Les Entretiens d'Antidote - Leroy versus Dupont-Aignan (I)
10/06/2011 14:01 par rgrs
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Les Entretiens d'Antidote - Leroy versus Dupont-Aignan (I)
10/06/2011 14:01 par rgrs
Le 12 mai dernier, Causeur publiait une interview de Nicolas Dupont-Aignan par Jérôme Leroy. En exclusivité pour le blog, Jérôme a bien voulu me faire parvenir l’ensemble du dialogue afin que j’en publie -en deux parties- les moments occultés il y a un mois.
Jérôme Leroy – Après une parenthèse utopique de politique fiction heureuse, votre livre s’ouvre sur Maestricht, précisant la date fondatrice. Précisément, comment expliquez-vous que toutes les tentatives de rapprocher les Républicains des deux rives depuis 92 aient d’une certaine manière échoué, alors que nous étions tous plus ou moins prêts ?
Nicolas Dupont-Aignan - Pour deux raisons. Le clivage droite/gauche imprime les consciences, et une sorte de sectarisme -à droite ou à gauche, qu’importe,- empêche de dresser des ponts. Et le peuple français n’avait pas encore pris conscience de l’inanité et du caractère totalement dépassé et faux de ce clivage. Aujourd’hui, du fait du bilan général, les Français ouvrent les yeux. Nous étions en quelque sorte en avance sur notre temps. Je suis absolument convaincu que l’élection de 2012 ne va pas se jouer sur le clivage droite/gauche, mais sur le clivage mondialisation-oligarchie/réveil du peuple-République, donc sur ce concept de libération du peuple.
JL – C’est ce qu’on avait cru à un moment donné avec l’expérience de JP Chevènement, comment l’analysez-vous rétrospectivement alors qu’il avait osé franchir le pas par rapport à Philippe Seguin ?
NDA – C’était trop tôt. Il y avait encore l’espoir dans chacun des camps qu’il pourrait changer les choses. La droite et la gauche ont donc continué à tromper les Français. L’échec de l’expérience Sarkozy prouve bien que sans remettre en cause le cadre, on demeure dans le verbe.
JL - La question peut paraître iconoclaste pour un gaulliste, mais n’est-ce pas dû aussi aux mécanismes et aux logiques partisans propres à la Vème République, dont le mode de scrutin ?
NDA - C’est évident. Il faut peut-être imaginer un peu de proportionnelle. Ce sera la surprise de 2012. Je suis surpris par le nombre de courriers que je reçois de gens de gauche qui veulent voter pour moi parce que je suis le seul à remettre en cause ce cadre autoritaire et anti-démocratique qui est en train de ruiner notre modèle économique et social.
JL – Même si effectivement la monnaie est la mère de toutes les batailles [voir entretien sur Causeur], n’avez-vous pas peur d’oublier d’autres abandons de souveraineté, notamment dans le domaine de la politique étrangère ?
NDA – C’est simple à reprendre, si je puis dire. On peut sortir de l’OTAN assez facilement. Pensez qu’en période de disette budgétaire on envoie 800 militaires au quartier général de l‘OTAN ! Le cœur du problème, c’est la marge de manoeuvre budgétaire et économique. Sortir de l’euro c’est une bulle d’oxygène pour nos entreprises et c’est retrouver notre liberté monétaire. C’est au coeur de tout. On règle d’un côté le problème du budget, donc du financement de nos services publics, et on règle le problème de la croissance économique et de la compétitivité du pays. Avec une seule clé, ce qui est beaucoup. Voilà pourquoi je me suis concentré là dessus. Mais il y a d’autres exemples. Il y a l’aspect législatif, le fait que le Parlement français n’est là que pour recopier des directives décidées par d’autres. Tout est une question de liberté. Il faut reprendre en main notre liberté juridique, législative, monétaire, de défense.
JL – J’en arrive à une forme de contradiction que j’aimerais voir éclaircie. Il s’agit pour vous très clairement de casser la logique financière propre au capitalisme mondialisé devenu à peu près fou. Comment pouvez-vous envisager de le faire sans rompre d’une manière ou d’une autre avec l’économie de marché, en reprenant une économie fortement administrée. Préconisez-vous finalement un libéralisme national ?
NDA - Aujourd’hui, les petits entrepreneurs ont très bien compris que l’économie de marché était totalement pervertie dans un système oligarchique. Il n’y a pas incompatibilité entre une économie de marché régulée et une reprise en main des intérêts stratégiques de l’Etat. On peut, d’un côté, baisser les charges sur les PME et ,de l’autre, taxer les grands groupes. On peut, d’un côté, libérer les initiatives dans notre pays et, de l’autre, investir massivement dans le secteur de l’énergie en renationalisant EDF, GDF et Total et en faire les vecteurs d’investissements stratégiques. Je n’oppose pas les deux. Nous avons besoin d’un minimum d’esprit d’initiative. La France ne doit pas s’enfermer dans une espèce de néo-soviétisme dangereux qui casserait l’initiative privée. Elle ne doit pas être étouffée au niveau local par des charges, des réglementations. Mais elle doit être libérée de l’emprise oligarchique. Malheureusement, on fait exactement l’inverse à l’heure actuelle. On accable les petits entrepreneurs et on permet à des grandes entreprises -que j’appelle les oligarques- de s’emparer des services publics et des profits d’une rente sans aucune concurrence, ce qui les dissuade d’investir dans l’économie réelle.
JL – Comment inverser la tendance ?
En se débarrassant de ces parasites que sont les oligarques du régime, les grandes banques, le secteur de l’énergie. Tous ces gens fonctionnent dans une économie mixte et non plus privée. Mais à la différence de l’économie mixte de Mitterrand, c’est le privé qui commande l’Etat ! C’est dangereux. On a besoin d’initiative privée, de concurrence. L’emploi se créera par des initiatives ; le peuple français est inventif ; il y a de très bons entrepreneurs dans notre pays. Mais une petite caste de 2 à 3000 personnes s’est emparée des leviers de commande et est en train de complètement appauvrir et affaiblir notre pays. Cela rappelle un peu les fermiers généraux à la veille de la Révolution. . C’est ce qu’il faut casser pour libérer les énergies.
JL - Quels sont les services publics auxquels il ne faudrait pas toucher ? Pour lesquels on dit « le périmètre du marché s’arrête là » ?
NDA - L’éducation, la santé qui sont aujourd’hui les deux prochaines cibles. C’est tellement plus simple pour les oligarques de conquérir des marchés publics qu’ils privatisent et qu’ils rackettent que d’investir dans l’économie réelle, dans la science, d’obtenir de nouvelles positions. Il faut cadenasser le secteur de l’éducation, de la santé, reconquérir le secteur de l’énergie -absolument vital-et celui des banques, du crédit, et des transports. Tout simplement parce que dans ces secteurs, il n’y a pas de concurrence privée. Or, il y a nécessité pour un pays de taille moyenne d’avoir des économies d’échelle. Il faut donc rétablir certains monopoles publics et rompre avec les accords de Barcelone de libéralisation. C’est simple, et c’est une question d’efficacité, pas idéologique. Il faut aussi revoir le fonctionnement de certaines entreprises publiques, pour éviter qu’il y ait des citadelles de confort clientélistes. Il ne s’agit pas de dire « le public est toujours génial ». Pour le reste, il faut au contraire libérer les initiatives.
JL-: Pensez-vous que le monde enseignant soit une citadelle par exemple ?
NDA - Oui et non. L’administration du ministère est une citadelle où règnent notamment les idéologues pédagogistes qui ont fait tant de mal.
JL - Que pensez-vous de l’autonomie des établissements scolaires ?
NDA - J’y suis totalement hostile. C’est une aberration, comme l’autonomie des rectorats. Soit on a un système privé -et j’y suis hostile- soit on a un système dirigé, mais on ne peut pas avoir un système en apesanteur. C’est la pire des situations. Il faut remettre sous tension l’éducation nationale. Après l’emploi, ce sera la deuxième priorité de ma campagne présidentielle.
Thierry Saussez : Promoteur de l'optimisme ... sarkozyste !
10/06/2011 13:52 par rgrs
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Thierry Saussez : Promoteur de l'optimisme ... sarkozyste !
10/06/2011 13:52 par rgrs
Probablement frustré par son éviction à la tête de la communication gouvernementale, Thierry Saussez vient de publier un livre de conseils destiné à rendre aux français leur optimisme et à voter pour ... Nicolas Sarkozy en 2012 !
Eloigné de la communication gouvernementale, pour avoir été fort dispendieux, Thierry Saussez essaye de rebondir. Il le fait au travers d'un livre bourré de conseils, citations et de statistiques : « Manifeste pour l'optimisme »
Statistiques qu'il voue aux gémonies, comme l'Internet, les média anxiogènes et les socialistes qui : « (..) continuent à publier des propositions sans jamais dire comment elles sont financées (...) » N'oubliant pas au passage d'expliquer que : « (...) Nicolas Sarkozy est dans la vraie vie, n'a pas de double discours et déborde d'énergie qui le fait sillonner le monde pour réguler la finance internationale et faire reculer la spéculation (...) »
Si tout le monde a oublié ses campagnes sur le pouvoir d'achat : « Pouvoir d'achat, vous êtes impatients ? Nous aussi » ou celle sur les TMS qui montrait un coude en train de parler, ou bien celle du grand emprunt . Ainsi que l'échec de son idée de propagande, qui consistait à mettre en place, une « émission de communication gouvernementale ». D'autres se souviennent par contre, qu'en pleine crise économique, celui-ci réclamait une hausse de 300% du budget de communication du gouvernement !
Je suis certain que ça ne vous étonnera pas, mais, lorsque j'ai lu « indignez-vous » de Stéphane Hessel, j'ai pensé au parcours de ce « jeune homme » de 93 ans et sa puissance de conviction. Par contre lorsque j'ai lu le dernier opuscule de Thierry Saussez, j'ai immédiatement pensé aux millions d'€ dépensés pour faire fonctionner france.fr, la fameuse vitrine de la France sur le Net
Néanmoins, Thierry Saussez l'affirme dans l'avant propos de son livre : « J'avais commencé mon ouvrage lorsqu'est sorti un best-seller inattendu, un petit livre d'à peine trente pages intitulé : Indignez-vous ! (...) J'ai trouvé dans ce livre bien des poncifs (...) la machine à déprimer, l'angle systématiquement négatif (...) le yaka, faut qu'on pour tout faire financer par l'état providence (...) »
Et Saussez de fustiger : « (...) la nostalgie d'un passé qui ne reviendra jamais (...) »
Non, ce qu'aime Saussez, c'est le modernisme ... du journal de 13H00 de TF1 ! Qualifié par lui de « moins anxiogène » que les autres, au fait qu'on y : « (...) trouve toujours du frais, de l'original, du positif (...) on va sauver des platanes du canal du Midi (...) une maison de retraite met des animaux de compagnies à disposition de ses pensionnaires (...) On sait tout de l'épicerie-café-boulangerie d'une petite commune de 250 habitants de la Manche qui connaît un succès fou avec ses brioches (...) on part régulièrement à la rencontre des français sur le terrain pour partager la vie quotidienne de postiers, marins-pêcheurs, agriculteurs (...) »
Ainsi, selon Saussez, nous cultiverions à tord, la défiance envers : la religion, l'histoire, la politique et surtout (il insiste tout particulièrement sur ce point) : L'argent. Mais aussi l'économie de marché, la compétition et la mondialisation.
Ce qui, vous en conviendrez, est assez farce, lorsqu'on sait que les « clients» de Thierry Saussez auront été : Jacques Chirac, Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy, ainsi que des chefs d'état européens et africains, qui ont utilisé des fonds publics, pour se payer ses talents. Et, anecdote : qu'au niveau français il est membre et élu de l'UMP.
Au delà de ce livre qui se veut selon Saussez, une réponse à : « (...) ce monde virtuel dans lequel nous exagérons nos souffrances, nous recourons à la victimisation et nous cherchons des boucs émissaires » (S'adresse t-il à Claude Guéant -immigration - ou Laurent Wauquiez - RSA - ? ) Il a également créé un site web sur lequel il nous propose de devenir : ambassadeur de l'optimisme précisant : « Ne vous indignez pas. C’est sans espoir et sans solution » et nous invite à jouer à : Quel optimiste êtes vous ? Permettant de gagner : une paire de Lunettes « Alain Afflelou » en édition limitée.
Pas certain que ça déride des français, préoccupés par : l'emploi, le pouvoir d'achat, la santé et la qualité des soins, l'école et la qualité de l'enseignement, les inégalités sociales, le logement, ...
SLOVAR
http://slovar.blogspot.com/
"Pour l'Allemagne comme pour la France, le choix est de sortir de l'histoire ou de la continuer ensemble"
10/06/2011 13:47 par rgrs
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"Pour l'Allemagne comme pour la France, le choix est de sortir de l'histoire ou de la continuer ensemble"
10/06/2011 13:47 par rgrs
Jean-Pierre Chevènement était invité mercredi 8 juin 2011 par Ségolène Royal et Désirs d'Avenir à une "Université Populaire Participative" sur la France et la République. Il a pu exposer les grandes lignes de son livre "La France est-elle finie?".
Verbatim Express :
- Il n'y a pas d'action féconde dans la durée si elle ne s'enracine pas dans des analyses, dans une conviction longuement murie. La mienne l'est.
- Je pense qu'entre Ségolène et moi, le courant passe. Je sais qu'elle est enracinée dans l'idée que la France se fait d'elle même. Je partage également avec elle la conviction que nous ne devons pas laisser le patriotisme à la droite.
- Entre 1981 et 1983, nous n'avons pas fait le choix d'industrialisation, de poursuite des trente glorieuses c'est à dire de regain français. En acceptant le SME puis l'acte unique, nous avons fait un choix « réaliste » dans l'immédiat mais qui, à terme, n'était porteur ni pour la gauche et le socialisme, ni pour l'Europe.
- La crise actuelle de l'euro était contenue dans la vision initiale, erronée il faut le dire : celle qu'on pouvait faire une monnaie unique pour des pays très différents.
- A la question « comment sortir de la situation actuelle ? », M. Sarkozy répond « il faut garder le triple AAA ». Comment mieux reconnaître que ce sont les agences de notation qui désormais font la politique de la France ?
- Le cas de la Grèce est la démonstration « in vivo » de l'imbécilité de la démarche d'austérité.
- La solidarité européenne ne sera jamais aussi efficace que la solidarité nationale.
- Ségolène avait proposé, au congrès du PSE à Porto, de donner à la BCE des missions de croissance et d'emploi. Ce fut un tollé. Mais ils avaient tort et elle avait raison.
- Le mitterrandisme n'existe pas. Chacun a son petit Mitterrand dans la poche et le lit à sa manière.
- Il faudrait chuchoter à l'oreille de Mme Merkel un certain nombre de choses, notamment que l'intérêt de l'Allemagne n'est pas de faire cavalier seul. Son marché intérieur est la zone euro.
- Les choix à venir ne pourront se faire sans l'Allemagne. Il y a eu inversion du rapport de force. Mais notre force est politique : l'Allemagne a besoin de nous pour donner une caution européenne à sa politique. Cela ne doit pas se faire sans contreparties.
- Je ne suis pas d'accord avec Ségolène sur le domaine énergétique, c'est une litote. Le pari sur le solaire et l'éolien est sympathique, mais les coûts de revient sont aujourd'hui largement supérieurs.
- Pour l'Allemagne comme pour la France, le choix est de sortir de l'histoire ou de la continuer ensemble.
- Au cœur de la refondation d'une gauche de gouvernement qui tienne dans la durée et qui réponde à l'intérêt national comme à l'intérêt européen, il y a notre capacité à lier les valeurs de la République et les valeurs des Lumières.
- La gauche doit également se réapproprier les valeurs de transmission : valeur de l'éducation, valeur du travail bien fait. Ce ne sont pas des valeurs de droite. Jaurès avait compris cela, De Gaulle également car ils avaient la vision.
- Il faut réindustrialiser le pays. Nos grands groupes ne renvoient pas l'ascenseur, n'aident pas leur sous-traitants et ne nous permettent pas d'avoir les PMI de l'Allemagne.
- Notre travail, nous devons l'orienter vers la jeunesse, vers des générations qui peuvent, à bon droit, estimer qu'elles n'ont pas été bien traitées. Les perspectives qui leur sont offertes se sont réduites.
Le discours de Ségolène Royal est disponible sur son blog.
Dominique de Villepin dans Les Inrockuptibles (1/2): Le Président de la République doit être "le Président de tous les Français"
10/06/2011 13:41 par rgrs
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Dominique de Villepin dans Les Inrockuptibles (1/2): Le Président de la République doit être "le Président de tous les Français"
10/06/2011 13:41 par rgrs
L'ancien Premier Ministre Dominique de Villepin, candidat putatif à l'élection présidentielle, fait le tour de l'actualité et de ses ambitions pour la France.
Dans un contexte marqué selon lui par une "décomposition de la vie politique", voire par un "processus hémorragique", Dominique de Villepin déclare: "aujourd'hui, nous devrions avoir un Président qui redevienne le président de tous les Français. Et non pas quelqu'un qui se frotte les mains et jubile au coin du feu..."
Les Inrockuptibles: Dans quel état d'esprit sortez-vous du deuxième procès Clearstream?
Dominique de Villepin: On a un rendez-vous le 14 septembre. La cour d'appel donnera alors son avis. Il n'y a pas beaucoup plus à dire.
Vous êtes serein?
Sereintissime! Il n'y a pas d'éléments nouveaux dans le dossier et j'ai dit et redit, et je pense que les débats l'ont montré une nouvelle fois, qu'il s'agissait d'une affaire industrielle et non politique. J'ai regretté qu'elle ait été politisée, en première instance, compte tenu des déclarations du Président de la République.
Tout cela ne va-t-il pas de nouveau compliquer vos relations avec Nicolas Sarkozy, dont on pensait ces derniers mois qu'elles s'étaient apaisées?
J'ai revu Nicolas Sarkozy sur des enjeux internationaux de première ampleur: la situation dans le monde arabe, en Libye, les décisions à prendre pour la diplomatie française. Je suis un serviteur de l'Etat. Sur la base de l'intérêt national, les relations seront toujours naturelles et nécessaires. Sur la base du jeu politicien, je ne serai jamais un partenaire facile. C'est mon tempérament, je ne suis pas accommodant, je ne suis pas négociable, je ne transige pas, je ne "deale" pas.
Existe-t-il des possibilités d'alliance à droite et au centre pour constituer une alternative à Nicolas Sarkozy, sur le modèle de ce que propose Jean-Louis Borloo?
En tant que gaulliste, il n'est pas question pour moi d'alliances ou de combinaisons partisanes, d'autant moins qu'il n'y a aujourd'hui que des candidats virtuels sur la scène présidentielle. Et les Français ne sont toujours pas dans le temps de l'élection. En revanche, je suis tout à fait favorable à une démarche de rassemblement sur la base des idées, des énergies, permettant de renouveler en profondeur la politique de notre pays car il s'agira bien en 2012 d'offrir une alternative aux Français.
En 2012, vous comptez être candidat?
Je suis déterminé plus que jamais à peser et à compter lors de cette échéance. Sous quelle forme, à quel moment? Nous avons le temps de le voir? Nous savons d'ores et déjà que le calendrier de l'élection présidentielle sera tardif, d'autant plus tardif que nous sommes confrontés à un climat de décomposition de la vie politique.
Décomposition?
Nous sommes même dans un processus hémorragique. Tout ce que touche la politique devient scandale. L'affaire du Mediator, le débat sur l'identité nationale, et même des choses qui peuvent paraître marginales, comme la Coupe du monde de football, avec ces quelques gaillards qui dans un bus refusent de participer aux entraînements, l'affaire DSK, l'affaire Tron, tout devient polémique. Et puis tout est fait divers, émotion.
Que pensez-vous de l'affaire Strauss-Kahn?
C'est une affaire qui constitue un véritable choc, un traumatisme pour les Français. Mais c'est aussi un révélateur. Pendant des mois et des mois, sondages à l'appui, on nous a expliqué que le meilleur candidat pour 2012, c'était Dominique Strauss-Kahn. Et en une minute et demie, au milieu de la nuit, il a disparu! Voilà les Français orphelins d'un espoir qu'ils pouvaient légitimement imaginer. Mais qui vient nous parler, qui vient nous expliquer? Personne. On n'a pas entendu Nicolas Sarkozy.
Il a dit vouloir éviter la récupération politique...
On a besoin de la parole du Président, du Premier Ministre. A eux de veiller à ce que cette parole ne soit pas récupérable. Elle doit être une parole oecuménique, acceptable par tous. Quand Mitterrand est mort, Chirac s'est posé la question de savoir ce qu'il devait dire. C'était très facile de ne rien dire ou de faire un communiqué. Il a fait un discours. Il aurait pu le faire au nom du "peuple de droite". En disant par exemple: "François Mitterrand, que j'ai combattu, est un homme qui a porté un certain nombre d'idées mais dont la part d'obscurité continue de nous hanter." Jacques Chirac a décidé de faire un discours de Président de la République! Aujourd'hui, nous devrions avoir un Président qui redevienne le président de tous les Français. Et non pas quelqu'un qui se frotte les mains et jubile au coin du feu...
Source: Les Inrockuptibles (propos recueillis par Hélène Fontanaud et Marion Mourgue)
http://2villepin.free.fr/index.php/2011/06/10/1931-dominique-de-villepin-dans-les-inrockuptibles-1-2-le-president-de-la-republique-doit-etre-le-president-de-tous-les-francais
«On fabriquera des Smartphone en France!»
10/06/2011 13:36 par rgrs
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«On fabriquera des Smartphone en France!»
10/06/2011 13:36 par rgrs
Quatre questions à Marine Le Pen
Avant la conférence de presse du Front national consacrée au protectionnisme, sa présidente a répondu à Causeur sur son programme économique…et ses amis autrichiens
Daoud Boughezala : Vous prônez un protectionnisme national pour mettre l’industrie française à égalité avec ses concurrentes maghrébine ou asiatique. Seulement, les salariés délocalisés sont aussi des consommateurs accros aux smartphones et autres I-pads. Sans même parler des risques d’augmentation des prix, comment satisferez-vous leurs besoins ?
Marine Le Pen : L’ouverture totale des frontières, pratiquée en Europe plus que partout ailleurs dans le monde, est l’une des causes principales de la désindustrialisation de la France et du chômage de masse. Nous proposons de sortir de ce dogme imposé par l’Europe et de cesser de nous enferrer dans une idéologie absurde. Si nous proposons d’instaurer des protections nationales (droits de douane, quotas, normes sanitaires), c’est parce que l’Union Européenne n’acceptera jamais de défendre ses frontières économiques : son ADN est ultralibéral, ses Traités interdisent formellement les protections, et l’Allemagne n’en veut pas. De toute façon, un protectionnisme européen serait impuissant contre les délocalisations intra-européennes, de plus en plus répandues, en particulier vers l’Est. En créant des emplois, la ré-industrialisation engendrera une hausse des salaires qui se répercutera sur le pouvoir d’achat. Quant aux prix des biens importés, ils n’augmenteront pas dans la mesure où nous contrôlerons très sévèrement les marges de la grande distribution, un chantier qu’il est temps d’ouvrir. Chacun pourra continuer d’acheter ses I-phones « made in China ». Mais mon ambition est qu’on en fabrique en France ! La désindustrialisation n’est pas une fatalité.
D.B : Vous évacuez un peu légèrement le risque inflationniste et ses conséquences négatives sur le pouvoir d’achat. Surtout si on ajoute au protectionnisme le retour au franc…
MLP : Au contraire ! Le pouvoir d’achat dépend des prix et des salaires. Ce sont le libre-échange intégral et l’euro qui soumettent les salaires à une terrible pression à la baisse. Quant aux prix, je le répète, nous nous donnerons les moyens législatifs et réglementaires de mettre fin aux ententes et aux pratiques abusives de la grande distribution, qui captent 30% du pouvoir d’achat des Français. D’après une récente étude de l’économiste Jacques Sapir, une dévaluation compétitive de notre monnaie, d’environ 25 %, n’engendrerait qu’une faible inflation – estimée à 2% au plus -, mais donnerait une bouffée d’oxygène à notre économie qui en a bien besoin. Ce qui est certain, c’est que nous n’allons pas continuer à regarder passivement la France s’appauvrir au nom de dogmes absurdes. Cessons d’écouter les dogmatiques du laisser-faire dont les mensonges ont vocation à faire peur aux gens afin que rien ne change ! Le statu quo est leur intérêt, pas celui des Français.
D.B : Ne craignez-vous pas des mesures de rétorsion de la part de nos partenaires commerciaux ?
MLP : Pourquoi raisonner à l’envers ? C’est nous aujourd’hui qui sommes victimes de la léthargie de nos dirigeants, à commencer par Nicolas Sarkozy qui ne fait rien pour protéger notre économie. En établissant des protections intelligentes aux frontières, en utilisant tous les outils à notre disposition, comme l’ont fait nombre de pays extra-européens, souvent plus petits et plus pauvres que la France, nous reviendrons dans le jeu mondial à armes égales, et serons en mesure de bénéficier de la croissance mondiale. Rappelons-nous aussi que les partenaires de la France n’ont aucun intérêt à se fâcher avec elle : nous sommes la cinquième puissance économique mondiale – et un marché de 65 millions de consommateurs. Et réapprenons aussi à capitaliser notre influence politique mondiale ! J’appelle tous les Français à reprendre confiance dans la France et à se rappeler qu’elle est un puissant et grand pays.
D.B. : Hier, au Parlement européen, vous avez tenu une conférence de presse commune avec Heinz-Christian Strache, le leader de la droite radicale autrichienne (FPÖ) . Certes, son parti est en train de devenir la première force politique d’Autriche. Mais en vous affichant avec un personnage aussi sulfureux, ne ruinez-vous pas tous vos efforts pour dédiaboliser l’image du Front National ?
MLP : « Sulfureux » ? Cette affirmation parfaitement gratuite procède de la diabolisation des partis patriotes européens par des élites qui craignent pour la survie de leur système mondialisé. Je vous rappelle que le FPÖ est un grand parti qui a déjà participé au gouvernement autrichien. C’est aussi l’un des fers de lance de la lutte pour la liberté des nations contre l’Union Européenne. Pour ma part, je compte bien me rapprocher des partis patriotes belge, suisse, britannique, italien ou suédois pour proposer une alternative au funeste projet de l’UE.
Propos recueillis par Daoud Boughezala
http://www.causeur.fr/%c2%ab-on-fabriquera-des-smartphone-en-france-%c2%bb,10184
Ce débat sur la double nationalité
10/06/2011 13:24 par rgrs
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Ce débat sur la double nationalité
10/06/2011 13:24 par rgrs
Henri Guaino a considéré récemment, que la question de la double nationalité méritait d'être débattue. Bien-sûr, cela s'inscrit toujours dans la même logique au sein de la majorité, cette proposition faisant écho à la récente sortie de Marine Le Pen. Claude Gloasguen, député UMP, a été placé à la tête d'une mission d'information, sur le sujet. Il estime le nombre de personnes concernées en France, à entre quatre à cinq millions. En réalité, on parle de quelques millions, mais on ne sait pas exactement combien. Mais il est vrai qu’en France, la question est épineuse.
Une problématique qui touche à la nationalité et qui est particulièrement complexe. Sous l'Ancien régime, tous ceux qui étaient sujets politiques du Roi de France, étaient désignés par l'épithète “régnicole“, par opposition à l'appelation d'”aubain“, relevant d'un autre ban, d'une autre juridiction, et celle d'”étranger” (”alter-gens“), appartenant à un autre peuple. Ainsi, avant la Révolution française, le mot “Nation“, ne désignait pas encore l'Etat français, à proprement parler. C'est par la jurisprudence qu'est réglée la question du “vice de pérégrénité“, et avec la Révolution, la nationalité est définie par la Constitution. Mais c'est sous le premier Empire, avec l'unification du droit civil dans le “code civil des Français“, qu'on peut véritablement parler d'une “nationalité française“. Après les lois de 1790, le code Napoléon, impose la notion moderne de la nationalité à la France, mais également au reste de l'Europe. La question de la double nationalité a pu se poser, dans l'histoire contemporaine, par exemple au sujet des Alsaciens, au lendemain du traité de Versailles. Mais dans la seconde moitié du XXe siècle, la France a toujours toléré la double nationalité.
En la matière, l'autorisation ne veut cependant pas dire reconnaissance, juridiquement parlant. La majorité des pays autorisant la double nationalité, à l'image également de l'autre grande puissance coloniale, le Royaume-Uni, ne la reconnaissent pas juridiquement, c'est-à-dire qu'ils considèrent leurs citoyens comme possédant à un moment donné, une seule nationalité. D'ailleurs au niveau européen, le Conseil de l'Europe édicta la Convention de Strasbourg, le 6 mai 1963, dont les objectifs étaient explicités dans les considérants préalables : “Considérant que le cumul des nationalités est une source de difficultés (…) qu'il est souhaitable qu'un individu qui possède la nationalité de deux ou plusieurs Parties contractantes n'ait à remplir ses obligations militaires qu'à l'égard d'une seule des Parties”. Suite à cette Convention de Strasbourg, toute acquisition d'une nouvelle nationalité (par naturalisation ou autre moyen) d'un des Etats par un citoyen d'un autre Etat devait en principe, hors exceptions, conduire à l'abandon automatique de la nationalité d'origine. Un certain nombre d'Etats de la Convention ont toutefois passé un accord d'interprétation en 2007, leur permettant de “dénoncer à tout moment le Chapitre I de la Convention“. C'est ce qu'a fait la France ; dès lors, depuis le 5 mars 2009, l'acquisition volontaire de la nationalité d'un des Etats parties à cette convention par un ressortissant français n'entraînant plus de plein droit la perte de la nationalité française.
L'Allemagne, elle, refuse. On est soit allemand ou turc. Longtemps, on nous a expliqué en France, que l'on pouvait aimer à la fois, son père et sa mère. Il est vrai aussi, que l'on a vivement déchanté, car la fameuse double culture s'est parfois transformée en vide culturel et identitaire. Etant partisan de la tradition assimilationniste française, je ne peux que constater l'échec du modèle d'intégration, devenu trop peu exigeant par l'abandon de nombreux critères. Un sport populaire comme le football est particulièrement révélateur du malaise, à l'aune du récent scandale autour des joueurs bi-nationaux. Dans un entretien accordé à Anne Sinclair, le Roi Hassan II déclarait à l'époque, dans les années 90, que les Marocains vivant en France, ne se sentiront jamais français, laissant la journaliste pantoise. D'ailleurs, le Maroc interdit à ses citoyens d'abandonner la citoyenneté marocaine. Mais l'intégration n'est pas qu'un vain mot. La hantise de la double allégeance revient parfois, avec ses problématiques inhérentes. Et les classes populaires les rejettent, car comme disait Jaurès : “La nation est le seul bien des pauvres“.
Mais par une ré-appropriation du débat par la droite et la classe politique, l’assimilation n’est plus un mot tabou, Guaino l’utilise avec vigueur. Mais assimiler signifie devenir le même, comme l'analyse le chroniqueur Eric Zemmour. Et la mère - nation doit exiger, que ses enfants choisissent à la majorité, tel est aussi mon point de vue. C’est avec le père ou avec la mère. C’est avec moi ou contre moi…
J.D.
http://llanterne.unblog.fr/
Les riches toujours plus riches
10/06/2011 13:20 par rgrs
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Les riches toujours plus riches
10/06/2011 13:20 par rgrs
L'écart de niveaux de vie s'est creusé entre les plus pauvres et les plus aisés depuis 2003. En cause, la Bourse et l'immobilier.
Les inégalités se creusent en France. Pas par le bas, du fait de l'accroissement de la part des pauvres dans la population, mais par le haut, les riches devenant sans cesse plus riches. Les chiffres que vient de publier l'Insee [1] sont sans appel. Dans le bas de la pyramide sociale, la proportion des personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté est passée de 14,5 % à 13 % entre 1996 et 2008 (dernière année connue). Comme le seuil de pauvreté est calculé chaque année en fonction du niveau de vie médian (la moitié des personnes disposant de moins, la moitié de plus), cette baisse implique que, au moins entre 1997 et 2001 (années durant lesquelles a eu lieu la totalité de la baisse constatée), le niveau de vie du bas de la pyramide sociale a progressé plus vite que la médiane. Cela s'explique principalement par la diminution du taux de chômage, qui durant ces années-là est passé de 11 % à 8 %.
Depuis 2002, on observe une quasi-stabilité du taux de pauvreté, liée au fait que le chômage ne recule plus, aux retraits du marché du travail et à la proportion croissante de personnes isolées et de familles monoparentales. Mais s'il n'y a proportionnellement pas plus de pauvres en 2008 qu'en 2002, leur pauvreté s'est accentuée. En 1996, l'intensité de la pauvreté était de 19,2 %. Cela signifiait que la moitié des pauvres disposaient d'un niveau de vie inférieur d'au moins 19,2 % au seuil de pauvreté de l'époque. Six ans après (2002), elle s'était réduite à 16,6 %. La pauvreté n'avait pas seulement reculé, elle était devenue moins intense. Encore six ans après (2008), cette intensité était revenue à 18,5 %.
L'envolée des dividendes
Dans le haut de la pyramide, c'est un paysage bien différent que l'on peut découvrir. Dans le dixième le plus aisé de la population, on dispose en 2008 d'un niveau de vie très confortable, puisqu'il est d'au moins 3 000 euros par mois [2]. Jusqu'en 2003, le niveau de vie de ce dixième aisé évoluait à peu près au même rythme que celui du dixième le plus modeste. La société évoluait alors " en sablier ", selon les termes d'Alain Lipietz : les plus modestes et les plus aisés voyaient leur niveau de vie évoluer plus rapidement que celui des couches intermédiaires. Mais à partir de 2003, la donne change : les plus modestes voient leur niveau de vie suivre celui des couches intermédiaires, tandis que les plus aisés connaissent un envol de leurs revenus. Ces derniers disposaient en 2003 de 23,4 % des revenus totaux des ménages après impôts, mais de 24,3 % en 2008. Alors que le niveau de vie moyen de ce dixième le plus favorisé était, en 2003, en moyenne 6,07 fois supérieur au niveau de vie moyen du dixième le plus modeste, l'écart est de 6,67 en 2008 : un dixième de plus. Soit une accentuation de 5 000 euros par an de l'écart moyen.
Explication de l'Insee : " Les revenus du patrimoine du dernier décile [le dixième le plus aisé] augmentent de 11 % par an en moyenne, expliquant la quasi-totalité de l'accroissement spécifique de leur niveau de vie. " Le bouclier fiscal n'a joué qu'un rôle sans doute très mineur dans cette affaire ; ce qui est en cause, c'est l'accroissement constant des dividendes et des loyers, les uns et les autres profitant essentiellement au dixième le mieux loti.
Denis Clerc
Alternatives Economiques n° 303 - juin 2011
(1) " Les revenus et le patrimoine des ménages ", édition 2011, en ligne sur www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/revpmen11b.pdf
(2) Il s'agit d'un niveau de vie individuel. Dans un ménage de deux adultes, cela correspond à un revenu mensuel supérieur à 4 500 euros ; dans un ménage de deux adultes et deux enfants à un revenu mensuel supérieur à 6 300 euros. Le revenu par ménage est supérieur à 5 000 euros mensuels dans ce dixième des ménages les plus favorisés et s'élève à 7 600 euros par mois en moyenne. Tout cela, après impôts.
François Bayrou et la logique du candidat joker
10/06/2011 13:17 par rgrs
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François Bayrou et la logique du candidat joker
10/06/2011 13:17 par rgrs
François Bayrou semble tout miser sur l'usure de ses concurrents pour apparaitre comme le candidat naturel, le joker qui sait concilier grands choix et proximité : concilier avenir de la France et avenir des Français.
Pour la première fois peut-être à ce point, l'opinion publique française est lasse d'une distinction classique :
- les hommes d'Etat parlent de la France,
- tandis que les candidats de "second rang" parleraient des ... Français.
Elle semble vouloir que le "bon candidat 2012" sache concilier l'une avec les autres.
François Bayrou est-il la réponse à cette demande ?
Il incarne les Français par son ancrage provincial, son acceptation de marginalité. Mais il semble aussi pouvoir incarner la France par sa culture comme par son expérience.
Il reste délibérément à l'écart comme s'il pariait sur l'usure de tous les autres en veillant à se protéger de la sur-exposition prématurée.
Il a la légitimité de la candidature aux yeux des Français car ayant vécu déjà deux présidentielles. C'est le profil à surveiller actuellement avec les modifications liées à l'affaire DSK notamment.
http://exprimeo.fr/article/6901/francois-bayrou-et-la-logique-du-candidat-joker.htm
Jean Louis Borloo et la bataille du leadership
10/06/2011 13:14 par rgrs
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Jean Louis Borloo et la bataille du leadership
10/06/2011 13:14 par rgrs
Jean Louis Borloo risque d'être confronté à ce qui s'annonce comme le critère principal du choix en 2012 : le style. Son "style copain" est-il compatible à terme dans la dernière ligne droite avec la présidentialité souhaitée par l'opinion ?
Aux Etats-Unis, une enquête d'opinion très intéressante vient d'être publiée montrant que l'électorat républicain attendait d'abord du "reaganesque" : cette capacité à créer de la confiance, de la simplicité, de la foi en l'avenir.
C'est donc avec logique que les candidats 'techniciens" ne parviennent pas à décoller : Pawlenty, Huntsman ...
Cette demande est l'actuel socle de la forme de Romney.
En France, il n'y a encore aucune étude publique de ce type.
Mais, en temps de crise, il parait surprenant que le profil du "président copain" soit attendu.
C'est probablement davantage celui du "guide expérimenté" qui pourrait être demandé ; ce que va chercher à apparaître Nicolas Sarkozy en capitalisant ses réactions dans le feu de l'action de la crise économique 2008.
Ce qui semble de plus en plus sûr en revanche c'est que l'opinion va scruter les tempéraments bien davantage que les programmes. Elle sait que les premiers durent tandis que les seconds peuvent être emportés par une campagne électorale.
C'est regrettable que des enquêtes d'opinion sur cette question majeure ne soient pas publiées à ce jour. Elles dévoileraient l'opportunité de positionnements de proximité comme ceux de Borloo ou de F. Hollande ...
http://exprimeo.fr/article/6900/jean-louis-borloo-et-la-bataille-du-leadership.htm