Les banques centrales, une affaire d’Etat
10/03/2011 18:28 par rgrs
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Les banques centrales, une affaire d’Etat
10/03/2011 18:28 par rgrs
La politique monétaire est une politique comme les autres
Ce n’est pas sans un certain plaisir que j’ai lu dans « Le triomphe de la cupidité » de Joseph Stiglitz, un plaidoyer contre l’indépendance des banques centrales. Pour lui, « la politique économique implique des arbitrages – des perdants et des gagnants – et on ne peut laisser ce genre de décision aux seuls technocrates. (…) La politique monétaire demande d’arbitrer entre chômage et inflation. » La politique monétaire est une politique comme les autres…
Un argument d’efficience à double tranchant
Bien sûr, certains affirment que des banquiers centraux sont plus efficaces pour conduire la politique monétaire, que les hommes politiques auraient tendance à baisser les taux trop vite, ne pas les monter assez, qu’ils pourraient agir de manière démagogique. Et il est vrai qu’à voir certains déficits, cet argument n’est pas totalement dénué de sens. Cependant, les banquiers centraux indépendants n’ont rien fait pour contrer l’immense bulle des actifs des années 2000.
Bref, l’argument d’efficacité est déjà contestable en pratique, tous les organismes de contrôle indépendants ayant totalement échoué à prévenir la crise de 2008. Mais surtout, cette théorie porte en elle une remise en cause radicale de la démocratie. En effet, si on considère que des banquiers centraux défendent mieux l’intérêt général que les hommes politiques, pourquoi n’en serait-il pas de même pour la gestion du budget ? Ne faudrait-il pas alors confier le budget de la France à la Cour des Comptes ?
Pour une Etatisation des banques centrales
Bref, tant d’un point de vue efficacité que démocratie, il est essentiel de remettre en cause l’indépendance des banques centrales en Occident, un accident de l’histoire qui repose sur l’expérience de deux pays. En effet, aux Etats-Unis, ce sont les banques centrales des Etats qui ont constitué la Fed il y a un siècle, en dehors de l’action de l’Etat central. Et en Allemagne, la Bundesbank a été rendue indépendante suite à l’hyperinflation d’entre deux-guerres.
Mais sur le principe, rien ne justifie l’indépendance d’une banque centrale, à moins d’être un néolibéral dogmatique (croyant que la monnaie est un voile) et fondamentalement un peu antidémocratique. Parce que les banques centrales ont une influence majeure dans les choix de politique économique d’un pays, il est essentiel qu’elles rapportent au ministre de l’économie, et, qu’in fine, ce soit le gouvernement qui décide des grands choix de politique monétaire.
Il faut mettre fin au dogme délétère de l’indépendance des banques centrales. Cette anomalie n’est pas injustifiée en Allemagne, où cela correspond à un consensus national. Mais ailleurs, il s’agit d’une véritable monstruosité anti-démocratique qu’il faut combattre.
Laurent Pinsolle
Qui sème le vent récolte la tempête
10/03/2011 15:57 par rgrs
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Qui sème le vent récolte la tempête
10/03/2011 15:57 par rgrs
Les sondages n'engagent que ceux qui y croient (un peu comme les promesses). Certes, ils sont une photographie de l'opinion publique à un moment donné concernant un sujet précis. Mais ils n'ont rien d'une science exacte. Ainsi, le « coupe de semonce » donnant Marine Le Pen en tête au premier tour de l'élection présidentielle avec 23% des voix devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry (tous deux à 21%) doit être relativisé. Déjà, parce que Dominique Strauss-Kahn, chouchou des sondages et des médias, n'est pas proposé. Ensuite, parce que l'abstention est de 35% (un niveau historique jamais atteint). De plus, parce qu'il y a une multitude de candidatures à droite comme à gauche, et que celles-ci ne sont pas certaines puisque l'on peut se douter que UMP comme PS feront tout pour les empêcher, désormais. A cela, n'oublions pas de rajouter qu'il se peut bien qu'un réflexe de « vote utile » joue pour les électeurs de droite comme de gauche afin d'éviter de voir leur favori se faire éliminer et ainsi permettre à l'autre camp de l'emporter (car ne rêvons pas, Marine Le Pen n'a aucune chance d'être élue). Enfin, le principal élément qui doit nous permettre de relativiser cela est que nous sommes à quatorze mois de la présidentielle de 2012... Quatorze mois avant leur élection, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy étaient donnés battus. De fait, il nous faut prendre avec des pincettes les résultats de ce sondage Harris Interactive pour Le Parisien Dimanche. Cependant, on ne peut nier qu'il y a là de quoi s'inquiéter. Était-ce pour autant imprévisible ? Certainement pas. Pour au moins trois raisons.
Des facteurs conjoncturels...
A vrai dire, depuis pas mal de temps, je suis persuadé – et je le suis plus que jamais – qu'un des représentants des deux grands partis politiques français et favoris de la présidentielle ne sera pas au second tour et que Marine Le Pen y sera. Reste à savoir lequel sera absent... J'ai ma petite idée, mais je ne la dévoilerai pas pour l'instant, par peur de paraître ridicule dans quatorze mois (surtout que l'on ne sait pas ce qu'il peut se passer d'ici là).
En réalité, vu la situation actuelle, il n'y a pas de quoi être très étonné de voir Marine Le Pen si haut dans les sondages. En effet, l'idée de l'UMP de lancer un débat sur l'islam – puis finalement sur la nature et le contenu de la laïcité, par peur de stigmatiser les musulmans – a évidemment favorisé le FN et sa présidente. Si l'initiative peut paraître, selon les points de vue, soit nauséabonde, soit bienvenue, elle ne pouvait jouer qu'en défaveur du PS et de l'UMP. Du PS, parce que quoi qu'il en dise, les Français ont des inquiétudes concernant la deuxième religion de France et que ce n'est pas en niant cette réalité, en faisant comme si tout allait très bien, qu'ils réussiront à attirer les électeurs, et plus particulièrement l'électorat populaire, à eux. De l'UMP, parce que c'est le parti majoritaire, qu'il est au pouvoir depuis 2002, qu'il a eu donc neuf ans devant lui pour débattre puis agir... et surtout pour agir. Car ce que l'on demande à la majorité au pouvoir c'est d'agir pas de débattre. Un gouvernement n'a pas à organiser de débats, ce n'est pas son rôle. D'autant que le terme de « débat » a pu paraître inquiétant pour son propre électorat, induisant la possibilité que l'État pourrait faire de nouveaux « accommodements raisonnables » (comprendre « compromissions ») et revenir sur certains principes laïcs et républicains pour un peu plus s'enfoncer dans le communautarisme. Bien que, depuis, le président de la République comme le Premier ministre aient clairement fait comprendre, ainsi que le patron de l'UMP Jean-François Copé, qu'il n'en était pas question, le doute s'est insinué dans l'esprit d'une partie de leurs électeurs, prêts à se tourner dès lors vers celle qui ne cesse de dénoncer « l'islamisation de la France », à savoir Marine Le Pen. En 1806, l'État n'avait pas organisé de débat pour forcer les juifs de France à s'assimiler et à conformer leurs principes religieux à ceux du Code Civil. Il l'avait imposé, de force, se considérant dans son bon droit. Mais n'est pas Napoléon Ier qui veut...
Par ailleurs, second facteur conjoncturel, mais qui est de grande importance : les révolutions arabes. En effet, il apparaît aujourd'hui, de manière plus en plus flagrante, qu'il existe un véritable risque d'immigration massive en provenance des pays d'Afrique du nord – et d'Afrique en général, puisque ces pays empêchaient les immigrés en provenance d'Afrique subsaharienne de remonter jusqu'en Europe et en France. Or, voilà qui fait évidemment peur aux Français. Et Marine Le Pen sait jouer sur cette peur, n'hésitant pas à surenchérir ou fabuler sur le nombre d'immigrés qui pourraient arriver (plusieurs millions en quelques jours, selon elle). Et cela marche, comme le dit bien dans son sondage, Jean-Daniel Lévy. D'où la volonté de Paris de maitriser au mieux cette possible nouvelle vague migratoire et de prendre des mesures coordonnées – notamment avec l'Italie – pour éviter ce risque.
… et une lame de fond
Cependant, il existe un véritable mouvement en faveur de Marine Le Pen, qui n'est pas lié à la conjoncture, mais se révèle structurel. En effet, on peut remarquer depuis plusieurs mois, si ce n'est plusieurs années, un véritable rejet du « système » par les Français. Rejet de la mondialisation soi-disant « heureuse » (quand elle se traduit par des régressions sociales et une désindustrialisation pour nos compatriotes), rejet de l'Union européenne supranationale, technocratique et élitiste, scepticisme de plus en plus marqué et réel concernant les mesures de sauvetage de l'€ (que de plus en plus de Français voient comme facteur d'inflation, de chômage et de stagnation économique), rejet du multiculturalisme bienheureux que l'on a voulu nous imposer alors qu'il est contraire à notre tradition (l'histoire montrant que, si l'uniformité culturelle de notre pays n'a jamais existé, le Peuple français a toujours eu du mal à accepter les grandes divergences en son sein). Or, Marine Le Pen ne cesse de dénoncer la mondialisation financière, l'Union européenne apatride, l'€ condamné à mourir à terme à moins que l'on ne décide de tuer les Peuples et le multiculturalisme qui ferait que les Français seraient désormais étrangers dans leur propre pays. Et cela est bien plus inquiétant pour les partis traditionnels. Car ni le PS ni l'UMP n'ont jamais remis en cause leur adhésion totale à la mondialisation, à l'européisme, à l'€ et à une certaine forme de multiculturalisme (bien que l'UMP semble quelque peu évoluer – en façade seulement ? – sur le dernier point). De fait, il leur sera très difficile de faire reculer Marine Le Pen et le FN sans revenir aux fondamentaux républicains et sans renoncer à une partie du corpus intellectuel qui structure leur pensée politique depuis près de quarante ans. En sont-ils capables ? Rien n'en est moins sûr. Mais qu'ils fassent attention, car qui sème le vent récolte la tempête.
http://blogdunpatriote.canalblog.com/
Pendant que la Gauche s'amuse et s'atomise et bien Sarkozy organise sa future victoire !
10/03/2011 15:53 par rgrs
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Pendant que la Gauche s'amuse et s'atomise et bien Sarkozy organise sa future victoire !
10/03/2011 15:53 par rgrs
Si, certains, comme Jean-Luc Mélenchon,n'ont vu que manipulation et bidonnage, pour notre part, si l'on se donne la peine de regarder le sondage Harris Interactive et bien il nous enseigne - qu'outre les intentions de vote pour la leader du FN se situent en hautes eaux (23-24 %) mais - qu'aussi la Gauche est à un faible niveau (aux alentours de 40 %), atomisée, dispersée et désunie faisant le jeu de la droite - pourtant pas des plus fringantes. Surtout que Sarkozy semble engager la seconde phase préparatoire à son lancement pour 2012. Cette seconde phase a pour objectif d'obtenir le maximum de défection ou d'abandon de candidature à droite.
Sarkozy organise les défections et les abandons de candidatures sur la partie droite de l'échiquier politique !
Alors qu'à droite, Sarkozy commence à organiser « les abandons de candidature » des rivaux concurrents notamment celui de Villepin. Peut-être que dans quelques semaines, nous apprendrons qu'il n'y a plus de candidat du Nouveau Centre et que peut-être que Nicolas Dupont-Aignan n'a pas les 500 signatures. Sarkozy aura alors déblayé le terrain à droite et il n'aura que sur son flanc droit Marine Le Pen et sur son flanc gauche François Bayrou.
Malgré des records d'impopularité, et bien, il reste entre 1/5 et 1/4 des intentions de vote pour le Chef de l’État. Si d'aventure des défections à droite notamment tant du côté du centre que de la mouvance gaulliste se faisaient jour et bien cela changerait le donne et pourrait mettre un Sarkozy, même en perte de vitesse entre 25 et 30 % ce qui est loin d'être négligeable surtout que la gauche est divisée comme jamais.
L'absence de convergences pour une alternative républicaine de Salut public va se payer fort pour la gauche, pour la République, pour la France !
Ce blog a souvent appelé à des convergences pour une alternative républicaine de Salut Public autour notamment du plein retour à la souveraineté pour notre pays et de la refondation républicaine, laïque et jacobine de la France.
Une adresse à l'attention de Jean-Luc Mélenchon, de Jean-Pierre Chevènement et de Nicolas Dupont-Aignan a été faite par les initiateurs du Manifeste Jacobin et par les animateurs de ce blog. Rien de concret n'a pu être entamé ni envisagé. Hélas, trois fois hélas ! Chacun préférant vaquait à ses occupations et autres passes-temps favoris : le Front de Gauche rabougris et la friction médiatico-politique pour le premier ; la posture sur un aventin et les alliances avec le PS localement pour le second ; la vallée étroite de la droite gaulliste et le cavalier seul anti-euro pour le troisième.
La conséquence de tout cela nous la voyons aujourd'hui dans ce sondage annonçant l'extrême droite au sommet des intentions de vote en vue de la présidentielle, dans une abstention massive aux prochaines cantonales et dans la société du spectacle médiatico-politique lamentable qui font désespérer les citoyens.
La Gauche ne semble pas voir ce qui se prépare !
Divisée, en partie atomisée, n'ayant - notamment pour ses composantes de « l'autre gauche » (« gauche radicale : PG, NPA, PCF, LO, FASE ») aucune perception de l'urgence du sursaut républicain, jacobin et souverain que doit engager notre pays, la Gauche semble se complaire dans un tel état de décomposition !
La Gauche tous partis confondus n'est pas prête, ni politiquement, ni programmatiquement, ni stratégiquement, ni sur le sursaut républicain. Décidément elle semble ne rien apprendre, ne rien retenir de l'Histoire et des scrutins électoraux. La Gauche n'est pas prête mais elle par contre divisée comme en 2006 un an avant l'échéance de 2007.
La gauche après avoir abandonné la classe ouvrière à l'abstention ou à l'extrême droite et bien semble laisser les principes et concepts républicains tels que la laïcité, l'unité et l'indivisibilité de la nation à l'extrême droite. La Gauche, après s'être pieds et mains liés à l'idéologie européiste du libre échange, semble maintenant abandonner à l'extrême droite la lutte contre le capitalisme, la mondialisation, la baisse des salaires et le démantèlement de l'état providence. Quelle défaite idéologique se prépare la gauche ! Quel retournement historique !
Nous savons que le programme de l'extrême droite n'est pure démagogie mais tout de même ! La gauche, qui préfère le sociétal, l'urbain, l'écologie et le libre échange, chers aux classes moyennes et à la petite bourgeoisie urbaine et péri-urbaine, ferait mieux de se ressaisir et de se saisir des questions de l'emploi industriel et agricole, d'une véritable politique économique volontariste, de la question de la souveraineté nationale, de la refondation républicaine et laïque du pays, de la désintégration de l'école qui transmet les savoirs, de la sécurité des personnes et des biens, du rayonnement et de la puissance de la France dans le monde, de la sortie de notre pays de l'UE et de l'Euro.
Ni Mélenchon, ni Laurent, ni Chassaigne, ni Besancenot, ni Artaud, ni Autain, ni Aubry, ni DSK, ni Royal, Ni Hollande ne semblent s'en rendre compte !
La droite, elle, est en ordre de bataille, Sarkozy met en marche la machine à défection, comme nous le rappelions plus haut. Pendant ce temps, le PS organise ses caucus « qui vont déchirées » et la gauche radicale reste dans la voie de garage avec son passe temps favori faire et refaire le Front de Gauche rabougris !
Bref, pour conclure, nous dirons que pendant que la Gauche s'amuse et s'atomise et bien Sarkozy organise sa future victoire !
Salut et Fraternité.
Sonia Bastille, Darthé-Payan et Gilles Fabre.
http://darthe-payan-lejacobin.over-blog.com/
Gérard Longuet : Ministre sans biographie officielle ?
10/03/2011 15:43 par rgrs
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Gérard Longuet : Ministre sans biographie officielle ?
10/03/2011 15:43 par rgrs
Les administrateurs des sites du gouvernement sont-ils si débordés qu'il n'aient pas trouvé le temps de mettre à jour la fiche biographique de Gérard Longuet, le nouveau ministre de la Défense. Ou bien ce dernier réfléchit-il encore à son contenu ?
Le dimanche 27 février 2011, Nicolas Sarkozy annonçait se séparer de Michèle Alliot Marie sa ministre des affaires étrangères. Nommant en lieu et place Alain Juppé qui cédait son poste à Gérard Longuet. Claude Guéant de son côté remplaçant Brice Hortefeux à l'intérieur.
Comme à chaque remaniement, la suppression de la fiche du ministre sur le site du gouvernement est quasi immédiate et celle de son remplaçant met quelques jours à être complétée. Ce qui n'est pas le cas d'Alain Juppé dont la fiche biographique existait déjà, puisqu'il était membre du gouvernement. Elle y figure également sur le site de son ministère
Par contre, pour l'actualisation des fiches de Claude Guéant et Gérard Longuet, ce n'est pas encore totalement fait. En effet, en se rendant sur la page individuelle des deux ministres, à la rubrique « biographie» on peut lire : « En cours de mise à jour »
Simple problème d'intendance diront certains ! Certainement puisqu'en utilisant le lien de la rubrique « Coordonnées » de la page de Claude Guéant on arrive sur le site du ministère de l'intérieur ou en cliquant sur « le ministre/claude guéant » on trouve une biographie datée du 28/02/2011 où on trouve des informations depuis le :
01/05/1969 où il fut : Elève de l'E.N.A. (Promotion Thomas More) jusqu'au 16/05/2007 date de son dernier poste : Secrétaire général de la Présidence de la République
En ce qui concerne Gérard Longuet, il suffit donc de faire la même opération pour découvrir que sur le site du ministère de la Défense à la rubrique « Le ministre» on trouve l'information suivante : « Sur proposition du Premier ministre, le Président de la République a nommé Gérard Longuet, ministre de la défense et des anciens combattants. La passation de pouvoir avec son prédécesseur, Alain Juppé, se déroule à l’hôtel de Brienne, le mardi 1er mars. Premier geste symbolique de sa prise de fonction, le ministre va raviver la flamme du souvenir sous l’Arc de Triomphe en fin de journée » ou la liste des membres de son cabinet. mais en contrepartie, un magnifique photo officielle du ministre à télécharger !
A moins que les administrateurs du site soient facétieux et aient caché la biographie dans le site, on est bien obligé de constater qu'on ne trouve aucune indication biographique sur le ministre.
Il faut dire que pour trouver une biographie officielle de Gérard Longuet sur le net, c'est assez difficile. Hormis Wikipedia dont les contenus peuvent être sujets à caution, il faut se rabattre sur le blog de Gérard Longuet qui présente ... Un texte indiquant sa joie de rejoindre le gouvernement et où il rappelle sa « fidélité à notre région Lorraine que j’ai servi 12 ans comme Président »
Alors sur sa fiche du Sénat ?
Et bien non, puisque celle-ci indique simplement la profession d'administrateur civil et que le lien Web proposé est celui de son blog (voir plus haut )
Il faudra donc, en attendant que le ministre confie une biographie aux administrateurs des sites du gouvernement se contenter de celle, bien courte de France24 « Écarté du gouvernement lors du remaniement ministériel de novembre dernier malgré les promesses de Nicolas Sarkozy, Gérard Longuet a finalement décroché le portefeuille qu’il lorgnait depuis plusieurs mois. Nommé dimanche à la Défense, le sénateur de la Meuse et président du groupe UMP au Sénat a ainsi succédé à Alain Juppé.
Cette nomination marque son retour au gouvernement, après une saga judiciaire de plus de quinze ans qui lui avait coûté son poste de ministre de l’Industrie dans le gouvernement Balladur en 1994 et enrayé son ascension au sein de la droite française. Poursuivi dans une affaire liée au financement de sa villa à Saint-Tropez, puis mis en examen pour le financement présumé occulte du Parti républicain, il a bénéficié de plusieurs relaxes et non-lieux, et a été définitivement blanchi en février 2010 de toutes les accusations qui pesaient contre lui.
Il débute tôt sa carrière politique en participant en 1964 à la création du mouvement d’extrême-droite Occident avec Alain Madelin. Un temps proche du Front national, il se tourne finalement vers le Parti républicain à la fin des années 70
Ses petites phrases assassines et propos mal contrôlés lui ont valu une réputation d’électron libre dans la sphère sarkozienne. Des saillies verbales qui lui ont aussi valu des critiques acerbes, notamment lorsqu’il s’est opposé à la nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité), au motif "qu'il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l’accueil de tous nos compatriotes »
Mais, comme tous les français, monsieur le ministre, nous sommes impatients de pouvoir lire votre version officielle ...
Slovar
http://slovar.blogspot.com/
Marine Le Pen en tête en 2012 : entre manipulation et vague de fond
10/03/2011 15:34 par rgrs
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Marine Le Pen en tête en 2012 : entre manipulation et vague de fond
10/03/2011 15:34 par rgrs
Alors que les problèmes s'amoncellent et que les échéances se rapprochent rapidement, les médias et les politiques se passionnent pour l'irruption inattendue mais tellement prévisible de Marine Le Pen au second tour des présidentielles de 2012. Or les sondages qui se multiplient sur cette tendance marquent à la fois une évolution tangible de la situation, et une nouvelle manipulation autant dramatique que desespérée pour s'accrocher à tout prix à un pouvoir dont ils ne savent rien faire de bon.
Si l'on prend la peine de replacer les différents votes aux élections présidentielles de ces vingt dernières années dans leur vraie logique, on découvre que le vote pour Marine Le Pen représente aujourd'hui la continuité remarquablement constante des choix précédents du peuple français (1).
Entendons-nous bien, les français n'adhèrent pas dans leur immense majorité aux discours anti-immigrés et d'extrême-droite du FN, ni aux idéologies nauséabondes dont ce parti politique est issu (nous visons le terreau idéologique traditionnel : une strate de collaboration bourgeoise vichyste et une autre de pieds noirs OAS anti-gaullistes)
En revanche, il faut constater que le projet porté actuellement par MLP est l'un des plus proches de l'aspiration légitime et urgente d'un peuple qui n'en peut plus :
Les français ne veulent pas, et n'ont jamais voulu de cette dissolution masquée dans une mondialisation libre-échangiste globale à laquelle les destinent leurs élites au pouvoir depuis 20 ans. Ils ne veulent pas offrir leur identité, leur richesse et l'avenir de leur pays à la cupidité rapace de fonds de pension anonymes.
Ce qui porte cette vague de fond, c'est moins une réaction anti-islam que la volonté de faire exécuter les obligations pesant sur les dirigeants d'un pays, telles qu'elles découlent du pacte social liant l'ensemble des français à leur communauté nationale.
De ce point de vue, cette vague de fond est irresistible et paraît difficile à combattre. En tout état de cause, elle ne va pas s'amenuiser, et il faut s'attendre régulièrement à de nouveaux sondages qui porteront au plus haut les intentions de votes (qui ne sont pas des votes - rappelons-le) en faveur de souverainistes républicains réels ou perçus comme tels(2).
Comme je l'ai déjà écrit, la clé du succès en 2012 se situe là et nulle part ailleurs.
Toutefois, l'apparition soudaine de sondages à 14 mois des élections, aussi opportunément mis en scène à un moment où l'UMP a tant de mal à se rassembler autour de Nicolas Sarkozy pose question.
La manipulation devient grossière. Les avantages tirés de la panique déclenchée aussi loin avant le vote par de tels sondages profitent aux deux partis dits "de gouvernement", qui partagent une même politique économique et sociale.
Ils peuvent ainsi espérer à nouveau confisquer le débat sur des alternatives et ainsi continuer à s'accrocher sans projet, sans idées, à un pouvoir qu'ils ne méritent plus. S'ils parvenaient à nouveau à leurs fins, il existe un risque sérieux que la réaction populaire deviennent violentes, devant l'échec des modes normaux de renouvellement des dirigeants. Certains commencent à prédire une telle hypothèse vers le milieu de la décennie, si le blocage actuel devait continuer.
Alors que la période dans laquelle nous sommes est cruciale pour l'avenir de notre pays il est en effet très regrettable que le débat politique se limite à un leitmotiv répété jusqu'à la nausée du "vote utile".
Car qu'est-ce que le vote utile dans une République digne de ce nom ? Je vais y revenir très rapidement dans un prochain billet.
Par Verdun
(1) voir ce que j'ai écrit précèdemment.
(2) Je reste en effet dubitatif sur la sincérité et l'ampleur de la conversion "frontiste" au souverainisme républicain, qui si elle était avérée représenterait une véritable "révolution copernicienne" de l'extrême droite.
http://bleuhorizon.over-blog.com/article-marine-le-pen-en-tete-en-2012-entre-manipulation-et-vague-de-fond-68946107.html
Maurice Allais, résistant
10/03/2011 15:24 par rgrs
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Maurice Allais, résistant
10/03/2011 15:24 par rgrs
Maurice Allais, résistant
Par Gaël Nofri
Paradoxe français, Maurice Allais était le seul économiste français à avoir reçu le prix Nobel d’économie, mais aussi le seul dont aucun de nos dirigeants politico-médiatiques n’aient jamais voulu écouter les analyses et les réflexions. C’est que, n’appartenant à aucune famille politique, l’homme n’hésitait pas à prendre des positions iconoclastes, au risque de choquer par la liberté de ses analyses : il s’était notamment exprimé en faveur de la défense de l’agriculture française par la mise en place d’une « préférence locale » ou encore pour la préservation de l’industrie nationale par une politique protectionniste qu’il jugeait « non seulement justifiée, mais absolument nécessaire ».
Un intellectuel qui, quoique se définissant lui-même comme libéral, n’était pas un adversaire acharné de la notion même de frontière dénotait dans le paysage français. Loin de l’idée largement répandue par les adeptes de la « bien-pensance » selon laquelle l’idée nationale, la protection des économies et le maintien des frontières étaient l’apanage de sous-diplômés, alcooliques, ignares et limités, le personnage de Maurice Allais rassurait. Il rassurait tous les Français qui pensent que la zone euro, la construction européenne sans cesse élargie et la mondialisation sans frontière ne sont pas des choix économiques pertinents.
Résistant, mais terroriste aux yeux des élites médiatico-financières, Maurice Allais avait été condamné par les gardiens vigilants des dogmes mondialistes. Car dans le monde qui nous dirige, et la crise récente l’a encore prouvé, nul ne cherche à écouter des économistes qui « raisonnent juste » ; ce que l’on exige ce sont des théoriciens qui vont dans « le bon sens ». Qu’importe l’erreur, et même si le système s’effondre, on prend les mêmes et l’on recommence, comme si de rien était, comme si les réalités vécues ne comptaient pas et que seule importait la chimère des lendemains sans frontière, d’un monde apatride et donc forcément plus heureux…
Que l’on soit tout ou partie d’accord avec lui, Maurice Allais était un grand français qui eut, outre sa réflexion et son Nobel, l’immense mérite de nous rappeler qu’une contestation est toujours possible et que les schémas que l’on nous impose peuvent, et méritent, d’être remis en cause.n
Chronologie de la 5e République sous Charles de Gaulle (3)
10/03/2011 15:15 par rgrs
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Chronologie de la 5e République sous Charles de Gaulle (3)
10/03/2011 15:15 par rgrs
Janvier à juin 1959
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Charles de Gaulle, premier Président de la Ve République

15 janvier. Michel Debré à l’Assemblée nationale.

le pape Jean XXIII

Houphouët-Boigny

Anthony Eden

Léon Noël, premier Président du Conseil constitutionnel de la Ve République
* Léon Philippe Jules Arthur Noël est un diplomate et homme politique français, né le 28 mars 1888 à Paris, décédé le 6 août 1987 aux Monins à Toucy (Yonne). Haut fonctionnaire puis ambassadeur avant-guerre, il représente le ministère des Affaires étrangères lors de la négociation d’armistice dans la clairière de Rethondes en mai 1940 qu’il refuse de signer. Engagé dans la Résistance, gaulliste, il sera le premier président du Conseil constitutionnel de la Ve République de 1959 à 1965.
** Comme lors des élections municipales du mois précédent, on retrouve une certaine stabilité dans la répartition des sièges, qui reste conforme à celle du dernier Conseil de la République de la IVe République puisque 84 % des sortants sont réélus. La gauche conserve 40 % des sièges et compense partiellement sa déroute des législatives de 1958. Nombre de députés battus aux élections législatives précédentes retrouveront d’ailleurs, à cette occasion, un nouveau mandat : Jacques Duclos, Gaston Defferre, Edgar Faure, François Mitterrand, etc.
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1er janvier : La France accepte la mise en vigueur d’une première phase du Marché commun. À Cuba fuite du général Batista, proaméricain, remplacé par Fidel Castro, « progressiste». 3 janvier : Troubles au Congo belge, notamment à l’instigation de Patrice Lumumba, « progressiste ». Instruction personnelle au général Maurice Challe.
6 janvier : Ordonnance prolongeant la scolarité obligatoire jusqu’à seize ans.
7 janvier : Ordonnance portant sur l’intéressement des travailleurs aux profits des entreprises.
8 janvier : Le général de Gaulle prend ses fonctions de président de la République et de la Communauté française, nomme M. Michel Debré Premier ministre et prend des mesures de clémence à l’égard de rebelles algériens.
9 janvier : Formation du gouvernement de M. Debré.
10 janvier : Nomination de M. Raymond Janot au secrétariat général de la Communauté. Ordonnance sur l’organisation générale de la Défense. M. Khrouchtchev propose un projet de traité de paix avec les deux Allemagnes et la création d’une ville libre de Berlin.
13 janvier : Mesures d’amnistie
14 janvier : Signature d’un accord culturel, scientifique et technique franco-soviétique. Entretiens avec M. Tsiranana, président de la République malgache, et avec M. Fanfani, président du Conseil italien.
15 janvier : Message du général de Gaulle au Parlement réuni en session extraordinaire. Discours de Michel Debré.
17 janvier : Le Soudan et le Sénégal forment la fédération du Mali projetée en conférence à Bamako les 29 et 30 décembre précédents. De Gaulle écrit au général d’armée Ely (Sujet : l’Algérie)
20 janvier : Voyage aux États-Unis et entretiens avec M. Dulles et M. Mikoyan, ministre soviétique.
30 janvier : Allocution radiotélévisée du général de Gaulle notamment sur le principe de la séparation des pouvoirs.
31 janvier : Désignation des ministres chargés des affaires communes de la Communauté (défense, diplomatie et monnaie).
3-4 février : Première session du Conseil exécutif de la Communauté.
5-10 février : Entretiens du général de Gaulle à l’Élysée avec MM. Dulles, secrétaire d’État aux États-Unis, Boganda, président de la République centrafricaine, Moktar Ould Daddah, Premier ministre de Mauritanie., Mamadou Dia, Premier ministre du Sénégal, Yaméogo, Premier ministre de Haute-Volta, et Tsiranana, président de la République malgache.
14-17 février : Voyage du général de Gaulle à Toulouse (Haute-Garonne), à Perpignan (Pyrénées-Orientales), à Foix et Pamiers (Ariège), à l’Isle-Jourdain, Auch et Mirande (Gers), à Tarbes (Hautes-Pyrénées), à Billère, Lacq, Mourenx et Pau (Pyrénées-Atlantiques).
19 février : La Grande-Bretagne accorde l’indépendance à Chypre en y conservant deux bases.
20 février : Nomination des membres du Conseil constitutionnel par les présidents de la République, du Sénat et de l’Assemblée nationale. M. Léon Noël* est nommé à sa présidence.
21 février : Visite du général de Gaulle à l’École normale supérieure.
21 février-3 mars : Voyage à Moscou de M. Macmillan, Premier ministre britannique, illustrant la détente après la crise de Berlin.
28 février : Entretien du général de Gaulle à l’Élysée avec M. Spaak, secrétaire général de l’OTAN.
2-3 mars : Deuxième session à Paris du Conseil exécutif de la Communauté.
4 mars : Entretien du général de Gaulle à Marly avec le chancelier Adenauer.
7 mars : Les forces françaises navales de la Méditerranée sont retirées au commandement de l’OTAN.
8-15 mars : Élections municipales. Environ 40 % des élus sont favorables au gouvernement.
10 mars : Entretien du général de Gaulle à l’Élysée avec M. Macmillan.
11 mars : Lettre de Charles de Gaulle au président Eisenhower concernant la politique allemande
12 mars : Entretien du général de Gaulle à l’Élysée avec M. Houphouët-Boigny, ministre d’État du gouvernement français et Premier ministre de la Côte-d’Ivoire.
19 mars : Insurrection au Tibet menée par les lamas et progressivement écrasée par l’armée populaire chinoise.
20 mars : Entretiens du général de Gaulle à l’Élysée avec MM. Segni et Pella, respectivement président du Conseil et ministre des Affaires étrangères d’Italie, ainsi qu’avec M. Ahidjo, Premier ministre du Cameroun.
25 mars : Conférence de presse du général de Gaulle à l’Élysée, consacrée à la politique étrangère (Berlin, sécurité européenne, ligne Oder-Neisse frontière occidentale de la Pologne), à l’Algérie, à l’OTAN et à l’aide aux pays sous-développés.
13 avril : Entretiens du général de Gaulle avec MM. Senghor, président de l’Assemblée du Mali, Modibo Keita, président du Mali, Mamadou Dia, Premier ministre du Sénégal, et Lamine Gueye, président de l’Assemblée sénégalaise.
16 avril : Conférence arabe au Caire pour la défense des intérêts pétroliers.
16-19 avril : Voyage du général de Gaulle à Sens et Auxerre (Yonne), Clamecy et Nevers (Nièvre), Montluçon, Vichy et Moulins (Allier), Mâcon, Chalon-sur-Saône, Le Creusot et Autun (Saône-et-Loire), Beaune et Dijon (Côte-d’Or).
21 avril : Organisation de la Défense (courrier à Michel Debré)
22 avril : Entretien du général de Gaulle avec le général Vanier, gouverneur général du Canada.
24 avril : Visite de Fidel Castro, chef du gouvernement révolutionnaire cubain, aux États-Unis.
25 avril : Entretien à l’Élysée du général de Gaulle avec sir Anthony Eden, ministre des Affaires étrangères de Grande-Bretagne. Courrier à Harold Macmillan, premier Ministre de Grande Bretagne.
26 avril : Conformément à la Constitution, renouvellement du Sénat à la suite des élections municipales de mars précédent**.
27 avril : Élection de Liu Shaoqi à la présidence de la république populaire de Chine.
28 avril : Entretien du général de Gaulle à l’Élysée avec M. Herter, secrétaire d’État des États-Unis.
28 avril-6 mai : Le général de Gaulle se rend aux Floralies internationales au rond-point de la Défense, à la finale de la coupe de France de football à Colombes et à la Foire de Paris à la porte de Versailles.
4-6 mai : Troisième session à Paris du Conseil exécutif de la Communauté. Entretiens à l’Élysée avec MM. Houphouët-Boigny, Premier ministre de Côte-d’Ivoire et président du Conseil de l’Entente, Fulbert Youlou, Premier ministre du Congo, David Dacko, Premier ministre de la République centrafricaine, et Moktar Ould Daddah, Premier ministre de Mauritanie.
7-9 mai : Voyage du général de Gaulle à Bourges dans le Cher, à Issoudun et Châteauroux dans l’Indre, à Orléans dans le Loiret, à Blois en Loir-et-Cher, à Tours et Amboise en Indre-et-Loire.
10 mai : Le général de Gaulle préside la cérémonie commémorative de la victoire de 1945 à l’Arc de Triomphe à Paris, reportée au dimanche suivant le 8.
11 mai : Ouverture à Genève de la Conférence des Quatre (États-Unis. URSS, Grande-Bretagne et France), avec participation d’observateurs des deux Allemagnes, sur le statut de Berlin et les traités de paix allemands. Sans résultat, elle sera ajournée le 20 juin.
25 mai : Lettre au général Eisenhower. La France, l’Otan et la Défense.
12 mai-2 juin : Entretiens du général de Gaulle à l’Élysée avec MM. Houphouët-Boigny, président du Conseil de l’Entente, Modibo ibo Keita, président du Mali, S A R Norodom Sihanouk, chef de l’État cambodgien, S A I Reza Pahlavi, chah d’Iran, S A R Moulay Hassan, prince héritier du Maroc.
5-7 juin : Voyage du général de Gaulle à Aurillac, Murat et Saint-Flour dans le Cantal, au Puy et à Brioude en Haute-Loire, à Issoire. Clermont-Ferrand et Thiers dans le Puy-de-Dôme, à Roanne, Saint-Étienne et Saint-Chamond dans la Loire.
9 juin : Visite du général de Gaulle à l’École polytechnique.
10-11 juin : Entretiens du général de Gaulle à l’Élysée avec MM. Modibo Keita, président du Mali, Willy Brandt, bourgmestre de Berlin, et Moktar Ould Daddah, Premier ministre de Mauritanie.
13 juin : Le général de Gaulle visite le Salon de l’aéronautique au Bourget.
18 juin : Le général de Gaulle préside les cérémonies anniversaires de l’appel du 18 juin 1940 à l’Hôtel de Ville de Paris, à l’Arc de Triomphe et au Mont-Valérien.
19 juin : Entretien du général de Gaulle à l’Élysée avec M. Menzies, Premier ministre australien.
20 juin : Allocution du général de Gaulle à la Sorbonne à la distribution des prix du Concours général des lycées, collèges et écoles normales. L’URSS dénonce ses accords nucléaires du 15 octobre 1957 avec la République populaire de Chine.
23-27 juin : Voyage du général de Gaulle en Italie : à Milan le 23 ; à Brescia, San Martino, Solferino et Rome le 24 ; au Capitole de Rome et à la villa Madame le 25 ; au palais Farnèse, ambassade de France où il reçoit MM. Gronchi, président de la République, et Segni, président du Conseil d’Italie le 26 -, au Vatican le 27, où il est reçu par Sa Sainteté Jean XXIII.
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http://www.gaullisme.fr/?p=12873
Taxe sur les transactions financières européenne: les pour et les contre
10/03/2011 14:16 par rgrs
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Taxe sur les transactions financières européenne: les pour et les contre
10/03/2011 14:16 par rgrs
Mardi a été voté au Parlement européen, par 360 voix contre 299 (et 12 abstentions), un amendement favorable à l'instauration d'une taxe sur les transactions financières européenne.
Voici les votes des parlementaires européens français:
1) Ont voté pour:
- l'unique élue CAP 21 (Corinne Lepage, élue sous l'étiquette MoDem)
- 3 élus du Front de Gauche sur 5 (Jacky Hénin, Patrick Le Hyaric et Jean-Luc Mélenchon)
- 2 élus FN sur 3 (Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen)
2) Ont voté contre:
- 5 élus UMP sur 29 (Philippe Boulland, Joseph Daul, Jean-Paul Gauzès, Dominique Riquet et Dominique Vlasto)
- l'unique élu MPF (Philippe de Villiers)
3) S'est abstenu:
- un élu FN sur 3 (Bruno Gollnisch)
4) N'ont pas voté:
- 2 élus UMP sur 26 (Rachida Dati et Maurice Ponga)
- 2 élus PS sur 14 (Kader Arif et Stéphane Le Foll)
- 2 élus du Front de Gauche sur 5 (Élie Hoarau et Marie-Christine Vergiat)
Laurent de Boissieu
http://www.ipolitique.fr/
Le Pen, le Nouvel Obs et Marianne: une leçon d'histoire
10/03/2011 14:03 par rgrs
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Le Pen, le Nouvel Obs et Marianne: une leçon d'histoire
10/03/2011 14:03 par rgrs
Dans son dernier numéro, le Nouvel Observateur, par les signatures de Laurent Joffrin et Ariane Chemin, mettent gravement en cause Marianne2 et Philippe Cohen, les accusant de «décontaminer» les idées du Front national. Philippe Cohen leur répond ci dessous.
Quand j’étais petit, j’étais trotskiste. J’ai passé de longues après-midi ensoleillées – je vivais en Provence - à étudier, sous la dictée de brillants intellectuels, comment les staliniens, dans les années 1930, faisaient le lit du fascisme grâce à la fameuse théorie du social-fascisme. En Allemagne, en Italie ou en France, des bureaucrates déguisés en savants marxistes mettaient dans la tête des ouvriers que l’ennemi prioritaire n’était pas constituée par les hordes de chemises brunes qui défilaient dans les rues la main levée, mais par les braves sociaux-démocrates qui détournaient les masses de l’esprit révolutionnaire. Et tandis que la droite proclamait plutôt Hitler que le Front Populaire, les partis communistes beuglaient qu’Hitler était moins dangereux que les chefs des partis socialistes.
C’est à cette leçon d’histoire, grand classique des écoles de formation trotskistes et à cette fameuse théorie du social-fascisme que me fait songer la dernière livraison du Nouvel Observateur de ce matin.
Revenu pour la troisième fois au Nouvel Observateur, il tient à cœur à Laurent Joffrin de réorienter le journal à gauche. Il a donc voulu frapper un grand coup. L’actualité s’y prête quand les pauvres bobos urbains que nous sommes pensent, en s’asseyant sur la banquette du métro, que l’un des quatre voyageurs pourrait voter Marine Le Pen. Donc logiquement, dans un numéro consacré à la montée de la Présidente du FN, le Nouvel Observateur se devait de réfléchir sur les responsabilités de chacun. Le journal pourrait, par exemple, déplorer que ni le PS ni le Parti de Gauche ni Europe Ecologie n’aient lancé de grande campagne d’indignation contre les 83 milliards de profits des entreprises du CAC 40 en 2010 (le double de 2009). Il pourrait inciter ces mêmes partis à dénoncer le fait que, dans la France de 2011, 25% de salariés gagnent moins de 750 euros. Il pourrait remettre en cause la façon dont toute une gauche, qui ne fut pas sous-représentée au Nouvel Observateur, a diffusé l’idée que l’industrie était ringarde et que notre avenir résidait dans les nouvelles technologies et les services.
Or, l'Obs fait tout l’inverse : si Marine Le Pen prospère d'après l'Observateur et Joffrin, ce serait d’abord grâce au travail de « préparation idéologique » menée par des individus louches ... dans mon genre (voir l'article ci-dessous). Une grande partie de l’éditorial de Laurent Joffrin et un article d’Ariane Chemin désignent les anciens de la Fondation Marc Bloch qu’avec quelques amis, j’ai créé en 1998, comme les premiers responsables de la « lepénisation des esprits ». Ceux-là, donc, « décontamineraient la pensée FN ». Passons sur le fait que ladite Fondation n’a jamais été réputée pour accueillir des médecins et des notaires mais plutôt des profs et des journalistes et qu’elle n’existe plus depuis huit ans. Passons sur le fait qu'une enquête élémentaire sur le destin de ses adhérents démontrerait qu'on retrouve beaucoup d'entre eux dans toutes les écuries de la gauche et de la droite, de Mélenchon à Sarkozy en passant par Montebourg, Bayrou,etc.
Contrairement à ce qu’écrivent Laurent Joffrin et Ariane Chemin, je ne me suis jamais revendiqué du souvernainisme ni du national-républicanisme, étiquette qui se voulait infamante inventée par Edwy Plenel en 1998 pour stigmatiser la Fondation Marc Bloch (1) que, déjà à l’époque, les bien-pensants désignaient comme un dangereux rassemblement « rouge-brun ». Et puisqu'elle m'accuse d'être un « passeur » de l’idéologie lepéniste, j’attends d’Ariane Chemin qu’elle communique aux lecteurs du Nouvel Observateur ou de nouvelobs.com les nombreux articles que j’ai écrit sur l’identité nationale ou l’islam. Qu'elle le sâche, il y en a fort peu. Je m'intéresse davantage à la mondialisation et à la crise, souvent, en effet, pour critiquer les faiblesses de la gauche sur ce terrain.
Plus embêtant encore : Laurent Joffrin évoque un « Républicain national de Marianne » derrière lequel les lecteurs de l’Obs n’auront aucun mal à me désigner puisque ma photo figure en gros pour illustrer l’article d’Ariane Chemin. Nous voilà donc ramenés au social-fascisme à la mode Joffrin : je serais donc l’un des « passeurs » de l’idéologie frontiste. Pourquoi ? Quel crime ai-je commis ? Ai-je sauté sur les genoux de Jean-Marie Le Pen ? Suis-je parti en vacances sur son bateau en Méditerranée? Non, j’ai, dans un article publié le 17 janvier, évoqué la « sophistication » du programme mariniste et repéré une influence « chevènementiste ». J’invite donc Laurent Joffrin à lire l’enquête que Marianne publie dans son prochain numéro. Il y lira qu’en effet d’anciens chevènenmentistes influencent aujourd’hui la présidente du Front et font partie de son cabinet.
Voilà plus d’un an en effet que je m’efforce, dans mes articles sur « le relais influent » que constitue selon Ariane Chemin, Marianne2, d’alerter les électeurs de gauche et les républicains en général sur la menace que constitue Marine Le Pen aujourd’hui : un véritable hold up sur la doctrine et les valeurs républicaines. De la même façon que Le Pen père avait préempté le drapeau tricolore abandonné par la gauche dans les années 80, Le Pen fille tente de récupérer la laïcité et l'égalité abandonnées par une grande partie de la gauche au profit de ce qu’elle appelle la diversité, le nouveau concept utilisé pour remplacer la « différence » exaltée dans les années 1980. Qui rend donc un fier service au Front national ? Ceux qui veulent nous rejouer à la virgule près la « quinzaine anti-Le Pen » de 2002 et se contenter de dénoncer la lepénisation des esprits ? Cet anti-fascisme d'opérette a largement fait la preuve de son inefficacité. Le numéro d’anti-fascime signé Joffrin est d’autant plus désolant je partage son analyse sur la responsabilité de la gauche dans la percée mariniste (1): son refus d’accepter que certains quartiers populaires sont moins sûrs que les environs du Flore, son oubli de la nation au profit d’une Europe aujourd’hui en panne, son adhésion totale au libre-échangisme le plus débridé, sa passivité face à la finance, tout cela a éloigné le peuple de la gauche. Celle-ci est donc, tout autant que la droite responsable de la percée lepéniste. Et Laurent Joffrin devrait comme moi dénoncer ces Jean Moulin de pacotille qui, par leur ignorance de la vraie situation du peuple, offrent un boulevard à quatre voix au Front national.
Philippe Cohen - Marianne
(1) Notre ami Régis Debray lui avait fort bien répondu dans un petit livre - Le Code et le glaive, Albin Michel -dont le temps, me semble-t-il, a bonifié la valeur.
(1) J’ai publié quelques livres (Le Bluff républicain en 1997 et Protéger ou disparaître en 1998) et des dizaines d’articles sur ces thèmes.
Montebourg: pour une diplomatie de transformation du monde
10/03/2011 10:01 par rgrs
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Montebourg: pour une diplomatie de transformation du monde
10/03/2011 10:01 par rgrs
Pour Arnaud Montebourg [1], les révolutions arabes ont dévoilé une image ternie d'une diplomatie française qui a renié ses principes. Le socialiste appelle à la réinventer, en la fondant sur les valeurs universelles qui ont été celles de la France.
Nous assistons ces dernières semaines à l’une de ces extraordinaires accélérations de l’histoire, portées par le sursaut de peuples longtemps privés de liberté et d’espoir. En Tunisie, en Égypte et en Libye, la démocratie et la liberté gagnent la bataille des idées. Le torrent démocratique, impétueux et romantique ne s'arrêtera pas là, malgré le prix élevé payé par les peuples. D’Alger à Tripoli, de Sanaa à Amman, les jeunesses arabes protestent pacifiquement pour obtenir la liberté de réclamer leur dû dans le partage inégal de la richesse. Elles utilisent Facebook, Twitter et Wikileaks et partagent avec nous des valeurs qui nous sont chères. Les opinions publiques arabes viennent de monter sur la scène politique, demandent des comptes aux pouvoirs, et ont organisé elles-mêmes la meilleure défaite d'Al Qaïda en préférant les marches de protestation pacifiques aux actions terroristes et au djihadisme. Désormais, le statu quo est intenable. Les régimes ne s’y sont pas trompés, qui, pour beaucoup, se sont résolus à lâcher du lest. Au Yémen, en Jordanie, en Algérie des réformes politiques et des mesures économiques ont été annoncées, insuffisantes.
Pour les peuples – y compris en Tunisie – le chemin est encore long. Le risque est d’abord celui, qu’une fois l’onde de choc passée, ne soient engagées que des réformes de façade et étouffée toute contestation ; et, qu’une fois de plus, l’occident détourne les yeux de peur d’une déstabilisation régionale ou de l’arrivée au pouvoir de régimes islamistes radicaux ; ces peurs sur lesquelles les autocrates ont misé pour s’assurer la complaisance des démocraties occidentales.
Ce serait là une lourde erreur. Car c’est précisément par l'instauration audacieuse d'un solide état de droit qui luttera contre la corruption et les abus de pouvoir, et d'une démocratie délibérative qui autorisera la répartition de la richesse et tempérera les impatiences sociales que passe la stabilité en Tunisie, en Égypte et dans toute la région. Si ce chemin démocratique n'est pas emprunté, l’islam radical, qui prospère quand la démocratie n’a rien à offrir, recommencera son travail.
Ce scénario du pire n'est pas programmé. Nous ne sommes pas dans l’Iran de 1979, et il semble peu probable que ces jeunesses, adeptes d’Internet et des réseaux sociaux, soient prêtes à se laisser gagner par les sirènes d’un nouveau pouvoir obscurantiste et les tenants du fascisme vert. Notre propre histoire a montré que le chemin vers la démocratie est long. Chaque nation emprunte sa propre voie, selon ses traditions, sa culture et sa volonté. Nous ne devons ni chercher, ni nous attendre à ce que s’instaure, dans le monde arabe, une vie et un débat politique décalqués des nôtres. La Turquie a montré que les formations politiques d’inspiration islamique pouvaient non seulement se combiner avec une laïcité constitutionnelle, mais porter l’aspiration des populations à la démocratie et à la modernité. Tout ne nous plaira peut-être pas. Et alors ? La démocratie n’est-elle pas d’abord un apprentissage perpétuel, dont nous ne sommes certainement pas exemptés ?
La France par sa diplomatie affairiste, connivente et corruptible, s'est laissée embringuer par les dictateurs déchus, reçus en grand carrosse par l'Elysée, et faisant de Ben Ali, Moubarak et Khadafi les piliers de notre politique méditerranéenne. Les révolutions tunisienne, égyptienne et libyenne, et nos hésitations face à la contestation qui naît en Algérie et ailleurs, mettent à nu les slaloms hypocrites de la diplomatie française, prétendument fondée sur la défense des libertés fondamentales et des droits de l’homme, mais en réalité orientée vers la défense d'intérêts à courte vue, quand il ne s’agit pas d’intérêts privés, ou pire d'intérêts personnels de dirigeants sans envergure, comme nous les collectionnons ces temps-ci. Sauf à perdre le peu de crédibilité internationale qui lui reste, la France doit retrouver la force d’une diplomatie ferme, assise sur ses principes, ainsi que la stature du message universel émancipateur installé dans la génétique de son histoire, et qui lui a valu le respect des peuples, parfois même de leurs dirigeants les plus éloignés de nous, y compris lorsque nous nous opposions à leur politique. Oui, la France peut et doit avoir les intérêts solides de ses valeurs, et non les valeurs flottantes et opportunistes de ses intérêts d'affaires, au demeurant sans grande efficacité.
C'est une diplomatie de transformation que nous devons réinventer.
Si pour les Français et la France le monde doit se transformer, alors, comme Lamartine le prôna en 1848 en s'adressant aux peuples européens, comme François Mitterrand à Mexico en 1981, s'adressant aux damnés de la terre, comme Barack Obama en 2009 dans son discours du Caire, notre diplomatie doit viser à changer le monde avec ceux d'abord qui veulent le transformer, en portant et mettant nos valeurs universelles en partage. Nous avons perdu notre influence et notre âme à fermer les yeux sur des Etats policiers et à entretenir des réseaux de corruption pour d’illusoires et coûteux grands contrats. Dans le monde arabe, en Asie ou ailleurs, la faiblesse ou la cupidité de notre politique étrangère n’ont jamais attiré le respect.
Pourtant, choisir de construire partout l'État de droit par la démocratie, c'est choisir le développement et la prospérité par le partage des richesses créées, et augmenter la force de nos idées sociales, tout comme notre influence dans le monde. Cette diplomatie de transformation, sereine et ferme sur ses valeurs, c’est l’exact inverse de la « diplomatie de compromission », celle des réseaux de financement des campagnes électorales et des échanges de services entre des oligarchies qui épuisent les ressources au sud et détruisent l'économie et le travail au nord, qui ne s’adresse qu’aux hiérarques enfermés dans leurs pouvoirs frauduleux, repliés sur d’étroits cénacles et coupés de la réalité violente et cruelle des inégalités sociales d'un capitalisme mondialisé qui a perdu la tête.
Une diplomatie de transformation, c’est une diplomatie qui représente nos espoirs et non pas nos peurs. On attend de la France qu’elle défende les droits de l’individu et la capacité des peuples à forger leur propre destin, non pas qu'elle les craigne. C’est une diplomatie du possible qui rend la France indispensable quand les signes de dérive des régimes autoritaires apparaissent avec la montée des tensions et de la corruption. En lieu et place, a émergé une diplomatie bridée par l'autocensure à laquelle s’astreignent les diplomates lorsqu'il s'agit des chasses gardées de l'Élysée ; cette diplomatie qui perd le nord et renie les principes mêmes de notre République en nous couvrant de honte ; cette diplomatie, somme toute, indigne de la France et indigne de nos diplomates, qui, partout dans le monde, mettent leur énergie et leur talents au service de notre pays, de sa réputation et de son honneur.
Face au vent d’espoir qui soulève les nouvelles générations de Tunisie, d'Égypte, de Libye, d’Algérie, et d’ailleurs, réinventer notre diplomatie pour transformer avec eux le monde, c’est retrouver le sens de l’histoire et de la grande politique arabe de la France. Car, par peur de l’islamisme et par volonté d’alignement sur les thèmes et la vision dangereuse des néoconservateurs américains, nous n’avons pas seulement ignoré les revendications morales et matérielles, sociales et démocratiques de ces peuples, nous avons également refusé de considérer qu’ils pouvaient avoir un destin en écrivant l'histoire. Mais ces grands peuples arabes que nous avons tant méprisé sont en train de renaître, dans une commune aspiration à la dignité et à la démocratie, en inventant le mouvement mondial du « Dégagisme », loin de l’islamisme radical d’hier, donnant aujourd’hui à l’Occident et au reste du monde une fabuleuse leçon de morale et de démocratie. Appuyons nous sur cette nouvelle force qui émerge pour imaginer avec eux le nouveau monde celui que nous transformerons ensemble.
Arnaud Montebourg - Tribune
[1] Arnaud Montebourg est député de Saône et Loire, Président du Conseil général de Saône et Loire, candidat à la primaire socialiste