Présidence Sarkozy, un fiasco diplomatique historique : la vraie tache sur le drapeau
25/02/2011 09:58 par rgrs
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Présidence Sarkozy, un fiasco diplomatique historique : la vraie tache sur le drapeau
25/02/2011 09:58 par rgrs
Comme député de la nation française, je suis triste et absolument abasourdi par l'enchaînement catastrophique des erreurs diplomatiques commises sous la présidence Sarkozy, et affolé de voir comment la parole de la France - qui avait encore une réelle portée dans le monde - a été réduite à néant en l'espace de quelques années.
Notre pays véhiculait un message universel de liberté et sa voix avait toujours un sens, notamment pour les pays arabes : il est vrai que le Général de Gaulle avait su y porter notre message mieux que quiconque. Aujourd'hui, l'Elysée en est réduit à supprimer de son site officiel les photos de Sarkozy avec les différents dictateurs lors de leurs visites officielles à Paris, au fur et à mesure qu'ils répriment leurs peuples dans le sang. Quel immense gâchis !
Il me serait d'ailleurs - aussi incroyable que cela puisse paraître - impossible de faire la liste des scandales et des graves erreurs qui ont mis la France à la une des journaux étrangers, et qui ont provoqué hilarité, mépris ou stupéfaction de la part de la communauté internationale.
Passons tout d'abord sur le ridicule discours de Sarkozy à Dakar qui a néanmoins rapidement donné le ton de la politique étrangère du trio Sarkozy-Guéant-Levitte.
Passons sur les péripéties de la libération des infirmières bulgares en compagnie de Cécilia et de Boris Boillon (déjà lui).
Passons sur la stigmatisation indigne des Roms à l'été 2010 et la vraie-fausse démission du docteur Bernard Kouchner.
Passons sur l'épisode des jeux Olympiques à Pékin et l'accord officiellement signé par l'UMP (dont Sarkozy se revendique fièrement le patron) avec le PCC, parti au pouvoir d'une dictature tout aussi répressive que puissante économiquement.
Passons sur la présence de Patrick Balkany dans la délégation officielle de la plupart des voyages en Afrique du président.
Passons sur l'atlantisme outrancier de Nicolas Sarkozy ainsi que celui de François Fillon pressé de se rendre à l'Ambassade des USA lors de la campagne de 2007 y assurer qu'un "gouvernement Sarkozy serait plus apte à travailler avec les Etats-Unis" que celui de Jacques Chirac, qui avait lui osé dire "non" à la guerre en Irak.
Passons sur les ubuesques vacances du président Sarkozy dans le ranch du très critiquable président George W Bush, à Wolfboro.
Passons sur la brouille récente avec le Mexique, en raison de la médiatisation excessive d'une affaire que la diplomatie aurait dû gérer dans la discrétion.
Bref, passons sur beaucoup de choses et laissons-leur le bénéfice du doute, celui de l'implacable "realpolitik" qui impose ses choix au nom de la raison d'Etat.
Mais plus profondément, c'est bien la cohérence de l'ensemble de la politique étrangère du président Sarkozy qui est aujourd'hui à mettre à l'index : arrêtons-nous dès lors sur quelques choix que rien ne saurait justifier.
- C'est d'abord la Tunisie. Il est tout même stupéfiant que je sois le seul responsable politique français à avoir dénoncé le régime de Ben Ali alors qu'il était encore en place, et alors que pourtant la police du régime tunisien tirait sur les manifestants à balles réelles, que de simples citoyens tunisiens - ouvriers, étudiants ou enseignants - étaient tués de balles en pleine tête.
Dans ces conditions, la sortie devant le Parlement de Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères - ministère hautement régalien - proposant au gouvernement de Ben Ali une "aide au maintien de l'ordre", aurait dû entraîner sa mise à l'écart instantanée et immédiate par le président Sarkozy. Ce ne fut pas le cas.
Alors bien sûr, vous me rappellerez que le ministre n'a été sauvée que par... un autre scandale : on découvrait en effet que le premier ministre Fillon avait été logé pendant ses vacances par le dictateur Moubarak ! Il fallait déjà se pincer pour y croire...
Tout cela serait d'ailleurs risible s'il n'y avait pas en jeu la liberté et la vie de millions d'hommes et de femmes, et le prestige de la France sur la scène internationale.
- De manière plus générale, ce fut le flot incroyable de révélations sur les liens qu'entretiennent nos ministres avec les oligarchies en place dans ces régimes qui avait de quoi choquer.
Ces liens incestueux entre nos élites et les oligarques corrompus ont d'ailleurs trouvé leur plus forte et leur plus triste expression avec la Libye, et la tyrannie inouïe de celui que l'on a autorisé à planter sa tente à l'Elysée comme toujours au nom de la lutte contre le terrorisme, mais surtout en échange de ventes d'armes et de livraisons de gaz et de pétrole. Parmi les contrats signés, des missiles antichars "Milan" et un réseau de communication sécurisé "Tetra" pour la police Lybienne : 300 millions d'euros au total selon la presse. La Commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre a quant à elle autorisé pour 30,5 millions d'exportation en 2009 ! Imaginez ! La même police à laquelle Kadhafi a demandé une "boucherie" contre son peuple, et les mêmes matériels de guerre qui servent en ce moment même au massacre contre les populations civiles.
Honnêtement, j'ai honte pour mon pays.
Cette fois, une tache vient vraiment d'éclabousser notre drapeau : une tache de sang. Aucun gouvernement français n'avait le droit de vendre des armes de cette nature à un tel fou. Aucune raison d'Etat ne saurait le justifier, et certainement pas l'amitié de Patrick Ollier, autre ministre de la République pour le "Colonel" Kadhafi.
Je ne peux en effet m'empêcher de citer de nouveau Patrick Ollier, compagnon de la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, qui déclarait en 2007 "Kadhafi n'est plus le même qu'il y a vingt ans et a soif de respectabilité. Il lit d'ailleurs Montesquieu." Comment trouver un adjectif suffisamment dur pour qualifier une déclaration aussi surréaliste du ministre ?! Sans parler de l'attitude de notre nouvel ambassadeur de France en Tunisie qui avouait sur le plateau de Canal Plus que Kadhafi le considère comme "son fils".
Et quand on pense que c'est Nicolas Sarkozy qui déclarait en 2007 devant le Parlement européen : « tous ceux qui ont fait l'expérience de renoncer à la défense des droits de l'homme au bénéfice de contrats, n'ont pas eu les contrats, et ont perdu sur le terrain des valeurs. »
Et plus largement encore, où sont passés les champions de l'ingérence humanitaire, les mêmes qui justifient la présence militaire en Afghanistan et en Irak au nom de la liberté et de la démocratie, les mêmes qui ont vendu des armes à Kadhafi au nom de la lutte contre le terrorisme ?
C'est aujourd'hui qu'il faudrait intervenir, en Libye et pour protéger des femmes et des enfants victimes d'un génocide mené par un fou, et non pas promettre comme le fait l'UE des "sanctions" qui ne feront mal qu'au peuple Libyen, épargnant comme toujours ceux qui s'enrichiront sur le marché noir et la corruption.
Où sont d'ailleurs passés tous ceux qui sont censés défendre la liberté et qui se sont tus si violemment pendant des semaines, alors que leur devoir était au contraire de soutenir les peuples arabes en révolution pour leur liberté ? Ah, qu'il est bien triste leur devoir d'ingérence à la géométrie variable des intérêts pétroliers et des alliances douteuses.
Car il ne fallait bien sûr rien attendre de la gauche mondialiste, et encore moins du Parti Socialiste. Incapables de bouger une oreille qu'ils étaient, puisque tout autant empêtrés (pour ne pas dire compromis) dans des amitiés douteuses. Le mini-scandale qui a éclaboussé Elisabeth Guigou quelques jours après ses critiques des vacances de Michèle Alliot-Marie pour ses propres relations avec l'homme d'affaires Aziz Miled (elle était co-présidente d'un organisme dont il était lui-même vice-président...) est emblématique : c'est le fameux : "je te tiens, tu me tiens par la barbichette".
Comment s'étonner dès lors que 80% des français ne fassent plus confiance ni à la droite, ni à la gauche pour défendre leurs intérêts ?
Mais malgré tout, puisque c'est l'UMP qui est au pouvoir et que certains en son sein se revendiquent Gaulliste (quelle imposture !), comment peuvent-ils aujourd'hui tolérer un Ministère des Affaires Etrangères qui ne dit plus rien sur rien, si ce n'est quelques communiqués de presse laconiques d'une affligeante banalité, uniquement pour se couvrir d'un nouveau scandale médiatique lorsque les événements deviennent ouvertement intolérables ?
Comment rester muet face à la répression aveugle au Yémen, face aux assassinat de civils du régime au Barhein ? Pourquoi se taire face à la poursuite de la colonisation en Palestine, en violation de toutes les lois et conventions internationales ? Autant de sujets sur lesquels la France - complètement dépassée par un alignement aveugle sur les Etats-Unis - ne dit désormais plus rien !
Il semblerait donc que Nicolas Sarkozy, lui qui promettait une République irréprochable, ait fait le choix d'une realpolitik à deux vitesses : faible avec les forts, fort avec les faibles. Une realpolitik, en tout cas, qui ménage des intérêts qui nous échappent, à défaut de nous effrayer lorsque l'on pense les découvrir ou les comprendre.
Ce qui est une certitude en revanche - et c'est ce qui m'attriste le plus profondément - c'est que la France envoie néanmoins toujours ses enfants mourir en Afghanistan dans une guerre qui n'est pas la leur, combattre pour des intérêts qui ne sont pas ceux de la France.
Alors là encore, combien d'erreurs, combien de morts et combien de scandales avant le retrait ?
Combien de larmes avant de laver l'honneur sali de la patrie ?
Nicolas Dupont Aignan
Le chômage officiel baisse et Copé fume la moquette!
25/02/2011 09:47 par rgrs
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Le chômage officiel baisse et Copé fume la moquette!
25/02/2011 09:47 par rgrs
En recul de 19 300 demandeurs d'emploi, le chiffre de janvier du chômage officiel est une bonne nouvelle pour le gouvernement. Grisé par ce léger mieux, Jean-François Copé publie un communiqué qui double la croissance hexagonale, 0,6% au lieu de 0,3%, pour le quatrième trimestre 2010. Notre baromètre, lui est stable: 4,645 millions de personnes , à quelques encablures de son niveau record de décembre dernier, 4,65 millions.
Une hirondelle fait le printemps. Le gouvernement veut voir dans la baisse du chômage officiel, moins 19 300 au mois de janvier, le signe positif tant attendu. Ainsi, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, s’est-il félicité aujourd'hui, jeudi 24 février, de ces « chiffres encourageants. » Mais pourquoi bouder son bonheur face à un recul de 0,7% de la catégorie A, celle que veut prendre en compte les pouvoirs publics: « Le nombre de demandeurs d'emplois a baissé de façon importante au mois de janvier », s’emporte le ministre dans un communiqué. Même son de cloche chez le ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui voit, si la tendance se prolonge « le signe que la reprise économique est là ».
Mais ce n'est rien à coté de l'enthousiasme de Jean-François Copé. Le nouveau patron de l'UMP n'a pas pu s'empêcher de transformer l'essaie, jusqu'à se trouer. Dans son communiqué, le maire de Meaux se félicite de ce que « la France retrouve un dynamisme économique d'avant la crise ». Et de tresser des lauriers: «Dans la continuité d'un bon dernier trimestre 2010 avec 0,6% de croissance. » Il multiplie les petits pains, Jean-François Copé, car la croissance n'a été que de 0,3 %, comme le précise l'Insee.
Le baromètre Marianne du chômage qui prend en compte en plus de ce chômage officiel, les personnes maintenues à temps partiels et qui recherchent un emploi, les catégories B et C, plus celle dispensées de recherches d’emploi, les catégories D et E, donne à voir une autre réalité. Le mois de janvier est blanc : - 1 500 personnes sur les listes du Pôle emploi. Les données de notre baromètre font état d’un recul global, sauf sur le chômage à temps partiel qui progresse de 1,4%.
Mais ce n’est pas tous les jours dimanche…Quoique. Le mois de janvier 2011, comporte 10 jours de week-end. C’est ainsi que corrigé des variations saisonnières et des jours ouvrés ce mois de janvier apparaît positif.
En revanche si l’on regarde du coté des chiffres bruts, le bilan est beaucoup moins positif : avec 4,763 millions de personnes inscrites, les listes du Pôle emploi ont accueilli 66 300 de demandeurs d’emploi supplémentaires, soit une progression de 1,42 %...
Sur l'année, notre indicateur montre toujours une hausse de 5,3%, avec encore 4,645 millions de personnes inscrites au Pôle emploi. Lequel demeure donc à son niveau record, atteint le mois dernier, 4,65 millions.
Après s’être penchée sur la véritable rémunération des salariés, les fameux 750 euros mensuel en deca desquels se trouve le salaire de 6,25 millions de travailleurs, Marianne a cherché le montant moyen reçu par les chômeurs. Les chiffres des déclarations d’impôts permettent une telle approche. En 2008, dernier état connu, 5,1 millions de personnes ont connu au moins un jour de chômage rémunéré. Elles se sont partagées 26,8 milliards d’euros. En moyenne, chacune de ces 5,1 millions de personnes, ayant déclaré des revenus au titre de la préretraite ou de l’assurance-chômage, ont donc reçu 5 254 euros durant l’année 2008, soit 438 euros par mois.
Evidemment, cela n’est qu’une moyenne, et en tant que telle, elle perd beaucoup d’informations. Pour mémoire, cette même année, le curseur de notre baromètre indiquait 3,5 millions de personnes.
Mais qu'importe. La bonne nouvelle est trop..bonne. Installé dans le fauteuil de Xavier Bertrand, Jean-François Copé adopte le même volontarisme aussi obtus que ridicule : commentant le dernier chiffre de la croissance du dernier trimestre (+0,3% ) il annonce fièrement +0,6% dans son communiqué de presse. Pas très pro cher Jean-François Copé....
Article modifié le 16 février à 7h55.
Emmanuel Lévy - Marianne
Juppé arrive au quai d’Orsay en passant par France Inter
25/02/2011 09:40 par rgrs
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Juppé arrive au quai d’Orsay en passant par France Inter
25/02/2011 09:40 par rgrs
Invité de France Inter, Alain Juppé, actuel Ministre de la Défense, donné pour favori pour le remplacement de Michèle Alliot-Marie en cas de départ de cette dernière, s'est ce matin, contenté du Ministère de la parole, vantant le travail de la diplomatie française, rassurant une administration en crise. Un discours aux faux airs d'acte de candidature.
Etonnant exercice de rhétorique auquel s’est livré Alain Juppé ce matin au micro de France Inter. Face à la crise de la diplomatie française, un Ministre en place fragilisée et dit-on, en sursis, le Ministre de la défense a joué le rôle de porte-parole du Ministère des affaires étrangères.
Dans le même temps, Alliot Marie, revenait à peine du Brésil, pour une « visite de courtoisie » selon le quai d’Orsay. Courtoisie mais opération VRP-commando avec pour mission de tenter de refourguer quand même quelques Rafale –annoncés très imprudemment comme « vendus » par Sarkozy il y a plus d’un an - à l’armée de l’air brésilienne. Une vente qui s’annonce de plus en plus problématique. Les Américains ont désormais une longueur d’avance et quoi qu’il en soit, le Ministère de la Défense brésilien a fait savoir à MAM que la décision ne « serait pas prise à court terme compte tenu des coupes budgétaires que subit le Ministère ».
A ce petit jeu de chaises musicales des fonctions ministérielles, on se perd un peu. Et ce matin, à écouter Alain Juppé, difficile de dire qui était invité : le Ministre de la défense, l’observateur d’un monde en mutation, ou l’ex-futur Ministre des affaires étrangères. Un peu tout ça à la fois. C’est que Juppé est le favori des députés UMP pour succéder à MAM si l’opération devait se faire. Rien n’est sûr. D’aucuns murmurent que ce n’est qu’une question de temps. Sarkozy n’est pas du genre à se laisser dicter son agenda, MAM devrait rester en poste jusqu’aux cantonales, dont le deuxième tour se déroulera le 27 mars, à moins que les révélations se multiplient.
Il n’empêche, c’est en chef de la diplomatie française, les cartons prêts à être déballés, que Juppé s’est exprimé au micro de France Inter, louant le travail des diplomates français en Libye, se prononçant sur les sanctions « financières, commerciales, politiques qui pourront être prises », s’exprimant sur les « erreurs d’appréciation » de la France vis à vis de la Libye, reconnaissant un malaise au Ministère des Affaires étrangères, vantant globalement le travail des diplomates : «je ne pense que c’est une administration qui a failli. Ce sont des hommes et des femmes qui ont le sens de l’Etat, dévoués au service de la nation. Il y a eu des erreurs mais la diplomatie française n’a pas grand chose à se reprocher dans la conduite des événements depuis quelques semaines. Il y a aussi un peu de corporatisme, on ne leur a sans doute pas toujours montré la considération à la quelle ils ont droit, mais ils le surmonteront ».
Si ce n’est pas un acte de candidature, ça en tout l’air.
Une façon de dire aussi, entre les lignes, que s’il devait prendre le chemin du quai d’Orsay, Juppé ne se résoudrait à l’impuissance façon Kouchner, histoire de figurer sur la photo. Une précision pas forcément inutile...
Régis Soubrouillard - Marianne
http://www.marianne2.fr/Juppe-arrive-au-quai-d-Orsay-en-passant-par-France-Inter_a203134.html
Charles De Gaulle se méfiait du capitalisme
25/02/2011 09:35 par rgrs
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Charles De Gaulle se méfiait du capitalisme
25/02/2011 09:35 par rgrs
« je n’aime pas les miens, ils aiment trop l’argent »
« Le capitalisme n’est pas acceptable dans ses conséquences sociales. Il écrase les plus humbles. Il transforme l’homme en un loup pour l’homme »
« Comment voulez-vous qu’on aille toujours plus loin vers l’enrichissement des riches et l’appauvrissement des pauvres ? »
" Mais que le Journal télévisé, qui s’adresse à tous les Français, transforme en une obsession quotidienne le défilé de robes à 3 000 francs, c’est une provocation pour des ouvriers qui gagnent 500 francs par mois ! Et puis c’est très bien de montrer la France des régates, du tourisme hippique, mais ce sont là des vacances de riches. Et pourquoi toujours privilégier ce milieu frelaté, ce monde de l’argent facile, des filles faciles, qui sont des provocations pour un public populaire pour qui la vie est difficile »
Extraits de propos et citations de Charles De Gaulle
Dominique de Villepin au JT de France 2: "Il y a un temps pour la présidentielle"
25/02/2011 09:32 par rgrs
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Dominique de Villepin au JT de France 2: "Il y a un temps pour la présidentielle"
25/02/2011 09:32 par rgrs
Invité jeudi soir du JT de France 2 présenté par Marie Drucker, Dominique de Villepin a ébauché un programme pour 2012.
"Je ne me satisfais pas d'un débat droite-gauche sur des frontières idéologiques qui ne changeront rien à la situation de notre pays. Je crois qu'il faut des propositions qui vont jusqu'à une refondation politique, une refondation économique et sociale", a déclaré le Président de République Solidaire.
Dominique de Villepin propose ainsi un "revenu citoyen de 850 euros" pour ceux qui vivent au seuil de pauvreté, "de nouveaux services publics en France: service public du logement, service public bancaire" ou encore "une co-gestion à la française" avec une présence accrue des salariés dans les conseils d'administration des entreprises.
Les principaux points de l'intervention de Dominique de Villepin
Sur la rencontre de jeudi matin avec Nicolas Sarkozy
"Depuis (le procès Clearstream), j'ai pour ma part tourné la page et je n'ai aucun ressentiment vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Donc nous n'étions par réunis pour nous regarder dans le blanc des yeux. Nous étions là pour parler des moyens de donner ou de redonner une voix forte à la France et une action forte de la France dans le monde, et pour prendre en compte, je l'espère, mieux la souffrance des Français à un moment où le monde change."
Sur les propositions de Dominique de Villepin en matière de diplomatie
"D'abord, une diplomatie fidèle à ses principes et à ses convictions. Nous avons une chance formidable, nous Français. Nous avons des principes qui aujourd'hui sont victorieux dans le monde arabe: principes de paix, de liberté, de justice, principe d'indépendance. Aujourd'hui, le monde arabe se lève. Il veut accéder à la liberté et à la dignité et il le fait de façon non violente. Donc nous devons les encourager et nous devons être fiers de ce qui se passe là-bas.
Nous devons évidemment nous doter des outils et prendre les initiatives, parce que c'est ça, la France ! La France, c'est le pays dans le monde qui doit toujours prendre le risque de faire avancer les choses. Donc j'ai parlé avec le Président de la République et ma conviction, c'est qu'aujourd'hui, nous avons besoin d'une réunion exceptionnelle des chefs d'Etat et de gouvernement dans le cadre européen: un sommet extraordinaire européen sur la situation en Lybie et dans le monde arabe. Et de la même façon, nous avons besoin d'une réunion du Conseil de Sécurité au niveau ministériel. Ce sont les propositions que je lui ai faites.
Tout ça pour quoi? Pour que nous ayons des outils pour aider les Etats qui sont en transition démocratique et pour adresser un message très fort au monde arabe. Nous avons vu tout à l'heure les images du Colonel Kadhafi. Comment expliquer le revirement entre le discours d'hier et celui d'aujourd'hui? Le Colonel Kadhafi est un homme qui aujourd'hui a peur. Il a peur de la communauté internationale, comme il a eu peur en 1986 des bombardements américains. Il faut lui adresser un message extrêmement clair sur le prix qu'il va payer et qu'il sache que tout usage de ses avions, tout usage de la force contre son peuple, eh bien cela a un prix. Et à travers lui, c'est un message que nous adressons à tous les dirigeants arabes qui seraient tentés de prendre le même chemin."
Sur la déclaration de Dominique de Villepin à la sortie de l'Elysée
"Vous me connaissez suffisamment, Marie Drucker, pour savoir que je ne retourne jamais ma veste. Je suis un homme de convictions et je suis convaincu que nous vivons des circonstances exceptionnelles. Ce qui se passe dans le monde arabe, eh bien, affecte l'ensemble du monde. Et nous voyons bien, la mondialisation fait que rien ne sera comme avant. Et c'est pour cela que j'ai eu à coeur de dire au Président de la République dans ces circonstances que nous avions besoin d'un Etat fort, d'un Etat respecté. (...)"
Nous n'étions pas là pour discuter de politique partisane et si j'ai rendu ma carte de l'UMP, c'est bien parce que je veux être indépendant et être capable de faire des propositions. Et j'imagine que si le Président de la République a demandé à m'entendre, c'est qu'il connaît ma liberté, ma liberté de ton, ma liberté de proposition. Et c'est dans cet esprit que je veux aborder la période qui s'ouvre, avec des propositions fortes pour le Français et le souci de faire avancer les choses, parce que nous ne pouvons pas jouer avec la souffrance et avec l'inquiétude des Français."
Sur la candidature présidentielle de Dominique de Villepin
"D'abord définir un projet: c'est ce que je vais faire dans quelques semaines, autour d'idées fortes. Je ne me satisfais pas d'un débat droite-gauche sur des frontières idéologiques qui ne changeront rien à la situation de notre pays. (...)
Il y a un temps pour l'élection présidentielle. Les Français ne sont pas dans le temps de l'élection présidentielle et les photographies que l'on voit de l'opinion ne font que traduire une angoisse, une colère, un mécontentement."
Sur les propositions de Dominique de Villepin
"Ce que je peux vous dire, c'est que je crois qu'il faut des propositions qui vont jusqu'à une refondation politique, une refondation économique et sociale. Je prends juste deux, trois exemples.
Je suis pour que l'on propose aux Français un revenu citoyen, qui sera proposé à tous ceux qui vivent dans la difficulté, au seuil de pauvreté, un revenu de 850 euros qui permettra justement, de façon dégressive, de garantir la dignité des Français.
De la même façon, je pense qu'il faut de nouveaux services publics en France: service public du logement, service public bancaire. (...) Une nouvelle répartition: en dehors du Tout-Etat et du Tout-Marché, il y a une voie.
Je pense qu'il faut également une co-gestion à la française. Il faut une représentation des salariés. Pourquoi pas avoir un tiers des salariés dans les conseils d'administration dans notre pays? Donc vous voyez qu'on peut faire des propositions fortes qui font bouger les choses."
*****
2012 : Villepin pas candidat mais…
"Il y a un temps pour la présidentielle", a estimé Dominique de Villepin, invité jeudi au 20 Heures de France 2. Si l’ex-ministre des Affaires étrangères, qui a rendu sa carte de l’UMP, n'a pas annoncé sa candidature à la présidentielle de 2012, il ne s’est pas privé pour autant de distiller quelques idées.
Le fondateur de République solidaire a souhaité dessiner les grandes lignes d’un "projet", qui sera fait "autour d’idées fortes". "Il faut des propositions qui vont jusqu’à la refondation politique, économique et sociale", a-t-il lancé, fidèle à sa rhétorique grandiloquente. Villepin veut "de nouveaux services publics"
Parmi les pistes évoquées, "un revenu citoyen de 850 euros", ou encore "de nouveaux services publics". Alors que Nicolas Sarkozy a fait appliquer le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux, Dominique de Villepin veut créer un "service public bancaire", et de même pour le "logement".
Très médiatisé en ce moment, audible sur la crise libyenne, Dominique de Villepin pose les jalons de sa probable course à la présidentielle. Preuve de sa présence sur le devant de la scène, les nombreux commentaires suscités par son entrevue avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée jeudi matin.
Dominique de Villepin sera l’invité de Jean-Pierre Elkabbach vendredi à 8h20.
Source: Europe 1
25/02/2011 09:22 par rgrs
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25/02/2011 09:22 par rgrs
Une critique de l'essai d'Alain Minc (Un petit coin de paradis, Grasset, 160p.), Jean-Pierre Chevènement, Le Point, 24 février 2011

Que nous dit Alain Minc dans « un petit coin de paradis » ? Dans cet essai brillant et incisif, il nous décrit une Europe idyllique, paradis des libertés, ayant réussi à inscrire la religion dans la seule sphère privée et à faire naître un « espace démocratique commun », plus juste et finalement plus riche socialement que les Etats-Unis eux-mêmes, véritable modèle de vertu prosélyte, qu’il s’agisse d’environnement, d’aide publique au développement ou de gouvernance collective. La clarté d’esprit et le talent d’exposition d’Alain Minc ne sont plus à vanter. Il y a du Voltaire dans cet homme-là ! Mais, patatras ! L’environnement mondial est féroce. C’est l’objet des trois derniers chapitres -les plus percutants d’ailleurs- de ce petit livre : nous sommes et nous serons de plus en plus seuls, dans ce monde de brutes que nous préparent les grands pays « émergents ». Comment l’agneau européen, qui ne peut, sauf à se renier, devenir loup, pourra t-il préserver son précieux modèle, dont il n’y a aucune chance qu’il puisse faire école ?
Cette contradiction nous fait voir le grand désarroi idéologique des européistes, soixante cinq ans après que Jean Monnet a inspiré l’idée que l’Europe naîtrait du marché.
Alain Minc reconnait bien volontiers que l’Europe d’aujourd’hui ne se définit plus par aucun dessein cohérent. Elle est « un animal sartrien sont l’existence précède l’essence ». Même l’expression de Jacques Delors de « Fédération d’Etats Nations » lui parait « impropre » pour la décrire. Elle est devenue une machinerie si complexe, depuis la chute du mur de Berlin, avec l’élargissement à l’Est et la création de l’euro qu’elle ne peut plus être comprise qu’« en phase ave la cybernétique », une « incroyable horlogerie » sans « Grand Horloger », capable de trouver en elle-même, selon l’auteur, sa propre régulation. Et de donner quelques exemples de crises surmontées : l’échec du projet de Constitution européenne en 2005, la crise financière de 2008, celle de l’euro en 2010. L’Europe trouverait ainsi dans chaque crise le moyen de progresser toujours plus. Puissance du mythe !
Tenailles. Quand on a lu, sous la plume d’Alain Minc, la description des puissances émergentes, « aujourd’hui mercantilistes, demain peut-être impérialistes », et celle de l’inévitable et croissant divorce entre l’Europe et les Etats-Unis, et qu’on a pris connaissance des faibles moyens de riposte qui nous resteraient, « le rabotage -à la marge- de notre modèle social », la création d’une golden share européenne pour protéger des OPA sauvages nos grandes entreprises, « la fusion du Max Planck Institut » et du laboratoire de physique de l’Ecole Normale Supérieure », on se prend brusquement à douter : Alain Minc ne serait-il pas en train de nous administrer un traitement euphorisant à forte dose de morphine ?
Ne confond-il pas le triomphe de l’hyper-individualisme libéral avec l’accomplissement de la démocratie ? Quand il proclame « qu’il faut un microscope pour mesurer les différences entre les gouvernements socialistes et libéraux », notre Voltaire est évidement bien loin du Peuple selon Rousseau, exerçant sa souveraineté. Que sont des droits que ne gage aucun devoir, faute d’un civisme qui ne peut aller sans patriotisme ? Face aux redoutables défis auxquels l’Europe doit faire face, pour définir par exemple de nouvelles règles du jeu au sein de la zone euro, Alain Minc parie sur « la convergence empirique des institutions communautaires », « un degré intime de concertation entre les Etats », « une opinion aux réactions identiques chez les Vingt-sept ». Il nous vante « un miracle quotidien ».
Si, pour ma part, je crois à la convergence à long terme des intérêts des peuples européens (y compris la Russie), coincés que nous sommes dans les tenailles du G2 (« la Chinamérique » »), je ne suis pas assez frotté d’économie libérale pour me fier à la réalisation spontanée d’un optimum. Ainsi, je constate que l’euro est une simple variable d’ajustement dans la rivalité du dollar et du yuan. Je ne sais pas si nous surmonterons la crise de l’euro. Je constate simplement qu’avec le « pacte de compétitivité » Merckel-Sarkozy, on n’en prend pas le chemin.
Bref, je ne crois guère que l’infinie complexité de la machinerie européenne soit un gage d’efficacité. Sinon, la Diète polonaise, avec son « liberum veto », qu’évoquent irrésistiblement les votes à l’unanimité des Vingt-sept, gouvernerait aujourd’hui le monde !
Continent périphérique. Je vois le désarroi de l’Europe actuelle devant son déclin démographique, sa stagnation économique, son marché ouvert à tous les vents. le rétrécissement de ses parts de marché, l’inexistence de sa défense et de sa politique extérieure sur les grands dossiers. Percutée par la mondialisation libérale à laquelle elle s’est ralliée à travers un désarmement unilatéral, l’Europe devient un continent périphérique. L’insouciance, dans les années trente déjà, se dissimulait déjà sous un optimisme de commande. Alain Minc, nouveau Giraudoux, nous vante l’avènement de « l’homo europeanus ». Je crains furieusement que celui-ci n’ait quelque chose à voir avec le « dernier homme », tel qu’entrevu par Nietzsche.
Ce dont manque l’Europe qu’on nous a faite, c’est d’une communication avec son passé et donc avec ses nations, qui lui permettrait de retrouver cette confiance en elle-même et cette fierté dont Alain Minc note justement l’absence.
Celui-ci sous-estime la dimension de l’identité politique sans laquelle aucun peuple ne peut faire l’impasse et le nôtre, héritier de la Révolution, encore moins qu’aucun autre, sauf à se résigner à sortir de l’Histoire. Pour que l’Europe soit « le levier d’Archimède » de la France, encore faut-il que celle-ci puisse affirmer pleinement son identité républicaine !
En juxtaposant ou en superposant selon un principe de géométrie variable, des projets mûris, débattus et voulus par ses peuples, l’Europe, retrouvant la dimension de la puissance, serait mieux armée face au « monde qui vient »…
Brigitte Girardin, invité d'Axel de Tarlé dans C à dire sur France 5
25/02/2011 09:16 par rgrs
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Brigitte Girardin, invité d'Axel de Tarlé dans C à dire sur France 5
25/02/2011 09:16 par rgrs
Brigitte Girardin, secrétaire générale de République Solidaire, était l'invitée d'Axel de Tarlé dans C à dire, jeudi en fin d'après-midi sur France 5.
Vous pouvez revoir l'émission en cliquant ici.
Sur la durée de la rencontre entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy
"Vous savez, l'importance des sujets internationaux en ce moment mérite quand même qu'on s'attarde un petit peu sur les grands dossiers internationaux et les grands enjeux internationaux qui sont devant nous aujourd'hui. Donc je crois que ce tour d'horizon qui a duré effectivement une heure et demie était nécessaire."
Sur le départ de Dominique de Villepin de l'UMP
"Attendez, remettons quand même les choses au point ! Nous étions à Lyon il y a deux jours et un étudiant de l'Ecole de Management de Lyon lui a posé la question: "mais pourquoi avez-vous donc encore votre carte de l'UMP?" Et là, il a fait cette mise au point qui s'est faite de façon tout à fait naturelle et spontanée, en disant: "je ne renouvellerai pas", expliquant pourquoi il avait renouvelé en 2010. (...)
Moi, je ne suis pas à jour de cotisation depuis quelques temps déjà. Donc je pense ne plus y être, effectivement. Mais chacun est libre à République Solidaire d'avoir sa carte à l'UMP."
Sur les députés membres de République Solidaire
"Il y en a une dizaine qu'on voit régulièrement. Et puis, il y en a d'autres qui nous soutiennent également sans apparaître forcément. Mais vous savez, République Solidaire est un parti de rassemblement qui se situe au-dessus des clivages partisans. Et nous avons à République Solidaire des gens qui viennent de tous les horizons politiques, qui ont parfois la carte d'autres partis, que ce soit de l'UMP, que ce soit du Modem, que ce soit de partis de gauche ou de partis centristes. Chacun arrive avec son identité, avec son passé et se retrouve autour des valeurs que nous défendons."
Sur un possible soutien à Dominique Strauss-Kahn au second tour de la présidentielle
"On n'est pas dans ces combines politiciennes. (...) C'est un enjeu qui est suffisamment important. Dès le début, nous avons clairement indiqué que nous voulons proposer en 2012 une alternative, des propositions. Et d'ailleurs dans quelques jours, fin mars - début avril, Dominique de Villepin aura l'occasion de présenter les grandes lignes de son projet qui sera ensuite précisé avant l'été."
Sur les dérives droitières de l'UMP
"Sur cette affaire de carte de l'UMP, il faut bien voir que, en 2010, on a espéré que l'UMP arrêterait ses dérives droitières. (...) Souvenez-vous de tout ce qui s'est passé cet été, entre le débat sur l'identité nationale, ensuite le discours de Grenoble, la question des Roms... Dominique de Villepin avait mis en garde, avait fait entendre sa voix. Il avait pensé à cette époque-là qu'il fallait mener le combat à l'extérieur de l'UMP et à l'intérieur. D'où son renouvellement de cotisation pour faire entendre cette voix gaulliste à l'intérieur de l'UMP, un UMP que nous avions d'ailleurs fondé avec Jacques Chirac.
Bon, aujourd'hui, il faut quand même être logique et cohérent. Aujourd'hui, après toutes ces erreurs, on voit bien que le résultat a été d'obtenir un Front National à 20% (je pense pas que c'était quand même l'objectif poursuivi). Malgré toutes ces erreurs, on s'aperçoit aujourd'hui qu'on nous ressert une autre forme de débat sur l'identité nationale, avec un débat sur l'Islam. (...)
Ecoutez, en tout cas, nous, ça nous pose des problèmes ! On ne se sent plus à l'aise dans un parti qui flirte avec les thèses du Front National. Donc, Dominique de Villepin a mis en garde contre ce risque de division des Français."
Sur le besoin de rassemblement des Français
"Nous, nous disons qu'au moment où tout le monde souffre dans ce pays, il est plus que temps de rassembler les Français et de ne pas ostraciser, stigmatiser les uns ou les autres, que ce soit la communauté musulmane, que ce soient les Roms ou alors que ce soient les catégories de fonctionnaires: on a vu hier les magistrats, aujourd'hui les diplomates. Il arrive un moment où ce n'est plus possible ! On ne peut pas continuer comme ça !
Donc on dit: "voilà, on ne peut pas poursuivre ce chemin commun avec un parti qui s'est éloigné des valeurs gaullistes que nous défendons et qui défend des positions qui sont tellement en décalage par rapport à ce que ressentent les Français." Est-ce que la priorité des Français, est-ce que c'est de débattre de l'Islam? Je crois que la priorité des Français aujourd'hui, c'est l'emploi. (...) Les Français ont envie aujourd'hui qu'on réponde à leurs difficultés. Regardez toutes les enquêtes d'opinion: la véritable préoccupation des Français aujourd'hui, c'est l'emploi !"
Sur l'affaire Clearstream
"Tout le monde sait que cette affaire a été une grande souffrance pour Dominique de Villepin. Mais il a dit aussi très clairement qu'il avait tourné la page. Il a été relaxé par le Tribunal. Il a tourné la page. (...)
Il a dit clairement qu'il avait tourné la page et quand il a rencontré aujourd'hui Nicolas Sarkozy, il a dit aussi très clairement qu'il n'avait pas d'opposition personnelle partisane à son égard. Je crois que maintenant, nous, ce qui nous intéresse et ce pour quoi nous déployons beaucoup d'énergie avec beaucoup de détermination, c'est de présenter aux Français des propositions alternatives et nous sommes mobilisés sur cet objectif."
Sur les ex-soutiens de Dominique de Villepin entrés au gouvernement
"Encore une fois, on ne choisit pas les parlementaires qui décident de nous soutenir à un moment. L'essentiel, c'est d'être au contact des Français, d'aller à leur rencontre. (...)
Notre équipe, ce sont les Français et vous savez, est-ce que vous connaissez beaucoup de partis politiques qui sont capables un samedi après-midi du mois de juin de réunir 6.000 militants qui viennent à leurs frais (on n'affrète pas les bus pour les faire venir)? Vous savez, notre force militante, aujourd'hui, c'est 25.000 personnes et ce sont tous des bénévoles. Et nous sommes très fiers d'avoir ce parti qui réunit des gens qui sont en attente de cette alternative."
http://2villepin.free.fr/index.php/2011/02/25/1809-brigitte-girardin-invite-d-axel-de-tarle-dans-c-a-dire-sur-france-5
Dominique de Villepin à l'Elysée
24/02/2011 18:44 par rgrs
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Dominique de Villepin à l'Elysée
24/02/2011 18:44 par rgrs
Dominique de Villepin a rencontré le chef de l'Etat pour un tête-à-tête à l'Elysée, ce jeudi matin.
A sa sortie de l’Elysée, interviewé par la chaîne de télévision BFMTV, Dominique de Villepin a fait une courte déclaration. L’ancien Premier ministre a fait par d’un "dialogue direct, franc et républicain avec Nicolas Sarkozy. Dominique de Villepin a déclaré avoir alerté le chef de l’Etat "sur les grands enjeux nationaux et internationaux". Dominique de Villepin a dit avoir rappelé à Nicolas Sarkozy ses "grandes exigences sur les difficultés que nous traversons" et demandé plus d’"Etat, de justice sociale, de rassemblement". Il a également affirmé avoir prôné un "renforcement de la France dans le Monde".
"La France doit être en initiative, en proposition en Europe et dans le monde", a déclaré le Président de République Solidqire, pour "être devant pour saluer ce mouvement des peuples".
Dominique de Villepin a tenu à terminer son intervention en évoquant le débat sur la laïcité et l’islam et dit qu’il ne fallait pas rechercher "de boucs émissaires", soulignant tour à tour l'"intérêt supérieur de la nation" et "l’intérêt général qui doit l’emporter".
http://2villepin.free.fr/
La révolte du quai d'Orsay
24/02/2011 18:40 par rgrs
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La révolte du quai d'Orsay
24/02/2011 18:40 par rgrs
Dans une tribune publiée mardi dans Le Monde, un collectif d'une quarantaine de diplomates livre une analyse très critique de la politique étrangère de la France. Les Marly dénonçent autant l'absence de vision politique à long terme que l'amateurisme et le style désordonné de la diplomatie sarkoziste. Une charge virulente mais anonyme qui fait dire à droite que la campagne a commencé.
Après les officiers rebelles du groupe Surcouf qui dénonçaient l’imposture du livre Blanc de la défense, la montée en température des juges, c’est au tour des diplomates de se faire entendre. Le feu couvait sous la cendre.
Depuis la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, la nomination de l’ectoplasmique Kouchner, sans compter le mépris affiché de Sarkozy pour cette administration truffée d’aristocrates encore sensibles à un certain sens de l’honneur, le quai d’Orsay naviguait à vue.
Le collectif « Marly », un luxueux café situé au Louvre où se réunissait un groupe de diplomates en activité ou à la retraite pour évoquer la politique extérieure de la France, s’est décidé à tremper, anonymement, la plume dans la plaie de la politique étrangère improvisée du président de la République.
Ambassades sacrifiées, diplomates insultés, nominations précipitées, consignes contradictoires. Leur diagnostic est clair. Trop peut-être: l'influence de la France dans le monde est en recul. «À l'encontre des annonces claironnées depuis trois ans, l'Europe est impuissante, l'Afrique nous échappe, la Méditerranée nous boude, la Chine nous a domptés et Washington nous ignore !» écrivent les auteurs.
Faisant un parallèle avec la récente mise en cause des magistrats dans l'affaire Laetitia, les diplomates regrettent que : «Quand les événements sont contrariants pour les mises en scène présidentielles, les corps d'Etat sont alors désignés comme responsables».
Aucune vision diplomatique à long terme
Journaliste au Nouvel Observateur, Vincent Jauvert propose sur son blog le témoignage d’un des membres du collectif : « Nous nous sommes retrouvés le 9 février dans le musée du Louvre, au café Marly (d'où le nom de notre groupe). Nous étions une demi-douzaine. Nous avons rédigé un premier texte, puis nous l'avons fait discrètement circuler. Au total, une trentaine de personnes (dont une vingtaine de diplomates toujours en activité) ont apporté leur touche à cette tribune ».
Plusieurs éléments auraient motivé cette tribune collective : « le sentiment d'un vide sidéral après la révolution égyptienne, les fuites organisées par l'Elysée contre l'ambassadeur en Tunisie, Pierre Ménat. Puis il y a eu la nomination de Boris Boillon à Tunis. Nous avions appris que Michèle Alliot-Marie avait proposé le nom d'un diplomate aguerri, l'actuel ambassadeur à Tripoli, François Gouyette. Mais l'Elysée a préféré envoyer ce jeune homme impulsif et immature Enfin et surtout il y a le style désordonné, amateur, de la diplomatie sarkoziste, obsédée par les coups. Il n'y a aucune vision à long terme».
Au passage, la tribune insiste sur l'absence de ligne politique, la France et l’Europe inexistants sur la conférence de Copenhague, l’Union pour la Méditerranée en échec, sans parler de la gestion calamiteuse du dossier Florence Cassez ou encore les réseaux d’intérêts privés, ces visiteurs du soir écoutés par le pouvoir et l’influence de Claude Guéant et Henri Guaino.
Ancien ambassadeur, auteur du livre Les voies de la diplomatie Charles Crettien souscrit à la quasi-totalité des critiques formulées par le collectif : « Tout ce plaidoyer est vrai. Je serais même beaucoup plus sévère au niveau des conséquences commerciales, industrielles, culturelles.Il faut redonner un vrai rôle aux diplomates de carrière et ne pas les mettre sous l’autorité d’un pouvoir politique capricieux. Jean-David Levitte qui prétend tout savoir de la Chine, à Washington, en passant par le Moyen-Orient ne sait pas tout. Le quai d’Orsay est un ramassis de compétences mais ce métier que j’ai adoré est aujourd’hui bafoué. Cette administration est en lambeau. La seule chose qui me gêne est l’anonymat, sans doute que ceux qui sont en activité ont peur de sanctions de la part de la brave dame qui se prétend Ministre des affaires étrangères » tranche-t-il.
Un ministère des affaires étrangères en vacance depuis 4 ans
Côté politiques, la tribune fait des remous. Membre de la commission des affaires étrangères, le député PRG Paul Giaccobi dénonce une forme « d’arrogance mal placée » et juge « inadmissible que des fonctionnaires expriment publiquement des critiques à l'égard du gouvernement », au nom d'une conception de l'administration vouée au silence. Le député raconte néanmoins sur son blog : « J'ai auditionné M. Boillon avec mes collègues de la commission des affaires étrangères lorsqu'il était ambassadeur en Irak. Il nous a paru plutôt compétent, intelligent mais manquant de recul et de maturité. Il n'est pas capable d'exercer une fonction diplomatique dès lors qu'il perd le contrôle de lui-même pour si peu. Il doit donc être remplacé sans délai et muté vers un service d'étude et d'analyse qui lui évite de rencontrer la presse ou des personnalités étrangères. Après les quatre ans de vacances du poste de ministre des affaires étrangères puisque Bernard Kouchner n'a jamais exercé cette fonction, nous nous trouvons confronté à une situation qui pour d'autres raisons est aussi celle d'une vacance ».
Deux anciens « locataires » du quai d’Orsay ont commenté le texte des « Marly ». Hubert Védrine qui a évoqué un collectif d’une quarantaine d’ambassadeurs estime qu’ils sont « autant de droite que de gauche. Cela traduit une exaspération professionnelle de la part d'un Corps qui est un des grands Corps de l'Etat, qui a gardé le sens de l'Etat, sur lequel il est facile de taper. C'est une attitude habituelle en France de taper sur le réseau diplomatique alors qu'on a bien de la chance pour 1% du budget de l'Etat. On a bien de la chance d'avoir un réseau mondial diplomatique, consulaire, culturel alors que nous sommes au début d'une époque qui serait une grosse bagarre multipolaire et qu'on a absolument besoin de ça » a expliqué l’ancien Ministre des affaires étrangères de Lionel Jospin qui, pour sa part, comprend le souci de protestation d’une diplomatie marginalisée et méprisée.
De l'autre côté de l'échiquier politique, Villepin a apporté son soutien aux diplomates : « Je vois notre diplomatie avec inquiétude connaître l'effacement alors même que les évènements dans le monde arabe, de l'autre côté de la Méditerranée, donne raison aux analyses de la diplomatie française. Et je connais aujourd'hui la frustration de ceux qui servent cette diplomatie française, de ne pas pouvoir donner tout ce qu'ils ont à donner ». Etonnant tout de même de la part d’un ancien Ministre des affaires étrangères qui, en 2002, estimait que « deux tiers des ambassadeurs étaient des incapables » d’après les propos rapportés par un haut fonctionnaire dans Les Cents semaines. Villepin vu du Quai, un ouvrage rédigé par un diplomate sous le pseudonyme de Jean Saint Iran.
Une charge à visée politicienne ?
Ancien Ministre de la coopération, Bernard Debré a jugé « vraisemblable qu’il faille tirer les leçons de ce qui s’est passé. On ne peut pas continuer à avoir une politique étrangère aussi affaiblie. C’est Michèle Alliot-Marie, c’est la cellule étrangère de l’Elysée. Le Mexique est une puissance importante, on ne peut pas se permettre d’avoir une relation aussi désastreuse, quelle que soit la culpabilité ou l’innocence de Florence Cassez. Notre ambassadeur en Tunisie n’a pas été d’une grande délicatesse. Devant la donne qui va complètement changer sur le contour méditerranéen, il faut une révision drastique de la politique française».
Du côté du quai d'Orsay ou encore de Henri Guaino, on évoque une charge « essentiellement politique » : « derrière cette petite tribune anonyme, il y a plus de politique que de diplomatie. Michèle Alliot-Marie a une vision pour le quai d’Orsay, elle veut en faire un outil plus performant d’aide à la décision du président de la République, faire du quai d’Orsay un pôle d’influence avec des capacités de prospective. On a conscience qu’il faut être davantage sur le terrain, se rapprocher de la société civile, travailler en réseau, simplifier la remontée des informations» commente-t-on dans l’entourage de la Ministre.
Manœuvre politicienne ou inquiétude corporatiste ? Les deux, mon capitaine ! Evidemment que la tribune des « Marly » fleure bon l’anti sarkozysme, parfois trop systématique et l’anonymat ne plaide pour la cause des « aristos » du quai dans un milieu où l’introspection et l'auto-critique ne sont pas des exercices très pratiqués.
En revanche, il n’est plus à démontrer la capacité supérieure que possède Sarkozy à se faire honnir de « ses » administrations tant il les traite par le mépris.
Sans compter qu’en bâillonnant le Quai d’Orsay et en substituant les relations personnelles aux relations internationales, l’Elysée a fini par discréditer la diplomatie française. Deuxième pays le plus présent en nombre d’ambassades dans le monde, présente au conseil de sécurité de l’ONU, la France dispose encore, malgré les cures d’amaigrissement répétées que subit le MAE, de réels moyens de faire entendre au niveau international une petite musique diplomatique différente dans la tradition gaullienne. Pourtant, il n’en est rien. Alors qu’une intense réflexion stratégique se révèlerait prioritaire, la France a fait le choix de faire tourner ses moulins à vents diplomatiques, préservant un réseau conséquent d’outils pour mieux s’aligner sur le plus puissant et se résigner à un suivisme moutonnier. Un alignement onéreux et inefficace pour se faire toujours plus inaudible tant ses messages –quand il en existe- se trouvent brouillés par des querelles intestines et des polémiques stériles.
Régis Soubrouillard - Marianne
De Villepin quitte l’UMP. Enfin !
24/02/2011 18:35 par rgrs
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De Villepin quitte l’UMP. Enfin !
24/02/2011 18:35 par rgrs
Dominique de Villepin ne renouvellera pas en 2011 son adhésion à l’UMP, annonce mercredi le mouvement politique de l’ancien Premier ministre, « République solidaire ». Le patron du parti majoritaire Jean-François Copé et le porte-parole du gouvernement François Baroin ont regretté cette décision.
Pour ma part, je ne peux que me réjouir de cette décision. Enfin !
Dominique de Villepin est aujourd’hui totalement indépendant, se met à la disposition des Français pour créer une réelle alternative en 2012. Il lui faudra néanmoins composer avec d’autres partisans du gaullisme, notamment Nicolas Dupont-Aignan.
L’ancien Premier ministre a annoncé sa décision mardi à l’occasion d’un déplacement à Lyon.
« Je n’ai pas renouvelé ma carte cette année (…) parce que j’estime qu’il y a un décalage croissant entre les idées qui sont défendues par l’UMP et les Français », explique le rival de Nicolas Sarkozy, en réponse à la question d’un étudiant.
« Aujourd’hui je constate que les regards et les visions s’éloignent. Je constate que l’idée que nous nous faisons de la République, (…) de la voix de la France dans le monde n’est pas la même », ajoute-t-il.
Sera-t-il suivi par les députés qui le soutiennent ? Rien n’est moins sûr ! Mais, est-ce vraiment un obstacle pour une consultation présidentielle ?