Déficit américain : une Grèce par mois !
29/06/2011 15:29 par rgrs
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Déficit américain : une Grèce par mois !
29/06/2011 15:29 par rgrs
Alors que tous les regards se tournent vers la Grèce et les 120 milliards qu'il lui faudra en 2014 pour faire face au défaut de payement, Flore Vasseur rappelle que c'est exactement la somme dont les Etats-Unis - qui ont perdu 6,6 milliards de dollars en Irak - auraient besoin chaque mois pour combler leur propre déficit.
C'est cette semaine que le Parlement Grec doit voter son nouveau plan d’austérité, déclenchant alors le déblocage de la cinquième tranche du plan de sauvetage par la Troïka, soit 12 milliards de dollars. Toute cette semaine, on va nous revendre la soupe de ce vilain petit canard de l’Europe, ce nain de 2% de l’économie mondiale qui menace à lui tout seul, l’ensemble du si vertueux système financier mondial. Si les chiffres sont effrayants, ils ne viennent pourtant pas de Grèce, ni même d’Europe. La Grèce, c’est un amuse-bouche pour anorexique, par rapport à ce qui nous attend. Ou plus exactement, c’est un trompe l’œil : quand la Grèce a besoin de 120 milliards en 2014 pour éviter le défaut de paiement, les Etats-Unis auront besoin, à partir d’août - et sur la base des projections du déficit fédéral actuel - de ce montant -120 milliards donc – mais CHAQUE MOIS !
La semaine dernière, Nouriel Roubini, le Monsieur catastophe des Subprimes et Georges Soros ce dimanche jugent inévitable la sortie de certains pays de l’Euro, voire l’implosion de l’Union monétaire. « Il n’y a pas de plan B. C’est pour cela que les autorités s’accrochent au statu quo et insistent pour préserver les accords existants plutôt que de reconnaître leurs défaillances » déclare le grand manitou de la finance internationale, celui-là même qui fit fortune en spéculant contre la livre en 1992. Mais de qui précisément parle-t-il : de la Grèce, de l’Europe, ou de son pays, les USA ? Car de fait, c’est la question, la vraie : d’où vont sortir les 120 milliards mensuels dont l’Amérique a besoin quand la Chine n’achète plus de dette américaine depuis février dernier, que la FED est en faillite et que le pays a atteint son plafond de dette. Aux Etats-Unis, l’argent n’est pas seulement roi. Il n’a plus aucune valeur.
C’est ce que m’inspire cette histoire ubuesque de dollars, 6.6 milliards pour être précise, évaporés sous le soleil de Bagdad entre 2003 et 2005. C’est le Los Angeles Times qui racontait ce week-end l’événement. Nous sommes en 2003. George W Bush veut réussir sa guerre en Irak. Il envoie hommes, armes et beaucoup, beaucoup d’argent. C’est comme tout, pense-t-il, la paix s’achète. Bush veut remettre les ministères au travail et convaincre les élites locales que la vie post Saddam Hussein a du bon.
Il débloque 6.6 milliards en coupure de 100, tout droit sortis des coffres de la FED de NY dans le New Jersey. Stockés par palette comme de vulgaires pot de beurre de cacahuètes, ils sont emmenés par une noria de fourgons blindés jusqu’à un aéroport militaire du Maryland ; ils sont alors chargés dans des avions, 21 avions cargo Hercule 130. Arrivés à Bagdad, ils sont répartis dans des coffres de la ville, dans d’anciens palaces de Saddam Hussein ou sur des bases militaires. Et à partir de là, pendant deux ans, c’est « open bar ». Tout va très vite, l’argent, 6,6 milliards de dollars donc, est distribué par des fonctionnaires américains à des ministères irakiens ou des prestataires occidentaux oeuvrant tous pour la fameuse « reconstruction ». L’argent transite dans des sacs de sports placés à l’arrière de 4X4 filant pied au plancher dans une ville en feu. Les agents américains n’ont pas le temps, disent-ils de tenir une comptabilité. A sec dès 2005, le Pentagone jure que si on lui donne du temps, il retrouvera l’argent. La commission d’enquête vient de passer 6 ans sur le dossier. Elle n’a pas retrouvé le moindre billet de 100. Pour Stuart Bowen, l’inspecteur général à la reconstruction de l’Irak, « c’est le plus grand vol de l’Histoire ». Cela reste à prouver : à l’heure où les Etats-Unis se retirent d’Afghanistan, on va pouvoir commencer à faire les comptes. Une chose est à peu près sure : le peuple irakien n’en a jamais vu la couleur. C’est d’ailleurs en son nom que le gouvernement irakien, assurément blanc comme neige, vient de réclamer son argent.
Flore Vasseur - Blogueuse associée
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Sondage : le couple franco-allemand n'est plus populaire
29/06/2011 15:19 par rgrs
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Sondage : le couple franco-allemand n'est plus populaire
29/06/2011 15:19 par rgrs
S'appuyant sur une enquête de l'Ifop sur la perception des Français et des Allemands de la crise de l'Europe, la Fondation Jean-Jaurès publie un essai sur le thème « Crise de l'euro, crise l'Europe ». Si des convergences réelles subsistent, le concept de couple franco-allemand apparaît dépassé et par là même, c'est la notion même de « euro bouclier » qui laisse sceptique les opinions publiques.
On le savait mariage de raison, le divorce du couple franco-allemand est consommé.
La mythologie du couple franco-allemand fusionnel n’a pourtant jamais été autant entretenue que la magie n'opère plus.
Une consécration mythologique qui signale un échec politique. De couple il n’est plus question. A se demander même si la connotation affective n’a pas contribué à dramatiser les rapports entre les deux pays. Le mariage est, de loin, la principale cause de divorce.
Ces dernières années temps, le couple ne signalait plus qu’un alignement vite et mal pensé du modèle français sur le modèle d’outre-Rhin. Candidat à la succession de Christine Lagarde au poste de Ministre de l’économie et des finances , l’actuel Ministre du budget François Baroin ne cachait pas lors d’un point-presse que « la France essayait de s’inspirer du modèle allemand ». Fillon l’avait déjà martelé dans son discours de politique générale : la convergence fiscale avec l’Allemagne sera le nouveau credo de la politique française.
Un alignement et un vrai retrounement de veste : il y a un an jour pour jour, dans un entretien au Financial Times, Christine Lagarde justement, s'en prenait à la politique économique allemande : un modèle qu’elle n’estimait « pas durable à long terme » mettant en cause le modèle de développement non coopératif que suit l’Allemagne depuis une quinzaine d’années: en réduisant les coûts du travail, Berlin a boosté son excédent commercial tout en réduisant sa demande intérieure, le tout au détriment de ses voisins européens. Les temps politiques ont changé.
La notion de partenariat privilégié remise en cause
Dans un essai de la Fondation Jean-Jaurès intitulé « crise de l’euro, crise de l’Europe, regards franco-allemands », faisant suite à une enquête de l’Ifop, on constate que pour les opinions le couple franco-allemand appartient au passé : « si la façon d’appréhender la situation de son pays et la crise actuelle peut parfois différer entre Français et Allemands, des points de convergence existent néanmoins (lutte contre les déficits, contrôle accru de Bruxelles sur les budgets nationaux, critique du fonctionnement du secteur bancaire). Mais par delà la volonté des gouvernants des deux Etats de travailler au rapprochement commun, existe-t-il, aujourd’hui, dans les deux opinions publiques, un attachement particulier à l’idée de couple franco-allemand ? » interroge Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion de l'Ifop, « les résultats de l’enquête permettent d’en douter puisque seuls 18 % des Allemands et 31 % des Français estiment que dans le cadre de la construction européenne, leur pays doit considérer l’autre comme un partenaire privilégié alors que respectivement 58 % et 44 % considèrent qu’il doit traiter tous ses partenaires à égalité. Cette situation montre que la notion d’un partenariat privilégié entre les deux pays ne va pas de soi aujourd’hui, notamment en Allemagne ».
Si l’inquiétude vis à vis du déficit public et de la dette de l’état sont communes, près des deux tiers des Français (63 %) estiment que leur pays pourrait connaître dans les prochains mois ou les prochaines années la même situation que la Grèce ou l’Irlande, contre « seulement » 46 % des Allemands : « Ce décalage montre que, derrière une inquiétude commune concernant la dette, le sentiment de vulnérabilité n’est pas du tout le même en France et en Allemagne » selon Jérome Fourquet.
Le couple commence à battre de l'aile dès que l’on aborde les questions relatives aux recettes à imaginer pour sortir de la crise. Quand deux tiers des Français approuvent l’aide financière à la Grèce et au Portugal, 53% des Allemands y sont opposés. Inutile d’imaginer un ultime rapprochement tant Français et Allemands semblent viscéralement attachés à certains attributs de la souveraineté nationale et à une diplomatie indépendante : « seuls 14 % des Allemands et 17 % des Français souhaiteraient par exemple que nos deux pays fassent siège commun au FMI ou lors des G8 est des G20 ».
Clivage de fond toujours sur le rôle dévolu à la Banque Centrale Européenne : fidèles à leur culture économique et à leur histoire, les Allemands penchent très massivement (69 %) en faveur de l’idée selon laquelle l’établissement de Francfort doit « continuer d’avoir pour principale mission de lutter contre l’inflation et la hausse des prix », alors qu’une courte majorité de leurs voisins (51 %) souhaite qu’elle ait « pour priorité de favoriser la croissance économique ».
L'euro bouclier a volé en éclat
Alors que les doutes sur les bienfaits de la monnaie unique se font de plus en plus prégnants, les Allemands développent le regard le plus critique sur l’union monétaire. Le débat sur la fin de l’euro n'est en rien tabou dans la presse allemande. L’étude fait apparaître que 37% des Allemands seraient favorables à un retour au mark contre 22% des Français pour un retour au franc. Pour 54% des Allemands, l’union monétaire a même été un handicap dans la crise, un avis partagé en Italie et aux Pays-Bas. Absolument pas en France (12%) : « A la lecture de ces chiffres, on s’aperçoit que la théorie de « l’euro bouclier », censé protéger des crises et des turbulences, a totalement volé en éclat en Allemagne. L’idée qui prévaut aujourd’hui dans l’opinion publique allemande est que la monnaie commune est plutôt une charge pour le pays, qui doit se porter au secours d’états non vertueux comme l’Irlande et surtout la Grèce » analyse Jérôme Fourquet.
Et comment ne pas comprendre la réticence des Allemands, qui ont déjà le sentiment de s'être beaucoup sacrifié pour la réunification à voler au secours des économies dispendieuses du Sud de l'Europe ?
Centre de gravité de l’Union européenne, « religion d’Etat », selon le mot d’Hubert Védrine, leitmotiv de nos élites politiques, économiques et journalistiques, l’éloge obligé du moteur franco-allemand ne convainc plus les opinions publiques. Certes sans le couple franco-allemand rien n’aurait été possible. Mais à travers la fiction balayée par les peuples d’un G2 franco-allemand « puissance » c’est bien de la prise de conscience de l'incapacité de l'Europe à surmonter les crises qu’elle traverse dont il est question.
crise eurook-.pdf (996.36 Ko)
Régis Soubrouillard - Marianne http://www.marianne2.fr/Sondage-le-couple-franco-allemand-n-est-plus-populaire_a207922.html
NPA: un candidat inconnu pour un parti divisé
29/06/2011 15:10 par rgrs
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NPA: un candidat inconnu pour un parti divisé
29/06/2011 15:10 par rgrs
Pour 2012, le Nouveau parti anticapitaliste a choisi un candidat inconnu : Philippe Poutou, un ouvrier automobile, délégué CGT en Gironde. Après le retrait du médiatique Olivier Besancenot, l'investiture de ce représentant de l'aile dure du parti - qui ne veut pas de dialogue avec le Front de gauche - est emblématique des dissensions qui règnent entre les militants.
Philippe Poutou, ouvrier automobile de 44 ans, délégué CGT de l'Usine ford de Blanquefort en Gironde, est inconnu en dehors du NPA. Si méconnu d'ailleurs que le JDD.fr annonçait mardi 21 juin sa future candidature en faisant l'erreur d'illustrer l'information avec la photo d'un autre.
C'est pourtant lui qui a été choisi ce week-end à la conférence nationale de Nanterre pour remplacer le médiatique Olivier Besancenot qui a quant à lui renoncé à se présenter une troisième fois à l'élection présidentielle.
Tout comme son prédécesseur, il représente l'aile dure majoritaire (50,2%) du parti et refuse catégoriquement de dialoguer avec le Front de gauche qui a désigné Jean-Luc Mélenchon comme candidat pour 2012.
Propulsé à la tête d'une formation laminée par les défaites et par une hémorragie continue de ses militants, Philippe Poutou aura du pain sur la planche. «Je ne veux pas être un supercandidat comme Olivier Besancenot», a-t-il toutefois prévenu dans Le Figaro.
L'occasion de revenir sur la lente descente vers l'inconnu du NPA.
Sans Besancenot, le NPA a-t-il une chance? par Pierre-Marie Debreuille
Alors qu'Olivier Besancenot a annoncé qu'il ne serait pas candidat en 2012, tous les regards sont tournés vers le NPA... Pierre-Marie Debreuille commente ce retrait, et explique en quoi le NPA réduit ses chances en perdant son leader médiatique.
Marianne2
(dessin : Louison)
http://www.marianne2.fr/NPA-un-candidat-inconnu-pour-un-parti-divise_a207915.html
Euro : le Spiegel appelle à un plan B !
29/06/2011 14:58 par rgrs
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Euro : le Spiegel appelle à un plan B !
29/06/2011 14:58 par rgrs
Contraste saisissant : alors qu'aucun journal français n'évoque réellement la crise de l'euro, le premier hebdomadaire allemand titre, lui sur la mort de l'euro. Et dire que lundi 27 juin, Nicolas Sarkozy affirmait que tout allait bien entre la France et l'Allemagne...
Plötzlich und Erwartet. Nachruf einer gemeinsamen Währung ». Traduction : « Soudain mais prévisible. L'oraison funèbre de l'euro ». Quand nos amis allemands s'emparent de la question monétaire, ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère ! Le dernier numéro de l'hebdomadaire consacre 25 pages à la crise de l'euro.
Première critique de fond : l'euro n'avait pas été pensé pour ça. Ça ? Les journalistes du Spiegel se déchaînent contre le Fonds de stabilisation européen, ce qu'ils nomment avec quelque anxiété le « Transferunion », un concept qui semble décrire une politique européenne qui enchaîne les pays bien-portants aux canards boiteux. Un changement de paradigme, qui, selon l'hebdomadaire, rencontre l'opposition non seulement des pays « subventionneurs » mais aussi des pays « aidés ».
Alors qu'en France, les difficultés de l'euro ne sont évoquées qu'à regret et a minima - et avec une extrême candeur - elles font les gros titres en Allemagne : l'historique des unes du Spiegel montre d'ailleurs que ce n'est pas la première fois que l'hebdo allemand tire la sonnette d'alarme sur la monnaie unique.
L'Europe en feu. Une du Spiegel du 12 décembre 2010
La description des eurocrates publiée par le Spiegel est terrible. Ils sont dépeints comme des technos « frénétiques » qui multiplient les rencontres au sommet destinées à attribuer de nouvelles aides, nouveaux compromis qui font accroître les risques sur les marchés dans des proportions inquiétantes. L'article cite d'ailleurs la campagne des patrons allemands emmenés par trois des plus grands groupes allemands (Daimler, Siemens et Thyssen-Krup) pour lesquels il convient tout de même de sauver la monnaie unique qui, si elle explosait, mettrait en difficulté les entreprises allemandes dans la globalisation.
Mais le journaliste note aussi que le « ver » euro était sans doute dans le « fruit »Traité de Maastricht. Il cite à ce propos l'économiste libéral Milton Friedmann, lequel avait prophétisé que l'euro ne survivrait pas à sa première grande crise. C'est d'ailleurs ce qui explique le titre un peu alambiqué du dossier du Spiegel à la une. D'un côté, la crise de l'euro est soudaine, de l'autre elle était prévisible.
La conclusion est cependant sans appel : «Wir brauchen einen Plan B !» (« Nous avons besoin d'un plan B »). Le slogan, considéré comme ultragauchiste en France durant le débat sur le TCE, est outre-Rhin un cri du coeur ultralibéral...
Philippe Cohen - Marianne
Primaire PS : le débat d'accord, mais sans caméras !
29/06/2011 14:53 par rgrs
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Primaire PS : le débat d'accord, mais sans caméras !
29/06/2011 14:53 par rgrs
Alors que Martine Aubry a officialisé sa candidature, les dernières modalités techniques de la primaire socialiste ne sont pas encore arrêtées, notamment en ce qui concerne la possible organisation de débats télévisés. Ce qui a le don d’énerver les autres candidats.
Un casting de choc pour réussir à trouver le candidat capable de vaincre l’archétype du chef charismatique qu’était le candidat Sarkozy ? C'était ce qu’il fallait au PS en mal de leadership.
Finis donc les crêpages de chignon en interne, finie la traditionnelle voie qui mène des mandats locaux à la direction du parti, à l’ancienne. Ségolène Royale, en « outsider », et le règne des sondages y avait déjà mis un sérieux coup de canif en 2007.
Pourtant, depuis le début, le choix de la primaire fait débat au sein même du PS. S’agit-il d’un véritable mécanisme pour départager des candidats aux sensibilités différentes ou le plébiscite organisé du candidat qui obtiendra la meilleure cote de popularité? La perspective d’un pacte de retrait passé par Martine Aubry en cas de candidature de Dominique Strauss-Khan ne laissait aucun doute à ce sujet.
C’était sans compter avec la disqualification du favori juste avant le début de la course. La vraie compétition va-t-elle pouvoir commencer ? Pas sûr.
D’autant qu’au grand dam des équipes d’Arnaud Montebourg ou de Ségolène Royal, qui se disent «vigilants», les modalités de la primaire (en matière d’égalité de traitement financier ou encore de publicité des débats) ne seront arrêtées que le 3 juillet, alors que la campagne a démarré le 28 juin.
« Apéro géant», gros sous et brushing : une primaire à l’américaine ?
Paradoxalement, si les socialistes étaient décriés hier pour leurs divisions et les suspicions de fraudes qui ont accompagné la désignation de Martine Aubry contre Ségolène Royale comme Première secrétaire au Congrès de Reims de 2008, ils craignent maintenant d’organiser un «apéro géant» - selon le bon mot de Manuel Valls – sans véritable enjeu.
Venue tout droit des Etats-Unis, en passant pas l’Italie, la primaire est souvent présentée comme une création démocratique restituant à la société le droit de choisir les candidats contre les appareils (c'est ce qu'affirme Arnaud Montebourg, l'inventeur du système au PS). On peut aussi la considérer comme une « invention démagogique » qui permet de faire croire à un gain de démocratie interne alors que, tout le monde le sait, les débats porteront moins sur le programme, déjà adopté, que sur la personnalité des candidats.
Une fois adoubé, l’heureux élu aura néanmoins toute latitude pour fixer les grandes orientations de campagne qui lui chantent - à condition, bien entendu, de veiller à ne pas trop se mettre à dos l’appareil du parti, comme l’avait fait Ségolène Royale en 2007. En attendant, c’est à qui saura le mieux se vendre.
L’organisation de la primaire devrait coûter au bas mot 1,5 million d’euros, mais c’est sans compter les gros sous que vont dépenser les candidats pour faire leur pub personnelle. Que personne ne s’inquiète : ces frais-là ne seront « pas intégré aux comptes de campagne du candidat choisi pour 2012. Sauf, au maximum, les seules sommes dépensées par ce dernier », a bien précisé dès janvier le trésorier du PS, Régis Juanico.
Malgré tout, cette promotion des individualités contribue fortement à la personnalisation et à la « pipolisation » des candidats pour qui, désormais, le brushing qui va bien, la petite phrase qui fait mouche auprès de l’audimat ou la larme versée au bon moment (comme celle d’Hillary Clinton dans le New Hampshire en 2008 ) deviennent de véritables arguments de campagne.
«Il n'y aura pas de débat télévisé entre les candidats à la primaire socialiste », affirmait en mars au Figaro Jean-Christophe Cambadélis, proche de DSK. Depuis, l’éventuelle mise en scène des échanges entre les différents candidats sur un plateau télé ne fait toujours pas l’unanimité.
Dans le camp des pour : ceux qui maîtrisent parfaitement l’exercice de télégénie, Ségolène Royale en tête. Cette dernière a d’ailleurs accepté mardi dernier, « avec plaisir », l’invitation de Michel Denisot à venir débattre – le cas échéant - avec ses petits camarades sur Canal Plus.
Dans le camp des réticents, ceux qui, comme Martine Aubry, mettent un point d’honneur à ce que la politique ne soit pas un concours de beauté. « Qu’est-ce que Martine Aubry a que Ségolène Royale n’a pas ? Je suis brune, elle est blonde », a toutefois taclé la Première secrétaire du PS dans la « boîte à question » du Grand Journal.
Pas certain, en effet, que le petit écran enrichisse toujours les débats.
Chloé Demoulin - Marianne
De l’Union soviétique à l’Union européenne
28/06/2011 14:05 par rgrs
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De l’Union soviétique à l’Union européenne
28/06/2011 14:05 par rgrs
"Ils ne veulent pas que vous soyez Anglais ou Français. Ils veulent faire de vous tous une nouvelle entité : des Européens". Ainsi Vladimir Bukovsky définit la volontée prométhéenne des quelques commissaires de Bruxelles qui briment la liberté de nos Etats-nations.
Vladimir Bukovsky, pour s’être opposé à l’URSS fut emprisonné 12 ans dans des camps, des prisons ou des hopitaux psychiatriques.
Témoin privilégié de ce système destructeur, son opinion sur l’évolution récente de l’Union européenne n’en prend que plus de valeur.
Ecoutons-le. sur le lien qui suit :
Union européenne : la nouvelle union soviétique ?
Marine Le Pen sur France 2 : aplomb, esquives et incompétence
28/06/2011 14:02 par rgrs
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Marine Le Pen sur France 2 : aplomb, esquives et incompétence
28/06/2011 14:02 par rgrs
La semaine dernière, Marine Le Pen était l’invitée de « Des paroles et des actes », la nouvelle émission du service public en vue de l’élection présidentielle (une belle réussite sur le concept). L’occasion de mieux cerner la personnalité de la présidente du Front National.
Vraiment pas au niveau en économie
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Marine Le Pen a de l’aplomb. Elle a su garder sa contenance pendant les deux heures de l’émission, plutôt une réussite vu le ton de certains intervenants... Cependant, sa prestation globale n’a pas été excellente. D’une part, elle a très souvent esquivé les questions qu’on lui posait. Elle partait souvent dans des grandes digressions pour, au final, ne pas répondre à la question qui lui était posée, malgré les nombreuses relances.
Ensuite, sur toute la partie économique du débat, la présidente du Front National a été extrêmement faible. Elle était incapable de sortir de ses discours pré écrits pour commencer un début de débat avec le journaliste qui lui était opposé. Elle manquait de la plus élémentaire connaissance de l’économie, étant incapable de répliquer aux chiffres de croissance trimestriels ou aux objections sur l’Etat stratège en évoquant Airbus, Ariane, le TGV ou le nucléaire...
Une politicienne comme les autres ?
Tout ceci pose un double problème. Tout d’abord, elle ne semblait clairement pas à la hauteur, ce qui est tout de même extrêmement gênant pour une candidate dont le programme comporte autant de propositions de rupture. Il est important de susciter la confiance et cette émission ne risque pas de rassurer sur les capacités du FN à gérer solidement une sortie de l’euro. Et cela permet aussi de s’interroger sur la sincérité du changement de programme économique tant il est mal assimilé.
En fait, Marine Le Pen m’est apparu comme une politicienne assez classique, avec un sacré aplomb compensant un manque de maîtrise patent de certains dossiers, une sorte de Nicolas Sarkozy inculte en économie. Si ses propositions tranchaient évidemment avec celles des autres partis, en revanche, son comportement rappelait beaucoup les travers classiques des hommes politiques : non réponse aux questions, noyage de poissons et maîtrise limite de certains dossiers.
Candidate dans un environnement hostile
Malgré tout, il faut reconnaître que Marine Le Pen a su affronter ses interlocuteurs avec une vraie courtoisie (à défaut de bonne foi), ce qui n’était pas vraiment leur cas à son égard. Cela était patent face à Cécile Duflot, et Laurent Joffrin. Nous n’étions plus dans le débat politique mais dans l’étalage d’une véritable haine et dans un combat de boue. A ce titre, je vous invite à lire le très bon papier de Yann : « Si t’as pas insulté un Le Pen à 50 ans, t’as raté ta vie ».
On peut se poser la question de la pertinence d’attaques aussi agressives couplées à une forme détestable où les intervenants passaient leur temps à lui couper la parole. Le moins sympathique n’était pas forcément la personne visée… En outre, Marine Le Pen a tout de même un certain sens de la répartie, en citant un député communiste ou Jacques Nikonoff sur l’euro ou en répliquant vertement sur les affaires quand on lui a évoqué certaines casseroles d’élus frontistes.
Malgré tout, au final, mon opinion de Marine Le Pen est encore plus négative à la sortie de cette émission. Si elle sait très bien se tenir, à toutes les limites déjà évoquées, j’ajoute une incompétence en économie qui dépasse ce que je pouvais imaginer et qui fait douter de la sincérité de son virage…
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
L’Europe qui rit, l’Europe qui pleure
28/06/2011 00:10 par rgrs
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L’Europe qui rit, l’Europe qui pleure
28/06/2011 00:10 par rgrs
La commande historique de 900 appareils qu’a engrangée Airbus lors du salon du Bourget consacre son triomphe. Face à Boeing, bien sûr, l’éternel concurrent américain, dont la défaite prouve que la puissance économique des Etats-Unis, loin de ce qu’affirment les atlantistes de tout poil, n’est pas nécessairement invincible dès lors qu’on se donne les moyens de l’affronter.
Mais, plus discrètement, cet énorme succès est aussi le triomphe de l’Europe des nations, traditionnellement portée par la France jusqu’au traité de Maastricht, face à une intégration supranationale européenne aujourd’hui en pleine capilotade avec l’interminable agonie de son fleuron, l’euro.
Quel contraste saisissant, en effet, entre l’excellente santé des consortiums multinationaux européens (Airbus, Ariane, Eurocopter,…), qu’avait portés de Gaulle avec une résolution sans faille et qui produisent après quelques décennies de persévérance tous leurs résultats, et la déconfiture d’une monnaie unique à vocation politique (obliger à la création d’une Europe fédérale par la gestion monétaire) qui n’a pas davantage assuré la prospérité des peuples, la bonne gestion des finances publiques, que la stabilité monétaire du continent.
Les euro-réalistes que nous sommes, volontiers caricaturés en « europhobes » par les jusqu’au-boutistes du dogme européiste parce qu’osant contester leur projet grandiose d’abolition de la nation (comme si c’était possible !), ne doivent pas bouder aujourd’hui leur plaisir ni s’interdire de donner de la voix.
Voilà notre Europe, cette Europe qui rit face à leur Europe qui pleure ! C’est cette Europe, nullement incompatible avec ses nations – au contraire, elles sont la première de ses richesses - que nous aimons et voulons promouvoir : ce sont 25, 50, 100 coopérations industrielles, scientifiques, technologiques, éducatives, culturelles,… que la France, l’Allemagne, et tous les pays qui voudraient s’associer à ce couple franco-allemand réconcilié, devraient lancer sans tarder pour assurer à l’Europe, comme aux pays partie prenante, en 2025 ou 2050 le rang qu’elle mérite !
Bien sûr, à plus court terme, ces investissements massifs garantiraient à l’Europe une victoire décisive sur le chômage de masse, cancer de nos sociétés.
Dans le contexte de l’Europe supranationale d’aujourd’hui, dont les partisans ne cessent de prétendre qu’elle fait la force de ses pays-membres, jamais l’effort de recherche-développement, jamais l’investissement industriel, n’aura été en tendance aussi insuffisant. Pendant ce temps, les Chinois, les Indiens et les autres ne nous attendent pas. Il n’est pas encore trop tard mais le temps presse…
C’est cette profonde réorientation de l’Europe, qui passe aussi par un renforcement de son pacte social, le rétablissement de ses barrières douanières, une transformation complète de sa monnaie unique en monnaie commune, ou encore l’assouplissement de son dogme de la concurrence, que je vous proposerai lors de la prochaine élection présidentielle.
Pour que nous habitions enfin l’Europe qui rit, plutôt que l’Europe qui pleure
Nicolas Dupont Aignan
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/L%E2%80%99Europe-qui-rit%2C-l%E2%80%99Europe-qui-pleure
Le tribunal révolutionnaire
28/06/2011 00:05 par rgrs
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Le tribunal révolutionnaire
28/06/2011 00:05 par rgrs
...Fut une invention Girondine.
La première personne à y être jugée, fut Jean-Paul Marat. Avec le succès que l'on sait. Acquitté, le bâton revint violemment et en premier lieu, dans la figure de ses créateurs : les girondins.
MLP a été "interviewée" ou plutôt agressée par un tribunal révolutionnaire, mais qui n'avait aucun pouvoir de sanction. Il est donc logique que la suite soit celle de JP Marat. On lui a offert un vrai tremplin, un outil. Quand aux 6 roquets qui jappaient à ses basques, ils apparaîtront effectivement comme 6 roquets, incultes, bavards, agressifs, à la botte. Leur seule finalité était de lyncher, ils en ont fait une martyre, et même si elle même est très limitée en économie, ce n'est pas une tare.
Les présidents élus en France n'étaient pas des lumières en la matière, et pour les meilleurs économistes de France, ils étaient encore pire.
Un président, c'est avant tout un homme qui sait s'entourer. NS n'a que des courtisans, Chirac bombardaient de coups de téléphones, mais toujours les mêmes personnes, Jospin ne faisait rien et profitât simplement des effets économiques de la chute de l'euro...
Au niveau simplement de la sympathie, ils ont simplement boosté MLP, hors toute connivence à son égard.
Ils auraient été habile, et non des jappeurs, ils auraient pu la mettre en difficulté.
Mais la conjoncture boostera elle aussi simplement MLP. Les adversaires du protectionnisme sont de pauvres simples d'esprits aussi pitoyables que déphasés.
Ce que comprendra le spectateur lambda, c'est qu'on lui dit de fermer sa gueule et d'avaler les couleuvres jusqu'à en crever, sinon "on partira chez les niaqoués", qui eux, sont tenus fermement (comme l'étaient les tunisiens, d'ailleurs) et "veulent travailler"(pour trois fois rien)...
L'argument de la complexité est aussi idiot. La démondialisation est belle et bien commencée.
Les partisans de la mondialisation disaient que c'était un fait. C'est un argument que les partisans de la démondialisation peuvent reprendre à 100 %.
L'i-phone, c'est du luxe, mais le pesant, ça coûte cher à déplacer. A 20 $ le baril, c'est possible, à 100, ça l'est moins.
Certains sans-cervelle disent qu'à 200, 300 ou 400 $, on fera du pétrole avec tout. Seulement à 400 $, ce qu'on fera surtout, c'est qu'on l'économisera de toutes les manières possibles et imaginables...
Promener les patates à 100 $ le baril dans une quinzaine de pays de l'UE, je ne sais pas si ça continuera longtemps... Tout cela pour les produire à X, les laver à Y, les emballer à Z, les stocker à G, les vendre à Y...
La monnaie européenne, et certainement l'UE va prochainement se ramasser.
Qui en profitera ? Ses zélateurs qui n'ont rien vu venir et qui ne prêchent plus que sang et larmes ?
Les partisans de l'immigration aussi, ont mis leur cervelle au clou. Pour une simple raison. Qui leur dit que l'occident restera le phare économique du monde ? Vu l'évolution, c'est du passé, et les derniers immigrés, sont des idiots.
Au dire des projections, le nombre de passagers des compagnies aériennes va passer de 2 à 16 milliards et le fret de 50 millions de tonnes à 400 en 2050.
C'est fort intéressant ce genre de supputations. S'il y a un psychiatre dans le lectorat, il peut se manifester pour soigner les auteurs de pareilles billevesées.
Déjà, le fret aérien ne décolle pas, déjà, on bute sur les difficultés de l'économie réelle : la solvabilité des agents économiques, dont le transport aérien est l'archétype.
Mais tout cela, le réel, les suppôts du régime n'en ont cure. Leur réel, c'est la villa à Marrakech, l'immigré, c'est la bonne, les résultats économiques sont époustouflants (surtout en Grêce), et la politique suivie, c'est TINA...
Le mal de l'élite, c'est la déconnexion du réel. Et on a eu 6 superbes exemples...
Par Patrick REYMOND
AFP, ou l'art de désamorcer une bombe...
28/06/2011 00:00 par rgrs
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AFP, ou l'art de désamorcer une bombe...
28/06/2011 00:00 par rgrs
Je vous avais parlé de la bombe qu'aurait dû représenter un sondage fait à la demande du "Manifeste pour un débat sur le libre-échange", manifeste qui regroupe pas moins qu'Emmanuel Todd, Jacques Sapir et Jean-Luc Gréau parmi d'autres économistes ou intellectuels...
Une bombe, oui, parce que ce sondage, une première, mettait en évidence de façon manifeste et sans appel que les Français étaient opposés au libre-échange et favorables à des mesures protectionnistes, et cela de quelque bord politique qu'ils se revendiquent...
Eh bien l'AfP a été un maître dans l'art du désamorçage de cette bombe. Et comment a-t-elle fait? En titrant sur la première question du sondage qui était, comme l'a dit le sondeur lui-même lors de la conférence de presse de présentation du sondage, une question d'"ambiance". Le titre choisi par l'AFP? "Près d'un Français sur deux "révolté" par la situation économique". Nulle allusion à une remise en cause du libre-échange, rien sur l'assentiment majoritaire des Français au protectionnisme, rien qui pose une vraie question politique en somme...
Et le désamorçage a fonctionné....
Le Point:http://www.lepoint.fr/societe/pres-d-un-francais-sur-deux...
Libération : http://www.liberation.fr/depeches/01012343679-pres-d-un-f...
Le Nouvel Observateur :http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110616...
La Croix :http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Economie/Pre...
L’expansion : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/un-francais-sur-de...
Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/06/16/97002-2011061...
La Voix du Nord :http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metropole_Lilloise/act...
La Nouvelle République :http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/Economie/24-...
Certes, dans le coeur de la dépêche de l'AFP, on trouve la reprise des élements du sondage, et certains des journaux qui ont d'abord fait des articles qu'on pouvait trouver sur leurs sites Internet ont ensuite fait de bons articles ( voir http://manifestepourundebatsurlelibreechange.eu/?cat=18), mais tout de même....
Près d’un Français sur deux « révolté » par la situation économique (sondage)
PARIS, 16 juin 2011 (AFP) – Près d’un Français sur deux (48%) se dit « révolté » par la situation économique et sociale en France contre 30% qui se disent « résignés » et 13% « confiants », selon un sondage Ifop réalisé à l’initiative d’un collectif d’économistes.
Seuls un pour cent des Français sont « enthousiasmés » par la situation. Les autres (8%) affirment être « indifférents » ou ne se prononcent pas.
Ce sondage a été commandé par le « Manifeste pour un débat sur le libre-échange », un collectif d’universitaires et d’économistes qui se disent persuadés que l’un des enjeux essentiels de la campagne présidentielle de 2012 sera la place et la stratégie de la France dans la mondialisation.
L’un d’eux, Jacques Sapir, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, a ainsi estimé dans un entretien au Monde daté de jeudi que « les gouvernants savent très bien qu’il faudra revenir à une forme de protectionnisme, de patriotisme économique ».
Pour 64% des Français (contre 28%), l’ouverture économique des frontières et la question du montant des droits de douane devront être un sujet de la campagne présidentielle de 2012. Ces droits, que 65% des personnes interrogées voudraient voir augmenter, devraient l’être pour 80% d’entre elles, aux frontières de l’Europe et pour 20%, à celles de la France.
Une large majorité de Français jugent que l’ouverture des frontières de l’Europe et de la France à des produits indiens ou chinois, mais aussi l’inverse, a eu des conséquences négatives.
Cela a été le cas, selon 84% des sondés, pour les emplois en France, pour 78%, sur le niveau des salaires, pour 73%, sur les déficits publics, pour 57%, sur les prix à la consommation et pour 55%, sur les bénéfices des entreprises françaises.
73% des Français estiment que l’ouverture des frontières a eu un impact négatif sur l’environnement et la planète, 72% sur les salariés français, 71% sur la sécurité et la qualité des produits distribués en France et 68% sur les PME françaises.
D’une manière générale, 57% estiment que cette ouverture a été une mauvaise chose pour la France alors que 50% jugent qu’elle a été une bonne chose pour les pays en voie de développement et 54% pour les multinationales.
Trois Français sur quatre (75%) anticipent des effets négatifs de cette ouverture des frontières pour l’emploi dans les dix prochaines années contre 11% seulement qui en attendent des effets positifs et 7% qui estiment qu’elle n’aura pas d’effet particulier.
Sondage réalisé du 17 au 19 mai selon la méthode des quotas et auprès d’un échantillon de 1.012 personnes, représentatif de la population française de plus de 18 ans, interviewées par « questionnaire auto-administré » en ligne.
Pascale Fourier
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