Présidentielle 2012 : tous candidats !
11/05/2011 10:16 par rgrs
Jean-Pierre Chevènement, Patrick Lozès... Autant de personnages publics qui se déclarent candidats à la présidentielle de 2012, que Variae qualifie de « candidats pourquoipasmoi ». Ils se présentent, évidemment, uniquement par sacrifice, pour représenter une idée et par souci de responsabilité.
Alors que 2012 et l’élection présidentielle approchent à grands pas, le rythme politique s’accélère et les candidatures s’amoncèlent. Variae, blog privé, n’en défend pas moins une certaine idée du service public d’information et d’indignation, et se fait donc un point d’honneur à ne pas laisser ses lecteurs dans le flou, le doute ou l’incompréhension face à ce maelström politico-médiatique. Mettre un peu d’ordre et de typologie parmi les candidatures est déjà une façon d’y voir plus clair ; après avoir envisagé il y a quelques semaines la catégorie des candidats appelés à se présenter à la demande générale et pressante de leurs pairs, je vous propose aujourd’hui de nous pencher sur un genre de candidature plus modeste, mais non moins légitime : les candidats pourquoipasmoi.
Le candidat pourquoipasmoi est un individu public, on ne peut le nier ; disons qu’un nombre non négligeable de ses concitoyens a le sentiment de l’avoir déjà vu à la télévision débattre face à Zemmour ou Taddéi, ou lu dans le NouvelObs ; ou se souvient, s’il est déjà d’un certain âge, d’une période plus faste où il était franchement plus connu (il pouvait alors prétendre à être candidat tout court). Parfois, il faut éclaircir quelques ambiguïtés sur son nom ou sa fonction : non, Patrick Lozès ne se prénomme pas Stéphane et n’est pas patron d’un célèbre institut de sondages, non, Jean-Pierre Chevènement n’est pas le président d’honneur du PRG, ni même du PS. Pourquoipasmoi, justement, a une fonction et un petit pécule politique sur lequel il entend bien faire prospérer sa candidature : l’un dit représenter les noirs et « veut faire entendre la voix des “minorités”, des “non représentés”, des “invisibles” » ; l’autre, incarnant une certaine idée de la République, fustige le « pacte de compétitivité » et réclame d’autres perspectives que « l’Europe et l’euro ». Un de leurs glorieux prédécesseurs, Hervé Morin, entendait de même « défendre le projet centriste » à la présidentielle. Pour simplifier, disons que pourquoipasmoi appartient à la grande famille des candidats de niche ; mais que sa principale difficulté, ajouteront les mauvaises langues, consiste à en sortir, de la niche.
Oh, ne croyez pas que pourquoipasmoi y aille de gaieté de cœur, la fleur au fusil, l’égo en bandoulière, à la présidentielle. Très peu pour lui, même. Il aurait largement préféré regarder le match depuis la touche ou les gradins, hocher la tête avec approbation quand ses idées étaient défendues, verser une petite mais digne larme le jour de la victoire de celles-ci, s’en aller anonyme, dans la foule, fêter quelque Bastille ou Stade Charléty. Oui mais voilà : pourquoipasmoi est un homme de devoir et de conviction. Alors que les candidats-superstars sont appelés par leur famille politique à se présenter, lui est appelé par la situation. D’abord il a regardé les autres candidats : qu’ont-ils de plus que lui, finalement ? « Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console » (disait le grand Moscovici, pourquoipasmoi reconverti, depuis, en soutien de candidat-superstar). Puis il a pris la mesure du non-respect de ses idées. Que propose-t-on pour les minorités, hein ? Pas grand chose selon Lozès, qui se présente à cause de « l’apathie” d’une gauche le plus souvent tétanisée par les procès en laxisme et “droit de l’hommisme” qu’on lui intente ». Et si Jean-Pierre Chevènement se présente « pour faire bouger les lignes », c’est qu’il avait beau les scruter durant de longues heures, elles ne changeaient pas d’un iota, les lignes. Qu’on se le dise : pourquoipasmoi n’est pas le banal candidat d’une idée : il est une idée devenue candidate.
Inutile de le cacher, il y a une controverse scientifique sur la trajectoire politique de pourquoipasmoi (appelons-le PQPM, pour simplifier), une fois le moment de la déclaration de candidature passé. Certains experts défendent la thèse audacieuse selon laquelle PQPM ne serait qu’une variante d’un autre type de candidat, le retenezmoioujefaisunmalheur (RMOJFUM). RMOJFUM est une canaille bien connue des politistes, un gredin qui fait mine de déposer une candidature, potentiellement gênante pour les autres candidats, mais ne l’utilise en réalité que comme une sorte de menace pour obtenir quelque chose : promesse, poste, statut quelconque dans la campagne d’un candidat-superstar, exposition médiatique. RMOJFUM se dévoile en général dans les tout derniers mois avant le scrutin, où, par souci de responsabilité, et après avoir obtenu gain de cause, il se retire de la course. Néanmoins, soyons clairs, l’immense majorité des gens compétents en la matière refusent d’assimiler PQPM à RMOJFUM. Oui, PQPM pourrait éventuellement envisager de suspendre sa candidature, si les conditions politiques et idéologiques étaient réunies. Mais on en est loin. Qu’on ne lui parle pas de 21 avril, à PQPM : il n’est pas « irresponsable », il ne cache pas « laisser une porte ouverte ». Mais il en a plus qu’assez des fausses « promesses ». Et puis, vous dirait Jean-Pierre Chevènement, « les forces principales, le PS et l’UMP », feraient bien de s’interroger sur « leurs responsabilités » dans ce 21 avril. Eh oui.
Laissons le mot de la fin à PQPM : « Ma détermination est totale ».
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Dans cette tribune, Jacques Sapir s'intéresse aux conséquences économiques de l'application de la « préférence nationale ». Au delà de la moralité plus que douteuse de ce principe, il explique que cette mesure est économiquement incohérente : cela entrainerait une dégradation des conditions de travail, une perte indirecte pour les impôts et une explosion du travail clandestin.
Les déclarations récentes du Front National et de sa présidente, Mme Marine Le Pen, insistent beaucoup sur la question du pouvoir d’achat, du travail et de la condition des travailleurs, avec y compris des références plutôt positives à l’action syndicale. Dans le même temps, on trouve dans le programme du FN des dispositions qui, sous couvert de « préférence nationale » vont dans le sens d’une fragilisation de la situation des travailleurs français.
Cette incohérence doit être expliquée.
Nous trouvons ainsi dans le programme, tel qu’il est affiché sur le site web du Front National, au chapitre de la sécurité sociale, les propositions suivantes :
Le football français dans la tourmente -Episode II
Il s’en pourlèche déjà les babines. Quel plaisir cela sera, pour le fondateur et directeur du marketing1 de Mediapart, le sémillant Edwy Plenel, d’accrocher le scalp de Laurent Blanc au dessus de la porte de son bureau. Des ministres, c’est très commun de les faire démissionner. Et puis, tout le monde les déteste, on pourrait finir par vous accuser de populisme. Mais un sélectionneur national ! Et pas n’importe lequel. Pas un Domenech honni ! Un sélectionneur populaire ! Cela en jetterait, n’est ce pas ?
Il a les trémolos dans la voix quand il parle avec condescendance de son copain Laurent, qu’il a eu au téléphone, et dont il veut croire que non, finalement, il n’est pas raciste. Mais c’est horrible n’est ce pas, de s’attaquer à des enfants de douze ans. Et il la répète plusieurs fois l’expression « enfants de douze ans » qu’on voudrait trier selon la couleur de leur peau. Lorsque Lilian Thuram parle ainsi, on imagine Blanc dans un uniforme de SS caressant d’une main la tête d’un enfant blond qui aura le droit d’entrer à Clairefontaine et désignant à un autre à la peau noire la direction du train. Il apprend vite, Thuram, les leçons de Tonton Edwy.
Il n’est pas ici question de traiter du fond. Nous l’avons fait dimanche. Nous examinons les forces en présence dans cette guerre médiatique autour du maintien ou du départ de Laurent Blanc à la tête de l’équipe de France. Ainsi, d’autres que moi, ou autres néo-réacs2 de la pire espèce, ont courageusement pris la défense du sélectionneur. Peu après avoir rendu ma copie à Causeur, samedi, j’ai pu lire Julien Dray sur son profil Facebook. Il expliquait à quel point il respectait Laurent Blanc, qu’il connaissait et considérait comme un homme de gauche sincère. Au passage, l’ancien co-fondateur de SOS Racisme qualifiait Plenel de « toujours aussi démago ». Dans le milieu du foot, on a pu voir Dominique Rocheteau, connu pour son engagement à gauche, se faire aussi l’avocat du sélectionneur.
Et, ce soir, dans le Monde, on peut lire un entretien fort intéressant de Malek Boutih, ancien président de SOS Racisme. Boutih, secrétaire national du PS aux questions de société, explique que Laurent Blanc n’est pas, en réalité, attaqué pour les raisons invoquées. Mais qu’il se trouve, par sa position et sa réussite actuelle, en position de gêner certains intérêts : « Un jeu de dominos se met en place : la Ligue de football professionnel (LFP) abandonne des prérogatives au profit des grands clubs pour prendre possession, en contre-partie, de la FFF et en particulier, de son joyau, l’équipe de France. Derrière la bataille d’ego, se cache la volonté de copier les modèles anglais ou italien, où la puissance financière s’impose au détriment du monde amateur ». Derrière les beaux principes, qui sont d’ailleurs en meilleure santé dans le foot que dans le milieu politique, ajoute malicieusement Boutih, ce sont donc des histoires de gros sous qui motivent la chasse au Laurent Blanc.
Pour autant, j’ai la désagréable impression que ces soutiens ne suffiront pas. La ministre a donné le ton dès samedi en suspendant Blaquart et tout porte à croire que si l’idée d’établir des quotas pour limiter les binationaux dans les pôles « espoirs » de la Fédé n’a pas été suivie d’effet, elle a bien été évoquée comme solution parmi d’autres dans cette fameuse réunion. Cette seule évocation sera jugée suffisamment répréhensible. Il est alors très probable qu’on ne demandera pas à Laurent Blanc sa démission mais une séance supplémentaire d’auto-flagellation. Il aura alors le choix de s’exécuter ou de partir. Et s’il avait déjà décidé de tout laisser tomber ? S’il leur disait de se démerder et leur conseillait, en prime, de rappeler Domenech ? La tentation doit être grande chez lui de privilégier cette option. Pour autant, je ne la souhaite pas. Je préférerais que, se sentant soutenu par le président de la FFF Duchaussoy, il décide de tenir bon, de ne pas s’excuser, et d’aller avec lui affronter les élections fédérales de juin. En expliquant les vrais enjeux aussi clairement que Malek Boutih, nul doute que le monde amateur, majoritaire en voix, leur offrirait un joli triomphe, et enverrait valser Plenel, Thuram, Jouanno et les requins qui se cachent derrière.
Un joli match à jouer, monsieur le sélectionneur. Et à gagner.
http://blog.causeur.fr/antidote/auront-ils-le-scalp-de-laurent-blanc,002066
Enfin, il y en a qui ont mis le temps. Ils viennent de s'apercevoir que la France était victime d'une bulle immobilière...
Sans doute les mêmes qui s'apercevront que l'Euro est condamné dans quelques mois, et que NS fait 1.50 mètre.
Comme le disait un internaute, on maintient artificiellement les valeurs, de l'immobilier, de l'assurance-vie, et de la dette, pour éviter de dire l'insoutenable vérité aux plus aisés : tout ce que vous avez, ça vaut peau de zébi.
Par contre, là ou le soviétisme est frappant, c'est que les conséquences vont être bénignes, qu'ils disent.
Si l'on veut, après tout. Changer de monnaie (100 ancien = 1 nouveau), quelques millions de morts, comme à la fin de l'URSS, ce n'est pas, à l'échelle de l'humanité, très grave.
C'est la rançon qu'on connait depuis le 16° siècle. Quand on ne veut pas faire faillite et exterminer le banquier, c'est la population qu'on extermine.
Pour, en fin de compte, faire quand même faillite...
Bien sûr qu'il y a eu une bulle et qu'il y a une bulle immobilière. Chez moi aussi (haute-loire), on annonçait une pénurie de logements. Pourtant, dans certaines rues, il fallait simplement une main pour compter les habitants, et les deux les logements.
Le pouvoir aura, partout, fait durer le suspens, pour une bonne raison. Ceux qui le tiennent essaie de s'y maintenir et ne conçoivent même pas de ne pas gouverner.
La situation économique en France peu se lire au déficit extérieur, en cela, il ressemble au cas US, GB et espagnol. Pour faire tenir la machine économique debout, il fallait que les ménages s'endettent. Pour aller où après ? Mystère.
Il n'y avait aucune pénurie de logements, sauf très localisées. Même les hausses de loyers n'étaient pas justifiées. Elles ne peuvent être légitimes que s'il y a entretien du bien, et pour le secteur privé, c'est rarement jamais le cas.
L'élite demande un "rendement" à son épargne, mais ne veut pas de déficit budgétaire, et veut une "société de propriétaires". On se demande si ces gens là ont un cerveau, ou plutôt on ne se le demande pas. On constate qu'il est bien au chaud, rangé dans le formol.
L'état s'est mis à la botte des plus riches et des manipulateurs d'argent, confondant planche à billet et richesse véritable. Politique et politique du chien crevé au fil de l'eau.
On peut le constater aujourd'hui, le macrocosme politichien s'agite pour des futilités. La soi-disant mort d'un barbu au Pakistan, ou le nombre d'arabes et de noirs dans cette complète inutilité qu'est l'équipe de France de Football.
D'ailleurs, tous les sports sont des futilités : les jeux du stade destinés à la plèbe.
L'essentiel est ailleurs, elle est dans le pain, dans les moyens, ou pas de vivre.
Nabuchodonosor a pu être élu en 2007, car il était porté par une bulle immobilière en pleine forme, reflétant l'illusion d'être riche, et donnant l'autorisation d'être con comme une valise.
Quand la bulle explose, on voit le pouvoir s'évaporer. (NS a encore un an avant d'atteindre le stade de la Elstinisation, à 1 % d'opinions favorables en fin de mandat).
On m'a demandé comment la révolution avait tourné pour la France, j'en profite pour répondre.
Au niveau financier, c'est l'apurement. La dette de l'ancien régime n'existe plus (elle est difficile à connaître, il n'y avait pas de comptabilité nationale, mais des caisses diverses), elle oscillait entre 4 et 6 milliards et son service absorbait 300 millions/an.
Par comparaison, le budget militaire pour l'armée (100 millions) et la marine (50 millions) était très mesuré.
Passé la période révolutionnaire, l'armée plafonne en France à 300 000 hommes, le reste de la grande armée (environ 600 000) étant fourni et payés par les alliés plus ou moins forcés, et l'entretien ne coûte pas grand chose.
En effet, ces alliés sont appelés à participer, sous la forme d'indemnités de guerre, de saisies, de pillage. L'Espagne est particulièrement mise à contribution.
On peut dire que le coût de l'armée pendant la période impériale est à peine supérieure à celle de la période royale. Comme on a fait banqueroute, la situation financière n'est pas particulièrement tendue sous Napoléon.
Si, à la fin de la période impériale, la dette est un peu remontée, elle est modeste (800 millions) et les indemnités de guerre de 1815 (700 millions) compensent à peine le pillage auquel se sont livrées les armées françaises pendant 20 ans.
On peut lire, à cet effet là, les cahiers du capitaine Coignet. Parti sans rien, il a atteint une honnête aisance. Ce n'est pas, à l'époque, choquant.
Globalement, pendant 20 ans, les guerres ont rapportées à la France, sans doute de l'ordre de 2 milliards de francs-or.
La restauration de 1814 échoue largement parce que l'économie française était devenue prédatrice des pays tributaires, d'abord en les réservant à son industrie, ensuite en les imposant.
Pour l'Espagne, il y aura vraiment un avant et un après. Les liquidités, abondantes depuis le 16°siècle, disparaissent quasiment après 1811. Le grand propriétaire terrien aura à peine de quoi se payer le voyage à la ville voisine.
L'économie espagnole se tournera vers ce qui lui reste : l'agriculture. C'est à dire, selon mêmes les termes de l'époque, pas grand chose.
Cela résume bien aussi la situation. L'immobilier actuel va être assimilé à l'agriculture espagnole de 1815. Ce ne sera pas grand chose.
Dans une interview donnée à Russia Today, le fondateur de Wikileaks a qualifié Facebook de "machine la plus épouvantable jamais inventée". Il a mis en garde les utilisateurs du service de socialisation inventé par Mark Zuckerberg mais aussi d’internet en général contre la facilité avec laquelle les services américains pourraient accéder à ces données.
Julian Assange s’est expliqué : "Nous avons là la base de données individuelles la plus complète du monde avec les relations, les noms, les adresses, les liens des uns avec les autres, leurs parents, le tout situé aux Etats-Unis et facilement accessible aux services de renseignements américains. Facebook, Google, Yahoo et toutes ces sociétés majeures américaines ont des interface intégrées pour les services de renseignements américains."
Selon une étude BVA, le nombre de personnes mécontentes est en hausse de six points par rapport à mai 2010.

Sur 12 grandes réformes lancées depuis quatre ans par Nicolas Sarkozy, l’allégement des droits de succession reçoit le soutien de 60% des sondés. (AFP)
Près des trois quarts des Français jugent mauvais le bilan de 4 ans de présidence Sarkozy, même si « certaines réformes éminemment symboliques sont soutenues par l’opinion », selon une étude BVA pour BFM, Challenges, Avanquest publié jeudi 5 mai.
A la question « globalement, depuis quatre ans, diriez-vous que le bilan de Nicolas Sarkozy en tant que président de la République » est mauvais ou bon, 73% des personnes interrogées répondent « mauvais », en hausse de six points par rapport à mai 2010, contre 27% qui disent « bon », au lieu de 31% il y a un an (-4).
Sur 12 grandes réformes lancées depuis quatre ans par Nicolas Sarkozy, l’allégement des droits de succession reçoit le soutien de 60% des sondés, 15% considérant en revanche qu’elle aura un impact négatif, soit un solde positif de 45 points.
D’autres réformes bénéficient également d’un solde positif : le Grenelle de l’environnement (14), la loi sur le service minimum (13), le RSA (9), le Grand Paris (6), la réforme des heures supplémentaires (3).
Pédagogie des réformes
Six autres ont un solde négatif: le bouclier fiscal (-37), la réforme des retraites ainsi que le grand emprunt (-18), la réforme des universités (-14), la réforme des régimes spéciaux de retraite (-8), la création de Pôle emploi (-7).
« Ce niveau moyen de jugement s’il est décevant, est nettement meilleur que la perception globale portée sur la présidence Sarkozy depuis 4 ans », souligne BVA.
« Vraisemblablement, Nicolas Sarkozy a raison de faire de la pédagogie de ses réformes : c’est certainement plus payant que de faire la course avec le Front national », a précisé à l’AFP Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion.
Par ailleurs le moral économique des Français poursuit sa remontée continue depuis trois mois (+20 points) passant d’un indice de pessimisme de -55 en mars, à -47 en avril et à -35 en mai, indique le sondage.
Pessimisme des Français
« Même si les deux tiers des Français (67%) restent pessimistes en l’avenir, ce contexte plus favorable pourrait être exploité politiquement par un Nicolas Sarkozy soulignant son activisme et ses grandes réformes passées », ajoute Gaël Sliman.
« Il peut encore espérer connaître en 2012 une situation parfaitement inverse à celle qu’avait connue Lionel Jospin dix ans auparavant: plébiscité pendant 4 ans dans un contexte macroéconomique très favorable, sa popularité s’était retourné à six mois de l’échéance présidentielle en même temps que le contexte économique mondial », a-t-il rappelé.
Sondage réalisé par internet les 28 et 29 avril auprès d’un échantillon national représentatif de 1.004 personnes âgées de 15 ans et plus recrutées par téléphone, selon la méthode des quotas.
Le Nouvel Observateur – AFP
http://www.gaullisme.fr/2011/05/05/73-des-franais-jugent-le-bilan-du-prsident-sarkozy-mauvais/
Le 6 mai 1758, il y a 253 ans, naissait Maximilien Robespierre celui qui deviendra l'Incorruptible.
Je sais que la Droite l'a condamné depuis Thermidor et je sais aussi que beaucoup à Gauche l'ont aussi abandonné et condamné. Etre Jacobin est passé de mode dans la Gauche française toutes composantes confondues. Etre Robespierriste, il ne faut même pas y penser ! La gauche radicale comme la gauche libérale a épousé les thèses thermidoriennes qui décrivent un Robespierre, tyran et responsable de tout ! Ils rejoignent les thèses monarchistes, contre révolutionnaires voire Barruelistes !
Et pourtant, ici ou là, des citoyens anonymes, des historiens, quelques politiques, des professeurs, des étudiants, des artistes comédiens et interprêtes font rejaillir la flamme robespierriste et jacobine et s'approprient de nouveau le grand révolutionnaire !
Il y a un an, j'ai créé ce blog pour remettre au gout du jour et au centre de la vie politique et de la gauche Robespierre et l'idéal révolutionnaire, républicain, patriote qu'est le Jacobinisme. Ce blog proposait un réarmement idéologique et programmatique de la Gauche autour des valeurs, des concepts de la république et de l'idéal démocratique qu'expriment les Jacobins robespierristes.
Robespierre, le Député qui devient l'Incorruptible
Robespierre était un humaniste épris de la philosophie des Lumières et de Rousseau. Il montra de manière constante son ardeur révolutionnaire, son idéal démocratique et patriotique. Il fit du Club des Jacobins, la société politique révolutionnaire majoritaire, unifiant les sociétés populaires de provinces et le centre des débats chaque jour plus fervents et féconds. Il fût un député tour à tour constitutant, conventionnel puis il fut élu président de la Convention puis membre du Comité de Salut Public.
Avec ses amis, Couthon et Saint-Just au Comité de Salut public puis Lebas à celui de la Sécurité générale et Payan en tant qu'Agent Général, il permit à la Révolution de triompher, d'être sauvée et lui fît prendre un cours social, populaire et aussi universel.
Cette révolution sociale et populaire s'appuyait sur le peuple souverain et moblilisé. L'intérêt général, l'égalité des droits, la vertu et la morale républicaines furent les paradigmes du projet politique de Robespierre et de ses amis.
Cette marche en avant vers l'égalité réelle et la souveraineté du citoyen et ce cours nouveau social et populaire furent stoppés ! Ils le furent lors des journées confuses des 8 et 9 Thermidor de l'An II de la République. Le putsch des thermidoriens réussit, Robespierre et ses amis tués, la révolution sociale et populaire pouvait être stoppée et bientôt la révolution tout court le fût ! La réaction thermidorienne, la contre révolution détruirent les Jacobins et leurs symboles et remis chaque jour un peu plus en cause la politique, les lois sociales et populaires qui furent votées et appliquées durant la période ouverte par la Convention montagnarde et le Salut public. La richesse opulante ressortie de son trou et nous vîmes muscardins, merveilleuses s'emparaient de la rue. Le Club des Jacobins fermé, les Thermidoriens qui avaient tués Robespierre et ses amis, arrêtèrent la révolution et liquidèrent la Convention.
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Robespierre, le révolutionnaire, à la place des Grands Hommes - La Patrie reconnaissante.
A l'heure où Les Manuscrits inédits de Robespierre doivent revenir à la Nation ! de l'Incorruptible viennent d'être découverts et mise en vente par un descendant des Lebas, il serait utile que la Nation s'approprie ses documents lors de leur vente qui doivent avoir lieu le 18 mai prochain. Ces documents de haute valeur historique et aussi politique doivent être portés à la connaissance des Historiens, des Chercheurs, des Etudiants, des Professeurs, des Elèves, des Politiques, de chaque Citoyen. Oui chaque citoyen doit en prendre connaissance !
J'espère aussi que les Frères Robespierre, Saint-Just, Couthon et Lebas auront un jour leur nom sur une plaque d'une artère ou une place de Paris. Pourquoi ne pas appeler la place du Marché Saint Honoré (endroit où se trouvait le Club des Jacobins à l'époque de la Révolution) Place Maximilien Robespierre dit "l'Incorruptible" ?
J'espère aussi qu'un musée Robespierre verra le jour à Arras dans sa vie natale.
J'espère aussi que les 108 Robespierristes condamnés, tués et exécutés, à Paris, lors des journées des 9 et 10 Thermidor de l'An II de la République auront une sépulture digne ! Ce ne serait que justice pour ces grands hommes qui firent la Révolution et construirent la France. Une France républicaine, jacobine et universelle, celle du peuple souverain et citoyen qui mis un terme à l'Ancien régime et à la monarchie.
Je pense que Maximilien et Augustin Robespierre, Saint-Just, Couthon, Lebas, Hanriot et Payan doivent avoir les honneurs de la nation, de la patrie reconnaissance et entrer au Panthéon.
Je vais terminer mon billet en vous faisant partager un lien qui permettra d'atteindre le lien du discoursde Robespierre "Sur les principes de morale politique qui doivent guider la Convention nationale dans l'administration intérieure de la République. Il fût prononcé le 17 Pluviose An II de la République (05 février 1794) à la Convention.
Bonne lecture.
Salut et Fraternité.
D-P.
Le lien pour atteindre le discours :
Ces derniers temps Ségolène Royale est revenue sur le devant de la scène médiatique, après de longs mois d’absence et de silences politiques. Sa dégringolade dans les sondages a obligé la candidate aux primaires socialistes à sortir de sa réserve et à faire de nouveau parler d’elle. Rétrogradée dans les côtes de popularité des socialistes derrière Dominique Strauss Kahn, Martine Aubry et même son ancien compagnon François Hollande, elle a pratiquement perdue toute chance d’emporter la primaire socialiste, mais la candidate continue à croire en ses chances et poursuit la primaire en s’en donnant les moyens. A ce propos une problématique autour de la primaire socialiste n’a été levée par aucun média, ni organe officiel ; comment les candidats à la primaire socialiste parviennent-ils à financer cette élection interne, vraie mini campagne électorale, qui implique dès lors comme toute élection un coût économique ?
Digression ; Savez vous comment sont financés les partis politiques français ? Avec vos impôts ! Epuisés par les affaires de corruption, de trucage de marchés publics, de détournements de fonds publics et j’en passe, en 1990 les parlementaires ont décidé de voter une Loi et d’autres successives par lesquelles les partis politiques recevront désormais directement un financement public ou obtiendront le remboursement de tout ou partie de leurs débours pour leur campagne sur fonds publics. Par exemple lorsque vous votez aux législatives votre voix attribuée à un parti politique permet de faire bénéficier à ce parti 1,63 euros de financement par an, pendnat 5 ans (à condition d’avoir des candidats dans plus de 50 circonscriptions et ayant réalisé un score supérieur ou égale à 1 %) … etc. Il y abeaucoup d’autres façons pour un Homme politique ou un parti d’obtenir un financement. On peut par exemple recourir à un mécène.
Lorsque le mécène Pierre Bergé lâche la candidate Royal
Lors de la dernière campagne présidentielle c’est Pierre Bergé qui a financé le courant Désirs d’avenirs de Ségolène Royale. Il était notamment le Président de l’association « Les amis de Ségolène Royal » et à ce titre il s’acquittait du loyer, d’un montant de 8000 euros, des 300 m2 des bureaux parisiens de la candidate, situés au 95 boulevard Raspail à Paris. Ce QG avait permis de créer une singularité pour la candidate Royal, à la fois dans et en dehors du Parti socialiste, rassemblant autour d’elle de jeunes collaborateurs et créant des outils politique à l’époque efficaces et nouveaux, comme le site Désir d’avenir. Au début de cette année Pierre Bergé a annoncé qu’il arrêtait de payer le loyer du QG de Ségolène Royal, officiellement pour se conformer avec le Code électoral.
La rupture serait née d’une succession de faits. Tout d’abord Pierre Bergé n’aurait pas apprécié que Ségolène Royal entretienne la division du Parti socialiste. Au congrès de Reims, Ségolène Royal était seule contre tous les socialistes. Puis il y a eu les brouilles successives avec tous ses soutiens de l’époque, dont Vincent Peillon Surtout il y a eu l’affaire autour de son site Internet complètement raté, réalisé par son compagnon André Hadje, qui était tout de même facturé plus de 40 000 euros à Pierre Bergé. Depuis peu Pierre Bergé se serait rapproché de Martine Aubry, il ne pouvait donc plus soutenir Ségolène Royal.
La région Poitou Charentes ouvre une ambassade à Paris
Dans la perspective de la primaire socialiste, Ségolène Royal ne disposait plus de bureaux à Paris pour baser son courant, Désirs d’avenir. Il fallait surtout qu’elle trouve un financement, lui permettant de retrouver un hébergement pour son courant. Pas de problème la région Poitou Charentes a loué et payé la réfection de bureaux situés rue du départ à Paris dans le quartier XIVème arrondissement, occupés par les membres de son courant politique, Désirs d’avenir. Je ne sais pas par contre qui salarie le personnel de son mouvement. Je trouve qu’il est assez scandaleux que les deniers publics de la région Poitou Charentes servent les intérêts personnels de la candidate Royal à la primaire socialiste.
Je ne tiens pas particulièrement à jeter la pierre à Ségolène Royal, quoi que. On peut se poser les mêmes questions sur la légalité des sources de financement des campagnes des autres candidats à la primaire socialiste. Sachez néanmoins si vous êtes picto-charentais que vous avez une ambassade à Paris auprès de laquelle vous pouvez faire remonter vos doléances.
Politoblog
A ce rythme, il ne s'agit plus de voter pour décider mais de voter pour punir. Si la tendance persiste, le score de Marine le Pen s'annonce considérable car elle s'ancre comme seul vote de punition face à une gauche qui est devenue trop notabiliaire.
Le scrutin 2012 pourrait tourner à un choc entre les partis au pouvoir (UMP et PS et associés) face à la seule opposition (le FN).
La gauche de la gauche disparaît progressivement. Mélenchon a crié trop fort, trop tôt. Une cadence impossible à suivre dans le temps.
La jeune génération du PS semble attendre la présidentielle suivante.
Face aux personnalités associées aux pouvoirs nationaux et locaux, il ne reste "que" Marine le Pen pour canaliser tous ceux qui veulent sanctionner les "responsables politiques".
Elle occupe remarquablement son espace. Les valeurs sur lesquelles elle intervient sont à la hausse dans le pays. Elle se montre économe de ses attaques.
Après un lancement tonitruant de sa campagne, elle est plus discrète sur les médias pour ne pas lasser.
Si la présidentielle 2012 tourne au referendum sur la "classe politique", elle peut réaliser une réelle échappée au premier tour. De nombreuses tendances se préparent actuellement pour qu'il en soit ainsi à l'exemple de l'évolution de sa cote de sympathie.
Elle est actuellement la seule à travailler à récolter les ressources de la crise à l'exception de Ségolène Royal dans la primaire du PS mais le PS ne joue-t-il pas un effet rejet en dehors même du contenu des propositions de Ségolène Royal ?
http://exprimeo.fr/article/6774/marine-le-pen-et-les-ressources-de-la-crise.htm