David Douillet : Secrétaire d'Etat « intérimaire » des français de l'étranger ?
04/07/2011 09:50 par rgrs
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David Douillet : Secrétaire d'Etat « intérimaire » des français de l'étranger ?
04/07/2011 09:50 par rgrs
La nomination de David Douillet au poste de secrétaire d'état des Français de l’étranger en a surpris plus d'un. Mais n'assure t-il pas un intérim jusqu'à la promulgation des résultats des sénatoriales qui pourraient le propulser ... au ministère des sports ?
C'est la première fois que la France dispose d'un secrétaire d'état aux français de l'étranger. Ceux qui auront la curiosité de visiter la page du nouveau secrétaire d'état sur le site du gouvernement pour en savoir plus devront se contenter d'un laconique : En attente de la publication au Journal Officiel du décret relatif aux attributions
« Nul ne s’étonnera cependant qu’en cette période pré-électorale, le gouvernement manifeste tout son intérêt pour une population, les Français de l’étranger, qui ne manquera pas d’ici quelques mois de s’exprimer dans les urnes. En 2012, plus de 1,1 million de Français devraient faire connaître leur choix présidentiel dans le monde ... Des voix qu'il ne s'agit pas de négliger » Ecrit le site ExpatliveCe que confirme, judicieusement, Laurent de Boissieu, sur son blog : « (...) On remarquera que le vote des Français de l'étranger, bien ancré à droite, tend à se rapprocher de celui de leurs compatriotes (...) »
Quelle sera la mission du Secrétaire d'Etat
Selon le site expatriation.com commentant la première déclaration de David Douillet sur Europe1 : « (...) il sera chargé de « s’occuper des deux millions de Français établis à l’étranger, et de mieux répondre aux besoins de leur vie quotidienne, notamment en matière de scolarité (enfants d’expatriés) et en ce qui concerne leurs droits » En ajoutant par ailleurs qu’une aide (?) sera apportée aux « Français de retour dans l’Hexagone », et que son action comportera « d’autres missions » qui lui seront confiées par Alain Juppé, actuel ministre des Affaires étrangères »
Au passage, vous apprécierez le : « d’autres missions » qui lui seront confiées par Alain Juppé, actuel ministre des Affaires étrangères »
S'agira t-il, entre autres, de se pencher sur l'une des circonscriptions où il n'existe provisoirement plus de candidat UMP investit : la 1re circonscription législative des Français de l'étranger (Amérique du Nord). En effet, celle ci avait été dévolue à Christine Lagarde, devenue directrice générale du FMI. Or, Cette circonscription, pourrait bien être source de tracas pour l'UMP
Car, comme l'expliquait Le Point : « (...) à droite, il ne faisait aucun doute, jusqu'à l'été 2010, que Guy Wildenstein, également élu à l'AFE dans la circonscription de Washington et président de la délégation UMP sur la côte Est, serait le candidat du parti de l'UMP (...)» Il faut dire que Guy Wildenstein : « (...) membre du Premier cercle (le groupe des plus riches donateurs de l'UMP, animé jusqu'en juillet par Eric Woerth), avait prêté main-forte à Eric Woerth pour collecter des fonds lors de la campagne présidentielle de 2007 (...) »
Sauf que les déboires judiciaires du marchand d'art révélé par un article du Point du 3 février dernier remettait en cause sa candidature. D'où le parachutage de Christine Lagarde : « (...) accueilli favorablement - voire avec soulagement - par une communauté française qui a voté en majorité pour Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles de 2007 (...) »
Christine Lagarde rejoindra bien les Etats Unis, mais ne sera plus la solution miracle, pour ce siège, au combien important, pour l'UMP. D'où, un arbitrage délicat, sur le choix du nouveau candidat à investir, et la gestion de la « sensibilité » de l'électorat UMP local. Une mission à haut risque pourrait-on dire !
A moins que, Chantal Jouanno, actuelle Ministre des sports et tête de liste aux sénatoriales à Paris, que Le Figaro voyait faire les frais du remaniement, ne soit élue et quitte le gouvernement. Ce qui ouvrirait la porte du ministère ... des sports à David Douillet, qui pourrait laisser sa place à un spécialiste, mieux à même de : « s’occuper des deux millions de Français établis à l’étranger (...) »
Ce qui fait marcher Villepin envers et contre tous
04/07/2011 09:45 par rgrs
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Ce qui fait marcher Villepin envers et contre tous
04/07/2011 09:45 par rgrs
Les sondages en berne, les amis qui vous lâchent et les doutes de ceux qui restent. Les chemins qui mènent à l'Élysée ne sont pas de tout repos, mais Dominique de Villepin ne s'en formalise pas.
À l'en croire, il savourerait presque "le chemin de muletier" qu'il compte "emprunter".
Les sondages d'intention de vote, qui le placent entre 3 et 5%, Villepin assure ne pas y prêter attention. "Tout cela est virtuel", estime l'ancien premier ministre.
Non, assure-t-il, ses soutiens ne l'abandonnent pas. Jacques Le Guen, l'un de ses grognards à l'Assemblée, exprime dans Marianne ses "désaccords"? "Nous avons discuté: ça va, il n'y a aucun problème."
Aucun problème non plus à mener une campagne avec peu de moyens et pas beaucoup plus d'adhérents: Villepin tweete, chate, blogue et considère cela comme plus efficace que le "barnum" PS ou UMP.
De toute façon, estime-t-il, "les Français ne seront dans la campagne que lorsqu'on connaîtra le candidat PS, celui des Verts et si Sarkozy se représente, explique-t-il. En attendant, je suis le seul à avoir un projet et il va infuser."
Il est aussi l'homme politique de droite à qui le plus de Français reconnaissent la stature d'homme d'État, selon Ipsos: 9 points devant Jean-Louis Borloo et 4 points devant Nicolas Sarkozy. Villepin trouve cela "normal": "Je connais l'État comme fonctionnaire, d'en haut pour avoir été secrétaire général de l'Élysée, en praticien depuis que j'ai été ministre, comme coordinateur à Matignon."
"Les mises en scène, les stratégies de com, y compris les déplacements présidentiels qui sont tous minutés - même si on ne peut pas éviter une main qui se balade -, ce n'est pas là qu'on apprend le plus", assure Dominique de Villepin.
"Nicolas Sarkozy a envie d'affirmer un nouveau rapport à la fonction présidentielle. Mais il ne peut pas le faire seul. Il y a besoin de renouvellement: ce n'est pas Fillon qui va le faire gagner, ni Copé, ni Le Maire. Il a besoin de gens différents du marigot dans lequel il baigne, qui lui disent autre chose que ce qu'il a envie d'entendre."
"Moi, j'étais capable de dire non à Jacques Chirac", raconte-t-il, avant de brocarder le "conte de fées" d'une France qui "va finir par découvrir que le quinquennat est très réussi". "Enfin, si c'est Alain Minc qui le dit…, soupire Villepin. Sarkozy ferait mieux d'écouter X, Z ou Y!" Ou, pourquoi pas, V comme Villepin?
Source: Le Figaro
http://2villepin.free.fr/index.php/2011/07/03/1955-ce-qui-fait-marcher-villepin-envers-et-contre-tous
Il faut dévaluer l’euro par rapport au dollar
04/07/2011 09:42 par rgrs
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Il faut dévaluer l’euro par rapport au dollar
04/07/2011 09:42 par rgrs
Il y a un peu plus d’un an, la Grèce était sur le point de faire défaut sur sa dette. La Commission de Bruxelles et la Banque centrale européenne (BCE) élaborèrent alors un plan qui devait éviter ce défaut. Ce plan comportait deux volets. Le premier, destiné à couvrir le besoin de liquidité de la Grèce, consistait en un prêt de 110 milliards d’euros, dont 80 milliards étaient accordés par les Etats de la zone euro et 30 milliards par le Fonds monétaire international (FMI). Le second était constitué par un ensemble de mesures budgétaires restrictives (hausse de la TVA, baisse du salaire des fonctionnaires, gel des retraites et des embauches etc.). Ce volet visait à restaurer la solvabilité budgétaire de la Grèce afin qu’elle puisse à nouveau emprunter sur les marchés.
Un an plus tard, la Grèce est toujours au bord de la faillite, mais dans une situation économique détériorée par la rigueur qui lui a été imposée et un endettement qui a encore augmenté. Face à cette situation dramatique que croit-on que la Commission et la BCE proposent à la Grèce ? De rejouer le même scénario, avec le même plan en deux volets : premier volet, les Etats de la zone euro sont invités à remettre environ 100 milliards sur la table. Second volet, les Grecs sont priés de se serrer encore davantage la ceinture et de vendre une partie du patrimoine de leur pays à l’encan.
On peut sans difficulté prévoir que ce plan échouera comme on pouvait prévoir que le premier échouerait. Ce parce que la Grèce n’est plus solvable structurellement. La Grèce n’est plus solvable, parce qu’elle a perdu sa compétitivité. Et elle a perdu sa compétitivité parce que la monnaie européenne est surévaluée en raison de la politique de change adoptée par la BCE. On voit donc que la clé du problème de la Grèce ne se trouve pas dans la poche des contribuables des pays européens, ni dans de nouveaux sacrifices imposés au peuple grec ou dans la liquidation de son patrimoine.
En vérité, la clé du problème se trouve entre les mains de la BCE. Car, de même que par sa politique monétaire, la BCE est la responsable, non pas unique mais essentielle, de la crise grecque, de même peut-elle, en changeant sa politique monétaire, résoudre la crise grecque et sauver l’euro. Ce changement doit comporter deux aspects : d’abord mettre fin à la surévaluation de l’euro, et la BCE a tous les moyens de le faire à condition d’en avoir la volonté. Ensuite, elle doit intervenir sur le marché des titres grecs de façon à faire baisser les taux d’intérêt sur la dette.
Ici encore, elle a les moyens de le faire en pratiquant une politique d’assouplissement quantitatif, comme l’ont fait la Réserve fédérale ou la Banque d’Angleterre. La détente sur les taux grecs se transmettrait immédiatement aux taux des autres pays périphériques (Irlande, Portugal, Espagne) et allègerait ainsi la contrainte budgétaire pesant sur eux. Par ailleurs, une baisse substantielle de l’euro créerait une accélération considérable de la croissance de toute la zone euro, ce qui, entre autres effets favorables, constituerait un second moyen permettant de réduire le poids de la dette publique dans tous les pays européens.
Certes, la baisse de l’euro conduirait à un accroissement du taux de croissance des prix. Mais cet accroissement serait très limité, étant donné le niveau élevé du chômage. La Grande-Bretagne, qui a dévalué sa monnaie d’environ 20 % par rapport à l’euro depuis le début de la crise financière au mois d’août 2007, enregistre un différentiel d’inflation par rapport à la zone euro limité à 1,6 %. Une légère accélération de l’inflation contribuerait également à réduire le poids de la dette publique.
Par conséquent, le seul moyen efficace d’aider la Grèce consiste à amener la BCE à changer sa politique monétaire. Pour cela, la France doit refuser le plan proposé par la banque. Elle doit refuser de prêter son concours à un plan qui va enfoncer encore davantage le peuple grec dans le marasme et le dépouiller d’une partie de son patrimoine, ce qui compromettra ses chances futures de rétablissement. Comme elle doit refuser de continuer à donner des garanties à fonds perdus avec l’argent de ses contribuables.
Par ce refus, la France doit mettre la BCE en face de ses responsabilités : changer de politique monétaire afin de résoudre la crise de la dette européenne ou accepter la désintégration de l’euro. Le changement de politique monétaire de la BCE correspond aussi à l’intérêt objectif de la France. Les industriels français savent que le taux de change correct de l’euro devrait être de 1,15 dollar pour 1 euro à plus ou moins 10 cents près. En fait, le taux de change actuel de l’euro ne convient qu’à l’économie allemande et aux quelques pays qui lui sont liés.
Il est devenu insupportable pour la France, mais aussi pour l’Italie et pour l’ensemble des pays périphériques. Il est donc temps que la BCE adopte une politique monétaire qui ne soit plus au seul service de l’Allemagne et de ses alliés, mais qui soit au service de toute la zone euro.
Lorsqu’il était candidat à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy avait jugé que le taux de change de l’euro était trop élevé et que la BCE devait s’efforcer de le faire baisser. Ce taux était alors de 1,36 dollar pour 1 euro. Près de cinq ans plus tard, malgré la crise de la zone euro, ce taux a encore progressé à 1,43 dollar, soit un gain supplémentaire de 5 %.
Aucune action n’a été entreprise au cours du quinquennat pour faire baisser l’euro. La crise grecque donne donc au président et au Parlement français l’occasion de changer le cours de la politique monétaire de la zone euro et de servir ainsi les intérêts de la France et de la Grèce.
Nous devons saluer le peuple grec d’avoir le courage de se révolter contre le plan sans issue auquel la Commission et la BCE veulent le soumettre et d’affirmer sa volonté de rester libre. Que les Grecs se souviennent que ce sont leurs ancêtres qui ont inventé le mot de liberté sans lequel la civilisation européenne n’existerait pas et que c’est l’un de leurs historiens, Thucydide, qui a écrit : « Il n’y a pas de bonheur sans liberté, ni de liberté sans vaillance ».
Jean-Pierre Vesperini, professeur des universités,
membre du Conseil d’analyse économique
http://www.gaullisme.fr/2011/07/02/il-faut-devaluer-leuro-par-rapport-au-dollar/
Article paru dans l’édition du 24.06.11 
Pâtes aux truffes pour la 1e soirée libre de DSK
04/07/2011 09:34 par rgrs
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Pâtes aux truffes pour la 1e soirée libre de DSK
04/07/2011 09:34 par rgrs
Pour sa première soirée libre, Dominique Strauss-Kahn est allé dîner vendredi soir avec sa femme Anne Sinclair et deux amis dans un restaurant italien de New York où il a mangé des pâtes aux truffes noires avant de sortir, souriant, sous les flashs des photographes.
Depuis son arrestation le 14 mai, DSK a passé une nuit dans un commissariat de police, une nuit au tribunal, quatre nuits en prison et le reste du temps assigné à résidence dans des conditions strictes. Vendredi, la justice l'a libéré sur parole, le rendant libre de ses mouvements aux Etats-Unis.
L'ancien patron du FMI a profité pour la première fois de cette liberté en sortant de chez lui, en début de soirée vendredi. En costume sombre, il est apparu très souriant devant la presse avant de s'engouffrer avec sa femme Anne Sinclair, un homme et une femme dans un grand 4X4 noir aux vitres teintées.
Les quatre amis sont allés dîner au "Scalinatella Ristorante", un restaurant italien de l'Upper-east side, situé en sous-sol au coin de la 61e rue et de la troisième avenue, où la star de la pop Madonna a ses habitudes, selon le serveur Diego Argudo et une cliente.
"Je l'ai vu à la télévision ce matin donc je l'ai tout de suite reconnu. Ils sont installés dans un coin, lui, tournant le dos au reste de la salle", a raconté Silvia Grottola, 48 ans, une Canadienne interrogée par l'AFP à sa sortie de l'établissement.
"Il avait l'air de très bonne humeur. Sa femme, très belle, rigolait; elle a l'air très drôle. Le sourire sur son visage m'a remplie de joie. Quand ils sont arrivés, un couple les a reconnus et s'est levé pour les saluer et leur souhaiter bonne chance", dit-elle.
Vin rouge Brunello Di Montalcino
Après des hors d'oeuvre à base de prosciutto, melon et antipasti, Dominique Strauss-Kahn a mangé des pâtes pappardelle aux truffes, qui sont affichées à 100 dollars sur la carte du restaurant. "Ce n'est pas le plat le plus cher, les pâtes aux truffes blanches sont à 180 dollars", précise le propriétaire du restaurant qui n'a pas souhaité donner son nom.
La tablée a bu du vin rouge Brunello Di Montalcino (116 dollars) sous le regard de plusieurs gardes du corps, avec oreillettes, qui se trouvaient debout aux abords de la table. L'ancien chef du FMI a fini par un "cheese cake" et un espresso. L'adition tournait autour de 600 dollars, selon le propriétaire.
"Ma fille a pris des photos de lui. Quand le flash s'est enclenché, il s'est tourné pour regarder d'où ça venait", raconte Silvia Grottola, alors que sa fille fait défiler ses photos floues sur son appareil numérique.
D'autres couples venus dîner au Scalinatella, et qui n'ont pas reconnu Dominique Strauss-Kahn, tentaient de comprendre pourquoi une vingtaine de journalistes étaient postés devant le restaurant situé en sous-sol, en cette fin de soirée estivale.
Les quatre convives sont sortis par une porte dérobée du restaurant, sans se cacher, pour accéder plus facilement à leur voiture avec chauffeur. Mitraillé par les flashs des photographes postés derrière des barrières de chantier de part et d'autre de l'ancien ministre, DSK, le pas léger, affichait un large sourire. Anne Sinclair, en veste blanche, était tout aussi souriante.
Avant de rentrer dans le 4X4 noir, quand des photographes lui ont crié "Dominique, Dominique!" pour qu'il les regarde, Dominique Strauss-Kahn a ralenti le pas et s'est tourné de bonne grâce, disponible.
ladepeche.fr - 02 Juillet 2011
http://blogrepublicain.hautetfort.com/
Sarkozy "agressé", DSK "innocenté" : cela ne fait que commencer...
04/07/2011 09:31 par rgrs
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Sarkozy "agressé", DSK "innocenté" : cela ne fait que commencer...
04/07/2011 09:31 par rgrs
Divertir le peuple à tout prix :
Pour l'instant, il faut convenir que mes craintes se confirment : le pire est possible, même vraisemblable pour cette année électorale décisive qui commence bien tôt, et sur les chapeaux de roues !
Après l'annonce d'une grossesse présidentielle, et quelques autres nouvelles sans importance mais qui pourtant mobilisent l'ensemble des médias, nous voilà entraînés dans un rythme bien peu habituel en cette saisie caniculaire, où les nouvelles, les faits divers montés en épingle et les éditions spéciales se succèdent à un rythme de plus en plus rapide.
L'enjeu est suimple et pour l'instant rempli : il faut à tout prix confisquer le débat public, et empêcher que les vraies questions de fond ne soient discutées.
Il faut dire que les choix n'étant plus fait dans les instances démocratiques légitimes, mais dans d'autres cénacles de décision, il est important qu'ils ne soient pas remis en cause par des citoyens incompétents et manifestement incapables de voir que leur intérêt est de continuer çà se faire "tondre" et à sacrifier l'avenir de leurs enfants pour sauver les banques (et autre riches créanciers privés).
Et pour cela tout est bon.
Nous avons d'abord les "habituels" faits divers, certes dramatiques, mais qui n'en demeurent pas moins de simples "faits divers", malheureusement inéluctables dans une communauté de presque 70 millions d'habitants (d'ailleurs, qui pose la vraie question statistique de savoir si ces crimes atroces ne sont pas plutôt rares par rapport à l'ensemble de la population ou d'autres époques ? personne dans les médias "mainstream", même si les spécialistes sont unanimes à relever la baisse du nombre d'homicides en France, baisse d'autant plus remarquable que la délinquance violente augmente).
Je dis "habituels" non pas parce qu'il faut les accepter mais simplement car les faits divers ont une présence surdimensionnée dans les médias, alors même qu'ils ne sont pas représentatifs (et des exceptions ne sauraient normalement fonder une politique publique), mais parce qu' "on" nous a déjà fait le coup en 2007 et surtout en 2002 (souvenez-vous ces faits divers dramatiques qui ont fait l'ouverture des jorunaux TV à 3 jours du premier tour - et qui sont aujourd'hui classés sans suite dans un assourdissant silence...).
Et il est toujours désagréable de voir la ficelle de plus en plus grosse continuer à fonctionner à plein régime.
Maintenant, nous avons les flashs et éditions spéciales (3 en deux jours : les otages, "l'agression" du président et maintenant DSK innocenté) qui se mutliplient.
Or, rappelons que si d'un point de vue des principes ces affaires peuvent appeler commentaires et analyses, l'urgence est plutôt ce qui s'est passé sur la place Syntagma et dans d'autres lieux tenus soigneusement secrets, où se décident dans une opacité et une illégitimité la plus complète, l'avenir des peuples vivants dansx une démocratie en train de mourir.
Les vrais problèmes sont ailleur :
Car finalement, que DSK soit coupable ou innocent importe moins que cela, dès lors qu'il est écarté de la course présidentielle (et du FMI - la désignation de Mme Lagarde est d'ailleurs complètement "démonétisée" ce matin, un comble pour le Directeur général d FMI !).
Ce qui compte, c'est de savoir comment nos dirigeants et les partis politiques qui briguent le pouvoir offrent comme politique pour sortir le système d'une contradiction majeure :
- il faut réduire la dette publique pour éviter aux créanciers privés de perdre de l'argent ;
- réduire la dette publique, suppose réduire la croissance et donc faire perdre de l'argent aux créanciers privé
Ce tableau simplifié à l'extrême ne serait pas complet si l'on ajoute que lesdits créanciers privés ayant trop joué et trop perdu à des jeux spéculatifs dangereux, ne sont plus en état de pouvoir supporter des pertes, sauf si l'Etat s'endette pour les aider (impossible puisqu'il faut "réduire la dette").
Je ne vais pas ici reprendre les tenants et les aboutissants qui nous ont amenés dans cette situation, et la nécessité de sortir du cadre idéologique "classique" pour trouver les solutions (pourtant simples et connues). Je ne vais pas non plus développer le fait que selon moi, à ce jour, personne parmi les hommes (et les femmes) en mesure de conquérir et d'exercer efficacement le pouvoir (ce qui exclut donc pour l'instant le Front national), n'offre les capacvités intellectuelles de sortir de ce cadre idéologique.
Je pourrai aborder également une information passée inaperçue et pourtant symbolique :la prise en compte des fêtes religieuses juives par l'administration pour fixer les dates d'examen "au nom de la laÎcité" suivant une instruction officielle écrite du Ministre de l'intérieur Claude Guéant. C'est une nouvelle étape de la déconstruction du socle républicain au nom d'intérêts communautaristes qui passe inaperçue...
En revanche, mon propos est de bien distinguer les deux mécaniques implacables à l'oeuvre :
- un verrouillage médiatique sans précédent du débat, qui ne recule devant aucun mensonge ni aucune manipulation ;
- une distraction permanente des vraies questions, en appuyant notamment sur les plus bas instincts et les émotions les plus puissantes pour empêcher les gens de penser.
Ces mécaniques à l'oeuvre me rendent très pessimiste sur la suite, et ne permettent pas d'espérer une sortie de cette crise venant de l'intérieur d'un système déliquescent moralement et devenu fou. Pourtant, le niveau encore élevé des compensations accordées par ce système ne laisse pas préjuger d'une réaction salutaire dans un bref délai, et il faudra vraisemblablement attendre encore pour que la majorité des citoyens réagisse (si elle réagit un jour).
Enfin, DSK donc...
Je concluerai ce billet par quelques premières analyses sur le retournement de la situation de DSK.
D'abord, sa mort politique pour les élections présidentielles paraît difficile à contester, même si sa carrière n'est pas terminée et rien n'interdit donc de penser à un nouveau poste ministériel, voire Premier Ministre. Il est trop tard pour les primaires, et le doute insidieux le poursuivra encore longtemps, mais la vie politique montre qu'une "résurrection" est possible dès la fin de l'instance.
En ce 1er juillet, la situation reste donc largement favorable à Nicolas Sarkozy qui a vu sortir du champ le plus dangereux de ses adversaires.
Ensuite, la parole de DSK va avoir un poids important et va décider des primaires. Pour faire simple, s'il se déclare pour l'un des candidats, il lui apportera un soutien décisif.
Enfin, ce qui s'est passé est un de ces coups du sort dont l'histoire a le secret (souvenons-nous du coma brutal de Sharon au moment où il changeait de politique vis à vis des palestiniens), qui va largement influer sur le destin de notre pays et de l'Europe.
DSK aurait-il pu être l'homme qui sort du cadre idéologique pour enfin apporter des solutions pérennes à la Crise ? Je l'ai envisagé sans y croire trop. Dans tous les cas, une potentialité s'est refermée, et les souverainistes vont à nouveau se retrouver dispersés, enfermés dans une logique ultraminoritaire incompatible avec le mode de fonctionnement de la Vème République, et condamnés à la défaite en 2012.
Si la situation économique et sociale va encore évoluer (et de manière importante : l'alerte est rouge sur l'immobilier en France et cela va "tanguer" dès l'automne 2011), je ne vois rien changer avant fin 2012 et 2013.
Par Verdun
Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens…
04/07/2011 09:02 par rgrs
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Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens…
04/07/2011 09:02 par rgrs
Il descendit aux Enfers, et le troisième jour, il ressuscita conformément aux Ecritures...
DSK était l'imam caché : désormais, il est Jésus. Après avoir connu la passion, la crucifixion, après que ses apôtres l'aient abandonné (Saint Pierre Moscovici : cet homme-là ? Je ne le connais point !) avant que le coq ait chanté trois fois, une nouvelle parcourt la Galilée : le tombeau politique est vide, comme un dossier d'accusation. Alléluïa, il est ressuscité !
Diantre. Je ne pense pas, malheureusement, que DSK puisse revenir dans la course, et ceci pour plusieurs raisons :
1/ Ce n'est pas parce que son accusatrice a déjà menti par le passé, qu'elle a menti cette fois-ci. En d'autres termes, DSK ne sera peut-être pas condamné à de la prison, mais le fond de l'affaire subsiste, tant qu'on n'explique pas comment cette femme a pu se retrouver avec le bas-ventre bleui et les bas déchirés.
2/ L'affaire a réveillé les mauvaises langues. Subitement, le Tout-Paris s'est laissé allé à ses petites révélations, un peu comme on dévoile la fin du film à quelqu'un en pensant qu'il l'a forcément vu. Les Français auront donc appris quand même beaucoup de choses sur l'ex-Premier de la classe, et notamment qu'il n'était pas aussi chaste que Jésus. Je ne pense pas que les femmes de France oublieront ce que certaines d'entre elles ont commencé à révéler sur la face sombre de DSK. Le doute subsistera toujours…
3/ DSK a dépensé des millions de dollars pour se défendre, ce qui l'a considérablement éloigné d'un peuple qui craint pour ses fins de mois. Difficile désormais de parler aux smicards ou même de faire la leçon à Sarkozy.
4/ Je ne suis pas certain qu'il en ait envie. Je crois qu'il a pu peser la fidélité des uns, et doit avoir quelques comptes à régler. Je serais DSK, je me dirais que l'important, dans la vie, c'est Anne Sinclair. Et j'arrêterais tout pour finir ma vie heureux.
Le Mistigri
Si DSK se jette quand même dans la course, ce sera le scénario du pire au PS avec tous les éléphants dans le même marigot. Même si DSK se contente de s'aligner derrière Aubry, elle le traînera comme un boulet : les Français respirent un peu car, au fond, on l'aime bien Dominique.
Mais sa crédibilité est irrémédiablement écornée : qu'on le veuille ou non, il a été désacralisé.
Bref, après avoir été longtemps l'Arlésienne, DSK est le Mistigri.
Quand il reviendra, il fera grand jour
Pour fêter celui qui inventa l'amour
Au fond d'une étable, il naquit de Marie
Personne n'avait voulu de lui
Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens
Du haut de la croix, indique nous le chemin
Toi qui le connais si bien
Toute sa vie, il prêchait le bonheur, la paix
La bonté, la justice, et le savoir
Quand il reviendra, il nous pardonnera
Comme il avait fait pour Judas
Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens
Du haut de la croix, indique nous le chemin
Toi qui le connais si bien
Dans une grande clarté, il apparaîtra
Comme il le fit pour Marie de Magdala
Le monde entier laissera éclater sa joie
En chantant Jésus est là
Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens
Du haut de la croix, nous suivons le chemin
Pour toujours faire le bien
Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens
Du haut de la croix, nous suivons le chemin
Pour toujours faire le bien
Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens
Du haut de la croix, nous suivons le chemin
Pour toujours faire le bien
http://www.toreador.fr/
Tour de France, "queue de Mickey" et course à l'échalote présidentielle !
04/07/2011 08:56 par rgrs
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Tour de France, "queue de Mickey" et course à l'échalote présidentielle !
04/07/2011 08:56 par rgrs
Hier, samedi 2 juillet, les coureurs goûtaient au cru 2011 du tour de France en attaquant la première étape gagnée par un Belge(*) ; certes un Belge, mais Wallon et donc un Francophone ! Il a revêtu le maillot jaune de leader ! Par contre la course à l’échalote présidentielle en vue du bouquet fleuri du Palais de l"Élysée a commencé depuis belle lurette !
Les candidats sont légion pour l'étape finale. Cette course, qui ressemble à un parcours de champ de mines, passe pour certains par des épreuves de présélections fort différentes (donc tous les candidats ne sont pas égaux !) qui sont par exemple, pour certains, les primaires. D'autres sont adoubés par un vote bien orchestré ou par un appareil bureaucratique ou un notabilisme local en perdition ; Enfin, quelques uns sont sacrés sans vote ou étant seul comme concurrent.
Tous ces candidats veulent au final attraper le bouquet fleuri d’échalotes du Palais de l’Élysée qui confirme à celui qui l'a dans les mains, qu'il a gagné l'épreuve et qu'il trouve un merveilleux gîte pendant cinq ans !
Ce bouquet d’échalotes fleuries c'est un peu la "queue de Mickey" qu'essaient d'attraper les enfants sur le tour de manège, l’innocence en moins. Nos politiques et surtout nos candidats à la course à l’échalote présidentielle, seraient-ils rester des enfants cachés dans un corps d'adultes malgré l'âge avancé de certains ?
Si sur le tour de France, les attaques, les combinaisons, les coups fourrés, les triches existent, sur le manège c'est l’innocence joyeuse qui règne , l'enfant qui a le plus grand bras ou alors qui a la plus grande dextérité attrape "la queue de Mickey" et remporte le nounours en peluche de son choix ! Par contre en politique, c'est la lutte permanente pour la place et les coups bas sont eux permanents, les chausses-trappes aussi et depuis quelques temps les projets et idées disparaissent derrière les slogans verbeux, les petitesphrases chocs, l'exploitation des faits divers les plus sordides touchant tel ou tel adversaire ou encore la gesticulation posturière servant à maintenir ou à gagner un échelon supplémentaire dans la monarchie de la nouvelles société du spectacle médiatico-politique créant au passage une nouvelle aristocratie médiatico-politique. Ce système fait du citoyen, un sujet client consommateur et voyeur de tout et de rien ! Le retour à l'ordre de l'Ancien Régime et la contre république sont souvent pas loin ! Le débat et les élections s'en retrouvant bien souvent truqués, alterrés ou rabaissé favorisant le vote d’extrême droite ou la forte abstention.
Bref, je souhaite pour le tour de France une victoire française, pour la queue de Mickey, c'est déjà fait, je l'ai déjà gagnée, un nounours nommé « Mirou » traîne encore sur une étagère de la chambre et pour la présidentielle une victoire d'un républicain jacobin de salut public !
A ce jour, je ne vois pas trop quel coureur français pourra gagner le tour mais je ne vois guère non plus la candidature républicaine et jacobine qui pourra décrocher la victoire élyséenne !
Reste la "queue de Mickey"... Là, j'ai plus d'espoir et de chance de voir mon fiston, âgé de 20 mois, décrocher le trophée sur le manège de la prochaine fête foraine, l'année prochaine, remportant ainsi le nounours en peluche faisant un point d'honneur de confirmer et de perpétuer cette grande réussite familiale de rêve, d'espoir et de conquête !
Salut et Fraternité.
D-P.
http://darthe-payan-lejacobin.over-blog.com/
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(*) Philippe Gilbert. Coureur Belge Wallon qui a remporte, hier, la première étape du Tour de France et a endossé par la même le maillot jaune de leader. Ce coureur est champion de Belgique et a aussi gagné deux classiques de renom au printemps de cette année : La Flèche Wallone et Liège-Bastogne-Liège, deux courses belges wallones et francophones !
http://www.alternatives-economiques.fr/chomage---pourquoi-la-baisse-n-a-pas-dure_fr_art_633_54935.html
04/07/2011 08:48 par rgrs
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http://www.alternatives-economiques.fr/chomage---pourquoi-la-baisse-n-a-pas-dure_fr_art_633_54935.html
04/07/2011 08:48 par rgrs
A l'Assemblée nationale, les députés ont entamé l'examen du projet de loi sur la justice, prévoyant notamment la refonte de l'ordonnance de l'été 1945 sur la justice des mineurs, incluant la création d'un tribunal correctionnel, pour les récidivistes de plus de seize ans, et les délits passibles de plus de trois ans de prison. Cela fait écho à un récent divers, touchant également à l'univers éducatif. Mais les critiques sont nombreuses, notamment à gauche, chez les centristes, mais aussi chez les professionnels de l'enfance. Cette approche représente “une rupture avec toute notre histoire pénale“, a ainsi déclaré, en début de semaine, le porte-parole des députés PS. Mais à droite, on entend dire que le projet de texte, ne va pas assez loin. Cependant, la querelle ne date pas d'hier. Elle oppose depuis des années, deux camps se faisant face, sans se convaincre, sans s'écouter même, tout débat se transformant en une bataille de chiffonniers, à coups d'arguments schématiques et de chiffres tronqués.

D'un côté, on trouve ainsi les partisans de la justice pour enfants, telle qu'elle fonctionne depuis la célèbre ordonnance de 1945. De l'autre, ceux qui veulent la supprimer. Ceux qui considèrent que les juges pour enfants sont irremplaçables, les seuls à tenir en compte de l'évolution du mineur, de ses antécédents familiaux et autres, et ceux qui ne supportent plus que l'on trouve toutes les excuses du monde, à des gamins violents, multirécidivistes, pathologiques, qui sortent souvent sans encombre des bureaux d'un magistrat pour enfants, souvent compréhensif. On trouve d'un côté, ceux qui souhaitent rééduquer, et de l'autre, ceux qui vous rappelent que les jeunes garçons ont toujours été violents, que c'est le propre de l'adolescence, la faute à la puberté, à la testotérone et surtout à la pauvreté. Des coquillards et étudiants du quartier latin, en passant par la Cour des miracles sous l'Ancien Régime, le phénomène des bandes de “jeunes voyous” et des espaces de non-droit, auraient toujours existé. En passant par les fameux “Apaches” du début du XXe s. (sévissant à la nuit tombée à la Bastille, rue Mouffetard), et les “blousons noirs“ dans les années 50-60 (selon l'expression apparue en 1959, dans un article de France-Soir), opérant des descentes dans les bals ou les fêtes.
Mais on trouve aussi, ceux qui vous expliquent que les jeunes d'aujourd'hui, ne sont pas ceux d'hier, que la délinquance a connu un virage, un tournant partiel dans sa nature, au cours des années 1980-90. La question touche également à la nature du “collège unique”, voire même dans une approche ultra-conservatrice, à la mixité à l'école, ce débat répondant à l'agression et au meurtre d'une jeune élève par un garçon de quatorze ans, dans un établissement secondaire !… Par ailleurs, il est vrai que l'on trouve souvent, toutes formes de compassions exprimées, d'un côté, lorsque ses délinquants viennent de familles immigrées. Alors qu'en face, on trouve ceux qui réclament des sévérités, pour des jeunes qui n'ont aucune reconnaissance, pour la France qui a accueilli les leurs. Mais jusqu'à présent, la gauche a toujours gagné, idéologiquement. Soutenue qu'elle est par les lois et les conventions internationales, que les gouvernements successifs ont signé à tours de bras, soignant leur image humaniste. Et le conseil constitutionnel veille à leur respect, même si Sarkozy insiste, soutenu par Claude Guéant, ministre de l'intérieur et surtout par les classes populaires de droite comme de gauche, qui en sont les premières victimes.
On parle du retour aux anciennes maisons de correction, qui naquirent d'un traité du 10 avril 1869, s'agissant essentiellement de maisons privées à la campagne, jusqu'à leur disparition en 45. A savoir, le principe d'une institution destinée à réinsérer des mineurs posant des problèmes de discipline et de petite délinquance. Au XIXe et XXe siècle, l'importance accordée par la IIIe République à l'éducation et à la protection de l'enfant, les premiers travaux de psychologie sur la jeunesse délinquante et la constitution dans les tribunaux de défense des enfants feront évoluer la législation et l'approche de la question, dès l'entre-deux-guerres. A la libération, les anciennes maisons de correction seront remplacées par des centres pénitentiers pour mineurs difficiles, à ciel ouvert, comparable à celui de la dernière scène du film ” Les 400 coups“, de François Truffaut, dont le jeune Jean-Pierre Léaud tente de s'enfuir, poursuivi par un éducateur.

Depuis près de vingt-cinq ans, nous ne cessons d'expérimenter les politiques les plus diverses, l'éducation surveillée devenant protection judiciaire de la jeunesse, et l'on ne parle plus de maisons, mais de centres d'observation ou de centres de rééducation. En 1997, on voit apparaître des centres d'éducation renforcée. Mais rassurons-nous, cette dernière polémique politicienne n'y changera rien, même si l'humanisme de l'après-guerre a parfois atteint ses limites. On rassurera, mais personne n'ignore que la querelle est largement vaine, car les deux camps sont dans une impasse. La problématique est profonde, complexe. Mais l'on ne réouvrira pas le pénitentier de Cayenne, pour les plus violents d'entre eux, les plus irrécupérables. Des centres pénitentiers fermés en récupéreront quelques-uns, mais “c'est l'absence de solution sur le court terme“, qui confère à cette querelle, son caractère désespéré et désespérant…
J. D.
http://llanterne.unblog.fr/
Chômage : pourquoi la baisse n'a pas duré
04/07/2011 08:41 par rgrs
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Chômage : pourquoi la baisse n'a pas duré
04/07/2011 08:41 par rgrs
Le nombre de chômeurs de catégorie A a augmenté de 17 700 (+0,7 %) en mai dernier. Une mauvaise nouvelle après quatre mois de baisse qui n'a rien d'une surprise.
Depuis le début de l'année jusqu'au mois d'avril, le chômage a reculé, ce qui est une excellente nouvelle après le violent choc subi en 2009. En l'espace de quelques mois seulement, la crise nous avait en effet brutalement ramenés aux pires moments des trente dernières années. Alors que la question du chômage semblait en voie de règlement progressif avec le départ en retraite des générations nombreuses du baby-boom depuis le milieu des années 2000. La reprise, pourtant enclenchée en 2010, n'avait encore apporté aucune amélioration sur ce terrain.
Pas encore sur de bons rails
On aurait cependant tort de considérer que l'affaire est de nouveau sur de bons rails. Tout d'abord, le niveau élevé de l'activité du début 2011 a peu de chances de se maintenir. Les répercussions de la forte hausse des prix du pétrole et des matières premières vont bientôt se faire sentir. De même que les effets de l'austérité sévère dans laquelle tous les pays européens se sont engagés en même temps. Tandis que les entreprises, dont les marges sont encore très dégradées, vont probablement chercher à les rétablir en limitant les embauches.
Parallèlement, les mesures prises pour retarder le départ en retraite des seniors, encore accentuées par la réforme adoptée à l'automne dernier, entraînent une hausse significative du nombre de ceux qui sont présents sur le marché du travail. D'où le risque d'un coup d'arrêt prochain à la baisse du chômage, dont les mauvais chiffres de mai 2011 (+ 0,7 % du nombre de chômeurs de catégorie A) est une illustration.
Quant au chômage lui-même, l'examen détaillé des chiffres de Pôle emploi tempère l'optimisme affiché en début d'année. Le nombre de ceux qui, sans être considérés comme chômeurs, n'effectuent que quelques heures de travail par mois ne cesse d'augmenter, traduisant une précarisation croissante de l'emploi. Alors que le recul du chômage des jeunes, qui explique l'essentiel de la baisse d'ensemble, traduit surtout leur découragement grandissant. Parallèlement, le chômage de longue durée et celui des seniors poursuivent leur montée ininterrompue, préfigurant des problèmes majeurs au cours des prochaines années.
Au-delà, l'indigence des politiques publiques face à ce fléau n'est pas non plus pour rassurer. La baisse de l'emploi public et l'austérité budgétaire vont peser sur le marché du travail. Elles expliquent sans doute déjà la montée sensible du chômage des femmes, plus nombreuses dans le secteur public et associatif. Tandis que la seule mesure du paquet fiscal de 2007 encore en vigueur est aussi la plus nocive : le subventionnement des heures supplémentaires qui dissuade les entreprises d'embaucher des jeunes et des chômeurs. Enfin, pour les emplois aidés, qui restent un des principaux outils de lutte contre l'exclusion des chômeurs de longue durée, on constate, malgré les discours inverses, un recul de leur nombre. De plus, l'instabilité des dispositifs et le stop and go auquel sont soumis les acteurs de l'insertion ruinent leurs efforts. Bref, le bout du tunnel est encore loin.
Guillaume Duval
http://www.alternatives-economiques.fr/chomage---pourquoi-la-baisse-n-a-pas-dure_fr_art_633_54935.html
Présidentielle 2012 ou la campagne sans les citoyens
04/07/2011 08:36 par rgrs
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Présidentielle 2012 ou la campagne sans les citoyens
04/07/2011 08:36 par rgrs
Terrible comparaison actuelle entre les agendas des candidats US et ceux des candidats français. Ces derniers fonctionnent presque toujours en cercle fermé.
La présidentielle 2012 sera-t-elle celle du dialogue virtuel poussé à l'extrêmité ?
Les candidats français rencontrent la presse, les relais mais peu les citoyens au coin de la rue lors d'une plongée dans les territoires.
Comment expliquer ce fait ?
Mitterrand et Chirac investissaient les territoires locaux, dormant sur place, quadrillant les cantons.
Maintenant, ce sont des visites éclairs.
Quand les candidats US engagent le rituel "bus tour", les candidats français sont les "candidats TGV" qui passent à très grande vitesse pressés du retour dans la Capitale.
Ce comportement d'une campagne sans les citoyens ne peut que creuser un fossé déjà significatif entre les politiques et les citoyens.
http://exprimeo.fr/article/6986/presidentielle-2012-ou-la-campagne-sans-les-citoyens.htm