Jean Louis Borloo et la "présidentielle referendum"

04/07/2011 08:34 par rgrs

  • Jean Louis Borloo et la

    Jean Louis Borloo et la "présidentielle referendum"

    04/07/2011 08:34 par rgrs

Pourquoi aucun présidentiable français n'émerge actuellement ? Pour de multiples raisons dont une qui est la nouvelle vocation d'une présidentielle : un referendum sur une question clef.

A quoi a tenu la percée forte de Nicolas Sarkozy en 2007 ? A une offre visible et lisible par l'opinion : une nouvelle énergie par opposition à la lenteur alors perçue de la présidence.

C'était clair, simple, lisible par tous ; donc efficace.

Quel leader politique français dispose actuellement d'un tel coefficient de lisibilité ? Probablement aucun.

DSK avait une lisibilité avant l'affaire : la nouvelle gauche ou le réalisme économique teinté d'un pastel de solidarité.

Martine Aubry a une lisibilité : la "vraie gauche" donc la gauche dogmatique. C'est une lisibilité clivante qui va reconstituer un "réflexe de droite".

Mais les autres candidats ?

Quelle promesse concrète est associée à chaque nom ? Difficile voire impossible à dire. Ils sont candidats. Mais candidats pour quoi faire en priorité en trois mots ?

L'opinion moderne simplifie. Elle va vite et attend des offres immédiatement lisibles par elle.

C'est toute la démarche actuelle de Mitt Romney dans la primaire républicaine. Il assume totalement cette nouvelle logique. Une présidentielle comme referendum sur l'emploi.

Toute sa campagne tourne autour de cette priorité.

Si c'est la demande principale, son offre devrait donc trouver des échos ; ce qui commence à être le cas actuellement.

Cette logique montre que les actuelles limites de certains scores sont assez logiques. Qui peut aujourd'hui donner une valeur ajoutée propre à JL Borloo par exemple ? Impossible à dire. La limitation ne provient pas seulement de la multiplication des candidatures dans un espace politique restreint, elle est surtout liée à l'incapacité à identifier une "promesse de vente" claire, unique, forte qui dépasse les frontières politiques classiques.

La présidentielle n'est plus un enjeu de programme mais d'une évocation forte qui réponde à l'attente prioritaire du moment de l'opinion.

http://exprimeo.fr/article/6984/jean-louis-borloo-et-la-presidentielle-referendum.htm

Ségolène Royal et les limites du vote.com

04/07/2011 08:28 par rgrs

  • Ségolène Royal et les limites du vote.com

    Ségolène Royal et les limites du vote.com

    04/07/2011 08:28 par rgrs

Les réseaux sociaux peinent à s'installer comme outils majeurs pour la présidentielle 2012. La campagne de Ségolène Royal en est un exemple parmi d'autres.

Les réseaux sociaux devaient être l'instrument du contournement des appareils classiques. Ségolène Royal, Dominique de Villepin, Nicolas Hulot ... ont été les annonciateurs de cette perspective.

Seulement voilà, les réseaux sociaux peinent actuellement à concrétiser cette "vocation".

1) Presque tous les candidats ont la même panoplie de moyens : site Internet + blog personnel + facebook + twitter.

Aucun d'entre eux n'a pris une longueur d'avance apportant une valeur ajoutée désormais déterminante.

2) La campagne électorale française reste très centralisée. Les réseaux sociaux sont alors le fil conducteur des militants davantage que l'attrait pour les indécis.

3) Mais surtout la logique d'ensemble est de placer les réseaux sociaux comme vitrine et / ou bibliothèque des annonces faites par ailleurs.

C'est ce volet là qui les prive de valeur différenciée donc de trafic.

Les opérations "live" (notamment lors des déplacements) sont faibles voire inexistantes. Les reportages ("dans la coulisse") sont rarissimes alors qu'ils constitueraient des apports importants.

La présidentielle française 2012 à ce rythme risque de ne pas permettre de contourner les forces classiques des appareils politiques traditionnels.

http://exprimeo.fr/article/6979/segolene-royal-et-les-limites-du-vote-com.htm

Pourquoi Lagarde est partie au FMI l'esprit tranquille...

04/07/2011 08:22 par rgrs

  • Pourquoi Lagarde est partie au FMI l'esprit tranquille...

    Pourquoi Lagarde est partie au FMI l'esprit tranquille...

    04/07/2011 08:22 par rgrs

Malgré sa mise en cause dans l’affaire Tapie, Christine Lagarde a été nommée à tête du FMI. En effet, le départ en retard du procureur Jean-Louis Nadal de la Cour de Cassation pourrait bien favoriser une issue positive pour l’ex-ministre. D'où sa nomination, moins «risquée» qu'il y parait...

De Bercy au FMI. Mardi, Christine Lagarde est devenu la nouvelle directrice générale du FMI en remplacement de Dominique Strauss-Kahn. Si Martine Aubry a accueilli avec bienveillance sa candidature, on est en droit de s’étonner sur la pertinence de nommer l’ex-ministre des Finances à la tête de l’institution financière, vu les casseroles qu’elle traîne.
En effet, un référé de la Cour des comptes, document révélé par Marianne2 en février, a dénoncé les « dysfonctionnements » dans le choix par Christine Lagarde d'une procédure d’arbitrage  pour trancher le litige financier entre Bernard Tapie et le CDR (qui gère les actifs « pourris » du Crédit Lyonnais). Arbitrage qui a permis à l’homme d’affaires de récolter 220 millions d’euros… venant de l’Etat. Suite à cela, le 10 mai, le procureur général de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal a décidé de saisir la Cour de Justice de la République en vue d’une procédure pour « abus d’autorité » contre l'ex-ministre des Finances.
Cette affaire n’a pas empêché l’Elysée de soutenir la candidature Lagarde récoltant même des soutiens à gauche. De l’inconscience ? A moins qu’en haut lieu, on ait confiance sur l’issue de la procédure… Tout est une question de calendrier. En effet, Jean-Louis Nadal, pièce maitresse du dossier, est parti ce jeudi à la retraite. Et pour l’heure, aucun remplaçant n’a été désigné.

Procédure retardée ?
Reste à savoir si cette vacance va profiter à Lagarde. Le 8 juillet, la commission des requêtes de la CJR va décider si une enquête doit être ouverte sur le cas Lagarde en vue d’un éventuel procès. Si tel est le cas, la commission devra alors transmettre le dossier au procureur général de la Cour de cassation qui saisira alors la commission d’instruction. 
Mais le 8 juillet, Nadal sera déjà parti et sans successeur pour passer la main aux magistrats instructeurs. Au ministère de la Justice, on nous assure qu’ « il n’y aura pas de vacance du poste, un intérim est prévu ». Intérim assuré par Cécile Petit, plus ancienne des premiers avocats généraux, les adjoints de Nadal, comme indiqué par la loi. L'enquête contre Lagarde sera-t-elle bloquée pour autant ? « Aucun commentaire », répond-t-on à la Chancellerie.
Et jusqu’à quand durera cette période d’intérim ? Car, pour l’heure, aucun magistrat n'est sorti du chapeau. Quatre noms circulent   cependant pour remplacer Nadal. Cécile Petit, l'intérimaire, Gilbert Azibert, autre premier avocat général à la Cour de cassation et ex-secrétaire général du ministère de la Justice, François Falletti, procureur général de Paris et le favori Jean-Claude Marin, procureur de Paris. Le CSM, qui devra donner son avis, en est encore au stade des auditions. Puis le Ministère de la Justice proposera un nom, le CSM se prononcera une nouvelle fois et le lauréat sera nommé en Conseil des Ministres.
Résultat, compte tenu des vacances, le remplaçant de Nadal ne devrait pas être en poste avant la fin de l’été selon Le Figaro. Au ministère de la Justice, « on n’a pas de nom, pas de calendrier » pour cette promotion. Le départ de Nadal était pourtant prévu depuis longtemps. Mais il est vrai que l’on est pas pressé de nommer celui qui devra crucifier (ou non) Christine Lagarde.
Un proche de Sarkozy promu ?
Quand bien même le nouveau procureur général serait nommé rapidement, l’Elysée a toujours de quoi se rassurer. Jean-Claude Marin, le favori, a toujours été vu comme un proche du chef de l’Etat. C’est lui qui représentait le ministère public face à Dominique de Villepin lors du procès Clearstream, est devenu, à ce titre la bête noire de l’ex-Premier ministre. En cas de procès, c’est aussi lui qui représentera de nouveau le ministère public face à Lagarde.
Et l’ex-ministre peut s’estimer heureuse d’avoir échappé à Nadal. Ce dernier, s’il n’a pas la verve politique des juges Marc Trévidic ou Serge Portelli, a souvent montré sa totale indépendance à l’égard du pouvoir exécutif. L’année dernière, lors de ses vœux à la Cour de cassation, il a critiqué la réforme (avortée) de la procédure pénale. C’est lui qui la lancé la procédure contre Woerth devant la CJR pour l'affaire de l'hippodrome de Compiègne. En janvier dernier, se sachant sur le départ, il avait prononcé un discours incendiaire contre la politique pénale du chef de Nicolas Sarkozy. En juin, il publiait dans Le Monde une tribune appelant à la création d’un poste de « procureur général de la Nation » à la tête des parquets de France et « indépendant du pouvoir politique ». Une réforme qui couperait le lien entre le ministère de la Justice et les procureurs. 
Des prises de positions qui ont été brandies par Christine Lagarde pour décrédibiliser Nadal pointant son « hostilité à l'égard du chef de l'Etat ». Pour elle, la saisine de Nadal est « factuellement, pour certains aspects, fausse et juridiquement très curieusement fondée ». Avec Jean-Claude Marin nommé à la Cour de Cassation, Lagarde et l’Elysée auront certainement l’esprit plus tranquille. Ce ne sera pas le cas de la Justice.
Tefy Andriamanana - Marianne
 
Dessin : Louison

Brigitte Gruel ou la face cachée de l'affaire Tron

04/07/2011 08:18 par rgrs

  • Brigitte Gruel ou la face cachée de l'affaire Tron

    Brigitte Gruel ou la face cachée de l'affaire Tron

    04/07/2011 08:18 par rgrs

Surnommée « la Pompadour de Draveil », Brigitte Gruel, 53 ans, est l'autre visage de l'affaire Tron. L'adjointe à la culture du maire a également été mise en examen pour « viols et agressions sexuelles en réunion ».

C' est un pavillon sans charme, calé comme un lego dans un quartier résidentiel de Draveil (Essonne). Le store du premier étage est baissé, une voiture bouche l’entrée. A l’intérieur, Brigitte Gruel, adjointe à la culture à la mairie de Draveil, ne répond plus au téléphone. Elle n’a pas mis un pied dehors depuis la fin de sa garde à vue, le 23 juin dernier. Quarante-huit heures durant lesquelles l’élue et son patron, Georges Tron, ont dû répondre aux accusations proférées par deux anciennes employées municipales dans les locaux de la PJ de Versailles. L’ex-secrétaire d’Etat à la Fonction publique a ensuite été mis en examen pour « viols et agressions sexuelles en réunion par personne ayant autorité ». Brigitte Gruel, 53 ans, est également poursuivie pour « viols et agressions sexuelles en réunion ». Cassée, elle est ressortie du TGI d’Evry au bras de son époux, cadre retraité et ravagé.

Deux jours plus tard, Georges Tron inaugurait une base nautique de la commune. Brigitte Gruel, elle, ne trouve même plus la force de se rendre au marché. Cette belle blonde au brushing impeccable, sportive et toujours apprêtée, est en effet au cœur de toutes les rumeurs.

Ses « amis » de la majorité municipale, jaloux des relations privilégiées qu’elle entretient avec le maire, la surnomment « la Pompadour ». En ville, leur proximité fait jaser : « Elle lui sert de factotum, le conduit partout en voiture, l’écoute parler et fait passer les messages… » raconte un élu. Georges Tron et son adjointe déjeunent fréquemment au Gibraltar, un restaurant chic en bord de Seine. L’avocat du maire, Olivier Schnerb, admet « une immense complicité » entre son client et Brigitte Gruel. Mais, pour les élus de l’opposition, il ne fait aucun doute qu’elle est, depuis des années, la maîtresse de Georges Tron. Ainsi expliquent-ils l’ascension de cette mère au foyer, férue d’art contemporain, qui ne s’était jamais mêlée de politique auparavant. Vice-présidente de la communauté d’agglomération en 2001, puis chargée des marchés publics, elle est adjointe à la culture et à la vie associative à la mairie de Draveil depuis 2008.

Virginie Faux et Eva Loubrieu, les deux plaignantes, vont beaucoup plus loin. Selon elles, Brigitte Gruel, dont l’avocat, Franck Nathali, n’a pas souhaité répondre à Marianne, était la « rabatteuse » de Tron, une « perverse » qui n’hésitait pas à les pousser « à prendre une baby-sitter » en prévision des soirées de débauche…

Voici comment la première, ex-contractuelle, a raconté à la police les deux agressions dont elle avait été victime, à chaque fois en présence de l’adjointe à la culture. Le 12 novembre 2009, dans le bureau du maire, cette dernière lui aurait « caressé les épaules, la poitrine tout en [la] dégrafant […] M. Tron [lui] a pris la main pour [qu’elle] caresse la poitrine de Brigitte. [Elle a] entendu Brigitte faire une fellation à M. Tron ».

Quand elle évoque devant Marianne le deuxième viol, le 4 janvier 2010, Virginie Faux précise qu’il a eu lieu « au domicile de Brigitte Gruel, sur un canapé en cuir rose saumon. Il n’y avait pas de conversation entre eux, il ne lui demandait rien. Elle était active, prenait des initiatives sans trembler ».

Eva Loubrieu, elle, avoue aux policiers s’être « laissée caresser par Georges Tron sur la promesse d’être embauchée comme attachée territoriale », en janvier 2007. Puis, précise-t-elle aujourd’hui, elle en a « eu marre ». « C’est là qu’il m’a mis entre les pattes et sous la coupe de sa maîtresse, et que je suis devenue leur objet sexuel. Ça se passait une fois par mois, souvent chez elle, après qu’on eut déjeuné d’un plateau de fruits de mer et qu’ils m’eurent fait boire beaucoup de Sancerre. Ou encore à la communauté de communes, le soir… »

Eva Loubrieu a été licenciée en 2009 à la suite d’une procédure disciplinaire. La mairie de Draveil l’accusait d’avoir détourné la régie dont elle avait la charge. Après le remboursement des sommes (745,85 euros d’achats effectués chez Ikéa) réclamé par le procureur d’Evry, la plainte avait été classée sans suite. Virginie Faux, elle, a été remerciée en 2010, « suite à des problèmes d’alcoolisme » explique la maire adjointe chargée du personnel communal, Florence Fernandez de Ruidiaz. Selon maître Olivier Schnerb, qui considère que les deux femmes sont animées par « un désir de vengeance » suite à ces licenciements, et il ne fait aucun doute qu’« elles sont proches de l’extrême-droite de Draveil ». De fait, Eva Loubrieu s’était confiée, dès 2009, à François-Joseph Roux, ex-directeur de cabinet de Georges Tron, désormais salarié de la mairie de Vigneux. Selon lui, c’est parce que le maire savait qu’il « était au courant » qu’il l’a licencié. Dans l’entourage de Georges Tron, on livre une autre version : Roux entretient depuis les municipales de 1995 des relations avec les frères Jacques et Philippe Olivier (ce dernier est un ancien du MNR de Bruno Mégret, et le mari de Marie-Caroline Le Pen), installés sur la commune et en conflit ouvert avec le maire. Les frères Oliviers démentent, bien entendu, ces accusations. 

La procureur d’Evry, Marie-Suzanne Le Quéau, a néanmoins estimé que les plaintes de Virginie Faux et Eva Loubrieu devaient être prises au sérieux. Aujourd’hui, les deux femmes en veulent autant à Georges Tron qu’à Brigitte Gruel : « Elle n’a pas réalisé le mal qu’elle a fait. Elle serait prête à suivre son grand homme jusqu’aux enfers », assurent-elles.

 

Stéphanie Marteau - Marianne

 

 

La nomination de Christine Lagarde

01/07/2011 09:36 par rgrs

  • La nomination de Christine Lagarde

    La nomination de Christine Lagarde

    01/07/2011 09:36 par rgrs

C'est finalement Christine Lagarde, qui a été nommée, ce mardi 28 juin, directrice générale du FMI à “l'assentiment général“. Elle est ainsi la première femme à prendre la tête d'une institution financière internationale. On s'est penché sur les candidatures, pour un choix qui s'est finalement rapidement porté, en faveur de Mme Lagarde. Il est vrai qu'après l'affaire DSK, ce n'était pas gagné. Au jeu des pronostiques, Christine Lagarde paraissait d'ailleurs, loin d'être la favorite.

On pensait que l'on était pas prêt de revoir un Français, à la tête du FMI. Les Américains en avaient souper et les grands pays émergents d'Asie souhaitaient installer un de chez eux, pour s'occuper un peu plus de leurs problèmes, et un peu moins de ceux de l'Europe. Mais nous faisons encore illusion, nos élites ayant conservé un je ne sais quoi, sans doute l'avantage d'avoir été une grande puissance, dans le passé, héritage abatardi des raffinements d'un Talleyrand. Mais avant d'être française, Christine Lagarde est surtout une femme. Et elle parle aussi anglais, “fluent english“, parfaitement, mieux elle parle l'anglo-américain, la langue de l'empire… C'est une Française, dans une enveloppe anglo-saxonne. Certaines mauvaises langues ont même dit, qu'en dépit de ses nombreuses gaffes, lors de son passage à Bercy, Christine Lagarde auvait été sauvée par l'excellence de son anglais. Surtout, si on le compare à celui de Nicolas Sarkozy, ce qui permettait à Mme Lagarde de tailler le bout de gras, de faire la conversation dans les enceintes internationales, où elle aimait à se faire photographier, en compagnie de ses collègues étrangers.

Jusqu'à la guerre de 14-18, il fallait parler le français pour être compris dans les rencontres internationales. Aujourd'hui, les successeurs potentiels de Christine Lagarde, à commencer par François Baroin, seront surtout jugés sur leur niveau d'anglais. Et le passage de Christine Lagarde à Bercy, a montré que le titulaire du portefeuille n'était plus réellement le ministre des finances, mais ne faisait qu'appliquer une politique appliquée ailleurs, en bon petit soldat, à savoir à l'Elysée, mais aussi à Bruxelles et à Berlin. Au FMI, elle appliquera une politique, là adoptée à la Maison Blanche. La presse américaine l'avoue crûment, malgré les compétences de juriste de Christine Lagarde, les dirigeants français et surtout allemands, comptent sur elle, pour puiser dans les fonds du FMI, afin de sauver un euro au bord du gouffre, suscitant la fureur des pays émergents, qui ont eux aussi leurs petits soucis.

La France a su conserver certains postes prestigieux, à l'image de la direction de la Banque Centrale Européenne, à la tête de laquelle est placée Jean-Claude Trichet, qui arrive à la fin de son mandat. Auquel l'on peut rajouter Pascal Lamy, qui entame son dernier mandat, à la tête de l'Organisation Mondiale du Commerce… Au début du XXe siècle, les grands pays émergents, de l'époque (Empire ottoman ou Russie), faisaient déjà appel à des Français, pour organiser leur administration. Cette prédominance hexagonale s'expliquait sous des approches diverses : la qualité de notre système de formation des élites, l'ancienneté de notre Etat, longtemps vénéré comme un Dieu tutélaire, la clarté de pensée et d'expression de la langue française (jusque dans l'après-guerre, la langue de la diplomatie), et notre universalisme issus du catholicisme et de la philosophie des lumières. Depuis le siècle dernier et les deux guerres mondiales, s'ajoute chez les élites françaises, le sentiment que la France n'a plus la taille adéquate, dans ce monde de géants, et que toutes les grandes questions économiques, financières, écologiques, démographiques et sécuritaires, n'auraient de solution qu'à l'échelle planétaire.

Aristide Briant fut l'instigateur de l'éphémère S.D.N., comme après-guerre la construction de l'Europe du fer et du charbon, puis le Traité de Rome, furent impulsées par le duo Monnet / Schumann.  De nos jours, c'est cette conviction des élites françaises, que l'on retrouve dans la thèse d'un gouvernement mondial, cher à Jacques Attali, par exemple, et qui n'a pas d'égal  réel, dans les autres pays. Jacques Attali est ainsi le point de jonction idéal et parfait, entre l'universalisme hexagonal et l'internationalisme de la gauche. Pas étonnant que les socio-démocrates, tels Strauss-Kahn, Lamy et etc., y soient comme des poissons dans l'eau. Mais le FMI est surtout situé à Washington, et tout le talent de DSK en son temps, n'en empêche pas pour autant, que les véritables leviers décisionnels de l'institution sont à la Maison Blanche. “Mais nos brillants esprits font semblant de ne pas voir, que cet idéal correspond aussi, aux intérêts des grandes entreprises globalisées. Qui ont imposé la loi du marché, sous la férule discrète, mais jamais prise en défaut de la puissance dominante“, en empruntant l'analyse d'Eric Zemmour. L'intérêt général mondial est largement un mythe, une utopie. Les égoïsmes nationaux, comme on dit, sont après tout les intérêts des peuples, soumis à la démocratie.

Ce choix prouve que les Etats-Unis ont décidé de sauver l'euro, pour des raisons multiples. Alors doit-on se réjouir ou se plaindre de cette nomination de Mme Lagarde. Un grand diplomate anglais, ancien commissaire européen, Christopher Sommes, un jour, a apporté la réponse : “Dans une organisation internationale, disait-il, il faut toujours mettre un Français, à la tête. Car les Français sont les seuls, à ne pas défendre les intérets de leurs pays“… Alors quand il s'agit de plus d'une Française, ayant de surcroît, mené une carrière d'avocate dans les plus grands cabinets d'affaires new-yorkais…

                                                                                                                                                         J. D.

http://llanterne.unblog.fr/

“Z comme Zemmour” - Sarkozy et le sablier du retrait

01/07/2011 09:33 par rgrs

  • “Z comme Zemmour” - Sarkozy et le sablier du retrait

    “Z comme Zemmour” - Sarkozy et le sablier du retrait

    01/07/2011 09:33 par rgrs

Sur RTL, les deux chroniqueurs Vincent Parizot et Eric Zemmour revenaient sur la fin de l'engagement français en Afghanistan, désormais amorcée, à un an de la présidentielle. Cette annonce d'un retrait progressif décidé par l'Elysée, vient dans la foulée du rapatriement programmé d'un tiers des forces américaines, annoncé par la Maison Blanche, d'ici à août. Gérard Longuet a annoncé que le retrait interviendrait, juste après l'été. Mais ce qui est certain, c'est que l'on ne regrettera pas l'Afghanistan, où 4000 hommes sont encore présents et où 61 soldats français ont été tués depuis 2001. A savoir ce conflit, dont on savait depuis le début, qu'il n'était pas le nôtre, plongé sans liberté de manoeuvre, ni vision d'ensemble, au milieu d'un inextricable guépier ethnico-tribal, avec en toile de fond, la présence américaine en Asie centrale et ses enjeux. Sarkozy est le président le plus américanophile de toute la Ve République. Mais l'Amérique d'Obama, est désormais travaillée par un courant isolationniste très fort. Et le départ d'Afghanistan et la prudence en Lybie ne serait que les premiers signes de cette nouvelle ère“, que la France subit malgré son président.

http://llanterne.unblog.fr/

François Hollande et le précédent Eva Joly

01/07/2011 09:29 par rgrs

  • François Hollande et le précédent Eva Joly

    François Hollande et le précédent Eva Joly

    01/07/2011 09:29 par rgrs

Les primaires sont-elles adaptées à la vie politique française ? Le précédent des Verts permet d'en douter. Qu'en sera-t-il demain après la primaire PS ? François Hollande n'est-il pas à son tour trop "bleu" pour le PS militant ?

L'actuel débat sur la "surprise Joly" dans la primaire écolo montre combien les médias peuvent être déconnectés de certaines réalités. Ce résultat est d'une grande logique. Dès le 10 juin, nous l'avions annoncé dans nos billets (voir billet à cette date).

1) Les sondages n'ont jamais sondé le véritable collège : les militants. Pour sonder les militants, il faut qu'un parti ouvre ses fichiers, permette la composition d'un échantillon représentatif et, sur cette base, donne ensuite ses fichiers et laisse un Institut contacter les militants pour connaitre leurs votes à partir d'un échantillon représentatif. C'est impossible pratiquement, donc jamais fait. Les chiffres donnés sont ceux de l'opinion et / ou des sympathisants déclarés. Ces chiffres ne sont pas représentatifs des militants.

2) Quand il y a 25 000 votants sur le plan national (score des écolos), cela représente 260 votants par Département de métropole. Où est la représentativité ? Aux USA, en 2008, près de 50 millions de citoyens ont participé à la primaire démocrate en cumulant les votes pro-Obama + Clinton, Edwards, Biden... C'est une autre dimension. Hillary Clinton a été battue en collectant 18 millions de suffrages ...

Les primaires ne sont pas adaptées à la culture française. Elles amènent des choix sur des bases très partielles.

La même "découverte" risque de se produire dans la primaire PS avec une large victoire de Martine Aubry qui "tient" les fédérations les plus influentes.

Quand la vie politique française veut copier la vie politique américaine, elle tombe vite dans le ridicule.

Si la primaire PS reste d'abord la primaire des militants PS, avec la carte PS, la victoire de Martine Aubry pourrait alors montrer toutes les limites de ce dispositif appliqué à la vie politique française et le décrochage considérable entre la vie des partis et les volontés de l'opinion publique.

La victoire de François Hollande réside peut-être dans les inscriptions ponctuelles ?

http://exprimeo.fr/article/6973/francois-hollande-et-le-precedent-eva-joly.htm

Pour qui votent les Français de l'étranger?

01/07/2011 09:25 par rgrs

  • Pour qui votent les Français de l'étranger?

    Pour qui votent les Français de l'étranger?

    01/07/2011 09:25 par rgrs

Arès la nomination inédite d'un "secrétaire d'État chargé des Français de l'étranger" (David Douillet), petit rappel du vote des Français de l'étranger par rapport à celui de l'ensemble des Français aux élections présidentielles depuis 1981.

On remarquera que le vote des Français de l'étranger, bien ancré à droite, tend à se rapprocher de celui de leurs compatriotes. Sans oublier qu'aux prochaines élections législatives les Français établis hors de France éliront des députés spécifiques (les seuls qui ne représenteront donc pas la nation mais une fraction du peuple).

 

Élection présidentielle de 2007

  Royal Sarkozy
Ensemble des Français 46,94% 53,06%
Français de l'étranger 46,01% 53,99%

Votes détaillés du premier tour par pays

 

Élection présidentielle de 2002

  Le Pen Chirac
Ensemble des Français 17,79% 82,21%
Français de l'étranger 8,23% 91,70%

 

Élection présidentielle de 1995

  Jospin Chirac
Ensemble des Français 47,36% 52,64%
Français de l'étranger 41,44% 58,56%

 

Élection présidentielle de 1988

  Mitterrand Chirac
Ensemble des Français 54,02% 45,98%
Français de l'étranger 39,92% 59,25%

 

Élection présidentielle de 1981

  Mitterrand Giscard d'Estaing
Ensemble des Français 51,76% 48,24%
Français de l'étranger 29,75% 68,41%

 

Laurent De Boissieu

Sources: France-politique.fr et Sénat pour le vote des Français expatriés

Baroin : il a fait du Sarko face à Sarko

01/07/2011 09:16 par rgrs

  • Baroin : il a fait du Sarko face à Sarko

    Baroin : il a fait du Sarko face à Sarko

    01/07/2011 09:16 par rgrs

François Baroin a finalement été désigné pour succéder à Christine Lagarde à Bercy. Désigné ou imposé ? Le fils spirituel de Chirac, d'habitude si obéissant, a semble-t-il bien intégré le fonctionnement de la Sarkozye : exiger pour obtenir. Quitte à écraser ses petits camarades.

Un remaniement ça trompe énormément. Alors que Bruno Le Maire jubile, mardi 28 juin, convaincu d’avoir empoché l’un des plus gros portefeuilles ministériels (Bercy), François Baroin, de son côté, crie au scandale. Qui mieux que lui, ministre du Budget, peut remplacer Christine Lagarde à l’Economie ?  

Pas question pour l’ambitieux de se faire voler sa promotion. Et peu importe que le préposé à Bercy soit un « ami » de longue date. Privé de poste pendant les trois premières années du règne de Sarkozy, le maire de Troyes entend bien rattraper le temps perdu, même si cela signifie marcher sur les plates-bandes de ses petits camarades. Et pour se faire, il applique la bonne vieille doctrine de son nouveau chef : demander – menacer – exiger. Voire directement exiger.
Comme le révèle Guillaume Tabard sur son blog, Baroin, furieux, aurait demandé un rendez-vous à François Fillon pour lui jouer, en direct, son numéro de chantage. « L’échange » peut se résumer de la façon suivante : « Donnez-moi Bercy ou je démissionne ! ». Certaines mauvaises langues affirmant même que le ministre du Budget serait aller jusqu’à menacer de rejoindre le camp borlooïste que Sarkozy cherche, en vain, à dépouiller de ses figures de proue. Devant ce rapport de force imposé par le jusqu’à présent si discret ministre du Budget, Fillon et Sarkozy auraient cédé. De son côté, le ministre de l’Agriculture déchu avant même d'être nommé refuse de remplacer son désormais ex-copain au Budget.
Bref, pour la deuxième fois, le chef de l’Etat se laisse imposer son nouveau gouvernement. Même le plus chiraquien des ministres aura fini par « faire du Sarkozy », transposant ce dernier dans la peau de Chirac, qui en 2005, avait cédé aux menaces du patron de l’UMP en le nommant ministre de l’Intérieur. Sarkozy fait des petits. Pour son plus grand malheur.

Laureline Dupont - Marianne

Photo : (François Baroin - capture d'écran Dailymotion - Groupe_UMP_AN - cc)

http://www.marianne2.fr/Baroin-il-a-fait-du-Sarko-face-a-Sarko_a207974.html

Le double piège de la campagne 2012

01/07/2011 09:12 par rgrs

  • Le double piège de la campagne 2012

    Le double piège de la campagne 2012

    01/07/2011 09:12 par rgrs

Qui a le plus de chances de battre le Président sortant ? Le thème répond aux aspiration de bien des électeurs de gauche. Mais est-ce la meilleure stratégie pour battre Nicolas Sarkozy ?


La campagne présidentielle commence par le round des primaires. Cet agenda, voulu par le PS, les écologistes et le Front de gauche, comporte un double piège.

Piège numéro un : chacun des candidats de l’opposition ne mène plus une bataille d’idées mais tente de démontrer que sa candidature est celle qui a le plus de chances de l’emporter face à Nicolas Sarkozy.  On ne parle plus de la France, des problèmes de ses habitants, de sa confrontation à un système mondialisé en crise, mais du profil de du meilleur challenger du Président : doit-il être « normal », « serein », calme, bon en com, solide nerveusement ? François Hollande est déjà tombé à pieds joints dans ce piège avec sa thématique du candidat « normal », même s'il a, dans un second temps, tenté de corriger le tir en mettant en avant ses emplois jeunes. Martine Aubry vient, elle aussi de lancer sa campagne sur une thématique ciblée contre l'anti-sarkozysme. Martine Aubry s'est présentée aux Français en ennemi frontal, fractal de Sarkozy, opposant « sa » France, généreuse, unie, confiante et sûre de ses valeurs à celle, individualiste, frileuse et repliée qu'est censé incarner l'actuel Président. Libération lui a montré la voie le jour-même de sa déclaration :
 

Alerte au vol de campagne

Le double piège de la campagne 2012
Tel est en effet le souci de beaucoup d'électeurs : qui peut nous débarrasser de Sarkozy ? Et bien entendu, on ne peut que les comprendre. Mais cela n'empêche pas de se demander si la méthode est la bonne pour battre le Président, ou si cet anti-sarkozysme résolu ne peut pas se révéler, un peu comme en 2007 d'ailleurs, une chance pour sa reconduction. Pendant que Martine Aubry et François Hollande, que pas grand chose ne distingue sur le fond, vont mener une bataille d'incarnation de la France de gauche, Sarkozy, lui, veut montrer à la fois qu'il travaille sur le long terme (cf. la thématique du Grand Emprunt) et qu'il a les mains dans le cambouis pour sortir le pays de la nasse.

Or, Martine Aubry s'est, dans sa déclaration de campagne, mise dans la roue de Libération : son axe de campagne sur le redressement du pays est tout entier centré sur l'anti-sarkozysme : il ne s'agit pas de proposer des solutions aux Français, de leur dire comment la France peut tirer son épingle du jeu dans la mondialisation, comment elle peut imposer son dessin européen à l'Allemagne. Toutes ces questions, censées être trop compliquées risquent de fait d'être écartées de la campagne.

Piège numéro deux :
nous l’avons déjà évoqué sur Marianne2, la menace d’un 21 avril à l’envers ou à l’endroit. Deux candidats dits de second rang, Jean-Louis Borloo et Nicolas Hulot, ont déjà annoncé qu'ils étaient prêts à se retirer en cas de risque de présence de Marine Le Pen au second tour. La candidature de Villepin semble de plus en plus hypothétique, et s'ils refusent aujourd'hui d'évoquer toute hypothèse de retrait, on n'imagine guère  Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly rester insensibles à ceux qui leur feront porter la responsabilité d'un « deuxième 21 avril. »

D'où le deuxième piège de la campagne. Qui comporte trois inconvénients majeurs :

1) celui de mettre Marine Le Pen au centre de la campagne; si les petits candidat renoncent, elle n'aura aucun mal à s'afficher comme la candidate anti-système « contre les deux candidats UMPS »;

2) celui de donner les clefs de la sélection des candidats aux instituts de sondage; or, les écarts importants enregistrés ces derniers jours (4-5 points en plus ou en moins à Sarkozy et Marine Le Pen selon les instituts) donnent à penser que les redressements opérés par les professionnels des études d'opinion, peuvent jouer un rôle important, d'autant que la qualification pour le second tour peut se jouer à très peu de points;

3) celui, enfin, de focaliser les électeurs sur la  dimension « course de chevaux » de la présidentielle, au lieu de les intéresser comme citoyens aux programmes des candidats.

La focalisation sur l'issue finale avant même le début de la campagne n'est pas une nouveauté dans la vie politique française. En 1995, les médias avaient activement milité pour un duel Balladur-Delors avant de se contenter de celui opposant Lionel Jospin à Jacques Chirac. En 2002, ils annonçaient une victoire de Jospin dans un fauteuil, le conduisant à sous-estimer gravement le premier tour avec l'issue fatale qu'on a connue. En 2007, l'affrontement entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy s'est très vite imposé comme une évidence que, cette fois-ci François Bayrou, le troisième homme, n'a pas pu troubler.
Mais le contexte actuel est celui d'un entre deux crises. Rarement les sentiments de fragilité et d'anxiété, qui touchent massivement les classes moyennes, n'ont été aussi forts. Dans ces conditions, le risque de voir une bataille centrées exclusivement sur les personnes - avec tous les risques de coups bas et de boules puantes - sans véritable opposition de projets, peut « voler » la véritable campagne électorale à laquelle les citoyens français aspirent confusément.
Philippe Cohen - Marianne
 
Desssin : Louison