique généralisée, on pourra s’atteler aux priorités du pays. L’amélioration de la compétitivité de notre économie, la reconstruction de notre école publique, le renforcement de l’Etat régalien, l’aménagement équilibré de notre territoire, le retour de la justice sociale.
A ceux qui s’étonnent de me voir proposer ce rassemblement des patriotes, des républicains et des sociaux, compte tenu du poids qu’ils estiment insuffisant de Debout la République aujourd’hui, je rappellerai que dans les périodes troublées, seule compte la capacité d’incarnation et la vérité de l’engagement.
Oui, nous sommes plus petits que les autres mais nous allons grandir car nos idées sont justes et notre amour de la France total.
Nos compatriotes ne veulent ni du syndicat des sortants PS/UMP, ni de l’aventure avec le seul FN.
A nous donc de relever le défi, c’est un devoir.
Nicolas Dupont Aignan
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/UMP-%3A-la-fin-du-mirage
Emploi et pouvoir d'achat : Clés des élections de 2012 !
29/03/2011 13:49 par rgrs
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Emploi et pouvoir d'achat : Clés des élections de 2012 !
29/03/2011 13:49 par rgrs
75% des français jugent mauvaise la la politique économique menée par le gouvernement. La déroute des cantonales et l'échec à venir du débat sur la laïcité vont-ils donner à l'UMP envie de ressortir le programme de 2007 de son candidat sur le pouvoir d'achat et l'emploi ?
Lors d'une réunion de la majorité à l'Elysée de ce matin, au cours de laquelle François Fillon et Jean-François Copé se seraient affrontés, Alain Juppé aurait, nous dit Reuters, mis en garde les participants en déclarant : « (...) Attention, les valeurs d'exclusion ne sont pas les nôtres. Revenons aux sujets de fond que sont l'emploi, la politique économique et la justice sociale (...) »
Bien dit, mais assez délicat, lorsqu'on connaît les résultats des gouvernements Fillon, sur ces sujets depuis 2007 ! En effet, on est en droit de se demander si il existe une politique sociale et économique dans ce pays !
Chômage : si on prend en compte toutes les catégories de demandeurs d’emplois inscrits au Pôle Emploi : ce sont plus de 4 millions de chômeurs en France (4,2 en décembre 2010 )
Et selon les derniers chiffres, le chômage de longue durée explosent. Et ce n'est pas le fait que : « (...) Tous les chômeurs de longue durée devront être reçus dans les trois mois pour recevoir soit une formation qualifiante, soit un emploi (...) » Le Figaro ... Qui fera illusion sur la détermination du gouvernement à trouver la moindre solution
A celà, il faut ajouter la santé : La valse des déremboursements et d'économies lancés par la Sécurité Sociale vont mettre en difficulté de plus en plus en plus de malades - Collectif précarité
Mais aussi : L'augmentation des factures de gaz et d'électricité, des carburants et, bien entendu celle des prix alimentaires ... sans oublier celui du coût de la guerre en Lybie.
Et bien, en termes de politique économique du gouvernement, pour la majorité des français interrogés par BVA, réalisée mercredi et jeudi dernier pour Les Echos, France Info, et Absoluce : le gouvernement est inefficace !
En effet : « Ils sont 75 % (+3% par rapport à février 2011) à trouver que la que la politique économique menée actuellement par le gouvernement est « plutôt mauvaise » ou « très mauvaise »
Autre particularité de cette étude, qui donne raison à Alain Juppé : L'audience des idées de l'adversaire Front National auprès de l'opinion !
Extraits : « (...) Sur les questions économiques, en revanche, le FN ne fait pas un carton du tout… et cela contredit le nouveau discours du Front selon lequel c’est l’adhésion à ses idées qui pousse des Français à voter pour lui. Ses deux principales idées économiques, dites et redites sur les ondes depuis des semaines, font un flop total : 82% des Français sondés disent non à la sortie de la zone euro et donc au retour du franc. 84% écartent l’hypothèse d’une sortie de la France de l’Union européenne (...) »
Conclusion des Echos, que nous partageons : « (...) Il n’y a pas d’adhésion pour les idées du FN. La leçon pour Nicolas Sarkozy est simple : combattre le FN sur les principales préoccupations des Français – pouvoir d’achat, emploi, croissance – est la seule solution pour lui (...) Mais il a besoin d’urgence de résultats » Mais, en a t-il l'envie ou tout simplement les moyens ?
SLOVAR
Crédit photo
Des petits riens
http://slovar.blogspot.com/
Pour en finir avec les clichés sur « le peuple japonais »
29/03/2011 13:38 par rgrs
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Pour en finir avec les clichés sur « le peuple japonais »
29/03/2011 13:38 par rgrs
Vue de l'extérieur, la gestion de la catastrophe japonaise a donné lieu à des descriptions caricaturales du peuple japonais. Tantôt dans un stoïcisme total, tantôt maintenus dans l'ignorance par leur gouvernement, les Japonais ont été décrits sans nuance et de façon uniforme. Yvan Trouselle* dresse ici un autre tableau de cette société japonaise, loin des clichés rebattus depuis le séisme.
es habitants de l’archipel, ceux des régions non sinistrées, ont peu apprécié la présentation sensationnaliste, parfois catastrophiste, de la catastrophe nucléaire qui a touché leur pays, déjà dévasté par un cataclysme naturel. Ils ont peu apprécié que l’on fasse si peu confiance à leur savoir-faire pour gérer une catastrophe pour laquelle ils étaient sans doute les mieux préparés au monde. Ils n’ont pas plus apprécié qu’on les soupçonne d’être les jouets un peu abrutis d’un gouvernement qui les tiendrait dans une totale ignorance des réels dangers de la situation. La plupart pensent que dans des conditions similaires, disons un incident nucléaire à 300 km de Paris (l’usine de retraitement de La Hague par exemple), les expatriés japonais ne seraient sans doute pas envolés « comme une nuée de moineaux ». Il est vrai que le frileux « principe de précaution » n’est pas vraiment traduisible en japonais…
Séisme historique et tsunami
Suite au grand séisme du Tohoku, on a beaucoup entendu, ces dernières semaines, au sujet du caractère des habitants du Japon, marchant d’un seul pas, courageux et surtout unis face aux éléments. Il y eut le registre mythique, attribuant l’apparent stoïcisme de la population à une tradition zen saupoudrée d’une pincée d’esprit bushido, le code des samouraïs expliquant cette propension nationale au sacrifice, son goût pour les résistances héroïques. A l’opposé, il y eut le registre condescendant expliquant que la population maintenue dans l’ignorance, se rangeait derrière ses autorités faisant le calcul cynique qu’une véritable transparence sur la situation de la centrale Fukushima provoquerait immanquablement une panique. On alla jusqu’à évoquer une future génération sacrifiée, des milliers de jeunes atomisés à leur insu sur l’autel de l’unité de la Nation, de la croissance ou d’une fierté patriotique. Et entre ces registres, une palette de nuances et des témoignages d’impatience de sinistrés traqués, servant de caution à l’idée que le peuple nippon se laisse maintenir sous un joug pas tout à fait démocratique. Impérial. Le vent des contestations arabes allait-il souffler jusqu’aux braises atomiques ?
Comme souvent, la réalité était plus nuancée que les apparences.
Ceux qui ont ressenti la secousse du grand tremblement de terre du Tohoku ont eu la plus grande peur de leur vie. Comparé au séisme de Kobe en 1995, le choc dans les esprits est bien plus important. Kobe en ruine, Osaka toute proche restait intact ; le séisme de Kobe, ou celui de Niigata en 2004, font partie des catastrophes pour lesquelles les exercices annuels de simulations (chaque 1er septembre) préparent tous les habitants, toutes tranches d’âge confondues. Surtout, ce sont des séismes auxquels les esprits sont prêts, sachant qu’ils ne sont en quelque sorte que des avatars du grand séisme du Kantô qui ravagea Tokyo en 1923, et dont on attend la prochaine manifestation.
Mais personne, au Japon, ne pouvait se figurer le désastre du tsunami du 11 mars 2011, cette vague géante entrant plusieurs kilomètres dans les terres. On a tendance à chercher derrière l’apparent stoïcisme face aux éléments dévastateurs, au risque d’exposition à la pollution radioactive de Fukushima, un sang-froid né d’une philosophie, d’une tradition ou d’une civilisation plus zen ou plus exotique que la nôtre. En réalité, la population japonaise a eu peur, et elle continue d’avoir peur, elle n’est pas rassurée par le discours des autorités auquel elle ne fait pas aveuglément confiance. Mais si les habitants du Japon ne cèdent pas à la panique, c’est pour une raison plus simple : leur analyse de la situation les rassure suffisamment pour continuer à vivre de manière raisonnée, sans se tourner vers l’avis de quiconque, celui que le gouvernement transmet aux médias, par exemple.
Essayons de comprendre pourquoi
Et notons au préalable que sous une apparence homogène, la population japonaise n’est pas uniforme - et il en sera de même pour ses opinions. Cette hétérogénéité remonte au temps d’Edo. Sous le régime des Tokugawa, la société était divisé en 4 classes, celle des samouraïs au sommet, celle des paysans, celle des artisans et, en dernier, les commerçants. Les voyages étaient réglementés, le brassage des populations réduits, il en résultait que chacune de ces classes possédait ses propres codes, ses priorités, ses modes de pensées. Il existait par ailleurs des communautés qui ne pouvaient rien attendre du reste de la population ou des autorités. Communautés de parias, de saltimbanques, le monde interlope.
A l’époque Edo, les arts et les modes s’accommodaient des lois strictes du régime militaire des Tokugawa, lequel fermait opportunément les yeux sur certaines infractions, une loi somptuaire détournée par ici, une transgression des règlements régissant les quartiers licencieux par là. Ces transgressions étaient en quelque sorte des soupapes de sécurité permettant de maintenir figée cette société divisée en classes. La population de son côté a alors pris l’habitude de ne rien attendre de ses autorités et à ne compter que sur ses propres moyens.
La restauration impériale en 1868 qui inaugure l’ère Meiji dotera le Japon se sa première constitution, et de ses premières lois égalitaires qui, officiellement, mirent fin à toute discrimination, y compris envers les populations parias. Si les quatre classes officielles sont abolies, il n’en ira pas de même pour celle des parias. Les vieilles habitudes ne se perdent pas facilement. Les mots burakumin « gens des villages », ouhinin « non-humain » restent aujourd’hui des gros mots prononcés uniquement à voix basse car leur situation de « sous-homme » n’a guère évolué. Dans cette catégorie des populations discriminées s’ajoutent les Aïnous de Hokkaido, les habitants de Okinawa ou les descendant de Chinois ou de Coréens.
En outre, on relève aujourd’hui une fracture entre villes et campagnes, entre salarymen et paysans ou pêcheurs. Bref, le front uniforme que présente le Japon est un mirage, le comportement de groupe que l’on invoque régulièrement est un leurre, et la population n’espère pas plus des autorités aujourd’hui qu’il y a deux siècles. De nombreux Japonais n’attendent pas que les autorités annoncent le danger pour quitter la région de Fukushima ou du moins envoyer leur famille à l’abri dans le sud, s’ils le peuvent. En réalité, et de façon tout à fait paradoxale pour le regard des Occidentaux, le mode de réflexion enseigné à l’école japonaise favoriserait plutôt l’individualisme. L’exercice même de la synthèse n’est pas enseigné à l’école japonaise comme il l’est en France où le « résumé » et la composition en trois parties furent longtemps un classique de l’enseignement.
Ainsi les esprits ne sont pas formatés ici pour écouter les synthèses et comparer les opinions pour se faire la leur. Les interminables discussions dont raffolent les Français sont observées avec amusement par les Japonais francophones. Ici, on préfère les informations exprimées dans un souci d’objectivité. La façon dont les médias présentent les informations, dans sa structure même, concourt à la non-uniformité de l’opinion. Un article de quotidien japonais, un sujet de journal télévisé montrent un point de vue sans chercher à se montrer exhaustif. Lorsque le sujet est important, un ou plusieurs spécialistes confronteront leur point de vue. Mais on apprécie peu les présentations dogmatiques, les opinions définitives. Seules les informations, les données presque brutes sont présentées, et les articles regorgent de chiffres, de graphes, de courbes que chacun sait lire et analyser. On adore les nombres dans ce pays où il y a des cours du soir d’abaque (calcul, ndlr) pour les enfants dès le plus jeune âge.
Une opinion perpétuellement en devenir
Au lecteur ou à l’auditeur de se faire son idée. Les médias ne sont pas là pour trancher - pour quoi faire? -, on sait raisonnablement que la modification d’une donnée suivant les circonstances fera évoluer les avis. Et au bout du compte, en refermant son quotidien (95% des foyers sont abonnés à un quotidien distribué matin et soir), chacun se fait une opinion par dépôt de strates, opinion qu’il ne cherchera pas à étaler ou à défendre sur un coin de comptoir, mais qu’il gardera pour lui et qui dictera sa conduite. Ainsi, en fonction de ses occupations, de sa famille, du danger évalué et des possibilités matérielles, chacun a décidé de la conduite qu’il pensait être la meilleure. Maintenant si un archipel entier, pragmatique, a décidé de lutter pour que la vie – quotidienne - reprenne au plus vite ses droits, aucun travail de propagande nationale n’a été nécessaire. Et on ne peut parler ni de conformisme, ni de nationalisme, simplement d’une analyse intime de la situation, ou de bon sens.
Yvan Trouselle - Tribune
* Yvan Trouselle est sociologue et enseignant à l'université de Meiji Gakuin à Tokyo. Il réside au Japon depuis 1986.
Prix du gaz : une augmentation et une arnaque
29/03/2011 13:29 par rgrs
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Prix du gaz : une augmentation et une arnaque
29/03/2011 13:29 par rgrs
Avec la catastrophe de Fukushima, le prix du gaz a augmenté fortement. Mais cette augmentation n'est pas que ponctuelle, elle est constante en France, alors que sur les marchés mondiaux, le prix du gaz a été divisé par trois. L'Hérétique dénonce cette arnaque, que relevait François Bayrou début mars.
our répondre à mon nouveau compère de l'Échiquier, Xerbias, oui, on peut avoir l'impression d'un silence-radio du côté du MoDem et Bayrou, mais cela ne signifie pas pour autant que l'on ne s'active pas.
Je suis très étonné, par exemple, que la presse n'ait pas relevé l'observation de François Bayrou, lors de l'émission A vous de juger du 03 mars dernier.
Bayrou s'étonnait de ce que les prix du gaz, sur les marchés mondiaux, se soient divisés par trois, mais qu'en France, en revanche, ils aient augmenté d'un cinquième...
Que l'on ne me parle pas d'inflation par les coûts des matières premières dans ces conditions, ce serait se moquer du monde.
Il paraît qu'il y a une formule complexe censée traduire l'évolution du coût des importations du gaz.
Je l'ai retrouvée ! Prix du gaz/3 X Gros Mensonge² puissance 10 X facteur de bonne opportunité de la centrale de Fukushima X mythe de la croissance exponentielle du prix du pétrole appliqué au gaz = coût final pour l'utilisateur.
Oui, parce qu'avec le séisme au Japon et la fusion partielle du cœur d'au moins un réacteur de la centrale, le prix du gaz a grimpé de 15%. Alors évidemment, EDF-GDF et consorts vont bien pouvoir affirmer que le prix de la matière grimpe : ce n'est vrai que depuis 15 jours. La vérité est que l'occasion est trop bonne pour ne pas tenter de traire le consommateur jusqu'à tarissement des mamelles...
L'Hérétique
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Fillon vs Copé, Borloo vs Guéant, c'est la chienlit à l'UMP
29/03/2011 13:23 par rgrs
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Fillon vs Copé, Borloo vs Guéant, c'est la chienlit à l'UMP
29/03/2011 13:23 par rgrs
Rien ne va plus à l'UMP, en pleine déroute interne, après son échec aux élections cantonales. Tandis que Nicolas Sarkozy semble maintenir coûte que coûte ses filets en direction de l'électorat lepéniste, une bonne partie des députés UMP est paniquée par l'hypothèse, de plus en plus plausible, d'un 21 avril à l'envers.
Nicolas Sarkozy est formel. En adepte du Ni-Ni, il considère que les élections cantonales ne sont ni une défaite ni une victoire pour l’UMP. Il a d’ailleurs confié devant les responsables du parti présidentiel, au soir du deuxième tour : « Si on nous avait dit qu’en solde, on allait perdre un seul département, on aurait signé tout de suite ». Donc, tout va bien. On continue, bannière déployée, et 2012 se présente sous les meilleurs auspices.
Le problème, c’est que le Président est l’un des rares à faire une telle analyse. De nombreux cadres de l’UMP commencent à dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas, à savoir que le risque d’un 21 avril à l’envers, avec Marine Le Pen face au candidat de gauche au deuxième tour, devient une perspective digne de réalité. Pour toutes ces âmes inquiètes, il serait urgent de cesser de courir derrière les thèmes idéologiques du FN, car c’est le meilleur moyen de faire la courte échelle à une Marine Le Pen qui se voit déjà en haut de l’affiche.
L’UMP ressemble ainsi de plus en plus à un paysage après une bataille perdue. Certains, comme François Fillon, François Baroin, et d’autres, se rappellent que l’on peut être de droite sans vendre automatiquement son âme au diable. Dit autrement, la ligne qui réunit Claude Guéant (ministre de l’Intérieur), Jean-François Copé (patron de l’UMP), Patrick Buisson (conseiller très spécial du président) et le journaliste Eric Zemmour (nouvelle idole idéologique de l’Elysée) devient une ligne de fracture au sein même de l’UMP.
Cette stratégie consiste à tabler sur un virage à droite de la société française et à en rajouter sur les thèses les plus réactionnaires de Marine Le Pen. D’où le débat sur la laïcité, vite transformé en machine à bouffer du musulman comme certains, naguère, bouffaient du curé. D’où la diabolisation des étrangers, quitte à ce que la politique migratoire du gouvernement consiste, sans le dire, à livrer au patronat une main d’oeuvre taillable et corvéable à merci. D’où le refus de répondre aux questions sociales qui hantent le quotidien des Français, à commencer par le chômage et le pouvoir d’achat.
Nicolas Sarkozy est persuadé qu’il pourra ainsi rétablir une situation fortement compromise d’ici 2012. En vérité, il risque de perdre sur tous les tableaux : laisser l’électorat le plus droitier préférer l’original à la copie et voter Le Pen ; créer un effet repoussoir vis-à-vis des citoyens qui se revendiquent de la droite républicaine.
On peut même se demander s’il n’est pas déjà trop tard pour l’hôte de l’Elysée, et s’il peut encore se permettre de changer de tactique si près de l’échéance présidentielle. Quand la mécanique est embrayée, il devient parfois impossible de faire machine arrière, même si l’on pressent que la destination finale est le mur.
C’est cette situation ubuesque qui explique la multiplication des tirs amis au sein de l’UMP et de ses faux alliés, à commencer par Jean-Louis Borloo et ses maigres troupes du Parti radical. Il est peu banal d’entendre Jean-François Copé, patron du parti majoritaire, faire la leçon au Premier ministre en exercice pendant que le porte-parole du gouvernement (François Baroin) explique qu’il est grand temps d’enterrer le débat sur la laïcité dont il est l’un des rapporteurs annoncés ! Tout cela sent l’affolement, l’inquiétude, voire la panique.
Seul Nicolas Sarkozy, envers et contre tous, sembler conserver un calme olympien. Il est vrai que le capitaine du Titanic, quelques minutes avant le choc fatal, certifiait que tout allait bien.
Jack Dion - Marianne
http://www.marianne2.fr/Fillon-vs-Cope-Borloo-vs-Gueant-c-est-la-chienlit-a-l-UMP_a204448.html
Le vote FN est, logiquement, un vote social
29/03/2011 13:15 par rgrs
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Le vote FN est, logiquement, un vote social
29/03/2011 13:15 par rgrs
Un vote sanction contre un système injuste
Dès lors, étant donné que PS, UMP, Modem et écologistes défendent globalisation et déréglementation et ne proposent rien pour le réformer, il est logique que les classes populaires, premières victimes de ce système injuste, instable et inefficace se tournent alors vers le principal parti qui le dénonce: le Front National. Jean-Pierre Chevènement, Philippe Séguin et Philippe de Villiers ont porté une telle parole, mais leur effacement a libéré du terrain pour Marine Le Pen.
Comprendre ce vote pour y répondre
Pour toutes ces raisons, le vote FN est parfaitement compréhensible. Après tout, il est parfaitement légitime de ne pas vouloir voter pour des partis trop souvent d’accord sur les questions européennes ou de libéralisation. Il est totalement absurde et choquant d’insulter les électeurs du Front National. De deux choses l’une, soit ce parti doit être interdit (et il n’a rien fait pour l’être) soit il faut arrêter de jeter l’anathème sur ses électeurs qui expriment juste un choix démocratique.
Ce vote est notamment un cri de Français qui ont mal à leur démocratie, qui ont envie d’un changement que PS, UMP, Modem, Verts sont incapables de leur apporter. C’est le cri de Français qui souffrent du chômage, de fins de mois difficiles, qui craignent le déclassement pour leurs enfants (pour la première fois, une génération pense que ses enfants vivront moins bien qu’elle, ce qui est triste). Bref, c’est un désir de changement qui ne trouve pas encore de traduction concrète.
L’alternative, ce n’est pas forcément le FN
Mais essayer de comprendre les électeurs du Front National ne doit pas mener forcément à de la complaisance avec ce parti. Critiquer le FN parce qu’il a investi un jeune nazillon aux cantonales, ce n’est pas critiquer ses électeurs. Au nom de quoi faudrait-il tout lui passer parce qu’on se situe aussi dans l’opposition aux politiques européennes et de déréglementations menées par le Parti Socialiste et l’UMP, et soutenues par les Verts et le Modem ?
C’est exactement ce que souhaitent UMP et PS. Si l’alternative se cantonne au FN ou à des partis proches, alors elle sera teintée par les scories de ce parti. Le système utilise le FN pour se maintenir. Au contraire, il est essentiel que les Français comprennent que l’alternative est plurielle et qu’elle n’impliquera pas forcément le FN. C’est pourquoi il faut montrer qu’une alternative distincte et indépendante existe. Il y a Debout la République, il y a le MRC et il y a le Front de Gauche.
Aujourd’hui, les Français ont le choix. Ne compter que sur le FN pour apporter le changement est une erreur, entre ses scories et ses difficultés à casser le plafond de verre. La crise est forte. Les mouvements du corps électoral seront brutaux. Ne nous enfermons-pas dans une voie sans issue. Un petit peut devenir grand.
Laurent Pinsollehttp://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/