NOME

16/02/2011 10:56 par rgrs

  • NOME

    NOME

    16/02/2011 10:56 par rgrs

C’est voté !

 

La session parlementaire du Sénat à accepté la loi NOME incluant les nouveaux compteurs ERDF. Dans quelques jours ce projet deviendra réalité  avec application immédiate au 1er janvier 2011 grâce à à cette loi scélérate.
 Pour les fameux Compteurs qui devraient être installés bientôt et qui devraient nous être facturés au prix très très Fort (vers les 300 € ), et qui, de surcroit, ne seraient pas fiables nous vous conseillons de ne rien signer

On ne peut pas refuser à EDF d’accéder aux Compteurs, et de les changer : par contre comme n’étant pas demandeur, nous n’avons aucune obligation de signer quelques documents que ce soit. N’étant pas engagé contractuellement par notre signature, nous pourrons alors contester le paiement de ce compteur !

 

La loi NOME va permettre (afin de permettre la concurrence !!!) d’augmenter les tarifs de l’électricité. Le principe de cette loi NOME (nouvelle organisation du marché de l’Electricité) est des plus simples ! Constatant que la concurrence ne fonctionne pas ( plus de 96 % des Français restent fidèles à l’Opérateur Historique EDF),  le Gouvernement Fillon a décidé de la créer… artificiellement. La loi est passé dans une relative indifférence et sans publicité le 1er janvier 2011. Depuis, EDF est dans l’obligation de revendre à ses concurents jusqu’à 25% de sa production électrique, ce qui constitue un véritable hold up ! En effet, ces opérateurs vont se voir offrir ¼ de l’électricité déjà payé par leurs impôts et leur facture. Ces opérateurs et leurs actionnaires réaliseront ainsi des profits sans avoir eu à débourser le moindre centime.   

 

C’est une première que d’obliger une Entreprise, dans le Monde de la"Concurrence libre et non faussée", à céder une partie de ses Atouts à des Concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité. Une fois livré à cette soit disant concurrence, le prix de l'Electricité sera fixé par des Groupes Privés qui en fait seront des Filiales d'un Seul et Unique Groupement : les actionnaires ! Vous n'y croyez pas ? Alors remettez vous dans le contexte de nos chères Autoroutes Françaises que nous, nos Parents et Grands Parents avons payé avec nos impôts et qui ont été Vendues et Bradées à de Grands Groupes Privés ….. Cela profite à qui ?  Et le Prix à payer pour y circuler ? N'est-ce pas Scandaleux ?  Mais c'est trop tard, car ce Réseau Routier n'appartient plus en totalité à l'Etat ! Et pour le reste ce sera pareil !  Aujourd'hui le service public coûte cher, mais ce n'est rien face à ce qui nous attend si nous le bradons à des Groupes Privés ! 

Sergent Poivre

 

Sécurité : Martine Aubry réinvente la « culture de l’excuse »

16/02/2011 10:05 par rgrs

  • Sécurité : Martine Aubry réinvente la « culture de l’excuse »

    Sécurité : Martine Aubry réinvente la « culture de l’excuse »

    16/02/2011 10:05 par rgrs

Dans un récent livre, la première secrétaire du PS développe sa vision des causes de la délinquance : l’insécurité serait une conséquence des discriminations et de la ghettoïsation. Un discours angéliste qui va à l’encontre de la pensée d’autres socialistes.


On croyait ce discours révolu. On croyait que le PS avait définitivement abandonné la « culture de l’excuse » en matière de sécurité., en gros : la délinquance serait expliquée par des causes extérieures principalement socio-économiques. Mais en mars 2002, avant le premier tour de la présidentielle, Lionel Jospin lui-même, avait admis ses erreurs sur le sujet : « Sur la question de l’insécurité, j’ai pêché par naïveté, Je me disais pendant un certain temps que si on fait reculer le chômage, on fera reculer l'insécurité. Or 928 000 personnes ont retrouvé un emploi et cela n'a pas d'effet direct sur l'insécurité ».

Comme quoi cinq ans après ce que certains ont appelé « le tournant de Villepinte », le PS n’en avait pas fini avec les démons de la victimisation. Lors de
ce colloque organisé en 1997, Lionel Jospin avait admis que l’insécurité était un problème en elle-même, elle était une conséquence mais aussi la cause d’autres problèmes sociaux : « Il faut le reconnaître nos compatriotes sont confrontés à l’insécurité dans leur vie quotidienne. C’est inacceptable . Si ce droit n’est pas respecté, d’autres ne pourront pas l’être ».

En 2011, Martine Aubry semble être revenue à cette « culture de l'excuse ». Le PS vient de publier le livre Sécurité : le fiasco de Sarkozy, les propositions du PS reprenant ses propositions en la matière rédigées
lors du forum de Créteil ouvrage préfacé par la maire de Lille. Ces propositions sont nées en novembre dernier après l’offensive du chef de l’Etat sur la sécurité. Le parti cherchait alors à montrer sa crédibilité sur le sujet. A la Rochelle, l’été dernier, Manuel Valls se montrait très optimiste. Interrogé par Marianne à l'époque, il niait toute possibilité de « retour en arrière » de son parti. Raté, à lire le texte de l’ex-ministre de l’Emploi, l’insécurité ne serait qu’une conséquence des inégalités. Bref, la délinquance, pour Aubry, «c’est la faute à la société»

« C’est la faute à la société »

« Si rien ne justifie la violence, force est de constater que la société dans laquelle nous vivons est elle-même génératrice de violence », écrit Martine Aubry (p7). La première secrétaire détaille sa doctrine selon plusieurs axes. Un déterminisme qui serait notamment le fait des inégalités socio-économiques. Elle poursuit : «Avec l’explosion de la précarité et de la souffrance au travail, le travail a perdu de sa capacité à faire lien et à intégrer, il est devenu source de frustration et de rancœur» (p7-8). Les violences ne seraient donc que le résultat d’une frustration sociale : « Des formes nouvelles et répétées de violence se développent contre soi, contre les autres et contre tout ce qui symbolise les institutions et leurs promesses d’égalité non tenues », affirme la première secrétaire (p9).

Martine Aubry développe également les propositions du PS en matière d’éducation. Pour elle, la délinquance à l’école serait due principalement... à l’école et non aux délinquants. « Le décrochage scolaire et le sentiment qu’ont beaucoup d’élèves d’être méprisés par le système sont des ferments terriblement efficaces d’une société violente », dit-elle (p25-26). Mais le lien entre délinquance et délitement de l’éducation n’est pas seulement le fait de l’exclusion d’élèves qui en deviendront frustrés. Elle est aussi le fait d’un abaissement du savoir offert et du règne de l’enfant roi. Or, Martine Aubry propose de perpétuer cette doctrine pédagogiste : « L’école a le devoir de s’adapter : elle ne peut se limiter à offrir les mêmes enseignements aux élèves (…). Cela implique d’adapter les rythmes, de personnaliser les parcours, de donner le pouvoir d’agir aux équipes pédagogiques » (p26-27).

Ce partage de causalité entre inégalités sociales et insécurité n’a jamais été fixé au PS. En 30 ans, les socialistes
ont souvent changé de doctrine. Si le colloque de Villepinte avait au moins marqué un progrès dans le discours, l’ère Aubry a marqué une certaine régression. La manifestation ratée du Printemps de libertés en 2009 avait symbolisé cet angélisme qui ne disait pas son nom. A l’époque, Benoît Hamon disait d’ailleurs : « Là où l'Etat social recule, l'Etat pénal progresse ». Il ne serait pas venu à l’idée de Hamon ou Aubry que l’insécurité pouvait être aussi une cause d’inégalité. Dans un quartier pauvre rongé par la délinquance, les commerces fuient, les services publics ferment, les établissements scolaires sont snobés mais les habitants qui ont les moyens déménagent. Face à la montée de la délinquance, les inégalités sociales s'aggravent entre ceux qui ont les moyens de se protéger et les autres.

L'insécurité, cause de la rélégation urbaine

Mais l’erreur doctrinale d’Aubry va plus loin. L’insécurité ne serait plus seulement la conséquence d’inégalités sociales mais aussi des discriminations et de la ghettoïsation des quartiers. Dans sa préface, la Maire de Lille développe le rôle supposé des discriminations dans la délinquance. Elle appelle notamment à faire réaliser par l'Insee « une grande enquête indépendante » pour connaître l’état des discriminations sur une base ethnique mais « de manière anonyme et sur le principe de l’autodéclaration » (p28). Le rapport du Forum sur la sécurité énonçait clairement ce lien entre discrimination et insécurité : « L’agence européenne des droits fondamentaux a démontré la réalité d’un lien entre les discriminations subies par les jeunes Français et leur propension à la violence » (p2).

Soit, il n’est pas question de nier et encore moins d’excuser la discrimination au faciès. Mais faire un tel lien de causalité revient presque à excuser le repli communautaire. Pire, elle enferme les discriminés dans un rôle de victime au lieu de les inciter à se mobiliser pour rehausser l’image de leur quartier. Au passage, notons que si le PS admet qu’il y a un lien entre discriminations ethniques et insécurité, il admet implicitement que les populations noires ou maghrébines sont sureprésentées dans la délinquance. Dont acte.

Même erreur sur le rôle des villes. « Quelle image la société renvoie-t-elle d’eux-mêmes à ces jeunes qui vivent dans des immeubles sales et dégradés, dans un environnement dégradé et éclaté ? (…) Comment s’étonner, dès lors, que les quartiers de relégation concentrent aussi les problèmes d’insécurité, de déscolarisation et de trafics en tout genre ? », écrit Martine Aubry (p22). La première remarque à faire, et que la première secrétaire oublie aussi, est sur la relégation
du monde rural et péri-urbain qui n’est pas épargné par l’insécurité. Pire, elle semble aussi oublier que les dégradations de l’habitat sont aussi le fait d’actes de délinquance, que la relégation de certains quartiers est aussi due à la fuite des commerces, des entreprises et des services publics, aux transports collectifs qui n’osent plus y passer. Bref, la ghettoïsation est autant, si ce n’est plus, une conséquence qu'une cause de l’insécurité.

Sans ligne fixe

Pourtant au sein du PS, on n’adhère pas forcément à cette culture de l’excuse. En septembre dernier, Jean-Jacque Urvoas, rapporteur du Forum sur la sécurité, s'exprimait dans une note pour la Fondation Terra Nova. Il changeait de focale et pensait l’insécurité non pas comme une conséquence mais comme une cause de problèmes sociaux notamment la défiance envers la police. « La France est parmi les pays de l’Union européenne l’un de ceux qui enregistrent le nombre de cas le plus élevé de violences urbaines. Un constat alarmant, qu’il convient de mettre en rapport avec une étude de la Commission Européenne révélant que les relations entre les Français et leur police se dégradent inexorablement depuis quelques années », écrivait-il.

En cela, « si depuis presque dix ans, la délinquance avait été combattue avec succès, nul doute que les Français en créditeraient les forces de l’ordre ainsi qu’accessoirement les responsables politiques qui en orientent l’action ».  Bref, la vision d’Urvoas amène à s’interroger d’abord sur l’efficacité et les moyens de la police plutôt que sur des causes sociales ou sociétales à la délinquance. Une doctrine qu’il avait déjà exposée
en juillet sur RTL. Ce débat montre que contrairement à ce que disait Ségolène Royal, le problème du PS n’est pas la persistance d’une « ligne laxiste » mais l’absence totale de ligne.

Tefy Andriamanana - Marianne
  • Sécurité : le fiasco de Sarkozy, les propositions du PS, préface de Martine Aubry, postfaces de François Resbamen et Jean-Jacques Urvoas, éditions Jean-Claude Gasewitch, 128 pages.

http://www.marianne2.fr/Securite-Martine-Aubry-reinvente-la-culture-de-l-excuse_a202893.html

Affaire Cassez : le boycott n'est pas la solution

16/02/2011 09:56 par rgrs

  • Affaire Cassez : le boycott n'est pas la solution

    Affaire Cassez : le boycott n'est pas la solution

    16/02/2011 09:56 par rgrs

Sur l'affaire Cassez, le blogueur Romain Pigenel souhaite une amélioration rapide du sort de la jeune femme. Il redoute en fait les effets pervers de réactions plus dominées par l'émotion que par la raison, en prenant pour exemple un boycott qui étoufferait l'année du Mexique qui pourrait pourtant servir de tremplin pour la cause de la jeune femme incarcérée.

(capture d'écran Dailymotion - lemondefr - cc)
 
Le boycott est décidément dans l’air du temps. Après les polémiques et arguties autour de celui des produits israéliens, c’est désormais l’année du Mexique qui est dans le viseur, pour punir la justice et le gouvernement mexicains de ne pas transiger sur le sort de Florence Cassez. Les parents de la jeune femme, comme MAM et Martine Aubry, ont défendu depuis quelques jours cette option pour répliquer à la décision de la Cour de cassation mexicaine. La principale intéressée, depuis sa geôle, a exprimé le souhait contraire, demandant qu’on utilise les festivités pour parler de son cas : elle a entièrement raison.

Je laisse de côté le fond de l’affaire, qui n’est à la vérité pas aisé à décrypter depuis la France. Tout le monde peut être d’accord sur le caractère inhumain et probablement exagéré d’une peine de 60 ans pour une culpabilité douteuse ; on sait gré au Ministère des Affaires étrangères de défendre, en outre, une compatriote dans la difficulté. Je remarque pour le reste que c’est l’indignation bien plus que la raison qui inspire les commentaires et les réactions ; on parle assez peu de la justice mexicaine, que l’on dit
corrompue, et des raisons liées au contexte local qui pourraient expliquer sa sévérité (manipulation ou non ?), pas plus que l’on ne s’interroge sur la situation diplomatique voyant un pays faire pression sur la justice d’un autre pour protéger quelqu’un de coupable aux yeux de celle-ci. Florence Cassez (et c’est tant mieux pour elle) est rapidement devenue un objet émotionnel et médiatique, ce fin visage échevelé entraperçu derrière des barreaux, coupable d’avoir été amoureuse d’un voyou, perdue dans un lointain pays, aux mains des descendants du Sergent Garcia. Réminiscence de la captivité d’Ingrid Betancourt ? Sauf qu’ici l’identification joue à plein : Florence Cassez, c’est chacun de nous, c’est le séjour exotique à l’étranger qui tourne à Midnight Express. Gageons qu’elle deviendra aussi un des grands sujets humains/humanitaires de la présidentielle, si elle n’est pas libérée d’ici là : je suggère à ses parents, selon la coutume, d’écrire à tous les candidat(e)s pour leur demander ce qu’ils s’engagent à faire pour leur fille une fois élu(e). La boucle sera ainsi bouclée.

En attendant, c’est l’année du Mexique qui est en jeu. Ses organisateurs peuvent dans un premier temps remercier la polémique : sans elle, un très grand nombre de Français auraient sans doute fait couler le champagne le 31 décembre prochain sans se douter que l’année du Mexique serait en train de vivre ses dernières secondes. Son programme est sans surprise : des expositions spéciales, des rencontres, probablement une venue accrue de ressortissants Mexicains, intellectuels, artistes, tout au long de l’année. Si on laisse de côté la question de savoir si
un appel au boycott de ces festivités est juste et proportionné, celui-ci serait-il au moins efficace ?

Il y a boycott et boycott. Le boycott pour la forme, qui a valeur de symbole d’
indignation ; et le boycott qui fragilise réellement sa victime et influe donc sur sa conduite. En l’occurrence, on parle de boycotter non le Mexique, sa production économique, mais l’année du Mexique en France, ce qui est tout de même fort différent. Que l’on organise le refus d’utiliser le ciment Cemex ou de consommer la bière Corona aurait peut-être un impact économique s’il s’avère que la France en est un client important. Même dans ce cas, j’ai cependant quelques doutes sur les effets réels de cet impact : que des ouvriers mexicains soient mis au chômage technique ferait-il avancer la cause de Florence Cassez ? Mais on n’en est même pas là : ce qui est proposé avec force gesticulations, c’est soit l’annulation des festivités en France, soit des mesures encore plus symboliques, comme l’évitement de celles-ci par les élus et divers officiels.

Disons-le franchement, ce serait inutile, voire contre-productif. Les seules victimes d’une telle annulation seraient les quelques Mexicains dont la venue était programmée, les publics qui auraient pu assister aux manifestations, les institutions françaises associées, et peut-être le Ministère du Tourisme mexicain, encore que je doute que les années officielles de tel ou tel pays aient un tel impact que leur annulation dissuade des millions de touristes potentiels. La décision ferait du bruit … en France principalement. Elle n’exercerait aucune pression gênante sur le Mexique et ne ferait que tendre les relations entre les deux pays.
Une comparaison me vient à l’esprit avec l’éternel dilemme des grèves lycéennes et étudiantes : faut-il bloquer les lycées ou universités occupés, c’est à dire condamner leur accès ? Les durs, les matadors répondent toujours oui. L’expérience prouve pourtant immanquablement le caractère aussi inefficace que nocif du blocage : il vide les établissements de grévistes et manifestants potentiels, braque les modérés, et empêche le mouvement de se développer. C’est une logique de repli malthusien, pas de montée en puissance. La situation est exactement la même pour Florence Cassez. Bloquer, ou plutôt annuler l’année du Mexique, c’est se priver d’un vecteur de communication, agacer les Mexicains concernés (et aucunement mêlés à l’affaire judiciaire), et condamner le sujet même du Mexique (et donc de Cassez) à l’étouffement médiatique. Il en sera tout autrement si on utilise les festivités et événements prévus pour parler du cas Cassez, et témoigner aux Mexicains venant en France de la mobilisation de l’opinion nationale autour d’elle. Plutôt que fermer le site web officiel de l’année, y ajouter un portrait (avec décompte des jours de réclusion, ne lésinons pas sur le bettancourisme) de la détenue française. Entamer chaque rencontre par un rappel de son sort. Essayer d’amorcer un courant de sympathie dans l’opinion mexicaine. Associer et faire grandir, plutôt que couper et éteindre.

Je plains la prisonnière et ses parents : la présidentielle approchant, les moulinets et les
tentatives de récupération de son cas vont devenir légion. Raison de plus pour espérer une amélioration rapide de sa situation.
Romain Pigenel

Lire d'autres articles de Romain Pigenel sur son blog.
 
 

Strauss-Kahn / Sarkozy : la guerre des caviars

16/02/2011 09:47 par rgrs

  • Strauss-Kahn / Sarkozy : la guerre des caviars

    Strauss-Kahn / Sarkozy : la guerre des caviars

    16/02/2011 09:47 par rgrs

Ce week-end, c’était la première grande offensive de l’UMP contre Dominique Strauss-Kahn. Fini les mots aimables prononcés par le président jusqu’à l’an dernier. C’est la guerre et ce sera même une guerre sale. Mais l’UMP aurait du réfléchir avant d’utiliser le mot « caviar ».
La guerre des tranchées
C’est peu de dire que l’offensive de l’UMP semblait coordonnée. Pierre Lellouche qui parle de « gauche ultra-caviar », Christian Jacob de « gauche bobo » et qui évoque la déconnection du probable candidat du PS aux présidentielles par rapport aux racines de la France, François Baroin qui dit qu’il devrait faire tout son mandat à la tête du FMI et donc faire l’impasse sur les élections à venir. Il est difficile de ne pas voir la main de l’Elysée dans ces attaques simultanées contre DSK.
Le timing de cette offensive semble indiquer que l’Elysée considère désormais que ce dernier devrait bien être le candidat socialiste. Les déclarations d’Anne Sinclair sont assez transparentes il est vrai. Certains pourront toujours penser que ces attaques sont destinées à le dissuader de se présenter, mais je crois plutôt que le changement de ton à l’égard de DSK indique plutôt que les personnes bien informées n’ont désormais plus beaucoup de doutes.
En effet, à quoi bon taper sur DSK s’il n’est pas candidat ? Si Martine Aubry était la candidate du PS, cela n’aurait strictement aucun intérêt. Bref, les cartes sont aujourd’hui sur la table, même si ce n’est pas encore officiel. Et cela est d’autant plus vrai que ces attaques devraient souder le Parti Socialiste autour de son probable candidat pour le défendre. Il ne faut plus se faire d’illusion : nous aurons bien Dominique Strauss-Kahn et Nicolas Sarkozy comme candidats.
Quand l’hôpital se moque de la charité
L’angle d’attaque choisi peut paraître totalement imbécile de la part des soutiens du président « bling bling » mais il n’est pas totalement dénué de sens. L’idée est sans doute d’essayer de couper plus encore DSK de l’électorat populaire et de l’éliminer au premier tour pour affronter Marine Le Pen au second. Après tout, c’est le scénario qui avait conduit à l’élimination de Lionel Jospin en 2002. Il faut dire que l’équation du second tour semble difficile pour le président sortant…
Bien sûr, l’attaque ne manque pas de pertinence à l’encontre du président du FMI, une incarnation physique de la caricature du gros patron fumant le cigare et dont les idées n’en sont guère éloignées. Mais ce raisonnement n’est pas sans limite. Tout d’abord, DSK n’est sans doute pas le candidat favori des classes populaires, mais davantage celui des classes moyennes, voir même supérieures. Du coup, le potentiel de perte est peut-être limité de ce côté.
Mais surtout, on peut quand même s’interroger sur la pertinence d’une telle attaque de la part des soutiens de Nicolas Sarkozy. Car dans le style caviar, s’il y a un candidat qui l’incarne, c’est bien lui : mairie de Neuilly sur Seine, soirée de victoire au Fouquets, retraite sur le yacht de Boloré, les montres (Rolex ou Philippe Patek), le paquet fiscal, Carla Bruni, le Cap Nègre, l’EPAD, Rachida Dati et ses robes Dior, Christine Lagarde et son vélo, le projet de baisse de l’ISF…
Si l’attaque menée contre Dominique Strauss-Kahn n’est pas totalement dénuée de sens, le problème est qu’elle pourrait agir comme un boomerang vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Car si le premier est « ultra-caviar », le président sortant est « ultra-ultra caviar ».
Laurent Pinsolle

Jacob-DSK ou les heures les plus sombres du débat politique

16/02/2011 09:38 par rgrs

  • Jacob-DSK ou les heures les plus sombres du débat politique

    Jacob-DSK ou les heures les plus sombres du débat politique

    16/02/2011 09:38 par rgrs

C'est parti mon kiki : depuis hier, la saillie bêbête de Christian Jacob sur l'étrangeté de DSK par rapport au terroir suscite une levée de boucliers. Mais la polémique qui l'a suivie augure mal du débat politique de la présidentielle.

Le staff de DSK devrait envoyer des fleurs à Christian Jacob. Le député UMP a rendu un fier service à leur champion en déclarant, fort maladroitement, « DSK, ce n'est pas l'image de la France, l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, celle qu'on aime bien, celle à laquelle je suis attaché ». Le député entendait fustiger la conception des primaires du PS (10 000 bureaux de vote alors qu'il y a 36 000 communes), négligeant le territoire rural au profit d'une consultation centrée dans les villes.

Mais la forme compte souvent plus que le fond. En trente secondes nous étions ramenés à l'un des mantra favoris d'une certaine gauche : « l'antisémitisme sous-jacent »,«  le maurrassisme latent », « les heures les plus sombres de notre histoire », « la ligne brune » (
Cf. l'édito de Laurent Joffrin dans Libération ), etc. Jean-Christophe Cambadélis, devenu le ministre du politiquement correct du PS, qui est monté bien vite au cocotier, se frotte les mains : voilà une saillie qui va permettre de ressouder les troupes autour du patron du FMI candidat virtuel. Qui refuserait de dénoncer l'antisémitisme au moment où Marine Le Pen juge, dans Le Point que « les camps de concentration ont été le summum de la barbarie  »? Mais Cambadélis, même s'il sait plaisanter - DSK incarnerait « la gauche couscous » et non « la gauche caviar » - a tort. Car, tout autant que le propos de Jacob, les cris d'orfraie de certains « deskistes » augurent bien mal du débat présidentiel.

Certes, la remarque de Jacob ne brille pas par son acuité : il n'y a pas de plus-value de légitimité qui serait octroyée par la terre par rapport à la ville. La France est constituée par les deux types de territoires qui, d'ailleurs, sont en interférence permanente : ainsi, c'est parce que le foncier urbain augmente que beaucoup d'urbains déménagent à la grande périphérie des centres urbains, comme l'ont bien analysé des auteurs comme
Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin ou Christophe Guilly.

Mais les avocats de DSK poussent le bouchon trop loin. Leur plaidoirie est sous-tendu par un argument pervers dont tous les acteurs du débats - et singulièrement les Juifs eux-mêmes - devraient se méfier : critiquer DSK pour son rapport à l'argent n'est pas forcément un signe d'antisémitisme. Comme me l'a rappelé notre ami Jacques Julliard, lorsque l'extrême droite française des années 1930 évoquait la  vaisselle en or de Léon Blum, il s'agissait d'un bobard ignoble. Lorsque les adversaires politiques de DSK parlent de son rôle au FMI, évoquent son Ryad au Maroc ou son côté Bling bling, ils parlent du réel. Rien ne ferait davantage le jeu des antisémites que de donner à penser que, sous prétexte qu'il est d'origine juive, il est interdit de critiquer le rapport à l'argent de DSK ou le symbole qu'il incarne.

Philippe Cohen - Marianne

http://www.marianne2.fr/Jacob-DSK-ou-les-heures-les-plus-sombres-du-debat-politique_a202889.html

La Grèce vent debout contre le diktat libéral du FMI

16/02/2011 09:32 par rgrs

  • La Grèce vent debout contre le diktat libéral du FMI

    La Grèce vent debout contre le diktat libéral du FMI

    16/02/2011 09:32 par rgrs

Venus examiner la mise en oeuvre du plan de sauvetage censé permettre à la Grèce d'échapper à la faillite, les inspecteurs du FMI, de la BCE et de l'Union Européenne ont suscité une vague de colère dans le pays. Les prêteurs ont estimé que Athènes devait redoubler d'efforts, allant jusqu'à demander de privatiser ses plages. Dénonçant l'ingérence des institutions, Papandréou s'en est allé parler du pays à DSK.

La Grèce vent debout contre le diktat libéral du FMI

A l’ombre des révolutions égyptiennes et tunisiennes, de même que la Côte d’Ivoire se cherche toujours un président légitime, la Grèce s’enfonce dans un chaos persistant confrontée à une crise budgétaire sans équivalent depuis un an, acculée par la pression toujours plus forte du FMI et de l’Union Européenne.

En bonne brigade de police financière internationale, le FMI a fait une nouvelle descente, la semaine dernière du côté d’Athènes. Maniant un peu la carotte et beaucoup le bâton, la « Troïka », comme les Grecs appellent leurs créanciers, a salué vendredi au cours d'une conférence de presse les progrès réalisés par le pays, qui a réduit en un an de six points de pourcentage son déficit public, tombé à 9,4% du produit intérieur brut (PIB) contre 15,4%.

Côté bâton, les inspecteurs de l’UE et FMI ont eu la main lourde invitant la Grèce à accélérer ses réformes et à procéder à davantage de privatisations. Après une inspection complète des finances du pays, les inspecteurs ont jugé que les réformes structurelles devaient être encore « accélérées » et « étendues ». Les prêteurs ont estimé que les privatisations devraient permettre de recueillir 50 milliards d'euros entre 2011 et 2015. Le précédent objectif du gouvernement était de sept milliards d'euros entre 2011 et 2013. Deux ans de plus pour trouver sept fois plus d’argent et démanteler toujours un peu plus l’appareil d’Etat.

Après avoir réformé les retraites, abaissé les salaires des fonctionnaires et engagé une vaste réforme pour ouvrir à la concurrence une myriade de professions jusqu'à présent protégées, le gouvernement grec est désormais sommé de procéder à une réforme de l'administration fiscale pour mieux lutter contre la fraude, à restructurer son secteur bancaire et à mieux contrôler ses dépenses publiques, notamment dans le secteur de la santé. Le FMI ne fait pas dans la dentelle. Un véritable système de ventes à la découpe des biens publics à l’échelle d’un pays. Le 1er avril 2010,
un blog laissait entendre que le gouvernement pourrait vendre certaines de ses îles pour payer sa dette. Il s'agissait d'une blague. Nous n'en sommes plus là...

Les révélations du quotidien To Vima indiquent ainsi qu’après les ports, les aéroports, les chemins de fer, l’électricité, le nouveau plan recommande, également la privatisation… des plages touristiques du pays « pour développer le tourisme et le marché des propriétés ». Le Parthénon, Delphes, et le Temple d'Apollon, une question de jours ? 
La montée en puissance des « je paie pas »
Mercredi dernier, deux jours après le débarquement des agents « bazookas » du FMI et de l’UE, plusieurs milliers de médecins étaient descendus dans la rue afin de protester contre une réduction des dépenses de santé. Dans le même temps, les cas de désobéissance civile se multiplient à travers le pays. Selon le quotidien Suisse Le Matin, Apostolos Gletsos, le maire de Stylida, une commune de 6800 habitants située à 140 kilomètres au nord-ouest d’Athènes, est devenu un héros national pour avoir pris les commandes d’un bulldozer de la voirie et défoncé la barrière d’un péage autoroutier tout proche : « Je l’ai fait pour protéger les droits des citoyens qui devraient pouvoir se déplacer librement, a-t-il expliqué avant d’être arrêté. Je ne le regrette pas et si c’était à refaire, je le referais» a-t-il déclaré au journal.

Face aux augmentations, frôlant parfois les 40% des billets de transports en communs et péages, les coupes budgétaires dans le système de santé, la vague des « je ne paie pas » commence à se faire entendre, soulevant les barrières de péage ici, refusant de payer les taxes hospitalières là.

Evoquant les groupes opposés à l'ouverture de professions strictement réglementées, Poul Thomsen, le chef de la délégation du FMI a affirmé que « certains des groupes qui descendent dans les rues, les chauffeurs routiers, les pharmaciens se cachent derrière leurs privilèges qui leur permettent d'extorquer des prix élevés, d'imposer un lourd fardeau au reste de la société ».
Le ministre des Infrastructures, Dimitris Reppas, a répliqué que le nouvel objectif pour les privatisations n'était pas réaliste : « Recueillir 50 milliards d'euros d'ici 2015 grâce à la privatisation de biens de l'Etat n'est pas possible », a-t-il affirmé samedi à la télévision publique TV Net.

Papandréou appelle Strauss-Kahn pour lui parler du pays
Probable candidat aux primaires socialistes, que pense donc DSK de ce vaste programme de privatisations, véritable diktat libéral imposé à un pays sous perfusion ?  

Lors d’une conversation téléphonique, le premier ministre grec George Papandréou a vertement parlé du pays à DSK, transmettant « le message du gouvernement grec concernant le comportement inacceptable des représentants de la Commission européenne, de la BCE (Banque centrale européenne) et du FMI lors de la conférence de presse d'hier », affirme un communiqué du premier ministre.

Porte-parole du gouvernement grec, Georges Petalotis a, de son côté, a dénoncé les ingérences des institutions internationales et européennes : « Nous ne demandons à personne de s'ingérer dans les affaires intérieures. Nous ne prenons nos ordres que du peuple grec ».

Apparemment peu inquiet de mettre le feu aux poudres, le chef de la délégation du FMI, Poul Thomsen a invité les Grecs à courber l'échine pour ne pas laisser « ceux qui ont des intérêts » personnels empêcher le plus grand nombre de profiter des privatisations. Sans préciser s’il s’agissait des plages.
Régis Soubrouillard - Marianne
 

Colloque de la Fondation Res Publica: Comment faire face à l'explosion de la dette publique?

16/02/2011 09:24 par rgrs

  • Colloque de la Fondation Res Publica: Comment faire face à l'explosion de la dette publique?

    Colloque de la Fondation Res Publica: Comment faire face à l'explosion de la dette publique?

    16/02/2011 09:24 par rgrs

Poursuite du programme de colloques de la Fondation Res Publica lundi 14 mars 2011 à 18h à la Maison de la Chimie (28, rue Saint Dominique 75007 Paris). En voici le programme ci-dessous.

Colloque de la Fondation Res Publica: Comment faire face à l'explosion de la dette publique?
 
Avec la participation de :
  • Frédéric Bonnevay, économiste, associé d'Anthera Partners, expert-associé auprès de l'Institut Montaigne
  • Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de "La trahison des économistes" (Gallimard, 2008)
  • Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique
  • Jean-Pierre Vesperini, membre du Conseil d'Analyse Economique
  • Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica
 
Pour assister au colloque, il est indispensable de s’inscrire au préalable (Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes) :
  • par lettre : Fondation Res Publica, 52, rue de Bourgogne - 75007 Paris
  • par téléphone : 01.45.50.39.50

    Pour consulter les travaux de la Fondation Res Publica, fondation reconnue d'utilité publique par décret du 30 décembre 2005, une seule adresse :
    www.fondation-res-publica.org.


Dominique de Villepin: "La politique peut encore changer les choses"

16/02/2011 09:21 par rgrs

  • Dominique de Villepin:

    Dominique de Villepin: "La politique peut encore changer les choses"

    16/02/2011 09:21 par rgrs

Nous avons franchi un cap important le 4 décembre dernier, lors de notre Conseil National. Désormais, toutes nos fédérations sont en ordre de marche avec à leur tête des responsables mobilisés et dynamiques.
Notre mouvement grandit et c'est grâce à vous, grâce aux énergies bénévoles que vous déployez.
C'était une étape indispensable pour parvenir à mieux nous faire entendre. J'ai eu l'occasion de le dire : vous êtes aux avant-postes de la bataille de 2012. Le temps de la critique et du bilan est derrière nous. C'est désormais le temps du projet et de l'alternative qui a commencé.
Il est vrai que la campagne électorale commence mal. Elle nous promet le pire des campagnes électorales, des promesses qui ne songent même pas à être tenues, des listes interminables de mesures, catégorie par catégorie, et surtout des divisions, des stigmatisations mutuelles et des haines. Ce n'est pas le visage que nous devons nous donner à nous-mêmes pour une élection qui ne sera pas comme les autres, parce que ce n'est pas un moment comme les autres pour la France.
Nous devons faire preuve d'audace et de confiance pour regagner de véritables marges de manœuvre et pour nous ouvrir un avenir dans les glaces d'une mondialisation à laquelle nous nous sommes si mal préparés. Nos idées peuvent faire la différence. Et, dans un paysage politique occupé par la sclérose des partis, nous disposons de la liberté, de la conscience et de l'exigence nécessaires pour offrir des propositions à la hauteur des enjeux.
Nous devons être à la hauteur d'un monde qui change vite, d'un monde économique mis sens dessus dessous par la grande crise de 2008. Et de ce côté il ne faut pas se tromper d'analyse.
Les difficultés de la mondialisation ne font que commencer, à mesure que le basculement de la puissance économique vers l'Asie favorise la collision de grandes zones de prospérité aux intérêts divergents. Le rendez-vous du G20 sera décisif pour faire prévaloir une vision juste de la mondialisation à venir.
Un monde politique qui change à nouveau, nous rappelant qu'aucun ordre d'airain n'est définitif. Nous retrouvons là une émotion à la hauteur du Printemps des Peuples de 1989.
Mais c'est aussi un défi pour nous, Français et Européens, de parvenir à accompagner le changement, au Maghreb et dans le monde arabe, d'offrir à des peuples libres un horizon de prospérité partagée à travers une étroite association des deux rives de la Méditerranée.
L'enjeu aujourd'hui est bien sûr celui de la justice pour des peuples trop longtemps privés de liberté, mais c'est aussi la nécessité d'un développement économique et social partagé, ainsi qu'un impératif de paix auquel nous devons apporter tous ensemble notre concours. C'est particulièrement vrai en ce qui concerne la création d'un Etat Palestinien avec la garantie de deux Etats vivant côte à côte en sécurité.
Nous avons un rôle à jouer dans le monde. On attend encore la voix de la France, une voix forte et exigeante.
Pour cette raison, l'élection à venir devra être celle du rassemblement. Construisons un large espace de débat républicain pour affronter ensemble et dans la durée les grands défis auxquels la France doit faire face.
C'est aujourd'hui, sur le terrain que vous pouvez faire la différence en partageant largement nos idées, en montrant qu'il y a des solutions à notre mal-vivre français, en manifestant par votre engagement au quotidien la vérité que la politique peut encore changer les choses.

Dominique de Villepin
Président de République Solidaire

Source: Lettre d'information de République Solidaire N° 2
Photo : Soriano/Le Figaro
http://2villepin.free.fr/index.php/2011/02/16/1796-dominique-de-villepin-la-politique-peut-encore-changer-les-choses

Chronologie de la 5e République sous Charles de Gaulle (2)

15/02/2011 12:13 par rgrs

  • Chronologie de la 5e République sous Charles de Gaulle (2)

    Chronologie de la 5e République sous Charles de Gaulle (2)

    15/02/2011 12:13 par rgrs

Octobre à décembre 1958


 «Comme premier ministre de la Grande-Bretagne, au mo-ment du pire danger couru par l’Europe, a inspiré et dirigé la résistance de son pays et contribué, par là, d’une façon décisive à sauver la liberté du monde. A fait confiance à la France quand c’était le plus difficile, en lui prêtant le concours moral et matériel de l’Angleterre, son alliée. A ainsi contribué directement à la libération et à la victoire. Restera, dans l’histoire, illustre au premier chef.» – Charles de Gaulle

Paul-Henri Spaak, secré-taire général de l’OTAN


Charles de Gaulle, premier Président de la Ve Répu-blique

1er octobre : La Tunisie et le Maroc adhèrent à la Ligue arabe.

2-3 octobre : Voyage en Algérie du général de Gaulle qui annonce à Constantine la mise en œuvre d’un plan économique et social. Les mouvements gaullistes se regroupent en Union pour la nouvelle République (UNR).

3-5 octobre : Voyage du général de Gaulle à Ajaccio et à Bastia en Corse ; à Marseille dans les Bouches-du-Rhône et à Lyon dans le Rhône.

5 octobre : La Constitution de la 5ème République est promulguée au Journal officiel.

9 octobre : Instructions du général de Gaulle au général Salan de préparer des élections législatives en Algérie.

14 octobre : Ordre du général de Gaulle aux militaires de se retirer des Comités de salut public. Proclamation de la République malgache.

15 octobre : Lettre de Charles de Gaulle à Konrad Adenauer

22 octobre : Élection du pape Jean XXIII (cardinal Roncalli).

23 octobre : Conférence de presse du général de Gaulle à l’hôtel Matignon portant notamment sur un appel à «la paix des braves » et aux élections législatives en Algérie, la situation nouvelle de la Guinée et le refus de la France de voter à l’ONU la cessation des expérimentations nucléaires.

24 octobre : Lettre au général d’armée Raoul Salan

31 octobre : La Grande-Bretagne lance au sein de l’Organisation européenne de coopération économique un projet de zone de libre-échange.

2 novembre : Les troupes américaines et britanniques évacuent le Moyen-Orient.

6 novembre : Le général de Gaulle remet la croix de la Libération à sir Winston Churchill à l’hôtel Matignon.

7 novembre : M. Dulles, secrétaire d’État des États-Unis, repousse les propositions françaises de réorganisation de l’OTAN.

8 novembre : Voyage du général de Gaulle à Nîmes, dans le Gard victime d’inondations.

22 novembre : Entretien du général de Gaulle avec M. Paul-Henri Spaak, secrétaire général de l’OTAN.

22 novembre : La France et la Guinée se séparent

23 et 30 novembre : Élections législatives aux dates limites des six mois des « pleins pouvoirs » accordés par l’Assemblée nationale le 2 juin précédent. Majorité absolue des formations soutenant l’action du général de Gaulle.

24 novembre au 1er décembre : Proclamation des Républiques soudanaise, du Sénégal, du Congo, du Tchad, du Gabon, de la Mauritanie et centrafricaine.

26 novembre : Entretien du général de Gaulle et du chancelier Adenauer à Bad-Kreuznach.

27 novembre : M. Khrouchtchev dénonce le statut quadripartite de Berlin.

3-7 décembre : Voyage d’inspection du général de Gaulle de l’armée française en Algérie : Telergma, Aïn-Abid, Bône, Ouenza, Tébessa, Hassi-Messaoud, Edjelé, Touggourt, Hassi-R’Mel et Alger où il prononce un discours à la radio.

4 au 19 décembre : Proclamation des républiques de Côte-d’Ivoire, du Dahomey, de la Haute-Volta et du Niger.

10 décembre : Lettre à Jacques CHaban-Delmas

19 décembre : Le général Salan est rappelé en métropole. Il est remplacé en Algérie par M. Paul Delouvrier comme délégué général du gouvernement et par le général d’armée aérienne Maurice Challe comme commandant en chef militaire.

20 décembre : courrier à Konrad Adenauer

21 décembre : Le général de Gaulle est élu président de la République et de la Communauté par 78,5 % des suffrages exprimés.

26 décembre : M. Guy Mollet offre sa démission, mais reste en fonctions jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement le 9 janvier suivant.

28 décembre : À l’hôtel Matignon, allocution radiotélévisée du général de Gaulle  pour rendre compte aux Français des mesures économiques et budgétaires prises la veille en Conseil interministériel afin de permettre à la France la première étape d’entrée dans le Marché commun.

Grèce-Islande : le grand écart européen

15/02/2011 12:06 par rgrs

  • Grèce-Islande : le grand écart européen

    Grèce-Islande : le grand écart européen

    15/02/2011 12:06 par rgrs

Le temps qui passe nous donne de plus en plus de recul sur les politiques suivies pour sortir de la crise. L’Europe compte des exemples extrêmes avec l’Irlande, l’Islande ou la Grèce. Et ce temps qui passe n’est pas tendre avec les politiques suivies pour l’instant à Athènes.
Le contre-exemple Islandais
Paul Krugman, prix Nobel d’économie*, s’est intéressé au destin unique de ce petit pays qui a choisi d’ignorer les recommandations de l’Europe et a laissé faire faillite les filiales étrangères de ses banques, au grand dam de la Grande-Bretagne, où beaucoup de particuliers avaient investi dans IceSave, une banque Islandaise. En octobre 2008, le gouvernement avait proposé un plan de remboursement équivalent à 40% du PIB, échelonné jusqu’en 2024.
Mais le peuple Islandais s’est rebellé, plus de 20% de la population signant une pétition opposée à ce projet, poussant le président à soumettre le projet à référendum, où 93% des Islandais ont rejeté ce plan. Cette révolution politique a abouti à un projet de réforme constitutionnelle profond qui devrait aboutir à une nationalisation des ressources naturelles du pays. Bref, loin de l’ingérence du FMI, de la Commission ou de la BCE, l’Islande montre qu’une autre voie est possible.
Mieux, il y a deux ans, tout le monde disait que ce pays aurait été bien inspiré de rejoindre l’euro pour se sauver. Au final, comme le souligne Paul Krugman, c’est l’inverse qui est vrai. En dévaluant, l’Islande a relancé son économie, alors que l’Irlande, qui subit l’euro cher, se retrouve contrainte à procéder à une dévaluation interne sous la forme de baisses des salaires et s’enfonce donc dans la dépression. Bref, l’histoire économique semble donner raison à l’Islande.
La saignée Grecque
Mais le pays où les ravages de l’attitude dogmatique de l’Europe sont les pires reste la Grèce, de loin. 2011 devrait être la quatrième année consécutive de baisse du PIB, dont la nouvelle chute devrait porter la perte de richesse à 13%, soit déjà la moitié de la Grande Dépression étasunienne des années 1930. Mais le pire dans le cas de la Grèce est que les pseudos remèdes de la Troïka aujourd’hui dénoncée par les médias ne font qu’aggraver la situation sans perspective d’issue.
Les coupes de budget et de salaires accentuent la crise, ce qui annule une partie de l’effet des plans d’austérité et ne permet pas de redresser les comptes. Bref, Athènes est prise dans un cercle vicieux et mois après mois, le poids de la dette est révisé à la hausse. A la fin de l’année, il approchera 160% du PIB alors qu’on parlait de 145% du PIB en 2013 il y a seulement six mois. Les potions amères imposées par Bruxelles et Washington tuent le malade.
La plus grande confusion règne aujourd’hui puisque le FMI et l’Europe demandent une grande braderie du pays sous la forme de 50 milliards d’euros de privatisations, chiffre qui semble beaucoup trop élevé à moins de vendre l’ensemble des services publics du pays. Si la Grèce a accepté les plans d’austérité, sans doute du fait des bénéfices apportés par l’Europe jusqu’à présent, le point de rupture semble proche, d’où les rumeurs sur une restructuration.
Ce dont a besoin la Grèce est assez simple : une forte dévaluation et une restructuration de sa dette. Mais la Troïka FMI BCE Commission refuse cette remise en cause de la monnaie unique. Elle pourrait donc soutenir une forme de restructuration pour sauver temporairement l’euro.
Laurent Pinsolle
* en réalité, prix d’économie de la Banque de Suède décerné en mémoire d’Alfred Nobel