François Hollande et la primaire new look
24/06/2011 12:50 par rgrs
Avec les derniers sondages, la primaire du PS prend une nouvelle tournure. Si les scores sont serrés, les offensives internes vont décupler.
La primaire PS est en train de réserver tous les dangers possibles.
Tout d'abord, son organisation s'avère plus compliquée que prévue.
Ensuite, l'enjeu d'image de marque peut se solder par une toute autre conclusion si le dossier du "fichage" prend de l'ampleur dans l'opinion.
Enfin et surtout, si la concurrence Aubry / Hollande se joue au coude à coude, les rivalités internes vont prendre un autre contenu.
La primaire US le montre actuellement. L'attaque la plus vive contre la vidéo singulière d'Huntsman ne vient pas du camp démocrate mais du camp républicain (voir ci-dessous).
Le candidat PS peut sortir très usé par cette concurrence. François Hollande peut le vivre car les grosses fédérations sont manifestement du côté de Martine Aubry avec le soutien des fabiusiens de surcroît.
Il ne manque plus qu'une contestation sur le caractère irréprochable des opérations de votes et le PS constatera que la mécanique de la primaire a été un redoutable boomerang.
http://exprimeo.fr/article/6948/francois-hollande-et-la-primaire-new-look.htm
L'UMP a dégainé l'artillerie lourde pour décrédibiliser la primaire socialiste: elle serait illégale, et permettrait au PS de « ficher » les votants. Mais pour Variae, l'opération ne semble pas avoir eu l'effet escompté, mise à part une belle campagne de pub pour le camp adverse.
C'est désormais chose entendue et publiquement assumée, l’UMP et la majorité ont décidé de concentrer un tir de barrage sur les primaires socialistes, pour miner leur lancement. A première vue, c’est une stratégie sensée : Jean-François Copé et ses amis espèrent à la fois brouiller le message des primaires, en les déplaçant du terrain politique au terrain juridique (sont-elles légales ?), faire peur aux Français, en brandissant la menace du « fichage » (la leçon d’HADOPI a été retenue …), et enfin salir le processus en son ensemble, en réactivant toute une série de doutes sur la capacité du PS à conduire une élection (semi)interne sans fraude ou manipulation. Stratégie sensée, pour laquelle la droite déploie de gros moyens : les prises de parole des ténors UMP se succèdent sur ce thème, les éléments de langage sont martelés, et on nous annonce désormais une distribution de tracts massive. Le général Copé ne mérite-t-il pas ses galons de maréchal ?

Oui, mais.
Cette opération anti-PS est d’abord un assez cinglant aveu d’échec dans la maîtrise de l’agenda politique. Celles et ceux qui comme moi, défendaient les primaires en tant qu’instrument de politisation et de cadrage du débat public, peuvent voir aujourd’hui dans l’affolement général de l’UMP une sorte d’hommage du vice à la vertu : avant même d’avoir commencé, et alors même que l’on peut encore avoir des doutes sur la qualité de la confrontation auquel elles donneront lieu, les primaires ont déjà volé l’initiative politique à l’UMP. Il faut dire que la majorité reste sur quelques échecs cuisants en la matière, le débat sur l’Islam n’étant pas le moindre d’entre eux. Même si la partie ne fait que commencer, force est de constater que la droite a perdu, pour le moment, une des principales forces de Sarkozy en 2007 – la capacité à matricer le débat politique, à imposer son rythme et ses thèmes.
Mais ce n’est pas tout : le plan anti-primaires du parti présidentiel est en vérité, quand on l’étudie de plus près, complètement absurde.
Revenons aux fondamentaux. Toute stratégie peut-être évaluée à partir de quelques questions simples : que vise-t-elle ; qui vise-t-elle ; quels sont ses résultats attendus ? Reprenons l’argumentaire de l’UMP. Il se déploie à deux niveaux : d’abord celui de la légalité ; ensuite celui de l’intimidation et de la mise en garde des Français contre un processus dangereux pour eux. Le premier niveau est extrêmement clair. Il s’agit de prouver que le système inventé par le PS est illégal, anticonstitutionnel. Si cette démonstration fonctionnait, la conséquence directe en serait l’interdiction et l’empêchement des primaires socialistes, et donc une séquence de confusion et de désorganisation au sein du principal parti de gauche – qui serait en outre obligé de désigner son candidat par un congrès interne, avec toutes les dérives et suites chaotiques que l’on peut imaginer.
Seulement voilà. Ce premier niveau d’attaque ne fonctionne pas. Cela fait désormais plus de deux mois que l’UMP a annoncé officiellement le début d’une investigation à ce sujet, sans parvenir à soulever de lièvre suffisamment important. La page du site des primaires socialistes consacrée à leur légalité affiche même toute une série de trophées acquis dans cette bataille de tranchée : circulaire du Ministère de l’Intérieur aux préfets, avis de la CNIL, et, affront suprême pour la droite, un sauf-conduit délivré par Jean-Louis Debré au nom du Conseil constitutionnel. Cette première bataille fondamentale – celle de la légalité – semble donc perdue pour l’UMP ; reste le deuxième niveau, celui de l’intimidation. Et c’est à partir de là que la stratégie du parti présidentiel se brouille et entre en eaux troubles, faute d’objectif précis et concret.
Car une fois qu’il est établi que les primaires sont légales, le contexte change du tout au tout. Elles ne sont plus un problème national mais une question interne à une fraction de la société, la sphère socialiste, la gauche tout au plus. L’UMP et le gouvernement n’ont donc plus à s’en occuper : d’une part parce qu’on ne voit pas en quoi ils pourraient espérer avoir une quelconque influence politique sur cette partie de la population, d’autre part parce qu’en terme d’images, il n’est pas très avisé de montrer que la première préoccupation d’une majorité n’est pas le bien du pays, mais la guerre contre l’opposition. Qu’est-ce qu’un parti au pouvoir qui utilise son temps et son énergie à se mêler des affaires d’un autre parti, et donc à entraver la démocratie ?
N’ayant pas pris cette donne pourtant simple en compte, Copé a mis le doigt dans un engrenage infernal. Il lance une grande campagne pour expliquer que le PS va constituer un fichier de ses sympathisants et donc, en creux, de ses adversaires. Sur qui cette menace et cette peur peuvent-elles fonctionner ? Pas sur les sympathisants de gauche, qui, on l’imagine, se moquent bien d’être identifiés à gauche par un parti de … gauche. Les électeurs de droite sont donc la seule cible restante. Mais une fois la peur instillée dans leur esprit, quelle latitude d’action leur est-il donnée ? Signer des pétitions contre les primaires du PS, s’enchaîner à la porte des bureaux de vote pour en bloquer l’accès ? Dans cette phase de la campagne présidentielle, la préoccupation du PS n’est pas de s’adresser à l’ensemble des Français ou de ne pas déplaire à l’électorat de droite, mais de rassembler son camp autour de la désignation de son candidat. La campagne de l’UMP n’aura donc aucun impact sur les Français concernés par cette phase, si ce n’est peut-être, a contrario, en les mobilisant en défense autour du PS, tant la manœuvre est grossière et agressive.
Et ce ne n’est pas tout : non content de n’avoir aucune efficacité au regard des intérêts de l’UMP, ce plan d’attaque pourrait bien servir ceux du PS. D’ici à novembre, le parti socialiste a un seul problème : faire connaître un processus politique original à une population qui pratique de façon croissante l’abstention aux « vrais » scrutins, et convaincre celle-ci de s’y engager. Le principal défaut des primaires est en effet leur nouveauté, le manque de pratique et d’habitude démocratique autour d’elles. Or leur succès sera directement corrélé à leur taux de participation. Justement, en persistant à critiquer chaque détail des primaires, l’UMP permet fort simplement une sorte de « visite du propriétaire » et de démonstration gratuite du fonctionnement de celles-ci au grand public. Je serais curieux de comparer le degré de connaissance par la population française des primaires socialistes avant, et après, l’offensive UMP, qui risque de ne pas avoir d’autre effet que de renforcer la curiosité et l’intérêt … autour du dispositif socialiste.
Affoler en vain son électorat et faire, à grands frais, de la publicité pour son principal concurrent : on a connu mieux. Une fois la bataille de l’illégalité perdue, Copé et l’UMP n’avaient en réalité qu’une chose à faire, essayer d’étouffer les primaires pour amoindrir au maximum leur effet politique. Ce qui impliquait de se taire à leur sujet, de jouer discrètement leur pourrissement en pariant sur la propension à la division des socialistes, et idéalement de susciter un contre-feu politique conséquent à droite. Soit tout l’inverse de ce qui est actuellement fait, avec une débauche d’énergie et d’espace médiatique étonnante. Finalement, le bâton de maréchal attendra encore pour le général Copé.
Romain Pigenel
Retrouvez Romain Pigenel sur le blog Variae.
Web éditeur et rédacteur en chef de Marianne2, Mathieu Maire du Poset inaugure un blog musical par une critique en règle de la campagne publicitaire d'Hadopi prenant appui sur le retrait d'un artiste qu'il juge pourtant talentueux, Michaël Clément.
Les choses semblent se corser pour la marquise cycliste et son beau sac à dos Tapie. Il devrait, ou plutôt il aurait dû peser, dans sa course de côte pour le FMI. Comment peut-on imaginer qu'elle puisse avoir ce poste alors que son incompétence est avérée (ses déclarations de non crise à l'automne 2008 en sont une belle preuve) et qu'elle est embringuée dans cette affaire Tapie ? Ces hommes et femmes politiques sont hallucinants. Le pays de Berlusconi peut nous regarder de haut maintenant.
Le Monde du 23 juin nous apprend ceci : Le procureur de Paris a ouvert à la mi-juin une enquête préliminaire pour "abus de pouvoirs sociaux".
Cette procédure vise implicitement Jean-François Rocchi, l’un des hauts fonctionnaires qui, sous la houlette de Mme Lagarde, ont réglé l’arbitrage du conflit entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais. M. Rocchi est impliqué en son ancienne qualité de président du Consortium de réalisation (CDR), structure créée en 1995 afin de gérer le passif du Crédit lyonnais, après la quasi-faillite de l’ancienne banque publique.
L’infraction visée par le parquet est définie par les articles 241-3 et 242-6 du code pénal, qui répriment le fait pour les dirigeants d’une société "de faire, de mauvaise foi, des pouvoirs qu’ils possèdent ou des voix dont ils disposent, en cette qualité, un usage qu’ils savent contraire aux intérêts de la société, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils sont intéressés directement ou indirectement".
Le parquet avait été alerté par le procureur général de la Cour des comptes, Jean-François Bénard, début juin. Le 25 mai, le magistrat avait saisi des mêmes faits la Cour de discipline budgétaire et financière – juridiction administrative chargée de sanctionner financièrement les irrégularités commises par des agents publics. Outre M. Rocchi, M. Bénard visait Bernard Scemama, l’ex-président de l’Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), l’organisme chapeautant le CDR.
Mais ce n'est pas tout il faut ajouter ceci : M. Rocchi – qui n’a pas répondu aux sollicitations du Monde – aurait notamment permis l’ajout dans le projet d’arbitrage de la mention "préjudice moral" qui permit à M. Tapie de toucher 45 millions d’euros supplémentaires. Au total, M. Tapie s’est vu accorder la somme astronomique de 403 millions d’euros par le tribunal arbitral, le 7 juillet 2008./Les investigations, confiées à la brigade financière, devront aussi déterminer dans quelles conditions le CDR décida d’accepter, en novembre 2007, une procédure d’arbitrage, alors que, selon la Cour des comptes, de nombreux éléments y étaient "défavorables".
L’enquête préliminaire s’annonce comme le pendant de celle réclamée à la CJR par le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal. La commission des requêtes dira, le 8 juillet, s’il y a lieu d’enquêter sur Mme Lagarde. Institutionnellement, la ministre des finances, nommée en juin 2007, avait autorité sur MM. Scemama et Rocchi.
Dans son rapport de saisine de la CJR du 10 mai, révélé par Mediapart et dont Le Monde a eu copie, M. Nadal souligne "l’implication personnelle de la ministre", qui "a constamment exercé ses pouvoirs ministériels pour aboutir à la solution favorable à Bernard Tapie", en prenant "des mesures destinées à faire échec à l’exécution de la loi", fait pénalement qualifié d’"abus d’autorité".
Dans ses conclusions, le haut magistrat affirme qu’en dépit d’un arrêt de la Cour de cassation d’octobre 2006 favorable au CDR, la décision de recourir à l’arbitrage a été "prise en opportunité" par Mme Lagarde, alors que de nombreux éléments auraient dû l’en dissuader. "L’attention de la ministre a été appelée très tôt, comme celle de son prédécesseur, sur les dangers et les fragilités du recours à l’arbitrage", note M. Nadal. La Cour des comptes a mis en doute la validité de cette procédure, soulignant par exemple que l’arbitrage est réservé aux sociétés privées, alors que le CDR est placé sous l’autorité d’un établissement public.
Dans un autre article Le Monde ajoute enfin : Le Monde publie par ailleurs de nouveaux documents embarrassants pour Mme Lagarde – que le procureur général près la Cour de cassation souhaite voir déférer devant la CJR. Il s'agit de deux avis émanant de deux experts, sollicités par le CDR, qui confirment que la ministre fut informée à l'automne 2008 des doutes portant sur l'impartialité de Pierre Estoup, l'un des trois arbitres choisis pour régler le litige avec M. Tapie. Or, la ministre des finances s'est refusé à enclencher un processus de récusation.
Ainsi, le 11 novembre 2008, le professeur de droit François-Xavier Train écrit que "les éléments établissent suffisamment l'existence d'un doute légitime du CDR sur l'indépendance et l'impartialité de M. Estoup" et en conclut que la "recevabilité de la demande de récusation semble satisfaite".
Pour complément cet article de Libération : Le parquet cherche à savoir si le président du CDR a "caché un certain nombre d'éléments" à son conseil d'administration au moment de recourir à un arbitrage, a précisé la source proche de l'enquête.
Dans son rapport révélé par Mediapart, la Cour des comptes note que le compromis d'arbitrage signé le 16 novembre 2007 est différent du texte validé par le conseil d'administration.
M. Rocchi est soupçonné d'avoir permis l'ajout de la mention "préjudice moral" à la version finale non soumise au conseil d'administration qui a permis à Bernard Tapie de toucher 45 millions de plus. Fin mars, le haut fonctionnaire avait démenti avoir contourné son conseil d'administration/A cet ajout "susceptible d'être qualifié de faux en écriture privé", se greffe "une accusation sur l'impartialité d'un des juge arbitres", a dit à l'AFP le député Charles de Courson (Nouveau Centre) par ailleurs membre de l'EPFR/Des soupçons pèsent sur Pierre Estoup, intervenu sans deux affaires distinctes, en 1999 et en 2001, dans des arbitrages à la demande de Me Maurice Lantourne, l'avocat de Bernard Tapie.
Dans ce dossier, Christine Lagarde "a fait une triple erreur, juridique, financière et politique", estime Charles de Courson.
A toutes fins utiles voici un article qui parle du doute raisonnable que font peser sur eux ces trois arbitres.
Evidemment pour Lagarde, enfin non, elle, elle fait campagne à Washington avec notre argent, sans travailler à son poste de ministre en pleine crise grecque, touchant en plus de son salaire de ministre sa rémunération de conseillère municipale bien qu'il n'y mette les pieds que chaque fois qu'elle se casse une dent, donc non pour Lagarde mais pour ses services (Le NouvelObs) : Les informations sur l'ouverture d'une enquête judiciaire sur d'éventuels "abus de pouvoirs sociaux" dans l'affaire Tapie-Lagarde ne révèlent rien de neuf et comportent des "erreurs" auxquelles la ministre a déjà répondu, a déclaré mercredi son entourage à l'AFP.
"Suite à des informations de presse ce jour, on constate qu'il s'agit d'un copier-coller d'un dossier réalisé par (le site d'information) Mediapart le 9 juin, avec les mêmes erreurs et les mêmes imprécisions", a affirmé l'entourage de Christine Lagarde.
Tout d'abord vous noterez que c'est une nouvelle étape judiciaire et pas pour du détail car il s'agit pour abus de pouvoirs sociaux qui s'ajoute à la procédure initiée auprès de la Cour de Justice de la république. Vous remarquerez aisément le ridicule de la réponse des collaborateurs de Lagarde disant que ce n'est qu'un copié-collé (moi, je le conjugue) du dossier de Médiapart alors que c'est Médiapart qui fait un dossier à partir de documents provenant de la Cour des comptes. Qui plus est c'est le procureur de la Cour des comptes, et jamais Médiapart, qui a transmis le dossier à la justice, enfin c'est bien la justice et non Médiapart qui ouvre une enquête. On ne peut qu'être stupéfait que Lagarde et ses services font comme si aucune justice n'intervenait que ce ne serait que des ragots de journalistes à toujours nous la ramener à la presse. Il faut leur dire, s'ils n'ont pas bien compris, que c'est la justice qui intervient, lance des enquêtes et non la presse. Que les soupçons ont été émis par la Cour des comptes, un organisme d'état avec suffisamment d'éléments troublants pour transmettre le dossier à la justice et suffisamment d'éléments troublants pour que la justice ouvre une enquête. Il s'agit bien de justice, ou plutôt d'injustice et de scandale d'état mettant au service d'une crapule les services de l'état, les ministres et leurs suibordonnés et enfin notre argent. Ce scandale est majeur et il est absolument ahurissant qu'avec cette seconde possible enquête concernant Lagarde elle soit encore candidate au poste suprème du FMI. C'est hallucinant de notre côté, mais cela l'est autant du côté du FMI qui a déjà laissé passer une fois les frasques de DSK et qui malgré cette erreur gravissime poursuit dans cette voie et accepte cette candidature. Alors qu'on réclame de saigner aux quatre veines la Grèce, que les banques se nourrissent sans honte avec des taux d'intérêt supersoniques au détriment d'une population qui s'appauvrit, cet organisme devrait faire profil bas et ne pas favoriser les copains et les coquins.
On est dans un monde de fou !
Il est encore temps que Lagarde se retire de la course au FMI.
Tout sur L’affaire Tapie
Il nous reste un peu plus de dix mois pour nous débarrasser de ce pouvoir. Faisons notre Révolution du jasmin.
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Entretien de Jean-Pierre Chevènement à L'Express, propos recueillis par Christophe Barbier et Christian Makarian.
Communiqué de presse de Nicolas Dupont-Aignan
La décision du président Sarkozy de retirer progressivement les troupes françaises d’Afghanistan prise quelques heures seulement après l’annonce de Barack Obama, prouve s’il en était besoin que la France n’a plus de politique étrangère indépendante.
Le président de la République qui - il y a encore un mois - était le plus va-t-en-guerre en Afghanistan vient donc de retourner sa veste.
Lui qui disait en 2005 se "reconnaître dans les valeurs américaines", ne prend donc aujourd’hui même plus la peine de cacher son alignement total et servile sur les Etats-Unis. L’Elysée annonce d’ailleurs pour ce retrait un "calendrier comparable au retrait des renforts américains".
Les masques tombent et contrairement à ce que prévoit la Constitution française, c’est bien Barack Obama le chef des armées françaises.
Il faudra désormais que le président de la République explique aux familles des soldats tombés en Afghanistan que leurs fils ne sont pas morts pour la France mais bien pour les Etats-Unis. Il faudra également qu’il assume devant l’histoire la mise à sac de l’héritage gaulliste qui permettait à la France de porter une voix différente dans le monde.
Le retrait des troupes françaises en Afghanistan doit être total, immédiat et inconditionnel. Nos enfants n’ont pas à mourir pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres.
Au gouvernement et à l'UMP tout le monde est tombé sur Martin Hirsch quand il a dit craindre : une « entourloupe », sur l'utilisation de l'excédent d'un milliard d'euros du RSA. C'est pourtant ce que les Sénateurs UMP ont fait !
En pleine campagne électorale, les sénateurs de l'UMP ont été visiblement sensibles, aux arguments de l'AMF, sur les réductions de personnels de l'éducation nationale. En effet, comme Slovar vous l'expliquait le 24 mai dernier :
« (...) les maires font part de leur vif mécontentement au regard de la réduction de 8 967 postes de personnels enseignants du 1er degré en 2011. Elle aura pour conséquence la suppression de 1 500 classes, en milieu rural comme en milieu urbain, sachant que la réserve de remplaçants a déjà été fortement réduite depuis la rentrée précédente, que 379 postes de Rased seraient également supprimés et alors que 4 900 nouveaux élèves sont attendus (...) C'est une association qui représente tous les maires de France, les maires de droite comme de gauche, les urbains comme les ruraux. En principe, la position de l'AMF a un certain poids »
Un certain poids, surtout aux sénatoriales, qui auront lieu le 25 septembre prochain ! Alors comment faire pour faire rapidement plaisir aux maires/électeurs en cette période de caisses vides ?
Et bien, en essayant de récupérer une partie de de l'excédent d'un milliard d'euros, enregistré par le dispositif de financement du RSA, en 2010 pour maintenir, entre autre : « les contrats aidés dans l'Education nationale »
La ficelle est grosse direz-vous ?
Et bien non, puisque nous apprend, le blog Conte Public/Le Monde, (information confirmée par Investir ) : « Les sénateurs ont adopté, mercredi 22 juin dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances rectificative et contre l'avis du gouvernement, un amendement présenté par Fabienne Keller (UMP) qui vise à mettre à profit 200 millions d'euros non utilisés par le Fonds national des solidarités actives (FNSA) pour maintenir le dispositif des contrats d'accompagnement dans l'emploi et les contrats aidés dans l'Education nationale.
D'après les rapporteurs spéciaux Albéric de Montgolfier et Auguste Cazalet, le Fonds national des solidarités actives serait excédentaire d'un montant d'au moins 300 millions d'Euros à la fin de l'année 2011 (...) Le président de la République a déclaré hier vouloir soutenir l'école, annonçant un moratoire sur les fermetures de classes (...) cette réaffectation permettrait de financer un certain nombre d'emplois aidés en milieu scolaire pour du soutien administratif et de l'appui à des projets pédagogiques (...) »
Il semblerait pourtant que cette « géniale idée » parfaitement clientéliste, qui consiste à piocher dans la caisse de ceux que l'UMP traite d'assistés, pour financer des emplois précaires, mais susceptible de séduire les élus locaux, ne voit pas le jour.
En effet, François Baroin, qui a probablement à l'esprit une toute autre affectation de ces fonds, a clairement indiqué : « (...) que le gouvernement utilisera tous les moyens à sa disposition, en commission mixte paritaire, pour revenir sur ce vote (...) »
Au delà de la probable future déception des sénateurs UMP, il faudra donc attendre, encore un peu, pour connaître la prochaine « entourloupe »A moins que celle-ci, ne se résume, comme l'expliquait Martin Hirsch, à utiliser : « (...) l'argent des travailleurs modestes pour alléger l'impôt de solidarité sur la fortune (...) »
Mais nul doute que François Baroin aura à coeur de nous confirmer que Martin Hirsch : « dit des sottises » et « commet une erreur en alignant des contre-vérités »
SLOVAR
Crédit photo : La Provence
Pour Laurence Parisot : « Démocratie et économie de marché vont de pair » c'est probablement à ce titre, que le Medef International organise un déplacement professionnel, au Turkménistan et en Ouzbékistan !
Lors de l'annonce des réformes au Maroc, Laurence Parisot a tenu à déclarer : « (...) Démocratie et économie de marché vont de pair. Plus nous approfondissons la démocratie, plus nous nous donnons de chance d'approfondir la paix, la croissance et la prospérité »
Ce qui est en conformité avec le séminaire organisé en 2005 par le Medef : « Les droits de l'homme : Facteur de performances pour les entreprises à l'internationale ? » au cours duquel la même Parisot avait, dans son discours d'ouverture, tenu les propos suivants
« (...) Depuis longtemps, en réalité, les entreprises et le MEDEF s’intéressent aux droits de l’homme et à leurs relations avec les échanges internationaux. Cet intérêt se manifeste loin des médias, souvent de façon discrète et, de ce fait, sérieuse (...) il convient de se recentrer sur les actions que nous menons au sein de l’OCDE (...) Ces activités au sein de l’OCDE, comme les informations remontées des marchés export par MEDEF International, nous montrent l’importance croissante de la dimension « droits de l’homme » dans les échanges internationaux. Les règles et comportements managériaux, déclinés naturellement des Principes directeurs de l’OCDE, doivent être et sont d’ores et déjà mis en œuvre par les entreprises, dans leur conquête de marchés ou leurs investissements à l’étranger. Ces règles concernent les relations professionnelles, la lutte contre la corruption, l’accès aux besoins fondamentaux ou encore et surtout le travail des enfants (...) » Avant de conclure par : « (...) La relation entre droits de l’homme et commerce international, quelques décennies plus tôt, aurait constitué une utopie. Aujourd’hui, nous faisons tout pour l’ancrer dans un principe de réalité et même, pour nous, entreprises, dans un principe managérial (...) »
Puisque le Medef s’intéresse depuis si longtemps aux « droits de l’homme et à leurs relations avec les échanges internationaux » et s'indigne de la corruption, et du travail des enfants, on pourra s'étonner, de la toute dernière invitation du Medef International, lancée à des entreprises françaises
TURKMENISTAN - OUZBEKISTAN - Délégation de chefs d'entreprises conduite par Thierry COURTAIGNE Vice Président, Directeur Général de MEDEF International
« Nous avons le plaisir de vous inviter à prendre part à la prochaine délégation de chefs d’entreprise à Ashgabat et à Tashkent, du lundi 27 juin au vendredi 1er juillet 2011. Le Turkménistan et l’Ouzbékistan devraient connaître des taux de croissance supérieurs à 8% en 2011, d’après les institutions financières internationales. (...) Un groupe de travail Energie entre la France et le Turkménistan a été lancé en février 2011, afin de renforcer la coopération entre nos deux pays. Le Président BERDIMOUHAMMEDOV a également déclaré vouloir renforcer la base industrielle du Turkménistan, prévoyant une augmentation des investissements de +20,8% en 2011 et la création de 50 entreprises.
L’économie ouzbèke continue de croître également (8,5% en 2010), notamment grâce aux prix du coton et des minerais sur les marchés mondiaux. Le gouvernement a par ailleurs lancé un plan d’investissement de 50 Mds $ sur la période 2011-2015 pour développer 500 projets industriels (...) Près de 46% de tous les investissements prévus seront consacrés à l’achat de nouveaux équipements (...) Parmi ces projets, un parc d’activités de hautes technologies devrait voir le jour à Tashkent d’ici 5 ans.
La multiplication des projets dans ces deux pays est une bonne nouvelle mais l’environnement des affaires reste complexe. Afin de mieux comprendre les priorités de développement du Turkménistan et de l’Ouzbékistan, mais également les financements alloués et les acteurs de ces projets, ainsi que les réseaux de décision, nous rencontrerons, lors de cette délégation, les principaux décideurs des deux pays »
On pourrait sourire à la lecture de : « l’environnement des affaires reste complexe » En effet, le Medef International est parfaitement conscient de la corruption généralisée au Turkménistan et en Ouzbékistan comme du travail des enfants, dans les champs de coton des deux pays
Tout comme ils sont au courant, de la situation des droits de l'homme, au Turkménistan et en Ouzbékistan !
Turkménistan
Rapport du comité contre la torture des Nations Unies : « Le rapport (..) met en lumière le bilan déplorable du gouvernement turkmène en matière de droits humains », a commenté Veronika Szente Goldston de Human Rights Watch (...) Dans un exposé de 12 pages soumis au Comité le 30 avril 2011, Human Rights Watch avait indiqué que le gouvernement du Turkménistan, dirigé par Gurbanguly Berdymukhamedov qui en 2007 a succédé à Saparmurat Niyazov, demeure « l'un des gouvernements les plus répressifs du monde »
Bilan par Reporter sans frontière : « (...) la censure semble n’avoir aucune limite. L’Internet n’y échappe pas. Les sites du journal russe Russki reporter et de l’Institute for War and Peace Reporting sont dernièrement venus s’ajouter à la longue liste des adresses inaccessibles dans le pays. (...) les compagnies de téléphonie mobile ont reçu l’ordre de signaler instantanément toute circulation massive de messages SMS au contenu suspect. A tout moment, le pouvoir peut leur ordonner de couper l’accès aux réseaux internet (...) L’opposition politique a été réduite à néant. Les militants des droits de l’homme ne peuvent plus accéder au pays. En mars 2011, Human Rights Watch, présente envers et contre tout sur le terrain depuis 15 ans, a été obligée de fermer son bureau de Tachkent. L’ONG avait notamment fait état des tortures et des mauvais traitements, devenus monnaie courante dans les geôles ouzbèkes (...) »Officiellement Centre Culturel Tunisien, le 36 rue Botzaris accueillait une annexe du RCD, le parti du dictateur tunisien Ali Ben Ali. Investi par des réfugiés tunisiens depuis le 31 mai, une masse colossale de documents potentiellement compromettants, (fiches politiques, fichiers de journalistes etc.) ont été trouvés sur place. Depuis, en 24 heures le lieu a été évacué par les forces de l’ordre et placé en extra-territorialité alors qu’un juge d’instruction s’apprêtait à perquisitionner les locaux. Bizarre…
Alors que s’ouvrait le procès Ben Ali, la France découvre, sur son territoire, les arrières boutiques du régime.
Occupé depuis le 31 mai par une centaine de réfugiés tunisiens passés par Lampedusa, l’im-meuble situé au 36 de la rue Botzaris dans le 19è arrondis-sement abritait officiellement le « centre culturel Tunisien », propriété de l’Etat tunisien. En fait, le bâtiment hébergeait jusqu’à la chute du régime Ben Ali la section française du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti de l’ancien président renversé le 14 janvier dernier. Dès le début du mois de juin, une chaîne de solidarité se constitue sur les réseaux sociaux pour venir en aide aux réfugiés. Sur place, les personnes présentes découvrent une masse d’archives colossale, beaucoup de photos, des relevés de banques, des documents, factures au nom du RCD, une lettre du RCD à Delanoë demandant la possibilité de louer le Palais Omnisports de Paris-Bercy pour un meeting électoral, mais aussi des chèques, des articles, listes de journalistes opposés au régime de Ben Ali, membres du RCD classés par région française et beaucoup de noms de politiques français. « La milice de Ben Ali stockait des fiches sur des politiques français » explique Karim Guellaty, blogueur et militant présent sur place pendant plusieurs jours. Fondé par Nicolas Beau, auteur de Notre ami Ben Ali, le site Bakchich et « la cartographie de ses réseaux » était également surveillé. Dans un mail daté du 16 octobre 2009, le chef de la « cellule de veille » indique que son équipe « approfondira dans les prochains jours, l’analyse des comportements des membres et animateurs de ce site ». Un bâtiment interdit d’accès à la justice en 24 heures… Bref, une véritable base arrière française du parti-Etat Ben Ali à partir duquel il tissait sa toile et surveillait ses réseaux de fidèles et opposants. Selon Médiapart, les lieux auraient servi à des réunions de la police politique de Ben Ali en France voire de lieu de torture des opposants. Depuis plusieurs jours, de nombreuses voitures de polices banalisées dont les militants diffusent les plaques d’immatriculation sur twitter sont en planque dans les environs. Le 15 juin, une partie de ces archives partent dans les mains de l’avocate Soumaya Taboubi qui entend fonder un collectif, une opération « coup de poing » parfaitement préméditée selon certaines sources. Le 16 juin les réfugiés sont expulsés, la plupart sont relâchés mais sans endroit où dormir. Ils passeront plusieurs nuits dehors, aux abords du Parc des Buttes Chaumont, aucune solution de substitution n’ayant été trouvée. Les réfugiés tenteront de réoccuper les lieux le soir. Un certain nombre d’entre eux campe encore près des Buttes Chaumonts. Le 17 juin, à 8 heures, on apprend que le 36 rue Botzaris dont le propriétaire est une société répondant au nom de SAHLM Universitaire Franco Tunisienne, devient annexe de l’ambassade de Tunisie et bénéficie du statut de l’extra-territorialité. Selon Owni, à la suite d’une plainte déposée il y a quelques semaines par les associations Sherpa et Transparence International, un juge d’instruction ouvre une information judiciaire contre X, en visant Ben Ali, pour blanchiment d’argent en bande organisée. D’après nos informations, ce juge d’instruction avait l’intention de venir perquisitionner rue Botzaris dans le cadre de son enquête. Le 17 au soir, il ne peut plus être perquisitionné du fait du placement des lieux en extra-territorialité… Une bombe politique, économique et financière ? « Cela voudrait dire que quelqu’un dans les milieux judiciaires a fait fuiter l’info au niveau politique, à l’Etat français ou directement à l’Etat tunisien en disant : dépêchez-vous de me placer ça en extra-territorialité. D’habitude c’est une procédure qui prend un certain temps. Il y a là une aberration judiciaire : les plus hautes autorités de l’Etat tunisien demandent à la préfecture de faire évacuer le lieu, ce qui nous est confirmé par l’Ambassade mais on ne sait pas à quel titre le gouvernement tunisien demande à la France de faire évacuer les locaux puisque le 16 ce n’est pas une annexe de l’ambassade de Tunisie ? » s’interroge Karim Guellaty qui estime l’affaire sérieuse : « Personnellement, je pense que cette histoire d’archives, c’est une bombe politique, économique et financière et qu’aujourd’hui il n’est dans l’intérêt de personne que ces archives sortent et soient exploitées. Je pense notamment aux réseaux Ben Ali qui démontrent à quels points ils sont encore puissants puisqu’en 24 heures, ils arrivent à faire expulser des réfugiés par une intervention des forces de l’ordre, savoir qu’un juge d’instruction s’apprête à perquisitionner et que les locaux deviennent annexe de l’ambassade ». Entre autres anecdotes curieuses, à la surprise générale, on apprenait hier, que le Ministre de l’intérieur tunisien est en France depuis vendredi sans que l’on sache si cela à un rapport avec ceci. Aujourd’hui c’est une société privée mandatée par l’ambassade de Tunisie, soit le représentant en France du gouvernement de transition tunisien, qui surveille les locaux. Régis Soubrouillard – Marianne Le 36 rue Botzaris. Un lieu de sinistre réputation, connu des opposants au régime puisque à l’occasion des dix ans de régime benaliste, « 202 personnes avaient signé au 9 avril 1997 en Tunisie un appel demandant l’instauration de la démocratie. Alors que la collecte des signatures continuait, un rassemblement s’organisait, à Paris, symboliquement au 36, rue de Botzaris » rappelle Fabien Abitbol du Menilmontant blog qui en profite pour mettre en ligne un texte d’époque du journaliste et militant zapatiste Fausto Giudice : « Nous sommes rassemblés face au 36 rue Botzaris. A cette adresse, devant vous, se dresse une forteresse bien protégée par un haut mur et des grilles. Cette forteresse est à l’image du palais de Carthage où trône, retranché, le tyran tunisien, le général Zine El Abidine Ben Ali. Cette forteresse est à l’image du régime tunisien. Dans ces locaux, qui bénéficient d’un statut diplomatique, en tant qu’annexé de l’ambassade de Tunisie située rue Barbet de Jouy, se trouvent officiellement le « centre culturel » de l’ambassade et le Rassemblent des Tunisiens de France (RTF), l’amicale contrôlée par le régime. Officieusement, c’est le RCD, le parti de Ben Ali, qui siège ici. Et en réalité, cette forteresse est une des bases à partir desquelles le régime tunisien contrôle, réprime et agresse la communauté tunisienne en France. C’est d’ici que sont diffusés les ordres de Ben Ali, c’est ici que se concoctent des agressions, des campagnes d’intimidation et de calomnie contre des réfugiés tunisiens. A notre avis, les activités illégales et louches qui se déroulent au « 36″ sont en contradiction flagrante avec son statut diplomatique. Le « 36″ dépend en effet plutôt du ministère de l’Intérieur tunisien que du ministère des Affaires étrangères. Ce lieu ressemble plus à un des nombreux lieux secrets de détention et de torture disséminés en Tunisie qu’à un « centre culturel ». Voilà pourquoi nous sommes ici aujourd’hui ».
http://www.gaullisme.fr/2011/06/21/reseaux-ben-ali-france/onfie Karim Guellaty.
La police politique de Ben Ali en France
Preuve que tout le monde ne pouvait ignorer l’existence de cette sombre annexe du régime Ben Ali en territoire français.
Les locaux de la rue Botzaris abritaient aussi de nombreuses autres associations, dont le Rassemblement des Etudiants tunisiens à Paris (Retap), un organisme des plus accueillants à première vue chargé d’aider les étudiants venant de Tunisie, couverture pour une officine d’encadrement politique des étudiants tunisiens en France et de surveillance des opposants.
« De nombreux tunisiens en France savaient ce qu’il y avait rue Botzaris. On en entendait parler. Personnellement, j’avais été convoqué plusieurs fois par la police politique du RCD, mais je n’y suis jamais allé. Ils voyaient que j’étais actif dans le milieu étudiant donc ils essayaient d’impressionner et de retourner les gens. Ils étaient bien organisés » c