Les Vikings à l’assaut de Bruxelles
15/06/2011 13:45 par rgrs
Copenhague, mercredi 11 mai 2011 : avec l’annonce par le Danemark du rétablissement permanent des contrôles douaniers à ses frontières avec l’Allemagne et la Suède, pour lutter contre l’immigration illégale et la criminalité organisée, c’est un véritable coup de tonnerre qui vient de se produire dans le landernau européen, à un moment où les institutions bruxelloises peinent plus que jamais à trouver la parade qui permettrait enfin aux Etats membres de l’espace Schengen de se protéger efficacement des arrivées massives de migrants provenant de partout, de l’Afrique du Nord à la frontière gréco-turque.
Vingt-six ans après la signature, le 14 juin 1985, des accords de Schengen, entre les cinq premiers États signataires (France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg), la patrie du poète et conteur Hans Christian Andersen vient ainsi de faire un pied de nez inattendu à Bruxelles en décidant unilatéralement de snober l’un des dogmes de la construction européenne : la liberté de circulation des biens et des personnes à l’intérieur des frontières de l’Union européenne.
Pour les observateurs attentifs de la vie politique danoise, cette initiative n’était guère surprenante venant de la part d’un gouvernement de minorité de centre-droit qui, à cinq mois d’élections législatives qui s’annoncent décisives, cherche pour l’heure à s’attirer les bonnes grâces du très influent parti populiste de droite Dansk Folkeparti (Parti du Peuple danois), dont les exigences, notamment sur la question centrale de l’immigration, obligent dorénavant le parti libéral du Premier ministre Anders Fogh Rasmussen à composer inlassablement avec une formation politique puissante qui dispose désormais de 25 députés au Folketin.
Aux yeux des partisans d’une Europe supranationale, qui ne tolèrent l’expression d’aucune forme d’indépendance politique, pareille mesure est à coup sûr intolérable : cette décision n’a-t-elle pas été annoncée sans la moindre concertation préalable avec les autres pays concernés, à l’initiative, de surcroît, d’un gouvernement appelé à présider l’Union européenne à compter du 1er janvier 2012…?
Ainsi donc, n’ayant que faire de la menace bruxelloise, le Danemark a décidé de faire cavalier seul en manifestant, une fois de plus, sa volonté opiniâtre de ne pas s’en laisser compter. A vrai dire, pour quiconque s’intéresse à l’histoire récente de ce pays, vue sous l’angle de son itinéraire européen, force est de faire l’éloge d’une nation exemplaire qui réalise la démonstration quotidienne de sa vitalité démocratique et de son esprit de résistance.
C’est en pleine euphorie économique des Trente Glorieuses que le Danemark avait décidé de rejoindre, le 2 octobre 1972, le traité de Rome, à l’issue d’un référendum qui devait recueillir une large adhésion de son peuple (56,7 % de «oui»). Depuis lors, c’est peu dire que le plus petit des pays scandinaves s’est toujours signalé par son peu d’enthousiasme à s’engager pleinement dans un processus de construction européenne qui devait, à partir de l’Acte unique, s’éloigner insensiblement des objectifs assignés à ses débuts, soit en l’occurrence une communauté économique et commerciale, pour y substituer irrésistiblement un modèle politique autoritaire qu’il a toujours farouchement repoussé. Toujours prudent, le Danemark a su préserver heureusement un précieux garde-fou dans le texte de sa Constitution : tout projet de loi autorisant un transfert de souveraineté à des autorités supranationales requiert l’organisation obligatoire d’un référendum.
De l’Acte unique au traité de Maastricht
Cette défiance à l’égard de la construction européenne, les Danois devaient la marquer d’abord en se montrant fortement réservés à l’égard de l’Acte unique, adopté sans enthousiasme lors du référendum du 27 février 1986 (42 % de «oui» ; 32,7 % de «non» ; 25,3 % d’abstentions), mais c’est surtout avec le traité de Maastricht que ces lointains descendants des Vikings firent preuve de leur légendaire esprit d’indépendance : soumis au vote du peuple danois, le 2 juin 1992, le traité sur l’Union européenne fut rejeté avec 50,7 % des voix, alors que son Parlement l’avait adopté, un mois plus tôt, avec 125 voix pour et 25 voix contre…
La capacité de Bruxelles à réagir rapidement fut à la mesure du cataclysme politique produit par l’insolence danoise. Inaugurant, lors du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernements d’Edimbourg de décembre 1992, une méthode qui devait faire florès par la suite, le gouvernement de Copenhague obtenait de ses partenaires un nouveau texte, taillé sur mesure, appelé pour le coup à ne s’appliquer à aucun autre État membre : ses réserves furent prises en compte en matière de politiques de défense, de citoyenneté, de justice et de sécurité intérieure, mais surtout, en ne participant pas à la création de la monnaie unique, le Danemark devait conserver ses compétences nationales en matière monétaire.
Le traité de Maastricht ayant fait de la sorte peau neuve, les Danois devaient se résigner à une séance de rattrapage, lors d’un deuxième référendum organisé le 18 mai 1993 : le traité fut alors largement accepté avec 56,8 % des voix.
La lancinante question de l’Euro
A ce stade de la construction européenne, la question de la monnaie unique et celle de la disparition corrélative de la couronne danoise ne pouvaient que cristalliser toutes les attentions ; à la suite de l’adoption par 11 États membres de la monnaie unique, le 1er janvier 1999, le gouvernement danois décida de consulter le peuple sur l’entrée du Danemark dans la zone euro, lors du référendum du 28 septembre 2000. Le revers fut cinglant pour la nomenklatura européiste : avec une participation de 86 %, 53,1 % des électeurs rejetèrent l’euro !
Avec le Royaume-Uni, le Danemark est donc le seul État de l’Union européenne à bénéficier en matière monétaire d’une clause dérogatoire qui lui permet de rester durablement en dehors de la zone euro et de conserver l’usage de sa monnaie nationale. Au vu de ses résultats économiques actuels, plutôt florissants, le pays ne s’en porte pas si mal…
Si le Danemark ne prévoit pas d’organiser dans l’immédiat un nouveau référendum sur l’adoption de l’euro, le Premier ministre Rasmussen a toutefois estimé devant le Parlement, en février 2011, que Copenhague pourrait changer d’avis à la faveur d’une proposition franco-allemande visant à renforcer la coopération économique au sein de la zone euro. Mais, selon les sondages actuels, les Danois restent majoritairement opposés à l’adoption de la monnaie européenne…
La mascarade de la ratification du traité de Lisbonne
Dûment vaccinés, lors des consultations électorales touchant aux questions européennes, par des précédents plutôt fâcheux, les gouvernements danois, de tendance libérale comme de sensibilité sociale-démocrate, s’étaient bien gardés de soumettre la ratification du traité de Lisbonne à référendum. Pour contourner toutefois l’obligation constitutionnelle de recourir en pareil cas à la consultation populaire, le Premier ministre actuel Rasmussen s’appuya, en décembre 2007, sur une expertise du ministère de la Justice suivant laquelle le texte final du traité de Lisbonne n’opérerait, contre toute évidence, aucun transfert de la souveraineté du pays, au grand dam de nombre de formations politiques, dont le Parti du Peuple Danois qui, non sans raisons, dénoncèrent, avec l’utilisation de ce procédé malhonnête, une indécente manipulation politique.
Le résultat de cette grossière manœuvre de contournement du vote populaire était attendu par tous : largement acquis à la cause européiste, le Parlement devait massivement ratifier le traité de Lisbonne par 90 voix contre 25, le 24 avril 2008…
En vérité, la messe n’est pas dite car le dossier pourrait connaître, dans un proche avenir, d’intéressants rebondissements juridiques. Le 11 janvier 2011, la Cour suprême a reconnu en effet, à l’unanimité de ses membres, l’intérêt à agir de 35 ressortissants danois à poursuivre le Premier ministre Rasmussen, au motif que le chef du gouvernement aurait violé la Constitution en ratifiant le traité de Lisbonne par un vote parlementaire plutôt que par voie référendaire : la plus haute juridiction danoise va devoir désormais examiner le fond de l’affaire et dire si le traité de Lisbonne a bien été ratifié selon la légalité constitutionnelle. Chacun mesure ici l’enjeu considérable d’une procédure constitutionnelle qui pourrait désavouer la ratification danoise, par voie parlementaire, d’un traité de Lisbonne dont la parfaite entrée en vigueur suppose qu’il ait été ratifié définitivement dans l’ensemble des pays membres de l’Union européenne. Affaire à suivre…
Des prétentions bruxelloises visant à se procurer coûte que coûte des ressources budgétaires propres, en mettant à contribution les peuples européens, à l’obligation désormais imposée aux Vingt-sept de soumettre leurs budgets nationaux au crible pointilleux de la Commission, de la modification en cours du traité de Lisbonne destinée à mettre en place un mécanisme permanent de stabilité pour la zone euro, sans la moindre consultation référendaire, à la suggestion récente du Président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, de doter l’Union européenne d’un ministre des finances, l’offensive totalitaire des institutions supranationales de Bruxelles contre les souverainetés des Etats membres de l’Union européenne s’intensifie chaque jour un peu plus.
Devant pareille actualité, plus alarmante que jamais, quels enseignements peut-on tirer, au bénéfice de la France, de la singulière expérience danoise ?
1. Lorsque, à la faveur d’une consultation référendaire portant sur les questions européennes, la parole est occasionnellement donnée au Peuple et qu’il exprime alors un message discordant qui place ses oligarchies en porte-à-faux vis-à-vis de la doxa européiste, celui-ci est aussitôt bâillonné, par tous moyens, et, à défaut de pouvoir le contraindre à se déjuger à l’occasion d’un second référendum, le recours à la voie parlementaire est alors la méthode la plus communément employée pour mieux contourner le vote populaire, : comme les Français, les Néerlandais ou les Irlandais, les Danois en ont fait pareillement l’amère constat. Si, pour mieux s’en défendre à l’avenir, nos compatriotes avaient pleinement conscience de la réalité de ces pratiques douteuses, aujourd’hui notoirement méconnues, l’entreprise européiste y perdrait assurément de son emprise idéologique sur les esprits.
2. Aucun combat n’est perdu d’avance s’il est mené avec lucidité et détermination. A défaut de pouvoir avoir recours à l’action contentieuse, faute de cadre juridique possible, pour faire échec à une initiative qui mettrait en péril l’indépendance et la souveraineté d’un pays, l’expérience danoise nous enseigne, avec l’épisode récent de la suspension des accords de Schengen, que l’action unilatérale est une option politique qui demeure toujours ouverte, quelles que soient les rigueurs des rapports de force en présence, pour peu que l’opinion publique, aussi bien que les formations politiques soucieuses de l’intérêt supérieur de la nation, s’attachent dans un même élan vital à se gendarmer courageusement.
3. Quitte, pour un pays, à composer tactiquement avec le système européiste, autant lui arracher dès à présent l’octroi de traitements particuliers qui préservent avantageusement l’essentiel de ses intérêts primordiaux ! A l’instar, par exemples, du Danemark ou du Royaume Uni qui ont tout lieu de se féliciter de fonctionner aujourd’hui avec des systèmes monétaires domestiques qui échappent aux travers tragiques de la zone euro, la France serait bien inspirée de cultiver cette méthode prudente de gestion des affaires publiques et de renégocier, partout où le besoin impérieux pour ses intérêts se fait le plus sentir, des statuts dérogatoires au droit commun, en attendant de pouvoir se libérer définitivement du carcan rigide d’une Union européenne si peu réformable.
4. Tous les peuples européens, surtout parmi ceux qui sont les plus réfractaires à l’idéologie européiste, à l’exemple du Danemark ou de la France, doivent à présent en convenir : plus aucune décision politique, qui serait prise au plan national ou à l’échelle européenne et dont l’objectif ou l’effet serait de conduire à la dépossession de leurs souverainetés, ne doit désormais échapper si peu que ce soit à leurs assentiments. Pour ce qui la concerne, la France ne fera assurément pas l’économie à l’avenir d’une réforme constitutionnelle qui gravera demain dans le marbre de la Constitution l’ardente l’obligation de soumettre systématiquement tout nouveau transfert de souveraineté à un référendum, dont l’initiative et la mise en œuvre, ainsi préservées de toute emprise politicienne, relèveront de la compétence sanctuarisée du seul Conseil constitutionnel, dans le sillage de la pratique vertueuse inaugurée outre-Rhin par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, à la suite de son arrêt fondateur rendu le 30 juin 2009.
Karim Ouchikh
http://www.gaullisme.fr/2011/06/14/les-vikings-a-l%e2%80%99assaut-de-bruxelles/
Faut-il enterrer la mixité au nom de l’égalité ?
Non, le PS n’est pas le parti des vieux mâles blancs hétérosexuels, machos patentés et violeurs potentiels quoique présumés. Il aime les femmes, les pauvres, les immigrés et les minoritaires en tout genre. À défaut de compter dans leurs rangs des bataillons de femmes de chambres issues de l’immigration, les socialistes ont ressorti des tiroirs le mariage homosexuel et l’antienne qui va avec, reprise en chœur par une bonne partie des commentateurs, sincèrement désolés par notre conservatisme : « la France est en retard ! ». D’ailleurs, à en croire les sondages, 58 % des Français y seraient favorables: bizarre, je n’avais pas remarqué que les désirs des Français étaient des ordres.
Peu importe que le texte proposé à l’Assemblée nationale n’ait aucune chance d’être adopté. L’essentiel c’est qu’Aurélie Filipetti soit fière de le défendre et que le PS rappelle que sa vocation naturelle est d’indiquer le sens de l’Histoire à ses contemporains. Une petite pancarte pour rappeler aux étourdis que « le Progrès, c’est par ici Messieurs-Dames ».
On a bien sûr le droit d’être favorable au mariage gay. L’ennui, c’est qu’on ne puisse pas s’y opposer. Or, il est bel et bien en train de rejoindre d’autres grandes causes au rayon des propositions qu’on ne peut pas refuser. Refuser de s’enthousiasmer pour cette avancée incontestable au sens le plus strict du terme, c’est afficher non pas son homophobie mais pire, sa ringarditude indécrottable. Ben quoi, ça leur fait plaisir et ça gêne personne, où est le problème ? On est tous égaux, non ? Comme l’a dit François Hollande, « on ne va pas empêcher deux personnes qui s’aiment de s’unir ». Ce serait très méchant. Et moi, je suis gentille. Notons au passage le caractère performatif du désir : puisque je veux ceci ou cela, il est bien normal que la société se débrouille pour me le procurer. Je vous enverrai ma petite liste.
Quoi qu’il en soit, je n’ai rien à redire au mariage lui-même. Je croyais que c’était vachement bien qu’on ait arraché l’amour, le sexe et même la procréation à cette institution bourgeoise. Mais puisqu’il s’avère décidément impossible de jouir sans entraves, la chaine conjugale en vaut bien une autre – en plus, si on se marie, on a une petite chance de pouvoir accuser son chacun/chacune de « viol conjugal », mais ça, les enfants, ce sera pour la prochaine leçon.
Les homosexuels ont conquis le droit aux charentaises et au samedi après-midi chez Carrefour. S’ils veulent, en prime, la robe « princesse d’un jour », la pièce montée et le banquet de famille avec Pépé qui prend sa cuite, sans oublier le divorce qui conclut une bonne proportion des mariages avant cinq ans, grand bien leur fasse.
Il y a un petit problème, c’est qu’on n’a pas inventé le mariage pour que les Roméo et Jules de tous sexes puissent afficher à la face du monde leur amour interdit mais pour protéger la filiation – et sa conséquence la plus terre-à-terre, l’héritage. Que le mariage veuille dire « toi et moi pour la vie » pour les individus concernés, c’est très joli, mais du point de vue de la collectivité, il signifie d’abord que les enfants de madame sont réputés être ceux de monsieur, pour le reste que chacun garde ses secrets d’alcôve. Et cette salutaire hypocrisie a permis la transmission des biens et des codes à travers un ce truc bancal, mouvant, oppresseur et génial qu’on appelle « famille ».
Donc sans filiation, pas de mariage. Du reste, les partisans de l’homo-conjugalité n’en font pas mystère, leur but est de faire reconnaître l’homoparentalité. Or, ça, ça me chiffonne. Je vous vois venir, traînant derrière vous des cohortes d’enfants déglingués par des couples banalement composés d’un homme et d’une femme. Objection parfaitement valable : à l’évidence, deux hommes ou deux femmes peuvent élever un enfant aussi bien ou aussi mal qu’une paire hétéro. Que l’on invente un statut répondant aux nécessités concrètes d’une telle situation, fort bien : il est bon que les moules autoritaires et rigides se heurtent à la plasticité de la vraie vie que fabriquent ensemble les sujets autonomes. Pas besoin d’être estampillé « père » ou « mère » pour pouponner ou aller récupérer un ado au commissariat.
Sauf qu’il ne s’agit pas de la vraie vie mais d’un ordre symbolique qui doit bien avoir quelques vertus pour avoir traversé les siècles et les civilisations. Et cet ordre symbolique repose sur ce minuscule détail qu’est la différence entre les hommes et les femmes. Nul n’est obligé de s’accoupler avec le sexe opposé ni de participer à la reproduction de l’espèce. Mais il me semble que celle-ci relève littéralement de l’intérêt général. Roméo peut partir en voyage de noces avec Jules si ça lui chante, il n’en a pas moins intérêt à ce que Juliette fasse des mômes avec le godelureau de son choix. Demander à la société de dire à un enfant qu’il a deux « papas » ou deux « mamans », ce n’est pas seulement se vautrer dans la niaiserie langagière qui enchante le journaliste, c’est institutionnaliser un mensonge anthropologique – en tout cas tant que la science n’aura pas corrigé les cochonneries de la nature et permis à chacun de commander l’enfant de son choix à l’enfanterie du coin. « Le droit de l’enfant à vivre dans une famille épanouie, avec de l’amour, n’est pas lié au sexe des parents », proclame Henriette Martinez, l’une des deux élues UMP à avoir voté le texte. En attendant qu’un juge fasse respecter ce droit à l’amour, j’aimerais rappeler que nous avons tous également le droit inaliénable de ne pas être pris pour des cons. Même les enfants.
Dans une tribune publiée ce matin par le Financial Times, l'économiste américain Nouriel Roubini, qui avait été l'un des rares à prédire la crise financière de 2008, annonce l'explosion de l'euro d'ici moins de cinq ans, "en particulier si certaines des économies périphériques stagnent". Pour Roubini, la solution d'une sortie de l'union monétaire risque d'être bientôt envisagée sérieusement, "les avantages à y rester étant plus faibles que les bénéfices d'en sortir".
Deuxième puissance exportatrice mondiale, l'Allemagne est quasi le seul pays à profiter de l'Euro, voulu par elle, taillé pour elle. La crise actuelle de la monnaie unique s'est traduite par une divergence des économies de la zone (là où l'euro devait favoriser au contraire l'unification), et pour la plupart des pays (à commencer par la Grèce, l'Espagne, le Portugal et l'Irlande mais aussi la France) par des taux de chômage plus élevés, une forte inflation des produits de grande consommation, la sous-compétitivité chronique des entreprises, l'accélération des délocalisations industrielles et la dégradation rapide des finances publiques. Pendant ce temps-là, l'Allemagne semble plutôt gagnante dans le jeu du laissez-faire-laissez-aller et son pendant monétariste : l’euro fort. Le fameux «modèle allemand» étant caractérisé par une économie en relative bonne santé, nos dirigeants n'ont de cesse que de vouloir aligner sur lui la France, par exemple dans le domaine de la fiscalité. Mais ce « modèle allemand » est-il vraiment une panacée, une sorte de remède miracle ? Rien n'est moins sûr. Et contrairement à ce que suppose l'utopie néolibérale, pas plus que les hommes, les nations ne sont interchangeables. Voilà qui n'empêche certes pas de s'inspirer chez nous de ce qui marche ailleurs. Mais la France n'est pas l'Allemagne, loin s'en faut. L'Observatoire de l'Europe a donc demandé à M. Romain Rochas, Chef de Division honoraire de la Cour des comptes européenne et auteur de nombreuses analyses sur l'intégration et sur l'euro, si la France pouvait réellement rapprocher ses structures économiques et sociales du soi-disant "modèle" allemand, et le cas échéant, de quelle façon. Autrement dit, la France pourrait-elle, comme l'Allemagne, tirer un jour son épingle du jeu de l'Euro, à défaut de sortir complètement de la monnaie unique ? Romain Rochas avance trois approches - culturelle, économique et monétaire - pour tenter d'abord de comprendre ce qui différencie profondément la France de l'Allemagne, pourtant réunies sous l'égide de la même politique monétaire, avant de proposer quelques réponses.
J'ai suivi depuis maintenant plusieurs années les articles de Frédéric Lordon, ainsi que ses interventions vidéos aisément trouvables sur le net.
Outre une forme réjouissante (certains textes font rire, ce qui est un comble quand on réalise la gravité des sujets abordés), il évoque (enfin) la question politique avec une fraîcheur et une qualité formelle qui m'impose de mettre el lien ici :
http://blog.mondediplo.net/2011-06-13-Qui-a-peur-de-la-demondialisation
La question du rapport au FN, celle de l'Europe, de la mondialisation, de la démondialisation etc... tout y passe !
Quel dommage cependant qu'il se montre sur le fin un peu naîf : le retour au national est la seule issue vraisemblable (malheureusement il se fera peut-être par le nationalisme), et je ne crois pas à un regroupement de communautés nationales sous l'égide d'une nouvelel souveraineté proclamée.
Il manque trop d'éléments : pas d'ennemi extérieur commun, pas de pouvoir centralisateur fort, pas d'histoire ou de valeur commune...
Je profite de ce billet pour rappeler que malgré la pause actuelle, je travaille toujours sur deux aspects qui seront bientôt publiés :
- la réplique aux billets de Malakine sur le républicanisme à la française ;
- et surtout un travail sur l'énorme influence sur le long terme du défaitisme français (dont le pétainisme mais uassi le pompidolisme ou le mitterandisme furent les manifestatations les plus flagrantes)
A bientôt.
Verdun
A las cinco de la manana
L'élection de Nicolas Sarkozy contre la volonté de Jacques Chirac, qui avait assuré que "l'avorton de Neuilly" serait son dernier scalp, semblait avoir clos le match plus décennal entre les deux hommes, débuté en 1994. On s'était dit : Chirac a échoué, Sarkozy a gagné.
Le silence dans lequel s'était enveloppé l'ancien Président m'avait semblé relever d'un besoin de prise de hauteur. Un Roi de France ne commente pas les actions d'un Duc d'Orléans. Il me semblait que Chirac répondait à Sarkozy par le mépris, à défaut d'avoir pu le garrotter.
La sortie du second tome des mémoires de Chirac la semaine dernière dévoile peut-être une toute autre stratégie. En effet, sortant brusquement de sa réserve, Chirac égratigne le président actuel, élevant leur divergence au plan des principes et de la virtu républicaine. "L'essentiel nous sépare".
A coté de cela, Chirac complimente DSK - un homme posthume – et fait l'éloge de François Hollande, "un homme d'Etat". La manoeuvre a paru suffisamment grossière pour que sa propre "fille de coeur" le poignarde dans France Soir.
Du coup, je serais tenté de revisiter mon analyse. Parmi toutes les bottes du mousquetaire Chirac, il y a ce qu'on appelle "la botte Giscard", qui consiste à laisser attaquer l'adversaire, le mettre en confiance, et lui trancher les jarrets ensuite pour mieux le ridiculiser. Par un mimétisme étonnant, Chirac veut faire comme Mitterrand et choisir son successeur, adouber quelqu'un qui n'est pas de son camp.
Cet homme, c'est Hollande, que du coup ses supporters présentent comme le fils de Chirac et de Mitterrand. Que Bernadette n'hésite pas à couvrir d'éloges. La vraie vengeance de Chirac, ce serait d'mpêcher son successeur d'être réélu, et qu'au firmament de la Vème République ne brillent que trois longs règnes : Charles le Fondateur, François le Rusé et Jacques le Bon.
Giscardiser Sarkozy (c'est à dire ringardiser) pour mieux Mitterrandiser Chirac.
Au fait, quelqu'un a-t-il remarqué que François est un très bon prénom pour se faire un nom en politique ?
Toreador
La Fermeture envisagée de sites PSA d'Aulnay-Sous-Bois et de Sevelnord va se solder par la perte de 6200 emplois et la disparition claire de l'industrie automobile française.
C'est un "assassinat" industriel et social !
Il serait temps de poser la question de la Nationalisation du Groupe PSA et de la Renationalisation du Groupe Renault ! Non ?
L'industrie automobile fait partie du patrimoine économique et industriel national !
Il doit être mis un terme aux agissements de certains intérêts privés et capitalistes qui outre la saignée qu'ils effectuent sur l'emploi industriel, dilapident les fleurons économiques nationaux.
Après la montée au créneau du Premier Ministre François Fillon, la direction de PSA essaie de désamorcer la "bombe" politique, économique et sociale que seraitla fermeture de deux sîtes de production du groupe et les grosses "charrettes" de licenciements qui ne manqueraient pas d'accompagner la liquidation des deux entités productives. SI le groupe PSA, par la voix de Philippe Varin a cherché à rassurer à la fois politiques locaux, Gouvernement et salariés, en disant que les fermetures des sîtes ne sont pas d'actualités(sic) , il n'en reste pas moins et même si Eric Besson - le Ministre de l'Industrie - se dit rassuré, il n'empêche que les projets de fermeture, donc de licenciements, d'externalisation et de délocalisation des unités de production, concernant les deux sîtes, sont bien à l'étude à la direction du groupe PSA et ne manqueront pas de réapparaître dans les années à venir notamment après les présidentielles et législatives de l'an prochain !
Je voudrais rappeler ici "l'affaire" de la fermeture des usines Renault Vilvoorde annonçéé en 1996 par la direction de l'entreprise puis reportée. Cette fermeture aura bien lieu en 1997 et ceci malgré les attermoiements passagers des dirigeants de Renault de l'époque et les promesses électorales de Lionel Jospin et de la Gauche plurielle (PS-PCF-MDC-MRG-VERTS) lors de la campagne des élections législatives anticipées qui verra la victoire électorale de la Gauche plurielle et l'arrivée de Lionel Jospin comme Premier Ministre. Une fois arrivée en "son palais" pardon "son hôtel" - l'Hôtel Matignon - et bien, le nouveau locataire - cohabitant chaque mercredi matin avec le locataire du Palais de L'Elysée, Jacques Chirac - annoncera la fin de Renault Vivoorde et aussi l'acceptation du Traité d'Amsterdam. Ce traité qui annoncera ceux de Nice, du TCE et celui de Lisbonne ! Puis quelque mois plus tard, dans une émission de Télévision qui annonçait d'importantes suppressions d'emplois dans le groupe Michelin, on apprendra par la voie de Lionel Jospin, que l'Etat ne pouvait plus tout faire ! Bref, la gauche capitulait !
Sachant que le pouvoir politique n'a plus de réels pouvoirs face aux puissances économiques et aux praticiens de la finance et que la France, Etat-Nation, abandonne, chaque jour un peu plus, sa souveraineté nationale au profit (et à la grande satisfaction) de l'Union Européenne et du libre échange et bien on ne peut qu'être inquiet pour l'avenir des deux sîtes de PSA comme de l'Industrie nationale en générale et l'industrie automobile en particulier.
Si on se donne la peine de lire les quelques lignes consacrées aux questions économiques industrielles dans les rares programmes politiques des partis de gauche comme de droite d'ailleurs, on se rend vite compte que la politique économique industielle n'est point abordée ou alors abordée pour ce qui est de la Gauche en général et pour ce qui est de la Gauche "radicale" en particulier que sous l'angle et la vision déformés et obscurantistes de l'idéologie écologiste de la pensée dominante a-production ! Il serait temps donc de définir un véritable projet industriel productif de souveraineté nationale et de développement économique et social créateur d'emplois, de richesses et de conquête et de reconquête de marchés et en tout premier de notre marché national, de notre marché intérieur ! Le retour à une politique économique et industrielle volontariste doit venir au centre des projets politiques et des politiques gouvernementales. L'avenir de notre pays, de son économie, de son industrie, de ses emplois et de leur protection ainsi qu'une politique collective de solidarité et de revenus ne seront possibles qu'à ce prix, qu'à cet effort politique et citoyen. L'ardente obligation du plan doit redevenir le paradigme d'une nouvelle politique économique industrielle volontariste, productive et protectionniste !
Il serait temps aussi de mettre en perspectives la reconquête de la pleine souveraineté pour notre pays sur sa monnaie, son économie, ses banques, son budget, sa législation et ses institutions. Cette reconquête annonciatrice de nouvelle puissance indépendante, souveraine et aussi conquérante d'espaces de liberté et de rayonnement passe par la sortie de la France de l'Union Européenne (sortie de tous les traités après les avoir dénoncés y compris le Traité de Rome qui fut en 1957 le congrès fondateur du Marché Commun), de la BCE, de l'Euro, du GMT d'une part et la sortie de la France de l'OTAN, de l'OMC et du FMI d'autre part.
En tant que Républicain, Socialiste, Jacobin et Citoyen Souverain, je demande au gouvernement, aux partis de Gauche comme de droite, de procéder par la loi, au plein retour à la nation républicaine, des groupes PSA et Renault ! L'Etat-Nation doit retirer tous pouvoirs aux actionnaires, aux accapareurs, aux spéculateurs, aux fonds anonymes, aux managers qui n'ont que les yeux fixés sur les coûts et ne pensent que par baisse des coûts et ajustements comptables et financiers. Ces adeptes ne voient que dans l'emploi, le salarié et la masse salariale que des variantes d'ajustement, de licenciement, d'externalisation, de délocalisation. Il faut que cela cesse !
Le politique comme le citoyen doit se réapproprier l'économie et les marchés. Véto politique, parlementaire et citoyen sur toute délocalisation, fermeture et suppression d'emploi dans les usines des groupes automobiles français. Les pouvoirs publics doivent aussi réclamer le remboursement des prêts alloués notamment durant la crise de 2008-2009 et aussi si nécessaire, si l'intérêt général le justifie, exproprier sans indemnisation les détenteurs des capitaux des groupes automobiles français.
Un retour à l'idéal républicain, d'indépendance, de souveraineté, de puissance productive, d'émancipation et de justice sociale du programme du CNR est de plus en plus nécessaire pour engager un sursaut républicain de Salut public !
Dans l'industrie automobile, là aussi, un sursaut républicain de Salut public doit se faire jour !
A nous citoyens d'exiger la nationalisation !
En France, la République, la collectivité nationale, l'intérêt général doivent avoir le dernier mot !
Salut et Fraternité.
D-P.
La semaine dernière, un rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales a été remis, à notre Ministre des Cohésions Sociales et de la Solidarité, Roselyne Bachelot. Et ce rapport de l'IGAS préconise l'évolution de la législation actuelle vers ”un congé d'accueil de l'enfant” en bas âge, réparti à parts égales, entre la mère et le père. Le partage inégal des tâches domestiques alimenterait notamment l'inégalité professionnelle, entre les hommes et les femmes. C'est une des principales conclusions de ce rapport, l'objectif étant de tendre à plus d'équité, en la matière. Cette proposition s'inspire ainsi de l'exemple suédois, où le congé parental de douze mois est partagé, entre les deux parents à tour de rôle (six mois pour le père et six mois pour la mère).
Récemment, Roselyne Bachelot s'attaquait à la prostitution, proposant de pénaliser les client(e)s, et s'inspirant également du modèle suédois. Elle se penche sur nos moeurs, sur la sexualité. Et elle s'attaque maintenant à une réforme en profondeur du congé parental. En France, le droit du travail accorde jusqu'à présent, un congé - maternité de seize semaines indemnisées, en accord avec l'employeur. Auquel vient s'ajouter un congé parental, qui est d'une durée initiale d'un an au maximum, prolongeable deux fois. Mais qu'en est-il de l'enfant, dans tout cela ? Tous les pédo-psychiatres nous ont expliqué, depuis belle lurette, que les enfants jusqu'à l'âge de six ans, ont surtout besoin de leur mère. C'est sans doute pour cette raison-là, que ce rapport entend réduire le congé parental de trois ans, à un an seulement. ”Il ne faudrait pas que les mères se la coulent douce, et ne retournent au boulot darre darre“, dixit Eric Zemmour. Le célèbre pédiatre Aldo Naouri a toujours expliqué, que le père n'est pas et ne peut-être une deuxième mère. Un père ne peut pas se lever la nuit, pour donner le sein à son enfant. Les relations parentales sont fortement éclairées d'une autre manière, par le discours psychanalytique, autour des places respectives de la mère et du père. Une femme devient mère en mettant un enfant au monde. Son rôle, sa place et sa fonction découlent également de ce fait biologique, et sont intimement liés entre eux. Les femmes travaillent de plus en plus - ne serait-ce que pour subvenir également aux besoins du foyer -, mais une mère occupe une place centrale, particulière et essentielle, dans la vie de famille. Le père occupe un rôle spécifique de séparation entre la mère et l'enfant, comme l'établissent tous les pédiatres. Mais plus tard, à partir d'un certain âge, et qui ne fonctionne pas bien, si le père s'interfère trop tôt. D'ailleurs, devenir un père pour un homme est autrement plus compliqué. Il ne lui suffit pas de donner son nom ou d'assumer la charge matérielle de son enfant. Il lui faut de plus occuper une fonction qu'il ne peut pas créer par son seul vouloir. La problématique est celle de l'équilibre parental, nécessaire au développement psychique de l'enfant, à la construction de sa personnalité et à son épanouissement personnel. Il est vrai également, que le modèle familial et parental traditionnel est plongé dans une crise profonde : désaffection du mariage, augmentation du nombre de divorces, progression exponentielle des familles monoparentales, mais aussi problématique de “l'enfant tyran“, en étant les nombreux symptômes. La dernière prédisposition familiale était le congé paternel - courte durée, adoptée le 1er janvier 2002, par la ministre de la Famille de l'époque, à savoir Ségolène Royal. Ce qui n'était pas une mauvaise idée, en soit, car permettant au père de prendre quelques jours de repos, auprès de sa famille, après l'accouchement de son épouse, à sa convenance. Mais le “congé d'accueil de l'enfant“ relève d'un discours d'égalité, qui tourne à l'indifférenciation. “L'homme est une femme comme les autres“. C'est la théorie du féminisme née sur les campus anglo-saxons, dans les années 60, qui n'a cessé de faire son chemin depuis. La sexualité ne serait pas une construction naturelle, mais culturelle. On choisirait ainsi sa sexualité, “comme des fruits au marché“… Ce qui indirectement peut ramener également à la question de l'adoption par des couples homosexuels. Notre Ministre des Cohésions Sociales et de la Solidarité reste ainsi très active, nous sortant régulièrement, une nouvelle idée de son chapeau, alors que le gouvernement semblait - dans son ensemble - prendre ses distances avec l'intuition giscardienne, pour renouer par prudence tactique, avec le conservatisme d'un Pompidou, qui ne voulait pas bousculer un corps électoral, déjà chamboulé par les transformations économiques et sociales. Mais Roselyne Bachelot pourra en débattre avec le très catholique François Fillon, à qui elle doit son maintien dans le gouvernement et aux électeurs de Nicolas Sarkozy ”qui ne savaient pas, qu'en votant pour lui, ils choisissaient en réalité, le mode de vie de la social-démocratie suédoise“, comme l'analysait avec ironie, Eric Zemmour. Une problématique qui touche également à notre classe politique actuelle, outre le cas Bachelot, qui a cédé nombre de ses prérogatives. Et qui ne cesse de se focaliser sur des problématiques vides et ridicules, au raisonnement parfois ésotérique… J.D.
Week-end très important pour le Président de République Solidaire qui réunit ses troupes le 19 juin pour fêter le 1er anniversaire de son Mouvement.
Ils devraient être entre 1 500 à 2 000 dimanche 19 juin pour fêter le 1er anniversaire de la création de République Solidaire, le Mouvement de Dominique de Villepin.
Il y a 12 mois, près de 6 000 personnes s'étaient rassemblées à la Halle Freyssinet dans un contexte alors très enthousiaste. Quelques mois plus tôt, déjà à la Maison de l'Amérique Latine, ils avaient été 1 500 à répondre à l'invitation du Club Villepin.
La "différence Villepin" était alors claire à tous égards : du style au contenu de l'offre politique.
12 mois plus tard, la situation a évolué. Le Président sortant a fait appel à de nombreux chiraquiens montrant sa volonté et sa capacité à pacifier les relations entre les droites. Les présences gouvernementales de MM Juppé, Baroin ont été décisives dans ce message bien au-delà des nouveaux parcours d'ex-villepinistes.
Dominique de Villepin a fait des gestes de meilleur dialogue sur le premier semestre 2011 passant par deux entretiens et une tonalité globale manifestement plus nuancée.
Mais surtout, les candidatures "différentes" au sein de la majorité présidentielle 2007 sont devenues plus nombreuses avec tout particulièrement la perspective de candidature de JL Borloo bien que ce dernier soit co-auteur du 4/5 ème du bilan du mandat présidentiel.
L'année 2010 avait été celle de la découverte du "nouveau Villepin" émancipé de l'UMP, trouvant plaisir à passer 7 heures au salon de l'Agriculture, multipliant le dialogue direct via son réseau social, débutant des visites prometteuses en régions ...
L'opinion voyait grandir une "alternative". 2011 devait alors être l'année de la consolidation du contenu, de l'offre de leadership comme de la sécurisation des moyens.
2011 n'est qu'à mi-parcours ; par conséquent, toute analyse définitive serait prématurée.
C'est sur ce chemin que le rendez-vous du 19 juin 2011 est important. Il doit être le socle de la "nouvelle différence" au moment où la différence initiale est troublée sur plusieurs des critères originels.
Ce sont les messages porteurs de cette "nouvelle différence" qui mériteront l'attention pour trouver le dynamisme qui, seul, est le meilleur tremplin pour une campagne de qualité.
http://exprimeo.fr/article/6915/dominique-de-villepin-et-la-nouvelle-difference.htm
La grande roue médiatique a tournée. Luc Ferry succède à DSK. Après sa douteuse sortie évoquant la pédophilie d'un ministre, le philosophe de l'UMP se voit reprocher son salaire de prof, 4 499 €, pour des cours jamais effectués. L'occasion de passer en revue les autres fromages de la République, dont profitent nombre d'ex ministres? Même pas.