Exclusif : la loi HPST devant le Conseil d'état pour «excès de pouvoir»
09/06/2011 12:49 par rgrs
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Exclusif : la loi HPST devant le Conseil d'état pour «excès de pouvoir»
09/06/2011 12:49 par rgrs
L'explosion de la médecine et de la chirurgie esthétique ont créé une guerre de tranchée entre médecins généralistes praticien de la médecine esthétique et chirurgiens. Les premiers accusent le Ministère d'avoir fait la part belle aux seconds au travers du volet de la loi « Hôpitaux Patients Santé Territoires» de Roselyne Bachelot.
Les trois commandements de l'esthétique contemporaine, celui de la jeunesse éternelle, celui d'amincissement et celui de « glabritude », ont généré un marché colossal bénéficiant d'une croissance à deux chiffres : la médecine et la chirurgie esthétique totalisent un chiffre d'affaires de 3 milliards de chiffre d'affaires. Problème : ces deux disciplines sont des soeurs ennemies comme risque de le démontrer une audience du Conseil d'Etat, le 15 juin prochain prochain pour « excès de pouvoir ». Ce jour-là en effet, le Conseil étudiera un recours déposé par dix-sept médecins, des sociétés de médecine esthétique, deux sociétés savantes, deux syndicats de médecins (SAGA-MG et SNJMG). Le recours accuse le gouvernement d’avoir promulgué une loi mettant tout le secteur de la médecine esthétique – 3 000 médecins, 60 000 esthéticiennes – sous le contrôle des chirurgiens.
Les médecins généralistes qui pratiquent la médecine esthétique invoquent leur souci de la santé publique. Ils reconnaissent cependant qu'ils gagnent bien leur vie. Dégagée (sauf pour quelques actes) de l'économie de la sécurité sociale à base de remboursements, surfant sur les besoins des quinquagénaires argentés et réfractaires au vieillissement, la médecine esthétique permet d'engranger des profits basés sur des actes assez répétitifs qui ne nécessitent qu'un contrôle médical tout en étant facturés selon une logique purement commerciale. Qu'importe, les médecins qui ont investi dans des machines coûteuses installés dans de cossus cabinets, sont très marris de voir leurs investissements mis en danger.
Réembobinons le film. En juillet 2007, le chirurgien Xavier Lantieri, Chirurgien des Hopitaux, et par ailleurs réalisateur de greffes du visage, écrit au ministre Roselyne Bachelot, ministre de la Santé à l'époque, pour l'alerter sur « une augmentation exponentielle des complications de médecine esthétique. » Il met en cause différentes techniques - la mésothérapie, la lipotomie - ayant provoqué des accidents, dénonce le fait que des enseignements privés de médecine esthétique sont organisées hors du contrôle de l'Université, et appelle à des « mesures urgentes » d'assainissement de ce secteur, suggérant qu'il soit placé sous le contrôle de la chirurgie esthétique, discipline qui, écrit-il, a glané ses « lettres de noblesse » depuis la première guerre mondiale.
La HAS soupçonnée de partialité
A la fin de l'année 2008, Anne-Marie Gallot, de la Direction générale de la Santé (DGS), publie un rapport citant les mêmes accidents que le docteur Lantieri, y ajoute quelques cas d’accidents signalés à la DGS et appelle le Ministère de la santé à « encadrer les actes médicaux à visée esthétique ». Il s’ensuit une longue concertation avec les professionnels qui débouche, le 29 juillet 2009 par l’insertion d’un volet concernant la médecine esthétique au vaste dispositif législatif préparé par Roselyne Bachelot, pierre angulaire de son magistère, la loi Hôpital-patients-santé-territoire dite HPST.
La loi prône l'interdiction des pratiques médicales - à l'exclusion des actes de chirurgie - sous réserve d'un avis motivé de l'autorité concernée. Ce qui ne tarde pas : un rapport de la HAS, la Haute autorité de santé, publié en décembre 2010, dénonce des dangers graves représentés par plusieurs techniques de médecine esthétique. Il ne reste plus qu'à attendre les décrets d'application de la loi interdisant lesdites pratiques. Le premier, paru en avril 2011, interdit un certaine nombre de pratiques d'aspiration de graisse ou de «lyse adipocytaire». Deux autres décrets sont attendus concernant les deux autres gros business du secteur : la lutte contre les rides et l'éradication de la pilosité. Une fois ces trois décrets effectifs, la médecine esthétique deviendra, selon Dominique Debray et ses collègues, un secteur sinistré sans pour autant rendre les thérapies plus sécures puisque le processus législatif ayant abouti à ces décrets a ignoré purement et simplement les risques induits par les pratiques chirurgicales que les pouvoirs publics semblent aujourd'hui privilégier. De l'autre côté on rappelle que l'exercice chirurgicale est une activité très contrôlée et qu'elle ne pouvait donc donc être confondue avec les pratiques de la médecine esthétique.
Les chirurgiens plasticiens se défendent de toute forme d’intervention. Ils se sont simplement inquiétés, avec les dermatologues, en voyant de plus en plus de complications liées à la lyse adipocytaire. « L’interdiction de cette technique répond à des exigences de santé publique, c’était la même chose quand ont été interdits le Vioxx et le Mediator », explique Jean-Luc Roffé, chirurgien plasticien. « Les « médecins esthétiques » ont lancé une rumeur selon laquelle les chirurgiens plasticiens étaient derrière tout ça, ils nous ont accusé de vouloir être les seuls à traiter l’amincissement. C’est faux, ces gens-là pensent ce qu’ils veulent ! Moi ce qui me préoccupe, c’est la santé publique », lâche le médecin, estimant qu’un problème financier sous-tend toute cette histoire. « C’est leur droit de se plaindre auprès du Conseil d’Etat, mais qu’ils ne viennent pas dire que ce sont les chirurgiens qui sont intervenus. Nous n’avons fait que répondre à la HAS comme les autres corps de métiers entendus par elle », tranche Jean-Luc Roffé. Le plasticien remarque que depuis 1977, plus de 50 millions de personnes ont eu recours à une liposuccion : « si c’était dangereux, depuis le temps, on le saurait ! ». Et de conclure : « Que les médecins qui pratiquaient ces actes-là estiment qu’ils sont lésés, je le comprends. Mais qu’ils ne nous accusent pas de lobbying. »
Au ministère de la Santé, on ne s'étonne guère de ce nouvel épisode de la guerre picrocholine que se livrent les différents lobbies de la médecine esthétique. Les hauts fonctionnaires reconnaissent que le dossier est très technique et requiert l'intervention d'experts pointus. Dans l'esprit du membre du cabinet du ministre de l'époque qui a traité le dossier, il fallait règlementer pour sécuriser et donc interdire un certain nombre de pratiques sans pour autant répondre aux attentes de ceux qui veulent installer la médecine esthétique comme une nouvelle discipline universitaire, ce qui demandait une examen plus approfondi de ce dossier. Cette position à égale distance des deux lobbies principaux (les médecins généralistes et les chirurgiens) a-t-elle dérivé au point de faire la part belle aux seconds nommés ? C'est ce que confirmera ou infirmera le Conseil d'état.
Clotilde Cadu et Philippe Cohen - Marianne
Dessin : Louison
POUR ALLER PLUS LOIN
Rapport DGS.pdf (1.46 Mo)
RAPPORT HAS LYSE ADIPOCYTAIRE.pdf (265.52 Ko)
http://www.marianne2.fr/Exclusif-la-loi-HPST-devant-le-Conseil-d-etat-pour-exces-de-pouvoir_a207101.html
Primaires à gauche, (t)rions un peu…
09/06/2011 12:42 par rgrs
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Primaires à gauche, (t)rions un peu…
09/06/2011 12:42 par rgrs
A onze mois du premier tour de l'élection présidentielle, aucun des grands partis de gauche n'a de candidat à l'élection présidentielle. C'est le miracle des primaires, qu'analyse Laurent Neumann
Avez-vous eu la curiosité de jeter un coup d'œil dans un dictionnaire pour connaître le sens exact du mot « primaire » ? Voilà un concept qui a tellement d'acceptions, de définitions différentes qu'on finit par en perdre le sens.
Dans son sens premier, « primaire » signifie primitif. A droite par exemple, Marianne et ses lecteurs en savent quelque chose -, on parle d'antisarkozysme primaire pour mieux disqualifier toute critique, fut-elle de bon sens, de la politique menée par le chef de l'Etat.
Dans l'enseignement, le primaire précède le collège. C'est l'âge des apprentissages. Aucun rapport avec le PS qui a déjà fait l'expérience des primaires en 2007 et qui n'en a visiblement tiré aucun enseignement.
En géologie, le primaire désigne l'ère située entre le précambrien et le mésozoïque, c'est-à-dire avant les dinosaures, et donc, avant… les éléphants.
En politique, enfin, « primaire » se dit d'un scrutin organisé dans un parti politique pour désigner son candidat à une élection. Aujourd'hui, on organise des primaires au PS, chez les Verts, au PC, mais pas à l'UMP, ni au FN. Ce qui, évidemment, ne signifie pas que ce qui est de gauche est primaire et que ce qui est de droite ne l'est pas !
C'est pourtant, trêve de plaisanterie, l'une des leçons de la séquence politique : à onze mois du premier tour de l'élection présidentielle, aucun des grands partis de gauche n'a de candidat à l'élection présidentielle. Prenez le PS : il y a de nombreux prétendants pour les préliminaires (François Hollande, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, depuis mardi dernier Manuel Vals, sans doute bientôt Martine Aubry), mais combien, au juste, pour le passage à l'acte ? De même, au PC, Jean-Luc Mélenchon devra d'abord se mesurer à André Chassaigne pour savoir s'il est de taille à lutter contre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. Chez les Verts, Mme Joly affrontera d'abord M.Hulot qui, lui, jure finalement qu'il ne passera pas ses vacances avec Jean-Louis Borloo.
Et dire qu'il fut un temps, pas si lointain, où certains vantaient les mérites des primaires de toute la gauche. Finalement, elles ont bien lieu, mais en ordre dispersé. Chacun chez soi. Soyons honnêtes, les primaires du Parti socialiste ont bien plus d'intérêt aujourd'hui que lorsque les sondages donnaient Dominique Strauss-Kahn vainqueur par KO, à la fois de Nicolas Sarkozy et de ses camarades socialistes. Or, c'est au moment où elles prennent tout leur sens que certains, notamment ceux de la coalition « Tous sauf Hollande », leur trouvent soudain tous les défauts du monde.
Aux États-Unis, à l'occasion des primaires démocrates, les électeurs avaient fini par choisir Barack Obama plutôt qu'Hillary Clinton, non pas sur son programme – c'était le même que celui de son adversaire – mais sur sa capacité à battre l'adversaire républicain. Est-on sûr que les sympathisants socialistes songent vraiment à désigner celui – ou celle – qui aura le plus d'atouts pour battre Nicolas Sarkozy ? Si tel n'était pas le cas, alors ces primaires risqueraient bien d'être à la gauche et à ses éléphants, ce que le précambrien et le mésozoïque sont à la géologie : primitives !
Laurent Neumann - Marianne
http://www.marianne2.fr/Primaires-a-gauche-t-rions-un-peu_a207110.html
Jacques Chirac dans ses Mémoires: Dominique de Villepin, un "antidote à l'esprit courtisan"
08/06/2011 18:04 par rgrs
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Jacques Chirac dans ses Mémoires: Dominique de Villepin, un "antidote à l'esprit courtisan"
08/06/2011 18:04 par rgrs
Le plus difficile, dans l'exercice du pouvoir, est de se doter de collaborateurs qui osent affirmer ce qu'ils pensent à celui qui les dirige, sans craindre de lui déplaire, ni se contenter d'abonder dans le sens de ce que lui, selon eux, souhaite entendre. Le phénomène de cour est inhérent au fonctionnement des entourages. C'est un mal inévitable qui peut devenir fatal si l'on ne dispose pas de solides contre-feux pour en limiter les effets. Homme de caractère comme on en dénombre peu au sein de l'appareil d'État, inventif, fougueux, stimulant, riche d'une expérience internationale acquise dès sa jeunesse, peu enclin à masquer ses convictions ou à atténuer ses jugements, Dominique de Villepin est un excellent antidote à cet esprit courtisan où la servilité le dispute toujours au conformisme (...)
Sans qu'on le sache, Dominique de Villepin a été dans l'ombre un de mes relais les plus efficaces durant la campagne présidentielle. Ses responsabilités au Quai d'Orsay et sa position stratégique auprès d'Alain Juppé lui permettaient d'être mieux renseigné, sur la plupart des sujets, que je ne l'étais moimême à ce moment-là. Je lui dois d'avoir ainsi pu bénéficier d'informations de première main sur les affaires gouvernementales, l'imminence de certaines défections me concernant et les intrigues qui se tramaient contre nous dans l'entourage de mon concurrent (Edouard Balladur).
Nos destins politiques se sont liés durant cette période fertile en trahisons en tous genres. Avant même d'être élu à la présidence de la République, il était acquis qu'en cas de victoire je ferais appel à Dominique de Villepin pour prendre en main le secrétariat général de l'Élysée. Une telle responsabilité requiert des hommes ayant sa conception exigeante et passionnée du service de l'État. Dominique de Villepin se fait, à juste titre, une haute idée de sa fonction. Pour lui, l'ambition d'agir et d'entreprendre ne saurait se passer de culture, de style et d'idéal. Il possède les trois avec un égal brio. Est-il trop enclin à s'enflammer, à se laisser emporter par ses élans, comme lui en font grief ceux qui ont de la France une vision plus étriquée ? Au moins ne pèchet- il pas, comme tant d'autres, par manque d'audace, de souffle et de hauteur de vue. De telles qualités importent à mes yeux, même s'il m'appartient, en dernier ressort, de toujours faire la part des choses entre ce que l'on me dit et ce que je pense.
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La dissolution de 1997 : une idée soutenue par tous, assumée par un seul
Très vite, je constate que beaucoup de parlementaires qui défilent dans mon bureau n'ont plus qu'un mot à la bouche : celui d'une dissolution qu'ils souhaitent la plus rapide possible. Leur pression s'accentue à partir du mois de février 1997. Elle est particulièrement vive du côté des anciens ministres balladuriens les plus soucieux de tirer parti d'une nouvelle donne politique pour rentrer en grâce auprès de moi et revenir aux affaires. Le président de l'UDF, François Léotard, émet publiquement le voeu que j'appuie sur l'un des " trois boutons : dissolution, remaniement, référendum ". Nicolas Sarkozy me fait passer des messages tout aussi insistants. Parmi les plus convaincus de la nécessité de dissoudre, figure aussi le président du Sénat, René Monory. Rares, en fait, sont ceux qui me mettent en garde contre cette idée ou la condamnent ouvertement. Hormis Philippe Séguin, Bernard Pons, Pierre Mazeaud et quelques autres, la plupart des élus et beaucoup de ministres s'y déclarent favorables, m'incitant à agir au plus vite (...)
Toujours est-il que mon message, comme je le pressentais, a du mal à passer. La réaction de l'opinion est mitigée, pour ne pas dire mauvaise. Du même coup, l'enthousiasme des élus les plus favorables à la dissolution a tôt fait de se refroidir. Au vu des premiers sondages, le leadership d'Alain Juppé est vite contesté. Les responsables nationaux chargés d'organiser la campagne ne parviennent pas à s'entendre. Jean-Louis Debré, qui assiste à plusieurs de leurs réunions, en sort effondré. " Il y a aussi bien autour de la table, me rapporte-t-il, des balladuriens que des séguinistes et des amis de Juppé, et tous ces gens-là se disputent. On ne s'entend pas, personne n'est sur la même longueur d'onde. Une campagne électorale ne peut marcher que s'il y a un patron. Or il n'y a là qu'un petit cénacle d'égocentrismes, de revanches et d'arrière-pensées… " Dois-je m'engager davantage, prendre moi-même la tête des opérations ? Que je le veuille ou non, mes fonctions m'imposent de rester au-dessus de la mêlée.
Me considérant comme seul responsable de la dissolution et de son échec, je refuse de chercher quelque bouc émissaire qui me permettrait de me donner bonne conscience ou servirait à apaiser mon entourage. Ce n'est pourtant pas faute d'être convié et incité de tous côtés à me séparer sur-le-champ de celui qui m'est aussitôt désigné comme le mauvais génie, l'instigateur funeste d'une opération qui a si mal tourné. Un conseiller censé exercer sur moi une influence si écrasante que je serais devenu, en quelque sorte, incapable de lui résister… Or telle n'est pas la véritable histoire de la dissolution et moins encore celle de mes relations avec Dominique de Villepin, puisqu'il est question de lui, comme on l'aura compris. S'il s'agit de savoir qui a pu inspirer une décision aussi malencontreuse, disons que cette erreur d'appréciation fut à tout le moins collective. Dominique de Villepin y eut sa part, comme tant d'autres qui ont pris soin, après coup, de se faire oublier. Mais il n'incombait qu'au chef de l'État de déterminer le parti à prendre.
Si bien qu'au lendemain de cette défaite, quand le secrétaire général de l'Élysée, se sachant incriminé de toutes parts, vient me présenter sa démission, je ne vois aucune raison de l'accepter. Nous avons, lui et moi, d'autres épreuves à affronter ensemble.
Source: Jacques Chirac - Mémoires, Le temps présidentiel (Nil), 2011, 624 p., 22 euros.
http://2villepin.free.fr/index.php/2011/06/08/1930-jacques-chirac-dans-ses-memoires-dominique-de-villepin-un-antidote-a-l-esprit-courtisan
Réaction de RGRS au départ d'AGIRS
08/06/2011 17:57 par rgrs
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Réaction de RGRS au départ d'AGIRS
08/06/2011 17:57 par rgrs
Nous regrettons la décision prise par les membres d'AGIRS et nous tenons à répondre aux points de désaccords soulevé par ses membres. Nous ne soutenons pas comme le laisse entendre AGIRS la politique de l'UMP dans son ensemble mais nous ne la rejetons pas non plus en bloc. Beaucoup de politiques engagées ou désirées par l'UMP sont similaire à notre vision. Nous respectons ce parti où milite encore d'authentiques Gaullistes. C'est leur faire injure que de salir l'UMP comme AGIRS le fait à chacune de nos réunions. Il est vrai que cette association est phagocytée par des membres de DLR, dont le passe temps favoris est de cracher sur la mamelle qui les a nourris. Nous poursuivront donc l'aventure localement sans le concours d'AGIRS qui, nous en sommes persuadés, viendra mourrir sur les plages de DLR.
Le bureau RGRS
Communiqué d'AGIRS (Association des Gaullistes Républicains et Sociaux)
08/06/2011 17:36 par rgrs
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Communiqué d'AGIRS (Association des Gaullistes Républicains et Sociaux)
08/06/2011 17:36 par rgrs
Devant la persistance de nombreux membres à vouloir conserver des attaches avec l'UMP, parti qui a trahis le Gaullisme...
Devant la réorganisation de plus en plus ultra - droitière de l'association RGRS (Rassemblement des Gaullistes Républicains et Sociaux) pour ne pas dire un appel du pied ou une danse du ventre devant les thèses du FN...
Devant la persistance du RGRS à vouloir ancrer à tous prix le Gaullisme à droite alors qu'il n'est ni de droite, ni de gauche et encore moins de centre...
Les militants d'AGIRS ont décidé de quitter l'union qu'ils avaient créés avec les membres du RGRS. Nous tiendrons informés les internautes de nos futures actons par le biais du blog DLR11ème circonscription dont le responsable a accepté de nous aider provisoirement.
Le Comité AGIRS pour Hénin Beaumont
Le virage à droite du Portugal
08/06/2011 17:20 par rgrs
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Le virage à droite du Portugal
08/06/2011 17:20 par rgrs
Quel paradoxe a priori : après avoir traversé la plus grave crise du capitalisme depuis près d’un siècle, après les espagnols, c’est au tour des portugais de sanctionner un gouvernement « de gauche » et d’installer une droite qui promet déjà d’apaiser les marchés...
Une bataille de perdue
En fait, il semble que les portugais fassent porter la responsabilité de la crise actuelle au gouvernement socialiste, ce qui explique la large victoire de la droite dimanche. Dans les pays de la périphérie de l’Europe, qui affrontent des plans d’austérité sauvages, pas grand monde ne semble mettre en cause la responsabilité de l’euro dans les disfonctionnements de leurs économies. A chaque fois (Grèce, Irlande, Espagne, Portugal), ce sont les gouvernements sortants qui trinquent.
Il faut dire que pendant des années, l’Europe a été cette main nourricière, ce tuteur venu aider ces économies à grandir, souvent après des épisodes autoritaires. Les populations et les hommes politiques ne se posent donc pas vraiment de questions. Pour eux, l’Europe, c’est forcément positif, du bien et il est hors de question de remettre en cause quoique ce soit dans la construction européenne. Donc la colère se concentre sur les élites politiques locales.
Malheureusement, ce scénario était prévisible, comme je l’écrivais dès février 2010. En outre, cette interprétation de la crise colle bien avec la lecture néolibérale de la crise, qui ne remet nullement le système en question, mais qui rejette la responsabilité sur le mauvais comportement de quelques acteurs économiques (la Fed, quelques spéculateurs, quelques gouvernements irresponsables). Il est donc logique que la droite tire les marrons du feu.
Cela montre aussi la faillite des sociaux-démocrates européens qui ne gouvernent plus que cinq pays de l’Union Européenne (dont trois en coalition), comme le souligne Jean-Philippe Huelin sur Marianne 2. Les « socialistes » européens ne se différencient plus de la droite que par leur attitude compassionnelle, et ne remettent pas en cause la globalisation néolibérale responsable de la crise. Pas étonnant dès lors qu’en des temps si difficiles les peuples les rejettent.
La victoire à venir
Néanmoins, cette transition n’est pas inintéressante à plusieurs titres. Tout d’abord, elle démonétise l’argument de la gauche fédéraliste qui propose d’aller vers une plus grande intégration et plus de solidarité pour régler la crise de l’euro. Avec une large majorité du continent à droite, ce scénario est totalement illusoire. Bien au contraire, plus d’intégration signifierait au contraire des politiques encore plus libérales et conservatrices, d’autant plus que les traités vont tous dans ce sens.
Un fédéralisme solidaire est d’autant plus vain qu’il ne résoudrait pas les problèmes de compétitivité qui nécessitent une dévaluation ou une baisse sauvage des salaires. Mais ces alternances sont intéressantes car elles mouillent l’ensemble de la classe politique dans les mauvaises solutions qui sont mise en place. En effet, imaginons qu’une nouvelle crise arrive, les alternatifs pourront alors montrer que ni la gauche ni la droite n’ont tiré les leçons de la crise de 2008.
Et c’est pour cela que paradoxalement, une victoire des socialistes pourrait être une bonne chose en 2012 en France. En effet, la réélection de Nicolas Sarkozy permettrait au PS de se présenter comme l’alternative dont la France a besoin en 2017, alors qu’il ne s’agirait que d’une alternance superficielle sur beaucoup de questions. Il faut que les citoyens comprennent bien que le PS n’a pas de solutions à la crise. Et pour cela, leur victoire est paradoxalement souhaitable.
Les peuples européens se cherchent. Ils sont mécontents des politiques menées mais l’aura de l’idée européenne créée un brouillard qui ne leur permet pas d’identifier les raisons de la crise. Nul doute que les plans d’austérité sauvages devraient les aider à ouvrir les yeux…
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
Titulaires du RSA : Mettez vous à la peinture ou à la sculpture !
08/06/2011 17:12 par rgrs
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Titulaires du RSA : Mettez vous à la peinture ou à la sculpture !
08/06/2011 17:12 par rgrs
« tu verras jamais une toile de maître chez un pauvre » disait Bigard, le comique préféré du Président, dans un de ses sketchs. Après tout, doit-on penser à l'UMP : si les pauvres produisaient des oeuvres d'art, ils ne seraient pas soumis à l'ISF !
Au gouvernement et à l'UMP, on est spécialiste de l'embrouille. En effet, pendant que les douanes viennent de communiquer, les chiffres désastreux du commerce extérieur : « En avril le déficit enregistré a été de 7,14 milliards d'euros. Il s'agit du plus mauvais résultats enregistré par la balance commerciale française » On continue à fustiger les titulaires du RSA.
Autre embrouille que dénonce l'opportuniste ou naïf (au choix) Martin Hirsch : le possible financement de l'allègement de l'ISF en utilisant une parti des fonds du RSA !
« (...) Il ne faut pas se laisser faire par des entourloupes. Les bénéficiaires du RSA, en fait, ils rapportent ! (...) l’argent que l’on a consacré au RSA ne va pas au RSA » Et d’expliquer que : « les recettes de la taxe créé pour financer le RSA (1,5 milliards l’an dernier) ne vont que pour partie au financement du dispositif. Il y a des excédents, 999 millions d’euros en 2010. Où vont-ils ? (...) »
Mais loin de tout ça, les députés de l'UMP ont une vision précise, de ce qui est beau et essentiel, et de ce qui est laid et inutile.
En effet, soutenus par le Président, qui a déclaré que « C'est une stupidité », ils ont balayé d'un revers de manche, l'amendement d'un des leurs, Marc Le Fur, qui avait eu l'idée « saugrenue » de vouloir : intégrer les oeuvres d'art dans l'assiette de l'ISF.
Car, s'il est possible de contrôler les titulaires du RSA à domicile, à l'aide de brigades antifraude, , il n'est pas possible de faire de même, pour les propriétaires d'oeuvre d'art, comme l'a expliqué Nicolas Sarkozy : « (...) cela donnerait la possibilité à l'administration fiscale de rentrer dans les domiciles des gens pour contrôler les déclarations, et ferait disparaître toute une part du marché des oeuvres d'art en France »
Et oui, les riches ont du goût et les pauvres pas du tout ! A tel point que : « tu verras jamais une toile de maître chez un pauvre et d'ailleurs, t'en verra jamais un au bras d'un top model » comme disait Bigard.
Alors pauvres de France qu'attendez-vous pour vous mettre à l'art et profiter des : « effets toniques que l'exclusion des oeuvres d'art de l'assiette de l'impôt sur la fortune a eu sur le marché français » comme l'explique Jean-jacques Aillagon
Mais, comment pourriez vous, alors que vous dépensez votre RSA dans de vulgaires parcs d'attraction, élever votre culture et votre goût du beau, alors que vous ne fréquentez jamais le Château de Versailles !
Le Figaro, dont le propriétaire est l'avionneur le plus assisté de France, vous a d'ailleurs, décrit : « (...) Dans le milieu de l'insertion professionnelle, on connaît bien ces demandeurs d'emploi qui ne demandent plus grand-chose, sinon de rester chez eux devant la télévision (...) Leur univers se résume à un gros sofa face à un immense écran plat qui ronronne en permanence pour meubler la solitude (...) Depuis, le RMI a été remplacé par le RSA, mais « les canapés » sont toujours là, aussi nombreux qu'avant. Peut-être plus nombreux même, disent ceux qui, à l'instar de Laurent Wauquiez, voudraient bien les envoyer travailler gratuitement quelques heures par semaine. Histoire d'offrir une «contrepartie» à la collectivité. Pour les obliger aussi, tout simplement, à se lever de leur canapé (...) »
Dans ce cas, que pouvez-vous comprendre au : « climat psychologique épouvantable parmi les collectionneurs qui ne vendraient plus en France, cacheraient leurs biens ou les sortiraient du pays (...) » clamé par Frédéric Mitterrand
Alors, que n'attendez vous pour vous mettre à la peinture ou à la sculpture ? Et même prendre ... une carte à l'UMP, dans la mesure où celle-ci a décidé, de respecter votre faible pouvoir d'achat, en baissant son prix à 10 € !
Et oui, amis pauvres et assistés, avec l'UMP : Tout devient possible !
SLOVAR
Crédit photo : Jean Boccacino
http://slovar.blogspot.com/
Chirac et le 05 mai 2002
08/06/2011 17:02 par rgrs
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Chirac et le 05 mai 2002
08/06/2011 17:02 par rgrs
Le nouveau livre de Jacques Chirac devrait bientôt sortir. Quand je recevrais le Point de cette semaine, je lirai avec intérêt les bonnes pages de ce livre...
Apparemment, il tape sur Sarkozy. Pas avec violence non, mais plus, j'ai l'impression, avec la tristesse d'un père qui voit que son fils a toujours tenté de le niquer, et qu'il est un petit ingrat... Des choses sont claires, écrites, c'est très bien...
Non, ce qui m'a marqué dans ces extraits, c'est celui là.
"J'aurais sans doute dû tout mettre en oeuvre pour constituer une équipe dirigeante plus représentative des 82% d'électeurs qui m'ont apporté leur suffrage le 4 mai 2002. Je ne l'ai pas fait et ce fut probablement une erreur au regard de l'unité nationale dont j'étais le garant"
J'aime les gens qui reconnaissent leurs erreurs. C'était mon sentiment aussi, au soir de cette élection. C'était dommage, car je crois que cette erreur a donné un terrifiant deuxième tour clivant, violent, et assez affligeant, entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, qui se valent vraiment tous les deux en ce qui concerne bien des petites choses...
Après, est ce que je lirai ces deuxièmes mémoires de Jacques Chirac ? Je vais vous faire un aveu, je n'ai même pas lu le premier tome...
Falconhill
http://falconhill.blogspot.com/
La boîte de Pandore
08/06/2011 16:57 par rgrs
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La boîte de Pandore
08/06/2011 16:57 par rgrs
Quand la réalité dépasse la fiction...
Il y a bien longtemps maintenant, qu'une certaine partie de la population, certes minoritaire, ne gobe plus aveuglément la pseudo information que l'on nous balance sur les chaînes de télé et les grands groupes de presse dépendants et fricotants avec les politiques, les multi-nationales et autres groupes pharmaceutiques aux intérêts financiers peu bienveillants...
Cependant pour la majorité des gens, il est de bon ton de pointer du doigt toute personne émettant un avis interrogatif quant à la version officielle des attentats du 11 Septembre, ou encore de ridiculiser toute personne qui douterait de la romanesque mort d'Oussama Ben Laden au Pakistan et la victoire de Team America...
Et si tout ce qui parait tellement surréaliste aux yeux de la majorité n'était rien comparé à ce qui est derrière le rideau ?
J'ai passé des soirées entières à discuter, débattre, m'interroger, parfois me faire traiter de paranoïaque relevant de la psychiatrie, or je n'ai jamais eu la prétention de détenir la Vérité, en revanche j'ai toujours aimé avoir une cohérence dans les preuves supposées que l'on nous avançait , et il me semble plus que sensé de demander des éclaircissements quant à certaines versions bien peu crédibles d'événements qui influent sur notre quotidien, et notre bien-être mental et physique...
Si j'écris ce petit article aujourd'hui, c'est que je vous avoue être bien surprise quant à la réaction des gens face aux flot d'informations récent, et somme toute assez énorme, qui a inondé les médias ces derniers temps : Ben Laden, DSK, ministre pédophile... J'ai eu l'espoir que peut-être enfin, il y aurait moyen de discuter de manière plus raisonnée avec les autres, peut-être aussi possibilité de ne pas banaliser le mensonge constant dans lequel nous vivons en permanence et que l'on essaie de nous faire avaler de gré ou de force.
J'y ai cru. Mais en fait non. Rien. On passe d'une information à une autre sans l'analyser, sans se poser la moindre question. Une omertà des médias sur des comportements inadmissibles de la part d'un responsable internationale qui dure depuis des années, ses amis s'exprimant dans les médias "il n'y a pas mort d'homme" , un ministre pédophile couvert par ses amis hauts fonctionnaires, un Ben Laden soi-disant mort balancé à la mer sans aucune preuve, et on peut remonter ainsi le fil des événements et revenir sur les innombrables mensonges qu'on nous balance ainsi tous les jours, tous les mois, et ce depuis des années...
Que dire du scandale du sang contaminé ? Que dire du nuage de Tchernobyl qui, n'ayant pas de papier, est resté à la frontière de la France ? Que dire du scandale de l'amiante ? L'hormone de Croissance ? Que dire d'un président qui exige le départ d'un dictateur Libyen, alors qu'il y a peu, il allait lui rendre une visite amicale sous sa tente ? et sur les affaires internationales que dire des armes de destruction massive en Irak ? que dire de a promesse de fermeture du camps de Guantanamo ? que dire du projet Haarp ? des camps de la FEMA qui n'existent pas mais qui ont été approuvés et signés par le congrès ? Que dire de l'Iran et de cette guerre contre "l'empire du mal", berceau de la civilsation, mais grand ennemi très méchant qu'il faut éradiquer de la carte avant qu'ils n'appuient sur le Bouton. Que dire de la Corée du Nord ?
Et bien apparemment, il ne faut rien en dire, car tout est normal, tout est cohérent, et il faudrait vraiment avoir un "pet au casque" pour remettre en cause les versions officielles. Oui c'est vrai quoi ! Vraiment il faut arrêter d'imaginer des histoires de sociétés secrètes et des politiques qui seraient là seulement pour mettre en place leurs intérêts et ceux des gros banquiers dans un bois en Californie, dans l'espoir d'une gouvernance mondiale et d'un contrôle total du reste de la planète. Il faut arrêter de croire à n'importe quoi, tout est faux, tout est truqué, tous ces documentaires sont des bidonnages et toute personne envisageant ce genre de scénarios est sûrement atteinte d'un trouble psychiatrique ! Alors que ceux qui se tapent des enfants dans des partouzes à Marrakech, eux, ils veulent notre bien ; ceux qui se croient tout permis car ils sont intouchables et qu'il sont couverts par les plus grandes instances de l'Etat, ils sont gentils, ils pensent pour notre bien-être et tous les matins ils se lèvent dans l'espoir que demain nos routes seront pavées d'arc-en-ciel et de jolies fleurs qui sentent bons, dans un monde de paix et d'harmonie avec des ours en peluche qui dansent dans une farandole joyeuse. Moi j'y crois , comme je crois aussi au Père Noël Coca-Cola qui vient me déposer des cadeaux dans mes souliers.
La vérité blesse, mais l'ignorance est bien pire encore...
ninielnino
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-boite-de-pandore-95576
Réforme de l’ISF : encore du symbolique
08/06/2011 16:47 par rgrs
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Réforme de l’ISF : encore du symbolique
08/06/2011 16:47 par rgrs
La réforme combinée de l'ISF et du bouclier fiscal a donné lieu aux débats traditionnels entre la gauche et la droite. L'occasion de se renvoyer les classiques accusations. Plus étonnante, la volonté d'une partie de la droite d'inclure les oeuvres d'art dans l'ISF, option rejetée de concert par Matignon et l'Elysée. Rien sur le grand débat fiscal.
Le gouvernement le savait. A l’Assemblée, l’examen de la réforme du couple formé par l’ISF et le bouclier fiscal ne serait pas une sinécure. Si la gauche était attendue sur l’aspect inégalitaire de la réforme, la révolte de certains députés de la majorité contre l’exonération d’ISF des œuvres d’art a surpris. Et voilà le Parlement engagé dans des débats sans fin, comme à chaque fois qu’est abordé le sujet. Pourtant cet impôt est plus symbolique que productif en matière de recette, 1,2% des rentrés de l’Etat. Quant à la nouvelle ressource que constituerait la fiscalisation des collectionneurs, elle n’attendrait tout au plus que 50 millions d’euros. Loin des enjeux du manque de progressivité de l’ensemble du système socio-fiscal pesant sur les ménages et qu’a récemment dénoncé la Cour des comptes.
« Vous avez commencé le quinquenat par un cadeau aux riches (NDRL, le bouclier fiscal), vous le terminerez de la même façon avec cette réforme ». 40, 50 fois répétées par le banc et l’arrière banc des députés socialistes, l’accusation qui se retrouvera sans doute sur leur blog, n’est pas dénuée de réalité. Telle que paramétrée par Bercy, la réforme fait en effet de nombreux bienheureux. Parmi eux, 300 000 foyers sortent de l’ISF avec le relèvement du seuil d’entrée de 800 000 € à 1,3 millions d’euros. Mais les gros gagnants se recrutent surtout parmi les foyers disposant d’un patrimoine de plus de 17 millions d’euros. Ceux-là devraient économiser 700 millions €, sur les 1,2 milliards de perte nette pour l’Etat, soit deux fois le cout du bouclier. Mais pour l’élévation du débat fiscal, il ne fallait pas compter sur ces courtes interventions de 2 minutes, multipliée à l’infini. Pas plus sur celle du Premier ministre. « Est-ce que vous avez pris des mesures contre les paradis fiscaux ? Jamais ! Est-ce que vous avez pris des mesures contre les stock-options ? Jamais ! », a-t-il lancé. Sous-entendu, « nous, oui », quant les résultats opérationnels sur ces deux sujets sont proches de zéro.
Oeuvres d'art, une super niche fiscale au delà de l'ISF
Quand au sujet des œuvres d’art, là aussi le débat n’a pas dépassé le symbolique. Un amendement de Marc Le Fur, député UMP des Cotes d’Armor, visant à réintégrer ce patrimoine dans l’assiette de l’ISF, a reçu un accueil très favorable sur l’ensemble des bancs de l’Assemblée, après que la Commission des finances l’avait adopté mercredi 1 juin dernier. Pas question ont répondu en cœur Matignon et l’Elysée. Durant son traditionnelle petit-déjeuner du mardi, Nicolas Sarkozy qualifiant même la proposition de « triple stupidité », enterre définitivement toute velléité de vote de l’amendement qui sera rejeté le soir même.
Certes, comme le précise l’avocat fiscaliste Michel Taly, cette taxation est un « symbole » d'équité fiscale. « Si l’on veut conserver un impôt de solidarité sur la fortune, pourquoi en exonérer ces actifs ?», s'interroge cet ex-directeur de la législation fiscale. Pourtant, inclus ou non dans l’assiette de l’ISF, les œuvres d’arts bénéficient en France de nombreuses dérogations fiscales. Celles-ci permettent, par exemple, de créer de l’art papier, comme ils existent des produits d’investissements dits de « pierre papier », où l’immobilier constitue le sous-jacent. Et de profiter du coup de l’incroyable traitement fiscal de ces objets mobiliers, qui pour peu qu’ils dépassent le siècle deviennent des œuvres d’art. Soit l’on paye 5% sur la valeur de vente, soit de 12% à 0%, dégressif sur 12 ans, sur la plus values. Ce sont finalement les plaquettes des avocats fiscalistes qui en parlent le mieux. « Si l’on veut lutter contre la spéculation. C’est toute la fiscalité sur les œuvres d’arts qu’il convient de modifier », assure Gilles Carrez, député-maire UMP du Perreux, et rapporteur général du Budget.
En attendant ces débats n’auront pas abordé le fond des questions fiscales. La création d’un nouvelle tranche à 46% de l’impôt sur le revenu ? L’amendement, là aussi déposé par la droite, a été écarté par le gouvernement, qui repousse l’examen de cette option à l’automne. « Cela rapportera 300 millions d’euros si la tranche démarre à 150 000 euros de revenu », assure Gilles Carrez. Rien non plus sur les plus-values de cession. Ces revenus, liés à la vente d’actions notamment, forment près de 94% des feuilles d’impôt des 100 plus gros contribuables, et sont, de très loin, moins taxés que les revenus du travail. Un simple alignement des plus-values sur leurs cousins les dividendes, tous deux issus de la détention de capital, générerait 5 milliards d’euros. Quant à l’alignement de la fiscalité des revenus du capital sur ceux du travail, ce sont 100 milliards d’euros qui tomberaient dans les caisses de l’Etat et de la Sécu, selon Patrick Artus, chef économiste à la banque Natixis. Rien a voir donc avec les discussions de bout de chandelle sur l’ISF.
Emmanuel Lévy - Marianne
Photo : andres rueda - flickr CC