Sortie ordonnée de l’euro : la dernière chance a sonné !
27/05/2011 18:46 par rgrs
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Sortie ordonnée de l’euro : la dernière chance a sonné !
27/05/2011 18:46 par rgrs
L’Union économique et monétaire et sa clé de voûte, l’euro, étaient censées apporter partout la prospérité et favoriser la convergence des pays membres.
Après un an d’une irréversible dégringolade économique et sociale, le triste spectacle d’une Grèce aujourd’hui acculée à vendre dans la panique ses services publics et autres « bijoux de famille » pour faire croire à sa solvabilité, met cruellement en relief toute l’étendue de cette erreur.
Que restera-t-il à vendre après ? Des îles, des vestiges antiques, les symboles nationaux comme le Parthénon ? « La liberté ou la mort » proclamait pourtant la devise de la République hellénique…
Après avoir prétendu sauver la Grèce par d’effarantes politiques de déflation dont on connait pourtant les effets catastrophiques depuis la Grande crise des années 1930, voilà maintenant les dirigeants et banquiers européens qui réclament son pillage, sa vente par morceaux, pendant qu’il en est encore temps.
Mais ce n’est pas ce pays qu’ils veulent sauver, c’est une monnaie unique à bout de souffle et un système bancaire reposant tout entier sur « l’arnaque de l’euro », comme je l’ai décrit dans mon dernier livre. Cela ne marchera pas plus aujourd’hui qu’il y a un an car on ne résout pas une crise de surendettement par un endettement supplémentaire, prohibitif de surcroît, ce en empêchant toute dévaluation monétaire, seul moyen connu dans l’histoire pour rétablir la compétitivité et la solvabilité d’un pays au bord du défaut.
Depuis un an, les « sachants » de Bruxelles nous ont successivement assurés qu’il n’y avait pas de problème en Grèce, pas de difficulté en Irlande, pas de crise des dettes souveraines en Europe puis de l’euro, pas de besoin du Portugal en plan de soutien et, enfin, qu’il n’y aura pas de restructuration de la dette grecque. Cet ultime mensonge étant, à son tour, sur le point de tomber, il n’est que temps de saisir la dernière chance d’une sortie organisée de l’euro.
Nicolas Dupont Aignan
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Sortie-ordonn%C3%A9e-de-l%E2%80%99euro-%3A-la-derni%C3%A8re-chance-a-sonn%C3%A9-%21
Candidature officielle de Christine Lagarde au FMI : DLR s’inquiète d’une tentative de mise à l’abri judiciare
27/05/2011 18:40 par rgrs
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Candidature officielle de Christine Lagarde au FMI : DLR s’inquiète d’une tentative de mise à l’abri judiciare
27/05/2011 18:40 par rgrs
COMMUNIQUE DE PRESSE
Candidature Lagarde : une manœuvre pour mettre à l’abri la ministre
L’annonce de la candidature de Christine LAGARDE à la tête du FMI est une mauvaise nouvelle pour l’Europe, la France et la morale publique.
On pouvait espérer une personnalité capable de protéger les peuples et on hérite de la VRP d’un système financier à bout de souffle.
Madame LAGARDE a défendu bec et ongles les plans de sauvetage des banques qui asphyxient et ruinent des pays comme la Grèce, le Portugal et bientôt l’Espagne.
Il y a un an, elle avait promis à la représentation nationale que les 17 milliards d’euros de prêt français à la Grèce seraient remboursés.
Aujourd’hui, il est clair que les contribuables ne retrouveront jamais la totalité de leur argent, la Grèce étant totalement asphyxiée par le plan européen.
Au final, comment s’empêcher de voir dans cette candidature une manœuvre du Président de la République pour mettre à l’abri la ministre mise en cause dans l’affaire Tapie ?
Nicolas DUPONT-AIGNAN - Député de l’Essonne - Président de Debout la République
http://www.debout-la-republique.fr/FMI-NDA-met-en-garde-contre-une.html
Espagne, Grèce : vers un printemps européen ?
21/05/2011 15:52 par rgrs
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Espagne, Grèce : vers un printemps européen ?
21/05/2011 15:52 par rgrs
La crise des dettes souveraines en Europe a entrainé des plans d’austérité violents pour la Grèce, l’Irlande et le Portugal, poussant une partie de la population à manifester dans la rue. Bien que n’ayant pas encore à subir la tutelle du FMI, de la BCE et de la Commission, l’Espagne se révolte également.
Au centre, la croissance introuvable
L’Europe et la zone euro se retrouve face à une double impasse. La première concerne les pays occidentaux. L’ouverture commerciale anarchique a provoqué une désindustrialisation et une délocalisation massives, vers l’Asie comme vers les pays d’Europe orientale. Ce mouvement explique le maintien d’un chômage de masse dans l’ensemble de la zone euro et une stagnation de 90% des salaires, mis en concurrence avec des pays où le SMIC est 10 à 30 fois plus bas.
Bref, la partie occidentale de l’Europe avait déjà un gros problème de modèle de développement économique avant 2008, qui y a ajouté une crise majeure des finances publiques. En outre, le « succès » des deux pays cités en exemple pendant les années 2000, Grande-Bretagne et Espagne, a été largement relativisé. Ces deux pays ont très largement vécu à crédit et ont profité de bulles financières et immobilières et ont aujourd’hui la gueule de bois.
A la périphérie, une grande régression sociale
Mais la situation est encore pire pour les pays de la périphérie de la zone euro. Si la baisse des taux a temporairement baissé le coût de la dette publique, elle a aussi provoqué une croissance à crédit et inflationniste qui a détérioré la compétitivité de ces pays. Ils sont aujourd’hui coincés dans une situation intenable, entre une dette devenue trop lourde avec la hausse des taux et des balances commerciales déficitaires, sans possibilité de dévaluer pour la rééquilibrer.
Face à cette situation, l’Europe propose un cocktail amer de financement de la dette à la place des marchés et de plans d’austérité pour redresser les finances publiques. A défaut de pouvoir relancer la croissance en dévaluant, les plans d’austérité sont extrêmement sévères, ce qui approfondit la récession et rend plus difficile l’assainissement budgétaire : le déficit 2010 de la Grèce a atteint 10.5% contre une prévision initiale de 8.1%, qui sera dure à atteindre… en 2011.
Vers une révolte populaire
Bref, la situation semble intenable puisque les solutions aux problèmes financiers des pays aggravent ces mêmes problèmes au lieu de les régler. En outre, les peuples se voient imposer une régression sociale violente, une envolée du chômage, une baisse du pouvoir d’achat et une diminution des aides sociales. L’Espagne, qui était pourtant le bon élève de l’Europe dans les années 2000, s’impose le même régime pour éviter de demander l’aide du FMI et de l’Europe.
Mais les peuples en ont logiquement assez de payer aussi durement une crise alors que les institutions financières, largement aidées par l’argent public, sont revenues à leur indécente normalité. Le sentiment d’injustice pousse à la révolte, d’où les manifestations en Grèce et en Espagne. Et après la rue, cette révolte pourrait se retrouver dans les urnes, comme on l’a vu en Islande ou en Irlande. Ce n’est plus qu’une question de temps dans cette Europe.
Bien sûr, la comparaison avec les pays arabes peut paraître osée, néanmoins, une colère populaire se fait jour pour se révolter contre ce système économique ubuesque, inefficace, instable et injuste. Cette Union Européenne antisociale approche de sa fin.
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
Quand Jean-Marie Le Pen oublie qu'il a porté des menottes
21/05/2011 15:33 par rgrs
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Quand Jean-Marie Le Pen oublie qu'il a porté des menottes
21/05/2011 15:33 par rgrs
Debout au milieu du restaurant qui accueille les adhérents de la fédération FN de Paris ce mercredi 18 mai, Jean-Marie Le Pen, en verve et en forme, jette en pâture petites phrases et blagues graveleuses aux journalistes venus guetter d’éventuels dérapages. L’affaire DSK semble inspirer le président d’honneur, pour le plus grand plaisir de l’assistance. « C’est toujours une bonne nouvelle de voir un voyou avec des menottes ! », jubile le fondateur du Front. Rires, applaudissements, le public se régale et dès le lendemain, la saillie fait le tour du Net et des journaux.
Jeudi 19 mai, invitée sur Radio Notre Dame, Marine Le Pen n’échappe pas à la question : « Est-ce que vous souscrivez à 100 % à cette déclaration ? » Apparemment embarrassée par la sortie audacieuse de son paternel, la présidente du Front prend ses distances en déclarant : « Non mais enfin personne ne souscrit à 100% à une déclaration qu’il n’a pas prononcée, chacun s’exprime avec sa sensibilité, son parcours et son positionnement. »
Justement, Jean-Marie Le Pen aurait-il oublié « son parcours » ? En 1987, le leader frontiste participe à un voyage aux Etats-Unis avec ses compagnons de route de l’époque, Jean-Marie Le Chevallier, alors député européen, et Pierre Ceyrac, alors membre de la secte Moon et député du Nord. Objectif de cette petite escapade : rencontrer Edgar Bronfman, président du Congrès juif mondial, et ainsi normaliser les relations du Front national avec la communauté juive (ndlr : le voyage a lieu avant que Jean-Marie Le Pen ne déclare que « les chambres à gaz sont un point de détail de l’histoire de la Seconde guerre mondiale »).
Pendant son séjour, Le Pen se fait offrir par un ami américain une statuette et un revolver. Le jour du retour, le président frontiste, également président de groupe à l’Assemblée nationale et au Parlement européen, glisse l’arme dans sa valise dans l’espoir de s’éviter les tracas de la procédure classique de rapatriement d'une arme. Mais malgré les précautions prises par son propriétaire, les douaniers de l'aéroport de New-York découvrent le revolver. « Ils ont interpellé Le Pen, l'ont jeté au sol et menotté, rapporte un ancien proche. Après 24 heures passées au commissariat, il a retrouvé sa liberté grâce à l’intervention du consul de France. » De son côté, soucieux que la presse ne relate pas l’incident, Le Chevallier confisque l’appareil photo de Ceyrac contenant des clichés de Le Pen menotté.
Voilà un épisode fâcheux que Le Pen a sans doute oublié… Dommage, les militants auraient certainement apprécié le récit des aventures fantastiques du « vieux lion » en Amérique.
Laureline Dupont - Marianne
Police, gendarmerie : des chiffres cruels
21/05/2011 15:28 par rgrs
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Police, gendarmerie : des chiffres cruels
21/05/2011 15:28 par rgrs
Que ce soit les effectifs ou le budget, les chiffres sont en chute libre pour la police et la gendarmerie. Le budget de fonctionnement de la gendarmerie a, par exemple, baissé de de 18% entre 2006 et 2010.
( wikimedia commons - Austrian Government/Ministry of Interior - cc )
On savait que la police et la gendarmerie voyaient fondre leurs effectifs, comme toutes les autres administrations. Le budget de fonctionnement des services, celui qui permet de renouveler les voitures, d’y mettre de l’essence, d’entretenir le matériel, est lui aussi en baisse, dans des proportions qui commencent à sérieusement inquiéter le personnel. La police et la gendarmerie sont concernées, à l’heure où le nouveau ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, multiplie les plans pour colmater les brèches, notamment à Marseille.
Selon les chiffres en notre possession, le budget de la police, hors rémunérations, a baissé de 10 % entre 2006 et 2010, soit une chute de 8,5 % en quatre ans pour le seul fonctionnement. Les dépenses de fonctionnement et d’équipements des directions départementales et des circonscriptions de sécurité publique ont été réduite de 2,1 % en 2008, elles sont restées stables en 2009, mais ont été amputées de 25 % en 2010. Les moyens débloqués en début d’année ne permettent pas de tenir 12 mois. Pour combler, on rogne sur le matériel de protection, les moyens de la police technique et scientifique, la maintenance des locaux et les moyens informatiques. Des restrictions « opérées à l’aveugle, de façon très bureaucratique », affirme un haut fonctionnaire.
La baisse des budgets de fonctionnement et d’équipement a été encore plus forte dans la gendarmerie, avec une chute de 18 % entre 2006 et 2010. Bien en peine de rogner sur le fonctionnement, les patrons ont taillé dans les investissements, qui ont chuté de 60 %. En matière immobilière, les crédits manquent pour entretenir des bâtiments souvent vétustes, notamment ceux dans lesquels logent les gendarmes et leurs familles.
De quoi ramener sur terre ceux qui s’apprêtent à faire valoir leur bilan à l’approche de l’élection présidentielle !
Frédéric Ploquin - Marianne
Libye: faut-il parler d'enlisement ?
21/05/2011 15:23 par rgrs
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Libye: faut-il parler d'enlisement ?
21/05/2011 15:23 par rgrs
Depuis le 19 mars, l'aviation française a effectué 1800 sorties - soit une trentaine par jour - dont la moitié pour des missions d'attaque au sol.

Les frappes aériennes contre les forces du colonel Kadhafi, qui ont débutées le 19 mars, entrent aujourd'hui dans leur troisième mois. Quel bilan au terme de deux mois de guerre ?
Beaucoup évoquent un enlisement. Ils oublient un peu vite que Clausewitz affirmait qu'il y avait deux types de victoires possilbes : par anéantissement et par épuisement. Notre époque médiatique est impatiente et ne conçoit plus la victoire militaire que quasi-instantanée. Au troisième jour de la guerre, on évoque généralement les risques d'enlisement...
D'autres ne conçoivent de victoire que terrestre : certes, la décision se joue, au final, au sol. Mais là encore, il n'est pas toujours besoin d'un corps blindé-mécanisé (action directe). Des opérations indirectes (appui aux forces locales) peuvent suffire. Evidemment, derrière ces questions stratégiques se jouent l'allocation des (rares) crédits militaires : combien pour l'aviation, combien pour l'infanterie, combien pour les forces spéciales ?
Que voyons nous en Libye ? Kadhafi est toujours là mais ses forces semblent sérieusement affaiblies. Sur le terrain, la situation est gelée. La ville de Misrata reste sous le contrrôle des insurgés et les forces loyalistes sont incapables de mener des offensives en direction de Benghazi. Les troupes kadhafistes n'ont plus l'initiative et on sait l'importance de cette notion à la guerre. En face, les insurgés n'ont pas (encore?) l'initiative militaire. La formation d'une armée "rebelle" a été sérieusement prise en main par quelques grands pays, dont la France mais aussi l'Egypte ou le Qatar, et ces efforts finiront par porter leurs fruits. Un seul exemple : la France a fourni un stock de gilets pare-éclats convoyés par cargo depuis Toulon. Lorsque la troupe insurgée sera formée - ce qui n'est pas le cas - nous verrons vite les premières images des combattants rééquipés de pied en cap...
Au niveau militaire, les frappes aériennes n'ont pas encore permis la chute de Kadhafi. Faut-il s'en étonner ? Rappelons qu'au Kosovo, il a fallu 78 jours de campagne pour convaincre Milosevic de céder. Nous n'en sommes qu'à 61. Et l'intensité des frappes était alors plus de trois fois (3,3 exactement) supérieure à celle d'aujourd'hui, si l'on se rapporte au nombre de sorties. [Kosovo : 37465 sorties dont 10.484 de frappes en 78 jours]. Selon les chiffres de l'Otan - qui ne comptabilise les actions que depuis le 31 mars - la moyenne quotidienne est de 142 sorties dont 55 pour des frappes. Les deux théatres sont différents : la Libye est plus vaste que la Serbie mais plus "transparente". Il est moins facile de se cacher sur la route côtière que dans les collines boisées du Kosovo.
Avec les frappes aériennes, et un peu navales, l'attrition des forces kadhafistes se poursuit de manière inexorable. Quel sera le point de rupture ? On l'ignore mais les destructions finissent par faire mal lorsqu'elles se répètent chaque jour durant de longues semaines. Mercredi, ont ainsi été attaqués : un centre d'entrainement, trois noeuds de communication et de contrôle, deux chars, un obusier et un dépot de munitions.
Depuis le début des opérations, l'aviation française a effectué 1800 sorties - soit une trentaine par jour - dont la moitié pour des missions d'attaque au sol. Le nombre d'heures de vol est estimé à 7200. Soit des vols d'une durée moyenne de 4 heures.
La France réalise 20 % des missions de la coalition et environ 30% des frappes.
A noter enfin, l'excellence des moyens militaires engagés : la France dispose aujourd'hui d'une force aérienne (Air et Marine) capable de frappes de précision à longue distance pendant de longues semaines. La disponibilité apparait bonne et la machine tourne. Certes, trente sorties par jour, ce n'est pas la bataille d'Angleterre ! Mais force est constater qu'aucune autre force aérienne européenne n'est aujourd'hui capable de faire aussi bien.
Les salaires deviendront-ils la future variable d'ajustement de la conjoncture ?
20/05/2011 14:21 par rgrs
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Les salaires deviendront-ils la future variable d'ajustement de la conjoncture ?
20/05/2011 14:21 par rgrs
Les salariés pourraient-ils voir leurs rémunération varier à la hausse comme à la baisse en fonction de l'activité ? En tous cas c'est la dernière idée en vogue à l'UIMM, le patronat de la métallurgie !
Un de mes anciens employeurs, expliquait tous les matins à ses troupes, la chance qu'ils avaient de profiter de ses locaux (au demeurant, mal chauffés en hiver) et de toucher en toute insouciance, un salaire (les plus bas de la profession) alors que lui, ne connaissait que les tourments, des affaires fluctuantes ! Ce qui l'amenait, à la fin de chaque mois, lorsqu'il distribuait les bulletins de salaires, à nous déclarer : « On ne devrait payer les employés que lorsque l'entreprise a de l'activité » !
Bien entendu, en fin d'année positive, en ce qui concerne une distribution, même symbolique des bénéfices, nous devions nous limiter à un ... discours sur le bonheur, que nous aurions à ... recommencer un nouvel exercice ... coûteux pour la trésorerie de l'entreprise !
Et bien, le rêve de ce monsieur, pourrait bien devenir une réalité, si on en croît l'information, révélée ce matin, par Marc Landré, un des meilleurs spécialistes des sujets sociaux, au Figaro !
En effet, on apprend que l'UIMM propose : « (...) d'ajuster temporairement la durée du travail et les rémunérations des salariés, à la hausse comme à la baisse, en fonction de la conjoncture »
Pour ceux qui ignoreraient encore qui est l'UIMM, il faut leur expliquer qu'il s'agit, d'une : « organisation professionnelle dont la vocation est de représenter et de promouvoir les intérêts des entreprises de la métallurgie de toutes tailles et couvrant de nombreux secteurs d’activités (...) l’industrie automobile, le nucléaire, la construction navale, aéronautique, spatiale et ferroviaire, la fabrication d’équipements ménagers, la construction mécanique, la métallurgie et la transformation des métaux, ou encore les industries des composants et des équipements électriques et électroniques, auxquels peuvent être associées les entreprises de services à l’industrie (...) » - Source UIMMOutre être un des plus gros employeurs de France, l'UIMM s'est illustré par des : « (...) retraits suspects de 16,5 millions d’euros retirés en liquide entre 2000 et 2007 (...) semble t-il destinés à « fluidifier le dialogue social » et d'avantages financiers indus, comme : contrats d'assurance-vie payés par l'organisation patronale, complément de retraite (en liquide), au profit de quelques uns de ses membres
Néanmoins, après que L'UIMM, soupçonnée d'avoir versé des primes non déclarées à des salariés entre 2004 et 2007, ait été mise en examen pour : travail dissimulé, en 2010, Frédéric Saint-Geours, son nouveau président, affirmait que tout était rentré dans l'ordre. Dont acte !
C'est le même Frédéric Saint-Geours qui selon Marc Landré, aurait présenté, jeudi, lors de la convention de l'UIMM, un document préparatoire au « Manifeste pour l'industrie » qu'elle compte : « (...) présenter à l'automne dans le cadre de la présidentielle »
Outre les pistes pour : « (...) limiter le coût et l'impact de l'assurance-chômage » et la « redéfinition du licenciement économique », il faut être attentif, à une des propositions, qui pourrait, si elle était reprise dans le programme électoral du parti qui gagnera les élections de 2012, réserver une bien mauvaise surprise aux salariés !
Quelle est-elle ?
L'UIMM a confié à Pierre Cahuc (coauteur avec Gilbert Cette et André Zylberberg d'un rapport « Salaire minimum et bas revenus » et qui recommandait au gouvernement de : remettre en cause les règles d'indexation du salaire minimum et plus récemment, avec Francis Kramarz d'un rapport recommandant la création d'un contrat de travail unique ) la responsabilité de la rédiger Il propose de :
« (...) donner plus de marges de négociation aux partenaires sociaux dans l'entreprise, en permettant via un accord collectif d'«ajuster temporairement la durée du travail et les rémunérations des salariés, à la hausse comme à la baisse, en fonction de la conjoncture». Bref, pouvoir augmenter salaires et temps de travail quand l'entreprise fait face à une hausse temporaire de ses commandes… et les baisser en période de vaches maigres. «De tels ajustements ont contribué à amortir l'impact sur l'emploi de la récession de 2008 en Allemagne, plaide Pierre Cahuc (...) »
Une remarque au passage : Il n'est pas question dans ce raisonnement de voir les salaires augmenter mais plutôt de faire travailler plus d'heures rémunérées en période de pointe. Donc : Exit les heures supplémentaires ! Ce qui équivaut à toucher la même chose en ... le répartissant sur l'année entière !
Autres conséquences pour les salariés d'une telle proposition ?
Première conséquence : Dans la mesure où la négociation ne serait plus nationale mais entreprise par entreprise, il y aurait une grande disparité d'accords dont la qualité risque d'être très inégale !
Deuxième conséquence, la pire ! : Obliger les salariés à gérer leur budget au gré des fluctuations économiques alors que ceux-ci n'ont absolument pas la même faculté que les entreprises à négocier avec leur banque pour payer leurs charges et dettes !
Une « grande idée » que nous pourrions bien retrouver, dans les programmes électoraux de l'UMP et des quelques centristes dissidents, pour 2012. A vous d'être attentifs !
SLOVAR
Crédit image : Rodho
http://slovar.blogspot.com/
Affaire DSK: "Je n'exclus aucune hypothèse. Mais dans le moment présent, il faut avoir un principe clair, celui de la présomption d'innocence"
20/05/2011 14:12 par rgrs
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Affaire DSK: "Je n'exclus aucune hypothèse. Mais dans le moment présent, il faut avoir un principe clair, celui de la présomption d'innocence"
20/05/2011 14:12 par rgrs
Jean-Pierre Chevènement était sur le plateau de "Parlons-en" sur LCP mercredi 19 mai. Voici l'extrait de l'émission où il s'est exprimé sur l'"affaire Dominique Strauss-Kahn" et la dépêche AFP associée.
Dépêche AFP: Affaire DSK: "c'est comme ça qu'a commencé l'affaire Dreyfus" (Chevènement), 19 mai 2011, 18h16.
Le président d'honneur du MRC (Mouvement républicain et citoyen) Jean-Pierre Chevènement "n'exclut aucune hypothèse" dans l'affaire visant Dominique Strauss-Kahn, en soulignant que "c'est comme ça qu'a commencé l'affaire Dreyfus"
"Il faut défendre la présomption d'innocence", a-t-il déclaré dans l'émission "Parlons en", diffusée dimanche sur LCP et disponible dès jeudi sur son site internet.
"Le système accusatoire américain, c'est-à-dire l'alimentation de la presse, des médias, par la police de façon à faire plier l'accusé me paraît quelque chose qu'il ne faut surtout pas transposer à la France, comme M. Sarkozy en avait manifesté l'intention quand il a proposé la suppression du juge d'instruction", a dit le sénateur du Territoire-de-Belfort.
"Je n'exclus aucune hypothèse. On peut très bien soudoyer une personne, je connais l'existence d'officines louches. Je sais que ça existe", a lancé l'ancien ministre de l'Intérieur, qui "n'exclut pas" l'hypothèse d'une machination.
M. Chevènement "ne dit pas cette jeune femme n'a pas aussi subi des traitements inacceptables, s'ils étaient avérés. C'est aussi une possibilité. On peut aussi réserver d'autres hypothèses qui relèvent de la pathologie".
"Mais dans le moment présent, il faut avoir un principe clair", à savoir la défense de la présomption d'innocence. "C'est comme ça qu'a commencé l'affaire Dreyfus, je vous rappelle ! Au départ, presque tout le monde le condamnait et il a fallu de longues années pour qu'il soit innocenté".
"J'espère que Dominique Strauss-Kahn a de bons arguments à produire. Pour le moment, je ne les ai pas entendus, sauf à travers une lettre où il proclame son innocence", a ajouté M. Chevènement.
En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, de confession juive, avait été condamné pour trahison avant d'être finalement innocenté 12 ans plus tard.
Jean Pierre Chevènement
Le FN va présenter aux législatives un tiers de candidats extérieurs
20/05/2011 14:00 par rgrs
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Le FN va présenter aux législatives un tiers de candidats extérieurs
20/05/2011 14:00 par rgrs
Marine Le Pen multiplie les appels du pied en faveur des partis souverainistes, républicains et gaullistes qui gravitent entre son parti et l’UMP
Plusieurs petites formations semblent prêtes à s’allier avec le FN, ce qui n’est pas le cas de Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan
Marine Le Pen poursuit sa volonté d’ouverture du Front national. Lundi 16 mai, le bureau politique du parti d’extrême droite a ainsi acté la constitution d’une « vaste coalition destinée à soutenir la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle et à créer un bloc patriotique et républicain, qui constituera la majorité de demain ».
Aux élections législatives, « un tiers des circonscriptions » sera donc réservé « à des personnalités qui rejoindraient le grand rassemblement patriotique qu’il appelle de ses vœux pour les législatives ». Parmi les personnalités pressenties figure notamment l’avocat Gilbert Collard, issu du Parti radical.
De fait, la présidente du FN multiplie les clins d’œil en direction des souverainistes, des républicains et des gaullistes. Dans son dernier discours du 1er mai, Marine Le Pen n’a pas hésité à citer Robespierre et à mentionner le général de Gaulle. Des hommages inédits au sein d’un parti dont nombre de militants sont issus du courant contre-révolutionnaire, cultivent la nostalgie du maréchal Pétain ou de l’Algérie française.
Vendredi dernier, à l’occasion d’une conférence de presse sur le thème du pouvoir d’achat, Marine Le Pen s’est en outre référée à Philippe Séguin, sous l’œil approbateur de l’un de ses conseillers anonymes extérieurs au FN, « François », issu des rangs chevènementistes.
« La déshérence de la mouvance villiériste et pasquaïenne »
« Des discussions de terrain sont en cours avec des patriotes de droite et de gauche », confirme Louis Aliot, vice-président du FN, en insistant surtout sur « la déshérence de la mouvance villiériste et pasquaïenne ». Fondé par l’ancien parlementaire européen souverainiste Paul-Marie Coûteaux, le Rassemblement pour l’indépendance de la France a notamment proposé, dès le 19 mars, « la constitution, en vue des législatives de 2012, d’une alliance électorale réunissant tous les mouvements patriotiques, dans le respect de leurs priorités et thèmes propres ».
« Nous sommes dans des négociations sur un accord électoral global et sur une plate-forme gouvernementale mais nous ne voulons pas seulement être la caution gaulliste d’une Marine Le Pen cherchant à briser le cordon sanitaire autour de son parti », explique Nicolas Stoquer, président du Rassemblement pour la France.
Ce dernier parti avait déjà soutenu aux élections cantonales la candidature de l’ancien maire de Nice Jacques Peyrat, aux côtés des Identitaires (Nissa Rebela), du FN et de l’Union républicaine populaire, créée par Christian Jeanjean, maire de Palavas-les-Flots et ancien député. Un soutien qui avait toutefois provoqué quelques « dissensions », notamment l’éloignement de Jean-Claude Caron, conseiller général de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).
Des « différences majeures avec l’idéologie du FN »
À droite, le FN bute cependant encore sur le refus du principal parti de cette mouvance, Debout la République du député Nicolas Dupont-Aignan. Invité jeudi 12 mai de l’émission « Face aux chrétiens », celui-ci, également candidat à l’élection présidentielle, a en effet mis en avant des « différences majeures avec l’idéologie du FN ». Tout en ne fermant pas totalement la porte pour l’avenir, « si Marine Le Pen abandonne complètement » le discours « stigmatisant une communauté ou sous-entendant qu’il y a des Français qui le seraient moins que d’autres ».
Reste à savoir jusqu’à quel degré d’adhésion aux fondamentaux du FN les nouveaux alliés devront se conformer. En particulier sur des questions particulièrement clivantes comme l’acquisition et la déchéance de la nationalité ou encore la préférence nationale pour l’emploi et les aides sociales. Tout en se déclarant « mariniste », Gilbert Collard s’est par exemple démarqué du FN en se déclarant dans Valeurs actuelles « fondamentalement hostile à la peine de mort ». Pas sûr que les militants du FN s’y retrouvent.
LAURENT DE BOISSIEU
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Le-FN-va-presenter-aux-legislatives-un-tiers-de-candidats-exterieurs-_NG_-2011-05-17-616402
L'économie allemande en quelques chiffres
19/05/2011 18:03 par rgrs
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L'économie allemande en quelques chiffres
19/05/2011 18:03 par rgrs
On va s'attaquer à la nouvelle vache sacrée des médias français, économie allemande. Voici quelques chiffres qui, je crois, parlent mieux qu'un long discours soporifique auquel mes lecteurs sont habitués. Et c'est un complément à mes textes précédents ainsi qu'aux analyses de Jacques Sapir sur le futur éclatement de la zone euro. Ces chiffres proviennent du site officiel des statistiques allemandes que vous pouvez trouver à cette adresse.
1- Le commerce extérieur
C'est vraiment le point qui fait baver nos européïstes les plus fous. L'Allemagne montrerait que l'euro n'est pas surévalué puisqu'elle a des excédents, alors que la France, ou pire les pays latins, affichent des déficits commerciaux. Ces derniers ne seraient dus qu'au laxisme économique, à leur latinité en quelque sorte. On perçoit d'ailleurs souvent dans ces réflexions ont un je ne sais quoi de penser racialiste et hiérarchisante, qui nous rappelle effectivement les heures les plus sombres de notre histoire. Sauf que dans ce cas elles ne sont pas le fait d'une extrême droite officielle, mais bien de nos propres dirigeants. Cette affaire de l'excédent allemand a en effet relancé la germanophilie délirante de certains . Pourtant un regard neutre et impartial posé sur les statistiques allemandes dément totalement la thèse de la grande résistance allemande à l'euro fort ou à la concurrence asiatique. L'Allemagne est surement le pays occidental le plus résistant, mais il perd lui aussi face à l'ogre chinois. Seulement l'Allemagne compense en détruisant ses voisins particulièrement la France, la GB et l'Italie.
Comme vous pouvez le constater sur ce tableau provenant de ce document, les premiers excédents que possède l'Allemagne sont essentiellement produits avec pays membre de l'Union européenne. Et sur les dix premiers excédents de l'Allemagne, il y a cinq membres de la zone euro. On peut d'ailleurs ajouter la Pologne qui n'est certes pas membre, mais dont la monnaie a été stupidement collée à l'euro par les élites de ce pays qui rêvent d'entrer dans la zone euro. Il suffit de voir l'évolution du zloty face au dollar et à l'euro pour voir que monétairement la Pologne est déjà congelée dans la monnaie unique.
Comme on peut le voir sur ce graphique, la Pologne fait déjà partie de la zone euro en pratique puisque sa monnaie suit la nôtre. Elle est dans la même situation que la France dans les années 90 avec son franc fort de triste mémoire.
Si maintenant nous nous intéressons aux déficits commerciaux allemands, on s'aperçoit qu'étrangement l'Allemagne connait des déficits avec la Chine. Oui vous savez le pays dont on nous dit que l'Allemagne tire sa croissance. En fait d'un point de vue commercial, l'Allemagne a presque autant de problèmes avec la Chine que nous, seulement grâce à ses excédents avec d'autres états essentiellement occidentaux et européens, elle peut le cacher. Puisqu'en faisant l'addition on arrive à un colossal excédent de 155 milliards d'euros pour 2010.
2-La croissance économique
Autre chimère, celle de croire que la croissance allemande a été dynamique ces dix dernières années, c'est complètement faux. En réalité, l'Allemagne a maintenant une croissance extrêmement instable avec des années fortes, et des années faibles, voire négatives. C'est l'effet de sa spécialisation excessive dans l'exportation qui produit cette instabilité. Mais même si certaines années peuvent impressionner ce qui compte c'est l'évolution moyenne à long terme. Par exemple en 2010 l'Allemagne affiche un beau +3.6% au PIB, mais l'année d'avant le PIB allemand avait reculé de 4.7%... Pour ne serait-ce que rattraper cette dégringolade de 2009, le PIB aurait dû grimper d'un chiffre supérieur à 4.7%. L'Allemagne se met en grand danger avec ses politiques mercantilistes, car si la croissance mondiale retombe, ce qui est d'ailleurs le scénario le plus probable, elle en sera la première victime. Comme les pays vers lesquels elle exporte sont des pays qui n'ont aucun moyen de tirer autrement leur croissance qu'en s'endettant, la course actuelle au désendettement devrait faire de l'Allemagne une économie en récession permanente dans les années qui viennent. D'autant que son moteur intérieur est complètement en panne pour des raisons de stagnation des salaires qui ajoute des effets de dépression à la démographie catastrophique du pays.
3-La démographie
Dernier point de ce petit rappel de chiffre, la démographie. C'est un point crucial à ne jamais oublier et qui produit des effets énormes dans l'économie. Deux pays avec un même taux de croissance économique pourront ainsi avoir une évolution du chômage totalement distinct uniquement à cause de l'évolution différente du nombre d'actifs. L'Allemagne perd dès maintenant des actifs en nombre, et cela malgré un âge de retraite plus élevé qu'en France fixé à 65 ans pour l'instant. On comprendra bien qu'un pays qui perd des actifs n'a pas besoin de créer des emplois pour voir son chômage baisser. À l'inverse un pays qui connait une hausse de la population active en nombre peut voir son chômage augmenter même s'il crée des emplois. Durant toute la période des années 80, la France a créé des emplois, mais pas en nombre suffisant face à l'augmentation du nombre d'actifs, d'où la montée du chômage à l'époque. Il aurait fallu une croissance plus forte, mais les politiques monétaires européistes en ont décidé autrement. Quoi qu'il en soit l'évolution démographique de l'Allemagne suffit à elle seule à montrer la catastrophe qui approche outre-Rhin
Même l'hypothèse la plus optimiste met l'Allemagne à seulement 70 millions d'habitants en 2060. Mais le plus grave n'est pas la baisse de la population dans l'absolu, cette baisse étant due à une faible natalité elle se traduit par un changement dans la pyramide des âges et par une baisse encore plus forte des actifs.
Comme vous pouvez le voir sur le tableau précédent même dans l'hypothèse la plus optimiste la population active celle des moins de 65 ans passera de 50 millions aujourd'hui à seulement 36 millions en 2060. C'est une baisse considérable qui entrainera mécaniquement un PIB en baisse à moins de supposer des gains de productivité monstrueux et des hausses de salaire concomitantes. Théoriquement pour combattre ce phénomène d'un point de vue économique il faut augmenter les salaires pour optimiser la propension à consommer de la population active et ainsi compenser la baisse du nombre d'actifs. Keynes avait montré dans ses analyses sur l'évolution de la population qu'une meilleure répartition des richesses pourrait permettre de minimiser les effets de dépression liés à la baisse de la population. Malheureusement l'Allemagne a choisi une autre option, celle d'exporter et de tirer sa croissance par ses excédents commerciaux. On voit ici que les futurs conflits en Europe pourraient bien avoir pour cause cette évolution démographique. Les pays comme la France qui ont une natalité raisonnable se voyant menacé dans leur commerce par des pays à trop faible natalité qui essayeront d'exporter leurs problèmes intérieurs vers eux. Quoi qu'il en soit cette réalité démographique indique que l'unification monétaire entre la France et l'Allemagne est une très mauvaise idée. D'autant que la situation ne semble pas d'arranger.
Nous voyons la descente finale, c'est-à-dire le nombre d'enfants que les femmes de chaque génération ont eus jusqu'à la ménopause. La génération née en 1939 a eu 2 enfants par femme, mais celle de 49 seulement 1.7, celle de de 1959 1.6. Celle née en 1969 n'a pas encore atteint la Ménopause, mais l'on constate qu'elle est très en dessous de la précédente et malheureusement celle née en 79 semble partie pour être encore en dessous. À moins d'une remontée subite chez ces deux dernières générations la natalité allemande continuera à descendre dans les années à venir. Ce qui aggravera encore à terme les tensions commerciales en Europe. L'avenir de l'Union européenne semble ainsi condamné par la différence du nombre de bébé dans les berceaux.
Yann
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