Chronologie de la 5e République sous Charles de Gaulle (6)
06/06/2011 18:27 par rgrs
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Chronologie de la 5e République sous Charles de Gaulle (6)
06/06/2011 18:27 par rgrs
Gaullisme.fr vous propose en plusieurs épisodes « la chronologie de la Ve république sous Charles de Gaulle ». Les principales dates vous sont proposées accompagnées de commentaires succincts ou plus détaillées (Liens sur Gaullisme.fr). Gaullisme.fr éditera 2 épisodes par mois jusqu’au décès du général de Gaulle, le 9 novembre 1970
Juillet à Décembre 1960
1er juillet : Indépendance de la Somalie regroupant les territoires somaliens italien et anglais.
5 juillet : Le général de Gaulle reçoit à l'Élysée les chefs d'État du Tchad du Congo, de la République centrafricaine et du Gabon.
6-10 juillet : Voyage du général de Gaulle les 6 et 7 à Cherbourg, Valognes, Saint-Lô, Torigni-sur-Vire, Condé-sur-Vire, Coutances, Granville et Avranches dans la Manche ; les 7 et 8 à Argentan, Mortagne, Alençon, Domfront et Flers dans l'Orne ; les 8 et 9 à Vire, Bayeux, Caen. Lisieux dans le Calvados ; les 9 et 10 à Bernay, Évreux, Les Andelys dans l'Eure, Rouen, Dieppe, Fécamp, Le Havre et le Pont de Tancarville en Seine-Maritime.
11 -23 juillet : Entretiens du général de Gaulle à l'Élysée avec MM. Fulbert Youlou, Premier ministre du Congo, Caramanlis, Premier ministre de Grèce, Tsiranana, président de la République malgache, Ali Aref, vice-président du Conseil de la Côte des Somalis, et Spaak, secrétaire général de l'OTAN.
16 juillet : Indépendance de Chypre.
19 juillet : Le Sénégal quitte la Fédération du Mali, devient indépendant et élit M. Léopold Senghor à la présidence.
23 juillet : Le général de Gaulle préside l'inauguration du mémorial du camp de déportation du Struthof (Bas-Rhin).
26-28 juillet : Voyage officiel en France de M. Ahidjo, président de la république du Cameroun.
28 juillet : Entretiens du général de Gaulle à l'Élysée, d'une part avec M. Chaban-Delmas, président de l'Assemblée nationale, au sujet des rapports entre l'exécutif et le législatif, et d'autre part avec les présidents des conseils généraux d'Algérie et des commissions départementales.
L'Organisation des États africains condamne Cuba.
29-30 juillet : Entretiens du général de Gaulle à Rambouillet et à Chartres avec le chancelier Adenauer. Note relative à la construction européenne.
Lettre du Général à Maurice Couve de Murville concernant l'Europe
5 août : Le Chef de l'Etat fait part à Harold Macmillan des préoccupations de la France concernant l'entente des occidentaux.
31 juillet-17 août : Le Dahomey, le Niger, la Haute-Volta, la Côte-d'Ivoire, le Tchad, la République centrafricaine, le Congo et la République gabonaise accèdent à l'indépendance.
9 août : De Gaulle exprime, une nouvelle fois, sa conception de l'indépendance des armées françaises
12 août : De gaulle précise sa position sur le désarmement nucléaire - lettre à Nikita Khrouchtchev
20 août-4 septembre : Rupture de la Fédération du Mali.
Entretiens du général de Gaulle à l'Élysée avec le général Vanier, gouverneur du Canada, MM. Mamadou Dia, Premier ministre du Sénégal, de Quay, Premier ministre, et Luns, ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Modibo Keita, ex-président du Mali, et à Rambouillet avec MM. Fanfani, président du Conseil italien, et Segni, ministre des Affaires étrangères d'Italie.
5 septembre : Conférence de presse du général de Gaulle au palais de l'Élysée notamment sur les pays sous-développés, la situation en Afrique, l'Algérie, les questions européennes, l'Alliance atlantique et la paix.
7-11 septembre : Visite du général de Gaulle les 7 et 8 à Brest et sur le porte-avions Clemenceau où il passe en revue la flotte, à l'île de Sein, Douarnenez, Quimper, Concarneau, Rosporden, Châteaulin, Landerneau, Landivisiau et Morlaix dans le Finistère ; les 8 et 9 à Guingamp, Saint-Brieuc, Dinan dans les Côtes-du-Nord ; le 9 à Lorient, Pontivy et Vannes dans le Morbihan ; les 10 et 11 à Saint-Nazaire, Nantes, Châteaubriant en Loire-Atlantique ; le 11 à Rennes, Fougères, Saint-Malo et Dinard en Ille-et-Vilaine.
13-17 septembre : Entretiens du général de Gaulle avec MM. Eyskens, Premier ministre, et Wigny, ministre des Affaires étrangères de Belgique, Harriman, ancien ambassadeur des États-Unis en URSS, Mamadou Dia, Premier ministre du Sénégal, Hamani Diori, président du Conseil de l'Entente, Werner, président du Conseil et Schaus, ministre des Affaires étrangères du Luxembourg.
22 septembre : Le tandem franco-allemand - Lettre à Konrad Adenauer
23 septembre : Violent réquisitoire de M. Khrouchtchev à l'ONU à propos du Congo.
27 septembre : Visite de Ferhat Abbas, chef de la rébellion algérienne, à Moscou et à Pékin.
1er octobre : Promulgation d'un arrêté fixant le salaire minimum garanti en agriculture.
6-9 octobre : Voyage du général de Gaulle le 6 à Lyon dans le Rhône ; les 6 et 7 à La Tour-du-Pin, Vizille et Grenoble dans l'Isère ; les 7 et 8 à Annecy, Saint-Julien-en-Genevois, Annemasse, Thonon-les-Bains et Bonneville en Haute-Savoie ; les 8 et 9 à Aix-les-Bains, Chambéry, Saint-Jean-de Maurienne et Albertville en Savoie et le 9 à Saint-Priest dans l'Isère.
11 -14 octobre : Voyage officiel en France de S M Bhumibol Adulyadej, roi de Thaïlande.
14 octobre : Entretien du général de Gaulle à l'Élysée avec M. Moktar Ould Daddah, Premier ministre de Mauritanie.
21-23 octobre : Voyage du général de Gaulle le 21 à Briançon, Embrun et Gap dans les Hautes-Alpes, les 21 et 22 à Sisteron, Digne et Castellane dans les Alpes de Haute-Provence ; les 22 et 23 à Grasse, Cannes, Nice et Menton dans les Alpes-Maritimes ; le 23 à Monaco où il est reçu par le prince Rainier III et la princesse Grace.
26-28 octobre : Voyage officiel en France de M. Tsiranana, président de la République malgache.
1er novembre : Les États-Unis installent une base de sous-marins nucléaires en Écosse.
4 novembre : Allocution radiotélévisée du général de Gaulle à l'Élysée qui parle notamment de « l'Algérie algérienne ».
6-10 novembre : Entretiens du général de Gaulle à l'Élysée avec MM. Senghor, président de l'Assemblée fédérale du Mali, Houphouët-Boigny, président du Conseil de l'Entente, Fulbert Youlou, Premier ministre du Congo-Brazzaville, et Tsiranana, président de la République malgache.
8 novembre : Élection à la présidence des États-Unis d'Amérique du sénateur John F. Kennedy contre M. Richard Nixon.
10 novembre-14 décembre : Conférence au sommet des quatre-vingts partis communistes à Moscou.
16 novembre : Le général de Gaulle en Conseil des ministres arrête un projet de référendum sur l'autodétermination de l'Algérie. Il s'entretient ensuite à l'Élysée avec le prince Norodom Sihanouk, chef de l'État cambodgien.
19 novembre : Entretien du général de Gaulle à l'Élysée avec S M Bhumidol Adulyadej, roi de Thaïlande.
22 novembre : Entretien du général de Gaulle à l'Élysée avec M. Lyndon Johnson, qui vient d'être élu vice-président des États-Unis.
28 novembre : La république islamique de Mauritanie accède à l'indépendance.
9-12 décembre : Voyage du général de Gaulle en Algérie le 9 à Zenata, Marnia, Aïn-Témouchent, Tenezera, Tlemcen ; le 10 et le 11 à Blida, Cherchell, Orléansville, Tizi-Ouzou, Ifira, un « quartier » de Grande Kabylie en cours de pacification, Akbou, Seddouk et Bougie -, le 12 à Sétif et Telergma. Violentes manifestations de partisans et d'adversaires de l'Algérie française.
Avant son déplacement, de Gaulle donne ses instructions au gouvernement Debré
19 décembre : L'Assemblée générale de l'ONU vote une motion pour l'indépendance de l'Algérie.
20 décembre : Allocution radiotélévisée du général de Gaulle à l'Élysée pour expliquer aux Français la question qui leur sera posée par voie référendaire au sujet de l'Algérie.
31 décembre : Allocution radiotélévisée du général de Gaulle à l'Élysée pour formuler ses vœux aux Français et leur demander de voter « oui » au référendum sur l'Algérie « afin que vienne au plus tôt le jour où les enfants de cette terre déchirée pourront en toute liberté décider de leur destin comme la France s'y est engagée ».
Par Alain KERHERVE
http://www.gaullisme.fr/2011/05/29/chronologie-de-la-5e-republique-sous-charles-de-gaulle-6/
Ferry ouvre la boite de Pandore: tant mieux !
06/06/2011 18:20 par rgrs
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Ferry ouvre la boite de Pandore: tant mieux !
06/06/2011 18:20 par rgrs
Et si on nettoyait les écuries d’Augias ?
J’avoue, et à mon grand dam, que je suis scandalisé par ce que je comprends de certains propos de mes estimés camarades. Il me souvient d’un magnifique roman de Jérôme Leroy, très sombre et très mélancolique, qui s’appelait Monnaie bleue : il y était question, si je l’ai bien lu, de puissants achevant parfois leurs abjectes parties fines par des sacrifices humains. Je n’ai pas vu alors que l’auteur y excusât au nom de quelque morale latine immorale les actes sordides de ces bonshommes coalisés dans leurs bunkers de dominants jouisseurs. Bien au contraire, tout cet immonde édifice finissait par périr sous les grenades et les pistolets-mitrailleurs des héros chevaleresques qui, amateurs de jolies femmes, leur rendaient le bel hommage, tout pleins de désirs qu’ils étaient, de respecter leur dignité et leur liberté. Et aujourd’hui, je vois le même Leroy invoquer Zamiatine pour pourfendre une justice aveugle qui aurait le suprême mauvais goût de s’attaquer aux vices intimes des puissants. Je me gratte au moins la tête.
J’entends damoiselle Lévy aussi, pour une fois du même côté que Joffrin, contester la légitimité de la traque qui s’organise, au nom du respect de la vie privée.
On a bien compris le petit jeu qui s’est mis en place, certes : un coup à droite, un coup à gauche, et que je te dénonce pour protéger mon petit camarade, et que je te balance, et que je bave, et que je délationne, et que je dis du mal, il en restera toujours quelque chose.
La méthode, celle de la fausse libération des langues, est répugnante et abjecte, en effet. Mais gardons-nous pourtant d’invoquer Vichy et la collaboration, au risque de masquer l’un des véritables enjeux du moment. Les maîtres-censeurs actuels, qui ne sont pas forcément qui l’on croit, et qui ne sont évidemment pas les êtres les plus misérables du royaume de France, ont entrepris depuis la chute de l’un des leurs sous les coups d’une puissance qui leur était extérieure, et supérieure, de crier haro sur le baudet, celui-ci étant de nos jours déguisé sous les traits du petit journaliste. La presse se comporterait unanimement ces derniers temps comme les tabloïds anglais – injure suprême. Ces petits salauds qui savaient tout et n’ont rien dit feraient l’injure aux puissants de répandre des rumeurs sur leur compte – sur leur sacro-sainte vie privée.
Allons donc, la ficelle est par trop grosse pour qu’on croie un instant que le dérèglement démocratique trouve sa source, ou au moins son expression parfaite, ici. D’abord parce que la presse française a bien montré en l’occurrence son absence d’indépendance. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre pourquoi « personne » n’a rien dit sur l’étrange rapport de DSK avec le sexe faible avant son interpellation new-yorkaise : une rapide recherche fera voir au bon citoyen qui les ignorait les liens étroits noués entre la Fondation Jean Jaurès par exemple, qui n’a jamais fait mystère de son soutien à Strauss-Kahn, et certains organes de presse de gauche parmi les plus prestigieux. Cherchez les actionnaires et les propriétaires, voyez où ils pointent intellectuellement, et demandez-vous ensuite si ces journalistes auraient vraiment pu être incités par leurs supérieurs à enquêter sur toutes les rumeurs qui leur parvenaient.
De même, l’entrefilet du Figaro Magazine, journal dont l’indépendance vis-à-vis du pouvoir actuel est notoire et le courage proverbial, cet entrefilet repris par Luc Ferry, ne doit pas faire illusion : la guerre sale est ouverte, et ces organes servent des intérêts plus hauts qu’eux. Il est d’ailleurs plaisant dans cette situation de voir tous ces nobles esprits se lamenter sur le sort de Madame Politkovskaïa.
Il y a d’un autre côté une presse qui, bien entendu, fait ses choux gras selon l’expression consacrée, de ces rumeurs, bruits de couloir, révélations sordides, suspicions et autres fruits de coups tordus. Mais peut-on décemment reprocher à des journalistes d’enquêter sur les frasques de personnages publics quand la justice ne fait pas son travail – qu’elle s’y refuse par l’effet d’une servitude volontaire, ou qu’elle en soit empêchée ? Répugnante pour un journaliste est l’idée de devoir chercher des informations sur d’éventuelles orgies proto-pédophiles, sur d’étranges grattements de pieds, ou encore sur des viols supposés dans le boudoir ; mais combien plus répugnante l’idée que ces agissements seraient étouffés par une oligarchie dont les membres se tiennent par la barbichette.
Qu’on ne nous raconte pas d’histoires : si nous tous, journalistes, avions eu vent de ces rumeurs, comment la justice et la police eussent-elles pu les ignorer ? Je continue à croire que, malgré le non-remplacement de ses fonctionnaires partis à la retraite, la police demeure l’un des services publics français les plus performants. S’il y a eu rumeurs, toutes les autorités compétentes les connaissaient et il ne peut y avoir que deux termes à l’alternative subséquente : soit, après rapide enquête, on a conclu qu’il n’y avait là que calomnies, et tout le monde est content ; soit, ces affaires ont été délibérément étouffées. Si c’est le cas, le citoyen que je suis en conçoit une double douleur : d’abord pour ce qu’il est gouverné par quelques salopards, au milieu sans doute, veux-je croire, de personnages respectables : ensuite pour ce que la justice prétendument séparée des pouvoirs exécutifs et législatifs leur est en vérité inféodée.
Pour ma part, je ne suis pas persuadé de la pertinence de la séparation complète des vies privées et publiques, parce que je ne crois pas que l’on puisse vivre de telle façon dans son intimité sans que cela ait la moindre incidence sur la valeur des liens sociaux que l’on noue. Mais il semble que je sois assez seul à partager cette critique, aussi veux-je bien de manière pragmatique me plier provisoirement au raisonnement de ce système. Mais alors, dans ce système même, quand il s’agit de personnalités publiques, qui ont en charge l’intérêt général – outre le fait qu’ici on leur reproche des actes qui de toutes les façons, qu’elles soient privées ou publiques, tombent sous le coup de la loi ¬– des personnalités qui vivent par et pour le spectacle, dont la gloire est principalement née de la reconnaissance publique, je ne vois pas ce qu’il y aurait d’injurieux à vouloir connaître leur vertu, dans ses grandes lignes.
Peu me chalent les repoussants détails de leurs médiocres concupiscences – au contraire, j’en conçois une forte envie de vomir. Mais, conscient de la justesse de l’adage qui veut que « la République soit le régime qui réclame le plus de vertu et celui qui y pousse le moins », puisqu’au nom de la liberté il faut s’en accommoder, je continue de préférer Savonarole à Machiavel et si je me réjouirais davantage que les écuries d’Augias soient nettes et reluisantes, je me réjouirais aussi qu’en cas de crasse avérée et généralisée elles soient, par les bons soins d’un Hercule qui n’a pas encore été trouvé, nettoyées à grande eau. Je ne pleurerai pas sur la chute de Salo.
Jacques de Guillebon
http://www.causeur.fr/author/jguillebon
Vers un ticket Villepin - Borloo en 2012?
06/06/2011 18:13 par rgrs
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Vers un ticket Villepin - Borloo en 2012?
06/06/2011 18:13 par rgrs
Le président du Parti radical Jean-Louis Borloo voudrait "réfléchir à l'avenir du pays" avec Dominique de Villepin, déclare-t-il dans une interview au Parisien dimanche.
"On peut se parler, on se connaît et on s'estime. Il a une dimension internationale et son discours à l'Onu a marqué. On peut réfléchir ensemble à l'avenir du pays", explique Jean-Louis Borloo.
Dans l’entourage de Dominique de Villepin, l’appel du pied de Jean-Louis Borloo est bien accueilli. "Pas une surprise", selon Brigitte Girardin, proche de l’ancien Premier ministre, interrogée par le Journal du Dimanche.
Le Journal du Dimanche: Jean-Louis Borloo dit dans le Parisien qu’il peut “réfléchir à l’avenir du pays” avec Dominique de Villepin, comment réagissez-vous?
Brigitte Girardin: Cette main tendue est une réponse à un premier signe de Dominique de Villepin. Ce n’est donc pas une surprise. Nous avons de très bonnes relations avec Jean-Louis Borloo. On est ouvert à tout le monde, à tous ceux qui se retrouvent dans notre projet. On veut sortir du jeu idéologique, droite-gauche, de la politique française. On se situe au dessus des partis. Sur la mesure phase de notre projet, le revenu citoyen, l’idée a été défendu par des économistes marxistes comme libéraux, c’est bien la preuve qu’on veut sortir du carcan droite-gauche.
Quels sont les points de convergences entre Borloo et Villepin ?
Ils ont gardé une très bonne relation depuis qu’ils étaient tous les deux dans le même gouvernement et se retrouvent sur certaines idées, certaines valeurs. J’ai souvent entendu dire à Dominique de Villepin que Jean-Louis Borloo était un des meilleurs ministres de son gouvernement. Ils ont une excellente relation et se parlent régulièrement.
Borloo qui se tourne vers Hulot, puis vers Villepin, … ce n’est pas gênant?
Non, rien n’est gênant. Avec notre projet, on a pris de l’avance. On a déjà beaucoup de choses de prêtes. On peut se retrouver pour discuter sans problème à partir de notre projet citoyen. Si Borloo se tourne vers plusieurs camps, c’est son problème.
Des candidatures de Jean-Louis Borloo, Dominique de Villepin, François Bayrou, … est-ce que ça ne fait pas trop?
C’est encore tôt pour parler de cela. On n'est pas dans le temps des candidatures. On a d’abord envie de construire un projet. Pour les candidatures, on verra ça à l’automne. Nous avons d’abord notre prochain rassemblement le 19 juin, puis nous verrons plus tard pour une candidature à la présidentielle.
Source: Journal du Dimanche
http://2villepin.free.fr/index.php/2011/06/06/1927-vers-un-ticket-villepin-borloo-en-2012
Abandon des « actions de groupe » : Le cadeau éléctoral de l'UMP au Medef ?
06/06/2011 18:06 par rgrs
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Abandon des « actions de groupe » : Le cadeau éléctoral de l'UMP au Medef ?
06/06/2011 18:06 par rgrs
Frédéric Lefebvre vient, discrètement, de faire passer à la trappe une des promesses du candidat Sarkozy : La création des « actions de groupe ». Un beau cadeau électoral offert aux organisations patronales ?
Qu’est-ce qu’une action de groupe ?
Selon la définition de l’UFC-Que Choisir : « (...) c’est une procédure par laquelle une personne ou une association prend seule l’initiative de saisir un juge pour le compte d’un groupe comprenant un nombre indéterminé d’individus concernés par un même litige. La personne ou l’association demande au juge de sanctionner le professionnel auteur du préjudice et de fixer le montant de l’indemnité que ce dernier devra verser à chaque membre du groupe (...) »
Le 12 juillet 2007, Nicolas Sarkozy envoyait une lettre de mission à Christine Lagarde dans laquelle, il lui demandait : « (...) pour la fin 2007 une loi de modernisation de l'économie, comportant notamment la création d'une « action de groupe à la française ». Il s'agit de permettre aux consommateurs de recourir à des plaintes collectives, sur le modèle des class actions américaines (...) »
Si cette « loi de modernisation de l'économie », a bien vu le jour en avril 2008, au grand dam des organisations de consommateurs : « (...) Sur ce sujet, le projet de loi sur la modernisation de l'économie, présenté ce lundi 28 avril en conseil des ministres, ne pipe mot (...) » nous expliquait le site 01.net. Lire aussi le compte rendu détaillé de l'Usine Nouvelle
Il faut dire que le Medef et la CGPME, bien aidés en cela par Christine Lagarde, avaient torpillé le projet. Ainsi en 2009, pour contrer les demandes réitérés des associations de consommateurs, Christine Lagarde, arguait de son expérience d'ancienne avocate au cabinet américain Baker & McKenzie, pour dénoncer les « abus » de cette procédure
Alors, sujet clos ?
Et bien non, puisqu'on on apprenait, en mai 2011, par Le Figaro, que les français étaient dans leur grande majorité : favorable à la mise en place des actions de groupe. Le Figaro évoquait les résultats d'une consultation nationale de l'UFC Que choisir sur le sujet.
« (...) Entre mi-décembre et mi-avril, l'association a interrogé par courrier ou internet 56.437 personnes de tous âges, de toutes conditions et repartis sur l'ensemble du territoire. 95% des répondants se sont prononcés en faveur de la mise en place de l'action de groupe (...) »
Et quelle réponse le gouvernement a t-il donné à cette attente ?
La réponse est venue de Frédéric Lefebvre, lobbyiste de métier et : Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie , chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions Libérales et de la Consommation.
Profitant de la présentation du : « Projet de loi renforçant les droits, la protection et l’information des consommateurs » , qui comporte : « (...) 25 mesures concrètes (...) destinées à renforcer la protection des consommateurs dans les principaux secteurs de la vie courante (...) » il a glissé, au sujet des actions de groupe : « Cette solution n'est pas satisfaisante, contrairement à ce que je pensais moi-même avant la crise (...) Celle-ci aurait montré que les actions de groupe pouvaient avoir des conséquences dramatiques pour l'économie » avant d'ajouter, que les class actions avait coûté : « un point et demi de PIB aux entreprises américaines »
En gros, ce que déclarait Laurence Parisot au nom du Medef en juillet ... 2006 ! : « (...) Selon des études faites aux Etats-Unis, on estime que les class actions ont un impact négatif et qu`elles coûtent en moyenne un point de PIB par an (...) »
Medef qui n'hésitait pas la même année, comme nous l'apprenait Hélène Constanty, à envoyer une lettre aux députés, ayant signé un appel avec les associations de consommateurs, en faveur d’une action de groupe, dans laquelle elle les menaçait, clairement !
« (...) Je découvre avec étonnement que vous êtes signataire de l’appel des 100 en faveur d’une action de groupe, lancée par sept associations de consommateurs, et je le regrette (...) Les entreprises de votre circonscription, notamment les PME, pourraient se retrouver en difficulté si cette demande aboutissait (...) Les conséquences peuvent aboutir, dans le pire des cas , au dépôt de bilan, sans que la responsabilité de l’entreprise ait été prouvée (...) J’espère que ces quelques mois qui nous séparent d’échéances électorales importantes ne pousseront pas des élus responsables, dont vous êtes, à prendre des décisions mettant en péril la compétitivité des entreprises, de leur territoire et de l’emploi (...) »
Une menace intemporelle que le gouvernement et sa majorité parlementaire ont gardé à l'esprit en vue des élections de 2012 ! Sans doute une belle définition de la « démocratie exemplaire » clamée par notre Président !
SLOVAR
Bibliographie : Class Action en France par Me Eolas
Crise économique : Heureux comme des commissaires européens ?
06/06/2011 18:03 par rgrs
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Crise économique : Heureux comme des commissaires européens ?
06/06/2011 18:03 par rgrs
Depuis le début de la crise financière et économique la Commission européenne exige la plus grande rigueur de gestion aux pays membres. Rigueur qu'elle semble hésiter ... à s'appliquer !
Ce n'est pas la première fois que la Commission européenne se fait épingler pour ses frais de fonctionnement. En effet : en Février 2010, AFP et LCI/TF1 indiquaient qu'en 2009 : José Manuel Barroso avait dépensé 730 230 euros en frais de déplacements.
Dans la mesure où avec le temps, tout s'oublie, on aurait pu en rester là. Mais c'était sans compter sur le Bureau of Investigative Journalism qui publiait le 1 juin 2011 un rapport/enquête sur les dépenses de la Commission Européenne : « Dépenses des commissaires européens en jets privés, hôtels de luxe et cocktails »
Que peut on lire dans le rapport/enquête ?
Extrait du communiqué de Presse: « (...) Notre enquête indique que des commissaires se déplaçaient en jet privé et offraient des bijoux Tiffany à leurs invités, à l’heure même où les Européens subissaient compressions budgétaires et plans de sauvetage du FMI. L’enquête menée par le Bureau of Investigative Journalism révèle :
Plus de 7 500 000 € dépensés en jets privés pour les déplacements de commissaires entre 2006 et 2010
28 000 € en note d’hôtel pour le président Barroso et la délégation de huit personnes qui l’accompagnait à New York : quatre nuits au Peninsula Hotel où le tarif moyen des suites est de l’ordre de 780 € par nuitée
Les orateurs invités à parler à la Commission se sont vu offrir bijoux, boutons de manchettes et stylos plume Tiffany, soit un total de 20 000 € dépensés en cadeaux pour les visiteurs entre 2008 et 2010 (...)
Plus de 300 000 € ont été dépensés en événements décrits par l’UE comme des « cocktails » en 2009. La facture s’élevait à 75 000 € pour un événement subventionné par l’Agence exécutive pour la recherche à Amsterdam, décrit comme « une soirée de merveilles comme aucune autre… technologie de pointe, œuvres d’art provocatrices, le tout accompagné de cocktails dernier cri, de prestations artistiques surprenantes et des meilleurs DJ (...) »
Ce à quoi, le Guardian qui a étudié le rapport ajoute :
« (...) Plus de 42 millions de virements ont été effectués entre 2007 et 2009 au profit de personnes physiques dont les noms sont gardés anonymes par la Commission » Et même si le Guardian indique que ces virement ont été en 2009 de : un peu plus de 1 million d’euros il précise que pour 2008 ils étaient de ... 27 millions !
En outre : « (...) 381 millions d’euros ont financé des « activités confidentielles », que la Commission refuse de révéler pour des raisons de sécurité. Rien que pour 2009, ce montant a représenté 221 millions d’euros »
Sans oublier, indique Myeurope le « comité d'entreprise » de l'Union : « (...) En 2009, la Commission a également pris en charge le coût de séjours en résidences cinq étoiles pour divers fonctionnaires et leurs familles, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Ghana (...) »
Quelle est la réponse de la Commission ?
« (...) L'exécutif européen se bornait (...) a assurer que ces chiffres ont été sortis de leur contexte et délibérément mal interprétés »
Ah bon, mais alors d'où proviennent ces chiffres : « sortis de leur contexte et délibérément mal interprétés » dévoilés par le Bureau of Investigative Journalism ?
Il l'indiquent eux mêmes dans leur communiqué : « L’enquête du Bureau of Investigative Journalism sur les dépenses de la Commission tire ses chiffres du Système de transparence financière (SFT) de l’Union européenne. Tous les chiffres ont été vérifiés par les services appropriés de la Commission »
Bon, mais du passé faisons table rase puisque le commissaire en charge du budget, Janusz Lewandowski : « (...) a souligné les efforts faits par la Commission, qui a opté par exemple pour un gel de ses dépenses administratives pour 2012 »
Ce qui devrait ravir les grecs, espagnols, irlandais et portugais à qui José Manuel Barroso pourra expliquer les vertus de l'austérité salvatrice !
SLOVAR
http://slovar.blogspot.com/
Un sujet clé pour l’indépendance nationale
06/06/2011 17:58 par rgrs
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Un sujet clé pour l’indépendance nationale
06/06/2011 17:58 par rgrs
La décision de sortir du nucléaire, que les Verts veulent imposer au PS, serait suicidaire pour la France. J’attends du candidat socialiste, quel qu’il soit, une fermeté exemplaire sur ce sujet qui concerne au premier chef l’intérêt national : celui de notre approvisionnement énergétique et celui d’une des rares filières technologiques d’excellence, où la France se trouve au premier rang mondial, bref un sujet-clé pour l’indépendance nationale.
Fukushima a d’abord été un accident naturel lié à la vague du tsunami qui a noyé les centrales de refroidissement. Aucune décision ne peut être prise en la matière sous le coup d’une émotion même légitime.
Le choix de l’Allemagne est désastreux pour l’Europe et d’abord pour elle-même. C’est le charbon qui va remplacer le nucléaire. Bonjour le CO2 !
Je demande un débat républicain dans les deux chambres du Parlement sur ce sujet capital.
J.P. Chevènement
Il y a six ans, le peuple français rejetait par 55% des voix le projet de Constitution européenne. Il voyait clair.
Le traité de Lisbonne, voté en 2008 par la majorité UMP appuyée par une majorité de parlementaires socialistes a repris la substance du projet constitutionnel. Cette forfaiture à l’égard du Peuple français s’est doublée d’une erreur majeure : quand quelques mois plus tard, la crise fut venue, l’Europe se trouva fort dépourvue.
La crise financière touche aujourd’hui le système de l’euro. Cette crise était contenue dans le vice de conception initial. Le traité de Maastricht a méconnu la réalité irréductible des nations en voulant leur imposer le carcan de la monnaie unique. Celle-ci était une mauvaise réponse à la réunification allemande. Le mark-bis qu’est l’euro convient à l’Allemagne. Il ne convient pas aux autres pays européens. Le traité de Lisbonne a persévéré dans l’erreur. On le constate aujourd’hui : l’attentat contre la démocratie a été doublé d’un contresens historique.
J. P. Chevènement
Présidentielle : Nicolas Dupont-Aignan en piste pour 2012
06/06/2011 17:49 par rgrs
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Présidentielle : Nicolas Dupont-Aignan en piste pour 2012
06/06/2011 17:49 par rgrs
« J'incite les maires à apporter leur soutien à Nicolas Dupont-Aignan. Au-delà de ses idées, c'est un moyen de permettre à la démocratie de fonctionner avec des candidats de toutes sensibilités au premier tour de scrutin », commentait mercredi Philippe Tribot, le maire de Feuges. Il ne cache pas qu'il a été « séduit » par le programme du président de « Debout la République ». Un programme que son auteur indique avoir, pour le moment, du mal à transmettre.
« À Paris, sur les grands médias, je ne suis pas invité. Sauf en été lorsque certains journalistes sont en vacances. Tout simplement parce que mes convictions ne correspondent pas à leur schéma de pensée. Ils ne me trouvent pas assez européen. La seule qui trouve grâce, c'est Marine Le Pen », confie Nicolas Dupont-Aignan avant d'aller déjeuner avec quelques maires aubois.
Pour l'heure, il sillonne la France en quête des cinq cents parrainages nécessaires à sa candidature au premier tour de l'élection présidentielle de 2012. Il en avait obtenu 448 en 2008, manquant de peu sa qualification. « Il y avait Villiers, et puis les gens croyaient en Sarkozy. Mais aujourd'hui, tout a changé. Les gaullistes sont écœurés. Ils ne veulent plus de Sarkozy. Aujourd'hui, les maires qui me soutiennent sont surtout divers droite, quelques divers gauche aussi, et puis des élus sans étiquette », explique-t-il.
« Je suis la seule alternative crédible »
Son credo pour cette pré-campagne, c'est l'emploi et la défense des territoires. « Je suis affolé par l'état d'abandon du monde rural. Notre campagne est sinistrée, les territoires se vident de leur substance », lance-t-il.
Il parle aussi d'emploi et propose « un protectionnisme raisonnable ciblé et intelligent, sans vivre en autarcie ». Ce qui suppose « le rétablissement de droits de douanes et un rééquilibrage des échanges sous peine d'une crise politique et sociale sans précédent ». À l'inverse, il estime que les 300 000 emplois proposés par la Gauche « et financés par l'impôt sont démagogiques et sont juste une rustine pour regonfler un pneu crevé. »
Aujourd'hui, il refuse de voir son pays « sombrer et la colère muée en résignation ». Il rappelle que le combat ne peut être que politique « pour ne pas laisser la rue l'emporter ». Convaincu que ses idées sont « majoritaires en France », il affirme représenter « une alternative crédible à la classe politique actuelle en fin de course ». Car celle du PS, « c'est juste de la com, mais sans projet alternatif. »
Jean-François LAVILLE
http://www.lest-eclair.fr/article/a-la-une/presidentielle-nicolas-dupont-aignan-en-piste-pour-2012
Alliance du nazisme et du soviet...
06/06/2011 17:36 par rgrs
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Alliance du nazisme et du soviet...
06/06/2011 17:36 par rgrs
Le pouvoir actuel, appliquant le "compromis de Washington", néo-libéral, consensus entre la Banque Mondiale et le Fond Monétaire International (plus connu sous le nom de "fourre moi immédiatement"), n'est qu'un avatar.
Cet avatar, est l'alliance du soviet et du nazisme.
Les manifestants grecs ne s'y trompent guère, eux qui viennent encore d'être "sauvés" par une rallonge de 100 milliards d'euros, en échange d'un serrage de ceinture kolossal, qui devrait leur coller le bouton du ventre contre la colonne vertébrale.
Mais un autre article est intéressant.
Il est paru sur le blog d'Olivier Berruyer, et il montre la participation politique aux élections...
Résumons : sur 100 électeurs, 15 ne s'inscrivent pas, il en reste 85.
Sur ces 85, 48 ne votent pas, et 2 votent blanc, il en reste 35.
Sur ces 35, 8 votent UMP et 9 PS.
On est donc, déjà, dans une configuration de soviet. 8 électeurs "représentent" le peuple pour 5 ans, avec 58 % de la représentation nationale...
Mais ce que ne dit pas le blog, c'est la maison potemkine des partis politiques. Censés "encadrer et exprimer la volonté populaire" au sens de la constitution, ils l'étouffent désormais,
L'article 4 peut être rappelé en entier :
"ARTICLE 4.
Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.
Ils contribuent à la mise en œuvre du principe énoncé au second alinéa de l'article 1er dans les conditions déterminées par la loi.
La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation."
En réalité, les partis "de gouvernement", sont des soviets rassemblant, élus, leurs familles, et affidiés. Un parti aussi puissant que l'UMP est misérable en terme de militance, avec pas même 250 000 inscrits, chiffre officiel et revendiqué, loin sans doute, des réalités du nombre basique de cotisants, sans doute moitié moins élevé.
Mais, bon, les élus ne sont pas avares, ils est toujours importants de disposer de militants fantômes, même si on doit payer leur cotisation, pour les rapports de forces internes
Car, en outre, ils sont tellement émiettés entre factions diverses, qu'ils en sont impotents.
L'avenir est donc bien au léninisme, l'alternance réelle qui se fera se fera au profit d'un parti croupion... (Existant ou à créer)...
Par Patrick REYMOND
http://lachute.over-blog.com/
(Ré)apprendre la démocratie : les révoltés des deux rives
06/06/2011 17:31 par rgrs
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(Ré)apprendre la démocratie : les révoltés des deux rives
06/06/2011 17:31 par rgrs
« Comparaison n’est pas raison » nous dit la « sagesse populaire » à laquelle il serait bon de revenir parfois, tant on semble avoir oublié dans nos contrées le sens de ces deux mots là. Nous ne feindrons donc pas de croire avec Olivier Besancenot que nous sommes à l’aube d’une révolution mondiale, initiée par les peuples arabes et reprise à leur compte par les Indignés de la Puerta del sol. Peut-être un avatar inattendu et moins poussif de l’Union pour la Méditerranée vient-il simplement d’éclore, avec pour ciment principal une communauté de colère.
Comparaison n’est pas raison, et nous n’irons pas jusqu’à comparer des mois de révolte ininterrompue au Yémen, des centaines de morts en Syrie et une guerre en Libye avec les quelques grappes de jeunes français réunis il y a peu sur la place de la Bastille. D’aucuns seraient résolument indignés d’un parallèle hâtif entre des peuples bravant d’implacables tyrans et d’autres, « nantis » de la rive Nord, protestant contre les plans d’austérité rendus nécessaires par la traditionnelle négligence gestionnaire des PIIGS européens.
Comparaison n’est pas raison, mais un certain déterminisme nous conduit tout de même à penser que « les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ». Quels sont donc ces griefs communs que peuvent avoir des peuples arabes dominés d’une main de fer par des dictateurs sans concession, et cette jeunesse européenne vivant en plein cœur de la joyeuse matrice libérale-libertaire et parfois même gouvernée par d’aimables leaders socialistes ?
Il faut se souvenir que c’est d’abord une crise sociale qui mit le feu aux poudres en Tunisie : c’est le suicide du jeune Mohamed Bouazizi choisissant l’immolation après s’être vu confisqué son outil de travail, qui déclencha cette « révolution du jasmin » éminemment contagieuse. Il faut dire que dans ce pays du Maghreb, le taux de chômage global était estimé à 14% fin 2010, mais que celui des jeunes diplômés atteignait presque le double. Par ailleurs, les quelque 25 000 migrants fraîchement débarqués en Italie au grand dam de Claude Guéant et de l’agence Frontex ne sont à l’évidence pas des réfugiés politiques. Après la chute de Ben Ali, seule une solide motivation économique a pu conduire ces tunisiens à tenter l’aventure européenne.
En Europe, personne ne niera que l’épuisement des peuples a également et avant tout des causes sociales. N’en déplaise à ceux que l’amitié a aveuglés au point de leur faire apparaître Dominique Strauss-Kahn en sauveur de la Grèce, le taux de chômage est de 16% dans ce pays, et dépasse 40% chez les jeunes de moins de 25 ans. Quant à l’Espagne, elle peut afficher le triste record d’avoir vu son chômage bondir de 9% à 21% en trois ans, soit dix points de plus que la moyenne européenne. A cela, il convient d’ajouter l’érosion continue du pouvoir d’achat, et l’étrangloir que constituent ces dettes publiques de plus en plus difficilement finançables, en tout cas si l’on compte y parvenir en baissant les salaires et en conservant eu Euro structurellement surévalué, anéantissant dans une même euphorie libérale toute perspective de relance par la demande intérieure comme par les exportations.
Dans le monde arabe, l’étincelle fût économique, et l’explosion fut politique. Rien de tel à redouter chez nous, qui vivons dans de grandes démocraties tellement fières d’elles-mêmes qu’elles n’hésitent pas à s’exporter, même si elles sont également, pour certaines d’entre elles, largement surévaluées. Mais que penser de démocraties où le choix des peuples est sans cesse ignoré ? Que penser, en effet de ces gouvernants socialistes de Socrates à Papandréou en passant par Zapatero, qui mettent en œuvre des politiques économiques d’une rigueur mortifère pour complaire à cette Europe désincarnée supposée leur venir en aide ? Les électeurs socialistes d’Espagne avaient d’ailleurs senti venir le coup, eux qui criaient « ne nous trahis pas » à leur nouveau leader au soir du 14 mars 2004.
Que penser de démocraties où l’on commandite un référendum pour se donner bonne conscience et l’on en confisque le résultat dès lors qu’il ne convient pas ? Alors que nous venons de célébrer discrètement le sixième anniversaire de la consultation volée où le « non » se transforma en « oui » par la grâce du traité de Lisbonne, souvenons-nous que les néerlandais dirent également « non » au projet de traité constitutionnel européen. Souvenons-nous également qu’on fit voter le peuple irlandais quatre fois pour approuver deux traités : celui de Nice, rejeté à 54% en 2001 et approuvé en 2002, et celui de Lisbonne, rejeté en 2008, et approuvé en 2009. A croire que dès lors que des questions européennes sont en jeu, la volonté des peuples devient une variable d’ajustement.
Bien sûr, nous ne ferons pas l’affront aux méditerranéens de l’autre rive de comparer les régimes autoritaires qu’ils endurèrent ou endurent encore avec le diktat des synthèses molles imposées par des technocrates dont on se demande à la fois qui ils sont, et d’où ils tirent l’immense pouvoir qui leur échoit. Mais, si nous avons en Europe le bel avantage de la liberté, au moins les Arabes ont-ils le privilège de pouvoir mettre un visage sur ceux qu’ils veulent chasser.
Que mettront-ils à la place ? Cette question nous taraude, car il semble que les partis dits « islamistes modérés », d’Ennahda en Tunisie aux Frères musulmans en Egypte, aient le vent en poupe sur les côtes Sud de Mare Nostrum. Et cela nous rend sévères. Mais les démocraties balbutiantes doivent probablement faire quelques essais malheureux, avant d’atteindre leur régime de croisière. Ne pêchons pas par excès d’impatience.
Quant à nous, par quoi remplacerions ces sociaux-libéraux et libéraux-libertariens qui se ressemblent et qui s’assemblent dans la vénération commune d’une supranationalité qui les exonère de leurs responsabilités en faisant d’eux les exécutants honteux d’un Empire du moindre mal [1] ? Il semble que les populismes de tout poil aient le vent en poupe sur les côtes Nord de la Méditerranée. Sans doute les démocraties agonisantes sont-elles tentées de faire quelques essais malheureux lorsqu’elles ont tout essayé et que tout semble avoir échoué. Que ceux qui nous exhortent à la vigilance entament dès à présent leur examen de conscience.
Coralie Delaume
[1] Jean-Claude Michéa, L'enpire du moindre mal - Essai sur la civilisation libérale, Climats, 2007
La rechute de l'économie US
06/06/2011 17:27 par rgrs
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La rechute de l'économie US
06/06/2011 17:27 par rgrs
Comme je l'avais dit il y a quelque temps déjà, la croissance économique US va connaître un fort ralentissement, et le premier signe est la dégradation de l'emploi outre-Atlantique les chiffres étant assez mauvais. Le taux de chômage recommence à grimper avec une création d'emploi totalement insuffisante pour absorber l'accroissement de la population active. Et cela au moment où, le gouvernement US continue d'injecter des sommes énormes dans l'économie du pays. Je rappelle que le déficit public estimé en moyenne annuelle pour cette année 2011 est de 8.8%. Et ce n'est qu'une estimation qui se base elle même sur un retour à la croissance. Et cela malgré deux épisodes de Quantitative easing successifs. Si la croissance n'est pas aussi forte que prévu ce qui est très probable, ce déficit sera largement dépassé. Les USA se retrouvent donc devant une contradiction phénoménale soit arrêter l'endettement et plonger l'économie dans une dépression auto-entretenue soit continuer à injecter de la monnaie dans le tonneau des danaïdes. Cette contradiction est bien évidemment le fruit des orientations économiques prises par l'oncle Sam depuis trente ans à savoir un libre-échange total. L'argent injecté par l'économie américaine arrosant en fait de plus en plus l'extérieur de l'économie USA comme nous allons le voir par la suite. La puissance américaine est devenue l'empire de l'endettement, mais elle est prise dans ses contradictions et s'est probablement trop élargie en absorbant les nouvelles puissances émergentes. Les USA arrivaient très bien à dominer leur empire lorsqu'il ne s'étendait que sur l'Europe et le Japon, les excédents de ces deux zones dominées étaient encore supportables. Mais avec l'élargissement vers l'Europe de l'Est, l'Asie émergente et la Chine le morceau est probablement devenu trop gros pour l'économie américaine.
Les USA sont le seul moteur de la demande mondiale
Pour l'instant, cette dégradation de l'économie US ne se ressent pas sur le déficit commercial du pays qui recommence à se creuser depuis mai 2009. La reprise mondiale n'a été possible que parce que les US ont appuyé comme jamais sur l'endettement de leur propre économie. On mesure mal cet accroissement parce que les Américains n'ont pas hésité à en monétiser une bonne part. Lorsque le déficit commercial américain s'est seulement divisé par deux entre juillet 2008 et février 2009 la croissance dans les pays exportateurs comme l'Allemagne, le Japon, ou la Chine s'est effondré. Nous avons affaire là au cœur du fonctionnement de l'économie mondiale. Les USA sont le seul moteur de la demande qu'il vienne à caler et toute la structure s'effondre. Je vous laisse imaginer la situation en Europe et en Asie si les USA se mettaient à équilibrer leur balance commerciale. En 2009 l'Allemagne a vu son PIB reculer de 4.7%, la Chine est passée à 8.4% alors qu'elle était habituée à une croissance de plus de 10%, quant au Japon il recula de 6.3%. Si les USA réduisaient leur déficit à néant, on pourrait facilement imaginer une récession de 8% en Allemagne, une croissance à 5% en Chine et un recul de 12% au Japon. On comprend là tout le ridicule qu'il y a chez certains à réclamer de la rigueur aux USA alors qu'une telle politique produirait à court terme un effondrement des principaux donneurs de leçon comptable de la planète.
Nous en revenons donc toujours à cette question. Pourquoi les nations du reste du monde préfèrent-elles l'asservissement par la dette US? D'où vient cette esprit de servitude volontaire qui conduit toute l'humanité à dépendre ainsi de la capacité des USA à s'endetter indéfiniment? On pouvait croire que la crise allait mettre fin à cette situation, il semble pourtant que le système reparte de plus belle en atteignant des niveaux toujours plus incroyables de déséquilibre. Les Européens et les Asiatiques préférant continuer à torturer leur propre population pour acquérir leurs précieux excédents commerciaux, plutôt que de tirer leur croissance de leur demande intérieure. La raison principale est probablement dans le fait que cette orientation économique permet aux élites des différents pays excédentaires d'avoir de la croissance sans avoir à augmenter les salaires et sans avoir à mieux répartir les richesses. L'inconvénient c'est de devoir supporter la lourdeur de la puissance américaine sur les épaules.
Bientôt une rechute de l'économie mondiale?
Cependant, cette stratégie visant à faire des USA l'état keynésien de la planète entière (expression utilisée par Emmanuel Todd dans « Après l'empire ») a un énorme point faible. L'accumulation de déficits commerciaux rend de moins en moins efficaces les plans de relance américains, comme je l'avais expliqué dans ce texte sur le multiplicateur keynésien. L'affaiblissement de l'efficacité des plans de relance est aujourd'hui palpable, elle décline continument depuis l'époque de Reagan. Avec une franche accélération depuis le début des années 2000. Déjà à l'époque de Bush la croissance américaine après la bulle internet a mis plus de temps qu'à l'accoutumée pour reprendre son souffle et elle a connu une croissance au final assez lente au prix d'une bulle immobilière énorme. Comme les déséquilibres commerciaux du pays n'ont cessé de croitre, une part de plus en plus importante de la masse monétaire sort chaque année du pays. Pour maintenir la croissance, il faut donc que l'état américain injecte des sommes de plus en plus importantes pour maintenir le dynamisme économique à un niveau suffisant. À l'heure actuelle malgré un déficit record et deux QE successifs le chômage recommence à croitre et la croissance retombe. Il faudra donc que les USA aillent plus loin encore avec un troisième QE s'ils veulent toujours maintenir leur système de libre-échange total.
On peut conclure de cette situation que les pays excédentaires sont devenus trop gros et trop nombreux pour que les USA arrivent à en supporter les effets. Et pour cause, les USA ne représentent plus qu'un quart du PIB mondial. Une part qui décroit d'ailleurs chaque année. Il est normal que leur influence décroisse et que leurs plans de relance aient de moins en moins d'effets à l'échelle planétaire. Les autres régions du monde devraient prendre leurs responsabilités, mais elles préfèrent se comporter en prédateur commercial. La politique de Quantitative easing actuelle n'est qu'une réponse à ces déséquilibres monstrueux que l'économie américaine est obligée de supporter. Bon nombre d'économistes pensent que cette politique va nous mener à une hyperinflation mondiale, en réalité cette politique nous a évité pour l'instant une déflation planétaire. Déflation résultant des politiques mercantilistes agressives d'une partie croissante de bon nombre de pays et de la déflation salariale provoquée par le libre-échange entre des zones économiques très hétérogènes. Encore une fois, le déficit américain permet la mondialisation de fonctionner s'il venait à disparaître, s'en serait fini de la mondialisation. Malheureusement, il y a peu de chance pour que nous connaissions une sortie par le haut de cette situation, nous le voyons rien qu'à l'échelle européenne. L'Allemagne et les autres pays excédentaires continuant à tirer la couverture à eux tout en nourrissant les mécanismes qui mettront fin à la monnaie unique.
On dit souvent que la crise des années 30 fut le résultat du retour du protectionnisme, quiconque est bien informé sait qu'il n'en est rien. Le protectionnisme fut la nécessaire politique menée par les pays qui ne pouvaient plus supporter les excédents d'autres nations. Nous vivons exactement le même phénomène. Les pays en déficit doivent soit suivre les pays excédentaires et comprimer leur demande intérieure en provoquant misère et chômage ainsi qu'une délation à l'échelle planétaire. Soit se protéger pour permettre un retour à leur demande intérieure sans avoir à se soucier de leurs déséquilibres commerciaux. L'Amérique est aussi dans cette situation, elle doit de plus compter sur le plan intérieur avec une extrême droite libertarienne prônant des politiques qui seraient en pratique suicidaire pour l'oncle Sam. On imagine si les USA essayaient à leur tour de devenir excédentaires dans quel état se retrouverait l'économie mondiale. C'est d'autant plus vrai que comme vous pouvez le voir ci-dessous le Baltic Dry, qui est un bon indicateur de l'évolution du commerce mondial, est loin d'avoir rejoint son niveau d'avant crise.
On peut aussi imaginer un scénario étrange autre que celui du retour du protectionnisme américain ou d'une déflation planétaire. Ce scénario serait celui évoquer par Todd dans l'ouvrage précédemment cité, de l'arrivée à complétude de l'empire américain. Les USA n'équilibreraient plus du tout leurs comptes extérieurs et se contenteraient d'émettre indéfiniment de la monnaie pour couvrir leurs déséquilibres. Todd ne croyait pas vraiment à un tel scénario, mais qui sait ? On objectera que le dollar devrait tomber, mais force est de constater que trop de monde à intérêt à court terme à le maintenir. L'euro ne risque pas de le remplacer et la Chine est tout aussi obsédée que le Japon ou l'Allemagne par ses excédents pour courir le risque de changer le système. L'Amérique est peut-être en passe de devenir une espèce de banque du monde vis-à-vis de laquelle nul ne se demande d'où viennent ses prérogatives. Est-ce si inimaginable? Nous qui vivons déjà dans un monde étrange où des acteurs privés peuvent faire des bénéfices en prêtant de la monnaie qu'ils n'ont pas par un simple jeu d'écritures.
Yann
http://lebondosage.over-blog.fr/article-la-rechute-de-l-economie-us-75772536.html