A qui profite le Front ?
29/03/2011 13:05 par rgrs
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A qui profite le Front ?
29/03/2011 13:05 par rgrs
Comme on pouvait s’y attendre, le premier tour des élections cantonales a montré que notre démocratie était malade, en témoignant l’abstention record et la forte montée du Front National (du moins en % des suffrages exprimés). Ces deux tendances n’étant pas des nouveautés mais plutôt les conséquences d’une absence de véritable alternative au système UMPS. La claque prise par l’UMP, réunissant seulement 17% des voix au niveau national, laissant 204 duels PS-FN au second tour (10% des cantons renouvelables) n’est même plus un signal d’alarme, c’est la preuve que la stratégie sarkozyste du « en parler toujours, n’agir jamais », associée au parti unique à droite mène à un véritable suicide collectif de la droite parlementaire.
Mais ce recul de l’UMP n’a pas non plus bénéficié à la gauche ni au PS qui reste à des scores classiques (autour de 25%) alors que le désamour du gouvernement et du président auraient dû les propulser au sommet. La force du PS réside essentiellement dans la faiblesse de la droite et la gauche ne triomphe que dans les élections locales et surtout quand le peuple reste à la maison. Face à ces résultats, tout ce que le système médiatique et politique à a nous proposer est un fumeux Front Républicain destiné à faire barrage au FN et qui assurerait la réélection, de manière quasi automatique, du syndicat des sortants. On voudrait nous embrigader dans ce Front mais avant de l’envisager, deux questions méritent réponses.
Tout d’abord, avec qui faire un Front Républicain ? Avec tous les partis hors FN ? C’est quand même assez fort de vouloir faire un Front Républicain avec le NPA qui n’est pas vraiment républicain (jetez un œil à son programme) et avec ceux qui acceptent de s’y allier. Avec l’UMP et le PS, qui ont bafoué le peuple avec le traité de Lisbonne ? Qui bradent conjointement l’Ecole Républicaine, les services publics, la laïcité, notre souveraineté populaire depuis 30 années ? Tous ceux qui prétendent présenter un Front Républicain devrait déjà balayer devant leur porte avant de donner des leçons de républicanisme.
Et surtout quelle hypocrisie de la part de la gauche que de jouer la stratégie du Front Républicain ! Quelle cohérence, quand la gauche qui a accusé Sarkozy d’être un « Le Pen light », de vouloir faire alliance avec lui pour battre Le Pen fille ? Ou est l’honnêteté intellectuelle quand la gauche fait des procès en républicanisme depuis toujours à la droite, quand elle l’accuse de pétainisme, de fascisme, de nazisme (revoir la récente affiche des jeunes socialistes), sur presque tous les sujets ? Il est quand même fort de demander aux électeurs de droite leur voix après avoir insulté leurs valeurs, leurs idées pendant tant d’années. Ce Front Républicain est une mascarade et une malhonnêteté intellectuelle qui se résume à un Front des Sortants ou un Front du Système.
Ensuite, la deuxième question à se poser est à qui profite ce Front Républicain ? Pour répondre à cela, il faut d’abord reconnaitre que la République n’est pas mise danger par la présence au second tour des élections cantonales du FN, ni même par la probable élection de quelques conseillers généraux FN. Sinon il aurait fallu faire des manifestations antifascistes devant les Conseils Régionaux, le Parlement européen (ça ne me dérangerai pas mais pour d’autres raisons), les Conseils Municipaux, toutes institutions où siègent des élus FN. Le FN ne représente pas une menace fasciste pour notre République, comme l’a dit Jospin, et toutes ces quinzaines anti-FN et autres luttes ne sont que des mascarades pour jeunesse en mal de grande cause (et du frisson de participer à une belle Histoire) et pour une génération élevée dans le mythe de la Résistance qui espère la rejouer pour s’offrir une belle conscience.
La République n’étant pas en danger, force est de constater que le Front Républicain profiterait avant tout à ceux qui affronteront le FN : 266 duels FN-gauche, 126 avec la droite, 5 triangulaires et 1 inclassable. En clair, le Front Républicain participera principalement à l’élection de conseillers généraux de gauche et donc par ricochet, le Front National devient un sacré allié de la gauche pour se faire réélire (un idiot utile ?). On comprend désormais l’empressement de la gauche à appeler au Front Républicain. De plus, on peut facilement imaginer que dans les autres cantons où le FN a été éliminé, ses électeurs seront réticents à se reporter sur la droite si celle-ci a appelé à faire barrage contre lui ! Calcul habile donc que ce Front républicain, qui dans tous les cas de figure, augmente les chances de la gauche de conquérir ou de garder des sièges. Le FN est en fait le jackpot électoral de la gauche.
Dans ces conditions, on peut légitiment se demander si la droite doit participer à un Front Républicain et se condamner à se faire éliminer au premier tour avec un FN devant, ou au second tour avec le Front Républicain, au profit d’une gauche qui est plus que minoritaire dans le pays et dont l’importance du vote FN démontre qu’elle n’est pas prête à redevenir majoritaire. Bien sur, qu’il y a une tentation sarkozyste de jouer avec le feu en misant sur un second tour UMP-FN qui l’assurerait de sa réélection mais dans l’ensemble, c’est la gauche, comme au temps de Mitterrand, qui profite le plus de cette percée du FN.
Alors bien sur, j’entends déjà tous les donneurs de leçons qui me diront que cette position fait le jeu du FN, participe de la décontamination de l’extrême-droite, de la lepénisation des esprits. A tout cela, je leur répondrai que cela fait 30 années que leurs combines font le jeu du FN tant et si bien qu’ils ont réussi à le transformer en seul parti d’opposition. C’est plutôt l’absence d’alternative véritable au système UMPS qui fait le jeu du FN et à ce rythme, le 1er tour de l’élection présidentielle risque de se transformer en primaire du système UMPS pour affronter Marine Le Pen au second tour.
En fait, les Français ne sont plus dupes et comprennent trop bien que le Front Républicain n’est qu’une manœuvre politicienne, visant seulement à confisquer tout débat sur le fond et assurer des élections confortables. C’est en proposant un projet crédible qui sorte des bornes convenues de la pensée unique (Euro, libre-échange, assimilation, instruction publique…) que l’on pourra construire une véritable une alternative à droite et non pas en appelant à un pseudo Front Républicain. Faut-il rappeler qu’en 2007, les médias et la gauche avaient tenté un TSS (Tout Sauf Sarkozy). On a vu le résultat, le peuple a choisi de défier la doxa. On peut imaginer, sans trop se forcer qu’il en soit de même l’année prochaine mais que cette fois ce ne soit pas Sarkozy qui triomphe…
Nicolas Calbrix
http://debout-les-jeunes.fr/blog/03/2011/2045/a-qui-profite-le-front/
La rupture
29/03/2011 13:02 par rgrs
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La rupture
29/03/2011 13:02 par rgrs
Il est encore difficile d’en mesurer les conséquences. Mais les élections cantonales marquent une rupture dans l’histoire politique du pays.
En 2002, un premier choc avait été de voir Jean-Marie Le Pen arriver au second tour de l’élection présidentielle. Mais entre le premier et le second tour, il ne progressait qu’à peine : le pseudo “front républicain” avait fonctionné à plein au profit de Jacques Chirac.
En 2007, Nicolas Sarkozy, habile à dire aux français ce qu’ils avaient envie d’entendre, avait assuré sa victoire en récupérant une part des électeurs front national et des abstentionnistes de 2002.
Mais de la même façon que le Parti Socialiste avait connu la déroute en 2002 après quatorze ans de promesses sociales transformées en adhésion à l’ultra-libéralisme de l’Union Européenne, il n’aura fallu que quatre ans à Nicolas Sarkozy pour écoeurer celles et ceux qu’il avait séduits, grâce il est vrai à une politique du double langage encore plus cynique que celle de ses prédécesseurs. Promettant le retour à la Nation, à l’Etat, à l’autorité, à la protection des français face à la sauvagerie de la mondialisation financière, il a couronné, avec l’adhésion totalement anti-démocratique au traité de Lisbonne, avec la soumission aux diktats du système bancaire, tout l’édifice que François Mitterrand et Jacques Chirac avaient mis en place au fur et à mesure : l’asservissement de la France et des français à la finance mondiale et aux technocrates de Bruxelles.
Le Front National, qu’aussi bien l’UMP que le PS croyaient pouvoir continuer à utiliser comme repoussoir et comme adversaire de second tour sans danger, est redevenu le réceptacle de l’écœurement des français face à la trahison des élites. Mais à la différence de 2002 où ce vote de protestation et de refus restait contenu dans des limites finalement compatibles avec le système politique en place, les élections cantonales montrent que les digues s’effondrent.
Car ses candidats du premier tour, lorsqu’ils se placent au second tour doublent pratiquement leur nombre de voix, passant d’un niveau de l’ordre de 20% à 35% des suffrages, dépassant souvent les 40%. La farce du “front républicain”, consistant à faire croire que tout refus de l’Union Européenne et du mondialisme ne peut que conduire au retour au fascisme ne fonctionne plus. Une masse d’électeurs est désormais hors système et le fait savoir en écho à toutes les montées du “populisme” en Europe.
La gauche ne profite que peu de l’effondrement du parti sarkozyste. Elle est divisée et totalement à court de projet. A la gauche du PS, le Front de Gauche exprime une radicalité confuse, mélange de dénonciation de la finance -reine et de maintien de la croyance dans la chimère d’une Europe plus sociale, tarte à la crème qui le ramènera toujours à la remorque du parti socialiste dont c’est en fait le dernier credo. Le seul atout de ce dernier sera comme en 2007, de se trouver un candidat médiatique adoubé par la mécanique des primaires, totalement inféodée à la mécanique manipulatrice des sondages d’opinion.
Le Front National n’est dans cette étape qu’un réceptacle, produit de la mise en valeur de Marine Le Pen par les médias. Il ne peut pas rassembler les français en conservant en son sein les vrais tenants d’un autoritarisme d’extrême-droite tenant d’un discours national autoritaire combiné avec une politique économique et sociale ultralibérale à la Thatcher, tandis que Marine Le Pen copie mots pour mots les propositions gaullistes de Debout La République. Il ne peut d’ailleurs pas espérer détacher un pan de l’UMP dans un rassemblement plus large sans concession à cette aile, car ceux qui y seraient désormais prêts sont précisément acquis à la dogmatique néolibérale la plus aboutie. Il ne peut pas rassembler non plus les français en faisant de la religion musulmane pris comme un bloc un bouc émissaire.
Il n’ y a donc qu’une seule voie : continuer à faire émerger l’alternative véritable, celle qui fera appel au meilleur de l’histoire de France en rassemblant largement autour d’un nouveau programme national, social, démocratique qui soit pour notre époque ce que fut le programme de 1945 à la Libération.
Dans la campagne présidentielle qui s’est ouverte, c’est la perspective tracée par Nicolas Dupont-Aignan qui offre à la France l’avenir de la vraie rupture avec le système néolibéral européen et mondial, mais sans l’extrémisme et la division des français.
Par François MORVAN
Vice-président de Debout la République
http://www.debout-la-republique.fr/La-rupture.html
Premier parti de France confirmé: l'abstention.
29/03/2011 09:43 par rgrs
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Premier parti de France confirmé: l'abstention.
29/03/2011 09:43 par rgrs
Soyons immodestes pour une fois même si cela n'est pas dans un jour de gloire. Voltaire République a eu raison sur toute la ligne depuis ses dernières publications sur le soit-disant front républicain, sur l'étiage des voix du FN.
Non! Décidément l'électeur du FN n'est pas un gros con, comme le clame la germanopratine de service de France Inter. C'est simplement un citoyen comme vous et nous, que nous croisons dans la rue, côtoyons voire invitons à notre table. Partant de ce constat, il est urgent de dire que c'est aussi un citoyen de qui nous pouvons exiger de prendre ses responsabilités et d'entériner par son vote l'acceptation d'une politique économique et sociale qui irait à son encontre, si par effet électoral, le parti pour lequel il vote arrivait au pouvoir.
En fait, comme nous le disons depuis toujours, l'étiage du FN est à 10% et par un prurit purpural dépasse ce résultat quand une politique est mené à l'encontre des citoyens, des travailleurs, de la France. Pour cela, l'establishment umpsmodemécolo s'y emploie depuis 30 ans.
2011 voit entrer dans ce club un parti qui sert de cache sexe à l'indigence abyssale des politiques économiques du président de la république. Mais il cache tout autant le projet des mous du genou du Parti socialiste. Nous en avons pour preuve le dialogue croquignolet entre la pareille aux mêmes en second, Élisabeth Guigou et Jean-Luc Mélanchon sur France 3 le 27 mars. Sûrement avisé par un effet néphélobate, le leader du FG a eu la présence d'esprit de renvoyer l'ex ministre socialiste dans les cordes sur le sujet du salaire maximum, l'une voulant limiter ce projet aux dirigeants des entreprises publiques, l'autre à tous les dirigeants d'entreprises.
Le PS devant éditer son projet le 5 avril, ça promet!
Comme le titre l'indique, les Français ne se sont pas affirmés pétainistes ce 27 mars. Ils se sont déclarés perplexes, dubitatifs et surtout en REJET du Club des 4 + 1. Nous aurons vraisemblablement dans les jours à venir des analyses « autorisées » sur les abstentionnistes. Il sera intéressant de se pencher sur ces résultats avec deux idées forces: qui s'est abstenu et où vont les votes importants du FN (csp, lieux etc...)? Sans oublier les passerelles entre les votes de l'extrême droite et les autres formations du club des 4 + 1.
Les élites succédant aux élites, on assiste à un turn-over entre les élites mondialisées libérales-libertaires et les élites républicaines présentables qui s'expriment en lieu et place du peuple; les médias en fourmillent ces jours-ci. Certes, Lénine disait qu'il fallait que le parti soit un pas devant le peuple mais il disait aussi juste un petit pas. Au lieu de cela, les médias choisissent les élites qui un jour ou l'autre vont succéder à la race des mous du genou d'aujourd'hui. Résultats: des pareils aux mêmes, défendant la reproduction élitaire, se préparent à la succession, complices volontaires de ce jeu. Ce faisant, si elles ne savent pas prendre la distance nécessaire, elles s'englueront dans le même marais que l'ont fait leurs illustres ainés en 1981 et seront les complices objectifs de la remise au pas des couches de la population dont elle pensent être le porte-drapeau. Il ne suffit pas d'en prendre l'attribut pour que cela suffise à ne pas recréer une nouvelle génération de déçus de la politique, de 56% d'abstentionnistes en devenir.
La seule solution est de sortir de cette spirale infernale en répondant aux seules question qui se posent aujourd'hui aux Français et que les Français posent: effets de la mondialisation, sortie de l'euro, refonte pour une communauté des États européens, politique économique et sociale en France, désindustrialisation de notre pays, et n'en déplaise à tous les Daniel Vaillant de la Terre, problèmes du vivre ensemble et de la laïcité française sabrée par.... le chanoine du Latran et de ses coadjuteurs de l'establishment, de la cathédrale d'Évry au prêtre plus utile que l'instituteur, en passant par les prières dans la rue!
Les élections cantonales marquent le début d'une campagne électorale de 14 mois. C'est aussi une période où les Républicains et particulièrement les républicains jacobins doivent se rappeler au bon souvenir de ceux qui n'ont de cesse de vouloir leur destruction massive entre deux scrutins et tout à coup, depuis le 20 mars, se réveillent avec comme viatique sur l'édredon de leurs certitudes, un républicanisme virginal. Indécent!
Concrètement cela signifie que seule une candidature républicaine peut porter l 'espérance populaire. Voltaire République s'engagera volontairement dans cette démarche, comme elle le fait depuis sa création et le font ses militants depuis des générations.
Elle invite les lecteurs de ce billet à en prendre le chemin.
Par Voltaire République
Medef : Comment faire gagner aux salariés 60 Euros de plus ... par an !
29/03/2011 09:21 par rgrs
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Medef : Comment faire gagner aux salariés 60 Euros de plus ... par an !
29/03/2011 09:21 par rgrs
Malgré un contexte très tendu pour l'emploi, le Medef continue de réclamer une baisse des cotisations employeurs et salariés. Cette baisse devrait éventuellement rapporter, aux salariés de 60 à 70 Euros ... par an !
Lors de sa réception, le 23 février dernier, à l'Elysée Laurence Parisot aurait évoqué avec le Président : « (...) l'actualité des sujets économiques et sociaux ainsi que les négociations en cours, notamment sur l'emploi des jeunes (...) la présidente du syndicat patronal a notamment fait part de ses propositions sur la dépendance, l'apprentissage et la formation en alternance ou encore le G20 (...) » - Le Figaro Cette rencontre qui s'apparente à : « la prise du thé, à 5 heures chez la marquise » n'a donné, on l'a constaté, à aucune décision sur la situation des salariés et leur pouvoir d'achat !
Cette inappétence ou désintèrêt du Chef de l'Etat, a été dimanche, en grande partie, responsable de la lourde défaite de l'UMP aux cantonales. Au point que certains ministres ou responsables de l'UMP n'ont pas hésité à le faire savoir !
En effet, de François Baroin qui a déclaré : « (...) il faut certainement mettre un terme à tous ces débats" comme celui sur la laïcité et l'islam (...) » à Jean-Pierre Raffarin qui de son côté a confié au Parisien que : « (...) le gouvernement doit s'appuyer sur deux pôles la sécurité certes, mais aussi l'emploi » en passant par le parti radical de Jean-Louis Borloo où Laurent Hénart affirme : « (...) Lorsqu'on est basent des préoccupations sociales et économiques ça se paye (...) » Source Le Parisien du 28 mars. On commence à prendre conscience que les français ont perdu patience et que le bilan du Chef de l'Etat sur l'emploi est affligeant !
Mais comment se focaliser sur l'emploi et le chômage lorsque la suppression ou l'allègement de l'ISF sont les seuls sujets prioritaires pour le Président et son gouvernement ? Et surtout, comment imposer quelque négociation que ce soit, au Medef qui continue à refuser toute avancée salariale ou partage des bénéfices ?
Slovar évoquait le 11 mars dernier la réaction préventive de Laurence Parisot aux propositions de Xavier Bertrand sur une « participation minimale aux salariés quand des dividendes sont distribués »
Extraits : « (...) Laurence Parisot a estimé lundi que la règle de partage des profits par tiers - employeur, actionnaires et salariés - était une vue de l'esprit (...) » - Europe1 (...) Elle s'est faite plus précise au micro de France Inter où elle a rivalisé avec les meilleurs spécialistes politiques de la langue de bois ! Proposant notamment à l'état d'augmenter les salaires en faisant baisser ... les charges sociales payées par les salariés (...) »
Et justement, le JDD nous expliquait hier, ce que Laurence Parisot propose aux salariés pour « augmenter les salaires en faisant baisser ... les charges sociales payées par les salariés »
A l'issu des accords sur les retraites complémentaires et l’assurance-chômage, elle : « (...) se félicite d’avoir changé le paradigme des syndicats et stoppé pour plusieurs années toute revendication de hausses des cotisations (...) - JDD la contrepartie offerte aux salariés est expliquée par le chef de file de la délégation patronale, Patrick Bernasconi : « (...) La réduction maximale de cotisation est fixée à 0,4 point. Le taux de cotisation est actuellement de 6,40% : 4% sur la part employeur et 2,4% sur la part salariale (...) La baisse prévue représente un emploi supplémentaire dans une entreprise de 250 salariés, et 60 à 70 euros de pouvoir d’achat en plus pour un salarié (...) » - Social Blog De 60 à 70 Euros, oui ... mais par an ! Car le précise Laurence Parisot, il s'entendent : « (...) annuels à un salaire moyen (...) » - JDDAlors heureux ? Oui mais attendez un peu pour acheter une bouteille de mousseux pour fêter cette augmentation de pouvoir d'achat, Puisque : « (...) au final, le projet d'accord prévoit qu'une baisse des cotisations salariales et patronales interviendra dès que le régime d'assurance-chômage connaîtra deux semestres consécutifs d'excédents supérieurs à 500 millions (contre un dans l'actuelle convention) et que son niveau de déficit cumulé sera «égal ou inférieur à l'équivalent de 1,5 mois de contributions». Soit un niveau de dette de 4 milliards, ce qui renvoie une baisse des cotisations - qui ne pourra pas être supérieure à 0,4 point par an - au plus tôt à fin 2015 (...) »- Le FigaroMais, il ne fait nul doute que, piqué au vif, notre Président va envoyer au Medef, une copie de ses propos de 2007 où il déclarait : « (...) Les prix sont trop hauts et les salaires sont trop bas. Voilà la vérité (...) Quand on est hanté par les fins de mois difficiles, on n'est pas entreprenant, on est pas dynamique, on n'est pas productif. Je vois avec plaisir tous ces théoriciens de l'économie qui m'expliquent que le problème du pouvoir d'achat cela n'existe pas, c'est la compétitivité des entreprises. Parfait. Mais comment peuvent elles être compétitives, les entreprises, avec des salariés qui sont eux-mêmes démoralisés et qui ont le sentiment qu'ils ne sont pas payés au juste prix de leur investissement personnel ? (...) » ça pourrait les amuser. Les salariés/électeurs beaucoup moins !
Slovar
http://slovar.blogspot.com/
Victoire de l'abstention avec 56%
29/03/2011 09:15 par rgrs
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Victoire de l'abstention avec 56%
29/03/2011 09:15 par rgrs
Oui l'abstention est le vrai gagnant de ces élections cantonales. Les hommes politiques vont faire semblant d'avoir gagné suivant les cas, mais le fait est que l'abstention invalide en grande partie la représentativité de ces élus. Il est de plus indéniable que ce résultat est significatif de l'état d'esprit actuel de la population française. Les français n'ont plus confiance dans leurs élites et ils le disent de deux manières, d'une part en rejetant tout simplement un jeu démocratique qu'ils considèrent être une escroquerie, au pire, une chose inutile au mieux. Ensuite il le montre par le vote front national qui est en réalité une autre manière de rejeter l'establishment, et d'ailleurs plus ce dernier est rejeté plus les gens se mobilisent pour lui. Alors que la dernière présidentielle avait fait croire à un retour de la mobilisation démocratique chez les Français, les abstentions qui grimpent depuis 2007 quel que soit le scrutin, semblent nous montrer une voie inverse. Quant à la stratégie consistant à faire barrage au FN ont constante qu'elle n'a pas réussi puisque le FN conserve un bon niveau au second tour avec près de 12% de moyenne nationale, alors qu'il n'avait que 400 candidats sur plus de 1500 cantons renouvelables. En plus l'abstention a encore augmenté par rapport au premier tour ce qui signifie que le FN ne fait plus peur. L'appel au vote utile, au vote républicain, n'a plus beaucoup d'effet électoral, c'est à méditer pour ceux qui veulent user de cette stratégie éculée pour l'élection de 2012.
Bien entendu, ce ne sont que des élections cantonales sans grand intérêt pratique, les Français le savent bien, mais les Européennes n'avaient pas plus attiré les foules. Les Français ne semblent se mobiliser que pour les questions qui leur semblent essentielles, s'ils ont le choix. Comme ce fut le cas des dernières présidentielles où Sarkozy avait fait naître quelques espoirs avec ses discours guainoesques. C'était vrai aussi du référendum sur la constitution européenne où les français avaient bien vu l'enjeu crucial, la suite les a probablement dégoûtés d'ailleurs. On pourrait donc imaginer suivant les conditions et les candidats avoir une élection présidentielle complètement différente et cela dépendra aussi de la qualité du débat global. Et à n'en pas douter un éventuel second tour opposant Sarkozy à DSK aurait un effet spectaculaire sur l'abstention, avec la proximité idéologique des deux hommes nous pourrions parier sur une abstention plus importante qu'à ces cantonales.
En tout cas, ces élections enterrent en partie l'UMP et laisse croire aux socialistes qu'ils ont une chance aux prochaines élections présidentielles. En réalité les chiffres du PS sont extrêmement mauvais en tenant compte de l'abstention et du fait que ce parti bénéficie de son exclusion du pouvoir à l'échelon national depuis 2002. C'est d'autant plus mauvais que le PS semble grignoté petit à petit par ses petits concurrents des écologistes, au FG. Le FN lui peut jubiler, mais la forte abstention n'est pas seulement significative pour les grands partis, elle l'est aussi pour lui. Il semble que la stratégiede Marine Le Pen consistant à plutôt mettre en avant les politiques économiques alternatives et interventionnistes a été payante. Comme l'a dit Emmanuel Todd récemment le FN est malheureusement le seul parti politique médiatique à avoir un programme économique sérieux, c'est à dire s'attaquant à la question du libre-échange et de l'euro. Le vrai moteur du nouveau FN est ici, pas dans les discours anti-migratoire même si ces derniers persistent. Les vieilles stratégies de diabolisation n'ont donc plus aucune prise, et même s'il reste probablement un fond puant au FN, l'attaquer uniquement sur cela revient à le fortifier en faisant de lui une victime médiatique. Et l'on sait combien, dans notre univers d'émotions télévisuelles, se faire passer pour une victime est un avantage énorme en terme d'image. C'est d'ailleurs ce que vient de réexpliquer Jacques Sapir dans cet interview donné à Challenge où il dit très justement: "si Marine Le Pen continue à ne pas être condamnable moralement, il va falloir revoir toute la stratégie à son égard. ". Il faut donc bien répondre aux propositions du FN et non s'enfermer dans des discours de posture souvent bien commode. De toute façon, si les hommes politiques français passaient plus de temps à réfléchir à leurs actions et à chercher des solutions pour résoudre les problèmes de leurs électeurs, et un peu moins à chercher les bons coups médiatiques pour se faire réélire, ils n'en seraient pas arrivés à ce stade de déconfiture. Le FN c'est un peu la moisissure qui grandit sur un corps en putréfaction, elle n'y est pour rien la moisissure si le corps est mort.
En route vers une présidentielle 2012 imprévisible
Mais ce que ces élections nous apprennent de plus important est finalement le fait que les prochaines élections pourraient être plus ouvertes qu'on ne le croit. En premier lieu parce que le FN fait vraiment des scores élevés dans les cantons où il avait des représentant. En plus on apprend dans un texte de Philipe Cohen qu'il semblerait que le report des voix au second tour qui s'est fait en faveur du FN, ne provenait pas uniquement de la droite. Certains essaient, pour se rassurer probablement, de minimiser ce qui s'est passé à ces élections.Même s'il est vrai que l'abstention n'est pas à ignorer, il va cependant falloir accepter le fait que Marine Le Pen a réussi son coup. Maintenant, nous verrons si elle continue dans ce sens en allant nettoyer son parti des scories xénophobes qui s'y trouvent encore, pour en faire un parti plus présentable, ou si elle s'arrête en chemin laissant poindre un doute quant à sa bonne foi. De toute façon, elle n'est pas encore capable de rassembler totalement les français au second tour, le faible nombre d'élus obtenu par le FN malgrés son score le montre. La seule chance qu'elle aurait aux présidentielles serait, à l'heure actuelle, d'arriver au second tour, elle ne peut en aucun cas espérer mieux. Il lui faudrait montrer, par je ne sais qu'elle méthode, que le FN a profondément changé, si elle veut vraiment arriver à la fonction présidentielle, si tel est vraiment son voeu. Maintenant l'autre question, c'est que vont faire les alter-souverainistes, surtout ceux de droite, ceux de gauche n'ayant pas vraiment d'équivalent du FN en face d'eux. Je pense ici bien évidement à nos collègues de DLR, mais aussi au petit groupe de François Asselineau. Ce dernier ayant quand fait montre d'une certaine mauvaise foi, à mon sens, en refusant de reconnaitre une poussée du FN par des gesticulations verbales sophistes, tout à fait dignes d'un énarque, dans ce texte. De son coté mon ami blogueur Laurent Pinsolle qui est aussi le porte-parole de DLR fait montre de plus d'honnêteté que Asselineau en reconnaissant cette poussée. Ces mouvements politiques sont écrasé par la présence du FN à tel point que l'on ne voit pas comment, et par quel miracle, ils pourraient bousculer MLP d'ici les élections. On voit ici l'effet néfaste du FN concernant la visibilité d'alternatives souverainistes moins caricaturales et plus à même de rassembler. Tant que le FN n'est pas capable de rassembler au second tour il restera quelque part un allié du système qu'il prétend combattre.
Quoi qu'il en soit, la question du rapport à l'Europe et la question du libre-échange pourraient bien émerger aux prochaines élections et cela en grande partie grâce au FN. Car même si ce dernier semble stériliser les voix des électeurs en les détournant de petits partis qui seraient pourtant plus à même de rassembler, on doit constater que grâce à Marine Le Pen il y a une chance pour que l'on parle des sujets sérieux. Des sujets qui vont de la dette publique et de son origine, au libre-échange suicidaire, en passant par la question de l'euro dont il devient franchement difficile de défendre le bilan en ces temps de pillage des PIGS. Je sais que faire cette remarque est difficile pour tous ceux qui sont membres de petits groupes politiques comme DLR ou le plus petit encore UPR, mais le fait est que les idées de souveraineté passent dans l'opinion publique grâce aux discours de Marine Le Pen. Reste à voir si les français finiront par préférer les originaux sincères, aux copies de circonstance. Cependant j'attends avec impatience les réponses de nos pontes du centre libéral, lorsqu'ils devront répondre sur ces questions essentielles et qu'ils n'auront pas d'échappatoires à cause du poids grandissant du FN. L'éventuelle candidature de DSK, déjà élu si l'on en croit nos médias, devrait révéler au grand jour la proximité idéologique entre le PS et l'UMP avec des conséquences imprévisibles sur les électeurs, y compris chez ceux qui croient encore que le PS est un parti de gauche.
Yann
http://lebondosage.over-blog.fr/article-l-abstention-grand-vainqueur-avec-56-70355621.html
Dominique de Villepin sur Canal+
29/03/2011 09:07 par rgrs
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Dominique de Villepin sur Canal+
29/03/2011 09:07 par rgrs
Ça fait quatre ans que j'avertis... par HeraultRepublicain
Dominique de Villepin était, ce lundi matin, l'invité de La Matinale de Canal+. Il a estimé que le revers de l'UMP aux cantonales était "un avertissement très solide" à Nicolas Sarkozy et sa majorité qui, selon lui, ont eu tort de "braconner sur les terres" du Front national.
Cantonales/UMP: "un avertissement"
L'ancien premier ministre Dominique de Villepin (RS) a estimé que le revers de l'UMP aux cantonales était "un avertissement très solide" à Nicolas Sarkozy et sa majorité qui, selon lui, ont eu tort de "braconner sur les terres" du Front national.
Pour éviter le scénario d'un FN présent au 2nd tour de la présidentielle, "on fait différemment. D'abord on évite d'encourager le Front national, c'est-à-dire de braconner sur ses terres, on évite de céder à la tentation d'une surenchère identitaire sur des sujets comme l'immigration ou la sécurité", a déclaré le président fondateur du mouvement République solidaire sur Canal+.
Il faut "aborder ces sujets au fond et pas à travers de faux débats, des polémiques qui ne font que favoriser le Front national", a-t-il dit. Et "on revient surtout aux préoccupations des Français : le logement, l'emploi, le pouvoir d'achat...". "Cela fait quatre ans que j'avertis la majorité et le gouvernement de ce qui est en train de se passer. Aujourd'hui, je ne suis plus tout seul à dire ce que je dis. Au sein même de la majorité, on voit les Radicaux prendre fermement position contre ces surenchères identitaires stériles qui ne font qu'agiter les électeurs sans pour autant faire progresser ni la république, ni la démocratie", a aussi déclaré M. de Villepin.
Quant à dire que Nicolas Sarkozy serait le seul candidat valide pour la droite en 2012, "je crois que c'est une vision un peu simpliste. Aujourd'hui, ce que je vois c'est que le candidat de l'UMP perd dans tous les cas de figure" dans les sondages, a souligné l'ex-chef du gouvernement. Selon lui, seules "des réponses alternatives à la politique qui a été menée" peuvent "permettre de contrer une progression du Front national". Les deux sièges obtenus par le FN "c'est pas le Pérou", a-t-il relativisé, "mais une forte progression en voix, ça c'est beaucoup plus inquiétant".
Source: AFP
http://2villepin.free.fr/index.php/2011/03/29/1849-dominique-de-villepin-sur-canal
Libye : l'intervention française a-t-elle été préparée depuis 6 mois ?
29/03/2011 09:00 par rgrs
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Libye : l'intervention française a-t-elle été préparée depuis 6 mois ?
29/03/2011 09:00 par rgrs
Selon le quotidien italien Libero, loin d'avoir été une réaction spontanée et épidermique face au massacre du peuple libyen, l'intervention française contre Kadhafi serait issue d'une préparation de longue date. C'est ce que rapporte le Nouveau BRN, qui invite à prendre du recul sur la véritable nature de cette « croisade ».
D'étranges révélations ont mis en émoi la presse italienne. Les Alpes constituant à l’évidence une barrière difficilement franchissable, les grands médias français n’en n’ont, semble-t-il, pas encore eu vent. Cela ne saurait tarder, certainement.
Le quotidien Libero, dans son édition du 23 mars, publie un article fort documenté dont la conclusion peut être ainsi résumée : les services français ont préparé et organisé, depuis octobre 2010, la chute du colonel Kadhafi. Une affirmation aussi stupéfiante – en apparence, en tout cas – mérite évidemment d’être considérée avec prudence. Force est cependant de constater que le directeur-adjoint du journal avance des faits, des noms, des dates et met en avant des précisions qui ne peuvent laisser indifférents. En particulier, il retrace le voyage en France de l’ex-bras droit du Guide, qui aurait servi de levier aux projets des autorités françaises. Celui-ci se serait rendu officieusement à Paris. Le journal cite certains détails de ses pérégrinations qui semblent facilement vérifiables.
Libero n’a rien d’un fanzine marginal habitué des « théories du complot ». Diffusé à plus de cent mille exemplaires chaque jour, il fait partie des médias dans l’orbite de Silvio Berlusconi. Ce n’est certes pas une garantie infaillible de rigueur journalistique, mais il est cependant peu probable qu’il prenne le risque d’inventer de toutes pièces un pareil récit. On peut même faire l’hypothèse qu’il ait tiré quelques unes de ses informations du côté des services italiens. On sait que ces derniers n’entretiennent pas des relations sans nuage – c’est un euphémisme – avec leurs homologues de ce côté-ci des Alpes.
Il est de notoriété publique que, lorsque Paris en appelait déjà à la fin du pouvoir en place à Tripoli, Rome freinait des quatre fers ces velléités sarkoziennes. Et pour cause : l’Italie avait récemment signé des accords avec son ancienne colonie incluant de larges transferts de fonds vers la Libye en échange de parts de marché considérables pour les grands groupes transalpins – ainsi qu’un approvisionnement pétrolier préférentiel. Au demeurant, lors du Conseil des ministres européens du 10 mars, on a entendu des portes claquer – et pas seulement avec les Allemands. Quelques confidences de diplomates présents ont même confirmé une tension palpable entre les deux sœurs latines. On peut dès lors comprendre que l’activisme élyséen ait plus qu’agacé le Cavaliere – et que les barbouzes italiens aient opportunément « balancé » quelques révélations gênantes pour Paris. Info ou intox ?
D’autres indices – cette fois dans la presse allemande – semblent converger. Ainsi, le Frankfurter Allgemeine Zeitung (un des plus grands quotidiens d’outre-Rhin) publiait, dans son édition du 19 mars, un témoignage direct concernant la base italienne de Grosseto. Dans la première quinzaine de février, des F16 danois étaient à l’exercice « pour la Libye » selon des sources internes à la base. Avant même les premiers troubles à Benghazi, donc.
S’il était avéré que les préparatifs politiques et militaires étaient à l’œuvre avant l’éclatement des troubles, cela serait tout sauf anodin. Le conte doré des « frappes » humanitaires destinées à « protéger la population civile du tyran qui bombarde son propre peuple » serait soudain éclairé d’une lumière tout à fait nouvelle. Et la « magnifique improvisation » (selon les termes d’un commentateur d’une grande radio) de Nicolas Sarkozy, avec mise en scène béachélienne, apparaitrait sous un jour peu reluisant. Peut-être même, rêvons en un instant, la « croisade » des chevaliers du Bien contre le nouvel avatar du Mal incarné pourrait-elle être analysée avec un peu moins d’unanimisme (en tout cas dans son principe, si ce n’est dans ses modalités), et un peu plus d’esprit critique – de même que le « story-telling » décrivant de manière édifiante « un peuple voulant en finir avec son tyran ». Comme si la situation en Libye (premier pays africain selon le critère de l’Indice de développement humain) pouvait être assimilée à celle de la Tunisie ou de l'Égypte.
Mais on n’en est pas là, n’est-ce pas ? Les nombreux limiers du monde de l’investigation journalistique français vont certainement s’emparer de l’affaire, et faire litière illico presto des infâmes insinuations du quotidien italien. Qui en doute ?
Le Nouveau Bastille République Nations - Blogueur associé
Dupont-Aignan : "le ridicule de Copé"
29/03/2011 08:53 par rgrs
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Dupont-Aignan : "le ridicule de Copé"
29/03/2011 08:53 par rgrs
Nicolas Dupont-Aignan évoque le ridicule de Jean-François Copé, lundi soir, sur le site de micro blogging Twitter. "Jean-François, je suis d'extrême-droite ou d'extrême-gauche ? STP, lis mon bouquin et respire un peu ! #leridiculenetuepascopé", écrit le député de l'Essonne et président de Debout la République, au sujet des propos de Jean-François Copé sur le débat autour de la laïcité.
En fin de journée, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé a reproché au Premier ministre, François Fillon, de ne pas "jouer collectif" à propos du débat sur la laïcité. "Certains n'en veulent pas (...) parce qu'ils ont probablement été mal informés", a-t-il dit sur Canal +. "Et puis il y en a, disons les choses, qui y ont trouvé l'occasion d'une posture". Prié de dire s'il pensait à François Fillon, Jean-François Copé a répondu : "Peut-être, après tout (...) On ne peut pas jouer collectif une fois ?".
Par Europe1.fr
http://www.europe1.fr/Politique/Dupont-Aignan-le-ridicule-de-Cope-475123/
Qui a osé humilier Christine Ockrent ?
29/03/2011 08:48 par rgrs
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Qui a osé humilier Christine Ockrent ?
29/03/2011 08:48 par rgrs
Y’a pas d’âge pour découvrir la lutte des classes
Miracle ! Christine Ockrent s’est laissé convaincre par Benoît Hamon des bienfaits de l’égalité réelle. La voilà qui, comme n’importe quelle caissière à temps partiel imposé traquée sans relâche par un chef de rayon, porte plainte contre X pour harcèlement moral, X étant plus ou moins, tout de même, le PDG de l’audiovisuel extérieur de la France.
L’histoire est savoureuse comme une fable de La Fontaine: il est en effet intéressant de se souvenir de qui était Christine Ockrent de retrouver le sens de la lutte des classes et de la dignité au travail. Pendant des années, elle a animé une émission politique le dimanche soir pour une chaîne du Service public. On peut se demander si ces débats à sens unique servaient l’intérêt général ou plutôt ce qu’Alain Minc, d’ailleurs invité récurrent appelait, avec cette arrogance élitiste qui est l’une des explications du score de Marine Le Pen, « le cercle de la raison ». Ce « cercle de la raison » dont Christine était la reine, était celui des hommes politiques, politologues, sociologues et économistes qui estimaient que le libre-échange, l’Europe de Bruxelles, la fin de l’Etat-providence, n’étaient même pas sujet à discussion, ce qui est un comble dans une émission de débats, si on y songe cinq minutes.
Mais Christine Ockrent savait y faire et ses questions demeuraient passionnantes et ouvertes. Dans les années 1993/95, on s’empaillait sur des sujets douloureux : « Edouard Balladur est-il un bon candidat pour la droite ou le plus grand premier ministre que la France ait connu ? » ou « Le parti socialiste doit-il se moderniser ou arrêter d’être socialiste ? » Ensuite, Serge July livrait ensuite son analyse. Serge July venait ou était sur le point de quitter Libération. En même temps comme Libération avait quitté Libération depuis le milieu des années 80, ce n’était plus très grave.
Bien sûr, pour ceux qui n’avaient pas lu la Lettre à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary de Guy Hocquenghem (1986) ou Chronique d’une liquidation politique de Frédéric Fajardie(1993), deux ex-maoïstes qui l’avaient bien connu, Serge July pouvait faire illusion dans le rôle de chroniqueur de gauche. De gauche, mais dans le cercle de la raison, bien entendu. Pas de gauche avec des gros mots comme, « taxation des flux financiers », « fiscalité redistributive », voire « relance de la consommation par l’augmentation du pouvoir d’achat ».
Je crois me souvenir qu’à un moment l’émission de Christine Ockrent s’est appelée France Europe Express et se passait dans un décor de wagon. Enfin, un wagon tel que l’imaginent Christine Ockrent et ses amis du cercle de la raison : une super première classe sans « carré enfant », sans portables qui sonnent, sans le bourdonnement furieux de l’Ipod de votre voisin qui se fait exploser les oreilles, ce qui est son affaire mais qui vous empêche de lire parce que vous avez l’impression qu’une nuée de mouches vole autour de votre livre.
En tout cas, la métaphore était parlante. On était tous embarqués de gré ou de force, destination Bruxelles, sa Commission, ses déréglementations.
Dans France Europe Express, on invitait en duplex un député européen d’un autre pays pour discuter avec l’invité politique français. Qu’il fût italien, anglais, letton ou polonais, socialiste libéral ou libéral socialiste (il n’y a plus que ça ou presque au Parlement Européen), le député nous disait avec le sourire et un accent charmant à quel point nous serions un pays formidable si seulement nous comprenions que la protection sociale, le droit du travail et toutes sortes d’autres vieilles lunes étaient obsolètes et que nos syndicats nous faisaient beaucoup de mal avec leur corporatisme.
Et sous le regard aigu de Christine Ockrent, l’homme politique français faisait acte de contrition, remerciait l’ami étranger du bon exemple qu’il donnait.
Dire qu’il a fallu que je supporte cela pendant des années avant d’atteindre enfin les rivages heureux du Ciné Club, son générique avec baisers de stars hollywoodiennes se superposant en fondu enchainé et le débit si particulier de Patrick Brion m’annonçant que j’allais enfin revoir, et tant pis si c’était pour la dixième fois, Le fanfaron (1964) de Dino Risi avec la toute divine Catherine Spaak. C’est pour cela que je m’en souviens de manière un peu floue : l’heure feutrait les propos des invités qui étaient tous d’accord et il est dur de se passionner pour des robinets d’eau tiède. J’aurai néanmoins appris, avec Christine Ockrent, le mépris, voire l’agressivité froide dont peut faire preuve une « grande professionnelle » avec les politiques qui ne rentrent pas dans le moule. Elle a dû par la suite transmettre son savoir-faire à Arlette Chabot. Ces deux-là ont réussi à rendre Olivier Besancenot sympathique à force de lui rentrer dans le lard, ce qui est un exploit assez remarquable. À moins que rendre populaire un leader d’extrême gauche qui ne veut pas du pouvoir ait été une stratégie concertée pour réduire comme peau de chagrin l’espace politique d’une autre gauche de rupture prête à prendre ses responsabilités, mais ça, je n’ose le penser.
J’ai assez peu suivi par la suite la carrière de Christine Ockrent qui est devenue patronne d’un machin appelé « Audiovisuel extérieur de la France » avec une chaîne qui serait la CNN à la française. En même temps, elle était l’épouse du ministre des Affaires étrangères mais tout cela n’est qu’un détail dans la France de Sarkozy. On ne va tout de même pas soupçonner des consciences morales aussi élevées que celles de Bernard Kouchner et la parangonne du journalisme d’élite de vulgaires conflits d’intérêt.
Dans son nouveau job, à la tête de l’audiovisuel extérieur, loin des caméras, ça s’est très mal passé apparemment. Elle n’était pas toute seule à commander. Et elle a été victime d’une plainte pour espionnage informatique de l’autre chef. Alors voilà ce qu’elle déclare au Monde : « Depuis quatre mois, je n’ai plus accès à aucun dossier et je vis dans un climat de violence, d’humiliation et de souffrance intolérables. Je ne peux plus jouer mon rôle, surtout au moment où s’accélère le projet de fusion entre les différents médias du groupe. C’est une véritable torture morale. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai décidé de réagir. »
Ces propos pourraient être tenus par des milliers de travailleurs français, ouvriers ou cadres. Ils sont parfaitement révélateurs de ce que sont devenus les rapports sociaux dans le monde du travail. Avec une petite différence : la victime lambda n’est pas invitée à s’exprimer dans un quotidien national et il y a beaucoup mais alors beaucoup moins de zéros sur ses fiches de paie.
Pour le reste, sans défendre la pédagogie par la punition, on serait tout de même tenté de lui dire : « Ça t’apprendra. » Mais ce serait stérile. Proposons plutôt à Christine Ockrent de se syndiquer pour défendre ses droits. Ca ne fait pas tellement « cercle de la raison », le syndicalisme, les prud’hommes, c’est même franchement archaïque comme disaient si souvent ses invités mais bon, quand nécessité fait loi…
Jérôme Leroy
- Sur laquelle on a au moins la chance de tomber sur Gil Mihaely qui y commente brillamment l’actualité internationale, en français ou en anglais. EL
http://www.causeur.fr/qui-a-ose-humilier-christine-ockrent,9343
Flux migratoires et Union européenne : la France désarmée
29/03/2011 08:42 par rgrs
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Flux migratoires et Union européenne : la France désarmée
29/03/2011 08:42 par rgrs
Flux migratoires et Union européenne : la France désarmée
D’un certain point de vue européen, les révolutions arabes signent incontestablement l’acte de décès de la politique migratoire de l’Union européenne et Marine Le Pen n’a pas tort de fustiger lucidement, en France comme sur le sol de l’île de Lampedusa, la terrible impuissance de Bruxelles à endiguer à ses frontières une pression migratoire plus que jamais grandissante.
Aujourd’hui en première ligne, l’Italie fait chaque jour l’amère expérience de cette crise migratoire sans précédent, comme le fit voici peu une Espagne alors aux prises aux exodes maritimes de migrants surgissant massivement des côtes du Sénégal ou de Mauritanie.
A Lampedusa « 15.000 immigrés ont afflué depuis le début de l’année contre 25 en 2010 » (Le Figaro, 25 mars 2011) et Roberto Maroni, ministre italien de l’Intérieur, évalue à 50.000 le nombre potentiel de candidats tunisiens à une expatriation dont l’Italie voudrait ne pas être la seule à supporter le fardeau, au nom de la solidarité entre les Etats de l’Union européenne : la situation est devenue à ce point incontrôlable que le gouvernement italien « menace de délivrer 50.000 visas Schengen aux Tunisiens de Lampedusa. Avec la certitude qu’ils n’auront qu’une destination en tête : la France » (Le Figaro, 25 mars 2011).
Alors qu’elle s’attend pareillement à affronter un afflux migratoire considérable en provenance des pays du Maghreb, la Grèce peine toujours, de son côté, à endiguer les dizaines de milliers d’immigrants, en provenance d’Afghanistan, du Pakistan ou de Somalie, qui franchissent illégalement ces derniers mois le fleuve Evros la séparant de la Turquie.
Vue de Paris, la situation est jugée des plus préoccupantes car, de l’aveu de Dominique Paillé, président de l’Office français de l’immigration, les pays d’Afrique du Nord « ne sont plus en mesure de contenir l’immigration subsaharienne comme ils le faisaient par le passé » (Le Figaro, le 24 mars 20011), depuis que l’effondrement des forces de l’ordre en Tunisie, en Egypte ou en Lybie, a permis au trafic de clandestins de se structurer et de s’intensifier sans entraves.
Du coup, les chancelleries européennes sont prises d’un vent de panique et deviennent le théâtre de grandes manœuvres diplomatiques : après avoir rencontré Alfredo Perez Rubalcaba, ministre espagnol de l’Intérieur, le 23 mars 2011, lors d’une tournée qui l’amènera à rendre prochainement visite à son homologue italien, Claude Guéant en « appelle au renforcement des moyens des pays les plus exposés aux flux migratoires » (Le Figaro, le 24 mars 2011).
Avec en toile de fond le poids d’arrière-pensées électorales évidentes, la lutte contre l’immigration illégale, aux effets domestiques si dévastateurs pour la sauvegarde de l’identité française, est devenue pour le gouvernement français une priorité politique absolue. Sur la scène intérieure, le nouvel hôte de la place Beauvau n’a-t-il pas réservé symboliquement son premier déplacement ministériel, le 15 mars 2011, à l’inspection de la frontière franco-italienne, toujours si peu hermétique, pour évaluer l’efficacité des dispositifs de contrôle de l’immigration clandestine, au poste frontière de Menton puis au Centre de coopération policière et douanière (CCPD) de Vintimille ?
Pour beaucoup, cette prétention du gouvernement français à vouloir peser efficacement sur un phénomène migratoire de moins en moins contrôlable est vouée inévitablement à l’échec, singulièrement depuis que la France a perdu ces dernières années, avec la complicité active de ses oligarchies, de droite comme de gauche, sa pleine capacité régalienne à maîtriser souverainement ses frontières, au profit d’une lointaine puissance bruxelloise, autoritaire et sans âme.
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Au fil des décennies, prenant soin, sur cette question comme sur beaucoup d’autres, de tenir soigneusement en lisière du pouvoir les peuples de notre continent, l’Union européenne s’est dotée progressivement d’une politique commune d’asile et d’immigration, en application du principe de libre circulation des personnes gravé dans le marbre des traités européens.
Selon une logique d’intégration toujours plus poussée des Etats, le traité de Lisbonne a renforcé tant et plus cette politique supranationale, exercée en commun par l’Union et les États membres, en dotant les institutions européennes d’un système de gestion des frontières placées sous la surveillance d’une agence, « Frontex », non sans simplifier en la matière les décisions prises dorénavant à la majorité qualifiée par le Conseil des ministres en « codécision » avec le Parlement européen.
Conséquence mécanique de cette irrésistible dépossession des prérogatives séculaires de notre pays : l’incapacité juridique pour la France à définir seule sa politique migratoire et à l’appliquer à l’intérieur de ses frontières comme bon lui semble.
Parmi maints exemples récents de cette impotence d’Etat, citons l’impossibilité pour la France de pouvoir procéder dorénavant à l’expulsion des étrangers en situation irrégulière selon son droit propre, depuis l’avis rendu le 21 mars 2011 par le Conseil d’Etat qui invalide sur ce point la règlementation française, au profit d’une directive européenne moins répressive en la matière, dite « directive retour ».
Point de départ d’une nébuleuse affaire qui, depuis lors, agite passablement les couloirs des préfectures : le 16 décembre 2008, le Parlement européen avait adopté cette directive retour qui réglemente en pratique les conditions du rapatriement des étrangers clandestins vers leurs pays d’origine ou vers un autre pays de l’Union européenne, notamment en leur offrant un délai de sept à trente jours, que le droit français ne leur accordait pas jusqu’à présent, pour quitter « volontairement » le pays dans lequel ils ont été interpellés en situation irrégulière.
Cette norme européenne, plus favorable que la législation française, devait être transposée au sein des Etats de l’Union avant le 24 décembre 2010, ce que le Parlement français n’a pas été en mesure de réaliser à cette date. Dans l’attente de sa transposition dans notre législation, qui ne sera pas effective avant la fin du premier semestre 2011, les Sages du Palais-Royal ont donc considéré, dans cet avis opposable aux juridictions administratives françaises, que la directive retour était directement applicable en droit français et que les étrangers en situation irrégulière pouvaient donc immédiatement s’en prévaloir pour échapper à leurs expulsions.
S’appuyant par anticipation sur cette interprétation juridique, que le principe contraignant de primauté du droit européen sur le droit des Etats rendait malheureusement inévitable, les tribunaux administratifs aussi bien que les Juges des libertés et de la Détention ont ainsi annulé partout en France, depuis le début de l’année 2011, des centaines d’autorisations préfectorales de reconduites à la frontière !
Cette faille juridique qui mine tant le système français des expulsions, les pouvoirs publics s’appliquent pour l’heure à en trouver discrètement la parade, dans la plus grande précipitation toutefois : les préfets sont à présent invités par la place Beauvau à notifier au clandestin, placé en garde à vue, son droit de retourner librement dans son pays d’origine, par ses propres moyens, pendant une durée de sept à trente jours. En d’autre termes, les Préfets ne seront plus fondés en droit à procéder immédiatement à la reconduite à la frontière des 40.000 à 60.000 étrangers interpellés chaque année en situation irrégulière, le plus souvent à l’occasion de contrôles d’identité inopinés, laissant ainsi aux intéressés un mois de liberté pour se réfugier aussitôt dans la clandestinité, en toute impunité…
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Chacun voit bien que notre pays est enfermé désormais dans un épouvantable carcan européen qui le prend littéralement en tenaille : dans l’incapacité de dire et d’appliquer librement le droit qui doit être le sien, en fonction d’intérêts propres dont elle se doit d’être le seul juge, la France ne peut pour autant s’en remettre avec confiance à des autorités européennes qui ont fait preuve de longue date, en matière de gestion des flux migratoires, d’un laxisme frappé du sceau d’un dessein idéologique, celui qui voudrait au fond imposer sournoisement aux peuples européens, sans autrement recueillir leurs consentements, une nouvelle donne migratoire mondiale qui imposerait, au diapason de l’Histoire, l’ouverture programmée des frontières de notre continent.
Comme en écho au célèbre roman de Jean Raspail, Le Camps des Saints (1973) qui décrivait, dans une étonnante vision prophétique, le débarquement sur la Côte d’Azur d’un million de réfugiés indiens, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, dit craindre un « exode biblique » de migrants venus de Libye, en cas de renversement du régime de Mouammar Kadhafi, allant même jusqu’à évoquer « une vague de 200.000 à 300.000 immigrés » (Corriere della Sera, 23 février 2011).
L’histoire de l’Humanité nous enseigne qu’il n’existe aucun déterminisme à redouter par principe et que la fiction peut fort heureusement ne pas devenir réalité. Assurément, il n’est jamais trop tard pour réagir, dans un sursaut vital, dès lors que l’on ne se trompe pas d’objectif stratégique. Celui-ci tient, en définitive, pour nos compatriotes, en quelques mots essentiels : restaurer partout l’entière capacité de la France à conduire effectivement une politique indépendante, conforme à ses intérêts autant qu’à ceux de son peuple, à l’intérieur comme hors de ses frontières souveraines. Dans la volonté salutaire des peuples à ne pas laisser leur échapper la maîtrise de leurs destins, quoi de plus urgent pour la France que d’œuvrer prioritairement à son émancipation résolue de la tutelle bruxelloise, si castratrice, en se débarrassant ainsi définitivement des fers qui l’enchainent implacablement à l’Union européenne.
Karim Ouchikh – 26 mars 2011
http://www.gaullisme.fr/2011/03/28/flux-migratoires-et-union-europeenne-la-france-desarmee/