Chic, chic, chic...
20/06/2011 18:15 par rgrs
Personnellement, j'avais déjà prévu cette fin, tout ceux qui me lisent en sont témoin.
Seuls, les imbéciles auto-intoxiqués par leur propre propagande pouvaient douter de cette fin.
En voulant maintenir ce monde, au delà de toute raison, les zélites rendent la rupture catastrophique.
Pour répondre à un lecteur, la différence entre le discours et les actes, est une constante. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
On prêche le libéralisme, mais ce n'est possible qu'avec un tapis d'argent public. Les hommes politiques de droite, sont les plus caricaturaux. Ils savent qu'ils ne peuvent être élus qu'en embauchant à la pelle les fonctionnaires, en chassant les subventions, toute choses "honnis" dans leur discours.
Pour sortir du système, il faut d'abord rompre avec le libéralisme, rompre avec la monnaie dette, et là, le nombre de fonctionnaires aura beaucoup moins d'importance, et il sera possible de le réduire. Je ne suis pas, non plus, responsable du grand écart idéologique entre la pratique des libéraux et leur discours.
Dernière bêtise en date, le "contrat de travail unique". Le seul problème, c'est qu'en 1968, il existait déjà, c'était le CDI. Puis on a crée l'intérim et le CDD, pour faire plaisir au patronat, et pour lui faire encore plus plaisir, on va recréer le "contrat de travail unique", mais il faut bien constater le résultat ; une nette détérioration des conditions de ce contrat...
Mais, bon, parler de "contrat de travail unique", quand tout s'effondre, c'est la bêtise ultime, tout ce qui est l'activité de la sphère politico-médiatique, c'est parler du sexe des anges, alors que les turcs assiègent la ville...
Le monde bisounours des libéraux s'effondre, l'empire américano-occidentaliste s'effondre, il ne faut pas bouder son plaisir...
Patrick REYMOND
Coup de tonnerre dans le ciel politique: un sondage révèle que les français sont majoritairement favorables au protectionnisme.... qu'ils soient de droite ou de gauche....
C'est un sondage à l'initiative duquel on trouve un simple particulier, Philippe Mürer, agacé de l'omerta sur la question du protectionnisme. Il voulait savoir si les français étaient favorables ou pas à celui-ci... eh bien il n'a pas été déçu de la réponse.
Entouré d'une vingtaine d'économistes ou intellectuels parmi lesquels on peut trouver Emmanuel Todd, Jacques Sapir, Jean-Luc Gréau, bien connus des lecteurs de ce blog, il a présenté jeudi dernier les résultats du sondage que l'IFOP a réalisé du 17 au 19 mai 2011 auprès d'un échantillon représentatif de 1012 personnes (méthode des quotas). Entre autres, 84% des sondés estiment que l’ouverture importante des frontières de la France et de l’Europe aux marchandises des pays comme la Chine ou l’Inde a eu des effets négatifs sur l'emploi, 70% sont défavorables à la faible taxation de produits importés de ces mêmes pays, et 65% souhaitent une augmentation de ces taxes. Enfin, 64% des personnes interrogées considèrent que l'ouverture économique des frontières et le montant des droits de douane devra être un sujet important dans le cadre de la campagne pour l'élection présidentielle de 2012.
Le PDF de l'étude est lisible là : http://www.marianne2.fr/attachment/62287/ et la présentation power-point de l'FOP , très claire, est visible là : http://www.protectionnisme.eu/Presentation-du-sondage-Les-francais-et-le-protectionnisme-economique-par-l-IFOP_a133.html












La meute médiatique a une nouvelle mode depuis quelques mois : la chasse aux « néoréacs » ! Lancée par L.Joffrin, le spécialiste es chassé croisé entre Libération et le Nouvel Obs, dans un dossier fait avec Ariane Chemin, la petite main des basses œuvres du Monde de l’époque Plenel-Colombani, elle vise à dénoncer ces journalistes qui ont comme tort de ne pas se plier à la doxa politiquement correct du milieu et osent dire ce que beaucoup de Français pensent de la situation en France. Ils seraient ainsi une petite dizaine (1) à ne pas respecter les consignes des maitres censeurs. Et bien entendu, tous les petits torquemadas de l’antiracisme et du politiquement correct ont emboité le pas au grand moralisateur en chef, à tel point que même Grazzia (grand journal politique !) a fait un papier sur ces nouveaux réacs qu’il faudrait faire taire.
Passons sur le fait que nos chers journalistes ont l’indignation sélective : personne ne s’émeut qu’Anne Lauvergon dise qu’elle discriminera les « mâles blancs » dans les futures embauches d’Areva, personne non plus pour s’indigner quand Thuram fait une photo avec les noirs seulement de France 98, personne pour monter au créneau quand le Brésil refuse d’extrader Battisti vers l’Italie (sauf E.Zemmour)…Passons également sur le fait que les mêmes qui dénoncent l’omniprésence des néoréacs, trustent tous les postes de directeur de rédaction, de grands éditorialistes, de commentateurs politiques en vue depuis 40 ans et ont réussi à dicter leur idéologie à toute la sphère culturo-médiatique (et donc de prendre le pouvoir selon le bon apprentissage de T.Gramsci) qui les a ainsi placé sur un piédestal moral.
Mais qu’est-ce que reproche toute la bien-pensance à ces néoréacs ? « De décontaminer la pensée du FN », d’avoir « basculé dans le discours réactionnaire le plus convenu, le plus éculé et le plus systématique », d’être des « agents de notabilisation » de Marine Le Pen. Pire, ils sont surtout accusés de décrire la réalité et les faits tels qu’ils sont et ainsi de faire le jeu du FN. Comme lorsque J.P.Brighelli dénonce la gabegie pédagogiste et sa fabrique des crétins, comme lorsque E.Zemmour s’en prend à l’idéologie soixante-huitarde qui a ouvert à la destruction de l’autorité, comme lorsque E.Levy refuse l’immigrationisme qui empêche l’assimilation et fait le jeu du grand patronat, comme lorsque R.Menard dénonce le totalitarisme des élites médiatiques bien-pensantes qui adore la diversité à condition qu’elle pense comme elles, comme lorsque P.Cohen met en cause l’Europe qui broie les peuples en leur imposant la rigueur…Dans tous ces cas, la bien-pensance leur reproche de ne pas taire la réalité car la réalité fera le jeu du FN. Coupables de délit de réalité. Cette volonté de taire les problèmes, de maquiller la réalité quand elle ne rentre pas dans les bonnes cases n’arrive à qu’à une chose : « à faire cadeau du réel au Front national » selon l’expression d’Alain Finkielkraut.
Car tous ceux qui se lancent dans cette chasse aux sorcières oublient que ce sont eux qui en refusant de voir la réalité, de prendre en compte les attentes des Français et en diabolisant tous ceux qui refusaient d’entrer dans leur vision du monde ont permis au FN d’exister. Leur stratégie de diabolisation du réel a si bien marché que le FN est passé d’un groupuscule avant 1981 en seul parti contestataire permettant de faire un bras d’honneur au système. Ce que les ouvriers, les employés et désormais les classes moyennes ont bien compris et font régulièrement aux élections tant et si bien que le père a atteint le second tour de la présidentielle et la fille est à plus de 20% dans les sondages pour 2012.
Ces néoréacs refusent de taire la réalité, refusent les carcans idéologiques qui enserrent la France depuis trop longtemps. Ils refusent que les idées de Nation, de République, d’autorité, de frontières, de protectionnisme, de souverainisme, d’Etat soient diabolisées. Ils refusent de plier devant les injonctions des bien-pensants qui voudraient que l’insécurité ne soit qu’un sentiment, que l’immigration ne soit qu’une chance pour la France, que l’Europe ne soit qu’une zone de croissance et de bonheur perpétuel, que la mondialisation ne soit qu’heureuse, que la seule perspective économique soit les plans d’ajustement structurels de DSK, que les frontières ne soient que des instruments de ségrégation menant à la guerre, que l’Ecole doit être une garderie où l’élève est l’équivalent du maitre et découvre ses propres savoirs, que la famille c’est mal, que l’autorité ne sert qu’à oppresser, que la police ne soit que fasciste, que les Français soient tous des racistes, que la République soit discriminante, que la France soit finie…
Ces néoréacs sont des républicains-nationaux et osent désormais l’afficher. Cela pose un problème fondamental aux bien-pensants : ils seront obligé de débattre de nouveau (et de perdre la plupart du temps comme N.Domenach sur Itélé depuis de 4 ans) au lieu d’anathémiser comme ils savaient si bien le faire. Ils auront de plus en plus de mal à se draper dans leur manteau de vertu en réenfilant leur panoplie de militant antifasciste dès qu’un sujet qui fâche sera abordé. Cette chasse aux sorcières est en fait un dernier soubresaut du système médiatique en vue de garder sa domination idéologique sur la société (il faut d’ailleurs voir comme cela la non-reconduction d’E.Zemmour sur France2 dans la perspective de 2012).
Ces néoréacs ouvrent une voix et rencontrent un large écho dans une partie de l’opinion. Il est grand temps de les soutenir et de dire qu’il est absurde et suicidaire d’abandonner toutes les valeurs citées ci-dessus au Front National. 2012 devra marquer le renouveau des républicains-nationaux qui oseront affronter tous les démocrates mondialistes et leurs idiots utiles !
Nicolas Calbrix, DLJ Val d’Oise
(1) On peut citer dans une liste non-exhaustive E.Zemmour, E. Brunet, A.Finkelkraut, P.Cohen, E.Levy, R.Menard, I.Rioufol…
http://debout-les-jeunes.fr/blog/06/2011/2157/soutenons-les-republicains-nationaux/
Un rapport de la Commission européenne juge que le Smic – 1367 € bruts soit 1073 euros net – plombe la compétitivité de la France. Cela ne me surprend guère. En effet, la commission européenne ainsi que nos pseudo – représentants nationaux ne jurent que par le libéralisme économique le plus débridé. N’oublions pas en effet que les locataires de l’Élysée, de Matignon, de Bercy et de Bruxelles prennent des décisions de politique économique sur seuls conseils des disciples des Smith, Walras, Friedman et autres Pascal Salin…
Ces libéraux, pour qui le travailleur est une marchandise et le salaire un prix comme un autre, ne pensent qu’à un seul objectif : dérèglementer tous les pans de l’économie et cela passe dans un pays comme la FRANCE par la libéralisation du marché du travail et faire sauter toute réglementation contraignante, telle le SMIC.
Or il convient de noter, que les dividendes énormes versés aux actionnaires qui ne produisent rien ne semblent pas être un frein à la compétitivité de la FRANCE pour nos commissaires européens. Or si une partie de ces dividendes étaient réinvestis dans la production, cela serait plus bénéfique que d’abaisser le SMIC à trois chiffres. Par ailleurs, rappelons tout de même que nos chers commissaires européens ne semblent pas remettre en cause leur salaire de 24.000 euros mensuel (plus que le Président de la République), salaire financé par la FRANCE en partie, FRANCE qui selon eux manque de compétitivité.
Le SMIC doit simplement s’analyser comme un salaire minimum permettant à un travailleur français de pouvoir vivre décemment. Le SMIC est une barrière face au libéralisme déloyal. Sans le SMIC, certains préconiseraient de payer les salariés au mieux comme les smicards espagnols (687 euros par mois) ou au pire roumains ou chinois…Le SMIC doit également servir de référence pour une augmentation des différents paliers de rémunération en fonction de l’augmentation des prix.
À l’heure actuelle mes amis, un commissaire européen percevant 24000 euros mensuels est certain qu’un smicard dispose d’une vie aisée dans un T5 en plein cœur de Paris, d’une berline hors de prix et d’un frigo débordant.
Il est impératif de redonner le pouvoir aux Français, pour permettre à ceux qui vivent les difficultés au quotidien d’être les seuls conseillers officiels d’un gouvernement populaire, patriote, républicain et social.
Mesdames et messieurs les commissaires européens, prenez le temps de méditer cette question : quel est le plus gros frein à la compétitivité française : le SMIC ou l’euro? Prenez cinq minutes, la réponse est facile à trouver lorsque l’on s’en donne les moyens.
Rémi BERGER, Coordinateur régional DLJ Nord – Pas-de-Calais
Vice Président DLJ – Projet et débats
http://debout-les-jeunes.fr/blog/06/2011/2161/la-fin-du-smic-pour-une-renaissance-de-leuro/
J’ai suffisamment pris mes distances, jadis et naguère, et quoi qu’il m’en coûtât, avec l’Inspection générale de Lettres, qui genuit Katherine Weinland, qui genuit Jean Jordy, pour m’arroger le droit d’en dire du bien lorsqu’elle en revient des choses sensées.
Car c’est bien à un retour du (bon) sens que l’on assiste enfin. Après une grosse décennie d’expérimentations pédagogiques létales — quasi-abandon de la dissertation, fétichisme de la technicité pure, dilution de la notion de « littéraire » dans le grand gloubi-boulga des écrits incontrôlés, sans oublier l’inévitable révérence devant l’opinion toujours si lumineuse des apprenants en train de construire leur propre savoir), il semble que l’on reprenne un discours cohérent sur la pratique de l’explication de textes.
Et déjà, première merveille, il n’est plus question que de textes littéraires. Finie, l’époque où l’on faisait du français via les articles de pseudo-sociologie de Libé ou les modes d’emploi d’appareils ménagers, comme le suggérait jadis Meirieu. Fini, l’ostracisme sur le par-cœur.
Mais surtout, dans la mise au point opérée par Patrick Laudet, Inspecteur général de Lettres (1) dans cette spécialité (Cinéma-Théâtre) que géra si bien et si longtemps Pascal Charvet, autre résistant aux modes délétères, un renversement se fait jour qui remet au cœur de l’explication de textes le sens intrinsèque. Les délires formalistes et comptables (les champs lexicaux relevés jusqu’à l’écœurement par des élèves démotivés, la rhétorique étudiée comme une fin en soi, la grammaire déconnectée des effets de sens — et jamais assez maîtrisée pour qu’on puisse l’utiliser de façon intelligente au service de la signification) sont fermement déconseillés dès lors qu'ils seraient un en-soi. Sans être tout à fait répudiés, parce qu’il n’y a pas de raison, en effet, de ne pas étudier la structure d’un texte, mais pas de raison non plus d’arrêter là le dépliage — c’est le sens étymologique d’explication — d’un texte qu’un auteur a écrit avec quelques idées derrière la tête. Pour le détail des bonnes nouvelles, voir son analyse, très fouillée.
Patrick Laudet est un récidiviste. Il y a deux ans, il avait produit, à l’issue d’un séminaire inter-académique sur les nouveaux programmes du collège, une étude sur la place de la littérature (2) qui, dans le rapport final, contrastait sérieusement avec les pauvretés produites par Katherine Weinland sur la grammaire : dans l’ensemble, de quoi encourager Véronique Marchais et son équipe à publier ces excellents livres pour l’apprentissage du français au collège que constitue la collection Terre des Lettres chez Nathan. Que j’aie encouragé Véronique à s’y mettre me vaudra peut-être quelques indulgences au tribunal suprême de l’Education ; que ce soit en ce moment la collection-phare du collège prouve en tout cas que els enseignants de français ne sont pas si tétanisés que cela par trente ans de réformes dont l’objectif unique semblait être de dégoûter les élèves de la lecture. C’est si dangereux, un peuple qui sait lire !
Mais c’est encore plus dangereux, un peuple qui ne sait pas lire. « Si vous trouvez que l’enseignement coûte trop cher, essayez l’ignorance » — et vous vous retrouverez avec des émeutes qui, cette fois, ne se confineront pas à la banlieue. Il est bien possible d’ailleurs que le système, après avoir favorisé l’émergence d’une population scolaire illettrée, analphabète et si possible analphaconne, ait réalisé qu’il bâtissait sa propre perte, et fasse au moins partiellement machine arrière. Quoi qu’il en soit, tout changement qui va dans le bon sens est bon à prendre.
Qu’est-ce qu’expliquer un texte ? Patrick Laudet le dit fort bien : l’analyse de cette « hésitation prolongée entre le son et le sens » par laquelle Valéry définissait la poésie — et qu’il propose d’élargir à toute la littérature. Cela n’exclut pas de recourir aux outils du formalisme — et pourquoi nous en priverions-nous ? Et de citer Paul Ricœur, partisan comme lui d’une « interpénétration entre compréhension et explication ». On appelait cela autrefois « la forme et le fond », termes ambigus, mais l’explication était justement la tentative de résolution — jamais complètement atteinte, et c’est bien ce qui en fait l’intérêt — de cette ambiguïté. « Tension, inconfortable mais féconde », dit Patrick Laudet fort justement.
Il est significatif que Patrick Laudet ait été enseignant en CPGE : à croire qu’il y a une ligne de fracture entre les responsables grenelliens issus d’une vraie filière d’enseignement, et celles et ceux qui débarquent d’une filière politique, ou strictement universitaire, pour lesquels l’idéologie a pris le pas sur le bon sens, et dont la foi aveugle dans les « sciences de l’éducation » a oblitéré le jugement.
Il était temps qu’une instance habilitée rappelle qu’un texte a en général du sens, et qu’un écrivain n’écrit pas pour rien — ne serait-ce que pour le plaisir. Mais ce sens (en fait, une pluralité de sens comme il y a une pluralité de mondes) n’est en rien un « message » (nous sommes quelques-uns à dégainer le stylo rouge chaque fois que nous lisons qu’un auteur est employé des PTT) : mais des générations de pédagogues pour lesquels « J’accuse » est devenu l’alpha et l’oméga de la « communication », ce fourre-tout qui excuse toutes les fainéantises, ont cru bon, après avoir expliqué à leurs élèves ce qu’était une anaphore, de décider une fois pour toutes que le pamphlet de Zola était la pierre de touche du « littéraire ». Non : le sens d’un texte va un peu plus loin que l’indignation ou la colère — y compris le sens de « J’accuse ».
D’où le grand retour de l’histoire littéraire (ah bon ? Un texte est raccroché à un contexte ? Z’êtes sûr ?), de la biographie et, quoi qu’il en coûte à certains, du psychologique à doses homéopathiques. Et de la confrontation des sources et des lectures (Non ? Un texte est fait de textes, en amont comme en aval de lui ? Vous m’en direz tant…). Bref, nous allons pouvoir recommencer à travailler au grand jour ce que la plupart d’entre nous (enfin, je veux le croire) ne faisaient plus qu’en cachette. Et lorsque votre IPR, qui n’est pas forcément intelligent, lui, vous mettra des bâtons pédagogiques dans les roues, opposez-lui les productions de ses patrons — en espérant que les gauleiters de province se rangent au bon sens des IG.
Jean-Paul Brighelli
En bonus, écoutez la lecture faite par Daniel Mesguisch (3) de textes littéraires sur l’explication — ou qui peuvent lui être rattachés (Barthes et le Plaisir du texte ; Lumières du corps, de Valère Novarina ; La Promesse de l’aube, de Romain Gary ; un passage de Proust tiré du Côté de chez Swann ; un morceau de l’Enfant, de Vallès ; le récit des lectures de Don Quichotte ; et enfin le texte splendide de Borgès, l’Ecriture de Dieu). Une incitation à tous les enseignants à appréhender les textes par la voix d’abord, et à faire passer cela aux élèves : il y a un plaisir musculaire de la diction qui découle directement de la qualité des textes, et engendre un plaisir poétique, comme disait jadis André Spire, poète lui-même et critique avisé.
(1 http://media.eduscol.education.fr/file/Francais/09/5/Lyce...
(2) http://eduscol.education.fr/cid49139/les-nouveaux-program... et
http://media.eduscol.education.fr/file/actes/72/5/actes_f...
(3) http://eduscol.education.fr/pid25134/seminaire-metamorpho...
NDA en Grèce
A l’occasion de la grève générale en Grèce le 15 juin 2011, Nicolas Dupont-Aignan est allé soutenir le peuple grec qui se bat pour sa liberté contre les autorités illégitimes du FMI et de la BCE. Sur la place de la Constitution, devant le parlement assiégé par des dizaines de milliers de manifestants, il a pris la parole. Ce jour-là, il était le seul parlementaire français aux côtés de nos amis grecs…
http://www.debout-la-republique.fr/Nicolas-Dupont-Aignan-s-exprime.html
Nicolas Dupont-Aignan: «L’euro, censé consacrer l’union, n’a fait qu’exacerber les différences, intensifier les exaspérations.»
INTERVIEW – Le président de Debout la République refuse le «pansement bleu» de l’UMP comme le «pansement rose» des socialistes.
Candidat à la présidentielle de 2012, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République et député (non inscrit) de l’Essonne, sera demain à Athènes pour soutenir la grève générale contre le plan de rigueur adopté par la Grèce. En 2007, il n’avait pu aller au bout de sa candidature faute d’avoir obtenu les 500 parrainages. Il vient de publier L’Arnaque du siècle, l’euro, les banquiers et la mondialisation (Éditions du Rocher, 13 €).
LE FIGARO. – Pourquoi manifester aux côtés des Grecs?
Nicolas DUPONT-AIGNAN. – Parce que le plan dit «d’aide» européen est en train de tuer l’économie grecque, qui ne pourra pas rembourser sa dette et va donc ruiner les contribuables européens: 17 milliards pour les Français, soit le gain de la réforme des retraites. Et la fuite en avant continue puisque l’Union européenne veut encore ajouter 60 milliards aux 100 milliards d’aide de mai dernier. Le seul objectif, retarder l’inévitable sortie de l’euro de la Grèce et la restructuration de la dette pour permettre aux banques de récupérer une partie de leur mise en la transférant sur les contribuables. La dette grecque sera les nouveaux emprunts russes! (Au début du XXe siècle, un million et demi de Français avaient investi dans des emprunts lancés par la toute jeune Union soviétique, mais ils n’ont jamais été remboursés, NDLR). Les dirigeants européens font penser aux médecins de Molière qui imposaient à des malades épuisés de nouvelles saignées. La vraie folie, c’est de continuer cette politique au service des banques et contre les peuples. Être raisonnable, c’est au contraire préparer dans le calme la sortie de l’euro de la Grèce, seul moyen de relancer la croissance et l’emploi dans ce pays exsangue et révolté.
N’êtes-vous pas manichéen?
Regardez comment les peuples d’Europe se parlent par presse interposée: «Ils n’ont qu’à vendre leurs îles!» lancent les Allemands en parlant des Grecs. «Faut-il obéir au IVe Reich?» répondent les Grecs… Quel gâchis! L’euro, censé consacrer l’union, n’a fait qu’exacerber les différences, intensifier les exaspérations. L’Europe supranationale s’effondre devant nous. Seule une Europe respectueuse des démocraties peut réussir.
Quels enseignements tirez-vous de votre précampagne présidentielle, commencée voilà six mois?
La colère des Français est là, sourde et froide. Notre pays épuisé par l’euro trop cher, les charges trop lourdes et le libre-échange déloyal, est en train de perdre ses forces économiques alors que ce n’est pas une fatalité. Le PS propose un pansement rose, l’UMP un pansement bleu. C’est une fausse alternance. Les Français ont très bien compris que le pouvoir n’avait plus le pouvoir et faisait semblant d’agir. Moi, je propose un antibiotique en faveur de l’économie réelle pour relancer notre compétitivité, seul moyen de conserver notre niveau de vie. Mais pour cela, bien sûr, la France doit retrouver sa capacité d’agir, sa souveraineté. Si l’on veut relocaliser l’emploi, il faut sortir de l’euro, favoriser l’investissement productif, libérer les initiatives. C’est le sens de ma candidature, ramener la droite à la raison. Remettre le pouvoir, confisqué par une caste mondialiste, au service des Français.
Marine Le Pen a été créditée de plus de 20% d’intentions de vote par certains instituts de sondage: n’est-ce pas décourageant pour vous ?
Si l’on ramène ce chiffre à son exposition médiatique, je réalise un bien meilleur score qu’elle! Marine Le Pen reprend certains des thèmes que je défends, mais elle reste prisonnière d’un parti qui divise les Français. Notre pays ne se redressera que par le rassemblement des Français derrière le drapeau, l’effort et les valeurs de la République.
Crédits photo : Richard VIALERON/Le Figaro
http://www.gaullisme.fr/2011/06/17/dupont-aignan-dette-grecque-sera-les-nouveaux-emprunts-russes/
Actuellement, tout est fait pour que la pré-présidentielle tourne autour de la bataille de qui : quels candidats ? Mais quand elle va tourner autour de la "bataille du quoi", les mesures, les frontières risquent de bouger.
L'enquête IFOP sur les bases programmatiques 2012 publiée la semaine dernière est un document de première importance.
Trois constats essentiels :
1) L'opinion a un carré magique de valeurs : identité, sécurité, justice, protection contre la mondialisation.
2) Si le style Sarkozy n'avait pas d'effet rejet, le creuset culturel de droite est largement majoritaire à l'exception de la réduction du nombre des fonctionnaires.
La France est aujourd'hui culturellement de droite comme elle l'a rarement été.
3) Le PS porte des "bombes de divorces" avec l'opinion : l'imposition, la règlementation trop pointilleuse, la place accordée aux étrangers et des mesures sociétales très clivantes à l'exemple du mariage homosexuel.
Cette réalité culturelle va constituer un creuset important pour Marine le Pen qui voit un socle lui ouvrir des espaces importants si elle ne commet pas de faute de parcours.
http://exprimeo.fr/article/6934/marine-le-pen-et-la-bataille-du-quoi.htm
En 2011, le déficit commercial français devrait atteindre un nouveau record, atteignant les 25 milliards d'euros. Pour Nonfiction, la désindustrialisation n'est plus seulement un danger, elle a largement commencé!
Année après année, les acteurs publics de notre pays redécouvrent, à la lecture des statistiques sur nos déficits commerciaux, le lent déclin de l’industrie française.
Cette année n’échappera pas à la règle, puisque le déficit commercial atteindra vraisemblablement un nouveau record de plus de 25 milliards d’euros fin 2011, après 16 milliards l’an dernier !
Certains se rassureront en soulignant que la hausse de la facture énergétique y est pour quelque chose. Mais les plus avisés y verront tout autant le fruit de la perte de compétitivité de notre industrie.
La désindustrialisation de la France est de fait en marche !
Notre pays a perdu près de 2 millions d'emplois en 30 ans dans le secteur industriel et plus d’un demi-million depuis 2007, selon un récent rapport de la Direction du Trésor . L’industrie n’y représente plus que 17% de l'emploi total contre 36% en Allemagne.
Les « délocalisations » au sens strict vers les pays à plus faibles coûts salariaux n’expliquent qu’entre 10% et 20% des pertes d’emplois industriels selon ce même rapport, soit environ 15.000 emplois détruits par an. Les 90.000 autres emplois industriels perdus chaque année tiennent à un mélange de causes structurelles, communes à l’ensemble des pays développés (montée des services dans l’économie, nouvelles technologies et gains de productivité, montée en puissance des nouveaux pays émergents, ….) mais aussi à des causes plus spécifiques à l’Europe : une succession d’erreurs collectives, commises depuis la fin des années 1980.
- Première erreur : les pays européens se sont endormis sur leurs lauriers en matière de technologies et de brevets ! Ainsi en France, les dépenses publiques en faveur de l'innovation n'excèdent pas 20 milliards de dollars par an, contre 230 aux Etats-Unis. Même en tenant compte de la taille des deux pays, le compte n'y est pas ! Nous autres Occidentaux avons cru que la mondialisation se contenterait de détruire des emplois d’exécution pour nous laisser la valeur ajoutée des activités de recherche, de conception, de marketing et de services associés. Grave erreur !
- Deuxième erreur : le maintien d’une politique européenne de la concurrence qui joue contre la constitution de grands groupes industriels pan-européens de dimension réellement mondiale. L'unification du marché intérieur européen est réalisée, mais les pays européens n’en tirent pas pleinement profit. Pour le faire, il nous faudra passer d’une politique de la concurrence à une politique plus globale de la compétitivité.
- Troisième et dernière erreur : la mise en sommeil de la politique industrielle impulsée par la puissance publique au profit de la seule libéralisation des marchés. Depuis 20 ans, le déclin de l’industrie en Europe aura été parfaitement concomitant du retrait de la politique industrielle ! Les orientations politiques de l’Union européenne sont aujourd’hui excessivement favorables à la concurrence mais défavorables à la croissance et l’investissement productif.
La France s’est tout particulièrement endormie sur ses lauriers anciens hérités de la grande époque du jacobinisme triomphant - Concorde, le TGV, Ariane, Airbus....
L’insuffisance de l'investissement physique, la baisse de l'effort de recherche et développement et le faible renouvellement du tissu des entreprises expliquent beaucoup plus le déclin de nos positions industrielles que le coût du travail en France (qui reste toutefois un vrai sujet) ou encore la durée du temps de travail, qui est moyenne très proche de celui de l’Allemagne.
S’il faut augmenter la durée du travail collectivement en France, il faut d’abord le faire en faisant revenir sur le marché du travail les jeunes et les salariés âgés, dont les taux d’emploi sont tous deux très inférieurs à la moyenne européenne.
par Thomas CHALUMEAU
Ce week-end, les militants communistes ont voté: Jean-Luc Mélenchon représentera le Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012. Choix étonnant selon Maurice Szafran puisqu'il s'avère que le futur candidat est un ancien trotskyste.
Les militants communistes ont choisi à une large majorité : c'est donc un ex-socialiste, un ex-ministre de François Mitterrand à qui il voue un culte sans retenue, qui sera "leur" candidat à l'élection présidentielle de 2012. Jean-Luc Mélenchon a ainsi réussi son coup, minutieusement préparé depuis, qu'avec éclat, il a claqué la porte de la rue de Solferino.
Cette histoire pourtant ne manque pas d'ironie...
Non pas seulement parce qu'un social-démocrate de vieille engeance s'est imposé à l'appareil du Colonel Fabien; non pas seulement parce que le PCF, à ce point affaibli, n'a même pas été en mesure de résister à cette tentative (réussie) de rapt politico-idéologique ; non pas seulement parce que, pour l'instant, la candidature Mélenchon ne décolle pas dans les sondages, même si l'homme a du talent – beaucoup - et des ressources - quelques unes.
Non, le plus sidérant c'est qu'avant de se convertir à une social-démocratie serait-elle musclée, Jean-Luc Mélenchon a appartenu à la famille trotskyste. Et qui plus est, à l'aile la plus radicalement anti-PCF du trotskysme, le lambertisme plus précisément encore, du nom de son gourou, Pierre Lambert. Voilà qui ne manque pas de cocasserie.
Car il faut tout de même se souvenir...
Dans l'enchevêtrement trotskyste, le groupe Lambert (AJS et OCI jadis, Parti des Travailleurs aujourd’hui) passait à juste titre pour le plus ... stalinien, du moins dans sa psychologie et, surtout, ses méthodes pour le moins musclées. Et ces méthodes, les Lambertistes, et donc Mélenchon parmi d'autres, les ont appliquées contre les ...communistes, les "stals". A coups de poing et de barre de fer, si nécessaire.
Tout cela semble si loin...
Si loin ce temps où le parti communiste encadrait la vie politique française.
Si loin ce temps où les batailles entre chapelles trotskystes passionnaient les exégètes de la révolution. Aujourd’hui, tout le monde s'en tape et c'est fort bien ainsi.
Mais le rapt du PCF par Jean-Luc Mélenchon n'en reste pas moins chargé de symboles. Fin d'une période ; fin d'une histoire; extinction définitive d'une puissance. Nous avons tant combattu le stalinisme qu'il ne faut pas le regretter. Mais de Jacques Duclos à Jean-Luc Mélenchon, un pan de notre histoire vient de se refermer.
Maurice Szafran - Marianne
http://www.marianne2.fr/Melenchon-ou-la-revanche-des-trotskystes_a207603.html