« Ma patrie, c’est la langue française »

21/06/2011 17:18 par rgrs

  • « Ma patrie, c’est la langue française »

    « Ma patrie, c’est la langue française »

    21/06/2011 17:18 par rgrs

« Ma patrie, c’est la langue française » disait Albert Camus. C’est pour rappeler ce précepte trop souvent mis de côté par nos élites gouvernantes ne jurant que par la mondialisation et le « globish » intégré que près de 1200 francophones issus de France, de Belgique, de Côte d’Ivoire, d’Haïti ou d’Italie se sont réunis à l’appel de l’ambassadeur Salon ce 18 juin sur la place du Panthéon, à Paris.

Aux côtés de Jean-Pierre Chevènement et Jacques Myard, Nicolas Dupont-Aignan a pris la parole pour rappeler que lorsque "la langue française est en danger, c’est la nation qui est en danger".

Un danger quotidien lorsque nos dirigeants choisissent de s’exprimer délibérément en anglais lors des réunions internationales.

Parés de drapeaux nationaux et de l’organisation internationale de la Francophonie, les manifestants menés par Paul-Marie Coûteaux et Dominique Mahé se sont ébroués dans le quartier latin pour déposer une lettre ouverte à Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui méprise notre langue en favorisant l’emploi de l’anglais dans l’enseignement et la recherche.

Pour toutes les nations qui ont le Français en partage, l’imposition du globish est une colonisation.

En ce 18 juin, c’est à un appel à la résistance contre cette nouvelle hégémonie qu’ont appelé les manifestants, à un sursaut pour rappeler que comme le disais Umberto Eco, « la langue de l’Europe, c’est la traduction ».

Voir article du Figaro

http://www.debout-la-republique.fr/Ma-patrie-c-est-la-langue.html

Les trois cercles vicieux de l’euro

21/06/2011 17:09 par rgrs

  • Les trois cercles vicieux de l’euro

    Les trois cercles vicieux de l’euro

    21/06/2011 17:09 par rgrs

Un commentateur du blog m’a signalé une note de Jean Quatremer indiquant que Jean-Claude Trichet a affirmé que l’Union Européenne est comparable aux Etats-Unis et une autre de Patrick Artus affirmant à peu près la même chose. L’occasion de revenir sur les raisons de quitter l’euro.

L’UE n’est pas les Etats-Unis

Jeudi, aux Etats-Unis, Jean-Claude Trichet a ainsi affirmé que les économies européenne et étasunienne « sont diverses de la même façon », évoquant les différentiels de croissance, d’inflation ou même de coût du travail. Malgré tout, il a souligné qu’il n’y avait « pas un budget fédéral important qui puisse remédier aux chocs asymétriques ». Dans la même veine, Patrick Artus a sorti une note intitulée « s’il faut plusieurs euros, il faut beaucoup de dollars ».

Son analyse est assez habile. Il conclut que « malgré un budget fédéral de grande taille et une mobilité plus forte du travail, l’hétérogénéité des Etats-Unis, en ce qui concerne les mêmes facteurs que dans la zone euro, est aussi considérable ». Il y a plusieurs failles dans son raisonnement. Tout d’abord, les économistes définissent trois conditions pour établir une Zone Monétaire Optimale (ZMO) : mobilité du travail, budget fédéral et convergence économique.

De facto Patrick Artus souligné déjà que deux des trois critères sont vérifiés pour les Etats-Unis mais pas pour l’Europe, démontant malgré lui la pertinence de la zone euro. En outre, on peut fortement contester le fait que les économies européennes et étasuniennes soient similaires. Bien sûr, sur certains critères, on peut constater que les différences entre Etats européens sont similaires à celles des Etats-Unis. Mais c’est loin d’être vrai sur de très nombreux autres critères.

Tout d’abord, le niveau des salaires est beaucoup plus hétérogène puisque le salaire minimum atteint à peine plus de 200 euros en Slovaquie ou en Estonie. Les écarts de croissance sont colossaux (3% en Allemagne, -5% en Grèce). Et les structures économiques restent essentiellement nationales (chaines de distribution ou autres). En fait, l’Europe est beaucoup plus diverse que les Etats-Unis, économiquement, culturellement, historiquement ou linguistiquement.

Les cercles vicieux de la monnaie unique

Pire, la monnaie unique provoque de nombreux mécanismes pervers. Tout d’abord, dans un système où il n’est plus possible de dévaluer, il y a une forte prime pour celui qui a les salaires les plus faibles ou qui les réduit. Avant, un pays pouvait laisser ses salaires augmenter plus vite que le voisin, il pouvait retrouver sa compétitivité en dévaluant. Avoir une monnaie unique pousse de facto à une baisse des salaires, comme le sous-entendent le pacte pour l’euro ou la Commission.

Ensuite, il est impossible de mener une politique monétaire qui convienne à des pays aussi différents : qui peut croire aujourd’hui que l’Allemagne et la Grèce peuvent partager la même politique monétaire ? Nous allons forcément avoir une cote mal taillée qui conviendra mal aux deux, comme dans les années 2000, où la politique monétaire de la BCE était à la fois trop restrictive pour une Allemagne à la croissance lente et trop laxiste pour l’Espagne, provoquant la bulle immobilière.

Enfin, la monnaie est un moyen d’équilibrer les balances commerciales : un pays en déficit voit en général la valeur de sa monnaie baisser, pénalisant les importations et favorisant les exportations. A l’inverse, un pays en excédent voit la valeur de sa monnaie s’apprécier, provoquant le phénomène inverse. Aujourd’hui, certains pays de la zone devraient voir leur monnaie s’apprécier alors que d’autres ont un besoin impérieux de la voir se déprécier pour équilibrer leurs échanges.

En imposant une cote mal taillée, l’euro accentue les problèmes au lieu de les résoudre : l’euro reste trop fort pour les pays en déficit, les accroissant davantage et ne s’apprécie pas assez pour ceux en excédent, qui en accumulent toujours plus. Bref, loin de faire converger les pays, l’euro les fait diverger. En fait, il était plus facile de faire converger les pays européens avec des monnaies nationales. Et ce n’est pas un budget commun qui changera quoique ce soit à ces trois problèmes…

L’euro, cela revient à imposer aux pays européens qui y participent de tous chausser la même pointure, indépendamment des réalités. Non seulement cela va abîmer les pieds qui les portent mais cela finira in fine par détruire cette chaussure inadaptée que nous n’aurions jamais du porter.

Laurent Pinsolle

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

Quelques remarques sur la conférence

21/06/2011 17:03 par rgrs

  • Quelques remarques sur la conférence

    Quelques remarques sur la conférence

    21/06/2011 17:03 par rgrs

Je n'ai pas eu le temps de trop écrire ces derniers temps, il faut tout de même que je fasse quelques remarques sur la conférence dont j'ai mis les vidéos dans l'article précédent. En effet, il y a pas mal de points qui ont été très justement abordés par les invités, mais probablement à cause du temps trop court qu'ils ont eu certains aspects n'ont pas été abordés ou pas abordés de façon suffisamment précise. Je répondrai notamment sur plusieurs questions qui ont été soulevées par les journalistes à la fin de la conférence. Mais en premier lieu, je tiens à noter qu'un très bon compte rendu a été fait par le blogueur SebMusset  sur son blog. Je tenais à le signaler puisqu'il s'agit d'un blog plutôt orienté à gauche, et que l'on peut espérer que cette conférence aura son effet sur cette espace politique réticent à débattre de cette question.

 

1-La fin du libre-échange n'est pas forcement mauvais pour la croissance chinoise

 Je commencerai par ajouter un argument aux propos tenus par Philippe Murer au début de la conférence où il présente succinctement le problème de la crise de son point de vue. Je ne reviens pas sur son explication à la fois efficace et courte de la crise économique actuelle, ce qui est une performance si l'on regarde la complexité du sujet. Seulement lorsqu'il arrive à la question des effets potentiels sur l'économie chinoise il néglige à mon avis les conséquences politiques sur celle-ci. En effet, il dit qu'effectivement le premier effet du protectionnisme sur l'économie chinoise sera un ralentissement de la croissance qui aujourd'hui est définie par certains comme étant en surchauffe. Il estime ainsi qu'en régime de protectionnisme en occident la croissance chinoise passerait de 10% à l'heure actuelle à 6% par an ce qui reste tout de même confortable si on la compare à la croissance occidentale de ces dix dernières années. Il semble ainsi conforter l'idée qu'effectivement la Chine tient sa croissance formidable de l'incroyable destruction qu'elle opère en occident. Il se trouve que je ne suis pas vraiment d'accord avec ce point de vue. Je crois qu'en fait la croissance chinoise serait tout aussi importante si elle était tournée vers son propre marché intérieur. Si la croissance est si forte en Chine, c'est qu'elle réalise en quelques décennies des gains de productivité liés au progrès technique que l'occident a mis deux siècles à produire. Il ne faut jamais oublier que le fondement de la croissance c'est l'accroissement naturel de la population, plus les gains de productivités. En Chine, il y a une forte croissance de la population qui va ralentir, mais qui se maintient à un rythme encore élevé. Et des gains de productivité très importants puisque ce pays passe d'une économie quasiment agraire en 1974 à une économie totalement industrielle utilisant les dernières technologies occidentales trente ans plus tard.

Que se passerait-il si les pays occidentaux fermaient leurs frontières ? Il y aurait certainement dans un premier temps une crise de surproduction liée à la trop grande spécialisation dans l'exportation. Face à cela la Chine et son gouvernement seraient obligés de redistribuer les fruits de la croissance et de diminuer le délirant taux d'investissement actuel. Et cela dans le but de consommer ce que le système de production fabrique. Les taux d'investissements passeraient probablement de 50% du PIB à 30% comme le Japon des années 70. Cela ne veut pas dire que la croissance stopperait, mais simplement qu'elle changerait de nature. Dans ce cadre plus autocentré, les salaires chinois devraient obligatoirement augmenter au rythme de la productivité du travail ce qui aurait pour effet d'une part de produire certainement une plus grande inflation, mais aussi une croissance plus riche en emploi notamment dans les services. En résulterait une croissance pas forcément plus lente, puisque le progrès technique continuerait à faire son office, mais avec une meilleure répartition des fruits de cette croissance dans la société chinoise. Je vois donc dans les effets sur l'économie chinoise des protectionnismes occidentaux un motif supplémentaire à l'intérêt du protectionnisme chez nous. Car le libre-échange actuel ne nourrit pas seulement les inégalités en occident, mais aussi dans les pays qui exportent chez nous et qui ont une productivité croissante. Il y a une espèce de deal entre les élites occidentale et les élites des pays en voie de rattrapage. J'importe tes produits, ce qui me permet de consommer pas cher et de concentrer les richesses chez moi. Pendant que toi tu peux avoir une croissance sans hausse des salaires et sans inflation ce qui est très bon pour tes rentiers. Le protectionnisme occidental est donc bon aussi pour le prolétariat des pays pauvres.

 

2-Le protectionnisme ce n'est pas que les droits de douane

Deuxième remarque sur le: « comment appliquer les droits de douane en pratique ». C'est une question posée, je crois, par une journaliste du Nouvelobs. C'est à croire que tout le monde réduit le protectionnisme aux taxes à l'importation alors que c'est probablement le protectionnisme le plus inélégant et le plus sensible aux conjonctures monétaires comme je l'avais montré dans ce texte. Les quotas ou les contingents sont nettement plus intéressants dans notre cadre actuel de mondialisation et des taux de change flottant. Car il n'échappera à personne que si vous taxez de 50% les produits chinois alors que le Yuan dévalue de 50% vos taxes ne serviront rigoureusement à rien. Les taux de change dans le système mondial actuel étant fortement fluctuant il est bien mal aisé de bien calculer ces taux en fonction de l'évolution des changes. Il est donc beaucoup plus rationnel et efficace de limiter en volume les échanges commerciaux et c'est là qu'interviennent les quotas. Par exemple pour ce qui est des véhicules automobiles, pour prendre un exemple parlant, on pourrait limiter à 20% des véhicules vendus le nombre de voitures importées. Si l'année précédente la France a consommé 4 millions de véhicules alors on dit: « Cette année on importe que 800000 véhicules ». Une fois atteint le quota, plus aucune voiture ne peut entrer en France. Cette limitation quantitative ne dépend pas des variations monétaires, le cours du dollar peut s'effondrer, ou l'euro s'envoler, cela ne changera pas la quantité de véhicules importés. De plus, cela rend la gestion extrêmement simple. Il suffit de faire appel aux statistiques annuelles de la consommation nationale et de faire évoluer la quantité suivant ces chiffres chaque année.

 

3-Les déséquilibres commerciaux ne concernent pas que la Chine et les pays avancés

Comme nous l'avions vue il y a peu l'Inde a par exemple des déficits commerciaux avec la Chine. Il n'y a pas qu'en Europe qu'elle fait des dégâts et même les Bric ne forment pas un groupe économiquement homogène. Cela fait longtemps en fait que les déficits commerciaux font des ravages dans le tiers-monde les pays les moins avancés ne pouvant faire face non seulement à la concurrence occidentale même avec ses salaires, mais en plus à une concurrence chinoise tout aussi productive, mais avec des salaires encore plus bas. C'est comme cela que l'on se retrouve avec des aberrations comme des Chinois construisant des bâtiments en Algérie alors que le pays croule sous le chômage. Ou des autoroutes en Pologne alors que les salaires y sont déjà médiocres en regard de la productivité locale. On notera d'ailleurs que s'il semble profitable pour un pays à première vue de faire des économies en faisant faire par des quasi-esclaves chinois les grands travaux. C’est oublier que les effets des dépenses de ces grands travaux ne se font alors pas sentir dans l'économie locale, l'essentiel des revenus partant vers la Chine. De fait, un état qui dépense 1 milliard d'euros en travaux sur son territoire en faisant travailler des locaux et des entreprises locales retrouvera son argent sous forme d'impôt dans les diverses activités dégagées par les effets de ses travaux et même plus. Comme le stipule la théorie du multiplicateur keynésien qui a mainte fois prouvé sa validité pratique. En croyant faire des économies, ces états en réalité s'appauvrissent au bénéfice de la puissance chinoise qui, elle, a bien compris le sens de son intérêt. De plus, elle élimine aussi une concurrence potentielle à long terme en détruisant les savoir-faire locaux. Cette stratégie n'est pas sans rappeler les techniques mercantilistes britanniques au 18e et 19e siècle. Période où la GB n'hésitait pas à faire des cadeaux et allait jusqu'à donner des millions de tonnes de textile pour éliminer la concurrence sous un flot de marchandises britannique. Les producteurs locaux perdant automatiquement leur marché face à l'inondation de produit anglais. Une fois détruite la concurrence locale, les Britanniques pouvaient augmenter leur prix comme ils le voulaient, organisant ainsi un commerce asymétrique à leur avantage. Des pays comme le Portugal en ont fait les frais, et sont devenus des états en sous-développement face à la puissance britannique d'alors.

4-Le protectionnisme peut relancer la concurrence

 Enfin dernier point qui n'a pas été abordé. Le monde actuel est un monde où la concurrence est en voie d'extinction. Les concentrations de production à l'échelle mondiale atteignent des niveaux jamais vus dans l'histoire. Certains secteurs n'ont plus qu'un seul lieu de production pour toute la planète. En cas de catastrophe, on imagine la pénurie, mais au-delà de ça cela signifie la création d'immenses monopoles privés à l'échelle de la planète. Et s'il y a monopole privé, cela signifie une énorme rente pour le capital. Car contrairement à une idée reçue le capital n'aime pas la concurrence, car elle rogne sur les marges des entreprises et réduits à rien les dividendes des actionnaires. Le protectionnisme peut-être un moyen de produire une régénération de la concurrence à l'échelle mondiale. En effet grâce à lui, des producteurs locaux vont naître et parfois entrer en concurrence avec des entreprises géantes qui avaient éliminé toute leur concurrence dans les années fastes des fusions/acquisitions. Un état intelligent fera en sorte de multiplier les acteurs dans une même branche en usant du protectionnisme. Et pourquoi pas en mettant en place des lois antitrust ? La concurrence n'est pas qu'une affaire de taille de marché, c'est avant tout le résultat d'une politique menée par un état. En effet par nature la concurrence concentre les activités, ce n'est que parce qu'il y a un acteur extérieur au marché, l'état, que la situation de concurrence peut se maintenir. Grâce à des mécanismes de coercition et de limitation de la puissance des entreprises dominantes par la puissance publique. La mondialisation a accouché d'immenses monopoles parce qu'il n'y a pas, et qu'il ne peut pas y avoir, d'état mondial pour imposer des lois antitrust. Le retour des états par l'intermédiaire du protectionnisme pourra paradoxalement, et contrairement à ce qu'affirme la vulgate libérale médiatique, augmenter la concurrence

 

YANN

http://lebondosage.over-blog.fr/article-quelques-remarques-sur-la-conference-77301134.html

La conférence sur le protectionnisme

21/06/2011 16:58 par rgrs

  • La conférence sur le protectionnisme

    La conférence sur le protectionnisme

    21/06/2011 16:58 par rgrs

Le site protectionnisme.eu vient de mettre en ligne les vidéos de la conférence récente sur le protectionnisme. C'est un véritable plaisir de voir nos économistes et intellectuels préférés réunis même s'il manquait Fredéric Lordon. Emmanuel Todd, Hervé Juvin Jean Luc Gréau et Jacques Sapir réunis sous la houlette de  Philippe Murer qui a eu la générosité de financer le sondage sur le protectionnisme et les Français. Une conférence très intéressante même s'il est évident que ceux qui viennent sur ce blog sont déjà au fait des réflexions de ces différents auteurs, et n'en apprendrons pas forcément plus ici. On remarquera au passage que le sondage révélant la préférence française pour le protectionnisme n'a pas fait la une des journaux. Il n'en demeure pas moins, j'en suis, sûr que ce sondage remontera tôt ou tard aux oreilles de nos politiques. Faites connaître les vidéos de la conférence à vos proches. Déposez ces vidéos sur vos blogs si vous en avez, il faut impérativement que cette question du libre-échange soit abordée aux prochaines élections. Sinon cela voudra dire, comme le dit assez explicitement Emmanuel Todd, que la démocratie française est morte.

 

Présentation du sondage par l'IFOP 
Interventions de Philippe Murer, Hervé Juvin et Jean-Luc Gréau 
Interventions d'Emmanuel Todd et Jacques Sapir  
 Questions de la salle  
Questions de la salle(suite) 
 
 
YANN

Les primaires socialistes, ou le suicide tranquille

21/06/2011 16:48 par rgrs

  • Les primaires socialistes, ou le suicide tranquille

    Les primaires socialistes, ou le suicide tranquille

    21/06/2011 16:48 par rgrs

L’UMP a bien tort de vouloir les empêcher…

Ils ne sont pas très bons joueurs, à l’UMP. Plus les primaires socialistes s’approchent, plus ils s’énervent. Jean-François Copé, qui fait toujours dans la mesure, parle d’un « gigantesque fichage politique » en préparation et de « parodie d’élection ». Soudain très soucieux du droit des citoyens, il s’inquiète pour les agents municipaux et les présidents d’associations qui bouderaient ces primaires dans les villes sous dictature socialiste, c’est à dire presque toutes en France puisqu’on connaît les brillants résultats de la droite aux dernières élections municipales.

Il est étrange que Copé ne voie pas à quel point les socialistes ont rendu service à la droite en construisant eux-mêmes, ironie suprême, avec une application et une obstination suicidaires le piège à cons qui est en train de se refermer sur eux. On se souvient sans doute que les plus lucides d’entre eux, au moment où DSK était au firmament des sondages, suggéraient mezzo voce que peut-être, étant donné la popularité du président du FMI et néanmoins candidat putatif, qu’il était préférable d’éviter ce parcours du combattant qui laisserait nécessairement des traces.

C’est peu de le dire. Etranger à toute tradition politique française, le principe même des primaires est un formidable aveu d’impuissance pour un parti dépourvu de projet alternatif et dont les militants rêvent de devenir permanents ou élus locaux en s’inscrivant dans le sillage de tel ou tel éléphant.

En théorie, un militant, c’est quelqu’un qui paie sa cotisation afin d’avoir le droit de faire des choses aussi gratifiantes que se lever tôt le dimanche matin pour aller tracter sur des marchés et se coucher tard en semaine pour assister à des réunions pas toujours passionnantes. À l’occasion, c’est aussi présider un bureau de vote installé dans une classe d’école primaire et souvent déserté par les électeurs, ce qui laisse le temps, toutes les deux heures, d’écrire mélancoliquement le taux de participation à la craie sur un tableau noir, et de méditer avec un fort sentiment de déréliction sur la manière dont meurent les démocraties.

Mais s’il fait tout cela, c’est parce qu’il y croit, qu’il est associé, d’une manière ou d’une autre, à l’élaboration d’un programme qu’il veut défendre et qu’il adhère sincèrement à des valeurs, toujours prêt à mouiller sa chemise pour elles malgré les inévitables désillusions de ce genre de combat. En tout cas, c’était comme ça avant.

Les primaires, et en particulier celles du PS, achèvent de discréditer cette fonction des partis d’antan, en évacuant les militants au profit des électeurs, tous étant invités à choisir le candidat d’un parti qui n’est pas le leur, aux seules conditions de signer une vague déclaration de principe sur l’adhésion aux valeurs de la gauche et de s’acquitter d’une somme symbolique. Autrement dit, la voix du militant engagé ne vaut pas plus que celle du péquin de l’autre bord qui va décider, si l’envie lui prend, d’influer sur le résultat.

Prenez l’exemple de votre serviteur qui n’est pas socialiste. Il est évident que j’irai voter aux primaires du Parti socialiste et que je le ferai dans l’intérêt de mon propre camp : en l’occurrence le Front de gauche, désormais représenté officiellement par Jean-Luc Mélenchon puisque ce dernier a été investi ce dimanche par 60 % des militants PCF (et seulement les militants PCF…).

Je peux même dire quel sera mon choix, dans ces primaires : celui du socialiste le plus à gauche. Parce que si, par un improbable malheur, Jean-Luc Mélenchon n’accédait pas au second tour, je veux que le report de nos voix sur le socialiste qualifié se fasse le mieux possible. Inutile de vous dire que s’il s’était agi de DSK, il aurait pratiquement fallu, mes camarades et moi, qu’on nous amène au bureau de vote sous la menace d’une arme.

À l’inverse, un partisan de l’UMP aura tout intérêt à voter pour Manuel Valls, par exemple, car il se dira assez justement que Valls est une manière de Sarkozy vaguement teinté de social-libéralisme, qu’il ne mobilisera pas ou peu la gauche autour de son nom et que l’électeur préfère toujours l’original à la copie.

Vraiment, Jean-François Copé n’a aucune raison de s’inquiéter pour ces primaires qui sont, au contraire, un handicap de plus pour la gauche.
En revanche, puisqu’on parle de militants, on peut lui conseiller de s’interroger sur l’hémorragie d’adhérents que connaît sa propre formation, notamment depuis qu’il en a pris la tête. Un défaut de projet, peut-être ?

Jérôme Leroy

http://www.causeur.fr/les-primaires-socialistes-ou-le-suicide-tranquille,10336

Interview de Nicolas Dupont Aignan dans la presse grecque !!!

21/06/2011 16:43 par rgrs

  • Interview de Nicolas Dupont Aignan dans la presse grecque !!!

    Interview de Nicolas Dupont Aignan dans la presse grecque !!!

    21/06/2011 16:43 par rgrs

Le lien de l’interview de Nicolas Dupont Aignan dans la presse grecque http://www.zoomnews.gr/ο-γÜλλος-βουλευτÞς-που-Þρθε-στο-σýνταγ/

Voici l’interview de Nicolas Dupont Aignan dans la presse grecque traduite par un de nos adhérents jeunes, Yannis Retsinas, d’origine grecque : 

“Le député français qui est venu place Syntagma et qui a ” étreint” les “indignés” s’exprime sur zoomnews”

Mercredi dernier, un peu avant que la place Syntagma devienne le théâtre d’affrontements entre les brigades anti-émeute et les jeunes cagoulés, un homme saluait la foule réunie, devant une avalanche d’applaudissements. Ce député français, indépendant, Nicolas Dupont-Aignan qui en 2007 quitta l’UMP de Nicolas Sarkozy, a créé son propre parti, gaulliste «  Debout la République ».

Pourquoi souhaitiez-vous venir à Athènes pour vous exprimer avec les grecs ?

Car aujourd’hui ce qui est en jeu c’est le droit du peuple grec de décider lui-même de son destin, c’est le respect de la démocratie. Comment un député français, gaulliste, pourrait rester en marge de cette contestation populaire ? Le général de Gaulle disait : « la République est la souveraineté du peuple, l’appel à la liberté, l’espoir pour la justice ». Mais aujourd’hui en Grèce, le peuple, la liberté et la justice sont en danger.

L’Union européenne et le FMI poussent la Grèce dans la récession et sont complice de la fraude des banques. Ce plan (de sauvetage) est inutile car il est contreproductif. Pour moi, la clé serait de dire aux Grecs que nous les voyons résister et, que demain, nous devrions faire la même chose en Espagne, en Italie, en France.

Quelles mesures proposez-vous pour la Grèce sorte de l’impasse ?

La Grèce ne doit plus obéir aux ordres de la Troïka. Elle doit oser restructurer sa dette, abandonnant l’euro pour retrouver sa liberté monétaire et politique. C’est la seule solution et n’oublions pas que des pays comme le Danemark, la Suède ou la Pologne vivent sans l’euro et se trouvent dans une bien meilleure situation.

Quel rôle pourrait jouer Paris ?

Aujourd’hui Paris fait honte à la France, en étant à la botte des banques et des technocrates bruxellois. Mais de son côté, le peuple français est de plus en plus conscient de cette escroquerie économique dans laquelle tombent les pays d’Europe. Je n’ai aucun doute que ce qui arrive aujourd’hui à Athènes, arrivera dans quelques temps à Paris. C’est d’ailleurs un des points de ma candidature aux élections présidentielles de 2012.

http://debout-les-jeunes.fr/blog/06/2011/2165/interview-de-nicolas-dupont-aignan-dans-la-presse-grecque/

Acheter des produits français : Oui, mais lesquels ?

21/06/2011 16:31 par rgrs

  • Acheter des produits français : Oui, mais lesquels ?

    Acheter des produits français : Oui, mais lesquels ?

    21/06/2011 16:31 par rgrs

Selon le CREDOC les français seraient 64% à prêts à payer plus cher des produits industriels fabriqués en France. Mais, est-il encore possible, face à la baisse du pouvoir d'achat et la forte désindustrialisation, de le faire ?


Publiée en mai 2011 : « L’enquête du CRÉDOC révèle que ce regain d’intérêt pour le « made in France » témoigne d’une confiance croissante dans la qualité des produits industriels fabriqués en France (...) » Mais, si cette attitude indique : « (...) la volonté de contribuer à défendre les emplois dans le pays (...) » Il sont « (...) 73 % à déplorer le déclin de l’industrie française »

Si l'agriculture reste un des derniers domaines où on peut trouver des produits français, ça fait combien de temps, en tant que consommateur lambda, que vous n'avez pas eu entre les mains un article portant la mention ou l'étiquette Fabriqué en France ?

Et ce n'est pas le lancement par Yves Jego le 19 mai dernier de la nouvelle marque France qui risque d'améliorer la valorisation des : « (...) produits fabriqués en France, noyés dans la vague d’une mondialisation galopante (...) » D'autant que : (...) « Pour obtenir le label, 50 % a minima de la valeur ajoutée doit être française et le produit doit être intégralement conçu en France. On comprend ici que la moitié des composants, au maximum, peut donc venir de l’étranger (...) » explique le site
lemadeinfrance

Le problème de la France n'est pas un cas unique, puisque que ce soit en Europe ou aux Etats Unis, il est devenu quasiment impossible de consommer national.

En ce qui concerne l'Europe, il y a une raison bien précise : La lutte contre l'inflation, première préoccupation de la BCE. En effet, dans le monde de Jean-Claude Trichet,
les prix et les salaires ne doivent jamais augmenter !

La seule solution, en ce cas, consiste à faire baisser les prix des produits manufacturés. Ce qui n'est possible, qu'en remettant en cause leur qualité, ou en produisant dans des pays à bas salaires. Ce qui a eu pour effet, par exemple, de voir les industries textiles changer de pays puis de continents au gré des augmentations de salaires et de niveau de vie et de ... paupérisation des consommateurs des anciens pays producteurs.

Mais, est-il toujours possible d'acheter français ?

Une
intéressante enquête de Terra ECO de décembre 2009 nous donnait quelques réponses/exemples

« (...) Le plus dur, ce sont les fringues. Je veux bien me saper local si cela ne ressemble pas aux pulls que tricotait feu mamie (...) le coton pousse en Inde, la toile est traitée puis cousue en Tunisie avant d’être acheminée en bateau et camion jusqu’au revendeur français. Il faut par ailleurs casser sa tirelire pour s’offrir des pulls Ardelaine tricotés à partir de laine ardéchoise (...) en lisant une histoire à Neva, ma filleule de 4 ans, je me rends compte que le bouquin a été imprimé en Chine. C’est le lot de 80 % des livres pour enfants aujourd’hui. Ce n’est pas rien quand on sait que le marché du bouquin de jeunesse écoule plus de 70 millions d’exemplaires par an. Mais comme la délocalisation de l’impression permet d’économiser 30 % des coûts (...) La bicyclette (...) 90 %, m’assure-t-on, des vélos vendus dans le commerce sont assemblés en Chine (...) plus aucun produit high-tech n’est fabriqué en France ! Télévision, chaîne hi-fi, baladeur numérique… Idem pour les produits multimédias ou les téléphones portables. Depuis 2004, la Chine est le premier exportateur de produits high-tech au monde. Plus de 70 % des lecteurs de DVD proviennent de l’Empire du milieu et environ 50 % des téléphones portables (...) »

Alors, à moins de disposer d'un pouvoir d'achat hors norme, permettant de se
chausser : JM Weston, Paraboot, Hardridge, Joseph Malinge, Heschung, Corthay, Delos, Massaro, Lobb Mesure, Berluti Mesure ou de se vêtir : St James, Royal Mer Bretagne, Men by Men, La Guardia, LVX, Montagut Fil lumière, Ludovic Bun (...) il faut se résoudre à acheter ce que le marché propose !

Oui, mais il nous reste l'automobile français argueront certains !

Française ? lorsqu'on sait que la France est importatrice nette comme
l'écrivait France Soir ! : « (...) En réalité, il n’existe plus de voiture nationale. On a vu que le tsunami a perturbé la production de tous les constructeurs, qui font appel à des composants japonais. Les moteurs et les équipements s’échangent, dans un entrelacs mondial. Impossible de dire si telle version de telle voiture est à 60 % ou 30 % française (...) »

Et que penser de Renault qui va diffuser en France un
monospace, siglé DACIA produit à Tanger, au Maroc, et développés sur la plate-forme B0 de l'alliance Renault-Nissan ?

La réalité, c'est que même, s'il existe quelques sites Web :
La Fabrique hexagonale, Madine France, Made in france pour présenter des produits fabriqués en France. Comme le dit Senior Actu, il s'agit : « (...) d'entreprises locales qui n'ont pas tellement de moyens pour se faire connaître, et qui encore une fois, ont le mérite de faire perdurer une production de qualité (...) »

Alors plutôt que se gargariser comme le site
Pro France qui prétend : « (...) développer une politique de promotion ambitieuse des produits certifiés, sur le marché intérieur comme à l'export (...) » il est évident qu'il est nécessaire d'avoir une VRAIE politique industrielle. Et cesser de brandir, à tous bout de champs, Airbus comme monnaie d'échange, avec l'ensemble des importations nécessaires, à l'ensemble de la population !

Car, pour ses derniers fleurons, la France n'est pas avare de transfert de technologies comme celui
d'Airbus en Chine, des bateaux français de la classe Mistral vendus à la Russie ou des promesses systématiques de Dassault et l'Etat français, dès qu'il s'agit d'une possible commande d'avions Rafales. Transferts, qui permettront, sans nul doute, à ces pays de devenir producteurs et vendeurs à leur tour ! Au détriment bien entendu des emplois français !

Néanmoins, il est intéressant de lire les réponses officielles de ministres, qui ont été faites en 2009, à l'association
Vêtements made in France concernant le projet de création d'une entreprise de vêtements de fabrication française « chic et branchée : « (...) Le ministre a pris bonne note des éléments que vous lui avez communiqué et a aussitôt demandé aux services compétents de son départemant ministériel de faire le point sur ce dossier et de vous apporter une réponse dans les meilleurs délais (...) »

D'autant plus intéressant qu'en mars 2011,
sur Marianne2, Francis Journot initiateur du projet et ses amis, expliquaient qu'on ne les avait pas écoutés et racontaient pourquoi.

Oui, mais dira t-on à l'UMP, nous avons un Président qui
affirme : « J'aime les usines, c'est mon truc » !

SLOVAR

Crédit image : Le Made in France

http://slovar.blogspot.com/

Un an après la Halle Freyssinet, Villepin face à un constat d’échec

21/06/2011 13:24 par rgrs

  • Un an après la Halle Freyssinet, Villepin face à un constat d’échec

    Un an après la Halle Freyssinet, Villepin face à un constat d’échec

    21/06/2011 13:24 par rgrs

Alors que le rassemblement du 19 juin 2010 était porteur d’espoir et que Villepin posait les bases d’un combat riche de promesses exaltantes. Un an plus tard, le constat est accablant.

De quelques 6 000 sympathisants à la Halle Freyssinet, il ne restait plus que 300 fans à la Maison de l’Amérique Latine ce dimanche et la comparaison est d’autant plus cruelle que le 27 octobre 2009, il avait rassemblé près de 1 000 sympathisants au même endroit …

Villepin n’a rien dit de ses intentions pour 2012. Et pour cause, le futur de Villepin et de son mouvement politique sont suspendus à l’affaire Clearstream dont le procès en appel a été totalement éclipsé par l’affaire Strauss-Kahn, laissant ainsi les juges à plus de sérénité dans la tenue des débats.

A force de cultiver par principe le crédo du contre-pied systématique vis-à-vis de Sarkozy, Villepin s’est perdu dans un maelström qui mélange allègrement les références historiques et les emprunts à différentes utopies en vogue pour donner corps à la posture faussement gaulliste le temps d’une séquence médiatique éphémère. D’ailleurs, en reprenant ses différentes déclarations sur le revenu de vie (rebaptisé revenu citoyen), le nucléaire, le mariage pour tous ou encore la dépénalisation du cannabis, on pourrait se poser la question de sa participation aux primaires des écologistes …

Faute d’avoir une ligne politique claire et une organisation professionnelle, République Solidaire fait preuve d’un amateurisme qui hypothèque toute velléité de pouvoir en découdre l’an prochain lors du rendez-vous de la présidentielle. En effet, malgré la dévotion de quelques militants qui souffrent d’une naïveté qui confine souvent au syndrome du fan, le maillage territorial manque de chevilles ouvrières aguerries (par l’engagement militant, associatif et politique) susceptibles de pouvoir emporter l’adhésion des Français au cours des prochains mois.

L’aventure s’est transformée en plaisanterie de mauvais goût et l’humour corrézien de Jacques Chirac aura eu le mérite de dissiper toutes les illusions qui pouvaient persister quant à la possibilité de Villepin de pouvoir réunir les parrainages nécessaires pour se lancer dans la campagne présidentielle.

Au milieu d’un entourage de plus en plus clairsemé et qui se compte sur les doigts d’une main, la présence d’Azouz Begag marque surement une fidélité de celui-ci pour l’ancien Premier ministre mais elle est l’assurance d’un rejet massif en région Rhône-Alpes après les fiascos successifs qu’il a essuyé sous les couleurs du Modem.

Il y a de fortes probabilités que l’aventure sera close au lendemain de l’annonce du verdict du procès en appel et que l’ancien Premier ministre Villepin restera un bon client pour les médias toujours en quête d’un bon mot ou d’une petite phrase susceptible d’alimenter la chronique …

Qu’il rejoigne François Hollande ou Jean-Louis Borloo, il apparaît évident que l’avenir s’est assombri et qu’il se dirige irrémédiablement vers le crépuscule de ses ambitions présidentielles.

GRIFFON

http://griffonlyonnais.wordpress.com/ 

Je me fais spammer par le Nouveau Centre

21/06/2011 13:18 par rgrs

  • Je me fais spammer par le Nouveau Centre

    Je me fais spammer par le Nouveau Centre

    21/06/2011 13:18 par rgrs

Décidément, rien ne me sera épargné : je me fais spammer par le Nouveau Centre !

Bon, ce n'est pas bien grave il faut le reconnaitre. Cela me permet d'écrire un billet sur un blog que j'aurais tendance à délaisser un peu en ce moment (mais bébé faucon, la piscine, le jardin, ça prend du temps...). Cela me permet aussi de mettre une belle photo d'Hervé Morin sur mon blog, et ça n'a aucun prix !

Donc ce spam fait l'éloge d'un site que je vais mettre en lien tiens :
Société de la reconnaissance que ça s'appelle. C'est joli... On croirait presque la société du care de Martine Aubry, qui personnellement m'avait amusé. Mais là, c'est celle de la reconnaissance.
La reconnaissance, on la cherche tous quelque part. Le Nouveau Centre nous la propose : elle est pas belle la vie ?

Et ce spam politique du Nouveau Centre, donc, lance un appel à témoin. Il me spamme pour que je m'exprime. Je lui répondrais, amicalement, que je n'ai pas attendu son appel à la société de la reconnaissance pour m'exprimer, et que mon blog commence à avoir un
certain age...

Pour ma part quand même, ça me gonfle toujours d'être spammé. Je crois quand même que je prends mieux de recevoir un spam du Nouveau Centre que des spams d'appels divers de différents groupuscules du Parti Socialiste ou de la gauche (la vraie hein), qui pensent que le fait d'être
collègue avec quelques huiles militantes socialistes sur le net fait de moi le relais idéal de leurs indignations et propagandes bien comme il faut...

Et je me demande quand même si le spam politique a vraiment une utilité... Parce que si on part du principe que le spam gonfle, je ne sais pas si c'est très efficace pour faire adhérer des gens, de les spammer...

Enfin, le Nouveau Centre a réussi son coup : j'aurais parlé de lui. Et j'aurais mis Hervé Morin en photo. Quelle journée...

Falconhill

http://falconhill.blogspot.com/2011/06/je-me-fais-spammer-par-le-nouveau.html

Le scandaleux silence au sujet de Fukushima. Fukushima : It’s much worse than you think

21/06/2011 13:11 par rgrs

  • Le scandaleux silence au sujet de Fukushima. Fukushima : It’s much worse than you think

    Le scandaleux silence au sujet de Fukushima. Fukushima : It’s much worse than you think

    21/06/2011 13:11 par rgrs

Très mauvaise nouvelle. Pour le moment et compte tenu des technologies aujourd'hui disponibles, l'objectif d'empècher l'explosion nucléaire de l'ensemble du site de Fukushima paraît hors de portée alors que le processus cataclysmique ne cesse de prendre de l'ampleur.

Il y a quelques jours, des images virtuelles d'un éventuel sarcophage que Tepco pourrait installer au dessus des réacteurs en perdition de Fukushima circulaient sur les télévisions. Mais assez curieusement, il s'agissait apparemment de structures assez fragiles, quasiment en matière plastique, très éloignées des milliers de tonnes d'acier et de ciment envisagés pour remplacer l'actuel sarcophage en place à Tchernobyl. On ne voit pas comment de telles structures pourraient contenir une explosion majeure sur le site de Fukushima. Tout au plus pourraient-elles empêcher la diffusion de gaz radioactifs sous basse pression. De toutes façons, Tepco annonce que la mise en place de ces protections ne sera pas possible avant longtemps, compte tenu du niveau de contamination actuel du site.

En fait, les priorités devraient être toutes autres. Il devrait être indispensable d'empêcher dans les jours, semaines ou mois qui viennent la contamination d'une partie du Japon par les cœurs en fusion des réacteurs touchés par le tsunami. Or, très mauvaise nouvelle, pour le moment et compte tenu des technologies aujourd'hui disponibles, cet objectif paraît hors de portée alors que le processus cataclysmique ne cesse de prendre de l'ampleur. Une toute aussi mauvaise nouvelle est que, désormais, le monde entier fait silence sur le désastre mondial qui se prépare. Les conspirationnistes ne devraient pas être les seuls à s'interroger sur les raisons de ce silence.

Si l'on en croit l'industriel Tepco, le gouvernement japonais qui l'a toujours soutenu y compris dans ses décisions les plus hasardeuses et les industriels américains du nucléaire qui ont depuis les origines partie liée avec le Japon pour la gestion de son parc nucléaire, la situation à Fukushima serait potentiellement pire qu'elle ne le fut à Tchernobyl. Selon ces sources cependant, il n'y aurait pas de danger immédiat, tant du moins que l'on continuera à pomper de l'eau et qu'un nouveau fort tremblement de terre ne se produira pas. Pas de danger immédiat sans doute, mais pas de solutions fiables avant quelques années au mieux. En attendant, selon ces sources, il n'y aurait pas de raisons de s'inquiéter. Curieuse préconisation.

Pour d'autres experts au contraire, la situation n'a jamais cessé depuis le début de s'aggraver. Aujourd'hui il y aurait de forte probabilités (certains disent 50/50) pour que le pire se produise. Un article récent de Aljazeera.net cité ci-dessous vient de faire un bilan assez terrifiant de la situation. On pourrait suspecter la neutralité de Aljazeera mais la chaîne se borne à reprendre les diagnostics de deux experts confirmés du nucléaire, l'américain Arnorld Gundersen (photo) et le japonais Shoji Sawada. L'un et l'autre, à première vue semblent parfaitement objectifs et bien informés. Certes ils sont tous les deux devenus des whistle-blowers alertant sur les dangers du nucléaire. Le site Fairewinds auquel participe Arnorld Gundersen est un leurs représentants les plus influents aux Etats-Unis. Mais cela ne devrait pas être une raison pour disqualifier leurs analyses.

Pour Arnold Gundersen, notamment, la fusion des réacteurs touchés constitue désormais un processus sans doute impossible à empêcher, compte tenu encore une fois des connaissances scientifiques et technologiques du moment. Le refroidissement par eau ne pourra que le retarder de quelques temps, tout en noyant la région et la mer environnante sous des milliers de tonnes d'eau fortement contaminées. Une fois les nappes phréatiques ou les couches terrestres profondes atteintes, ce ne serait pas seulement une large périphérie autour de Fukushima qui deviendrait inhabitable, mais sans doute la ville de Tokyo elle-même. Dans l'hypothèse la plus grave, celui de l'explosion des centaines de tonnes de combustibles nucléaires présents sur le site, le Japon tout entier puis très vite des zones étendues de l'hémisphère nord pourraient être interdits à la vie humaine.

D'ores et déjà, deux experts de santé publique américains estiment avoir observé une augmentation anormale de la morbidité des nouveaux nés dans une dizaine de villes de la cote ouest des Etats-Unis situés approximativement sous le vent de Fukushima (voir ci dessous le rapport Sherman-Mangano). On s'étonne que, devant une observation aussi troublante, des inquiétudes beaucoup plus nombreuses ne se soient pas encore manifestées, notamment aux Etats-Unis, si soucieux en général de la santé publique.

La situation paraît en voie de devenir si grave que le silence des autorités nationales et internationales est véritablement inexplicable. Même si peu de remèdes ne paraissent pour le moment disponibles, il conviendrait néanmoins que les scientifiques du monde entier y réfléchissent et travaillent à la mise au point de solutions. L'inaction actuelle donne beaucoup d'arguments à ceux dénonçant une conspiration du silence de la part des gouvernements et des industriels impliqués, non seulement au Japon mais aux Etats-Unis. La complicité objective entre Barack Obama et l'Exelon Corporation, le plus gros fournisseur d'énergie nucléaire et un des plus importants contributeurs de sa campagne, est dénoncée.

Rien cependant n'y fait. L'attitude généralement affichée par l'ensemble des décideurs et des médias est particulièrement à courte vue, mais elle n'indigne encore personne. Le message général s'apparente au suivant : "le magma monte dans la cheminée du volcan. Une explosion destructrice se produira bientôt. Mais qu'importe, dormez tranquilles au bord du cratère...pour le moment".

Précisons à l'attention de ceux qui militent pour l'abandon de l'énergie nucléaire que ce dernier objectif de l'abandon, à supposer qu'il soit décidé, ne pourra pas être mis en oeuvre avant 25 ou 30 ans. Au Japon le monde se trouve confronté à une échéance beaucoup plus immédiate et à des risques beaucoup plus graves : un Tchernobyl de magnitude 10 pouvant se produire dans quelques mois. La réaction de prévention devrait être toute différente.

 

Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin

Sources
* Article d'Aljazeera : http://english.aljazeera.net/indepth/features/2011/06/201161664828302638.html
* Fairewinds : http://www.fairewinds.com/home
* Arnold Gundersen : http://en.wikipedia.org/wiki/Arnold_Gundersen
* Paul Jorion : http://www.pauljorion.com/blog/?p=24334
* Rapport Sherman Mangano : http://www.counterpunch.org/sherman06102011.html
" The recent CDC Morbidity and Mortality Weekly Report indicates that eight cities in the northwest U.S. (Boise ID, Seattle WA, Portland OR, plus the northern California cities of Santa Cruz, Sacramento, San Francisco, San Jose, and Berkeley) reported the following data on deaths among those younger than one year of age :
4 weeks ending March 19, 2011 - 37 deaths (avg. 9.25 per week)
10 weeks ending May 28, 2011 - 125 deaths (avg.12.50 per week)

* Exelon Corporation : http://www.exeloncorp.com/Pages/home.aspx

 

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/le-scandaleux-silence-au-sujet-de-96250