François Bayrou et la carte des tempéraments

05/07/2011 08:05 par rgrs

  • François Bayrou et la carte des tempéraments

    François Bayrou et la carte des tempéraments

    05/07/2011 08:05 par rgrs

François Bayrou a confirmé hier son axe stratégique majeur : 2012 sera le choix d'une seule carte : celle des tempéraments.

Pour l'instant, 2012 est la campagne "virtuelle". Des candidats virtuels présentent des programmes virtuels.

Des candidats virtuels, car confrontés soit à des primaires soit à des obstacles importants (parrainages) donc en aucune manière des candidats définitifs.

Des programmes virtuels, car les indications actuelles relèvent davantage de motions de bonnes intentions que d'engagements précis.

Un temps différent s'ouvrira à l'automne. A cette occasion, pour François Bayrou, le choix ne sera pas la carte de droite ou celle de gauche mais la carte des tempéraments. L'opinion va lire dans les caractères pour faire son choix.

A ce moment là, Bayrou entend incarner la solidité et la proximité.

La solidité dans des valeurs ancrées dans la durée et la proximité par la connaissance de la vie provinciale ; telles sont les deux qualités que le leader du Modem entend capitaliser.

http://exprimeo.fr/article/6987/francois-bayrou-et-la-carte-des-temperaments.htm

Primaire au centre: la grosse ficelle

05/07/2011 08:00 par rgrs

  • Primaire au centre: la grosse ficelle

    Primaire au centre: la grosse ficelle

    05/07/2011 08:00 par rgrs

L'idée d'une primaire au centre (sur le modèle de la "primaire citoyenne" du PS et de celle d'Europe Écologie - Les Verts) ressurgit à intervalles réguliers.

Pourquoi pas!

Encore faudrait-il qu'il y ait plusieurs candidats potentiels au centre...

 

Or, dans l'état actuel des choses, il n'y a qu'une seule candidature attendue au centre: celle de François Bayrou.

 

Car, en réalité, l'idée d'une primaire au centre n'est rien d'autre qu'une grosse ficelle destinée à faire croire que François Bayrou serait concurrencé au centre par Jean-Louis Borloo ou Hervé Morin. Deux personnalités qui se positionnent sans contestation possible à droite et non au centre, puisqu'elles appartiennent à la majorité parlementaire de droite (désolé pour cette lapalissade, malheureusement nécessaire).

Si primaire il y avait avec Jean-Louis Borloo ou Hervé Morin, il devrait donc s'agir d'une primaire à droite avec Nicolas Sarkozy. La volonté de les situer au centre relevant au mieux du militantisme, au pire de la désinformation.

Laurent De Boissieu

http://www.ipolitique.fr/

Affaire DSK : quand les tabloïds deviennent une source

05/07/2011 07:55 par rgrs

  • Affaire DSK : quand les tabloïds deviennent une source

    Affaire DSK : quand les tabloïds deviennent une source

    05/07/2011 07:55 par rgrs

De la même manière que son arrestation avait créé l'un des plus gros buzz de l'histoire du journalisme, DSK a fait la une de tous les sites et journaux français et américains. Même chose sur les réseaux sociaux. Honni par les tabloïds américains, à peine plus d'un mois après son arrestation, certains journaux évoquent son retour en politique. Et Tristane Banon refait surface...


Du premier temps de la valse Strauss-Kahn, les dés étaient jetés. Le méchant et la gentille, le coupable et la victime clairement identifiés. Balayé !
C’est le New-York Times qui ouvre le bal. Le quotidien se penche sur le spectaculaire retournement de situation qu’a connu l’affaire Strauss Kahn ce week-end, évoquant le réveil d’un éventuel  sentiment anti-américain compte tenu du traitement médiatique et la perception que les Français ont eu de la justice américaine.

Prétextant un flou artistique sur fond de mondialisation judiciaire, les télévisions françaises ont toutes montré DSK menottes au poignet sortant du tribunal malgré un très maigre appel à la retenue diffusé par le CSA. Des images normalement interdites de diffusion en France tant que la culpabilité n’a pas été établie.

« Il y a eu le sentiment que ce n’était pas seulement Dominique Strauss Kahn qui était humilié mais la France toute entière »
écrit le journaliste Steven Erlanger faisant allusion à la jubilation avec laquelle les tabloïds américains se sont jetés sur leur proie. Dès le 17 mai, invoquant la présomption d’innocence, journalistes et blogueurs français s’étaient indignés du traitement médiatique infligé à DSK aux Etats-Unis. Malgré cette mise en scène humiliante, DSK a été relâché. Preuve aussi que le système profite aussi à l’accusé.

Le journal rapporte également des propos de Français  choqués par la violence et le caractère expéditif du système judiciaire américain. Menotté, exposé aux caméras du monde en entier,  jeté en prison -le symbole absolu de la culpabilité- DSK est blanchi par l’enquête du procureur qui avait misé toute sa réélection sur ce dossier. DSK passe du statut de coupable à celui de quasi-victime en à peine plus d’un mois sans qu’on en sache beaucoup plus sur ce qu’il s’est réellement passé dans la suite 2806.
 
Car c’est bien plus la « personnalité trouble » de Nafissatou Diallo, ses mensonges qui ont convaincu le procureur de New-York, déjà fragilisé dans deux autres affaires, d’arrêter les frais. Un retournement de situation bien plus motivé par des visées politiques qu’avec le fond de l’affaire. Jusqu’à preuve du contraire, la loi américaine n’autorise pas le viol d’une « menteuse ».

Les tabloïds, un virage à 180°
Au début de l’affaire DSK, la presse américaine avait été très virulente épinglant notamment la légèreté des autorités françaises vis à vis des affaires de mœurs. « Pour les tabloïds, allègrement francophobes, l’affaire Strauss-kahn, s’est révélée un don de dieu et il a été sacrifié en conséquence » écrit le Washington Post qui précise que « dans le cas de l’affaire Strauss-Kahn, les tabloïds n’ont finalement fait que leur travail habituel lors de la couverture de faits divers. A ceci près qu’ils n’étaient plus seulement lus par leur lectorat historique mais également par les envoyés spéciaux de la presse étrangère. Et la presse étrangère a cité le New-York Post comme si elle citait le New-York Times. Le journal n’hésitant pas dès lors à évoquer certains des détails les plus scabreux de l’affaire ».  

D’où une compétition inhabituelle entre les tabloïds et les journaux de « référence » et une impression de chaos médiatique. Car, en l’espèce ce sont bien les tabloïds qui ont donné le ton.

Tout cela est bien loin.
Dans un portrait sévère du procureur Cyrus Vance , le New York Times rapporte comment depuis quelques semaines ses partisans envisageaient son avenir politique en fonction de l’évolution de l’affaire DSK, et notamment la campagne pour sa réelection en 2013.

Aujourd’hui « le bureau du procureur de New York est en plein chaos. C'est la première fois qu'il essuie un échec si retentissant », témoigne une femme qui y a exercé. « Il y a beaucoup de débats, de colère, de questions et de confusion, confirme un ancien procureur. Vance a péché par naïveté et par faute de jugement. Il a cru bien faire en empêchant DSK de quitter le territoire américain, il n'a pas imaginé qu'il pouvait perdre ».

Mais ce sont surtout les tabloids qui font un virage à 180 degrés. Ils avaient pris fait et cause pour l’accusatrice et s’étaient peu embarrassés de la présomption d’innocence : « DSK le pervers » avait titré en une le New York Post. Ces tabloids maintenant prennent beaucoup de distance avec l’accusation : « the alleged victim » (la victime présumée) écrit aujourd’hui le New York Post, qui montre un DSK tout sourire. Le Daily News évoque « La soi-disant victime prise dans un filet de mensonges ».

l'affaire DSK, une valse à mille temps
De quoi s’interroger sur cet emballement médiatique à rebours. Rien de très nouveau derrière tout ça: l’orchestration « d’informations » sur un mode accusatoire et qui s’enchainent car aucun média ne veut être en reste dans la course à l’audimat.
« Cela révèle la fragilité du travail médiatique, même lorsqu’on parle d’enquête »
estime Jean-Marie Charon. Il y a quelques semaines, en effet, le New-York Times avait mis ses très fins limiers sur les traces de la présumée victime sans rien trouver.

« Cette affaire n’est pas dans le temps de l’enquête, tout est beaucoup trop rapide, c’est le commentaire qui l’emporte » ajoute le sociologue des médias. Dépassée par les événements, son analyse n’en reste pas moins pertinente.  Passé une première fois dans la grande lessiveuse médiatique, DSK découvre la puissance et la souplesse inattendue de son moteur programmé sur « lavage rapide option plus blanc que blanc ».

Prématuré ? A l’heure où nous mettons sous presse, comme disait « le-journaliste-de-jadis »,
Tristane Banon annonce dans l'Express qu’elle porte plainte contre DSK pour tentative de viol.
Un retournement dans le retournement. La réplique ne se fait pas attendre : DSK porte plainte pour dénonciation calomnieuse. La valse Strauss-Kahn ressemble de plus en plus à une danse folle et ennivrante. Une valse à mille temps.
 
Régis Soubrouillard - Marianne
 

La révolte contre l’UE commence à Athènes

04/07/2011 11:48 par rgrs

  • La révolte contre l’UE commence à Athènes

    La révolte contre l’UE commence à Athènes

    04/07/2011 11:48 par rgrs

Le 15 juin dernier, avait lieu la 3ème grève générale en Grèce en protestation contre les plans concoctés par la Commission, la BCE et le FMI et qu’essaie de faire passer le gouvernement. Nicolas Dupont-Aignan était, pour l’occasion, à Athènes pour protester lui aussi contre ces plans absurdes.

La partie de poker entre la finance et les Etats

Sur son blog, Hervé Nathan montre justement qu’aujourd’hui c’est la corbeille qui décide à Athènes et que Commission, BCE et FMI ne font que suivre ce qu’elle souhaite.

Assez naturellement, les marchés ne veulent pas entendre parler d’une décote qui risquerait à nouveau de provoquer une crise financière systémique, démontrant à nouveau que le secteur financier n’est qu’un immense château de cartes à la merci du défaut d’un pays pesant 3% du PIB de la zone euro.

On perçoit dans les menaces des agences contre Athènes ou les banques qui ont des engagements en Grèce une forme de chantage, un pur rapport de force entre les marchés et les Etats européens pour se partager l’addition. Il est intéressant de constater à quel point la troïka infernale défend uniquement les intérêts de la finance, appuyée par la France, en contradiction totale avec les propos de Nicolas Sarkozy sur la moralisation du capitalisme.

En revanche, l’Allemagne pèse de tout son poids (qui est grand, en tant que prêteur de dernier ressort) pour partager l’addition avec le secteur financier et imposer qu’il prenne en charge une partie de la note, quitte à accroître les tensions sur les marchés financiers. On peut se demander si, de la sorte, l’Allemagne ne cherche pas tout bonnement à faire pourrir la situation pour enfin sortir d’un euro dont elle n’a jamais voulu. Résultats, les négociations continuent à piétiner.

La seule chose qui est certaine est que les conditions de l’accord qui doit être trouvé d’ici la fin du mois seront à nouveau sanglantes : baisse des salaires, hausse des impôts, véritable dépeçage du service public national pour dégager de la trésorerie (50 milliards d’euros de privatisations, c’est 20% du PIB du pays, l’équivalent de 400 milliards en France…). Comme le soutient Morad El Hattab, cela revient à presser un citron jusqu’à ce que les pépins craquent…

Une situation totalement intenable

J’avais écrit il y a quelques semaines qu’il n’y avait qu’une solution pour la Grèce, à savoir la sortie de l’euro, une forte dévaluation et une restructuration, si possible ordonnée, de sa dette.

C’est exactement ce qu’a écrit Nouriel Roubini dans le Financial Times. Les médias ont assez mal rendus compte de cet article, qui, avant de conclure, étudie les autres possibilités offertes à la Grèce : dévaluation de l’euro, voie allemande ou dévaluation interne.

Mais l’économiste qui avait prédit la crise de 2008 juge que ces options sont impraticables car les traités impliquent un euro cher, (d’autant plus quand on met des psychopathes à la tête de la BCE) et que le principe d’une compression interne des salaires pour améliorer la compétitivité de la Grèce provoquerait une Grande Dépression qui, non seulement achèverait l’économie grecque, mais rendrait totalement illusoire le remboursement des dettes que le pays a contracté.

Certes, certains évoquent la solidarité européenne mais celle-ci est illusoire tant elle devrait être importante. Jacques Sapir a chiffré à 3.5 à 4% du PIB l’effort annuel que devrait consacrer l’Allemagne. Pire, comme je l’avais expliqué, cette solidarité, si elle améliorerait la situation de la population grecque, ne ferait qu’entretenir un déséquilibre de la balance des paiements du pays qu’il faudra bien tôt ou tard corriger. Cette solution revient à une fuite en avant dans toujours plus de dettes.

La Grèce n’a pas 36 solutions aujourd’hui : elle doit dévaluer pour retrouver sa compétitivité. Soit elle procède à une dévaluation interne pour rester dans l’euro. Mais dans ce cas, Patrick Artus estime qu’il faudra baisser les salaires de 35% : je vous laisse imaginer la boucherie que représenterait un tel ajustement. C’est pourtant la voie prise aujourd’hui. L’alternative consiste à sortir de l’euro pour procéder à une dévaluation en bonne et due forme.

L’Argentine s’était imposée quatre années de récession avant d’abandonner le lien avec le dollar. La Grèce est dans sa troisième année. Si Athènes suit Buenos Aires, le moment de vérité aura lieu début 2013… Mais la situation est tellement instable que cela pourrait arriver plus vite…

Laurent Pinsolle

porte-parole de Debout la République

http://www.debout-la-republique.fr/La-revolte-contre-l-UE-commence-a.html

Régulation financière : les leçons venues de Chine

04/07/2011 11:42 par rgrs

  • Régulation financière : les leçons venues de Chine

    Régulation financière : les leçons venues de Chine

    04/07/2011 11:42 par rgrs

Bien sûr, il ne s’agit pas de faire du régime chinois le modèle absolu d’organisation économique et encore moins pour la société. Néanmoins, la Chine démontre depuis quelques années qu’il est parfaitement possible de mieux réglementer la finance et de limiter la spéculation.

Un dirigisme à double sens

Dans les pays occidentaux, les dirigeants politiques et les instances de régulation ont pour principe de laisser faire les marchés et d’intervenir le moins possible, à moins d’un krach. La Bourse peut bien céder à une « exubérance irrationnelle », on laisse faire. Idem pour le marché immobilier qu’on laisse monter au-delà du raisonnable. Les interventions (par une baisse des taux d’intérêt ou une aide aux institutions financières) sont en général limitées aux cas extrêmes de baisse.

La Chine, à l’inverse, a adopté une politique macro-économique plus interventionniste. Elle se distingue par sa capacité à agir en cas de hausses excessives, là où les pays occidentaux se limitent essentiellement à agir en cas de fortes baisses. Que la bourse Chinoise monte excessivement, comme de 2006 à 2007, le gouvernement agit pour corriger les prix à la baisse. Idem avec les prix de l’immobilier : Pékin n’hésite pas à agir fermement pour calmer la hausse des prix.

Comment réguler la finance ?

Le gouvernement chinois avait décidé fin 2007 de provoquer une forte correction de la bourse de Shanghai après une multiplication par 6 des prix en à peine plus de deux ans. Et depuis l’an dernier, elle a agi de manière très volontariste (et avec succès) pour casser la hausse du prix de l’immobilier. Pour ce faire, Pékin a augmenté le montant de l’apport nécessaire à l’achat d’un bien immobilier et a également augmenter le montant des réserves des banques.

En un an, Pékin a ainsi imposé aux banques chinoises d’augmenter leurs réserves de 30% environ (de 17 à 22%), de manière à ralentir la croissance du crédit, qui s’était emballée avec le plan de soutien décidé en pleine crise économique. Et pour éviter d’être soumis aux hoquets du système financier international et maîtriser le cours de sa monnaie, la Chine est un des derniers pays à contrôler le mouvement des capitaux, qui ne circulent pas librement entre la Chine et le monde.

Tout ceci montre deux choses : non seulement qu’il est parfaitement possible de réglementer la finance et d’agir contre l’inflation des actifs. Mieux, cela signifie que la Chine pourrait être un allié de poids dans la réforme du système financier international contre le « laisser-faire » des anglo-saxons.

Laurent Pinsolle

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

Escale réjouissante dans un Euroland utopique

04/07/2011 11:37 par rgrs

  • Escale réjouissante dans un Euroland utopique

    Escale réjouissante dans un Euroland utopique

    04/07/2011 11:37 par rgrs

A ma grande surprise, RST m’a proposé de participer à un congrès organisé par des personnes proches du GEAB intitulé « Six réformes clé pour une gouvernance démocratique de l’Euroland ». Après tout, Sun Tzu dit dans « L’art de la guerre », qu’il est essentiel de connaître ses adversaires...

Des alternatifs intéressants

Le GEAB s’est fait un nom en faisant partie de ceux qui avaient vu venir la grande crise de 2008. Leurs analyses sont très intéressantes, même s’il faut reconnaître qu’ils ont la fâcheuse tendance d’annoncer un cataclysme financier à venir dans les six mois depuis plus de deux ans, un peu comme le berger qui criait tout le temps au loup. Malgré tout, j’ai pu constater la grande qualité intellectuelle de Franck Biancheri, directeur de LEAP/E2020 et du GEAB.

Il y avait néanmoins quelques points d’accord, sur les désordres financiers, l’austérité insensée imposée à la Grèce. Ont été exprimées plusieurs fois des critiques très dures contre le caractère profondément anti-démocratique de la construction européenne telle qu’elle est conçue aujourd’hui. Mieux, certains participants ont évoqué les différences nationales pour expliquer qu’on ne peut pas mener la même politique partout ou ont même critiqué le non respect des référendums de 2005 !

L’internationalisme hors sol

Mais il y a une différence fondamentale et sans doute totalement irréconciliable avec l’immense majorité des participants à ce cénacle : le rapport aux nations. Il s’est tout de même trouvé une personne pour dire qu’il « faut uniformiser les européens » ! Il a été répété que l’euro nous a protégé, sans développer, étant donné que « l’Euroland » a traversé une récession plus forte, et plus précoce que les Etats-Unis et qu’on ne peut pas dire que nous avons été protégés de la spéculation…

En fait, beaucoup d’intervenants avaient des origines de plusieurs pays, ce qui peut expliquer leur dépassement de la question nationale. On peut imaginer qu’ils souhaitent que leur modèle soit suivi mais ils oublient totalement au passage qu’ils sont une petite minorité (qui plus est souvent protégée des ravages de la mondialisation néolibérale). Pour paraphraser Sapir, leur rejet de la nation, c’est l’internationalisme  à courte vue d’une petite élite coupée de la réalité.

Le désarroi des fédéralistes

Malgré tout, ce « congrès » (qui rassemblait une quarantaine de personnes) était très réjouissant pour les intrus souverainistes. En effet, d’une part, l’incompréhension entre les pays européens (Sud et ancienne zone mark) devrait bloquer toute évolution fédéraliste pour longtemps. Mais surtout, il était frappant de constater à quel point ils étaient incapables de proposer des mesures concrètes si ce n’est évoquer plus d’Europe, plus de démocratie et plus de solidarité.

Quel contraste avec les partis souverainistes (DLR, MRC ou M'PEP – vidéo du colloque à lire ici) où le constat est clair et où il débouche sur des propositions concrètes, détaillées et cohérentes. L’une des décisions du Congrès a été d’essayer de rédiger une… charte. En fait, ils parlaient beaucoup de processus (démocratie directe notamment) mais très peu de véritable contenu politique, semblant incapables de proposer un schéma fonctionnel pour l’euro.

Au final, malgré de très forts désaccords, ils me sont apparus comme relativement sympathiques mais franchement déboussolés par les politiques antisociales et antidémocratiques de cette Europe dont ils n’arrivent pas à remettre en cause les politiques qui mènent à ces résultats.

Laurent Pinsolle

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

Osez le pied féminin français !

04/07/2011 11:29 par rgrs

  • Osez le pied féminin français !

    Osez le pied féminin français !

    04/07/2011 11:29 par rgrs

Nos Bleues méritent mieux qu’Eurosport

Le zappeur internaute, qui ne survole souvent que les titres, croira sans doute à une allusion salace aux (més)aventures de Georges Tron. Il n’en est rien. Constatant qu’aucune organisation féministe n’est jusque là montée au créneau, c’est à moi de m’y coller, ce qui ne laissera pas d’étonner, surtout lorsqu’on a lu certaines livraisons récentes.

Il se trouve que notre équipe nationale de football féminin participe actuellement à la coupe du monde qui est organisée en Allemagne. A la fois patriote et amoureux du ballon rond, j’aurais aimé assister devant mon petit écran aux exploits de nos valeureuses footballeuses, d’autant que celles-ci obtiennent de très bons résultats. Après avoir battu le Nigéria par la plus petite des marges (1/0), nos joueuses ont étrillé le Canada 4 à 0. Rappelons qu’en Amérique du Nord, le championnat de foot féminin est professionnel alors que ce n’est pas le cas en France où seul l’Olympique Lyonnais, qui a d’ailleurs remporté la dernière Ligue des champions féminine, a permis à des footballeuses de devenir pros.

On aurait pu espérer que le service public de télévision se porte acquéreur des droits de retransmission de la compétition. On aurait aussi pu souhaiter qu’une chaîne adorant le foot comme Canal +, qui fustige souvent le sexisme des puissants, diffuse au moins les matches de l’équipe nationale. A défaut, une chaîne de la TNT, comme Direct 8, aurait pu offrir au plus grand nombre la joie d’assister aux exploits de nos Bleues.

Nenni ! Pour voir l’équipe de France de foot féminin, il faut être abonné à un bouquet comprenant la chaîne Eurosport. Croyez-moi si vous voulez, mais je suis absolument scandalisé par ce mépris de nos grandes chaînes de télé pour le foot féminin. C’est bien la peine d’avoir une femme au ministère des sports ! Jouanno, démission !

David Desgouilles

http://blog.causeur.fr/antidote/osez-le-pied-feminin-francais,002115

Rapide leçon de calcul à l’usage des nostalgiques du franc faible

04/07/2011 10:17 par rgrs

  • Rapide leçon de calcul à l’usage des nostalgiques du franc faible

    Rapide leçon de calcul à l’usage des nostalgiques du franc faible

    04/07/2011 10:17 par rgrs

L’Europe et la France ne vont pas bien, parce que nos élites sont nulles en économie. Et nos élites sont nulles en économie, parce qu’elles sont nulles en mathématiques. Démonstration.


Souvent, les « intellectuels » sont plutôt des « littéraires », comme nous l’avons récemment noté au détour d’une chronique de Caroline Fourest. Au sujet de la sortie l’euro et du retour au franc au taux de « 1 franc = 1 euro », celle-ci affirmait que le pouvoir d’achat des français fondrait, et que nous serions tous ruinés. Sans nous expliquer pourquoi. Rendez-vous compte ! Nous subirions des prix multipliés par un, et des salaires multipliés par un. Quelle fieffée pétainisterie !
Nous découvrîmes le pot aux roses un peu plus tard, lorsque s’exprimant à son tour pour conspuer le Front national, Nathalie Kosciusko-Moriset soutînt face à Zemmour et Naulleau « je prends l’exemple de la sortie de l’euro (…) la baguette coûtera alors 6,40 francs, plus l’inflation galopante ». Palsambleu !
Nathalie Kosciusko-Moriset n’est pas à proprement parler une « littéraire ». Mais à n’en point douter, elle aurait dû. Car de deux choses l’une. Soit on revient au franc avec un taux de conversion de 1 franc = 1 euro, comme certains - et pas le seul Front national - le proposent, et il ne se passe strictement rien tant qu’on ne dévalue pas. Soit, pour une obscure raison fleurant bon la nostalgie, on est persuadé qu’une réapparition du franc induirait le retour inévitable à sa valeur de 2002. Dans ce cas, la baguette vaudrait certes six fois plus cher. Mais nos salaires seraient multipliés…par six.
Mesdames les fortes en thème, nous vous en prions, avalez rapidement une infusion de sciences dures. Ecrivez autant de livres qu’il vous plaira sur Marine le Pen. Mais cessez d’essayer de nous faire croire qu’elle est la seule à proposer le retour au franc afin de mieux escamoter un débat qui serait plus utile s'il portait sur les "risques" et les modalités d'une sortie de l'euro suivie d'une dévaluation, même raisonnable. Surtout, cessez de chercher démagogiquement à terroriser le bon peuple en lui faisant le coup de la hausse du prix du pain. De toute façon, nous voulons de la brioche.
 
Coralie Delaume
 

Les comploteurs...

04/07/2011 10:01 par rgrs

  • Les comploteurs...

    Les comploteurs...

    04/07/2011 10:01 par rgrs

Certains cherchent des responsables aux malheurs d'un certain responsable d'organisation internationale. Ils pointent du doigt en France, mais le doigt, c'est clair désormais, ils se le fourrent dans l'oeil jusqu'au coude.

En effet, qui dirige l'empire des USA ? Une hyperclasse très réduite composée de 3 groupes :

- Les Wasps,

- les sionistes bellicistes,

- les princes saoudiens.

 

Les autres, comme notre génie-talonnette national, sont au plus des proconsuls, des gauleiters, simplement chargés d'administrer les provinces et qui doivent s'estimer heureux de pouvoir glisser les leurs, dans les seins des seins.  

Le remplacement de DSK par Lagarde, ce n'est pas une querelle française, c'est un signe.

Lagarde est la candidate des Wasps. Les wasps, les sionistes et les princes saoudiens commencent  se dézinguer...

Il ne faut pas bouder son plaisir, une classe dirigeante qui commence à se  déchirer et à se faire des coups tordus, c'est aussi un signe d'effondrement.

Quand les empereurs romains voulaient des ressources supplémentaires, ils avaient une technique simple : ils décimaient les rangs des sénateurs, les hommes plus riches de l'empire.

Ceux-là même qui avaient surnommé Crassus de l'adjectif de "riche" (il avait fait sa très grande fortune dans... L'immobilier...).

Bloquer les communications dans un aéroport, est une décision lourde, qui a sans doute été prise à haut niveau.

Pour ce qui est du mis en cause, c'est simple. Son mode de vie était très contestable, il a suffit d'attendre le mauvais pas.  

Quand aux socialistes français, ils sont égaux à eux-mêmes sur l'affaire ; complètement nuls...

Ils parlent de reporter les dépôts de candidatures aux primaires...

Par Patrick REYMOND

Quand Marine Le Pen est déstabilisée par le programme du FN …

04/07/2011 09:54 par rgrs

  • Quand Marine Le Pen est déstabilisée par le programme du FN …

    Quand Marine Le Pen est déstabilisée par le programme du FN …

    04/07/2011 09:54 par rgrs

Le programme de Marine Le Pen veut-il moins de musulmans dans l’armée parce que les musulmans constitueraient un recrutement de mauvaise qualité ?

Marine Le Pen était jeudi 23 juin 2011 l’invitée de la nouvelle émission de France 2 « Des paroles et des actes ». Sollicitée par Caroline Fourest, la présidente du Front National a refusé de commenter une phrase visible sur le site internet du FN, en changeant plusieurs fois de sujets malgré les relances des différents journalistes sur le plateau. Dans la rubrique « Défense » du programme, on peut en effet lire :

(Source : http://www.frontnational.com/?page_id=1153).

« (…) Faute de crédits, non seulement il est impossible de recruter beaucoup d’engagés, mais il devient de plus en plus difficile d’avoir un recrutement de qualité. 20 % des nouvelles recrues sont désormais issues de l’immigration originaire du monde musulman ».

Il est à noter que Madame Fourest a omis de lire l’intitulé de l’article précisant qu’il s’agissait là du programme…de 2007 :

« Attention, il s’agit du programme de 2007. Le projet du Front National pour 2012 sera présenté dans les mois précédents l’élection présidentielle ».

Cela change t-il pour autant la nature du propos ?

De la même façon en toute fin d’émission, Marine Le Pen, obtenant le papier sur lequel est écrit le dit passage, déclare : ” vous êtes malhonnête car il ya un point entre les deux phrases». Une fois encore est-ce que cela change la nature du propos ? Je laisse les lecteurs en juger.

Le lendemain,  vendredi 24 juin 2011, pour se défendre le Front National, à travers un de ses organes de presse associé, Nations Presse info, sort un article intitulé “En janvier 2009, l’armée reconnaissait que quelques soldats musulmans refusaient de partir en Afghanistan”. Cet article se réfère lui même un article publié sur un blog associé de Libération “Exclusif : l’armée reconnait que quelques soldats musulmans refusent de partir en Afghanistan ” (http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/01/exclusif-larme.html).

Le seul hic, c’est que l’article du journaliste de Libération Jean-Dominique Merchet, montre que les problèmes de compatibilité entre les engagements des militaires français musulmans et leurs confessions concernent 0,01 % des effectifs. Ainsi le refus de combattre en Afghanistan concerne seulement 4 soldats français musulmans.

Ainsi est-ce que cela mérite que le Front National généralise ce fait et le mette dans son programme ? Je ne pense pas. Il s’agit encore une fois d’une volonté de stigmatisation !

La France connait des problèmes d’intégration mais quelle meilleure réponse y-a-t-il que de voir des immigrés et des français d’origine étrangère prêt à s’engager pour notre armée ? N’est-ce pas un signe fort de patriotisme et de fierté que de voir des jeunes gens servir leur pays natal ou celui qu’ils ont choisi délibérément au-delà de leurs origines ou de leurs confessions (confère le prestige jamais démenti à travers le monde  de  la Légion étrangère) ?

Moralité, en plus d’apprendre que Marine Le Pen peut être sacrément déroutée quand elle a des contradicteurs à sa hauteur, cette affaire nous montre qu’il reste encore du chemin à faire au Front National pour devenir un vrai catalyseur capable de rassembler toutes celles et tous ceux qui ont la France au cœur.

Anthony MITRANO

Coordinateur Debout La République pour Nice

Délégué Départemental Debout Les Jeunes des Alpes-Maritimes

Coordinateur régional Debout Les Jeunes PACA