Villepin: sans troupes ni projet, à quoi joue-t-il ?
20/06/2011 17:20 par rgrs
Ce dimanche 19 juin, la convention nationale de République solidaire a réuni 250 personnes, deux parlementaires, deux anciens ministres et un Dominique de Villepin passionné. Bref, rien qui ressemble de près ou de loin à un parti politique en ordre de bataille pour l'élection présidentielle.
Ce 19 juin 2010, Dominique de Villepin lançait son mouvement en grande pompe à la halle Freyssinet . Un an plus tard, jour pour jour, c'est à la Maison de l'Amérique latine que l'ex-Premier ministre reçoit les cadres de son parti, réunis pour la convention nationale de République solidaire. Du choix du lieu au nombre de participants en passant par son projet présidentiel, le pire ennemi de Sarkozy est apparu plus isolé que jamais. Ce qui ne l'a pas empêché de prononcer un discours enflammé, truffé d'incohérences, à la limite du mystique. Villepin a la foi, et c'est visiblement son dernier soutien.
Contrairement au discours des libéraux de la majorité présidentielle, les français apprécient leurs fonctionnaires. Au point que 2 Français sur 3 encourageraient leur enfant à le devenir. Il faut dire que pour avoir un avenir, le privé est de moins en moins indiqué !
Lorsque j'étais gamin, mes grands parents qui avaient connu deux guerres, le krach de 1929 et les longues périodes de chômage me répétaient à l'envie : Le meilleur métier c'est l'administration ! Choix que je n'ai pas fait à l'époque, puisque dans les années 80, comme disait Coluche, dans le privé : « C'était pas beaucoup payé, mais du boulot, y en avait ». Oui, mais depuis, c'est encore moins payé et ... y en a plus !
Autre inconvénient actuel du privé : Viellir au travail. En effet, le taux de chômage des plus de 50 ans littéralement explosé depuis la dernière crise économique et se maintient à un niveau particulièrement élevé
Alors, dans ces conditions, comment ne pas décider de faire son parcours professionnel dans la fonction publique ? qui vous évitera, entre autre, après la perte de votre emploi, de vous retrouver en « fin de droits » et sans aucune indemnité et éventuellement de plonger dans la plus grande des précarités ?
Mais, traditionnellement à droite, on a toujours fustigé la fonction publique, source de dépenses non productives, en oubliant très souvent qu'une grande partie de ses élus n'ont jamais travaillé dans le privé sauf ... en fin de mandat et/ou dans le cadre d'un pantouflage.
Ce qui n'est pas l'avis d'une majorité de français. En effet : 2 français sur 3 qui encourageraient leurs enfants à devenir fonctionnaires, selon une étude, peu médiatisée d'IPSOS/la Mutuelle nationale territoriale.
Mais, cette étude montre également que : « (...) Des années de discours souvent dévalorisants n’ont pas entamé l’attachement des Français aux agents de la fonction publique (...) »
En effet : « Cette enquête montre d’abord que l’image des fonctionnaires ne divise pas les Français. Les bonnes opinions sont en effet majoritaires, tant auprès des sympathisants de gauche que de ceux de l’UMP (...) les salaires des fonctionnaires ne soulèvent pas davantage de controverses : pour 40 % des Français, le montant de leur rémunération n’est « ni trop fort ni trop faible »
Et contrairement à ce qu'affirme le Président et sa majorité : « Une nette majorité de l’opinion ne pense pas non plus que le nombre d’agents est trop élevé »
Autre enseignement de l'étude, alors que : Depuis 2007, 100.000 postes de fonctionnaires ont été supprimés et qu'en 2011, ce seront 34.000 postes de fonctionnaires qui subiront le même sort : « (...) 2/3 des sondés estiment que les thèmes évoqués plus après – remplacement des fonctionnaires, rémunérations – pèseront sur leurs choix de vote pour l’élection présidentielle de 2012. Ces différents éléments viennent donc utilement éclairer le débat sur l’avenir des services publics qui ne manquera pas de s’ouvrir pendant la campagne ».
Et peut être permettre à l'UMP de méditer sur les propos de Philippe Séguin qui affirmait qu'en termes d'effectifs de la fonction publique le gouvernement avait adopté une « démarche purement quantitative (...) principalement par des considérations budgétaires de court terme (...) »
Les français et la fonction publique
Salon de l'emploi public 16 - 17 et 18 juin
Crédit image : Salon de l'emploi public
Selon l'association nationale des DRH : Il existerait en France des salariés en CDI hyper protégés qui empêcheraient les précaires en CDD de trouver leur place. Il serait donc urgent de précariser l'ensemble des salariés par un contrat de travail unique !
Le 1er novembre 2010, nous écrivions : « Trop de chômage et pas assez d'emplois. La gauche avait initié le concept du partage du travail au travers des 35H00. La droite, bien aidée en cela, par ses fondations et think tanks libéraux tiens à son idée : Flexibiliser à tous prix le contrat de travail et ainsi, partager le chômage entre tous ! » C'est au tour de l'association nationale des DRH de reprendre à son compte cette demande formulée par la Fondation Montaigne
Tout le monde le reconnaît : Depuis l'adoption de la rupture conventionnelle, il est assez facile de se séparer d'un salarié en CDI quelque soit son ancienneté.
Seulement, cette rupture ne peut s'obtenir, qu'après homologation et, bien entendu, dans la mesure où le salarié, est effectivement d'accord. Si ce n'est pas le cas, on s'oriente vers une procédure au tribunal des prud'hommes. Procédure, qualifiée par Laurence Parisot de : « facteur d'insécurité pour les entreprises » !
Du coup, depuis des décennies, les organisations d'employeurs affirment que ces protections pour les salariés sont un obstacle à l'embauche et que : « Faciliter le licenciement incite à recruter »
Quelques exemples ?
Yvon Gattaz, alors président du CNPF (ancêtre du Medef) qui avait annoncé que la suppression de l'autorisation administrative de licenciement se traduirait par la création de 400 000 emplois
Ernest Antoine Seillière, a aussi usé de l'équation simple : « pouvoir licencier en toute sécurité, c'est pouvoir embaucher plus facilement »
Et surtout : La suppression de la contribution Delalande qui était un obstacle à l'embauche des plus de 50 ans !
Avec les résultats qu'on connaît aujourd'hui !
L'effet rupture conventionnel ayant atteint sa vitesse de croisière, mais restant insuffisant, en termes de flexibilité, quoi de plus naturel d'entendre Jean-Christophe Sciberras, président de l'association des directeurs des ressources humaines, proposer, à l'occasion de leur assises nationales, où l'on va débattre, en présence de Xavier Bertrand de : « L’urgence de l’innovation sociale » l'extension à l'ensemble des salariés d'un contrat de travail unique !
Ainsi, selon Jean-Christophe Sciberras, les salariés en CDI seraient la cause du chômage des moins de 25 ans : « (...) Près d’un quart des moins de 25 ans sont au chômage et voient la perspective du CDI comme voie d’entrée principale vers l’emploi se raréfier. Il est aujourd’hui urgent de mettre un terme à un système complexe et rigide en ouvrant enfin de nouvelles pistes d'action pour une insertion durable des jeunes en entreprise (...) »
En gros, à défaut de sécuriser les plus jeunes, « insécurisons » tout le monde ! Mais, quelles sont ces : « pistes d'action » ?
Le CTU : « (...) ce contrat de travail unique s’énoncera sans référence au temps ; il sera par nature à durée indéterminée et se substituera à tous les CDI, CDD, contrats de missions, contrats saisonniers, actuellement en vigueur (...) »
Et en cas de licenciement ? : « (...) Les motifs de rupture seront alors la faute du salarié, la rupture d’un commun accord, ou la fin de l’activité sur laquelle ce salarié avait été affecté. Ce contrat à durée indéterminée pourrait être rompu assez facilement, du moins au début, la sécurité du salarié se renforçant au fur et à mesure que son ancienneté progresse dans l'entreprise (...) »
L'idée n'est pas vraiment nouvelle, écrivait déjà, le site web chefdentreprise en octobre 2007 : « Elle a été lancée en 2004 par les économistes Pierre Cahuc et Francis Kramarz, puis reprise par Michel Camdessus, ancien directeur du FMI. (...) En cas de licenciement, les exigences juridiques pesant sur l'entreprise seraient allégées (plus d'obligation de reclassement interne ou externe et le juge ne pourrait plus vérifier l'existence d'un motif économique) . Un allégement toutefois compensé par le paiement, au moment du licenciement, d'une indemnité proportionnelle à l'ensemble des salaires versés tout au long du contrat de travail (...) Et c'est ce que déplorent les associations patronales, qui trouvent ce contrat encore trop rigide pour être unique (...) »
Débat, relancé lors de la tentative de mise en place des CNE et CPE (2007). A cette époque, le syndicat Sud expliquait : « (...) les CDD et intérim ne représentent que 12 % des emplois et l’on voit bien du coup la bonne affaire pour le MEDEF consistant à précariser près de 90 % des salariés pour, prétendument nous le verrons, en « sécuriser » 12 %. En effet le salarié en CDD est quasi inlicenciable entre les dates de son contrat, ce qui n’est déjà pas le cas avec le CDI actuel et qui ne le sera plus du tout avec le Contrat de Précarité pour Tous (...) »
Certes, Nicolas Sarkozy qui avait inclut le contrat de travail unique à droits progressifs dans son programme l'a oublié en cours de route. Et, à quelques mois de l'élection présidentielle, il paraît peu probable, que celui-ci prenne le risque, de se mettre à dos, les électeurs salariés.
Mais dans la mesure où, comme le fait remarquer Le Figaro : « (...) Nul doute que le ministre du Travail, qui avait défendu l'idée d'un contrat de travail unique comme porte-parole du candidat Sarkozy, accueillera cette proposition d'un bon œil (...) » il n'y aurait rien d'étonnant que cette mesure puisse ressurgir, en cas de réelection de Nicolas Sarkozy et de l'UMP en 2012 !
République Solidaire, le parti fondé par Dominique de Villepin, a fêté, ce dimanche, son premier anniversaire, en tenant une Convention à la Maison de l'Amérique Latine à Paris, en présence d'environ 700 militants.
Dominique de Villepin a repris à son compte les mots de Nicolas Sarkozy pour dire que lui aussi sentait "bien" la campagne présidentielle à venir, sans toutefois se prononcer sur sa candidature.
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2012 : Villepin isolé, mais Villepin habité
Un an après le lancement de République solidaire, l'ex-Premier ministre, très isolé, fait mine d'y croire encore.
"Applaudissez, ça réchauffe... !" Il est bientôt 12 h 15, dimanche, dans le somptueux jardin de la Maison de l'Amérique latine à Paris, non loin de l'Assemblée nationale. Le vent qui s'engouffre dans les micros ne facilite pas la tâche de Jean-Manuel, l'animateur de la convention nationale de République solidaire (RS), qui, depuis une heure et demie, peine à briser la glace. En attendant l'arrivée de Dominique de Villepin, l'ambiance est grave et solennelle. Et le ciel, menaçant. Pire : de petites gouttes de pluie commencent à tomber. Les adhérents du mouvement venus voir et entendre l'ancien Premier ministre - environ 300 - font mine de ne pas le remarquer...
Une dizaine d'entre eux forment une haie d'honneur au fond du parc pour accueillir la star du jour, tandis que l'organisation tente de diffuser un clip de campagne sur le revenu citoyen, la mesure-phare du programme du parti. Bug technique : aucune image n'apparaît sur les cinq ou six écrans installés devant la scène. Les haut-parleurs retransmettent malgré tout la voix de Dominique de Villepin, accompagnée d'une bande sonore tambourinante : "En France, il règne un sentiment de solitude et de perte du lien social. Il est urgent de redonner à chaque citoyen son droit à la dignité...", prévient-il.
Villepin paraît loin des préoccupations politiciennes
Soudain, Dominique de Villepin fait son entrée en musique. Une nuée de caméras se presse autour de lui. Le jardin semble soudainement se remplir... Pas suffisamment pour faire oublier que les 6 000 personnes présentes à la halle Freyssinet lors du lancement du mouvement en juin de l'année dernière restent un lointain souvenir. Dans les premiers rangs, les soutiens officiels se comptent d'ailleurs sur les doigts d'une main : Marc Bernier, député de la Mayenne, Azouz Begag et le fidèle Jean-Pierre Grand, député de l'Hérault, qui assume la maigreur des troupes villepinistes : "Les députés n'agissent en général que par intérêt, leur soutien n'est pas nécessaire dans le cadre d'une campagne présidentielle", expliquera-t-il un peu plus tard à des journalistes.
Sur scène, le regard fixé sur l'horizon et paré d'un sempiternel sourire, Villepin paraît loin de ces préoccupations politiciennes. Trop loin, d'ailleurs, pour certains conseillers, qui confient en coulisses leur inquiétude de voir le président de RS s'isoler de plus en plus. À ses côtés, Brigitte Girardin, secrétaire générale du mouvement, rend hommage à ses soutiens : "Votre présence est le témoignage de votre fidélité. Vous avez raison de ne pas douter", répète-t-elle plusieurs fois à l'adresse du public.
À son tour, l'ancien Premier ministre entame, sans notes, un discours vibrant, tel un missionnaire prêt à tous les sacrifices. "La politique, c'est un hachoir !" martèle-t-il, se disant prêt à encaisser tous les coups. "On m'aurait envoyé à Cayenne si on avait pu !" Et de reconnaître, non sans une certaine autodérision, que cela n'aurait pas été pour lui déplaire...
Électorat déboussolé
Son service de communication a beau assurer qu'il est en train de "casser son image lointaine, distante", qui ne serait qu'une "construction médiatique", Villepin, toujours aussi lyrique - grandiloquent, diront certains -, n'a pas peur d'invoquer les grands esprits français. Déplorant à plusieurs reprises un pays et des citoyens "malmenés", des politiques "exsangues", il semble sonner la charge : "Nous sommes dans un temps aussi grave qu'en 44 et en 58. Le sursaut français, c'est maintenant ! Nous avons besoin de cet esprit de résistance qui a animé la France quand l'État français n'était plus au rendez-vous !" s'exclame-t-il.
Se plaît-il dans son splendide isolement ou sait-il qu'il n'ira pas à la présidentielle ? En moquant, dans son discours, les "mains tendues" vers lui depuis quelques semaines - Borloo et Hollande, notamment -, l'ancien Premier ministre a semblé feindre de croire que la menace de sa candidature effraie encore. Depuis la présentation de son programme le 14 avril dernier, les sondages stagnent pourtant à 3 %-3,5 % d'intentions de vote. Impensable pour un homme qui a une si haute idée de son avenir politique.
Reste que ses récentes sorties - sur le mariage homosexuel, auquel il s'est déclaré favorable, et la dépénalisation du cannabis - ressemblent à s'y méprendre à des opérations de communication. "Il fait tout pour se démarquer des autres candidats", admet un conseiller. Et ce, quitte à s'éloigner de son électorat naturel : "Se vouloir au-dessus des partis, c'est bien, mais il faut arrêter : son électorat est du centre et du centre droit", nous confie-t-on... Une analyse sans doute plus pragmatique que villepiniste
Source: Le Point
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Villepin : la "sent bien", mais elle ?
Tristounet. Dominique de Villepin y croit-il vraiment ? Pourtant, il la "sent bien", "sa campagne". Son discours devant quelques centaines de militants, avait les mêmes accents que d'habitude. La même verve. Des idées : un revenu citoyen de 850 euros, le retrait des troupes d’Afghanistan, le mariage homosexuel, un Procureur général de la Nation, entre autres et pèle-mêle.
Mais il fallait écouter les orateurs précédents pour entendre leur désarroi. Il n'est pas jusqu'à Brigitte Girardin pour proposer de "sourire" face aux attaques, judiciaires notamment (Dominique de Villepin risque l’inéligibilité dans le procès Clearstream.) Quand on entend cela, on ne être qu'abasourdi par tant de naïveté politique. La même, en privé, avait répondu à la question de savoir avec combien de permanents tournait le mouvement République solidaire, "quatre". "Mais c'est bien, comme ça, on ne se marche pas sur les pieds." On comprend que Dominique de Villepin veuille peser sur le débat qui approche à l'occasion de l'élection présidentielle. Il doit le faire sérieusement.
Accueillir des militants dans une si auguste maison que celle de l'Amérique latine peut certes les galvaniser, mais pas si peu.
On en fait un club qui n'est plus réservé qu'à l'entre-soi et on contredit tous ses objectifs. D'ailleurs, si on s'y arrête bien, l’hétérogénéité d'origines de l’assistance est en soi une respiration dans la vie publique française. On sent bien que l'ex-Premier ministre est sincère dans sa volonté de rassemblement, dans une crise majeure des vocations publiques.
Il veut, le peut-il ? Tout est encore question de moyens. À quoi sert un buffet, si ce n'est gâcher de l'argent qui serait peut-être nécessaire pour employer une personne, à mi-temps ? Qui relancerait les militants, qui recruterait des cadres en nombre. Quand on demande à l'une de ces militantes qui trône à l'entrée de l'endroit pour l'accueil nominatif son avis sur la très faible assistance, elle vous répond les yeux écarquillés et déçus : "C'est la fête des pères, vous savez..." Non seulement la militance n'est pas en abondance, mais les soutiens de personnalités politiques s'étiolent.
Azouz Begag, ancien ministre, qui arbore toujours un sourire ultrabright, est sombre. Jean-Pierre Grand, député-maire de Castelnau-le-Lez, tente de masquer sa déception. Un universitaire inconnu intervient pour lancer quelques banalités. On aperçoit, au fond, sous la tente réservé aux personnalités qui ne sont pas là, Thierry Desjardins. Qui en plein milieu du discours, glisse à sa femme qu'il va s'en griller une petite. Tristoune...
Source: Le Nouvel Observateur
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Villepin : "Moi aussi, la campagne, je la sens bien !"
L’ancien Premier ministre réunissait ses troupes aujourd’hui à la Maison de l’Amérique Latine (Paris VIIe). Un an après le rassemblement à la Halle Freyssinet, le Président de République Solidaire a confirmé son envie de gagner en 2012.
Le rendez-vous est pris à 10h30 ce matin. Dominique de Villepin doit faire un discours de politique générale. Beaucoup de sexagénaires, peu de jeunes. Daniel Garrigue, le 2nd porte-parole démissionnaire est là, Brigitte Girardin, la secrétaire générale, elle, accueille les arrivants.
Quand vers 11h les esprits s’échauffent à la tribune. Mauvaise surprise pour les militants, c’est une sociologue qui, la première, prend la parole. Fidèle à la ligne du parti, elle défend, pêle-mêle, « la citoyenneté », « la France plurielle », « la France citoyenne », et en appelle à la « Résistance », « la Société des Lumières » et … à l’ONU, déclenchant une salve d’applaudissements dans l’assistance. Nul n’a en effet oublié la séquence new-yorkaise de 2003 !
Villepin « un homme qui aura lu Zadig et Candide »
Azouz Begag, l’ex-Ministre arrive alors à cet instant, mais c’est un médecin du Lot qui prend le relais. Pour lui, c’est simple : « le seul attaché à l’Homme c’est Dominique de Villepin ». Foi de vieux « centriste » ! Puis, une jeune modératrice de Villepin com (ndlr : la plate-forme communautaire) s’en prend à la « France anesthésiée », où les décisions se font « sans consentement », et sans démocratie participative.
En deux mots, l’ex-Ministre des Affaires Etrangères incarne pour eux « l’homme du charisme qui dépasse les clivages », voire même « un homme de rassemblement », « un homme d’Etat ». La responsable de République Solidaire 92 ne dit pas autre chose : « La France vous attend ! »
11h30, Dominique de Villepin, attendu depuis une heure, tarde à se montrer. Au premier rang, la foule scande : « Villepin président ! », mais pour l’heure, retour à l’université avec Bernard Laurent, professeur de finance à l’université « à deux vitesses ». Pour le professeur, trois réformes sont nécessaires : « refonder », « créer un classement de Paris » pour contrer celui de Shangai », et mettre « la connaissance au sommet des valeurs ».
Pour 2012, « ça sent bon ! » dixit un parlementaire
Jean-Manuel, le speaker du jour, en appelle, lui, à Charles Péguy : « Les crises de l’éducation sont des crises de civilisations », répétant à trois reprises : « L’école n’est pas une entreprise ! ».
Midi : les cloches sonnent au dehors, l’ex-Secrétaire général de l’Elysée de 1997 à 2002 débarque sur la pelouse. Le député Jean-Pierre Grand se charge du comité d’accueil : « Ca sent bon ! Je te le dis Dominique ! »
L’ancienne ministre Brigitte Girardin, « heureuse », dénonce, de son côté, « l’acharnement visant à l’éliminer de la vie politique ». « La meilleure réponse c’est le sourire. Vous êtes notre socle indestructible ! », poursuit-elle à l’adresse des partisans.
Galouzeau : « Le sursaut français c’est pour maintenant »
C’est dans ces conditions, entre vent, pluie et soleil, que Dominique de Villepin s’empare du micro. « Moi aussi, je la campagne, je la sens bien ! », s’exclame-t-il, taclant Nicolas Sarkozy qui s’était vanté de « bien sentir la situation » de l’année prochaine devant les députés UMP en avril dernier.
L’ancien locataire de Matignon enchaîne : « Nous sommes le 1er réseau social politique à 15 000 € », remarquant que feus les Créateurs de Possible de l’UMP ont couté 500 000 €, et hop deuxième pique ! Par la suite, l’homme se compare à un bagnard de Cayenne, et récite ses credos : « Servir les Français », « Etre au-dessus des partis », convoquant Napoléon : « Qu’avez-vous de la France que nous vous avons laissé ? », des mots qui visent directement l’exécutif actuel.
« Le sursaut français c’est pour maintenant ! », lance-t-il à la volée, jugeant le pouvoir d’aujourd’hui comme « un spectacle lamentable », et la politique contemporaine comme « une bulle » « une pendule », « un hachoir », « une partie de catchs », alors que « chacun doit avoir les mêmes droits ! » Le pourfendeur de la Sarkozie continue : « La République ne doit laisser personne de côté », ajoutant qu’« il faut rendre au peuple français la maîtrise de son destin ».
Quelle que soit son envie de candidater ou non, son trésorier est formel : les signatures, « ça avance, ça avance… »
Source: Le Post
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Villepin ira-t-il jusqu'au bout?
Dominique de Villepin réunissait dimanche à la Maison de l'Amérique latine à Paris les cadres de République Solidaire, le mouvement qu'il a crée il y a tout juste un an. L'ancien Premier ministre entretient toujours l'idée qu'il se présentera en 2012 même s'il n'a toujours pas officiellement annoncé sa candidature. Et pour cause : aujourd'hui très isolé et en concurrence sur le créneau du centre avec Borloo et Bayrou, rien ne dit qu'il ne s'arrêtera pas en cours de route.
19 juin 2010, Dominique de Villepin portait sur les fonts baptismaux son mouvement République solidaire à la Halle Freyssinet dans le XIIIe arrondissement à Paris devant plusieurs milliers de personnes. 19 juin 2011: changement de décor pour ce premier anniversaire: les Jardins, plus confidentiels, de la Maison de l'Amérique latine dans le chic VIIe arrondissement et surtout une affluence bien moindre. Pas plus d'un millier de personnes.
A la tribune, pour chauffer les esprits, il n'y avait plus grand monde non plus: le député Jean-Pierre Grand et la fidèle d'entre les fidèles Brigitte Girardin. En un an, l'ancien chef du gouvernement a perdu bon nombre de ses soutiens. "Il s'en fout. C'est l'homme sans parti, sans étiquette. Il veut ressembler à de Gaulle", décrypte-t-on dans son entourage.
Mais une campagne présidentielle peut-t-elle se mener sans élus dans son sillage? Villepin veut le croire. "Moi aussi cette campagne, je la sens bien", a-t-il lancé ce dimanche- reprenant à son compte des mots récemment prononcés par Nicolas Sarkozy- dans cette Maison qui célèbre "des conquistadors, des libérateurs, des créateurs". Rien de moins. Villepin donne l'impression de vouloir en découdre face à ceux qui lui ont fait les pires "vilénies": "Si on avait pu rouvrir Cayenne pour moi, je crois qu'ils l'auraient fait", a-t-il dénoncé. Autre allusion à peine voilée à Nicolas Sarkozy, son rival de toujours, qui lui avait promis 'les crocs de boucher'.
Il aussi modérement apprécié le soutien de Jacques Chirac à François Hollande mais surtout les mots flatteurs, lors de la même sortie corézienne, de l'ancien président pour son éternel protégé Alain Juppé.
Qu'importe. Villepin avance ses pions. L'ancien ministre de rappeler, dans un discours sans notes d'une demi-heure aux envolées lyriques dont il a le secret, les grands axes de son projet "pour la France", notamment le revenu citoyen de 850 euros. Avec des accents de gauche très marqués lorsqu'il conspue "l'argent-roi", "le marché-roi" qui donne tout aux "banques" ou bien encore lorsqu'il se prononce en faveur du mariage homosexuel.
"Esprit de résistance"
François Hollande lui a d'ailleurs tendu une perche vendredi pour qu'il rejoigne -s'il se présente- le parti socialiste dans l'entre deux-tours de la présidentielle. De son côté Jean-Louis Borloo ne désespère pas non plus que Dominique de Villepin fasse tandem avec lui. Ce dernier s'est amusé dimanche de ces "mains tendues du centre, de la droite, de la gauche" qui sont autant, selon lui, "d'hommages" au bien fondé de son action. Reste à savoir s'il restera animé par cet "esprit de résistance" dans les mois à venir et s'il sautera le pas. Mi avril, dans un train, de retour d'un déplacement à Lille, il confiait "parler" régulièrement avec Jean-Louis Borloo. "Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. Je suis dans la logique d'un projet. On verra ce qu'il découle de ça", disait-il ne fermant pas la porte à une alliance avec l'ancien ministre de l'Ecologie.
Alors, ira, ira pas? Encore faut-il que Dominique de Villepin arrive à décrocher les 500 signatures requises pour une candidature. Ce n'est pas gagné. Nicolas Sarkozy, qui refuse toujours une autre candidature dans son camp, veille au grain.
Source: L'Express
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Dominique de Villepin "sent bien" la campagne
Dominique de Villepin a affirmé dimanche "bien sentir" la campagne pour l'élection présidentielle, reprenant ainsi les mots de Nicolas Sarkozy, mais il n'a rien dit de ses intentions pour 2012.
L'ancien Premier ministre, dont les discours ne manquent pas d'être incisifs contre le président sortant, marquait à Paris, à la Maison de l'Amérique latine, le premier anniversaire de la fondation de son mouvement "République solidaire", devant quelque 500 sympathisants.
"Cette campagne, moi aussi je la sens bien parce qu'elle ne part pas d'en haut. Elle vient des profondeurs de notre pays, des profondeurs de notre Histoire", a-t-il lancé. "Le sursaut français, c'est pour maintenant".
En avril dernier, recevant des députés UMP à l'Elysée, Nicolas Sarkozy avait assuré : "Moi, la situation, je la sens bien". Une phrase renvoyant à la campagne de 2007, lorsqu'en février il avait glissé : "Cette élection, je commence à pas trop mal la sentir".
Dominique de Villepin, dont l'inimitié avec le chef de l'Etat est notoire, a appelé à "l'esprit de résistance".
"Nous avons besoin de résistance, de cet esprit qui a animé la France quand l'Etat français n'était plus au rendez-vous. Cet esprit de résistance, c'est le refus de la politique d'aujourd'hui", a-t-il souligné, sans se prononcer sur une éventuelle candidature.
"Nous voulons la refondation politique, économique, sociale, culturelle et internationale, parce que nous sommes dans un temps aussi grave que 1944 et 1958. Si nous ratons cette occasion de 2012, alors c'est peut-être un long tunnel pour de longues décennies qui nous attend", a-t-il poursuivi.
Le président de "République solidaire" revendique aujourd'hui 30.000 à 35.000 adhérents
Source: Reuters
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Villepin: "Cette campagne, moi aussi je la sens bien"
"Cette campagne, moi aussi, je la sens bien parce qu'elle ne part pas d'en haut", a attaqué l'ex-Premier ministre devant quelque 5 à 600 militants de son mouvement, réunis dans les jardins de la Maison de l'Amérique latine à Paris.
"Nous avons besoin de résistance, de cet esprit qui a animé la France quand l'Etat français n'était plus au rendez-vous. Cet esprit de résistance, c'est le refus de la politique d'aujourd'hui", a-t-il ajouté dans un discours marquant l'an un de son mouvement, lancé le 19 juin 2010 (30 à 35.000 adhérents selon lui).
"Le sursaut français, c'est pour maintenant", a-t-il insisté, entouré des députés UMP Jean-Pierre Grand et Marc Bernier et des ex-ministres Brigitte Girardin et Azouz Begag.
"Nous voulons la refondation politique, économique, sociale, culturelle et internationale, parce que nous sommes dans un temps aussi grave que 1944 et 1958. Si nous ratons cette occasion de 2012, alors c'est peut-être un long tunnel pour de longues décennies qui nous attend", a-t-il dramatisé.
L'ex-Premier ministre a commencé à dérouler son programme pour "une France citoyenne, juste, indépendante" par le volet des propositions institutionnelles (procureur général de la Nation), qu'il suggère de soumettre à référendum après l'élection présidentielle.
Il est revenu sur son "revenu citoyen" de 850 euros mensuels, "revenu à part entière en contrepartie d'une activité d'utilité publique". "Plus personne dans notre pays en dessous du seuil de pauvreté, c'est une révolution", a-t-il insisté.
"En Afghanistan, trop de nos soldats meurent pour rien", a-t-il ajouté sur le volet international.
"Je me suis prononcé pour un mariage ouvert à tous", y compris "aux couples du même sexe", a-t-il dit, revenant sur un débat sociétal qui a agité l'Assemblée nationale la semaine dernière avec le rejet par l'UMP d'un texte socialiste proposant l'ouverture du mariage aux homosexuels.
Source: Agence France Presse
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Villepin qui doute, Borloo qui jubile
L’ex-Premier ministre, qui réunit ses troupes aujourd’hui à Paris, a un petit moral tandis que l’ancien maire de Valenciennes devient la nouvelle cible de Nicolas Sarkozy.
Bringuebalé dans un minibus qui dévale les départementales bretonnes en ce pluvieux vendredi de juin, Jean-Louis Borloo alterne entre effarement et jubilation. Effarement, parce qu’il vient d’apprendre que des représentants de l’État ont tenté de l’évincer d’une photo officielle, lors de l’inauguration d’une unité de géothermie à laquelle il était convié. Jubilation parce que son éventuelle candidature à la présidentielle semble donc désormais prise au sérieux par l’Élysée.
Dans un retournement de situation inimaginable il y a encore six mois, l’ancien numéro 2 du gouvernement Fillon a fini par voler à Dominique de Villepin, l’ex-Premier ministre, la place d’homme à abattre. Il y a dix jours, l’ex-maire de Valenciennes avait, sur RTL, osé rêver à voix haute du bureau présidentiel. Mercredi, il a observé les réactions à la démission de Rama Yade. La nouvelle égérie des Radicaux a quitté son poste d’ambassadrice à l’Unesco afin de s’investir totalement à ses côtés. Un engagement qui vaut presque confirmation de candidature. "Un joli coup", apprécie-t-on dans le camp Villepin où l’on reconnaît que depuis quelque temps, Borloo a réussi à prendre toute la lumière alors que pâlissait l’étoile de l’homme du discours contre la guerre en Irak à l’ONU, empêtré dans l’acte II du procès Clearstream et crédité pour le moment de 3 % des intentions de vote.
Pour compliquer encore les choses, Villepin a été cette semaine la victime collatérale de "l’humour corrézien". "Il ne s’est pas ému de la phrase sur Hollande, explique l’un de ses proches. Ce qui l’a touché, c’est la première partie où Chirac parlait d’une éventuelle candidature Juppé." Et donc pas de la sienne.
Villepin et les "mains tendues"
Le président de République solidaire se consolait samedi, à la veille de réunir les cadres de son parti à la maison de l’Amérique latine, en comptant le nombre de "mains tendues" vers lui : François Bayrou, Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo ou François Hollande. "On ne tend pas la main vers des personnes qui ne portent rien, explique-t-il au JDD. Cela ne fait que me conforter non pas dans le chemin virtuel de la politique spectacle mais dans le chemin réel vers les Français."
Un chemin réel qu’il ne compte pas emprunter avant la fin de l’année. Celui qui parlait jusqu’à présent de se déterminer à l’automne, recule désormais le moment du grand saut, s’il a lieu, et estime désormais "que le calendrier long n’est pas adapté à cette campagne" et que "le moment de cristallisation n’aura pas lieu avant le début 2012".
Borloo pressuré par l’élysée
Pendant que Villepin procrastine, Borloo se prépare à se mettre en mouvement, après ce qu’il prédit comme l’échec de la majorité aux sénatoriales. Et apprend à faire avec les pressions élyséennes dont il se dit la victime. Vendredi dans le TGV qui le menait vers la Bretagne, il confessait "avoir découvert des trucs qui l’ont stupéfié". Il ne veut pas en dire plus, conscient qu’il n’a aucun intérêt à se mettre à découvert sur ce que l’entourage du chef de l’État considère comme ses faiblesses.
Déjà, Villepin lui donne un avant-goût de la suite. "Cela fait quatre ans que je vis sous la pression, la menace, l’étau des critiques, assure-t-il. C’est d’abord surprenant, puis usant et frustrant. J’ai vécu avec cela, mais aujourd’hui, je suis dans un parcours où plus personne ne peut peser sur moi." Borloo ne dit pas autre chose : "Si j’y vais, c’est que je suis assez costaud pour y aller."
Quand Villepin a longtemps privilégié la bataille frontale avec Sarkozy, Borloo prévient : "N’insistez pas, vous ne me ferez pas dire du mal de lui." Sa stratégie est plutôt celle de l’indifférence polie devant ce Président dont il considère qu’il était le bon candidat… en 2007.
Source: Le Journal du Dimanche
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«L’euro a été soutenu de bout en bout par une coalition de dirigeants politiques, d’élites administratives, de responsables du grand patronat, parce que toutes nos industries européennes sont le plus souvent cartellisées» souligne l’économiste Jean-Jacques Rosa.
INTERVIEW – Faillite en Irlande, mouvements de rue en Grèce et en Espagne, inquiétude en France: l’euro s’est révélé un fardeau intolérable pour nombre d’économies européennes, estime l’économiste Jean-Jacques Rosa, qui recommande une dévaluation de la monnaie unique et un retour au franc..
LE FIGARO. – Peut-on dire que la France est en partie malade de l’euro?
Jean-Jacques ROSA. - Oui, car vous ne pouvez pas appliquer la même politique monétaire, c’est-à-dire le même taux de change et le même taux d’intérêt, à des économies dont les trajectoires et les structures sont différentes. Notre économie n’évolue pas de la même façon que celle de la Grèce ou de l’Allemagne: les taux d’inflation divergent, les phases conjoncturelles ne coïncident pas, et il n’y a pas de taux de change idéal et unique, globalement applicable.
Le taux de change détermine vos exportations et vos importations, il est lui-même lié aux taux d’intérêt, et si vous n’avez pas le bon change par rapport aux conditions de votre économie, cela pénalise votre croissance. Tel est le point fondamental. La monnaie unique est un fiasco pour les économies nationales qu’elle a privées d’un amortisseur de crise essentiel dans les remous de la grande récession. Les eurosceptiques ont donc eu raison sur toute la ligne en cernant les nuisances à venir de la monnaie unique, mais la victoire de la raison a quelque chose d’amer.
Déplorez-vous qu’une politique d’intégration de l’Europe n’ait pas précédé sa construction économique ?
La politique peut corriger les inconvénients d’une même monnaie appliquée à des économies différentes. Aux Etats-Unis, par exemple, où le Massachusetts ne fonctionne pas comme le Texas, l’appareil étatique fédéral et l’impôt fédéral font que, lorsque le Texas est en plein boom, les rentrées fiscales provenant de cet Etat permettent de subventionner le Massachusetts qui est en récession. Les Etats-Unis peuvent donc supporter une monnaie commune qui, idéalement, ne convient pas à la fois au Texas et au Massachusetts, mais les transferts fiscaux permettent d’amortir le choc. Nous n’avons pas cela en Europe.
Faut-il des Etats-Unis d’Europe?
C’était l’objectif des fédéralistes, mais une telle construction n’est pas possible pour des raisons de fond. Les Etats-Unis se sont constitués au XIXe siècle, dans un contexte d’impérialisme et d’extension territoriale des nations. Un siècle et demi plus tard, et particulièrement depuis la révolution de l’information des années 1970-1980, nous observons l’exacte tendance inverse. L’Empire soviétique a éclaté. Les nations se fragmentent, on l’a vu en Europe de l’Est, et les nations qui ne comportent que quelques millions d’habitants sont le plus souvent prospères. Ainsi des pays nordiques, de la Suisse, du Canada ou de la Nouvelle-Zélande. Grâce à l’ouverture des marchés mondiaux et à la révolution de l’information, au lieu d’être un handicap, la petite dimension est devenue un avantage. Et les plus petits pays sont nécessairement plus ouverts au commerce extérieur. Dans un monde de libre circulation, même si elle vient d’un tout petit pays, une entreprise peut se développer et vendre sur tous les marchés de forts volumes à faible coût.
Une Europe fédérale aboutirait donc, selon vous, à une régression ?
Regardez l’Histoire: après la Première Guerre mondiale, dans une économie où les marchés étaient fragmentés et le protectionnisme de règle, le calcul économique consistait à dire: puisqu’il n’y a plus d’accès à un marché mondial, nous devons avoir notre grand marché impérial. Telles ont été les politiques de la Grande-Bretagne et de la France. Ces temps-là sont révolus. Il vaut mieux vendre partout dans le monde plutôt que de se limiter à un sous-ensemble régional.
À qui profite l’euro ?
Je me suis posé cette question dès l’écriture de L’Erreur européenne, en 1998, alors que la monnaie unique n’était encore qu’à l’état de projet. C’était un tel contresens économique! Pourquoi tous ces gens de gouvernement, fort intelligents, ont-ils choisi de s’engouffrer dans cette nasse? Il s’agissait à l’époque d’obliger les Européens réticents à construire un super-Etat, par l’artifice technique de l’union monétaire qui les contraindrait tôt ou tard à accepter aussi l’union budgétaire, et donc un Etat fédéral. Certains milieux patronaux ne sont pas demeurés en reste. L’euro a été soutenu de bout en bout par une coalition de dirigeants politiques, d’élites administratives, de responsables du grand patronat, parce que toutes nos industries européennes sont le plus souvent cartellisées.
L’intérêt d’un cartel est de fixer les prix ensemble, pour supprimer ainsi la concurrence, hausser les tarifs et dégager des profits plus importants. Le mouvement, élargi à l’Europe, est clair: un cartel national fonctionnera sans grand problème dans un espace fermé, sous la houlette d’autorités professionnelles adéquates. Mais dès que l’on ouvre les frontières, on se trouve aux prises avec des concurrents qui ne jouent pas le même jeu. D’où la tentation de reconstituer un cartel dans une zone plus large, avec ces nouveaux concurrents. Se pose alors le problème du contrôle des prix convenus. Si le taux de change bouge chaque jour, la tâche devient complexe. Il faut renégocier en permanence, alors que si vous supprimez les variations de change, tout redevient simple, comme à l’intérieur d’une seule économie nationale. La volonté de reconstituer le cartel industriel au niveau européen fonde la volonté de supprimer toute variation de change. Les Etats, finalement, considérés comme des entreprises, sont dans la même situation…
Cette simplification que vous reconnaissez n’a-t-elle pas des aspects positifs ?
Cela dépend pour qui ! Positifs assurément pour les cartels qui augmenteront leurs profits, mais certainement pas pour tous les autres joueurs: les cartels font monter les prix et contractent les volumes de production aux dépens des citoyens et des consommateurs. «Les gens d’une même profession, observe Adam Smith dans La Richesse des nations,ne se rencontrent que rarement, même pour s’amuser ou se distraire, sans que leur conversation n’aboutisse à quelque collusion au détriment du public…»
Manière élégante de faire du populisme…
Mais il arrive que le populisme ait raison. Il peut certes devenir outrancier et préconiser de fausses solutions, mais il reste qu’en démocratie écouter le peuple est le principe fondamental.
Le peuple va-t-il pour autant réclamer la suppression de l’euro ?
Je ne le pense pas dans l’immédiat, parce qu’il faut d’abord comprendre qu’une très large part de nos difficultés provient de cette erreur économique majeure, ce qui nécessite une assez bonne connaissance des mécanismes monétaires. Mais il n’est pas nécessaire d’être un expert pour sentir que quelque chose ne va pas et comprendre que nous faisons fausse route.
Que répondez-vous aux économistes qui voient dans l’abandon de l’euro une porte ouverte sur l’apocalypse ?
L’Etat et les entreprises ayant des dettes libellées en euros détenues à l’étranger, sortir de la monnaie unique et dévaluer le nouveau franc soutiendrait l’activité mais majorerait le poids de cette dette, exprimée désormais en francs. Les charges des contribuables et des entreprises en seraient alourdies, ce qui, en sens inverse, ralentirait la croissance. On pourrait alors envisager de ne rembourser ces dettes que pour partie (un défaut partiel de paiement), mais alors les créanciers internationaux ne nous feraient plus confiance, d’où difficulté accrue de trouver du crédit à l’étranger. Les taux d’intérêt augmenteraient, ce qui pénaliserait les finances publiques et l’activité des entreprises.
Tels sont les principaux arguments des tenants de la monnaie unique. À cela deux réponses: en abaissant le coût de nos produits à l’étranger, la dévaluation stimulera la croissance, et nous donnera par conséquent davantage de moyens pour le service de la dette.
La seconde réponse est conditionnelle: dévaluer l’euro préalablement à l’instauration d’un nouveau franc nous procurera tous les avantages de la dévaluation, mais sans majorer la dette extérieure. En effet, il ne sera plus nécessaire de dévaluer le nouveau franc après la sortie de l’euro, puisque la dépréciation de ce dernier aura déjà reconstitué notre compétitivité. Il n’y aura donc pas de nécessité de dévaluer le franc proprement dit, ni par conséquent de majoration de la dette extérieure.
La solution est là: dévaluer la monnaie unique pour en sortir ensuite sans dommages. Ce n’est nullement une utopie. Aujourd’hui, l’euro vaut à peu près 1,42 dollar. Lorsqu’il a été créé, c’était à parité: un dollar contre un euro. Il est même tombé à un moment à 0,85. Abaisser son prix en dollars n’est donc pas impossible à réaliser.
Comment expliquez-vous alors le dogme si souvent réitéré d’une monnaie forte ?
À quoi sert une monnaie forte sinon à abaisser le coût des emprunts à l’étranger? Avec une monnaie forte, les prêteurs se disent qu’ils ne seront pas volés au moment du remboursement, si bien qu’ils n’exigent pas de taux d’intérêt élevés. En revanche, avec une monnaie faible, les prêteurs exigeront des taux majorés pour compenser par avance une éventuelle perte de capital. La conclusion à en tirer est qu’une monnaie unique et forte est une redoutable machine à emprunter parce qu’elle abaisse le coût de l’emprunt. Le cas espagnol illustre parfaitement l’aspect pervers de cette facilité. Avec 6% d’inflation environ dans le pays et un taux d’intérêt fixé par la BCE à 2%, les ménages et investisseurs locaux empruntent au taux réel de -4%. D’où une frénésie d’investissement immobilier qui a provoqué un déséquilibre complet de l’activité nationale et de la position patrimoniale des emprunteurs. Ils sont allés beaucoup trop loin, puisqu’ils étaient subventionnés pour emprunter…
Globalement, au niveau européen, il ne faut pas non plus se cacher que ces facilités de financement ont exonéré certains gouvernements des efforts nécessaires en termes de réformes structurelles et de réduction des dépenses. Au lieu d’imposer une libéralisation de l’économie, l’euro a encouragé le statu quo et a paralysé les réformes véritables.
La France peut-elle concrètement retourner à une monnaie nationale ?
Tous les pays issus du démembrement de l’URSS l’ont fait. Du rouble, ils sont passés à des monnaies nationales. Dans les années 1990, après la scission de la République tchèque et de la Slovaquie, j’ai posé la question au président tchèque Vaclav Klaus de la difficulté de créer ainsi sa propre monnaie. Il m’a répondu en exactement deux mots: «Une semaine»… En une génération, une soixantaine de pays sont sortis d’une union monétaire. Aussi, lorsqu’on nous présente cette proposition comme une sorte d’horrible et exceptionnel fantasme, il faut bien prendre conscience qu’elle n’a rien que de très banal. Aujourd’hui, la monnaie est essentiellement scripturale, concrètement, des comptes en banque. Du jour au lendemain vous décrétez que votre compte de 3000 euros est désormais de 3000 francs…
À quoi correspondra exactement cette équivalence entre l’euro et le franc ?
Chez le boulanger, la baguette qui était à un euro, passera à un franc – à quoi cela sert-il? A restaurer la compétitivité internationale de nos entreprises. Cela se fera soit après une dévaluation de l’euro, comme je le préconise, avec de réels effets sur les importations, les exportations et la croissance, ou bien après la recréation du franc. Dans ce dernier cas, nous pourrons aussi en profiter pour rétablir notre compétitivité non seulement vis-à-vis des pays tiers, mais aussi vis-à-vis de l’Allemagne. Ce qui ouvrirait enfin de réelles perspectives de retour à une croissance soutenue dans un pays où l’exportation représente un tiers environ de l’activité totale. Le résultat de la sortie de l’euro ne peut qu’être positif, tant pour la croissance que pour notre capacité de remboursement de la dette, qui repose au bout du compte sur l’accroissement du revenu national.
Dans votre livre vous posez la question: comment tout cela va-t-il se terminer ?
Mal pour l’euro, j’imagine, mais les configurations potentielles des choix de chacun des 16 partenaires de la zone – entre sortie isolée et maintien dans un groupe restreint – sont trop nombreuses pour que l’on puisse deviner à l’avance le scénario le plus probable. Néanmoins, il y a urgence. L’euro étant surévalué par rapport au dollar, les industries françaises sont pénalisées par rapport à tous les pays dont la monnaie est liée au dollar. Nous sommes aussi surévalués par rapport à l’Allemagne, sans possibilité aucune de correction par le change. Cela fait beaucoup de handicaps pour nos exportateurs et nos industries concurrencées par les importations.
L’urgence n’est-elle pas plus pressante encore pour les PIGS ?
Avec des inflations plus élevées que la nôtre – et surtout que l’allemande -, une compétitivité fortement dégradée, des problèmes aigus de dette, certains de ces pays vont sortir très probablement de la zone euro. Je pense à la Grèce, mais aussi au Portugal, à l’Irlande, et peut-être même l’Espagne.
C’est une prédiction sérieuse ?
Pour les Grecs, assurément. Le pire est le problème du renouvellement de la dette qui arrive à terme. Il leur faudra réemprunter beaucoup entre 2012 et 2014. On multiplie donc les plans de prétendu sauvetage, alors qu’en vérité on alourdit encore leur dette en pourcentage du revenu national. Et les plans d’austérité contractent davantage l’activité écono mique, si bien que le rapport de la dette à la capacité de remboursement augmente au lieu de se réduire. Chaque prêt aggrave leur problème. D’où les réactions de rue à Athènes ou à Madrid. Pour s’en sortir, ils ne pourront que renoncer à rembourser une partie de la dette et dévaluer, c’est-à-dire sortir de l’euro.
Et nous ?
Seuls les pays les moins pénalisés par la monnaie forte pourraient rester dans l’euro: l’Allemagne et ses voisins, les Pays-Bas, l’Autriche. Si les moins bons débiteurs sortent, les marchés internationaux auront davantage confiance dans la monnaie unique. Je doute alors que l’on puisse obtenir une dévaluation importante de l’euro, comme je le souhaite. Or, à supposer que l’euro monte encore, la France devrait alors recourir à une dévaluation majeure qui augmenterait beaucoup sa dette externe. D’où la nécessité d’envisager une rapide sortie. Entre 2012 et 2014, nous allons vivre une phase critique. Si les pays du Sud sortent de la zone euro avant la France, ce sera mauvais pour nous.
Le cartel multinational de l’euro ne durera pas, la guerre de sécession a déjà commencé, dites-vous…
Oui, pour toutes les raisons évoquées précédemment: un ensemble de pays pour lesquels une monnaie unique n’est pas un élément positif peut malgré tout fonctionner s’il dispose d’un Etat central et de finances publiques fédérales, comme aux Etats-Unis. C’est ce qu’avaient en tête les partisans de l’euro qui voulaient construire un super-Etat continental. Malheureusement cette erreur de stratégie, historique, a produit des conséquences économiques désastreuses. On s’est engagé dans la voie conduisant à la centralisation pour s’apercevoir finalement qu’elle était impraticable du fait des disparités entre pays. La guerre de sécession a donc commencé.
Elle n’oppose pas uniquement des Etats entre eux, mais des populations soucieuses de leur niveau de vie, d’une part, et des Trésors publics, grandes banques et grandes entreprises, d’autre part, qui entendent défendre jusqu’au bout leur avantage d’emprunteurs et leurs cartels intra-européens. Cette guerre ne s’arrêtera qu’avec la dissolution de l’euro. Catastrophe économique oblige : le mouvement est amorcé.
Aujourd'hui, la démocratie est dans le rue !
Un millier de citoyens bruxellois se sont mobilisés pour rejoindre la place Flagey, au coeur de de capitale, vers 14h cet après-midi. Progressivement rejoins par de nombreux autres, ils ont entamé une marche vers la Place du Luxembourg où doit se tenir une assemblée populaire à 19h. 
"Ce n'est pas un rêve, c'est un réveil !"
Les informations provenant de la mobilisation seront rajoutées au fur et à mesure de la journée.
Du haut de la rue Malibran, on peut se rendre compte de la foule qui s'étend jusqu'à la Place Flagey. Les roulements de tambours et les appels à descendre les rejoindre dans les rues se multiplient. De nombreux riverains sont à leur fenêtre et applaudissent l'initiative du mouvement.
Le lien vers les images enregistrées à Bruxelles.
http://www.ustream.tv/recorded/15485016
Badi BALTAZAR
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/les-indignes-bruxellois-marchent-96245
Un des juges s’est (...) rappelé qu’un célèbre avocat laïque qui avait insulté le tribunal il y a 20 ans avait été maudit par les juges, qui avaient fait le vœu de voir son esprit se réincarner dans celui d’un chien, considéré comme un animal impur dans le judaïsme traditionnel souligne BBC News. L’avocat en question est mort il y a quelques années. L’AFP souligne que certaines écoles de pensée judaïques croient en la transmigration de l’âme.
Plus que jamais, l'intégrisme religieux se loge dans TOUTES les religions, quelles que soient leurs sources et leur ancienneté dans l'histoire du monde. Cependant, nous noterons que les religions du Livre sont particulièrement touchées par la "grâce" intégriste.
Ecrasons l'infâme!
Voltaire République
http://voltaire.republique.over-blog.com/
En ce 18 juin, comme chaque année depuis la Libération, on commémore l'appel du Général de Gaulle effectué le 18 juin 1940 à Londres sur les ondes de la BBC. J'ai décidé de faire la jonction de cette commémoration historique avec un appel républicain, patriote que je lance pour que notre pays, face à la dictature de l'Union Européenne et de l'euro, engage la reconquête de sa pleine et entière souveraineté en quittant l'Union Européenne et l'euro et en organisant la protection de son territoire et de son économie.
Qui osera lancer cet appel républicain, patriotique comme le fit le Général De Gaulle voilà 71 ans permettant à la fois le début de la Résistance à l'occupant nazi et au gouvernement de Vichy et aussi le début de la reconquête de la souveraineté et de la liberté de notre pays ? ! Oui qui osera ?!
Un appel vital pour notre pays, notre patrie républicaine et son peuple citoyen et souverain !
Appel du 18 Juin 2011 : préparer vos drapeaux français contre l'Union européenne et l'euro !
L'appel à ce que notre pays entreprenne la reconquête de sa pleine souveraineté d'Etat-Nation en quittant l'Union Européenne et l'Euro. L'article 50 du Traité de Lisbonne permet à un Etat membre de l'Union Européenne de pouvoir quitter cette union. Il indique dans son 1er alinéa : " Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union." Il est grand temps que des personnalités politiques républicaines de premier plan candidates à l'élection présidentielle (Nicolas Dupont-Aignan) ou susceptibles de l'être (Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg) qui sont des pourfendeurs de l'Union Européenne et de la mondialisation mettent leurs actes en accord avec leurs paroles.
Notre pays, la France, notre patrie républicaine doit regagner sa pleine souveraineté d'Etat-Nation et son peuple doit regagner sa souveraineté de peuple citoyen en sortant de l'Union Européenne et de l'euro. L'Union Européenne née lors du Traité de Rome en 1957 sous le nom de Marché Commun, est devenue un espace continental de la jungle capitaliste du nivellement par le bas des acquis sociaux, de la protection sociale, des services publics. Le règne de la concurrence libre et non faussée, de la déréglementation, du dumping social et fiscal, de la dictature de l'Euro qu'imposent tour à tour les Traités de Maastricht, d'Amsterdam, de Nice, puis celui de Lisbonne aux Etats-Nations et à leur peuple citoyen font que l'Union Européenne et sa monnaie l'euro, dirigée pour la première par une commission oligarchique et a-démocratique - la Commission de Bruxelles - et pour la seconde par une Banque Centrale bureaucratique gérée dans le plus pur style monétariste de la monnaie forte - la BCE !
Cette Union Européenne, cet euro, monnaie unique, sont devenus les nouvelles prisons des peuples et les fossoyeurs de la souveraineté des Etats-Nations et du peuple citoyen.
Alors que la crise du système bancaire et des liquidités est suvie maintenant par la crise des Etats européens surendettés. Le peuple grec et frappé depuis maintenant trois années par des cures d'austérité sans précédent qui sentent d'une part le réajustement structurel cher au FMI et les plans de soutien européens désirant que l'euro ne s'écroule pas tout en cherchant à ce que la Grèce rembourse ses créanciers notamment institutionnels et d'autre part la réduction massive des dépenses et des acquis en soutenant une politique d'économie de guerre avec son lot de rationnements : Rationnement de la production ; rationnement de l'investissement ; rationnement de la consommation ; rationnement de la solidarité ; rationnement de l'emploi ; rationnement de la démocratie ! D'autres Etats comme l'Espagne, l'Irlande ou le Portugal sont touchés à leurs tours par l'économie de guerre certes moins virulente et systématique que celle qui frappe la Grèce avec les claires recommandations de la Commission de Bruxelles et des médecins-saigneurs du FMI !
L'année dernière la Commission de Bruxelles a fomenté un coup d'état ! Ce coup d'état c'est fait sentir lorsque la dite commission s'est octroyée des pouvoirs a-démocratiques et anti Etat-Nation ! En effet, elle a tout simplement décidé de mettre sous tutelle les budgets des 27 Etats membres de l'UE et de renvoyersine die les plans de relances économiques que les Etats avaient mis en place suite à la crise financière, bancaire et de soutien à des secteurs économiques. Rationnement, tutelle, diktat d'une commission et d'une BCE, monstres froids qui balayent pour certains cinquante années d'avancées économiques et sociales !
18 Juin 1940 - 18 Juin 2011 : Le même idéal de résistance et de reconquête !
Notre patrie républicaine doit reconquérir sa pleine et entière souveraineté, indépendance et liberté comme notre pays l'entrepris il y a 71 ans le 18 juin 1940 suite à l'appel du Général de Gaulle. Certes, ce jour là, il y avait fort peu de monde à Londres et sur le territoire national à vouloir que la France redevienne libre, indépendante, souveraine et républicaine comme aujourd'hui sont peu nombreux les partisans du sursaut républicain de Salut public autour de la reconquête de la souveraineté nationale, populaire, monétaire, politique, budgétaire, économique, financière et militaire. Et pourtant l'esprit de résistance et de reconquête s'affirma de plus en plus fort tant à Londres sous l'égide du Général De Gaulle et de Jean-Moulin avec le soutien de milliers de résistants, partisans, patriotes. Notre pays, patrie des Lumières et de la Grande Révolution Française et de l'idéal républicain et jacobin doit s'engager comme dans les heures sombres à la fois sur le chemin de la Résistance et sur le chemin de la Reconquête !
Résistance :
-Résistance à la dictature de la Commission de Bruxelles, à celles du capitalisme transnational et apatride, du libre échange débridé, de la concurrence libre et non faussée, du règne de la spéculation et des agences de notation mais aussi résistance face aux Etats et puissances impérialistes économiques ou militaires contemporaines que sont encore les Etats-Unis et le nouveau processus transatlantique en phase terminale et résistance face aux nouvelles puissances impérialistes économiques telle que la Chine communiste capitalistique.
- Résistance aux forces obscurantistes de l'argent, du capitalisme transnational et apatride et aux praticiens de la finance qui ne font que dans la spéculation.
Reconquête :
- Reconquête de notre pleine et entière souveraineté d'Etat-Nation en quittant l'Union Européenne (après avoir dénoncé l'ensemble des traités), l'euro et le Grand Marché Transatlantique (GMT). Notre pays doit utiliser l'article 50 du traité de Lisbonne. Pleine et entière souveraineté en refusant et aussi en abrogeant la réforme constitutionnel gravant dans le membre l'équilibre budgétaire selon les critères de Maastricht et des décisions de mise sous tutelle des budgets des 27 Etats membres de l'UE par la Commission oligarchique Barosso ! Notre pays doit aussi retirer sa signature du Grand Marché Transatlantique et combattre la future Europe des régions et des communautés.
Notre pays, puissance militaire indépendante s'appuyant sur la dissuasion nucléaire doit vite retrouver ses marges de manoeuvre à la matière et sans tarder organiser son départ de l'OTAN. Notre pays ne doit pas prendre ses ordres au Pentagone, ni participer à des expéditions qui ne seraient que le prolongement de la politique impérialiste Etats-Unienne.
La reconquête de notre souveraineté passe aussi par le desserement de l'étau de la mondialisation et du dicktat des marchés financiers. Notre pays doit aussi s'affranchir des règles de l'OMC qui favorisent le libre échange planétaire et l'effacement des Etats-Nations ! La France doit se retirer du FMI et proposer à la place une véritable Banque Internationale pour l'investissement et le Développement (B2ID) et être à l'initiative pour que notre territoire, notre patrimoine, notre économie, nos marchés et en premier notre marché intérieur, nos entreprises, nos fillières et secteurs innovants, nos produits, nos emplois et notre culture nationale soient protégés, armés, soutenus et qu'une volonté politique s'installe pour que le politique, l'Etat-Nation, le Citoyen se réapproprie la monnaie, l'économie et les marchés. Notre souveraineté, notre indépendance, notre développement et notre liberté ne seront qu'à ce prix.
En fait de compte, il faut la mobilisation de chacun et de tous et notamment de l'ensemble des secteurs de la production mais aussi ceux de la recherche et de l'éducation pour que notre pays soit de nouveau puissance économique et rayon de l'universel à travers les mers, les terres et les continents !
Aujourd'hui, 18 juin 2011, lançons ! Préparons nos drapeaux français contre l'Union européenne et l'euro ! Engageons le sursaut républicain de Salut public !
Vive la République ! Vive la France libre, souveraine et indépendante !
Darthé-Payan
Documents appel du 18 Juin 1940
"Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres."
Après le refus (!) d'un premier institut de sondage, c'est finalement l'Ifop qui a réalisé une étude pour l'Association Manifeste pour un débat sur le libre échange: