Communiqué de Nicolas Dupont-Aignan suite à l’aveu du Premier ministre sur ses vacances en Egypte
09/02/2011 09:48 par rgrs
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Communiqué de Nicolas Dupont-Aignan suite à l’aveu du Premier ministre sur ses vacances en Egypte
09/02/2011 09:48 par rgrs
Communiqué de Nicolas Dupont-Aignan suite à l’aveu du Premier ministre sur ses vacances en Egypte
François Fillon, Premier ministre de la France, reconnaît aujourd’hui sous la pression de la presse avoir passé ses vacances en famille en Egypte aux frais du gouvernement Egyptien.
Cette révélation est d’autant plus choquante qu’il s’agit d’un régime dictatorial. Au moment où les Egyptiens se révoltent au péril de leurs vies et où le silence de la France a été remarqué, ce comportement discrédite non seulement le gouvernement mais aussi l’image de notre pays.
La complaisance avec des régimes oligarchiques et criminels, les conflits d’intérêts permanents, sont en train de laminer les Institutions de la Vème République.
La seule rupture offert par Nicolas Sarkozy aux Français est finalement une rupture avec les principes élémentaires de la République.
Nicolas Dupont-Aignan,
Député de l’Essonne et président de Debout la République
Algérie : l’impasse historique
09/02/2011 09:35 par rgrs
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Algérie : l’impasse historique
09/02/2011 09:35 par rgrs
Bouteflika aussi est un despote en sursis
Cinq jours après avoir annoncé son intention de lever l’état d’urgence instauré depuis dix-neuf ans, le pouvoir algérien interdit la marche organisée par la Coordination nationale pour la démocratie et prévue le 12 février à Alger. Cette décision traduit on ne peut mieux les perturbations qui déchirent le sérail algérien. La coordination, qui regroupe des partis politiques de l’opposition, des syndicats autonomes, la ligue des droits de l’Homme, des associations de jeunes et de journalistes, a décidé de maintenir la marche dans la capitale algérienne. À noter que l’interdiction qui frappe l’opposition ne concerne pas les structures clientélisées par le pouvoir. Ainsi, en 2005, lorsque le président Bouteflika était rentré de Paris après deux mois d’hospitalisation au Val-de-Grâce, les transports publics et privés avaient été réquisitionnés dans tout le pays pour organiser son accueil.
Actuellement, des quantités importantes de bombes lacrymogènes et autre matériel anti-émeutes sont débarqués au port d’Alger. Le 22 janvier, lors de la marche organisée par notre parti, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, le régime a appelé 19.000 policiers en renfort, interdit l’entrée des trains et des bus dans Alger, où il a fait encercler les cités universitaires pendant 24 heures.
C’est dire si la situation explosive qui prévaut dans le pays panique le pouvoir qui, terrifié par ce qui se passe en Tunisie et en Egypte, ne sait réagir qu’en se bunkérisant. Incapable de prendre la mesure des enjeux, Bouteflika, à la suite de Ben Ali et de Moubarak, joue séquence après séquence, le scénario des despotes en sursis : menaces, simulacres d’écoute, concessions tardives, inadaptées et, pour tout dire, puériles, provocations à l’encontre de manifestations pacifiques, le tout pour exercer un chantage au chaos ou à l’islamisme…
Or, il faut savoir que la situation est beaucoup plus tendue en Algérie qu’ailleurs : en 2010, on a enregistré 9700 émeutes, d’ampleur inégale. Si on ajoute le fait que les classes moyennes qui ont accompagné et canalisé la révolution en Tunisie n’existent quasiment pas en Algérie, la conclusion est claire : l’autisme du pouvoir couplé à une exaspération populaire trop longtemps contenue peut mener à une déflagration qui aura des répercussions nationales et régionales inédites.
La conscience nationale algérienne, fraiche et fragile, est née de la résistance à la violence d’une colonisation de peuplement qui a pulvérisé normes sociales et valeurs communautaires. La prédation plus massive encore, compte tenu des ressources disponibles, perpétrée par le régime a généré une fureur que la fuite des cadres et des jeunes ne parvient pas à dissoudre. En vérité, nous ne vivons pas seulement une crise politique majeure, nous sommes dans une impasse historique.
Bouteflika était ministre en 1962. En 2008, il s’est autoproclamé président à vie. Mais plus des trois quarts de la population algérienne a moins de trente ans. Tout est dit.
Saïd Sadi
http://www.causeur.fr/algerie-l%e2%80%99impasse-historique,8637
Frédéric Lefebvre : L'artiste de la communication sur le pouvoir d'achat !
09/02/2011 09:28 par rgrs
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Frédéric Lefebvre : L'artiste de la communication sur le pouvoir d'achat !
09/02/2011 09:28 par rgrs
Comment préserver le pouvoir d'achat des consommateurs et des producteurs sans se mettre à dos industriels et grande distribution. C'est l'impossible équation à laquelle est confronté Frédéric Lefebvre, et dont le consommateur sera fatalement le dindon de la farce !
Vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas au courant de la future hausse des prix alimentaires.
En effet, au début du mois de février, Bruno Lemaire, ministre de l'agriculture et Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État, chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme, des services, des Professions libérales et de la Consommation (ouf !) nous la justifiaient : " (...) Il y aura nécessairement une répercussion de l'augmentation des prix des produits agricoles sur les prix alimentaires. Je ne prends personne par surprise, cela fait déjà plusieurs semaines que je le dis " a déclaré Lemaire.
Avant d'ajouter : " Notre objectif avec Frédéric Lefebvre est de trouver un juste équilibre entre la nécessaire rémunération des producteurs agricoles et la défense du pouvoir d'achat des consommateurs (...) "
Notre bouillant secrétaire d'état s'est même montré menaçant à l'égard des industriels et de la grande distribution puisqu'il a brandit : " (...) L'article L 442-9 du code du Commerce (qui) permet de mettre en cause la responsabilité civile de tout acheteur qui exige de son fournisseur des prix de cession abusivement bas en situation de forte hausse des cours de matières premières agricoles (...) lui permettant (...) d'assigner le contrevenant à une amende pouvant aller jusqu'à deux millions d'euros (...) " - Le Figaro Ainsi, si l'on en croit Frédéric Lefebvre, l'état pourrait intervenir pour interdire aux industriels et commerçants de fixer librement leurs prix ?
C'était effectivement le cas, jusqu'au 1/12/86, date à laquelle a été supprimé le "contrôle des prix" comme le rappelait François Ecalle, économiste, chargé de cours de politique économique à Paris I : " Il y a vingt ans, l'ordonnance du 1er décembre 1986 mettait fin au contrôle des prix en France et posait le principe d'une régulation des prix par la concurrence (...) Le contrôle des prix reposait sur l'idée que l'administration peut déterminer le "juste prix" des biens et services, celui qui assure un juste équilibre entre les intérêts des entreprises et des consommateurs (...) "
Voir Frédéric Lefebvre, ultra libéral de confession, défendre la notion de "contrôle des prix" est à vrai dire, assez farce. Et ses déclarations ont du, certainement, coûter à l'ancien lobbyiste. A tel point, qu'il s'est rapidement ressaisit.
Lors de la présentation du bilan 2010 de la DGCCRF. Frédéric Lefevbre déclarait : " (...) Quand il y a abus, quand on ne dit pas la vérité, quand on s'est abrité derrière cette question des matières premières pour faire passer d'autres hausses, je dirai publiquement le nom des marques ou le nom éventuellement des enseignes qui vendraient ces marques (...) " - 20Minutes -
En clair, on passe de la sanction financière au "name and shame" (nommer et blâmer) rendu célèbre par Xavier Darcos, alors ministre du travail, qui avait décidé de publier des : " listes « ORANGE » et « ROUGE » des entreprises des mauvais élèves en matière de prévention du stress au travail, sur le site Internet travailler-mieux.gouv.fr "
Affaire qui avait fait grand bruit au point que son successeur, Eric Woerth avait pris la décision de : (...) ne pas continuer à publier la liste des mauvais élèves, comprenant notamment plus de 600 entreprises classées en rouge sur les 1.500 entreprises de plus de 1.000 salariés concernées (...) au fait qu'il : " (...) trouvait ces listes inadaptées " Intelligence RH qui publiait cette information concluait par : " (...) Il semble donc que la pression des entreprises mal notées et du Medef ait fini par payer, puisque le "name and shame" s’est définitivement transformé en "hide my name" (cacher mon nom) "
Mais, il a de grandes chances, que la menace brandie par Frédéric Lefebvre, ne soit qu'un joli numéro de communication, comme il sait si bien les faire, puisque comme nous disent Les Echos, ses derniers propos sont particulièrement nuancés : " (...) Quand une discussion est en cours, mieux vaut ne pas braquer un acteur et lui laisser la possibilité de changer son comportement (...) "
Donc, en toute logique, afin de ne pas braquer le MEDEF et ses adhérents, on devrait se contenter de jouer la carte ... psychologique. Sans oser reconnaître que la libre concurrence ne peut être régulée par l'état !
Conclusion : Dindons de consommateurs comptez-vous !
Mais que les plus pauvres d'entre nous se rassurent, notre vaillant secrétaire d'état aura certainement, entre temps, obligé la grande distribution à mettre en place le : "panier de première nécessité " pour les ménages modestes censé permettre aux ménages à bas revenus d'accéder à une alimentation équilibrée (...) " Pour lequel il affirmait en janvier dernier : "J'ai engagé des discussions sur ces questions avec les distributeurs et les fournisseurs"
Rédigé par J-C Slovar
Diplomatie: le quai d'Orsay cherche sa boule de cristal
09/02/2011 09:23 par rgrs
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Diplomatie: le quai d'Orsay cherche sa boule de cristal
09/02/2011 09:23 par rgrs
Constatant les conséquences politiques intérieures des insuffisances du Ministère des Affaires étrangères en matière d'anticipation, Michèle Alliot-Marie entend doter le quai d'Orsay d'une cellule de prospective. Déjà Kouchner avait souhaité, en 2009, mettre sur pied une telle cellule. Très inspiré, le french Doctor avait opté pour une diplomatie paillette souhaitant confier le poste à...Bernard Henri Lévy. Trop cher pour le quai d'Orsay.
Fragilisée par les événements survenus dans les pays arabes – et notamment l’attitude particulière de MAM embourbée dans les justifications de son périple tunisien-, le quai d’Orsay entend tirer les leçons de ses multiples bévues. Première priorité : anticiper et favoriser la culture de la prospective pour éviter que la France ne soit prise de court à chaque soubresaut populaire. « Nous avons besoin d'une vraie capacité d'analyse et d'expertise stratégique au ministère des Affaires étrangères, ce qui n'existait pas » a ainsi avoué Michèle Alliot-Marie dimanche à Munich en marge de la conférence internationale sur la sécurité.
« Mon ambition est de faire du Quai d'Orsay un instrument moderne d'une diplomatie au service des ambitions du pays et des besoins du gouvernement. Il y a besoin d'anticipation et d'une vraie vision prospective ».
Sur la Tunisie, la Ministre a ainsi affirmé que « nous avions des informations sur des sources de mécontentement diverses, sur des difficultés réelles », citant l'emploi des jeunes, la production agricole, l'absence de liberté de la presse et le sentiment d'injustice dans la classe moyenne par rapport aux pratiques des Trabelsi, la belle-famille de Zine ben Ali. « En revanche, nous n'avions aucune information sur la façon dont les choses pouvaient évoluer ».
Aucune information ou aucune volonté d’envisager le moindre début de scénario alternatif…
En effet, selon un document wikileaks révélé par le quotidien gratuit 20minutes.fr, un diplomate français considérait la Tunisie comme «le pays le plus stable du Maghreb», et assurait que «ce pays ne connaîtra pas, à court terme, de période de déstabilisation». Des révélations contenus dans un câble américain confidentiel.
En contradiction avec les affirmations de MAM, le câble mentionne que « la Tunisie a le taux de chômage le plus faible de la région et une bureaucratie qui fonctionne raisonnablement bien. L'économie tunisienne a une bonne réputation. Les Tunisiens semblent percevoir un lien entre les pratiques d'un Etat policier et la réussite économique, en conséquence, ils acceptent une sorte de contrat social: en échange de la stabilité et de la croissance, la population reste calme». Dès lors, «la France ne croit pas que le pays connaîtra, à court terme, de période de déstabilisation, à part lors de la succession de Ben Ali».
BHL ou la Madame Soleil des crises internationales
Le Ministère des Affaires étrangères n’est pourtant ni aveugle ni sourd. Bien au contraire, du quai aux services de renseignements, les tensions sociales en Tunisie étaient connues. Mais comme l’explique l’amiral Lanxade, ancien ambassadeur à Tunis « les alertes du terrain ne remontaient pas jusqu’au quai d’Orsay ». Pas plus à l’Elysée.
D’où la nécessité de tenter d’échafauder des scénarios crédibles à plus ou moins long terme : « Je veux que la nouvelle direction de la prospective du Quai d'Orsay soit capable de faire ça » a expliqué MAM.
Une telle cellule n'existe actuellement qu'à l'état embryonnaire. Et pour cause. Selon nos informations, Bernard Kouchner avait déjà souhaité mettre en place, à la fin de l’année 2009, une direction de la prospective au quai d’Orsay. Le french doctor s’en ouvre, à l’époque, à l’un de ses proches collaborateurs. Touché par la grâce, Kouchner propose alors le nom de…Bernard-Henri Lévy pour diriger la cellule.
Atterré mais gêné de contredire le Ministre des affaires étrangères, l’intéressé se fait pragmatique « C’est une excellente idée, monsieur le Ministre, mais je ne sais pas si nous pourrons nous le payer ». Imparable.
C’est ainsi que fut enterrée le premier projet de direction de la prospective au Ministère des affaires étrangères. Dépité mais toujours attaché à son idée de « diplomatie paillette », Kouchner ne baisse pas les bras et poursuit son casting.
Le Ministre convoque alors Muriel Domenach, Directrice adjointe du Centre d'Analyse et de Prévision au ministère, petite fille de Jean-Marie Domenach, fondateur de la revue Esprit, et fille du sinologue Jean-Luc Domenach. Il lui propose de prendre en main la nouvelle direction de la prospective. La jeune fille refuse poliment, arguant notamment de son âge et son manque d’expérience.
Insistant, Kouchner sort alors l’argument massue : « ah oui, mais vous êtes une Domenach ! ».
Le poste reviendra finalement à la soviétologue Marie Mendras. Bien décidée à mettre de l’ordre dans cette administration, elle restera huit mois en poste avant d’être démissionnée. Jugée trop autoritaire, mais aussi poutinophobe, Marie Mendras s’est rapidement mis à dos des chercheurs éminents en relations internationales, notamment Thierry de Montbrial, DG de l’Ifri. L’homme est influent : les plus grandes entreprises ainsi que les ambassades sont partenaires de l'Ifri.
Abandonnant son idée de placer un intellectuel parisien « star », ou un nom à la tête de sa cellule de prospective, Kouchner reviendra à plus de sagesse, affectant finalement Joseph Maïla, directeur du pôle religion au MAE à la prospective.
Souhaitons, en ces temps difficiles, à Michèle Alliot-Marie de se montrer plus inspirée car l’échafaudage brinquebalant d’une direction de la prospective à la sauce Kouchner en dit long sur l’administration tendance Shadock qu’est devenue le quai d’Orsay.
De là à anticiper des crises…
Régis Soubrouillard - Marianne
Dominique de Villepin fait un pas supplémentaire vers sa candidature en 2012
09/02/2011 09:15 par rgrs
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Dominique de Villepin fait un pas supplémentaire vers sa candidature en 2012
09/02/2011 09:15 par rgrs
Alors que Dominique de Villepin présentera fin mars son "projet d'alternative pour 2012", la collecte des 500 parrainages nécessaires à sa candidature à l'élection présidentielle vient de démarrer.
Afin de faire taire les "rumeurs malveillantes" selon lesquelles Dominique de Villepin n’aurait pas réellement l’intention ou la capacité de se présenter à l’élection présidentielle de 2012, Brigitte Girardin, secrétaire générale de République solidaire, vient d’adresser une lettre aux responsables fédéraux de RS, leur demandant de collecter les promesses de parrainage pour le scrutin.
"Il vous est demandé pour le 15 mars au moins 30 signatures d’élus de votre département, de toute tendance politique", leur écrit-elle.
Alors que 500 signatures de maires sont exigées pour tout candidat à la présidentielle, Villepin, qui ne doute pas du succès de l’opération, s’est fixé l’objectif de 3000 promesses qu’il devrait présenter le 28 mars en même temps que les grandes lignes de son "projet d’alternative pour 2012".
"Ce sera la preuve qu’il est candidat", affirme son entourage.
Source: Le Parisien (4 février)
http://2villepin.free.fr/index.php/2011/02/08/1789-dominique-de-villepin-fait-un-pas-supplementaire-vers-sa-candidature-en-2012
Sur France Info, Dominique de Villepin veut des états généraux de la justice
08/02/2011 17:16 par rgrs
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Sur France Info, Dominique de Villepin veut des états généraux de la justice
08/02/2011 17:16 par rgrs
Pour Dominique de Villepin, la colère des magistrats suite aux propos de Nicolas Sarkozy est "non seulement compréhensible, mais elle est prévisible (...) Quand on se voit désigné comme bouc-émissaire d’une faute avant même que les enquêtes n’aient été faites, cela suscite non seulement de l'incompréhension mais un trouble profond", a estimé l'ancien premier ministre sur France Info.
"Il y a besoin d'un examen très sérieux des moyens de la justice (avec) des tables rondes, des états généraux, il faut être mieux capable d'évaluer les besoins de la justice pour y apporter des réponses."
Dominique de Villepin réclame en premier lieu plus de "sérénité". "On attend du président de la République qui est le garant de l’indépendance de la justice , le garant de la sérénité de la Justice, on attend qu’il soit le premier pourvoyeur de cette sérénité et que chacun soit dans son rôle."
L'ancien premier ministre s'interroge également la répartition des rôles dans le gouvernement. "Je souhaiterai que le ministre de la justice, si nous en avons un, puisse s'exprimer et apporter des réponses."
Source: JDD.fr
Magistrats : Villepin déplore que Fillon n'ait pas "calmé les choses"
Dominique de Villepin (UMP, RS) a déploré mardi que François Fillon n'ait pas réussi à "calmer" le mouvement de protestation "comprehensible" des magistrats, après les déclarations de Nicolas Sarkozy mettant en cause la justice dans l'affaire Laetitia.
"J'aurais souhaité que hier (lundi) le Premier ministre puisse calmer les choses. Ce n'est pas le cas", a déclaré l'ex-chef de gouvernement sur France Info, alors que la fronde des magistrats continuait de s'étendre mardi.
"Je souhaiterais que le ministre de la Justice (Michel Mercier, ndlr), si nous en avons un, puisse s'exprimer et apporter des réponses", a-t-il aussi affirmé.
Lundi, après une réunion à Matignon, M. Fillon avait qualifié de "réaction excessive" la protestation des magistrats, appelant ces derniers "à la responsabilité".
Le président de République solidaire (RS) a jugé que la colère des magistrats était "non seulement compréhensible, mais prévisible". "Quand on se voit renvoyer la responsabilité, désigner comme bouc émissaire d'une faute avant même que les enquêtes n'aient été faites, eh bien cela suscite non seulement de l'incompréhension mais un trouble profond", a-t-il expliqué
"La sérénité, c'est très important pour la justice et on attend du président de la République, qui est le garant de l'indépendance de la justice (...) qu'il soit le premier pourvoyeur de cette sérénité. Donc que chacun soit dans son rôle", a lancé M. de Villepin.
"Ne désignons pas des coupables injustement alors même qu'il est extrêmement difficile aujourd'hui pour un magistrat d'exercer sa mission", a-t-il dit déplorant de nouveau le manque de moyens de la justice.
Source: AFP
Faut-il imiter l’Allemagne ?
08/02/2011 17:11 par rgrs
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Faut-il imiter l’Allemagne ?
08/02/2011 17:11 par rgrs
En proposant un Pacte de compétitivité, l'Allemagne veut convertir ses partenaires européens à l'austérité qu'elle s'impose depuis dix ans. Dans sa chronique pour Radio Nova, Guillaume Duval estime que si tous les pays appliquaient ce "modèle allemand", les conséquences économiques pour la zone euro seraient catastrophiques. Avec, à la clé, une chute de l'activité et un rebond du chômage.
Vendredi dernier, Angela Merkel a proposé aux dirigeants européens un Pacte de compétitivité. Une perspective qui n'a pas eu l'air d'enchanter beaucoup d'entre eux. Mais tout d'abord de quoi s'agit-il au juste ?
Après avoir failli précipiter la zone euro dans une très grave crise, le gouvernement allemand a fini par se rendre compte au printemps dernier que, pour que l'Euro survive, il fallait accepter d'aider les pays en difficulté. Faute de quoi les conséquences seraient dramatiques, non seulement pour ces pays mais aussi pour l'Allemagne. Cette aide n'est cependant pas bien généreuse : il n'a pas été question jusqu'ici d'annuler les dettes ou de donner de l'argent à ces pays. Il s'agit uniquement de leur prêter de l'argent et cela à des taux élevés : 5 % pour la Grèce et 5,9 % pour l'Irlande.
Où est le problème alors ?
Bien qu'elle soit peu coûteuse, cette aide a suffi à rendre furieuse une partie de l'opinion publique allemande, excitée par les populistes locaux. D'où la volonté d'Angela Merkel d'obliger en contrepartie les pays de la zone euro à copier les politiques d'austérité très strictes menées en Allemagne depuis dix ans. Il s'agirait notamment que tous les Etats se dotent progressivement d'une retraite à 67 ans, qu'ils mettent fin aux systèmes d'indexation des salaires sur l'inflation ou encore qu'ils inscrivent une "règle d'or" interdisant les déficits dans leurs constitutions…
Mais après tout le « modèle allemand » n'a-t-il pas fait la preuve de son efficacité ?
Si l'économie allemande exporte autant et est restée très industrielle c'est dû surtout à des caractéristiques structurelles de long terme avec les fameuses grosses PME exportatrices et une spécialisation productive favorable dans le haut de gamme et les biens d'équipements. L'effort important de limitation des coûts de production mené depuis dix ans en Allemagne a eu surtout comme conséquence un développement spectaculaire de la pauvreté et de la précarité et une explosion des inégalités. Cette austérité d'enfer a aussi beaucoup appauvri nos voisins : en 1995, un Allemand était en moyenne 15 % plus riche qu'un Français, aujourd'hui il l'est juste autant. Et comme cette austérité s'est traduite par un investissement très faible dans les infrastructures tant matérielles qu'immatérielles du pays, notamment au niveau de l'éducation, rien n'indique que l'Allemagne soit réellement mieux placée pour aborder l'avenir. Elle est déjà dans une situation critique sur le plan démographique.
Peut-être mais en attendant l'Allemagne dégage des excédents extérieurs importants et a de faibles déficits publics…
Oui mais c'est là justement toute l'ambiguïté du débat sur le « modèle allemand ». Ces résultats positifs n'ont été possibles jusqu'ici que parce que, pendant que les Allemands se serraient la ceinture, la Grèce, l'Espagne, l'Irlande… tiraient l'économie européenne, et en particulier allemande, en consommant nettement plus qu'ils ne produisaient grâce à un endettement croissant et excessif. Si tous les autres pays européens appliquent réellement la même politique que l'Allemagne nous courons ensemble à la catastrophe car plus personne ne tirera l'économie européenne. L'activité économique plongera et le chômage augmentera encore…
Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques
Article Web - 08 février 2011
Nicolas Sarkozy et la justice : quand l’agitation remplace l’action
08/02/2011 16:47 par rgrs
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Nicolas Sarkozy et la justice : quand l’agitation remplace l’action
08/02/2011 16:47 par rgrs
La posture comme remède à l’action
Il est révoltant de voir le président exploiter les faits divers et rejeter ses responsabilités vers des bouc-émissaires trop commodes. Bien sûr, trop de criminels sortent de prison trop tôt, mais cela est aussi la conséquence de la politique menée depuis neuf ans par le chef de l’Etat : c’est lui qui a promu certaines remises de peine. C’est lui encore qui n’a pas agi pour construire les places de prison supplémentaires qui auraient permis de garder certains criminels derrière les barreaux.
Bref, Nicolas Sarkozy a une part de responsabilité importante dans les dérapages actuels de notre système judiciaire. Il a multiplié des lois de circonstances suite à des faits divers, sans la moindre cohérence d’ensemble, compliquant le travail des juges, d’autant plus que les décrets d’application tardent souvent à être publiés. Bref, sur la sécurité, depuis neuf ans, Nicolas Sarkozy privilégie la communication à l’action, et, assez logiquement, sa politique n’a aucun résultat.
La « kärchérisation » de la police et de la justice
Pour reprendre le bon mot de Nicolas Dupont-Aignan, ce ne sont pas les criminels et les délinquants qui ont été passés au Kärcher, ce sont bien davantage les policiers ou même la justice… Bien sûr, le président de la République se glorifie d’un bon bilan sur les questions de sécurité, mais cela s’explique par la baisse des vols de voitures et les cambriolages alors que depuis dix ans, les violences aux personnes, baromètre plus juste de l’insécurité, ne cessent d’augmenter.
Il faut sans doute voir dans son agressivité à l’égard des juges un moyen commode de se décharger de ses responsabilités. Assez logiquement, les magistrats se sont rebellés, aboutissant à un conflit inédit aujourd’hui avec une grève historique des magistrats qui montre bien l’état de malaise de la profession. Hier matin sur France Info, le juge Trévidic a eu des propos très durs contre Nicolas Sarkozy parlant de « pipeau » et soulignant les incohérences du président.
S’il n’est pas anormal de demander des comptes à la justice, il est difficile de ne pas voir dans l’attitude de Nicolas Sarkozy un moyen de détourner l’attention de son mauvais bilan et de sa politique inefficace par des polémiques incessantes avec la justice.
Laurent Pinsolle
Magistrats, soyons sérieux !
08/02/2011 16:41 par rgrs
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Magistrats, soyons sérieux !
08/02/2011 16:41 par rgrs
Le bras de fer engagé par le Président de la République contre la magistrature ne peut qu'abimer nos institutions dont il est pourtant censé être le garant.
Quelle irresponsabilité !
Les magistrats ne sont parfois pas exempts de reproches mais pour pouvoir leur dire, il faut être soi-même irréprochable.
Or, comment le Président de la République peut-il être à ce point intellectuellement et politiquement malhonnête ?
Car, qui a refusé de doter la Justice des moyens financiers nécessaires à son action ?
Qui a laissé voter la loi pénitentiaire laxiste de février 2009 supprimant l’incarcération pour les condamnations à des peines de prison de 2 ans et moins ? A noter que cette loi surréaliste s’explique par la décision prise pour des raisons budgétaires de ne pas construire les 20 000 places de prison qui manquent à la France.
Qui a refusé ma proposition de loi visant à supprimer les remises de peine automatiques issues de la loi Perben de 2004 ?
C’est bien la majorité UMP. De même, c’est encore le gouvernement qui a supprimé 10 000 postes de policiers et de gendarmes en 3 ans.
On comprend dès lors la colère des magistrats mais aussi des forces de police de se voir accusé d’une inefficacité dont la classe politique est responsable.
Car, la gauche a aussi sa part de responsabilité dans cet affaiblissement continu de l’Etat régalien. A force de toujours critiquer la prison comme la pire des solutions, une certaine idéologie a fait croire qu’on pouvait lutter contre la délinquance et le crime avec la panoplie des bons sentiments et des peines alternatives.
Le résultat est là : notre pays est celui d’Europe qui consacre le moins d’argent par habitant à son système judiciaire. Nos forces de police sont découragées. L’impunité règne dans beaucoup de cités.
Le Président de la République croit pouvoir faire commerce politique de ces désordres alors que son rôle serait au contraire de lancer, comme je le propose depuis des années, un vrai plan de reconstruction moral et financier de l’Etat régalien, pour appliquer la loi, toute la loi, rien que la loi.
Cela passe tout d’abord par la mise en place d’un réseau d’établissements pénitentiaires adaptés aux catégories de délinquants. Il faut ensuite réduire les remises de peine pour qu’aucun condamné ne puisse sortir, comme aujourd’hui, à la moitié de sa peine. Chacun doit exécuter au minimum les 2/3 de sa peine et s’il y a seulement, bien sûr, une bonne conduite.
A tout délit doit correspondre une vraie sanction, assortie d’un éloignement, même bref, pour faire comprendre au jeune ou au primo-délinquant, la gravité de son acte. Les délinquants sexuels doivent être soignés et suivis. Les policiers et les gendarmes qui partent en retraite doivent être remplacés. Un vrai plan de lutte contre les trafiquants de drogue doit enfin être mis en œuvre et doté de moyens réels. Bien sûr les contrôles aux frontières doivent être rétablis.
Ce plan coûtera de l’argent, c’est sûr. Mais beaucoup moins que celui disproportionné de la délinquance et du désordre.
Il ne sera cependant pas suffisant si la croissance économique ne repart pas à la hausse grâce à une autre politique. Il va en effet de soi que la lutte contre le chômage, cancer de notre époque, participe de la recherche d’une société en paix avec elle-même.
Nicolas Dupont - Aignan
NDA dénonce la "République des intouchables"
08/02/2011 10:23 par rgrs
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NDA dénonce la "République des intouchables"
08/02/2011 10:23 par rgrs
(AFP) - Le député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), a déploré lundi sur Europe 1 "une République des intouchables". "C'est devenu la République des intouchables, toujours plus complaisante avec les puissants et les riches et toujours plus dure avec les plus faibles et le peuple". "Nos concitoyens attendent autre chose : l'exemplarité", a-t-il poursuivi. "Sous le général de Gaulle, sous François Mitterrand, sous Chirac, dès le lendemain elle était démissionnée !". "Il faut que les élites soient responsables, qu'on ne demande pas au petit voyou de banlieue de respecter la loi si on la respecte pas soi-même", a-t-il poursuivi.
Le gouvernement manque d’"exemplarité"
http://www.debout-la-republique.fr/NDA-denonce-la-Republique-des.html