Souvenez-vous de la très difficile réforme des retraites menée par « l’irréprochable » ministre Eric Woerth : on nous a expliqué longuement qu’il faudrait travailler plus, on nous a expliqué savamment

29/06/2011 20:05 par rgrs

  • Souvenez-vous de la très difficile réforme des retraites menée par « l’irréprochable » ministre Eric Woerth : on nous a expliqué longuement qu’il faudrait travailler plus, on nous a expliqué savamment

    Souvenez-vous de la très difficile réforme des retraites menée par « l’irréprochable » ministre Eric Woerth : on nous a expliqué longuement qu’il faudrait travailler plus, on nous a expliqué savamment

    29/06/2011 20:05 par rgrs

Souvenez-vous de la très difficile réforme des retraites menée par « l’irréprochable » ministre Eric Woerth : on nous a expliqué longuement qu’il faudrait travailler plus, on nous a expliqué savamment qu’il faudrait souffrir plus, mais « que c’était pour le bien collectif », que c’était dans « l’intérêt général des Français ».

De nombreuses femmes vont devoir travailler plus longtemps ? Avoir eu 3 enfants devient un handicap ? Les plus fragiles, ceux qui ont été malades, vont devoir travailler jusqu’à 67 ans ? Et d’ailleurs, quelle espérance de vie pour un ouvrier de 67 ans ?

Tout cela, on nous l’a expliqué : il fallait l’accepter car nous n’avions pas le choix, car il n’y avait plus d’argent dans les caisses et qu’il fallait bien payer les retraites – qu’il fallait même « sauver la retraite par répartition ».

Foutaises ! Mensonge ! Trahison ! En une nuit, le Parlement (PS et UMP main dans la main) ont voté à main levée 17 milliards d’aide à l’Etat grec pour rembourser ses créanciers, sans d’ailleurs aider un seul grec. Or, savez-vous combien nous fera économiser ladite réforme des retraites ? 20 milliards sur 10 ans tout au plus… Soit à peine plus que ce que le gouvernement a débloqué en une nuit sans aucun problème, sachant très bien d’ailleurs qu’il ne retrouverait jamais cet argent. Tous les efforts du peuple français pendant les dix prochaines années dilapidés en une nuit au profit des banques qui avaient imprudemment prêté à la Grèce.

Et l’on prévoit aujourd’hui un nouveau don de plusieurs milliards à l’Etat grec en faillite, certainement pour finir de décharger les créances des banques sur les contribuables français et européens.

A l’heure où l’insécurité s’aggrave et où la chaîne pénale est en panne, je veux simplement rappeler que le budget de la Justice dans notre pays est de 7 milliards d’euros…. Imaginez qu’on aurait pu largement multiplier par deux le budget de la Justice plutôt que d’aider les banques en Grèce ! C’est insoutenable. Imaginez le nombre de juges et de greffiers supplémentaires pour accélérer la vitesse et l’efficacité des tribunaux. Tout cela dilapidé en une nuit.

Au total, la France s’est engagée pour 42 milliards dans les différents plans d’aide à la Grèce, le Portugal et l’Irlande ! C’est tout simplement un montant supérieur au budget de la sécurité, de l’emploi et de la justice réunis. Insoutenable !

La réalité, c’est que le politique a totalement abdiqué face à ces nouveaux « fermiers généraux » qui n’hésitent pas à saigner – mais sans noblesse – les citoyens européens dès lors qu’il faut réparer leurs erreurs. Sans même parler des bonus astronomiques versés à leurs dirigeants (2 milliards d’euros en 2010 pour les banques français, des dizaines pour les banques anglo-saxonnes).

Tout cet argent gaspillé, sans pour autant aider une seule seconde les Grecs.

Ce peuple est en effet aujourd’hui le premier à payer durement le prix de l’abandon par sa classe politique de toute souveraineté au profit d’un monstre supranational – et pour le plus grand bénéfice des marchés financiarisés.

Aujourd’hui, c’est le même bon sens qui pousse les indignés espagnol à rejeter en masse le nouveau « pacte pour l’euro ». Car tous ces citoyens européens ont bien compris que sous couvert de « solidarité » et de « fraternité », c’est bien pour sauver une oligarchie politique et financière qu’ils sont en train de se faire saigner, qu’ils subissent réduction de salaire, chômage et hausse des impôts. Et pour rien d’autre !

Les technocrates de Bruxelles avaient déjà sacrifié la belle idée européenne sur l’autel de leur cupidité. Ils s’apprêtent désormais à sacrifier les peuples dans leur dignité.

Résister à cette logique dévastatrice, anti-démocratique et anti-économique, c’est tout le sens de mon combat pour 2012.

Nous devrons remettre le pouvoir au service des Français, rendre son indépendance à la France et ainsi faire renaître la démocratie dans notre pays.

Nicolas Dupont-Aignan
Président de “Debout la République

http://www.gaullisme.fr/2011/06/24/ps-et-ump-main-dans-la-main/

Martine ne met pas son drapeau européen dans sa poche

29/06/2011 18:35 par rgrs

  • Martine ne met pas son drapeau européen dans sa poche

    Martine ne met pas son drapeau européen dans sa poche

    29/06/2011 18:35 par rgrs

On est ravi à Bruxelles. Mais ailleurs ?

Si l’on a pu voir une nuée de drapeaux tricolores au fort sympathique meeting démondialisateur d’Arnaud Montebourg au théâtre Dejazet, Martine Aubry, elle, a tenu a présenter sa candidature sous le double parrainage du drapeau de la République et du logo publicitaire de la CEE (je sais que ça ne s’appelle plus comme ça, et qu’on est censé dire « l’Union », mais c’est moi qui signe).

Je ne peux pas dire que j’aime beaucoup ce machin bleu et jaune. J’ai recouvert celui qu’on m’a imposé sur ma plaque minéralogique par un autocollant GRD de la Présipauté de Groland, et même quand il fait 35 à l’ombre comme ce lundi, je me réjouis qu’il n’y ait pas un soupçon de vent sur Saint-Germain-des-Prés pour qu’on ne voie pas flotter cette daube étoilée au dessus du théâtre de l’Odéon, que seuls les fans de la page Facebook de Jean Lecanuet doivent appeler par son nom désormais officiel de « Théâtre de l’Europe ».

Tout ça pour dire que je m’étonne que Martine Aubry se soit cru obligée de déférer à ce rituel bruxellois pour sa première danse de prétendante. C’est d’autant plus désagréable pour moi que le cas échéant je voterai pour elle sans l’ombre d’un état d’âme au second tour de 2017, et peut-être même dès le premier. Mais cela risque aussi d’ébouriffer un certain nombre de ses électeurs putatifs, dont la majorité a, contrairement à elle, voté « non » en 2005. Si une seule image vaut mieux qu’un long discours, à quoi bon faire un vrai discours populaire de gauche (ce qu’elle a fait), si c’est pour signifier par visuellement qu’une fois élue, elle fera doublement allégeance: au peuple français, certes, mais aussi à la Commission que présida autrefois son papa ?

Certes, en posant devant le même duo de drapeaux que le chef de l’Etat sur sa photo officielle, elle a pensé se donner une stature de présidentiable. Sauf que cet accouplement héraldique n’a rien de profondément républicain, il est spécifiquement sarkozyste !

Voici la photo officielle du Général (Pas de drapeau du tout, mais il faut croire que ça allait sans dire)

Celle de l’excellent Georges Pompidou (même topo)

Celle de son successeur VGE, pourtant europhile précoce

Celle de François Mitterrand, qui revient au classicisme prégiscardien :

Celle de Jacques Chirac, où le drapeau tricolore fait de la figuration en arrière-plan, mais est dans le film quand même

Et, last but least, la photo officielle de Nicolas Sarkozy, où pour sa première apparition à l’écran, le drapeau européen partage d’emblée la vedette avec le tricolore.

En voulant avoir l’air sérieux, responsable, présidentiable et eurocompatible, Martine Aubry aura donc surtout eu l’air sarkozyste. Ça promet…

Marc Cohen

http://www.causeur.fr/martine-ne-met-pas-son-drapeau-europeen-dans-sa-poche,10444

Il faut transformer l'euro en monnaie commune

29/06/2011 18:32 par rgrs

  • Il faut transformer l'euro en monnaie commune

    Il faut transformer l'euro en monnaie commune

    29/06/2011 18:32 par rgrs

Dans une tribune publiée dans le Figaro, l'économiste Gérard Lafay affirme que la Grèce ne s'en sortira pas sans dévaluation, tout comme le Portugal et l'Espagne. D'où sa proposition : une sortie de l'euro en douceur, permettant de gérer les différences de situation économique des différents pays.

Marianne : Vous écrivez dans le Figaro, avec Jacques Sapir et Philippe Villon, que l'euro est en train de mourir. Mais beaucoup de responsables pro-européens affirment au contraire que l'Europe ne progresse qu'au bord du gouffre. Pour eux, les Cassandre de l'euro ont toujours été démentis par les faits depuis quinze ans...

Gérard Lafay : Il est vrai que l'Europe a déjà surmonté de multiples crises. La solution choisie, jusqu'ici, a toujours été la fuite en avant vers « plus d'Europe ». L'échec du marché unique, qui devait donner davantage de croissance, a servi à justifier la monnaie unique. L'échec de plus en plus évident de celle-ci va servir à justifier un fédéralisme fiscal, déjà proposé par Jean-Claude Trichet. Ce ne serait concevable qu'en violant la volonté populaire, en la qualifiant de « populiste ». Les bureaucrates qui dirigent de facto l'Europe, à Bruxelles, Francfort et Luxembourg, envisagent ainsi de rééditer, en l'amplifiant, le déni de démocratie déjà opéré pour le passage en force du traité de Lisbonne, les référendums étant bannis. Ce n'est pas de cette façon que l'on construira une véritable Europe.   

Pourquoi écrivez-vous que les restructurations de dettes ne suffiront pas à relancer les économies?

Les restructurations de dette peuvent permettre d'effacer tout ou partie des dettes passées, mais elles ne peuvent pas empêcher les dettes extérieures de reprendre de plus belle, car les économies concernées ne sont plus compétitives, en raison des écarts passés d'inflation et de la surévaluation chronique de l'euro. La seule solution est une dévaluation raisonnable en termes réels. Ceci n'empêche pas de lutter efficacement contre l'inflation et d'appliquer des plans réalistes de redressement, aux antipodes de la purge insensée que les bureaucrates prétendent infliger aux malheureux Grecs.   
 
Les partisans du maintien de l'euro tel qu'il est affirment qu'une sortie de l'euro serait une catastrophe pour les pays qui prendraient cette option car elle provoquerait un dévissage de leur monnaie et accroitrait donc brusquement l'endettement public du pays considéré.

Pour les pays qui subissent un déficit extérieur, la sortie de l'euro provoquerait une dépréciation de la monnaie considérée, mais celle-ci serait bénéfique car elle la condition sine qua non d'un retour à la compétitivité. Encore faut-il que cette dépréciation soit réelle, en s'accompagnant d'une lutte contre l'inflation et d'une gestion cohérente de l'économie. Toute dépréciation entraine fatalement un renchérissement des produits importés en dehors de la zone euro, mais cet effet est relativement faible. Pour la France, les importations de biens et services hors de la zone euro représentent 13 % du Produit intérieur Brut. En cas d'une dépréciation de 20 %, l'effet inflationniste serait donc de
13 % x 0,20, soit 2,6 %, à condition de faire accepter par la population cet appauvrissement temporaire. Celui-ci serait largement compensé par les gains de croissance les années suivantes.    
En ce qui concerne l'endettement, la disparition de l'euro ferait que la dette devrait être convertie dans une monnaie commune, moyenne des monnaies nationales équivalente à l'ancien écu. Vis-à-vis de celle-ci, la position d'un franc nouveau resterait grosso modo inchangée : les monnaies des pays du Nord de la zone euro s'apprécieraient, tandis que celles des pays méditerranéens se déprécieraient. Si en revanche l'euro subsistait, la dette publique détenue par les non-résidents (67 % du total) serait réévaluée au prorata de la dépréciation, mais le total ne serait augmenté que de 12 % en cas de dépréciation de 20 %, coût qui serait d'autant plus faible que l'euro aurait baissé auparavant.

Vous prônez un scénario de sortie douce de l'euro ou plutôt de sa transformation en monnaie commune. Pensez-vous qu'il soit possible de faire accepter par les Allemands un divorce à l'amiable ? Dans le cas inverse, pensez vous possible de convaincre les « PIG's » de s'en aller avec la France ?

La position des Allemands est ambiguë. D'un côté, ils ont profité de l'euro en accroissant leurs excédents, au détriment de leurs partenaires de la zone, de près de 100 milliards de dollars entre 2000 et 2008 ; ceci résulte d'une politique délibérée de stagnation des salaires, leur croissance ne provenant que des exportations. De l'autre, ils n'envisagent pas d'opérer d'opérer vers ces partenaires des transferts permanents de revenus, ayant déjà suffisamment payé pour opérer la réunification avec l'ancienne RDA. Il appartient donc au gouvernement français de leur faire comprendre cette contradiction afin d'opérer, de façon concertée, une dissolution inévitable de la zone euro. S'ils ne comprennent pas, la France devra sortir de l'euro avec ce que certains Allemands appellent avec mépris les PIGS, car notre situation, sans être aussi catastrophique que celle de ces pays, est de plus en plus mauvaise.   
 

Que penser de la proposition d'Angela Merckel de faire payer aux banques et compagnies d'assurances une partie de la facture grecque ?

Ce n'est pas une mauvaise idée. Le seul problème est de savoir comment s'y prendre. Elles ne l'accepteront que si les Etats et/ou l'UE leur offrent des garanties. De toute façon, cela ne règlerait pas le problème de la compétitivité grecque, insoluble sans une forte dévaluation.
 
Les partisans de l'Union européenne, notamment Jean-Claude Trichet proposent une sortie par le haut de la crise de la dette, par un pas de plus vers l'Europe fédérale. Pourquoi cela ne vous parait-il pas réaliste ?

En fait, ils y pensent depuis le départ, la mise en place de l'Euro n'étant qu'un prétexte pour aller vers cette Europe fédérale. Quand la fédération s'applique à une nation, une solidarité nationale s'applique très naturellement entre ses régions les plus riches et ses régions les plus pauvres. Les premières fournissent au budget fédéral les ressources fiscales qui permettent de financer les dépenses d'infrastructure et de transfert au bénéfice des secondes. J'explique dans mon dernier essai chez l'Harmattan, « 12 clés pour sortir de la crise » (1), que l'Allemagne l'a fait après la réunification, des länder de l'Ouest vers ceux de l'Est. Or, si je suis favorable à la construction européenne, je pense que les partisans de l'Europe supranationale mettent la charrue avant les boeufs. L'Europe est très loin d'être une seule nation. La construction européenne doit s'appuyer sur l'amitié et le renforcement des nations existantes. En les affaiblissant comme le fait l'euro, facteur majeur de désindustrialisation, on ne fait qu'affaiblir, ipso facto, l'ensemble de l'Europe.

(1) L'harmattan, 13,05 €.


Source : Philippe Cohen - Marianne, 26 Juin 2011

Ces ministres et parlementaires qui s'accrochent à leur logement du parc social de la ville de Paris

29/06/2011 18:28 par rgrs

  • Ces ministres et parlementaires qui s'accrochent à leur logement du parc social de la ville de Paris

    Ces ministres et parlementaires qui s'accrochent à leur logement du parc social de la ville de Paris

    29/06/2011 18:28 par rgrs

Ils sont députés, sénateurs, maires ou anciens ministres, ils disposent de confortables revenus... et d'un logement social à Paris. Une situation " éthiquement intenable" juge Jean-Yves Mano, élu socialiste, adjoint au maire de Paris chargé du logement, alors que la ville reçoit, chaque année 120 000 demandes pour un appartement à loyer modéré du parc de la capitale, dont seulement 10 % obtiennent une réponse favorable.

Un récent rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC)  juge que "le taux de rotation structurellement faible à Paris" est en parti dû à des occupants "'aisés" que "le coût des logements sur le marché privé" incite "à ne pas quitter leur logement social", laissant des demandeurs plus modestes chercher un logement dans le privé. Et parmi ces "aisés", on trouve nombre d'élus.

OPÉRATION "TRANSPARENCE"

En 2008, la mairie de Paris a lancé une opération "transparence" à la suite de la révélation de l'"affaire Bolufer" du nom du directeur de cabinet de la ministre du logement de l'époque, Christine Boutin, qui occupait, boulevard du Port-Royal, un logement de 190 m2 pour un loyer très "social". L'initiative de l'hôtel de ville visait à encourager "députés, sénateurs ou membres du gouvernement" à évacuer le parc social de la ville pour aller se loger dans le privé. Mais tous n'ont pas suivi ce conseil.

Parmi les hommes et femme politiques cramponnés à un logement de la ville de Paris, la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) signale Jean-Pierre Chevènement. L'ancien ministre de l'intérieur et sénateur socialiste dispose d'un appartement de 120 m² dans le 5e arrondissement de Paris pour 1 271 € par mois, et ce malgré les 7 000 euros de revenus pour son seul mandat de parlementaire. Le tarif pour un appartement similaire dans cet arrondissement prisé tourne, dans le parc privé, autour de 3 000 € par mois.

Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres et proche de Ségolène Royal , bénéficie également d'un logement du parc de la RIVP : 108 m² dans le 19e arrondissement, qu'elle paye 1 524 euros par mois, un loyer là encore majoré, à sa demande selon elle, mais qui reste 20 % au-dessous des prix du marché. Son collègue de l'UMP, Alain Cousin, député de la Manche, occupe pour sa part un logement de l'Office public de l'habitat de la capitale, Paris-Habitat.

"Depuis que nous sommes aux affaires, nous avons voulu faire le ménage" assure Pierre Aïdenbaum, président de la RIVP depuis 2008. "Mais il a, encore, à Paris, des personnalités politiques qui n'ont rien à faire dans du logement social" témoigne-t-il. "Nous n'avons pas de levier juridique qui nous permet de retirer un appartement à une personne qui a légalement obtenu un logement conventionné sous prétexte qu'il est élu ou que ses revenus ont grimpé" explique Jean-Yves Mano. "Ils paient un surloyer" poursuit Pierre Aïdenbaum; mais même dans ce cas , la location dans le parc social demeure avantageuse.

L'AFFAIRE BOLUFER

Encouragés par la Mairie de Paris, plusieurs dizaines de parlementaires ont libéré des appartements, d'autres ont choisis de rester. Benoist Apparu, secrétaire d'Etat chargé du logement, occupait un logement social alors qu'il était député de la Marne. Il en a discrètement rendu les clefs lorsque l'affaire Bolufer a éclaté. Ce n'est pas le cas de son ex-collègue Fadela Amara ; l'ancienne secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville a conservé un logement social lors de son passage au gouvernement. Un petit appartement du 13e arrondissement (50 m², pour 525 euros par mois)  qu'elle cumulait avec un logement de fonction de 120m2 dans le 7e arrondissement. Elle est aujourd'hui nommée Inspectrice générale des affaires sociales (Igas) mais conserve le logement de la RIVP.

Brigitte Kuster, élue UMP du 17e arrondissement, occupait également un logement de la ville de Paris jusqu'en 2008. Elle a rendu cet appartement pour occuper un logement privé lorsqu'elle a été élue maire d'arrondissement. Un mandat qui lui assure 4 808 euros de revenus ainsi que 1 208 euros de frais de représentation. Un choix que n'a pas partagé Michèle Bluemental, retraitée de l'éducation nationale et maire socialiste du 12e arrondissement depuis 2001, qui occupe toujours, avec son seul mari, un appartement familial de 70 m2, situé à un jet de pierre de sa mairie.

MINISTRES, PARLEMENTAIRES EN LOGEMENT SOCIAL

Le premier adjoint de Michèle Bluemental, Alexis Corbière, élu front de gauche, est également locataire d'un appartement de la RIVP. Il explique occuper un logement de la ville du fait de la précarité de son statut d'élu et du prix de l'immobilier parisien. "Aujourd'hui je reçois de la ville 4 000 euros par mois, mais mon mandat sera-t-il renouvelé en 2014 ? Ma famille et moi aurons alors toujours besoin d'un toit."

Une explication proche de celle fournie par l'UMP Jean-Jacques Gianesinni, élu au conseil de Paris du 19e et locataire d'un appartement de la ville dans le quartier de la Porte de Pantin : "Je n'ai pas le choix, les prix exorbitants des logements parisiens m'empêchent de faire autrement. J'ai obtenu cet appartement dans les années 1990 alors que j'étais chômeur (il est aujourd'hui collaborateur de Chantal Jouanno au ministère des sports) ; je n'ai pas l'impression de voler quoi que ce soit", déclare-t-il.

Les plafonds de revenus, pour être éligible à un logement social à Paris, se situent, pour un couple, entre  19 614 euros et 42 962 euros selon la catégorie de logement . Néanmoins, du côté de la mairie de Paris, on estime qu'il est nécessaire de ne pas faire d'amalgame entre ancien-ministres, ministres, parlementaires, d'un côté, et élus locaux dont les revenus sont jusqu'à cinq fois inférieurs.

D'autant plus que la chasse aux parlementaires ne serait maintenant que la partie immergée du scandale. "Plusieurs personnalités, au plus haut-niveau de l'Etat, ont obtenu et conservent un logement conventionné", souligne Jean-Yves Mano.

Eric Nunès - lemonde.fr - 25 Juin 2011

Photo : http://www.lefigaro.fr/immobilier/2010/03/24/05002-20100324ARTFIG00701-appartement-de-tron-legal-mais-scandaleux-.php

http://blogrepublicain.hautetfort.com/

Aubry propose d’endormir les Français

29/06/2011 18:23 par rgrs

  • Aubry propose d’endormir les Français

    Aubry propose d’endormir les Français

    29/06/2011 18:23 par rgrs

Ce matin, Martine Aubry, maire de Lille, a déclaré sa candidature à la Présidentielle via le processus de la primaire du PS. Outre le fait que l’exercice se limite à choisir une tête d’affiche qui servira de ventriloque pour réciter un programme déjà ficelé et ratifié par une minorité de militants, l’exercice n’avait rien de tonitruant.

A chaud, comparé aux déclarations de candidature de Ségolène Royal ou de François Hollande, j’ai trouvé que c’était mou et que son discours manquait vraiment d’élan et de talent. Ca n’avait pas de rythme et enfilait les lieux communs. Tout à jeter, rien à garder. Si ses supporters veulent qu’elle soit désignée par les militants et des sympathisants PS naïvement attirés par la nouveauté, il lui faut d’urgence une plume qui sache écrire car elle donne vraiment l’impression d’y aller à reculons et nous a servi quelque chose de saoulant, de dépassé et d’un ennui abyssal qui ferait passer Lionel Jospin et François Fillon pour des comiques troupiers.

La langue de bois et les mots creux ne cadrent pas avec l’espoir d’un souffle nouveau. A cet état de fait, certains opposent des éléments de langage voulant faire de Martine Aubry une Angela Merkel à la Française, c’est-à-dire un style d’élocution monotone, une apparence modeste et de la discrétion. Il ne faut donc pas attendre d’elle lyrisme ou flamboyance mais de l’ennui et du spleen … On peut aussi préciser qu’Angela Merkel est de droite et n’a pas été élue Chancelière directement par les Allemands …

Au chapitre du graphisme, le logo d’Arnaud Montebourg est largement plus réussi que celui de Martine Aubry qui a tout d’un assemblage improbable.

Sur twitter, le mot « Aubry » a enregistré environ 2 200 mentions entre 11h et 13h et le « direct » aurait été suivi par 12 000 personnes …

Il ne faut pas oublier dans quelles conditions Martine Aubry a conquis le poste de première secrétaire du PS ; et dès lors, on peut nourrir les plus fortes inquiétudes sur la régularité de la procédure de consultation des militants et sympathisants PS. Les autres candidats devront ouvrir l’oeil.

Le griffon

http://griffonlyonnais.wordpress.com/

Paso Doble n°209 : … puni par là où il a péché

29/06/2011 18:18 par rgrs

  • Paso Doble n°209 : … puni par là où il a péché

    Paso Doble n°209 : … puni par là où il a péché

    29/06/2011 18:18 par rgrs

Etonnante journée où l'on a assisté à l'envol de deux femmes vers leur nouveau destin : Christine Lagarde au FMI, Martine Aubry vers l'Elysée. Ce qu'il y a d'extraordinaire, c'est que cette "journée de la femme", on la doit à un homme qui a justement trébuché sur une réputation de séducteur empressé, Dominique Strauss-Kahn. Ni Christine Lagarde, ni Martine Aubry ne seraient là où elles sont si subitement l'homme n'avait pas libéré d'un même coup un poste très convoité à Washington et une position de favori dans les sondages. 

Là est le sens du titre de ce billet : DSK hésitait entre l'Elysée et Washington, il aura perdu l'un et l'autre. Quand on se prend pour Apollo, on finit comme Challenger

Sur un plan politique, Nicolas Sarkozy réalise une double affaire : premièrement, il réussit le tour de force, après un scandale retentissant, de mettre une Française à la place de DSK, et ceci malgré l'affaire Tapie. Deuxièmement, il perd certes un faux-challenger mais gagne à la place une primaire sanglante qui pourrait se transformer en machine à perdre pour Hollande et Aubry.

Cette affaire de primaires est en effet un huis-clos générationnel pour 2 femmes et 1 homme qui savent que 2012 est probablement leur dernière chance avant la retraite s'ils veulent gravir la dernière marche du pouvoir. Ils ne se feront pas de cadeau. 

Un homme, deux femmes, mais cette fois-ci un seul poste. L'inconnu, c'est l'attitude de Ségolène Royal : si elle est donnée 3ème, penchera-t-elle pour l'ex-mari qu'elle exècre ou pour l'ex-dame de fer qui lui a ravi frauduleusement le parti et qu'elle déteste ? Que Ségolène se souvienne du spectre de DSK et de la phrase de Churchill – Vous aviez le choix entre l'humiliation ou la guerre, vous avez choisi l'humiliation et vous aurez la guerre…

Toréador |

Photo : http://www.liberation.fr/politiques/0101553741-listes-ps-aux-europeennes-royal-a-la-rescousse-d-aubry

http://www.toreador.fr/

Le grand complot se trame sous nos yeux

29/06/2011 18:10 par rgrs

  • Le grand complot se trame sous nos yeux

    Le grand complot se trame sous nos yeux

    29/06/2011 18:10 par rgrs

La conspiration des « élites » mondialisées contre la démocratie n’est pas vraiment un secret. Mais alors, peut-on encore parler de conspiration ? Si des malfaiteurs agissent au grand jour, en quoi méritent-ils le nom de comploteurs ? Tel est le problème que cet article, suite d’un texte paru récemment sur AgoraVox, vise à résoudre.

Une stratégie plus discrète que secrète

 

 

Dans un précédent article – dont ce texte constitue un complément – j’ai distingué deux types de complots : les « petits », ceux qui visent à une action ponctuelle (coup d’État ou attentats, par exemple), et le grand complot ourdi par l’oligarchie mondiale depuis trente ou quarante ans. Le premier type de complot peut rester parfaitement secret – au moins tant qu’il n’a pas atteint son but. Avant qu’un coup d’État n’ait lieu, la plupart du temps, les comploteurs gardent leurs projets soigneusement cachés. La moindre fuite pourrait leur être fatale. Mais qu’en est-il d’un complot qui concerne le monde entier et dont la réalisation s’étale sur plusieurs décennies ? Il est évident qu’un tel complot ne peut rester entièrement caché. Tôt ou tard, une partie au moins du projet doit s’étaler au grand jour, puisqu'il commence à se réaliser. De plus, un objectif d’une telle ampleur – détruire la démocratie ou ce qu’il en reste – ne saurait être mené par une petite poignée de malfaiteurs. Pour être réalisé, il nécessite la collaboration de nombreux complices. Par exemple, la destruction systématique des services publics – en France comme ailleurs – ne peut être mise en œuvre par les seuls membres d’un gouvernement : elle doit être accomplie, au jour le jour, par des fonctionnaires zélés. De plus, une telle destruction finit tôt ou tard par être connue du grand public, puisqu’elle concerne précisément les services publics.

 

 

Peut-on alors parler de conspiration, puisqu’on n’a pas affaire à une petite poignée de malfaiteurs qui se réunissent dans le plus grand secret, mais à un plan qui se dévoile progressivement, et qui est mis en œuvre par un grand nombre d’acteurs ? Oui, car ce plan, au départ, est élaboré dans le secret, ou du moins dans une extrême discrétion. Les exemples ne manquent pas d’institutions politiques extrêmement opaques. L’Union européenne, pour ne parler que d’elle, est dirigée par des chefs d’État et de gouvernement dont les réunions se déroulent dans le plus grand secret. Les décisions de ces dirigeants sont mises en œuvre par la Commission européenne, un organisme non élu et pas vraiment transparent. Quant au Parlement européen, son rôle est encore très limité, puisqu’il n’a pas l’initiative des lois. De plus, son fonctionnement est peu démocratique à cause des connivences existant entre des groupes parlementaires en principe opposés ou entre les parlementaires et les lobbys. L’Union européenne est un cas d’école, mais son fonctionnement n’est pas très différent, si on y regarde bien, de la plupart des États « démocratiques » ou des institutions internationales.

 

 

Et ce qui vaut pour les oligarchies politiques vaut également pour les grandes entreprises et pour les grands médias. D’ailleurs, il y a des liens étroits entre ces trois mondes. J’ai déjà fait allusion, en parlant des lobbys bruxellois, à la connivence entre politiciens et hommes d’affaires. De multiples exemples illustrent cette connivence : le dîner de Nicolas Sarkozy au Fouquet’s, le soir de son élection, le pantouflage d’hommes politiques (Schröder, par exemple) dans des conseils d’administration de multinationales, les honoraires astronomiques offerts par de grandes entreprises à d’anciens chefs d’État (Clinton, G.W. Bush…) en échange de conférences, la désignation d’hommes d’affaire à des postes politiques clés (Dick Cheney, Henry Paulson, etc.). Quant aux liens entre la politique et les grands médias, ils sont bien connus. On pourra se référer, entre autres, aux films de Pierre Carles relatifs à ce sujet.

 

 

Récemment, l’affaire Strauss-Kahn nous en a fourni un exemple frappant : l’ancien directeur du FMI, fin avril, a annoncé aux rédactions de Marianne, de Libération et du Nouvel Observateur son intention de se présenter aux primaires du PS, et il leur a demandé de taire cette information. Même si cette nouvelle n’était pas très surprenante, les journalistes en question auraient pu faire consciencieusement leur travail en informant leurs lecteurs. Ils n’en ont rien fait, par égards pour leur vieux copain Dominique. C’est seulement lorsque ce dernier a vu sa carrière politique pour le moins compromise qu’ils ont lâché l’information (Source : Acrimed).[1]

 

 

Ainsi, les oligarchies ont toujours un temps d’avance sur le grand public. C’est d’ailleurs ce que concédait Alain Cotta, économiste et ancien membre de la Commission Trilatérale. Dans une interview donnée à Radio Notre Dame, il minimisait le rôle de ce club. Selon lui, il s’agit moins d’un organe de décision que d’un lieu de rencontre entre gens bien informés, et grâce auquel il est possible d’avoir des renseignements un mois, voire six mois avant le commun des mortels. Mais quand on se souvient que gouverner c’est prévoir, et que savoir, c’est pouvoir, on voit bien l’intérêt que peut avoir ce genre de clubs. Parce qu’ils se communiquent mutuellement leurs projets, les oligarques peuvent agir de façon cohérente, contre la foule des citoyens ordinaires qui peinent à s’organiser.

 

 

Comme on le voit, l’oligarchie agit dans l’ombre. Ses manœuvres sont discrètes, à défaut d’être totalement cachées. Et elles le sont d’autant plus qu’elles sont dissimulées par une continuelle propagande.

 

 

Le rôle de la propagande

 

 

Même si le mot est récent, la chose est sans doute aussi vieille que la politique. Ceux qui dirigent (hommes d’État, mais aussi grands patrons et médiacrates) ont tout intérêt à cacher leurs véritables intentions – qui vont souvent contre l’intérêt général – sous des paroles lénifiantes. Parfois, la propagande est purement et simplement mensongère. C’est ainsi que nos gouvernants prétendent depuis des années « sauver le système social français » ou « sauver le système de retraite par répartition » alors qu’ils détruisent la sécurité sociale pour le plus grand bonheur des assureurs privés.

 

 

Mais la propagande est généralement plus subtile. Les hommes politiques, pour se dédouaner de leurs responsabilités, se défaussent sur des facteurs apparemment impersonnels : la mondialisation, l’Union européenne… C’est ainsi qu’ils vont justifier, par exemple, une concurrence très dure sur le marché du travail avec et toutes les conséquences sociales qu’on peut imaginer : gel ou baisse des salaires, licenciements, multiplication des emplois précaires, accroissement de la pénibilité du travail, délocalisations, etc.[2]

 

 

Cette propagande n’est pas entièrement fausse : un gouvernement a effectivement une marge de manœuvre limitée, à cause de l’interdépendance économique et juridique des États. Mais elle n’en est pas moins mensongère, parce qu’elle tend à présenter la mondialisation et la construction européenne comme des phénomènes naturels, contre lesquels on ne pourrait rien faire. Or, il s’agit bien de processus politiques, fruits de décisions humaines. L’Union européenne, par exemple, est pilotée par des chefs d’État et de gouvernements. Ce sont eux qui décident des grandes orientations de l’Union, nomment les membres de la commission européenne et préparent de généreux « plans de sauvetage » pour la Grèce.

 

 

En somme, il n’est pas absurde de parler de complot mondial contre la démocratie et la justice sociale. Car même si les projets de l’oligarchie ne sont pas vraiment cachés – pour qui prend le temps de s’informer en profondeur – ils sont généreusement recouverts d’une grosse couche de propagande, avec la complicité de médias complaisants.

 

 

Le rasoir d’Occam

 

 

Pour terminer cet article, j’aimerais répondre à une objection qu’on pourrait faire à ma « théorie du complot » : ne serait-il pas plus simple de recourir à d’autres explications ? Pourquoi imaginer des conspirations alors qu’on peut mettre en avant des causes bien visibles et bien réelles ? Bref, ne faudrait-il pas appliquer ici le « rasoir d’Occam » ? Le « rasoir d’Occam » - du nom d’un célèbre théologien anglais du 14ème siècle – est un principe scientifique et philosophique selon lequel une théorie ne doit pas multiplier les entités sans nécessité. Entre deux théories qui expliquent les mêmes phénomènes, il vaut mieux choisir la plus simple, celle qui fait intervenir le plus petit nombre de facteurs. Or, il semble bien que l’idée d’un complot de l’oligarchie contre la démocratie conduise à des complications inutiles. Si on admet que l’oligarchie se disperse dans plusieurs organisations politiques (FMI, OMC, Banque mondiale, Union européenne, OCDE….) ou clubs de réflexion (Le Siècle, la Commission Trilatérale, le groupe Bilderberg), alors il n’y a pas un grand complot mondial, mais – dans le pire des cas – une multitude de petits complots. Et si on considère que tous ces petits complots sont coordonnés par une entité malfaisante (au hasard : les juifs, les francs-maçons, les « judéo-maçons »….), on se heurte à de nouvelles complications.[3]

 

 

Ne serait-il pas plus simple d’expliquer l’apparente coordination des « élites » mondiales par le fait qu’elles ont des intérêts en commun ? Dans un célèbre documentaire – Manufacturing Consent : Noam Chomsky and the Media, de Mark Achbar et Peter Wintonick – Chomsky explique qu’il n’y a pas besoin d’imaginer des réunions secrètes entre des membres du gouvernement et des rédacteurs en chef de journaux, ou entre ces rédacteurs en chef et les patrons des multinationales. En réalité, ces trois pouvoirs – politique, économique et médiatique – n’en font qu’un. Les politiciens, les hommes d’affaire et les patrons de presse n’ont pas besoin de comploter parce qu’ils sont déjà d’accord sur l’essentiel, parce qu’ils poursuivent les mêmes intérêts et s’épanouissent à la faveur d’un même système économico-politique. Ce sont les mêmes « élites » qui dirigent les États, les grandes multinationales et les grands médias. D’ailleurs, les grands médias eux-mêmes font partie de puissants conglomérats. Loin de constituer, un « quatrième pouvoir », ils renforcent donc l’ordre établi.

 

 

Cette analyse est loin d’être fausse. Effectivement, il n’est nul besoin de faire intervenir un quelconque complot pour expliquer que les puissants de ce monde partagent les mêmes orientations économiques et – avec des variantes plus ou moins importantes – la même idéologie politique. Sur ce point, Chomsky a parfaitement raison, et il est d’ailleurs étrange qu’on lui ait souvent reproché de verser dans « la théorie du complot » alors qu’il dit tout autre chose (cf. à ce sujet cette analyse de l’association Acrimed). Cependant, cela ne prouve en aucune manière l’inexistence de tout complot de la part de l’oligarchie mondiale. Parler de convergence d’intérêts est judicieux, mais se contenter de cette explication reviendrait à nier un certain nombre de faits. Comme je l’ai rappelé plus haut, il est de notoriété publique que le fonctionnement de certaines institutions politiques est extrêmement opaque et peu démocratique. On sait également que des politiciens, hommes d’affaire, intellectuels et journalistes influents se réunissent régulièrement dans des clubs, et que le contenu de leurs discussions est absolument secret. Même si tous ces oligarques partagent à peu près les mêmes objectifs et la même manière de voir le monde, ils ont besoin de se voir en toute discrétion pour échanger des informations et – au moins dans le cadre des institutions politiques – pour élaborer des stratégies communes.

 

 

Toutes ces réunions sont autant de petits complots contre la démocratie et la justice sociale. C’est cela que j’ai appelé le « grand complot » : il ne s’agit pas d’une réunion ponctuelle chapeautée par une organisation unique (la « juiverie mondiale », « la » franc-maçonnerie…) mais d’un ensemble de réunions secrètes ou très discrètes qui vont toutes dans le même sens : diminution des libertés publiques, disparition du débat démocratique, privatisation des services publics et des systèmes de sécurité sociale, libre échange généralisé (avec tout de même des exceptions, mais toujours en faveur des plus puissantes multinationales), liberté absolue pour les mouvement de capitaux et pour le petit monde de la finance…. Et ce qui fait l’unité de tous ces comploteurs, ce n’est pas seulement qu’ils ont des intérêts en commun : c’est aussi qu’ils sont peu nombreux et peuvent facilement se rencontrer (notamment dans les fameux clubs Bilderberg et autres), sympathiser, fraterniser. Comme dans la noblesse d’Ancien Régime, des liens d’amitié et des alliances matrimoniales achèvent de souder cette aristocratie bourgeoise. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait aucune rivalité entre les puissances (Chine et les Etats-Unis, par exemple) ou à l’intérieur d’un même pays. Mais – là encore, comme dans la noblesse d’Ancien Régime – les oligarques sont tous unis contre les masses qu’elles ont la gentillesse de gouverner.

 


J. Grau

[1] Ce petit détail permet un peu mieux de comprendre, a posteriori, l’intense campagne médiatique en faveur de Dominique Strauss-Kahn, considéré naguère comme le seul homme politique capable de sauver la gauche, voire de sauver la France…

 

 

[2] À titre d’illustration, voici un extrait d’un article de Libération du 14 septembre 1999, à l’époque où une entreprise florissante, Michelin, licenciait joyeusement ses salariés pour complaire à ses actionnaires :

« À la question des licenciements, Lionel Jospin préfère apporter une réponse plus générale, qui met en avant son bilan. « Ce qui se passe chez Michelin ne doit pas nous faire oublier la tendance », notamment la baisse régulière des licenciements économiques depuis deux ans, a-t-il souligné. Pour les huit premiers mois de l'année 1999, le recul atteint 13%. Dès lors, pas question, pour le Premier ministre, de respecter l'une des promesses faites en mai 1997 répétée dans son discours de politique générale : le réexamen de la législation en matière de licenciement économique, que les communistes ont réclamé ce week-end encore lors de la fête de l'Humanité. Réponse très blairiste de Jospin : « Je ne crois pas qu'on puisse administrer désormais l'économie. Ce n'est pas par la loi, les textes, qu'on régule l'économie. » Un peu plus loin, il a ajouté cette profession de foi : « Tout

le monde admet le marché. » » Quand on lit ou relit ces belles paroles, on ne s’étonne guère que l’ancien trotskyste Lionel Jospin fasse partie du club Le Siècle.

 


[3] Supposons, par exemple, qu’il y ait un complot juif pour dominer le monde. Cette théorie, apparemment simple, entraîne des complications inextricables (ce qui est souvent le cas de théories simplistes). Tout d’abord, elle ne permet pas de comprendre le fait que les juifs soient si divisés entre eux. Sur le plan des idées politiques, rien n’est plus différent d’un juif qu’un autre juif. On en trouve dans tous les partis et dans tous les grands journaux, de l’extrême gauche à l’extrême droite. On pourrait évidemment dire – et certains antisémites ne s’en sont pas privés – que ces juifs jouent un double jeu, et qu’ils font semblant de s’opposer pour mieux cacher leur entente. Mais cette « explication » oublie une chose : c’est que l’excès de subtilité s’apparente à de la bêtise. Certains juifs dénoncent la politique d’Israël et les lobbies juifs qui soutiennent cette politique. Font-ils aussi partie du complot ? S’attaquent-ils aux ultra-sionistes (voire aux sionistes tout court) pour mieux défendre Israël ? Si c’est le cas, ils sont vraiment stupides ! Du coup, le « complot juif » – en admettant qu’il existe – paraît voué à l’échec… Autant admettre qu’il n’est qu’une fiction antisémite – ce qui ne veut pas dire, bien entendu, qu’il n’existe pas de lobbys juifs, dont les objectifs peuvent d’ailleurs diverger.

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-grand-complot-se-trame-sous-nos-96665

 

 

Mélenchon, le maréchalisme, et nous.

29/06/2011 15:51 par rgrs

  • Mélenchon, le maréchalisme, et nous.

    Mélenchon, le maréchalisme, et nous.

    29/06/2011 15:51 par rgrs

Les partis umpsetc. n'ont rien à dire sur le fond quand bien même un certain se targue d'avoir un programme. Alors ils amusent le peuple sur la forme.

Voici qu'ils se déchirent sur les modalités des primaires voulues par le parti socialiste. Et de s'envoyer des anathèmes de bas étages, indignes d'un ministre de l'Intérieur qui serait mieux à sa place au ministère de la marine et des répondants du PS lesquels doivent bien se rendre compte que l'observation sorties des urnes existe lors de toutes les élections. Il semblait à l'auteur de ces lignes que les élections présidentielles étaient, pour paraphraser le père de la 5è République, la rencontre entre un homme (une femme), avec le peuple. Cette rencontre est aujourd'hui parasitée par des sélections dans les haras des factieux lesquels, nous redonnerons la liste le moment venu, ont voté majoritairement la forfaiture du traité de Lisbonne.

Voici qu'ils se déchirent aussi, par l'entremise d'exocets bien placés. Cela vient d'être le cas à l'Assemblée nationale, où le mariage gay a fait l'objet d'une proposition de loi.

C'est le cas de la légalisation du cannabis proposée par un ex ministre de l'intérieur, Daniel Vaillant. Cet esthète de la fumette se distinguât, quand il exerçait place Beauvau, par la négation absolue des problèmes liés à l'insécurité! L'histoire infligeât aux siens la plus cuisante des réponses le 21 avril 2002.

Et Jean-François Copé de suer sang et eau sur un tract dont nous attendons les délices de la prose!

Les partis soit disant hors système umpsécoloetc. sont-ils pour autant crédibles?

La réponse est dans la question lorsque l'on voit une madame Le Pen, plus poissarde que jamais, s'étouffer dans sa nullité économique et sociale lors du débat télévisé sur France2 cette semaine. On regrettera cependant, la toute aussi nullité d'un Laurent Joffrin toujours aussi libéral-libertaire-Libération et de madame Fourrest, anti-islamiste autoproclamée qui n'a du son salut qu'aux ahanements de celle qui a repris le bâton de maréchal du FN.

Aujourd'hui dimanche 26 juin, sur les ondes d'Europe1, pour Jean-Luc Mélenchon, candidat désigné à la présidence de la République, au titre du Front de gauche, par le politburo de la place du colonel Fabien, la sortie de l'euro, c'est "maréchaliste".

Les "maréchalistes" que nous sommes apprécions la portée de la bêtise de celui qui aspire aux suffrages des citoyens de ce pays. Citoyens issus des Lumières, le candidat tout neuf devrait s'en souvenir et nous nous en souviendrons. Nous osons espérer que les vrais communistes républicains, avec lesquels nous-nous sommes tant de fois retrouvés sur le plan des luttes sociales mais également sur le plan des idées, sauront en tirer les conséquences.

Pendant ce temps, la Grèce crève. Pendant ce temps les peuples crèvent. Mais il n'y a rien à l'horizon. Terra nova pourra toujours proposer le peuple de substitution au PS, le président de l'arépublique faire le beau auprès de l'Empereur et pérorer du haut des marches d'escalier de Bruxelles en tapant dans le dos de la chancelière.

Rendormez-vous peuple de France! Circulez! Il n'y a rien à voir.

 Voltaire République

http://voltaire.republique.over-blog.com/article-melenchon-le-marechalisme-et-nous-77831285.html 

Quand Borloo, Morin, Arthuis veulent reformer la défunte UDF

29/06/2011 15:41 par rgrs

  • Quand Borloo, Morin, Arthuis veulent reformer la défunte UDF

    Quand Borloo, Morin, Arthuis veulent reformer la défunte UDF

    29/06/2011 15:41 par rgrs

Depuis ces derniers mois, et alors que Nicolas Sarkozy tente de stopper le processus de désagrégation, de sa majorité et de l'UMP, les centres se réorganisent, l'objectif étant de se regrouper - Modem, Nouveau Centre, Parti radical valoisien -, pour faire renaître l'ex-UDF. L'UDF était originellement, le titre d'un ouvrage de VGE, quand il était à l'Elysée, dans les années 1970. C'était toute l'ambition d'un Centre regroupé, qui devait rassembler deux Français sur trois, toute une classe moyenne issue du développement économique des Trente Glorieuses, et de réduction partielle des inégalités sociales. C'était l'intuition géniale de Giscard, de cibler cet électorat et d'en faire un parti, sous étiquette centriste, libéral, européen et décentralisateur. Giscard menait une politique droitière en économie et conservatrice, mais de gauche et libérale sur les moeurs, soit l'opposé du gaullisme étatiste, colbertiste. Sur fond de crise de 1977 et 79, mais aussi à cause de sa politique sociétale trop marquée à gauche, Giscard a perdu face à Mitterrand en 81…

Mais Jacques Chirac, ancien premier ministre, démissionnaire de Giscard, a fondé le RPR et s'est lancé à l'assaut de la mairie de Paris, en 1979. Après la victoire socialiste aux présidentielles, le RPR devient progressivement le principal parti d'opposition, marginalisant l'UDF, dont il adopte le libéralisme et l'européisme s'attirant son électorat, jusqu'à la cohabitation de 1986, avec Chirac comme premier ministre. Ce fut une victoire totale, dont l'UDF est morte. En 2002, à la naissance du grand parti majoritaire de la droite, François Bayrou a déclaré : “Quand on pense tous la même chose, c'est que l'on ne pense plus rien”. Mais il condamnait ainsi sa propre famille politique, qu'il a torpillé lui-même, les années qui suivirent. Mais voilà maintenant, que Borloo, Arthuis souhaitent réinventer le centre, face à un UMP et un Sarkozy, qui se droitiserait. Mais c'est seulement un mirage, une illusion d'optique. Sarkozy et Copé ne se droitisent pas vraiment.

Comme dans les années 80, quand le programme du RPR était le frère jumeau de celui du Front national, en matière de politique intérieure, avec Pasqua à la place Bauveau. Au mieux, Borloo peut gêner Bayrou et Hollande, rendant d'ailleurs service à Sarkozy électoralement. Ce ne sont que petits réajustements d'apparence et calculs d'apothicaire. Les trente piteuses ont succédé aux trente glorieuses, d'où des leçons sociologiques. La classe moyenne est affaiblie, “morcelée aux deux bouts”. Une partie importante de la classe moyenne est hantée par la terreur du déclassement social, une frange vote UMP, annihilée aux classes dirigeantes, et une portion est en voie de prolétarisation. Les électeurs de l'ex-UDF sont disséminés entre le PS, verts, UMP, centre-droit… A savoir un électorat urbain, diplômé et versatile, qui peut passer rapidement sur simple prestation, d'un candidat à un autre.

D'ailleurs, la problématique est profonde, car ce déclassement de la classe moyenne est la cause d'une crise d'angoisse eixstentielle,  à l'échelle nationale. Cet électorat est ainsi dissémina, affaibli, versatile, au mieux une petite force d'appoint pour Borloo.

                                                                                                                                                                     J. D.

http://llanterne.unblog.fr/

Ségolène Royal et l'idéal socialiste

29/06/2011 15:37 par rgrs

  • Ségolène Royal et l'idéal socialiste

    Ségolène Royal et l'idéal socialiste

    29/06/2011 15:37 par rgrs

"L'idéal socialiste" existe-t-il encore en France et si oui en quoi consiste-t-il ? C'est probablement en répondant à cette question de fond que la Présidente de Région peut espérer engager un rebond bien aléatoire désormais.

Le mot socialiste a disparu de la quasi-totalité des démocraties comparables à la France. Il a été supplanté par le mot "social démocrate".

Pourquoi la France reste-t-elle attachée à ce symbole et que recouvre-t-il précisément ?

Au moment où Hollande et Aubry fond la course largement en tête, c'est probablement la question de fond que se posent les électeurs à la primaire du PS.

En cas d'échec, il est d'ailleurs pas évident que le PS résisterait.

Par conséquent, il serait judicieux de définir ce que le mot peut signifier en cas de victoire.

Désormais distancée, donc contrainte à tous les risques pour rebondir, il serait intéressant d'entendre Ségolène Royal sur ce sujet majeur.

http://exprimeo.fr/article/6971/segolene-royal-et-l-ideal-socialiste.htm