La crise de l’euro était programmée

30/07/2011 14:25 par rgrs

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    La crise de l’euro était programmée

    30/07/2011 14:25 par rgrs

La monnaie unique européenne vit-elle ses derniers instants ? Et que se passerait-il vraiment si la zone euro éclatait ? Voici les réponses de l'économiste français Jean-Luc Gréau. Membre de la fondation Res Publica, il se définit comme étant de « tradition libérale de droite », et milite pour un protectionnisme européen.

TV5 Monde : Inimaginable il y a encore un an, la question de la sortie de l’euro pour certains pays membres de la zone est aujourd’hui posée par certains économistes européens et américains. Pourquoi?
Jean-Luc Gréau : La succession de crises de la dette publique dans les pays dits périphériques de la zone a créé une situation nouvelle. Jusqu’à l’automne 2008, souvenons-nous en, tous les Trésors publics de la zone pouvaient trouver à emprunter à un taux favorable, quasiment égal à celui du Trésor allemand.

La grande récession occidentale survenue à ce moment a créé le doute sur la solvabilité des emprunteurs. Le fait d’appartenir à la zone apparaissait auparavant comme une garantie suffisante. Si l’on peut dire, la « bonne » monnaie d’emprunt faisait le bon emprunteur.

Mais la fragilité de plusieurs pays emprunteurs une fois révélée par la crise, les agences de notation, longtemps très bienveillantes, se sont mises à dégrader la notation de différents pays, cinq à ce jour : Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, Italie.

Les agences de notation et les prêteurs du marché du crédit ont pris conscience de l’hétérogénéité de la zone euro : qu’y a-t-il de commun entre l’économie grecque et l’allemande, la portugaise et l’autrichienne, l’irlandaise et la néerlandaise ?

Ces acteurs économiques ont vu l’envolée parallèle des dettes publiques en zone euro, à la faveur de la crise, saisissante pour des pays comme l’Irlande et l’Espagne, qui figuraient parmi les meilleurs élèves de la classe « euro » en termes de dette publique.

Certains économistes imputent la débâcle à l’insuffisante compétitivité des pays concernés. Ils en concluent à la nécessité d’une sortie de l’euro, synonyme de dévaluation monétaire, qui corrigerait au moins une partie des écarts de compétitivité.

Mais une telle sortie est-elle seulement possible d’un point de vue politique?
C’est en quelque sorte la question préalable. Lors d’un colloque de la Fondation Res Publica, tenu à Paris au printemps 2007,il y a déjà quatre ans, j’avais dit que cette sortie « techniquement possible » ne l’était pas « politiquement ». Car l’euro est plus que l’euro, c’est le symbole idéologique de ce qu’on appelle la « construction européenne ».
[Lire ici une intervention similaire de J-L Gréau dans un colloque de la fondation en février 2008, NDLR]

J’avais déjà diagnostiqué que la zone euro, victime des forces centrifuges liées à la concurrence des pays asiatiques, était affectée de divergences de plus en plus accusées entre ses économies membres, divergences qui posaient une question de fond sur la viabilité et la pérennité de la zone : d’où la nécessité de travailler sur l’hypothèse d’une sortie de la zone euro pour différents pays. Toutefois, j’étais dans l’obligation de conclure que la force du symbole empêchait les politiques de lancer la question dans le débat public, à moins d’accepter la marginalisation, voire la dénonciation par la classe politique et la corporation médiatique.

Nous en sommes toujours là, malgré la gravité des évènements survenus depuis la crise grecque, rendue publique en février 2010. Les sommets politiques à répétition cherchent à éviter un effritement de la zone euro. Car les dirigeants de la zone pressentent que l’effritement pourrait déboucher sur un éclatement pur et simple.

Imaginons toutefois qu’un pays quelconque décide d’abandonner la zone euro. Comment devrait-il s’y prendre techniquement ?
D’abord, la nouvelle monnaie nationale devrait être lancée avec une unité de compte nominalement égale à l’euro. Prenons l’exemple d’une nouvelle drachme : celle-ci aurait, dans la circulation intérieure, la valeur de l’euro. Ceci, afin de ne pas déboussoler les acheteurs et les vendeurs, les prêteurs et les emprunteurs sur le marché intérieur, c’est le premier point, et, afin de permettre le retrait, en quelques mois, des anciens billets et pièces en euros, c’est le deuxième point.

Ensuite, la devise nouvellement créée flotterait librement sur le marché des changes, tout comme présentement la livre sterling, la couronne danoise et la couronne suédoise. La nouvelle monnaie serait sans aucun doute affectée d’une forte dépréciation, comparable à la dépréciation du baht thaïlandais ou du won coréen lors de la crise asiatique de 1997. Au bout d’un temps déterminé, les autorités politiques du pays revenu à la souveraineté monétaire auraient la faculté d’amarrer la devise nationale à l’euro, pour lui donner le maximum de crédibilité.

Enfin, une décision doublement technique et politique s’imposerait : un défaut partiel des emprunteurs privés et publics du pays, endettés dans une monnaie désormais fortement réévaluée par rapport à leur propre monnaie. C’est la solution retenue par l’Argentine en 2001, sous la pression de la nécessité. Il va de soi que ce défaut partiel entraînerait de lourdes pertes chez les créanciers qui sont, pour l’essentiel, les banques des grands pays de la zone euro, prêteurs imprudents qui croyaient et croient encore à la solvabilité contrainte de leurs débiteurs.

Qu’y aurait-il à gagner dans cette opération? Qu’y aurait-il à perdre?
Dévaluer sa monnaie est le moyen par lequel on dévalue son travail et sa production. Autant la décision est amère, autant elle peut s’imposer par pure nécessité pratique. Les entreprises du pays sorti de la zone pourraient tenter de retrouver le chemin de la compétitivité perdue. Une nouvelle stratégie économique devrait être mise en place, fondée sur la diversification du tissu économique. Voilà les perspectives plus heureuses qu’offrirait la dévaluation.

En revanche, les emprunteurs du pays, qu’il s’agisse de l’Etat, des entreprises ou des banques, perdraient la faculté de s’endetter en s’appuyant sur une monnaie « noble » comme l’euro.

Mais vous et moi, nous avons déjà pu observer que l’euro a cessé de jouer son rôle de garant depuis dix-huit mois et qu’il y a donc de moins à moins à craindre de passer à une nouvelle monnaie, plus en ligne avec la compétitivité réelle du pays.

En fait, et c’est là une vérité qui vaut aussi bien pour les pays comme les pays périphériques que pour les autres, comme la France, encore préservée, la crise de l’euro résonne comme un appel explicite à s’appuyer désormais autant que faire se peut sur l’épargne locale, qui est dans les mains des particuliers, plutôt que sur le crédit de banques dirigées par des « aventuristes ». La plus grande réforme à introduire consiste à ôter aux financiers le privilège abusif qu’ils se sont octroyés depuis trente ans, en accaparant l’épargne privée.

Enfin, le passage à une nouvelle monnaie nationale donnerait la faculté à la banque centrale correspondante de soutenir les cours de la dette publique et d’octroyer à l’Etat des avances pour le financement des infrastructures jugées indispensables, du double point de vue économique et écologique.

A titre personnel, un tel scénario de « sortie de l'euro » vous semble-t-il envisageable?
La monnaie représente un instrument décisif mais délicat de la prospérité des économies et du bonheur matériel des peuples. Il fallait éviter d’en jouer comme d’un symbole politique, qui devait conduire à l’unité de l’Europe, de gré ou de force. Il fallait, si l’on s’engageait dans cette voie, prendre à tout le moins deux précautions majeures.

Première précaution : protéger la nouvelle zone euro de la concurrence déloyale des pays à bas coût du travail et de la matière grise. Or, c’est l’option contraire qui a été retenue : mener de front la mondialisation commerciale et l’unification monétaire.

Deuxième précaution : organiser, au sein de la nouvelle zone monétaire, de dimension forcément restreinte, une harmonisation des coûts du travail, avec le concours actif des employeurs et des syndicats. Mais, ainsi qu’on l’a vu, les coûts du travail n’ont cessé de diverger entre 2001 et 2008.

Faute de ces deux précautions, la crise de l’euro était programmée. C’était l’objet d’un article personnel écrit en janvier 2006 : « Europe et euro : le rendez-vous manqué ».

Propos recueillis par Laure Constantinesco

Source : site Internet de TV5 Monde
 

Il y a un an DLR annonçait : le plan d’endettement de la Grèce

30/07/2011 14:20 par rgrs

  • Il y a un an DLR annonçait : le plan d’endettement de la Grèce

    Il y a un an DLR annonçait : le plan d’endettement de la Grèce

    30/07/2011 14:20 par rgrs

Il est des sujets où l’aveuglement médiatique (comme politique) est de mise, par soumission à des intérêts ou à des dogmes dominants. Loin de cette capitulation en rase campagne Debout la République fait souvent preuve de clairvoyance. Retour cet été sur une série d’articles par lesquels DLR avait vu juste avant les autres.

Au mois de mai 2010, la crise de la dette faisait son apparition dans le débat public avec l’appel au secours du gouvernement grec. Surendettée, et acculée dans ses derniers retranchements par les agences de notations et les marchés lui prêtant de l’argent à des taux usurier, la Grèce en appelait à l’aide des Etats européens.

Dans un grand élan d’inconscience, les députés français votèrent ce plan dit de soutien, en une nuit et à main levée, au palais Bourbon. Nicolas Dupont-Aignan fut parmi les rares députés à s’opposer à ce plan visant à prêter – donner - 16 milliards d’euros à la Grèce.

Dans un communiqué de presse de mai 2010, il dénonçait déjà l’arnaque de ce plan, qui sous prétexte d’aider la Grèce par un prêt se contentait de donner de l’argent aux banques qui détenaient ces créances. Loin de l’aider, les gouvernements européens en empêchant la relance des exportations et de la croissance par une sortie de l’euro et une dévaluation, ne faisait que condamner la patrie des Hellènes à une mort à petit feu.

Un an plus tard, la cure d’austérité imposée par la troïka FMI-UE-BCE n’a non seulement pas sauvée la Grèce mais l’a encore poussé un peu plus dans un gouffre financier. Alors qu’en mai 2010, elle était endettée à hauteur de 115% de son PIB, l’aide européenne lui a permis de faire monter son endettement à 152% de son produit intérieur brut.

Beau succès des élites gouvernantes que d’avoir refusé, par pur dogmatisme, de prendre en considération les mises en garde de Nicolas Dupont-Aignan. La clairvoyance n’est pas donnée à tout le monde !

Le président de Debout la République n’a pu que constater les dégâts. Comme prévu la dette a augmenté, comme prévu le gouvernement grec réfléchi à une restructuration de sa dette ne permettant pas aux Français ou aux Allemands de voir revenir l’argent que les députés ont donné avec légèreté en mai 2010. Comme prévu, le scénario de la sortie de la Grèce de la zone euro fait sons chemin.

Dernièrement, un second plan d’aide à la Grèce a été adopté. Mais cette grosse rustine ne résoudra en rien la crise causée par un euro trop cher. Prenons rendez-vous dans quelques mois pour constater les dégâts sur les économies du sud de l’Europe, de ces plans de sauvetages d’une monnaie taille unique pour pays différents.

A chaque plan d’aide, nos dirigeants, tels des pompier-pyromanes, sacrifient un peu plus les intérêts des Européens à leurs rêves dogmatiques. A chaque plan d’aide, la fin de la monnaie unique s’avère un peu plus nécessaire.

Charles Baldini, DLR Paris

http://www.debout-la-republique.fr/Il-y-a-un-an-DLR-annoncait-le-plan.html

Ce que nous dit le précédent de 1992-1993 sur une fin de l’euro

30/07/2011 06:36 par rgrs

  • Ce que nous dit le précédent de 1992-1993 sur une fin de l’euro

    Ce que nous dit le précédent de 1992-1993 sur une fin de l’euro

    30/07/2011 06:36 par rgrs

C’est une des dernières lignes de défense des partisans de l’euro : le retour des monnaies nationales et des dévaluations compétitives provoqueraient un cataclysme économique. Outre le fait que la situation actuelle est loin d’être riante, l’explosion du SME au début des années 1990 nous dit le contraire.

Flashback

Le début des années 1990 est difficile pour l’économie mondiale. Après une fin des années 1980 euphorique malgré le krach de 1987, du fait, déjà, de l’ajustement des politiques monétaires par les banques centrales, les économies occidentales souffrent d’un violent krach immobilier, qui aboutit à des faillites bancaires aux Etats-Unis, à la crise dont le Japon ne s’est toujours pas totalement remis et à un ajustement violent du marché immobilier parisien (qui perd 35% de sa valeur de 1991 à 1998).

L’Europe continentale rentre plus tardivement en récession du fait de l’unification allemande. En effet, le choix par Bonn d’une parité entre mark de l’est et mark de l’ouest donne un pouvoir d’achat important qui booste la croissance allemande en 1991 et produit un effet d’entraînement pour toute l’Europe. Mais cette forte croissance provoque une remontée de l’inflation (au-delà de 5%) et même un léger déficit de la balance des transactions courantes.

En outre, les parités monétaires européennes n’ont pas été réajustées pour tenir compte des différentiels d’inflation. Et la surchauffe de l’économie allemande pousse la Bundesbank à remonter les taux d’intérêt début 1992. La spéculation, permise par la libéralisation des mouvements de capitaux (directive Delors-Lamy de 1988), se déchaîne et provoque alors une explosion du SME de 1992 à 1993.

Dévaluation et croissance

En septembre 1992, après avoir monté ses taux courts à 15%, la Grande Bretagne quitte le SME pour ne pas asphyxier son économie. La livre perd jusqu’à 25% (en 1994, la dévaluation par rapport au mark atteint en moyenne 15% par rapport à 1991). La peseta et l’escudo sont dévalués une première fois, puis une seconde en mai 1993. En août 1993, les marges de fluctuations du SME sont élargies à 15%. En 1994, la lire et la peseta ont perdu 25% par rapport au mark.

Mais loin d’apporter la désolation économique, ces réajustements monétaires dynamisent l’économie. Après deux années de récession, la croissance rebondit au Royaume Uni (2.2% en 1993 et 4.3% en 1994). Après la récession de 1993, l’Europe continentale retrouve la croissance en 1994 : 2,2 à 2,4% en France, Italie et Espagne et même 2.7% en Allemagne. Mieux, l’inflation diminue dans les pays qui ont dévalué (4% en 1994 contre 6% en1991 en Italie, 2% au Royaume Uni au lieu de 7.5%).

Ce que cela dit d’une fin de la monnaie unique

Bref, le réajustement brutal des parités monétaires, a, au contraire, libéré la croissance économique européenne en permettant aux différents pays d’avoir enfin un taux de change et des taux d’intérêt adaptés à leur économie. Mieux, cela n’a pas provoqué de dérapage inflationniste puisque l’inflation a reculé sur l’ensemble du continent pendant l’intervalle. Et de toutes les façons, l’histoire économique enseigne que les dévaluations ont souvent un intérêt.

Alors, bien sûr, dans le cas d’une fin de l’euro, se poserait le problème des dettes souveraines. Il serait bien sûr illusoire de partir du principe que l’Italie pourra assumer sa dette si elle dévalue. Néanmoins, il faut noter que depuis un an et demi, les Etats européens ont mobilisé 400 milliards d’euros pour sauver les créanciers des pays en difficulté sans contrepartie autre qu’une austérité sauvage et imbécile. Mieux, la monétisation permettrait de recapitaliser les banques à bon compte.

Bref, loin des scénarios catastrophistes qui visent surtout à faire peur et empêcher tout débat, le réajustement des parités monétaires permettrait de relancer la croissance dans les pays de la périphérie qui retrouverait ainsi leur compétitivité sans avoir à baisser les salaires. Le montant des ajustements fait qu’un dérapage inflationniste est évitable. Et s’il fallait recapitaliser les banques, cela ne serait pas plus important que ce qui est fait aujourd’hui.

Bref, même si l’économie n’est pas une science exacte, l’examen de l’explosion du SME en 1993 permet de très fortement nuancer les prédictions catastrophistes de certains. Les dévaluations peuvent être positives.

Laurent Pinsolle

Source pour les chiffres : OCDE

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

L'euro et le dollar des monnaies condamnées?

29/07/2011 00:53 par rgrs

  • L'euro et le dollar des monnaies condamnées?

    L'euro et le dollar des monnaies condamnées?

    29/07/2011 00:53 par rgrs

Entre deux mouvements de peinture, de démontage de meuble et de déménagement, votre blogueur trop absent va enfin prendre un peu de temps pour écrire et répondre à quelques commentaires . D'autant que je risque de ne plus avoir de net pendant quelques semaines. Et l'occasion était trop belle en cette période de grande incertitude monétaire pour ne pas parler un peu du destin de l'euro et du dollar. J'en parle aussi parce que je viens de lire un texte qui est à mon avis en grande partie erroné sur le site de Marianne2. Ce texte est en fait un interview de Myret Zaki qui parle de l'économie des USA et de la nature spéculative de la croissance américaine. Si l'on peut être en accord sur le fait que la croissance américaine s'est faite à crédit et sur l'influence qu'a eue le rôle du dollar sur la nature de la croissance américaine. Il ne faut pas non plus oublier trop vite les multiples interactions qui lient aujourd'hui les différentes économies de la planète à la monnaie américaine. Si vous suivez ce blog depuis un certain temps, vous aurez compris que mon opinion personnelle est qu'il n'y a pas vraiment de bonne ou de mauvaise économie dans l'absolu. Les pays déficitaires commercialement ne sont pas plus mauvais que les pays excédentaires. En réalité ce sont les interactions trop grandes entre les économies qui finissent naturellement par produire des désastres. Surtout lorsque l'on encourage des politiques de croissance non coopérative, c'est à dire des objectifs de croissance qui se feront au détriment d'autres peuples. Car lorsque l'on rentre dans ce type de processus l'on produit inéluctablement des déséquilibres qui finissent par mettre tout le monde dans l'embarras. Il suffit de voir dans quelle direction la politique salariale de l'Allemagne conduit l'eurozone pour s'en rendre compte. Comme vient de rendre compte l'Expansion le miracle allemand n'est pas vraiment généralisable, à moins de produire une dépression massive. C'est ce que nous avions appris lors de la crise des années 30, et c'est malheureusement la leçon que nous allons devoir réapprendre dans les années qui viennent.

Une économie mondiale viable ne peut être qu'une économie dans laquelle les pays équilibrent à peu près leurs échanges sur une certaine période de temps. Il ne peut pas y avoir en permanence des pays en déficit et d'autres en excédent. Car tôt ou tard les dettes contractées par les pays en déficit devront être remboursées. Et si elles ne le sont pas, ce qui est probable puisque la croissance dans les pays en déficit commercial permanent traduit un sous-investissement productif local, alors des catastrophes macroéconomiques se produisent. Purge de dette, dévaluation massive, protection douanière, toutes choses qui auraient été indolores, pratiquées à temps, mais qui deviennent désagréables à court terme à cause de l'accumulation de mauvais investissements et de choix biaisés à court terme. Le fait est que de toute manière le rééquilibrage finira par se faire quoique l'on décide. Le mieux étant d'accompagner ces rééquilibrages plutôt que de vouloir les combattre comme le font les Occidentaux et particulièrement les Européens. Et de faire en sorte que ce soient des rééquilibrages ne concentrant pas tous les efforts sur la masse miséreuse de la population au risque de se voir rajouter à la crise économique une crise politique ou pire une guerre civile. Le mieux serait bien sûr que les pays en excédent réduisent ces derniers par la hausse de leur demande intérieure, mais ce n'est, soit, pas dans leur mentalité comme dans le cas du Japon de l'Allemagne ou de la Corée. Soit ce n'est pas dans leur possibilité. Ainsi, même en triplant les salaires chinois les productions occidentales resteraient trop onéreuses en regard de la faible différence de productivité, pour que cette hausse produise une demande chinoise suffisante pour réduire l'énorme excédent. Et je ne parle même pas ici du patriotisme de consommation que certains pays pratiquent sans même s'en apercevoir et sans nécessairement faire appel à des lois ou des encadrements administratifs de protection douanière. Tous les peuples ne se comportent pas du point de vue de leur consommation à la manière française, anglaise ou américaine. Certains peuples attachent de l'importance à l'achat national au-delà du simple calcul de l'homo-économicus obsédé par le profit à court terme.

Il ne reste donc que le choix de la réduction des importations. Soit par la méthode libérale et négative, celle qui consiste à diminuer les salaires en espérant que l'investissement ne décroisse pas en proportion ce qui annulerait l'effet des baisses salariales et en plus réduirait les futurs gains de productivité. Soit par la méthode listo-keynésienne de protectionnisme commerciale par la dévaluation, les quotas ou les droits de douane. On peut même mélanger les trois méthodes en même temps suivant les secteurs, et cela avec toujours pour but l'équilibre de la balance des paiements. Cerise sur le gâteau, cette deuxième méthode peut même nous permettre de réduire le chômage à néant et d'augmenter les salaires en changeant la répartition des richesses à l'intérieur même de notre pays. En effet grâce au protectionnisme on élimine la contrainte extérieure et l'on peut enfin avoir des politiques de plein emploi tout en ayant une balance commerciale à l'équilibre. Bien évidemment cela se traduit par un changement dans la répartition des richesses à l'intérieur de l'économie nationale. On constatera sans trop s'étonner que seules la solution des contritions et des baisses salariales sont régulièrement envisagées pour palier aux déficits commerciaux chronique. Cela n'étonnera bien sûr que les naïfs.

L'euro et le dollar, une divergence fondamentale

Pour en revenir à la question du dollar et de l'euro qui est quand même au centre de ce texte, il faut bien voir que ces deux zones ont chacune leur propre problème. Vouloir rejeter les problèmes de l'euro en s'en prenant au dollar comme le fait ici Myret Zaki. Ou comme le fait régulièrement le groupuscule du LEAP, européiste et passablement antiaméricain (ce qui est étrange quand on connait l'histoire de l'UE). Cela revient en réalité à regarder la poutre dans l'œil du voisin pour éviter de voir le Séquoia géant planté dans le nôtre. Le problème de la dette américaine est évidemment énorme, mais la solution pour le salut de l'oncle Sam passe par la purge de cette dette donc par l'effacement d'une partie de l'épargne européenne et asiatique et par une dévaluation massive du dollar qui rendra à l'économie US plus compétitive. La mentalité américaine n'est d'ailleurs pas totalement étanche à l'idée de protection commerciale et les USA pourraient rapidement se replier sur leur continent pour faire redémarrer une économie trop largement amputée de sa sphère productive par les délires des années libre-échangistes. Les Américains perdraient certainement leur empire militaire, mais gagneraient aussi une société plus juste et moins inégalitaire. Ce que cette économiste d'une revue suisse ne semble pas avoir compris. Mais il est vrai qu'en Europe c'est surtout l'intérêt de rente qui inquiète la plupart des économistes, l'emploi ou les salaires sont très secondaires.

Les USA connaîtront des difficultés avec la fin du dollar comme monnaie de réserve internationale. Ils auront une forte poussée inflationniste liée à la dévaluation, mais cette apparente mauvaise nouvelle cachera une évolution positive sur le plan de l'égalité économique et une restructuration des richesses qui permettront à long terme à une économie réindustrialisée d'apparaître. Le dollar sera malmené, peut-être les statuts de la Fed et le fonctionnement de la monnaie américaine seront-ils changés, mais cette monnaie continuera à exister même sans son rôle international, un peu à l'image de la livre sterling actuelle. On peut souhaiter d'ailleurs que l'on n’ait plus jamais une devise nationale comme devise de réserve internationale tant cela provoque des problèmes en matière de gestion économique comme le rappellent très justement Pierre Sarton du Jonchay et Jean-Luc Gréau dans ce texte. Car comme ils le disent très bien :

« Tous les pays insolvables sont émetteurs de monnaie de réserve. L’utilisation internationale d’une monnaie renchérit son taux de change par rapport à ce qu’il serait sur la seule base des échanges commerciaux de biens et services. Non seulement il est plus facile d’emprunter à l’étranger avec une monnaie de réserve, mais la compétitivité du travail domestique est amoindrie. Un pays émetteur de monnaie de réserve est fortement incité à vivre à crédit, à sous-employer et sous-rémunérer les salariés domestiques. »

Le destin du dollar n'est pas de disparaître, mais de changer de nature. Le dollar doit se restructurer et changer de but. La monnaie américaine doit redevenir la monnaie du peuple américain. Et donc cette monnaie ne doit pas être trop surévaluée et elle doit permettre à l'économie américaine d'équilibrer ses comptes extérieurs tout en ayant des politiques de plein emploi. Le rôle de monnaie de réserve et l'avantage que cela octroie à court terme ayant un effet désastreux sur une longue durée.

L'euro s'il a des problèmes importants comme ceux du dollar pour diverses raisons à une grosse particularité. L'euro n'est pas seulement trop surévalué comme l'est le dollar. Il est structurellement une mauvaise monnaie. C’est beaucoup plus grave que la situation du dollar, ce que les européistes cherchent à cacher de plus en plus maladroitement. Encore une fois, la zone euro n'est pas une zone monétaire optimale. Il n'y a pas de nation européenne et pas de solidarité à la hauteur des niveaux de différence de productivité entre les différentes régions qui composent la zone euro. Il n'y a même pas de fiscalité unique, ni de langue unique, ni de démographie convergente. La seule chose qui unisse les Européens c'est la contrition salariale et le masochisme macroéconomique. De fait, l'euro pour pouvoir fonctionner aurait dû avoir dans sa valise conceptuelle des mécanismes permettant la régulation commerciale interne pour pallier à l'impossibilité de dévaluer pour les nations avec une inflation plus forte. Aucun mécanisme n'a été prévu ou pensé pour permettre à ces déséquilibres de se résorber. La seule solution étant la diminution de la demande salariale et celle de la dépense publique.

De fait, la seule chose à laquelle pensent les européistes aujourd'hui, c'est de changer les peuples. Comme à la grande époque de l'Union soviétique ou des divers courants religieux et impérialistes qui ont mis l'Europe à feu et à sang dans sa longue histoire. L'obsession de l'uniformisation organisationnelle du continent conduit à vouloir transformer tous les peuples en un peuple européen moyen pour permettre à l'euro de continuer à exister sous sa forme actuelle. Bien sûr, le projet est tellement grotesque qu'il se casse la figure face à la réalité divergente des nations d'Europe. On peut donc dire que si l'euro et le dollar sont tous les deux dans une situation difficile leur destin ne sera probablement pas le même. Le dollar est la monnaie d'une nation qui même avec toutes ses tares et ses défauts a quand même quelques zestes d'unité qui lui permettront de continuer à exister, une fois la tempête passée. L'euro est un machin artificiel dont la nature même produit sa propre crise. L'Europe se retrouve avec plus de problèmes que les USA, le Japon, ou la GB alors même qu'elle aurait dû en connaître moins, puisqu'elle avait été moins portée aux déficits commerciaux et aux dettes. Mais la nature de sa monnaie produit des inquiétudes et des aggravations de crises qui sont structurelles. Même bien géré, l'euro ne peut pas fonctionner. Il ne peut qu'alimenter les divergences internes de la zone, en étant trop fort pour certaines nations et trop faible pour d'autres. La seule façon pour faire fonctionner l'euro tel qu'il est étant d'exporter les problèmes de la zone par d'énormes excédents commerciaux. Ce qui n'est pas possible dans les conditions actuelles et ce qui produirait d'autres crises ailleurs qui finiraient par se retourner contre l'eurozone.

Yann

http://lebondosage.over-blog.fr/article-l-euro-et-le-dollar-des-monnaies-condamnees-79867705.html 



Le Festival d’Avignon trahit son idéal populaire

29/07/2011 00:47 par rgrs

  • Le Festival d’Avignon trahit son idéal populaire

    Le Festival d’Avignon trahit son idéal populaire

    29/07/2011 00:47 par rgrs

Logo_mrc.jpgEn affirmant dans Le Figaro qu’il a le sentiment que le Festival d’Avignon serait devenu : « Le lieu d’une secte qui rejette les grands textes » , Fabrice Luchini relance un débat nécessaire sur le in de la plus importante manifestation théâtrale au monde. En effet, la programmation « hermétique », « élitiste » voire « trop exclusivement avant-gardiste » des dernières années peut sembler trahir l’idéal originel du festival.

À partir de 1947 dans la Cité des papes, puis au Théâtre national populaire (TNP), en 1951, Jean Vilar a permis ce que Chantal Meyer-Plantureux, professeur en arts du spectacle, considère comme un « aboutissement » (1) du combat mené par de nombreuses personnalités pour le théâtre populaire.
L’idée est ancienne avec ce que Jules Michelet nomme la « théâtrocratie » du temps de la Grèce antique, et que les révolutionnaires français ont désiré remettre au goût du jour. Ce concept de théâtre « par et pour » le peuple va s’affiner et s’organiser, du théâtre de Bussang de Maurice Pottecher en 1895 jusqu’au projet d’Eugène Morel en 1900, en passant par le « comité pour la création du théâtre populaire », composé notamment d’Anatole France, d’Émile Zola ou de Romain Rolland.

L’institutionnalisation d’un théâtre de qualité pour le plus grand nombre aboutit en 1920, grâce à Pierre Rameil, député des Pyrénées Orientales et auteur d’un rapport au nom de la commission des finances créant le TNP. L’homme politique catalan a alors ces mots d’une grande acuité et modernité : « L’art sous toutes ses formes, luxe de quelques-uns, cela choque péniblement notre sentiment démocratique ; mais quand il s’agit de théâtre né de la foule et fait pour la foule, l’illogisme apparaît plus flagrant. Le spectacle pour une élite restreinte est déjà un non-sens ; mais si c’est la fortune qui détermine arbitrairement cette sélection, le non-sens devient parfaitement odieux. »
Cette brèche qu’a ouverte le théâtre populaire est à l’origine de toute la politique républicaine de démocratisation culturelle française, d’André Malraux à Jack Lang jusqu’aux combats juridiques et diplomatiques de la diversité culturelle au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Cependant, la question posée par Fabrice Luchini nous interpelle, car les « pères » du théâtre populaire défendaient l’idée d’une promotion de la création dramatique, mais surtout d’une offre variée pour le plus grand nombre, ce qui comprend les chefs-d’oeuvre du passé.
Or, si le Festival d’Avignon a fait d’importants efforts pour retrouver son âme par une politique tarifaire plus décente en direction notamment des jeunes, et par une délocalisation (lycées, quartiers, centre pénitentiaire…), il faut malheureusement regretter une programmation monolithique qui oublie bien souvent de satisfaire les trois conditions que doit réunir le théâtre populaire d’après Roland Barthes : « Un public de masse, un répertoire de haute culture, une dramaturgie d’avant-garde. »

Olivier Amiel - délégué national du Mouvement Républicain et Citoyen - 18 Juillet 2011

http://blogrepublicain.hautetfort.com/

Air Sarko One : deux fours à 175 000 € HT ! !

29/07/2011 00:35 par rgrs

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    Air Sarko One : deux fours à 175 000 € HT ! !

    29/07/2011 00:35 par rgrs

C'est dans le rapport de la Cour des comptes que l'on apprend à quel point l'arrogance, l'indécence, la mégamomanie de Nicolas Sarkozy n'a pas de limite. En effet les plaisirs gustatifs du Président de la République passent outre tous les autres intérêts y compris ceux de la Nation.

La mauvaise ironie veut qu'au moment où Nicolas Sarkozy, tordant à nouveau le droit constitutionnel et la sacro sainte règle de la séparation des pouvoirs, envoie une lettre aux élus de la République française afin de les supplier d'accepter la fameuse règle d'or budgétaire, le rapport de la Cour des comptes nous conte cet extravagant caprice de gosse capricieux et dépensier (Blog de Leparmentier du Monde) : C’était pour le confort du président de la République. Et l’entourage de Nicolas Sarkozy n’a pas lésiné sur la dépense pour équiper le nouvel A330 présidentiel, livré en novembre 2010. Il a fait installer dans l’avion deux fours d’un prix de 75 000 euros pour griller -et pas seulement réchauffer comme c’est la norme- les aliments ; il a fait désactiver une porte de l’appareil située dans le bureau présidentiel et installé une isolation phonique et thermique ; enfin, des rideaux électriques ont été installés sur les hublots. Facture totale : 2,24 millions d’euros sans que l’Elysée cille.

A ces 75 000 € s'ajoutent une partie des frais d'étude (700 000 € HT !! ) pour les installations privées de Nicolas Sarkozy ("la mise en place d'une motorisation des rideaux d'occultation des hublots" (plus de 310.000 euros) et la "désactivation d'une porte de l'appareil" (près d'1,2 M). Sans compter les frais d'études pour toutes ces installations (près de 700.000 euros) Le NouvelObs). Ce qui veut dire que, si on fait un pro rata, il y a 35 000 € de ces études pour ces deux fours ce qui la amène à 110 000 € auxquels s'ajoute la TVA, puisque l'Etat par définition ne récupère pas cette TVA, soit une dépense de 131 560 € pour que Nicolas Sarkozy puisse avoir du bar grillé au fenouil. Cette indécence saute aux yeux quand on sait la date de la livraison du Air Sarko One : novembre 2010, c'est-à-dire en pleine crise économico-financière. Le triste sort des Français, la nécessité de faire des économies pour tous (cette fameuse règle d'or) n'ont pas fait trembler NIcolas Sarkozy qui a dû trépigner de joie quand il a pu faire joujou avec son Air Sarko One et se faire apporter un steack à la plancha.

Cette annonce de ce mépris absolu pour l'intérêt de la Nation arrive à un jour près où l'on découvre une explosion du chômage pour juin (Libération) : Le nombre de demandeurs d'emploi avait fortement augmenté en mai. En juin, il explose : quelque 4.103.700 personnes sont désormais inscrites à Pôle emploi en France métropolitaine. Il y a ceux qui travaillent un peu (moins de 78h dans le mois pour la catégorie B, plus de 78h pour la C) et qui voudraient bien trouver une activité moins réduite. Ceux-là sont moins nombreux en juin, respectivement -0,8 et -0,5% par rapport à mai. Pourtant, ce sont ces deux catégories qui ont explosé ces derniers mois : +9,3% sur un an.

Elle tombe aussi quand on apprend cette autre explosiion très inquiétante du déficit tant budgétaire que du commerce extérieur et surtout cette extraordinaire impudence de Christine Lagarde qui met en garde (ah ah) la France justement contre son laisser aller (Le Monde). Elle ne manque pas de culot elle qui est co-responsable de la montée du chômage et de ce déficit qu'elle fustige maintenant qu'elle a la casquette du FMI sur ses permanentes. Quelle ironie alors que Nicolas Sarkozy l'a soutenue, a fait payer par nous, pauvres bougres de Français, sa campagne aurès du FMI, elle lui envoie un direct dans les dents en accusant la France d'être un mauvais élève, un très mauvais élève (Les Echos : La note sévère du FMI à l’élève France). On voit là toute la duplicité de cette énonomiste extraordinaire, en fait elle ne peut que se plier à son rôle. Du reste ses avocats ont crié victoire avec toute la mauvaise foi dont sait user un baveux quand le Conseil d'état a rejeté trois recours, les deux de deux contribuables car ils n'étaient pas fondés à faire ce recours et celui de Courson car il était trop tardif, dans l'affaire Tapie. Ils ont transformé un jugement de forme en jugement de fond alors que rien du fond n'a été jugé.

Pour en revenir sur les caprices de Nicolas Sarkozy et ses dépenses somptuaires en voilà deux autres exemples :

La cour s’inquiète du coût des voyages en France du président, qui n’ont pas baissé. Son déplacement à Colombey-les-deux Eglises pour célébrer les quarante ans du décès du général de Gaule a coûté 284 000 euros. En septembre 2010, la visite de la grotte de Lascaux, en Dordogne, en compagnie de Carla Bruni et de son fils Aurélien, a coûté 130 000euros. Et encore, ces calculs n’intègrent pas le coût des nombreuses forces de sécurité mobilisées.

On se demande s'il ne fait pas mieux que la Cour d'Angleterre où chacun de ses déplacement vaut le Mariage de Kate et William. Du reste il lui faut trois avions pour aller à Bruxelles quand Merckel ou Cameron usent du train pour des déplacements de cette envergure (mais nous avons des raisons magiques en France qui font préférer Air Sarko One au train, raisons qui ne semblent pas convaincre les services des deux autres responsables politiques, y compris ceux de la sécurité, et pourtant le Royaule Uni et son Commonwealth et son histoire n'a rien à envier en matière de représentativé et de petite gloriole notre République). La Cour a donné un satisfecit global à la gestion de l'Elysée, sauf ces détails comme dirait l'autre, en oubliant que le transparent et très honnête Sarkozy, a déporté ses sondages vers les services du GIC dont le budget a été multiplié par deux et vers d'autres minsitères camouflant ainsi ces dépenses-là, et bien que ces sondages restent opaques au sein de l'Elysée et encore bien dispendieux (Mediapart : Pierre Giacometti et Patrick Buisson ont vu leurs contrats de conseils en communication avec l'Elysée modifiés. Mais au vu du rapport annuel de la Cour des comptes sur la présidence de la République, les coûts restent importants, et l'opacité de mise.).

Cet homme ne manque d'aucune indécence et d'aucun culot. Il se montre comme le sauveur de la Nation, respectueux de la dépense de ses moindres deniers quand parailleurs il dépense sans compter pour ses petits caprices et qu'il est responsable de nos déficits abyssaux. Il nous fait croire, grâce à la complicité retrouvée de la presse, que la Grèce a été sauvée grâce à lui, alors qu'il s'est applati devant Merckel, qu'il n'a pas agi en 2008 quand il était encore temps, que cela aurait coûté bien moins cher, et que la France était à la tête de l'Europe et que la crise était à ses débuts brutaux et que c'est à ce mement-là qu'il fallait faire en encore mieux et plus vaste et plus cohérent et plus solidaire ce qui a été fait la semaine dernière. Du reste après Moody's, Standard & Poor's vient de baisser à nouveau la note de la Grèce (Le Figaro : Après le coup de massue de Moody's, l'agence de notation a placé la note du pays à deux crans du défaut de paiement. Le plan européen « n'est pas favorable aux investisseurs », selon elle./Après sa consœur Moody's, l'agence de notation Standard & Poor's sanctionne la Grèce. Elle a annoncé ce mercredi l'abaissement de la note du pays à « CC », avec une perspective négative. Athènes se retrouve à deux crans du défaut de paiement. Le plan d'aide présenté jeudi dernier par les dirigeants européens placera de facto la Grèce en situation de « défaut sélectif », argumente l'agence. ), la bourse continue de baisser et n'a pas eu le sursaut attendu (sauf deux jours), et l'effet domino n'est pas loin avec dans son viseur la France.

Il va bien falloir que la France renvoie à Cap Nègre Nicolas Sarkozy afin que son bébé ne soit pas laissé à l'abandon et qu'il fasse son job de père.

Il nous reste un peu plus de neuf mois pour nous débarrasser de ce pouvoir. Faisons notre Révolution du jasmin.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/air-sarko-one-deux-fours-a-175-000-98206

Le chômage explose, surtout dans l'industrie

29/07/2011 00:27 par rgrs

  • Le chômage explose, surtout dans l'industrie

    Le chômage explose, surtout dans l'industrie

    29/07/2011 00:27 par rgrs

La forte hausse du chômage au mois de juin, +1,3%, douche les espoirs du gouvernement fondés sur les relatifs bons résultats du début de l'année. Plus inquiétant : c'est surtout dans l'industrie que l'emploi régresse. Le baromètre Marianne du chômage dénombre, lui, 4,7 millions de demandeurs d'emploi

Cette fois-ci, les chiffres du chômage ne feront pas la une du Figaro, comme ils l’occupèrent au début de l’année quand la baisse était au rendez-vous. L’hirondelle printanière n’a pas passé l’été. Voilà qui avec le mauvais temps risque de gâcher les vacances du gouvernement. En juin 2011, la forte hausse du nombre de demandeurs d’emploi, +33 600, a anéanti 5 mois de recul à petit pas, portant à 2,7 millions de personnes le chômage officiel. Les seuls que Xavier Bertrand, le ministre du travail, souhaite commenter.

Le chômage explose, surtout dans l'industrie


Pourtant « Fin juin 2011, en France métropolitaine, 4 103 700 personnes inscrites à Pôle emploi », note l’agence. Pire, si l’on y ajoute les personnes dispensées de rechercher un emploi comme les salariés mis en préretraite, comme Marianne le fait avec son baromètre. Avec 4,7 millions de personnes, cet indicateur inscrit un nouveau record. Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée notre baromètre a grossi de près de 30%, soit un million de personnes. Quand Xavier Bertrand concède des « mauvais chiffres », Martine Aubry, elle préfère parler de « chiffres catastrophiques », tout comme la CFDT. Pour l’heure, le gouvernement compte sur le « contrat de sécurisation professionnelle » ou les contrats de « prépa-apprentissage », deux meurettes qui peineront à contrecarrer cette dynamique. Pas question pour autant de mettre fin à la catastrophique politique de défiscalisation des heures supplémentaires. La dernière pierre encore debout de l’épouvantable Tepa est pourtant aussi coûteuse pour les finances publiques, 4,5 milliards d’euros, que pour l’emploi (toutes ces heures sup sont autant qui ne vont pas vers la création de nouveaux postes), comme l’a encore récemment dénoncé le rapport parlementaire du PS Jean Mallot et de l’UMP Jean-Pierre Gorges.

Et l’avenir n’a rien de rassurant. La dynamique de création d’emplois reste désespérément faible. L’économie marchande n’a créé qu’un peu moins de 59 000 postes au premier trimestre. Il manque toujours 375 200 emplois pour retrouver le niveau de début 2008 d’avant la crise. L’industrie en est la première victime. Sur cette période près de 300 000 postes ont disparu. L’hémorragie est de 330 000 emplois, sur l’ensemble du mandat de Nicolas Sarkozy, qui se veut pourtant le saint patron protecteur de ce secteur. Pour autant l’organisation estime que « la récession laissera des traces durables » sur le marché du travail. Autrement dit, malgré la bonne conjoncture, les créations d’emplois ne seront pas au rendez-vous. En tous cas, leur progression, 146 000 prévus par l’Unedic en 2011 et 168 000 en 2012, ne devrait pas permettre de reconstituer les fameux 375 000 emplois détruits sur les trois dernières années. Dans ces conditions, l’objectif de ramener le taux de chômage officiel en deçà de 9% contre 9,7% en ce mois de juin 2011, comme l’a encore promis Xavier Bertrand, ressemble d’avantage à un vœu pieux.


Emmanuel Lévy - Marianne

 

http://www.marianne2.fr/Le-chomage-explose-surtout-dans-l-industrie_a208856.html

 

Votez pour la démondialisation

28/07/2011 23:39 par rgrs

  • Votez pour la démondialisation

    Votez pour la démondialisation

    28/07/2011 23:39 par rgrs

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4ème de couverture


Vous faites partie de ces millions de Français qui ne vivent que de leur travail ou aimeraient en vivre.
Pour vous, le quotidien de la mondialisation c’est la désindus­trialisation, la précarité, l’appauvrissement et le déclassement, l’explosion des inégalités, la destruction des services publics, la montée de la dette, les délocalisations…

Pour lutter contre ces fléaux, une seule solution : la démondia­lisation, véritable remise à l’endroit d’un système devenu fou.

La démondialisation vous concerne. Car c’est la protection des travailleurs du Nord et du Sud, la préférence pour les salaires et la protection sociale plutôt que les dividendes boursiers. C’est la conversion écologique du système productif et la révolution industrielle verte, le retour des usines en Europe et la reprise en main de notre destinée.

Les primaires de la gauche, les 9 et 16 octobre prochains, sont l’occasion de faire ce choix : alors, votez pour elle !


"VOTEZ POUR LA DEMONDIALISATION" : LE NOUVEAU LIVRE D'ARNAUD MONTEBOURG
 
 
Auteur : Arnaud Montebourg
Préface : Emmanuel Todd
Broché Paru le : 25/05/2011
Editeur : Flammarion
ISBN : 978-2-08-126883-8
EAN : 9782081268838
Nb. de pages : 86 pages
Poids : 93 g
Dimensions : 11,4cm x 18,5cm x 0,8cm
 
 
 
 

Dominique de Villepin : mobiliser toutes les énergies pour le redressement économique de la France

28/07/2011 14:50 par rgrs

  • Dominique de Villepin : mobiliser toutes les énergies pour le redressement économique de la France

    Dominique de Villepin : mobiliser toutes les énergies pour le redressement économique de la France

    28/07/2011 14:50 par rgrs

Propositions de Dominique de Villepin en matière économique :

4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf$5r348g80teko6wf1b59pf0y7h0woy6vl’instauration d’une cogestion à la française pour une véritable participation des salariés aux décisions et aux profits des entreprises, la définition d’objectifs chiffrés sur l’emploi des jeunes dans les entreprises, le renforcement des liens entre les grandes entreprises et les PME, la modernisation de notre politique agricole à travers des choix d’avenir ou encore le développement de l’économie numérique.

Il faut instaurer une logique de participation des salariés à la décision comme aux profits.

  • Une cogestion à la française permettrait d’enclencher une dynamique de dialogue et de solidarité. Un tiers des sièges des conseils d’administration et de surveillance doivent être attribués aux représentants des salariés.
  • Une participation des salariés aux profits de l’entreprise est également nécessaire, en rendant plus contraignants les dispositifs mis en place par la loi de 2006. Des plans d’actionnariat salarié permettront la constitution d’une épargne de long terme encourageant la fidélisation des salariés au sein du groupe.
  • Une régulation de l’écart des salaires dans les entreprises par une négociation obligatoire par branche pour fixer les écarts acceptables entre les 10% de revenus les plus faibles et les 10% les plus élevés.

Il faut mobiliser la jeunesse autour d’un projet d’avenir.

  • L’accent sur l’emploi des jeunes et la lutte contre la précarité doit leur permettre de s’inscrire dans un projet. C’est pourquoi l’emploi des jeunes doit apparaître clairement comme une priorité en s’accordant avec les entreprises sur un taux de jeunes en emploi, en formation ou en alternance au sein des effectifs des entreprises de plus de 500 salariés, avec en cas d’impossibilité d’un accord, le recours à la loi.
  • Le succès, ce sont aussi des essais et des échecs dont on a tiré les leçons. Il faut une logique de deuxième chance pour les jeunes entrepreneurs, par un retour d’expérience et un accompagnement dans le nouveau projet.
  • Le service citoyen doit permettre la constitution d’expériences et l’accompagnement du dynamisme économique, notamment en ouvrant ce service citoyen à l’activité dans des PME françaises à l’étranger, notamment pour la prospection de marchés.

Il faut créer une dynamique de filières entre les différents acteurs : grandes entreprises, PME, banques, pouvoirs publics.

  • La loi doit encourager les regroupements de PME pour leur permettre d’atteindre ensemble une masse critique tout en leur permettant de conserver leur identité propre. Ces structures assureront la mutualisation et le portage de compétences.
  • Les grandes entreprises doivent être encouragées à parrainer et accompagner des PME françaises, dans le cadre de partenariats de développement.
  • Il faut mobiliser l’épargne des Français en assurant un encadrement des pratiques bancaires dans une démarche de service public pour orienter les capitaux vers le financement de l’économie réelle, notamment en mobilisant 10% des flux nouveaux d’encours d’assurance vie, soit 10 milliards d’euros par an pour le financement des PME.

Il faut renforcer l’ensemble de nos atouts

  • Une politique agricole volontariste orientée vers une agriculture de qualité et de sécurité. Le modèle actuel est condamné à moyen terme. Il s’agit dès aujourd’hui d’aider les agriculteurs à faire des choix d’avenir – sur l’usage d’intrants, sur les circuits courts de distribution, sur la possibilité de conversion en bio. Les relations avec la grande distribution doivent prendre en compte des facteurs d’intérêt général plus large, imposant des contraintes sur les achats de la grande distribution. La structuration des filières entre industrie agro-alimentaire et exploitants peut être davantage développée pour devenir un champion mondial de l’alimentation de qualité.
  • Une politique industrielle tournée vers le maintien des activités sur le territoire national, grâce à l’ensemble de l’action menée et l’anticipation des reconversions.
  • Misons sur l’Economie de l’avenir en développant l’économie numérique. Un programme d’infrastructures pour le développement de l’accès au très haut débit, notamment sur projet local, autour de quelques pôles de revitalisation rurale et dans les collectivités d’Outre-mer. Faisons aussi le choix d’un axe de financement spécifique pour l’économie numérique (logiciel notamment) pour favoriser l’émergence de nouvelles capacités dans un domaine où la France a de nombreux atouts reconnus à l’international. Favorisons également le logiciel libre au niveau français. Les services publics doivent ouvrir la voie en se mettant à l’heure de l’Internet mobile.
  • Misons aussi sur l’Economie Sociale et Solidaire en renforçant la structuration et la visibilité de ce secteur d’avenir, notamment en ouvrant les subventions publiques à la recherche à l’innovation sociale et en créant une certification claire.

http://www.gaullisme.fr/2011/07/24/dominique-de-villepin-mobiliser-toutes-les-energies-pour-le-redressement-economique-de-la-france/

Les contribuables français et allemands devront payer

28/07/2011 14:46 par rgrs

  • Les contribuables français et allemands devront payer

    Les contribuables français et allemands devront payer

    28/07/2011 14:46 par rgrs

che_senatLors du sommet de Bruxelles, les 17 se sont entendus sur le fait que ce sont les contribuables allemands et français qui devront payer. Les banques ont réussi à échapper à la taxation. Une boite à outil leur est offerte dans laquelle elles devront puiser pour s’acquitter d’ici 2020 d’une modeste contribution de 135 milliards d’euros. C’est très peu, eu égard aux montagnes de dette qu’il faudra résorber et, de surcroit, c’est aléatoire.

Les missions du Fonds européen de stabilité financière ont été considérablement étendues par le sommet de Bruxelles, mais à ce jour ses moyens restent inchangés. Les fonds mobilisables ne sont pas à la hauteur.

Au total le cap de l’austérité budgétaire est maintenu pour toutes les économies européennes. Les 17 se sont bien gardés de toucher aux prérogatives de la BCE. Celles-ci auraient pu être étendues au rachat partiel de la dette.

Les 17 ont préféré ne pas évoquer la réforme de la Banque centrale, ils ont choisi la voie d’une récession généralisée. Celle-ci ne résoudra pas le problème de l’euro, les décisions du 21 juillet ne permettront que de reculer un peu les échéances inévitables : soit une extension des missions de la Banque centrale, soit l’éclatement de la zone euro.

 

http://www.gaullisme.fr/2011/07/24/les-contribuables-francais-et-allemands-devront-payer/