Egalité hommes-femmes: quand l’Europe tourne à l’absurde

07/03/2011 09:34 par rgrs

  • Egalité hommes-femmes: quand l’Europe tourne à l’absurde

    Egalité hommes-femmes: quand l’Europe tourne à l’absurde

    07/03/2011 09:34 par rgrs

J’ai d’abord cru à un poisson d’avril un peu en avance. Puis, j’ai vu la sinistre Viviane Reding expliquer sérieusement à la télévision qu’une décision de la « cour de justice » européenne va abolir toute discrimination entre les hommes et les femmes dans les contrats d’assurance.

Ubu règne dans le machin européen

La lutte contre les discriminations n’est pas injuste par principe. Mais, là, il faut dire que les juges européens n’ont vraiment pas peur du ridicule. Les compagnies d’assurance différenciaient en effet les primes d’assurance automobiles en fonction du sexe des assurés du fait que les hommes ont nettement plus d’accidents que les femmes. La décision de la « cour de justice » européenne va donc aboutir à un relèvement important des primes pour les femmes.

Parallèlement, les primes de santé et de retraites seront également affectées. En effet, il y avait une différenciation assez logique du fait que les hommes vivent sensiblement moins longtemps que les femmes, ce qui impliquait des coûts non égaux. Mais, non, de même que cette Europe a décidé que la Turquie est en Europe, au mépris de la géographie, dans sa folie bureaucratique et normative, elle a décidé d’abolir une partie de la réalité pour les assureurs.

Délires eurocrates

Tant qu’à lutter contre la discrimination entre les hommes et les femmes, cette Europe pourrait également imposer l’égalité dans le port des chaussures à talon : après tout, pourquoi les femmes seraient-elles les seules à se voir imposer ce supplice ? Les mardi, jeudi et samedi seraient réservés aux chaussures à talon, pour tous, les lundi, mercredi et vendredi aux chaussures plates, pour tous. Dans leur grande bonté, les eurocrates pourraient laisser les citoyens libres le dimanche.

De même, Viviane Reding pourrait également demander une directive imposant la suppression des pissotières, qui ne peuvent être utilisées que par les hommes, nouvelle discrimination scandaleuse contre les femmes. Enfin, il est inacceptable que la nature ait fait que les femmes soient plus petites que les hommes. Il convient donc de donner des hormones de croissances aux petites filles pour permettre aux femmes de ne plus être prises de haut par les hommes.

Le machin européen encore à côté de la plaque

Le continent vient tout juste de traverser sa pire crise économique depuis quatre-vingt ans. Le chômage est au plus haut. Des pays sont littéralement saignés pour honorer des créanciers dont la plupart ont pourtant été sauvés par les États qu’ils rançonnent aujourd’hui. Et cette Europe qui n’a absolument rien fait pour éviter une nouvelle crise financière ou aider les peuples (mais qui n’oublie pas les banques) vient demander aux assureurs de fermer les yeux sur la réalité !

Il y a vraiment quelque chose de monstrueux avec cette Europe. Dogmatiquement néolibérale pour certaines questions (liberté de mouvement pour les capitaux, les biens ou les personnes, de manière à désarmer les États-nations), elle semble parfois s’inspirer de l’URSS par certains penchants bureaucrates et uniformisateurs comme ici. En outre, de quoi se mêle cette « cour de justice » pour aller interdire aux assureurs de prendre en compte la réalité pour calculer leurs primes !

Merci donc à cette Europe, jour après jour, de montrer son vrai visage par l’absurdité de ces décisions. Tous les jours nous nous rapprochons du moment où les peuples finiront par refuser les délires de ces commissaires et de ces juges.

Laurent Pinsolle

http://www.gaullisme.fr/?p=12830

La tentation Marine Le Pen ne séduit pas que les électeurs

07/03/2011 09:20 par rgrs

  • La tentation Marine Le Pen ne séduit pas que les électeurs

    La tentation Marine Le Pen ne séduit pas que les électeurs

    07/03/2011 09:20 par rgrs

Le sondage Harris-Parisien qui annonce Marine Le Pen en pôle position au premier tour affole la droite et la gauche. Elle instille le pire des poisons dans la campagne présidentielle : celui de tuer le débat démocratique légitime au nom d'une nouvelle injonction du genre «Tout sauf Le Pen».


Cela nous pendait au nez depuis un moment. Cela pendait, surtout à celui, de nez, des chefs de l'UMP et du PS : un sondage Harris-Interactive nous apprend que Marine Le Pen serait en tête du premier tour de l'élection présidentielle avec 23% si celle-ci avait lieu maintenant et qu'elle y était opposée à Marine Aubry et à Nicolas Sarkozy (21%).

Bien sûr, un sondage n'est pas une élection, Mai 2012 est encore loin et le leader du Front national est la seule à être entrée en campagne. Mille évènements - un rebond de la crise, la non-candidature de Sarkozy, voire, sait-on jamais, la mobilisation de la gauche autour d'un vrai programme, l'évolution du monde arabe, une crise en Chine, etc - peuvent changer la donne profondément.

Bien sûr, le choix des commanditaires du sondage de ne tester ni Ségolène Royal, ni François Hollande, ni surtout Dominique Strauss-Kahn jette un doute sur leurs intentions réelles : pourquoi éliminer ces trois candidats ? Pourquoi tester, en revanche, Dominique de Villepin qui ne s'est pas davantage avancé que DSK ?
SI l'on s'en tient à une analyse strictement politicienne, le résultat de ce sondage est utile à deux des candidats : Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn. Pourquoi ?
Concernant le Président l'interprétation est évidente : au moment où Nicolas Sarkozy incite ses partisans à éviter toute candidature de division - François Fillon
samedi dans le Figaro, Xavier Bertrand et Dominique Paillé dans le Parisien - le sondage montre que la droite a intérêt à se rassembler derrière un candidat unique et à réserver la technique du râteau - plusieurs candidats pour ratisser plus de voix - pour d'autres occasions.
Or, soyons en certain, le Président n'est pas homme à organiser une primaire à droite. Il dispose encore de vrais atouts - le pouvoir et l'argent rien que ça - pour éliminer toute velléité de candidature dissidente à droite. A ce sujet, les gesticulations d'un Villepin ou d'un Borloo ne doivent pas illusionner : faisons confiance à Sarkozy pour trouver des moyens persuasifs pour les faire renoncer à leur petit tour de manège présidentiel, même si le chef de République solidaire dispose désormais, avec 7% d'intentions de vote, d'un levier sérieux pour obtenir du Président quelques concessions de taille.

Mais le sondage Harris-Le Parisien est tout aussi utile aux partisans de DSK. Chacun sait que, lui présent dans l'étude, elle aurait annoncé un deuxième tour DSK-Marine Le Pen, laquelle serait alors devant Sarkozy. Le sondage apparait donc comme un vibrant plaidoyer en faveur d'une gauche unie derrière le Président du FMI. Ou bien, à tout le moins pour une limitation des candidatures à gauche, à fortiori d'ailleurs si DSK n'y allait pas. Désormais, Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, Olivier Besancenot  seront stigmatisés avec l'étiquette infamante : « Attention, ce candidat peut amener un nouveau 21 avril! »


Marine Le Pen ? Un rêve de second tour à droite et peut-être à gauche

Car une chose est sûre : si les sondages qui arrivent ne prédisent rien, ils agissent sur le débat politique ici et maintenant : l'effet d'une illusion n'est pas forcément une illusion. Et l'hypothèse, même improbable, d'une possible qualification politique de Marine Le Pen au second tour, va peser lourd dans les stratégies politiques des uns et des autres. Allons même plus loin : la percée de Marine Le Pen peut tuer le débat démocratique du premier tour en l'organisant autour de la peur d'un nouveau 21 avril. A l'endroit ou à l'envers, selon le camp dans lequel on tricote sa pelote. Le terrible sondage CSA-Le Parisien souligne un drôle de paradoxe : désormais le candidat de l'UMP comme celui du PS va rêver d'affronter Marine Le Pen au second tour pour mettre de son côté toutes ses chances de gagner. Pour Nicolas Sarkozy, cette hypothèse est même en train de devenir la seule lui permettant d'espérer la victoire. Dès lors, la priorité absolue, à droite comme à gauche va être d'éliminer tous ses concurrents et d'imposer une candidature unique dans son camp.

Voilà une très mauvaise nouvelle, pire encore peut-être que celle constituée par le score du FN. Car imaginons un instant que chacun, à droite ou à gauche devienne en effet « raisonnable ». Imaginons que Besancenot et Dupont-Aignan n'obtiennent pas leurs 500 signatures, qu'Eva Joly puis Jean-Luc Mélenchon renoncent pour prendre le risque de voir leur camp éliminé au premier tour. Une telle occurrence serait un formidable cadeau pour le Front National. Nous avons vécu « le tout sauf Le Pen » au second tour de mai 2007, et nous risquons maintenant d'avoir un « Tout sauf Le Pen » au premier tour de mai 2012. Ce magnifique progrès  aboutirait à ce que les partis de droite et de gauche disposent ainsi d'un programme commun! Marine Le Pen serait alors très confortable pour, durant toute la campagne, dénoncer « l'UMPS et » démontrer encore plus facilement qu'elle seule incarne la rupture et le changement. Transformer le premier tour en quasi-triangulaire serait le meilleur moyen de lui faire la courte échelle.

Bref, la tragédie qui se profile - mais le pire n'est jamais sûr - offre peu de bonnes solutions pour la conjurer. Sauf à prendre à bras le corps le symptôme qu'incarne le Front National, dont Marcel Gauchet avait eu l'intuition dès la fin des années 1980 : le FN risque de devenir l'unique expression possible d'une version effrayante du retour de la lutte des classes à l'heure de la mondialisation neolibérale : dans les derniers sondages, Marine Le Pen séduit deux fois plus d'ouvriers que Sarkozy ou DSK ! Pour contrer le Front national, traiter les questions de l'identité nationale, de l'islam ou de l'immigration ne sont pas  ou plus des solutions suffisantes n'en déplaise aux Buisson et Copé (qui vient de commander à un institut de sondage une consistante étude qualitative sur Marine Le Pen). Ces sujets, s'ils existent, ont une dimension qui reste périphérique pour les Français séduits par le vote Le Pen. Ce qui compte pour eux, c'est le chômage, les délocalisations, le pouvoir d'achat, les salaires et l'avenir de leurs enfants paupérisés. Toutes angoisses pour lesquelles, malheureusement, le discours n'est peut-être plus une arme suffisante.
Philippe Cohen - Marianne
 
Dessin : Louison
 

Dominique de Villepin, invité de Dimanche Soir Politique sur I-Télé

07/03/2011 09:14 par rgrs

  • Dominique de Villepin, invité de Dimanche Soir Politique sur I-Télé

    Dominique de Villepin, invité de Dimanche Soir Politique sur I-Télé

    07/03/2011 09:14 par rgrs

Dominique de Villepin était dimanche soir l'invité de Dimanche Soir Politique sur I-Télé et France Inter, en collaboration avec Le Monde et Dailymotion.

De A comme alternative à V comme vision politique, retrouvez dans ce billet ses principales déclarations.

Alternative: "Je vais proposer une alternative à la politique qui est menée".

Attentes des Français: "Ce qu'attendent les Français, ce sont des réponses économiques sociales".

Candidature en 2012: "Je suis déterminé à avancer, tout en étant très conscient de la difficulté".

Candidature en 2012 (bis): "Je suis un pragmatique. Je crois à l'intérêt supérieur de la France et c'est à partir de là que je prendrai ma décision" pour 2012.

Choix: "Je veux que les Français aient un choix" en 2012.

Conseil Européen extraordinaire du 11 mars: "Est-ce que l'Europe décroche du monde et s'efface ou bien, est-ce qu'au contraire l'Europe reprend position?"

Critiques: "J'ai toujours voulu ouvrir les yeux de la majorité sur des erreurs stratégiques commises depuis le 1er jour" du quinquennat.

Débat: "Je crois qu'il faut avoir le courage de dire qu'il y a des questions qui se posent dans notre pays, mais que nous avons des solutions. (...) Appliquons la loi et faisons en sorte qu'il y ait des propositions qui soient faites."

Dialogue: "Il ne s'agit pas de faire la paix" avec Nicolas Sarkozy. "Je peux accepter d'avoir un dialogue républicain dès lors qu'il s'agit de la France et des Français".

Dignité: "Donner la dignité à chacun permet à chacun de choisir sa vie."

Diplomatie: "Il faut donner une vision à la diplomatie française. (...) Il va falloir redonner son indépendance à la France".

Election de 2007: "L'élection de Nicolas Sarkozy s'est faite sur deux bases: la promesse de réponses concrètes aux Français (...) et la réponse identitaire avec la création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale".

Election de 2012: "L'essentiel, c'est la dynamique. Aujourd'hui, les Français sont dans une logique de rejet".

Europe: "L'Europe doit marcher sur deux pieds: certes la rigueur, mais aussi la croissance".

Faire réussir la France: "La volonté de faire réussir la France, c'est ma seule ambition".

Flux migratoires: "Nous assistons d'abord à un déplacement de population dans cette région du Maghreb".

Front National: "Les solutions du Front National nient la réalité".

Immigration: "Nous avons besoin d'une politique ambitieuse à l'échelle européenne en matière d'immigration."

Islam: Le Chef de l'Etat a "le doigt pointé sur l'Islam et sur les musulmans".

Juppé: "Alain Juppé est un homme de grande qualité et un homme de grand talent".

Justice: "La justice, elle vaut pour tous les Français, quels qu'ils soient. Il faut accepter d'expliquer, de rendre des comptes devant la justice, et tout particulièrement quand on est au pouvoir. (...) Je ne crois pas à la possibilité de s'exempter de cette exigence démocratique".

Justice sociale: "La France a besoin d'un message fort de justice sociale".

Kadhafi menaçant de la présence d'Al Qaïda aux portes de l'Europe s'il tombe: "C'est une chanson que l'on entend sur la scène nationale. C'est la chanson des peurs".

Kadhafi (bis): "N'adressons pas au Colonel Kadhafi le message de nos propres peurs. Adressons lui le message de notre détermination."

Kadhafi (ter): "Je n'ai jamais pensé que le Colonel Kadhafi puisse changer".

Laïcité: "J'ai clairement indiqué au Chef de l'Etat qu'ouvrir le débat sur l'Islam, c'était faire le jeu des peurs."

Le Pen: "La montée du Front National est le résultat de l'abandon de la question sociale au profit de la question identitaire."

Loi de 1905: "On ne touche pas à la loi de 1905".

Maroquin ministériel: "Je ne suis pas aujourd'hui dans la vie politique pour accepter n'importe quelle mission ou maroquin."

Marie-Anne Montchamp demandant à DDV de renoncer à 2012: "Je suis un peu surpris de sa part à elle. Je pense exactement l'inverse: la réponse face à la montée du Front National, c'est l'engagement, c'est la République."

Mouvements des peuples arabes: "Rappelons la chance formidable que constitue ce mouvement des peuples, mouvements non violents qui ne se lèvent pas au nom de l'Islam, qui ne se lèvent pas au nom d'un combat contre Israël, mais qui se lèvent au nom de la dignité et de la justice économique et sociale."

Nouvelle rencontre avec Nicolas Sarkozy, ce lundi: "C'est un dialogue républicain".

Pauvreté: "Il y a environ 8 millions de Français qui vivent avec moins de 750 euros par mois".

Peurs: "C'est en ne remettant pas la question sociale au coeur du débat" que l'on entretient les peurs.

Problèmes des Français: "Les problèmes des Français, c'est le chômage des jeunes, la compétitivité, les hausses de prix."

Procès Chirac: "Je mesure bien l'épreuve que constitue ce procès pour Jacques Chirac. Mais Jacques Chirac a une position courageuse."

Projet présidentiel: "Mon projet a vocation à déboucher quelques mois plus tard sur un programme."

Propositions: "J'ai des propositions très précises à faire sur les préoccupations des Français".

Propositions (bis): "Si j'étais contre Nicolas Sarkozy, je n'accepterais pas la proposition qu'il m'adresse" de le rencontrer à l’Elysée . "Je suis dans une logique de propositions".

Question sociale: "La question sociale a été abandonnée au cours des dernières années."

Question identitaire: "Je crois que le Front National monte dans cette période et je crois que c'est la leçon qu'il faut retenir. Mais ça, nous le savions tous. C'est prévisible. Quelque part, on peut avoir le sentiment que beaucoup a été fait pour cela. C'est d'abord la sanction d'une politique qui n'a pas de résultats. Deuxièmement, c'est la sanction, je le redis parce que c'est important, c'est la sanction de l'abandon de la question sociale au profit de la question identitaire. Je crois que c'est véritablement la traduction concrète de cet échec."

Refondation: "L'enjeu aujourd'hui, c'est la refondation politique, économique et sociale de la France."

Réforme fiscale: "Si on n'est pas capable d'adresser aux Français un message de justice sociale, alors ce n'est pas la peine" d'engager une réforme fiscale.

République Solidaire: "Quand on est tout seul avec 25.000 adhérents, on n'est pas tout à fait tout seul".

Revenu citoyen: "Je propose un revenu citoyen garanti de 850 euros pour chaque Français, qui coûte 30 milliards d'euros et qui sera financé pour moitié par une augmentation de 2 points et demi de TVA" et pour moitié par une hausse de l'impôt sur le revenu.

Révolutions arabes: Il faut "offrir à tous les pays en transition démocratique le bénéfice d'un statut très avancé qui accompagne ces pays vers le développement économique, social et politique".

Révolutions arabes (bis): "Nous devons être prêts à toutes les éventualités", avec "des enjeux encore plus difficiles".

Révolutions arabes (ter): "Nous devons prendre l'initiative d'une force de pays qui sera à disposition de la région, avec l'Union Africaine et la Ligue arabe".

Sérénité: "La responsabilité du Chef de l'Etat, c'est d'apporter de la sérénité".

UMP: "L'UMP s'est enfermée dans une gestion partisane du débat".

UMP (bis): "Je ne crois pas aujourd'hui que l'UMP puisse se sauver de l'intérieur. Les responsables de ce mouvement n'ont pas pris la mesure de la gravité de la situation. Il faut de la hauteur."

Valeurs: "Qu'est-ce que dit Kadhafi? "Si je tombe, vous aurez une invasion, vous aurez du terrorisme et vous aurez du trafic de drogue qui explosera partout dans le pays." Il joue sur les peurs. Eh bien, je crois que le meilleur message à adresser au Colonel Kadhafi, c'est que non seulement nous n'avons pas peur, mais nous croyons dans nos valeurs et nous croyons dans la force des valeurs qui s'expriment aujourd'hui à travers les peuples arabes."

Vision politique: "La vision de la politique, c'est la prise de risque dans les réponses aux Français. Ce n'est pas de manipuler" les sondages.

http://2villepin.free.fr/index.php/2011/03/07/1819-dominique-de-villepin-invite-de-dimanche-soir-politique-sur-i-tele



Le Président pyromane !

04/03/2011 19:10 par rgrs

  • Le Président pyromane !

    Le Président pyromane !

    04/03/2011 19:10 par rgrs

Alors qu'il s'agit d'une source d'inquiétude majeure pour les Français, le président de la République et son gouvernement se préoccupent-ils de l’augmentation prévue du prix du gaz : 5% de plus exigés par GDF, ce qui aboutira à une hausse de 20% en un an alors que le prix d’achat a quant à lui baissé dans le même temps de 30% !?
Essaient-ils de peser sur Jean-Claude Trichet, qui prévoit une augmentation du taux directeur de la Banque Centrale européenne, ce qui fera monter encore un peu plus l’euro et asphyxiera encore plus nos entreprises à l’exportation ?
S’interrogent-ils sur la baisse des effectifs dans les Commissariats qui décourage totalement nos policiers ? Entendent-ils rétablir les contrôles aux frontières nationales comme le permet Schengen ou modifier les règles d’attribution de la CMU qui sert de pompe aspirante à l’immigration clandestine ?
S’intéressent-ils à la grogne des parents d’élèves dans l’Education Nationale au regard du nombre de classes qui n’ont plus d’enseignants en face des élèves ?
Non, bien sûr que non !
Car M. le président de la République est entré en campagne et - sans doute sous le conseil de « grands communicants » (fatigués) - rappelle dans une église avec un air inspiré l’histoire chrétienne de la France. La veille, il était devant le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) pour dire que les racines de la France étaient juives. Le troisième jour, il se rend en Seine Saint Denis pour nous expliquer que l’apprentissage est important, sans avoir la sensation d'enfoncer une porte ouverte ni se poser la question de son bilan en la matière après plus de 3 ans d'exercice du pouvoir.
Ces scénettes de pure communication n’ont aucun sens car elles ne se raccrochent à aucune politique publique cohérente. Elles ne visent qu’à « draguer » les clientèles électorales qui votent encore, alors que de plus en plus de Français ne s'inscrivent plus sur les listes électorales et s'abstiennent aux élections.
Plutôt que de rassembler les Français autour d’un projet structuré, concret, précis, qui réponde par des actes aux problèmes de nos concitoyens, il cherche au contraire maintenant à les diviser. Car derrière cette pseudo-réflexion inspirée sur la chrétienté - alors qu'il n'enfonce que des portes ouvertes puisque les racines de la France sont bien évidemment chrétiennes - il y a surtout une volonté manipulatrice de suggérer que certains en France s'opposeraient à cette évidence.
En fait, Nicolas Sarkozy chercher à se positionner comme un rempart contre un Islam fantasmé, alors qu'il ferait mieux d'exiger tout simplement que les prêches soient en français (ce qu'il ne fait pas), d'interdire les prières dans la rue (ce qu'il ne fait pas) et tout simplement - en fait - de faire respecter les règles de la laïcité (ce qu'il ne fait pas).
Tout cela est indigne d’un Président de la République qui, de surcroît, ne fait absolument rien de concret pour traiter les causes du problème identitaire français. Car son rôle n’est pas de souffler sur les braises, mais au contraire de rassembler les Français quelle que soit leur religion, et d’éviter dans le même temps que de nouvelles populations ne puissent entrer sur notre sol en déstabilisant un peu plus notre fragile équilibre.
Dans ce débat, il est clair que si la gauche n’a rien à proposer et fait preuve d’un angélisme coupable, l’UMP, en gesticulant plutôt qu’en agissant, se trompe radicalement. En ce domaine, il faut d’une part appuyer sur l’accélérateur de l’assimilation (méritocratie à l’école publique, sécurité dans les quartiers, relance de l’emploi par la sortie de l’euro) et appuyer sur le frein (contrôle très strict de l’immigration, démantèlement des filières, lutte contre les communautarismes religieux).
Mais je sais que les Français ne sont pas des imbéciles. Ils ont bien compris que ce cirque ne servait pas leur pays. Ils attendent une autre voie. C’est à nous de leur proposer.
Nicolas Dupont Aignan
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Le-Pr%C3%A9sident-pyromane-%21

ISF : le pari fou du gouvernement

04/03/2011 19:04 par rgrs

  • ISF : le pari fou du gouvernement

    ISF : le pari fou du gouvernement

    04/03/2011 19:04 par rgrs

Décidemment, Nicolas Sarkozy semble bien avoir perdu tout contact avec la réalité. Lancer une réforme de l’ISF à un an de l’élection présidentielle semble bien téméraire quand on se souvient du précédent du gouvernement de Jacques Chirac en 1986.

Une réforme explosive

A la base, le gouvernement souhaite tourner la page de l’abaissement du bouclier fiscal à 50%. Le dé-tricotage du paquet fiscal de 2007 est désormais presque complet après la remis en cause de l’exonération des heures supplémentaires et de la déduction des intérêts d’emprunt immobilier. En effet, chaque année, les médias détaillent par le menu le coût du bouclier fiscal, et les sommes très importantes reversées à des contribuables pourtant très riches…

Mais le gouvernement souhaite utiliser la suppression de cette mesure, qui coûte quelques centaines de millions d’euros par an pour une réforme plus en profondeur de la fiscalité, incluant l’ISF, dont la suppression n’a sans doute été évoquée que pour rendre sa diminution plus acceptable. Car l’ISF rapporte six fois plus que ne coûte le bouclier fiscal. Mieux, son rendement progresse fortement, ce qui assez logique vu l’explosion des hauts revenus depuis une quinzaine d’années.

Du coup, entre les deux options évoquées par François Baroin, le gouvernement a fort logiquement choisi l’option d’une réforme de l’ISF et non sa suppression, ne pouvant guère abandonner 4,5 milliards d’euros de recettes. Plusieurs pistes sont évoquées : une remontée du seuil de déclenchement de l’ISF (au-delà de 1 million d’euros, au lieu de 790 000) et une baisse du taux supérieur (aujourd’hui 1,8% pour les patrimoines les plus importants).

Une réforme injuste

Bien sûr, limiter à 50% le taux d’imposition ne semble pas forcément injuste, d’autant plus que les impôts indirects rajoutent environ 10 points d’imposition. Certains pensent que les impôts sur les revenus du capital sont plus justes d’autant plus que, comme le souligne Le Monde, la France est le seul pays de l’UE à conserver un ISF. Cependant, il faut noter que ces impôts visent également à redistribuer les cartes et, avec l’impôt sur les successions, à limiter la constitution d’une aristocratie de l’argent.

En fait, une telle réforme pose un immense problème de justice. En effet, comme le rapportent Camille Landais et Thomas Piketty, les revenus des 90% les moins riches de la population ont progressé de 4.6% de 1998 à 2006, alors que ceux des 1% les plus riches de 19% (32% pour les 0.1%). Du coup, il est tout de même anormal de baisser l’imposition des plus riches alors que leurs revenus ont beaucoup augmenté et que ceux du reste de la population stagnent.

Pire, ces mêmes économistes viennent récemment de publier une étude dont les résultats sont très surprenants. Le taux d’imposition devient dégressif pour les 4% de revenus les plus élevés, et notamment pour les 2% qui gagnent le plus. Il passe ainsi de près de 50% pour les classes moyennes supérieures et aisées à moins de 35% tout en haut de la pyramide. Dès lors, toute baisse de l’ISF supérieure au montant du bouclier fiscal serait donc parfaitement injuste.

Baisser les impôts des plus riches alors qu’ils sont les seuls à voir leurs revenus progresser depuis 15 ans tout en sachant que l’imposition devient dégressive en haut de la pyramide me semble non seulement injuste, mais également un véritable suicide électoral.

Laurent Pinsolle

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

Rapport Guérini : Aubry dans le déni

04/03/2011 19:00 par rgrs

  • Rapport Guérini : Aubry dans le déni

    Rapport Guérini : Aubry dans le déni

    04/03/2011 19:00 par rgrs

Le rapport Montebourg sur la gestion Guérini semble gêner le PS aux entournures. Il y a deux semaines, le secrétaire à la rénovation socialiste, Arnaud Montebourg, révélait à Mediapart avoir transmis un rapport sur l’état de la fédération des Bouches-du-Rhône à Solférino. Selon ses dires, «l’entourage direct de la première secrétaire a refusé ne serait-ce que d’(en) accuser réception».

Après avoir renvoyé le document à François Lamy le week-end du 20 février, celui-ci a été rendu public mercredi sur le site du Point, alors que depuis l’étau judiciaire se resserre sur Jean-Noël Guérini (Photo). Guérini a décidé de contre-attaquer lors d’un grand meeting tout à sa gloire le 18 février.

Mais l’électrochoc n’est pas parvenu, semble-t-il jusqu’à la direction du PS. Martine Aubry, interrogée ce jeudi, a même osé affirmer au Point: «Il n’y a rien dans ce rapport, pas un élément concret, précis, pas un fait.» «Aujourd’hui, je lis des choses dans la presse, des rapports d’écoutes, mais rien de précis ou de répréhensible… Il faut laisser faire la justice. Pour l’instant, Jean-Noël Guérini n’a même pas été entendu», a ajouté Martine Aubry.

Joint par téléphone mardi, avant même la divulgation du rapport par la presse, François Lamy, député et «conseiller spécial» de Martine Aubry au siège du parti, expliquait déjà à Mediapart: «Honnêtement, il y a beaucoup de déclamatoire et on est dans l’affirmation plutôt que dans les preuves, face à une grande fédé populaire, avec ses avantages et ses inconvénients. Et franchement, nous expliquer que les grands élus ont du poids sur les fédés ne justifie pas en soi une mise sous tutelle.»

Pour ce proche de la première secrétaire, du point de vue du fonctionnement du parti, tout roule. «Les Bouches-du-Rhône relaient les campagnes nationales, participent à la préparation des primaires et ne sont pas sujettes à des problèmes de trésorerie», explique Lamy.

Quant au contexte judiciaire qui entoure aujourd’hui Jean-Noël Guérini, et alors même qu’il devra être réélu à la présidence du conseil général à la fin du mois de mars, après les cantonales, Solférino préfère rester à l’écart de l’instruction. «Je rappelle que les condamnations par voie de presse n’existent pas dans le droit français, dit Lamy. Les écoutes judiciaires, dont on ne sait pas après tout si elles sont vraies, ne peuvent constituer des éléments nous amenant à une prise de décision. De plus, Jean-Noël Guérini n’a pas encore été entendu, et on peut aussi se poser des questions sur les liens qu’entretient la droite avec la presse locale.»

Et Lamy se retrouve du coup sur la même ligne que Guérini. Jeudi matin, un communiqué du Conseil général des Bouches-du-Rhône annonce le dépôt d’une plainte pour diffamation visant Arnaud Montebourg. «Cet élu qui se prend pour un procureur, tient des propos péremptoires sur le Conseil général des Bouches du Rhône, sa gestion et son fonctionnement. Son attitude, digne d’un inquisiteur, est inacceptable», assène le communiqué.

«Contrairement à ce qu’il écrit, la fédération du parti socialiste des Bouches-du-Rhône, actuellement mobilisée par la préparation des élections cantonales des 20 et 27 mars, se porte bien. Au cours de ses dernières années, elle a renforcé ses positions et de grands élus gèrent avec rigueur de grandes collectivités, en apportant une attention constante aux préoccupations des habitants», poursuit le texte.

«Pression sur les élus»

L’état des lieux dressé par Montebourg, à la suite d’une visite en juin dernier dans la fédération des Bouches-du-Rhône, est pourtant accablant. Il décrit une fédération, totalement sous la coupe du conseil général des Bouches-du-Rhône, «machine à distribuer des postes d’élus ou d’employés», où les militants réfractaires peuvent être menacés, évoquant un «clientélisme féodal où la soumission et le culte du chef ont désormais cours».

«Un élu résistant aux méthodes du président m’a fait part de faits de menaces physiques et d’intimidations de la part d’un homme armé se présentant comme défenseur des intérêts du président du Conseil général. Un haut fonctionnaire du Conseil général des Bouches-du-Rhône a expliqué à l’un de ses collègues et confident qu’il avait lui même été menacé ainsi que son épouse et ses enfants, parce qu’il avait refusé de suivre certaines procédures peu orthodoxes. A chaque fois ce sont des hommes apeurés qui s’expriment», écrit Montebourg.

Le secrétaire national à la rénovation, et candidat aux primaires socialistes, évoque aussi une réunion organisée à Marseille en mars 2010 avec les élus socialistes du conseil municipal, au cours de laquelle Guérini aurait menacé ceux qui seraient trop bavards avec la presse. «Je sais avec qui vous parlez, je sais quels journalistes vous voyez, j’ai même le texte de vos SMS…», aurait-il dit. Guérini «accusa deux de nos camarades (…) d’être actionnaires de Bakchich, le site d’information satirique qui a révélé l’existence de l’enquête sur les marchés publics», raconte encore Montebourg.

Le responsable socialiste estime aussi que «l’argent public y (au conseil général, ndlr) est notoirement utilisé pour faire pression sur les élus socialistes afin de s’assurer de leur soutien sans faille -pour ne pas dire leur docilité- quand il ne s’agit pas de leur silence»

La fin des «bonnes blagues» entre hiérarques ?

De fait, et c’est peut-être le plus terrifiant dans cet épisode, le rapport Montebourg ne révèle rien qui ne soit parfaitement connu par la totalité de tous les dirigeants socialistes depuis une dizaine d’années. Mais pour la première fois, les motifs à «bonne blague» des discussions entre hiérarques aussi cyniques que désabusés, en marge des réunions du PS, sont couchés sur le papier d’un document interne.

A l’instar des menaces physiques ou financières faites aux élus émettant quelques doutes sur le système en place. «Il semble quand même que Jean-Noël soit devenu un peu moins “violent” depuis quelque temps, dans ses relations avec les autres», nous déclarait il y a deux semaines un membre du cabinet de Martine Aubry.

Quant à l’anomalie statutaire ayant vu «Jean-Noël Guérini s’autoproclamer président de la fédération en février 2010», alors même que ce titre n’existe pas et que son mandat à la tête d’un exécutif départemental lui interdit de diriger une fédération, là-aussi François Lamy plaide «le pragmatisme»: «C’était un moyen de rassembler après les divergences qui avaient opposé Michel Vauzelle (président de la région PACA) et Jean-Noël Guérini. Et personne alors n’y avait trouvé à redire…»

Par Stéphane Alliès

http://www.gaullisme.fr/?p=12805

Réfugiés: l'Union Européenne en proie à ses vieux démons

04/03/2011 18:56 par rgrs

  • Réfugiés: l'Union Européenne en proie à ses vieux démons

    Réfugiés: l'Union Européenne en proie à ses vieux démons

    04/03/2011 18:56 par rgrs

Confrontée au risque d'une vague d'immigration massive, l'Union Européenne redécouvre son impuissance politique et logistique ainsi que son incapacité à tirer les leçons de son histoire récente, s'accrochant toujours aux vieilles lunes d'une immigration temporaire et canalisée, alors que toutes les tentatives de promotions de retours se sont révélées des échecs.
La fin de l’Histoire est terminée. Après des décennies d’équilibre fragile, à la fin du XXème siècle, le monde a connu et connaît encore une spirale d’événements à l’origine de nombreux bouleversements politiques, géopolitiques et sociaux. Outre les victimes qu’ils ont faites, ces conflits « ont provoqué, au cours de ces dernières décennies, des  déplacements de population, des ondes migratoires improvisées de réfugiés et des exodes de masse. Inévitablement, les changements géopolitiques se transforment donc en changements démographiques et sociaux, qui engendrent de profondes mutations dans le scénario migratoire international et modifient le profil des populations migrantes » écrivaient Cinzia Conti et Marija Mamolo, chercheurs italiens en sciences démographiques dans un ouvrage collectif sur les Migrations internationales.

De tout temps, des circonstances diverses (conquêtes, transferts de population, persécutions, catastrophes naturelles…)
ont contraint des hommes à quitter leur lieu d’habitation pour s’installer ailleurs. Les violences d’Etat apparaissant comme un facteur déclenchant fréquent et prolongé des migrations de population. L’ampleur des massacres de population en Algérie au début des années 90 a entraîné un déplacement massif de population.
De la seconde guerre mondiale à la fin du XXème siècle, les exodes de masse dus aux affrontements armés ont été rares. Le terme de « réfugié » désignant le plus souvent des personnes échappées ou exilées de l’ex-bloc soviétique.  
Depuis la chute du Mur de Berlin, tout a changé. Les migrations forcées de populations consécutives à des tensions ethniques ou politiques ont pris une importance croissante. Le conflit en ex-Yougoslavie est à ce titre emblématique. De 1992 à 2001, la « dynamique migratoire » suit l’extension, la propagation et l’aggravation du conflit.
Dès 1992, l’Union Européenne recensait 672.000 demandes d’asile, en hausse de 31% par rapport à l’année précédente. Du jamais vu.

Le mythe du retour
A l’époque l’UNHCR demanda aux gouvernements nationaux d’offrir aux ex-yougoslaves une « protection temporaire » en les accueillant sur leur territoire jusqu’à ce que soit possible un retour dans leur pays dans des conditions de sécurité.

Plus de 10 ans plus tard, les chercheurs constatent que les conflits ayant éclaté en ex-yougoslavie n’ont pas modifié le cadre migratoire de façon uniquement provisoire : « En dépit des mouvements de rapatriement considérables, de nombreux réfugiés n’ont pas pu ou n’ont pas désiré rentrer dans leur patrie. Donc s’il était permis de penser dans un premier temps que la présence de réfugiés dans le pays d’accueil était transitoire et, par conséquent, encore à résoudre, il est devenu évident avec les années que, dans de nombreux cas, il s’agissait d’une présence destinée à perdurer et qui requérait donc des politiques spécifiques d’intégration ».
Un constat que les auteurs appliquent aussi bien aux populations d’Afghanistan, d’Iran, du Pakistan au début des années 2000, qui fuyaient alors aussi bien des guerres en cours que des régimes autoritaires.

Autant de cas qui ont radicalement changé la donne « migratoire » , le problème des réfugiés ne relève plus de l’assistance mais fait partie intégrante de l’agenda des politiques intérieures en ce qui concerne le contrôle de l’immigration et de l’intégration des sans papiers tant asile et immigration sont intimement liés.

« Différence de taille avec la période d’il y a cent ou cent cinquante ans : n’existent plus les grandes étendues largement inhabitées que les émigrants venus d’Europe trouvèrent aux Amériques. Une émigration clandestine et « anarchique » a remplacé les voyages très organisés des migrants des XIXe et XXe siècles. Les migrants sont devenus des personæ non gratæ pratiquement partout sur la planète, des États du Golfe au Japon, en Europe ou en Amérique. Il leur faut s’introduire subrepticement dans le pays de leur choix et parfois attendre nombre d’années avant d’y être admis en tant que citoyens en règle. Il n’est plus un seul pays qui accueille volontiers de larges populations immigrées. La politique désormais standard est celle du « migrants unwanted » écrit Eberhard Rhein, chercheur au European policy center de Bruxelles, un think tank indépendant.

Autre constat, nombre d’historiens ont montré en quoi l’immigration temporaire avait vocation à…durer. Depuis les migrations de masse du 19ème siècle, le « mythe du retour » est largement alimenté par les pouvoirs politiques comme pour mieux faire passer la pilule « migratoire » à des opinions publiques méfiantes. Question d’autant plus anxiogène, que le réfugié est « médiatiquement visible »: « Les échecs répétés des tentatives gouvernementales pour promouvoir les retours massifs sont autant de révélateurs du mythe mal fondé de la temporalité de l’immigration »
estime Nancy Green, historienne de l’immigration.
L'Union Européenne et Frontex vite débordés
Longtemps dépourvue de politique d’immigration, l’exemple libyen prouve combien au moment des crises politiques, l’UE en est toujours réduit au colmatage, à courte vue. L’agence Frontex, dont le nom en forme de sigle apparaît dans les médias lorsque des bateaux de migrants africains sont interceptés sur les côtes sud de l'Europe, faute de moyens, pare au plus pressé. De même que l’UE se révèle incapable de parler d’une seule voix, les systèmes européens d'asile pourraient être très vite dépassés par un afflux massif d'immigrés fuyant l'instabilité en Afrique du Nord.

Le compte rendu de la réunion des députés européens de la commission des libertés civiles auditionnant, le 1er mars,  les représentants de Frontex est à ce titre édifiant. Conscients des limites de la politique européenne en la matière, les députés présents ont appelé les uns et les autres à cesser de se renvoyer la responsabilité.

Jugées insuffisantes, les mesures d’urgences pourraint être renforcées. La France et le Royaume-Uni ont déjà envoyé des avions pour aider aux évacuations. Depuis le 26 février néanmoins, on n'a observé aucune nouvelle arrivée, a expliqué le directeur de Frontex, Ilkka Laitinen. Par ailleurs, M. Laitinen a assuré les députés qu'Europol veillait à ce que terroristes et criminels ne profitent pas de la situation pour venir en Europe. La commissaire européenne aux affaires intérieures, Cecilia Malmström, a exprimé son inquiétude face à une immigration économique déguisée sous des motifs politiques.

« Quelle que soit l'évolution de la situation, Frontex tentera de coordonner les politiques des Etats membres. Mais si la situation d'alerte perdurait, l'agence aurait besoin de ressources et de personnel supplémentaires », a conclu Ilkka Laitinen. « Une éventualité que personne n'appelle de ses vœux »
conclut le site du parlement européen dans un ultime aveu d'impuissance.
 
Régis Soubrouillard - Marianne
 
Photo : (cc flickr noborder network)

Sarkozy: « Juppé ? Ce type est fou ! »

04/03/2011 18:49 par rgrs

  • Sarkozy: « Juppé ? Ce type est fou ! »

    Sarkozy: « Juppé ? Ce type est fou ! »

    04/03/2011 18:49 par rgrs

Alain Juppé, nouvel homme fort du gouvernement, est loin d'être en odeur de sainteté auprès de Nicolas Sarkozy. Nous publions ici un extrait de « [Off] Ce que Nicolas Sarkozy n'aurait jamais dû nous dire », un livre de Nicolas Domenach et de Maurice Szafran qui retrace vingt années d'entretiens confidentiels avec le président. Vous retrouverez plus d'extraits de ce livre dans le Marianne de cette semaine.

Nicolas Sarkozy a le jugement souvent expéditif. Les « nuls », « médiocres », « connards » ne valent pas qu’on s’y arrête. Mais Alain Juppé, lui, mérite un traitement à part. C’est le seul qu’il ait qualifié devant nous, et à plusieurs reprises, de « fou ». Une distinction très particulière, lorsqu’on sait qu’il ne supporte pas qu’on lui applique le même diagnostic, ou même qu’on suppute qu’il y ait quelques accès d’irrationalité dans sa passion démesurée pour le pouvoir et pour lui-même. Or, la folie juppéiste ne faisait aucun doute à ses yeux effarés, au point de lui avoir signifié – nous étions dans le bureau d’à côté – qu’il lui faudrait « trouver un psy d’urgence pour [s]e faire soigner » ! Parole d’expert !

L’aliéné Alain Juppé se contentait alors d’appeler celui qui venait d’être nommé ministre de l’Intérieur pour le féliciter et lui dire qu’il était désolé qu’il ne soit pas promu à Matignon. Explosion de rage de Nicolas Sarkozy : « Tu es complètement malade. C’est toi qui m’as poignardé dans le dos, et maintenant tu viens me présenter des condoléances ! » En politique, le coup de poignard par-derrière n’est tenu pour un art que lorsqu’on tient le manche. Quand vous vous êtes fait vous-même planter, vous criez à l’assassin, au meurtrier dément ! Le maire de Bordeaux « démentait » justement avec véhémence et proposait de l’inviter à déjeuner pour une mise au point amicale. Refus effronté de son interlocuteur qui lui conseillait fortement de consulter, l’accusait de lui avoir menti en prétendant le soutenir dans toute cette affaire alors qu’il avait poussé Raffarin en coulisse. Il finissait par raccrocher en lui disant que, « si un jour ils déjeunaient, c’est lui, Alain, qui paierait l’addition. Et elle serait salée ! »

Ils ont déjeuné, chez Guy Savoy, l’un des meilleurs restaurants parisiens. La soupe d’artichaut aux truffes, une spécialité de la maison, est le plat préféré du maire de Neuilly. Ça a coûté cher à celui de Bordeaux. Mais c’était le prix de la réconciliation. De façade. Car, si ces deux-là s’aimantaient, ils se révulsaient et se repoussaient tout autant. Du moins, aussi longtemps que l’un, le « fou » de Juppé, parut au-dessus de l’autre, le dominer, exercer une prééminence dans l’affection et l’estime de Chirac. Il y avait le fils préféré et le fils rebelle. Le favori, le dauphin reconnu et le mal-aimé, le rebuté, puis le banni. C’est le « malade » pourtant qui, dès le lendemain de la victoire de Chirac en 1995, avait, après Dominique de Villepin, demandé personnellement le retour en grâce de ce « traître » qui avait fait la campagne de l’infâme Balladur. Le nouveau président n’avait rien voulu savoir ni concéder. Or le Premier ministre Juppé, le soir même de la composition de son gouvernement, avait téléphoné à l’exilé de Neuilly pour lui exprimer toute sa sympathie.

« Sincèrement ? » avions-nous demandé interloqués à Sarkozy. Pour toute réponse, celui-ci avait éclaté de rire, avant d’ajouter : « Juppé respecte ma vitalité. Il veut savoir ce que je pense, à quoi je m’occupe. Au fond, il me craint parce que je travaille beaucoup plus que les autres et que j’ai dix ans de moins que lui. » La crainte ne serait-elle pas une manifestation de considération ? La réplique tombait, coupante : « Cet énarque normalien n’a aucun respect pour ceux qui n’ont pas fait l’Inspection des finances. Je ne vous parle même pas de l’ENA. » […]

Juppé, c’était pour lui désormais la figure paroxystique du technocrate devant lequel il se jurait de ne plus faire de complexe. « Il leur manque une case », nous disait-il. Ces « mabouls » ont perdu le contact avec la réalité.

Le diagnostic du Dr Sarkozy tenait en une phrase : « Ce mec n’est pas normal, il croit que tout lui est dû. » […]

Le soir de l’élection de Chirac en 1995, alors que Philippe Séguin, l’un des principaux artisans de la défaite balladurienne, échangeait sur le plateau de TFI de petits mots manuscrits avec Nicolas Sarkozy, le battu, le maudit – « Quand c’est qu’on va voir un match de foot ensemble ? » –, Juppé refusait de s’asseoir à côté de lui.

« Du délire, s’indignait encore Sarkozy quinze jours après. Ce malade avait même tourné le dos à Cécilia avant de s’enfermer dans une loge jusqu’à ce que je m’en aille. » Le maire de Neuilly n’en doutait pas : « Il a perdu les pédales, il veut me tuer. » L’ascension juppéiste aurait été trop fulgurante : « Alain avait disjoncté. » Et Sarkozy ajoutait, afin de trouver une raison à un comportement politique qu’il jugeait irrationnel : « Au fond, il a peur de moi. Il veut me tuer, consciemment ou inconsciemment. » Une sauvagerie brutale, primate serait dissimulée sous le masque de la civilité bourgeoise du Bordelais. « Nicolas » croyait avoir percé à jour la vérité, folle, meurtrière, d’« Alain » ! Voilà que nous ne comprenions pas bien : c’était le même personnage « odieux et fou » qui avait ensuite demandé à Chirac de reprendre le maire de Neuilly au gouvernement ! « C’est parce qu’il valait mieux m’avoir à l’intérieur qu’à l’extérieur. Juppé avait compris ça, que leur sectarisme allait me sauver, alors que j’aurais dû être mort. » […]

Maurice Szafran et Nicolas Domenach - Marianne

Retrouvez d'autres extraits du livre de Nicolas Domenach et de Maurice Szafran dans le nouveau numéro de Marianne.
 
Sarkozy: « Juppé ? Ce type est fou ! »

Islam: Sarkozy lance un bien étrange débat

04/03/2011 09:29 par rgrs

  • Islam: Sarkozy lance un bien étrange débat

    Islam: Sarkozy lance un bien étrange débat

    04/03/2011 09:29 par rgrs

Face à l'appropriation de la laïcité par Marine Le Pen, Sarkozy a décidé de lancer un débat hasardeux sur l'islam. Un bien étrange débat qui n'a pas grand-chose à voir avec la laïcité telle qu'elle est définie dans les lois de 1905 et de 2004.

désormais le FN qui dicte l’ordre du jour politique et médiatique », entend-on déplorer de manière récurrente, qu’on laisse traîner ses oreilles à droite, ou qu’on les tende à gauche.

Ce constat est partiel. Car en réalité, le FN ne dicte l’ordre du jour que des égarements politiques et des erreurs médiatiques. En aucun cas il n’est parvenu à imposer un débat pourtant souhaitable sur l’abandon de l’électorat populaire par la gauche libérale-libertaire, sur celui de l’idée de Nation par la droite mainstream, sur l’orientation de la politique européenne de la France, et en particulier sur l’euro. Personne, en réalité, ne cherche à comprendre les véritables raisons de la croissance ininterrompue de Marine Le Pen dans les sondages. Tout au plus essaie-t-on maladroitement de l’endiguer en tentant de lui chaparder ses thématiques fétiches. Ce qui autorise à formuler deux postulats : premièrement, le rôle d’exhausteur de mal-être et d’aiguillon d’un Front National qui « donnerait les mauvaises réponses » tout en « posant les bonnes questions » est largement contestable. Deuxièmement, nos gouvernants ont définitivement croqué le fruit de la lucidité à éclipse et du déni du réel.
Il est une question, cependant, qui, pour être devenue une antienne frontiste de premier choix, semble avoir trouvé des relais déterminés au sein de l’actuelle majorité : la question de la laïcité, dont Marine Le Pen se fait désormais le chantre le plus virulent. Peu importe qu’il s’agisse, pour le coup, d’une mauvaise question. Peu importe qu’elle ait été réglée en 1905, et que les derniers ajustements nécessaires aient été brillamment actés par la loi du 15 mars 2004 portant interdiction des signes religieux ostentatoires au sein de l’école publique. Bref, peu importe que ce sujet n’en soit plus un, puisqu’il s’agit, en réalité de débattre de l’Islam.
« Faux ! » a pourtant répondu le président de la République, dont
Le Figaro du mercredi 2 mars révélait « (...) qu’il souhaitait un débat sur la laïcité, mais pas un débat centré sur l’Islam qui stigmatiserait les musulmans ». Et le quotidien d’ajouter « le chef de l'État est revenu sur trois sujets qu’il juge cruciaux : pas de prières dans la rue, la mixité à la piscine, et pas de repas halal dans les cantines scolaires ».
Étrange façon d’écarter tout idée de polémique sur l’Islam que de poser le problème en ces termes. Ici, seule l’absence d’une brève saillie burqa-phobique permet encore de douter que la réflexion confiée au sémillant Jean-François Copé soit autre chose que la version 2.0 du funeste débat sur l’identité nationale. Après la « laïcité positive » et la « laïcité réactive », voici venu le temps de la « laïcité sélective », celle qui ne s’applique qu’aux consommateurs de nourriture halal et aux thuriféraires de la ségrégation dans les gymnases.
Étrange façon également de déclarer sa flamme au beau principe de laïcité que de le confondre systématiquement avec des questions d’ordre public. On nous avait déjà fait le coup avec la mission d’information parlementaire sur le voile intégral, où le concept de laïcité était dégainé à tout bout de champ pour justifier l’interdiction port de la burqa dans la rue, quand ce n’était pas l’égalité homme-femme devenue brutalement le cheval de bataille des néo-féministes les plus inattendus.
Or contrairement à ce que l’on souhaite nous faire croire, la laïcité ne se réduit pas à une opposition public/privé, qui ne serait de surcroît applicable qu’aux seuls musulmans. Ce qui se passe dans la rue, dans les commerces, dans les transports en commun, n’a pas plus à voir avec l’exigence laïque que ce qui se passe dans l’espace feutré du domicile privé. En effet, comme l’exprime de manière lumineuse
Catherine Kintzler, « il est nécessaire dissocier l’espace de constitution du droit et des libertés, c'est-à-dire le domaine de l’autorité publique, d’avec celui de leur exercice : espace ouvert au public et espace privé de l’intimité ». Autrement dit, la laïcité ne s’applique pas dans la rue, qui est au contraire le lieu de la plus grande tolérance possible. Elle ne s’applique pas dans « l’espace public », ce concept labile qui conduit à toutes les confusions. Elle s’applique dans « les lieux où s’exerce l’autorité de l'État » : dans les administrations, au sein de l’école publique. Ce qui se passe dans « l’espace civil » ouvert au public, qu’il s’agisse de déambulations en niqab ou de prières sur le trottoir, relève du maintien de l’ordre, et fait appel au bon sens bien plus qu’à quelques grands principes qu’à force de brandir en arborant une mine grave, on finit inévitablement par vider de leur sens.
Le président de République a bel et bien décidé de lancer un débat sur l’Islam, il n’en faut point douter. Étrange façon de faire écho au vent de liberté qui souffle chez nos voisins d’outre-Méditerranée, et qui nous donne à voir le combat de peuples arabes avides de liberté, bien loin de l’image d’Épinal du barbu enturbanné.

Étrange débat à contre-emploi, qui pose quelques jalons supplémentaires dans la voie d’une Étrange défaite.

Coralie Delaume - Tribune

Lire d'autres articles de Coralie Delaume sur son blog.

Photo : (capture d'écran Dailymotion - LePostfr - cc)

http://www.marianne2.fr/Islam-Sarkozy-lance-un-bien-etrange-debat_a203407.html

Dette : la Grèce ne pourra pas payer !

04/03/2011 09:24 par rgrs

  • Dette : la Grèce ne pourra pas payer !

    Dette : la Grèce ne pourra pas payer !

    04/03/2011 09:24 par rgrs

Les dernières statistiques sont claires: le plan de soutien à la Grèce est un échec. Selon le blogueur le Vrai Débat, il annonce une nouvelle crise de la zone euro.



(Wikimedia Commons - LA2 - cc)
 
Éclipsée par les événements arabes, la crise de l'euro pointe à nouveau le bout de son nez, dans les pays déjà concernés en 2010, mais dans d'autres aussi.

Ainsi, les dernières livraisons de statistiques en Grèce nous démontrent que le plan de soutien 
« UE/FMI/DSK », mis en place en juin dernier, ne fonctionne pas.

Non seulement il constitue une régression économique et sociale sans précédent (baisse des pensions de 7% par exemple), mais en plus nous savons désormais qu'il ne produit pas les effets escomptés sur la dette, qui atteindra 153% du PIB cette année, contre 128% en 2009 ! Sur 8% de déficits publics grecs, 6,5% correspondent au paiement des intérêts.

L'échec est tellement évident que le FMI, dans une fuite en avant dont il est coutumier, vient de réclamer une accélération du processus de privatisation dans le pays, ajoutant 50 milliards d'euros supplémentaires aux projets initiaux.

Il apparaît en réalité de plus en plus évident que la Grèce ne pourra jamais rembourser sa dette, d'autant que de nouvelles émeutes viennent rappeler aux responsables politiques l'opposition de la population à cette vaste saignée.

D'après les experts, la Grèce très probablement sera amenée dans les semaines qui viennent à annoncer une restructuration de sa dette, ce qui provoquera une nouvelle panique des marchés et la chute de nouveaux pays de la zone euro. Déjà, les taux réclamés par les investisseurs pour acheter de la dette grecque ont renoué avec leur niveau d'avant plan de soutien UE/FMI/DSK, à 11,8%.

Retour à la case départ, la casse sociale en plus. En Irlande, la crise rebondit également, et s'est déjà traduite par la victoire dans les urnes du parti d'opposition Fine Gael, lors des législatives de février 2011. Ce parti s'est fait élire sur la promesse d'exiger une « renégociation immédiate » du plan de soutien UE/FMI/DSK, notamment son taux d'intérêt jugé « punitif ».
Là-bas non plus, on ne voit pas le bout du tunnel, bien au contraire. Et le peuple légitimement s'agace.

Mais désormais la crise de la zone euro dépasse le cadre de ces deux pays. Au Portugal et en Espagne, les taux d'intérêt exigés sur la dette atteignent ces dernières semaines des niveaux dignes de la précédente crise, respectivement 7,4% et 5,4%, bien au-dessus des taux allemands.

Le dernier G20 ministériel en février à Paris ne parlait que de cela : la prochaine défaillance du Portugal, certainement bientôt contraint de se tourner lui-aussi vers le plan de soutien de l'UE et du FMI.

L'Espagne, elle, attend son tour, et voit tremblante l'ombre menaçante du directeur du FMI s'approcher de la péninsule ibérique.

Cette nouvelle crise de l'euro, qui couvait depuis des mois, est une nouvelle preuve de l'absurdité des choix actuels.

Tant que les élites dirigeantes européennes refuseront de voir la réalité en face, et de poser la vraie question, celle de la viabilité de l'euro, elles continueront de faire porter l'ajustement sur d'autres variables que la monnaie : salaires, services publics, pensions, aides sociales et taxes, bref sur les peuples.

On sait chaque jour davantage que ce choix du sacrifice des peuples sur l'autel de l'euro, vache sacrée d'un système qui refuse de mourir, engendre drames sociaux, révoltes, misère et ne règle en rien le problème du sur-endettement.
Nombre d'économistes le disent, sans qu'aucun gouvernement en place dans la zone pour l'heure n'accepte de les écouter.

Espérons que cette nouvelle crise de l'euro permettra enfin le changement nécessaire.
Le Vrai Débat - Collectif associé