Présidentielle 2012 : tous candidats !

11/05/2011 10:16 par rgrs

  • Présidentielle 2012 : tous candidats !

    Présidentielle 2012 : tous candidats !

    11/05/2011 10:16 par rgrs

Jean-Pierre Chevènement, Patrick Lozès... Autant de personnages publics qui se déclarent candidats à la présidentielle de 2012, que Variae qualifie de « candidats pourquoipasmoi ». Ils se présentent, évidemment, uniquement par sacrifice, pour représenter une idée et par souci de responsabilité.

Alors que 2012 et l’élection présidentielle approchent à grands pas, le rythme politique s’accélère et les candidatures s’amoncèlent. Variae, blog privé, n’en défend pas moins une certaine idée du service public d’information et d’indignation, et se fait donc un point d’honneur à ne pas laisser ses lecteurs dans le flou, le doute ou l’incompréhension face à ce maelström politico-médiatique. Mettre un peu d’ordre et de typologie parmi les candidatures est déjà une façon d’y voir plus clair ; après avoir envisagé il y a quelques semaines la catégorie des candidats appelés à se présenter à la demande générale et pressante de leurs pairs, je vous propose aujourd’hui de nous pencher sur un genre de candidature plus modeste, mais non moins légitime : les candidats pourquoipasmoi.

Le candidat pourquoipasmoi est un individu public, on ne peut le nier ; disons qu’un nombre non négligeable de ses concitoyens a le sentiment de l’avoir déjà vu à la télévision débattre face à Zemmour ou Taddéi, ou lu dans le NouvelObs ; ou se souvient, s’il est déjà d’un certain âge, d’une période plus faste où il était franchement plus connu (il pouvait alors prétendre à être candidat tout court). Parfois, il faut éclaircir quelques ambiguïtés sur son nom ou sa fonction : non,
Patrick Lozès ne se prénomme pas Stéphane et n’est pas patron d’un célèbre institut de sondages, non, Jean-Pierre Chevènement n’est pas le président d’honneur du PRG, ni même du PS. Pourquoipasmoi, justement, a une fonction et un petit pécule politique sur lequel il entend bien faire prospérer sa candidature : l’un dit représenter les noirs et « veut faire entendre la voix des “minorités”, des “non représentés”, des “invisibles” » ; l’autre, incarnant une certaine idée de la République, fustige le « pacte de compétitivité » et réclame d’autres perspectives que « l’Europe et l’euro ». Un de leurs glorieux prédécesseurs, Hervé Morin, entendait de même « défendre le projet centriste » à la présidentielle. Pour simplifier, disons que pourquoipasmoi appartient à la grande famille des candidats de niche ; mais que sa principale difficulté, ajouteront les mauvaises langues, consiste à en sortir, de la niche.

Oh, ne croyez pas que pourquoipasmoi y aille de gaieté de cœur, la fleur au fusil, l’égo en bandoulière, à la présidentielle. Très peu pour lui, même. Il aurait largement préféré regarder le match depuis la touche ou les gradins, hocher la tête avec approbation quand ses idées étaient défendues, verser une petite mais digne larme le jour de la victoire de celles-ci, s’en aller anonyme, dans la foule, fêter quelque Bastille ou Stade Charléty. Oui mais voilà : pourquoipasmoi est un homme de devoir et de conviction. Alors que les candidats-superstars sont appelés par leur famille politique à se présenter, lui est appelé par la situation. D’abord il a regardé les autres candidats : qu’ont-ils de plus que lui, finalement ? « Quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console » (disait le grand
Moscovici, pourquoipasmoi reconverti, depuis, en soutien de candidat-superstar). Puis il a pris la mesure du non-respect de ses idées. Que propose-t-on pour les minorités, hein ? Pas grand chose selon Lozès, qui se présente à cause de « l’apathie” d’une gauche le plus souvent tétanisée par les procès en laxisme et “droit de l’hommisme” qu’on lui intente ». Et si Jean-Pierre Chevènement se présente « pour faire bouger les lignes », c’est qu’il avait beau les scruter durant de longues heures, elles ne changeaient pas d’un iota, les lignes. Qu’on se le dise : pourquoipasmoi n’est pas le banal candidat d’une idée : il est une idée devenue candidate.

Inutile de le cacher, il y a une controverse scientifique sur la trajectoire politique de pourquoipasmoi (appelons-le PQPM, pour simplifier), une fois le moment de la déclaration de candidature passé. Certains experts défendent la thèse audacieuse selon laquelle PQPM ne serait qu’une variante d’un autre type de candidat, le retenezmoioujefaisunmalheur (RMOJFUM). RMOJFUM est une canaille bien connue des politistes, un gredin qui fait mine de déposer une candidature, potentiellement gênante pour les autres candidats, mais ne l’utilise en réalité que comme une sorte de menace pour obtenir quelque chose : promesse, poste, statut quelconque dans la campagne d’un candidat-superstar, exposition médiatique. RMOJFUM se dévoile en général dans les tout derniers mois avant le scrutin, où, par souci de responsabilité, et après avoir obtenu gain de cause, il se retire de la course. Néanmoins, soyons clairs, l’immense majorité des gens compétents en la matière refusent d’assimiler PQPM à RMOJFUM. Oui, PQPM pourrait éventuellement envisager de suspendre sa candidature, si les conditions politiques et idéologiques étaient réunies. Mais on en est loin. Qu’on ne lui parle pas de 21 avril, à PQPM : il n’est pas « irresponsable », il ne cache pas « laisser une porte ouverte ». Mais il en a plus qu’assez des fausses « promesses ». Et puis, vous dirait Jean-Pierre Chevènement, « les forces principales, le PS et l’UMP », feraient bien de s’interroger sur « leurs responsabilités » dans ce 21 avril. Eh oui.

Laissons le mot de la fin à PQPM : « Ma détermination est totale ».

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La préférence nationale et son impact sur les travailleurs français

11/05/2011 10:12 par rgrs

  • La préférence nationale et son impact sur les travailleurs français

    La préférence nationale et son impact sur les travailleurs français

    11/05/2011 10:12 par rgrs

Dans cette tribune, Jacques Sapir s'intéresse aux conséquences économiques de l'application de la « préférence nationale ». Au delà de la moralité plus que douteuse de ce principe, il explique que cette mesure est économiquement incohérente : cela entrainerait une dégradation des conditions de travail, une perte indirecte pour les impôts et une explosion du travail clandestin.

Les déclarations récentes du Front National et de sa présidente, Mme Marine Le Pen, insistent beaucoup sur la question du pouvoir d’achat, du travail et de la condition des travailleurs, avec y compris des références plutôt positives à l’action syndicale. Dans le même temps, on trouve dans le programme du FN des dispositions qui, sous couvert de « préférence nationale » vont dans le sens d’une fragilisation de la situation des travailleurs français.

Cette incohérence doit être expliquée.

Nous trouvons ainsi dans le programme, tel qu’il est affiché sur le site web du Front National, au chapitre de la sécurité sociale, les propositions suivantes :


Sécurité Sociale :

Le maintien des prestations sociales (hors « Famille ») pour les travailleurs étrangers légalement présents en France mais en concrétisant la préférence nationale par une majoration des cotisations selon le schéma suivant :
-    - Majoration de 35 % des cotisations patronales « Maladie ».
-    - Majoration de 35 % des cotisations salariales et patronales « Chômage ».
-    - Aucune majoration des cotisations pour la « Vieillesse ».

Source :
Site du Front national
 
Nous n’évaluerons ici que les effets économiques et sociaux de ces mesures en dehors de toute référence au cadre moral et institutionnel.

Admettons que ces mesures soient appliquées. Elles provoqueraient un renchérissement du coût du travail des « travailleurs étrangers légaux ». Or, on le sait par de nombreuses études, les emplois occupés par ces travailleurs (dans le bâtiment, les travaux publics, la restauration, les services à la personne) ne pourraient pas être occupés immédiatement pas des chômeurs de nationalité française. Les entreprises qui emploient ces travailleurs n’auraient donc le choix qu’entre réduire brutalement leur activité (avec les conséquences dépressives que cela entraînerait sur le reste des activités occupées par des travailleurs français) ou faire passer une partie importante de leur main-d’œuvre en situation de clandestinité.

Cette seconde solution a de grandes chances d’être celle qui serait retenue massivement, dans la mesure où elle permet, du point de vue des entreprises, de ne payer aucune charge, et donc représente de fait une baisse du coût du travail. Ceci signifie donc qu’une partie importante des travailleurs immigrés « légaux » deviendrait, par la grâce à cette législation, des « clandestins ». Le coût pour l’économie française en serait considérable, qu’il s’agisse du manque de charges ou de la diminution fictive du chiffre d’affaires et des profits des entreprises et, bien entendu, des impôts y afférant.  Ainsi, loin de représenter un « gain » pour l’économie, ceci impliquerait une perte non négligeable. Le coût indirect pour les travailleurs français serait donc loin d’être nul.

Bien entendu, on pourrait poursuivre les entreprises licenciant leurs travailleurs pour les réembaucher ensuite (soit directement soit indirectement) clandestinement. Mais, dans la lutte contre le travail clandestin, encore faut-il que le « bâton » (autrement dit les contrôles et les amendes) soit proportionnel à la « carotte », soit à l’incitation pour l’entreprise de se livrer à cette pratique. Or, si la proposition du Front National était appliquée, l’incitation pour les entreprises (la « carotte ») serait considérable. Les chefs d’entreprises auraient recours à toutes les manœuvres possibles pour tourner la loi. Les conséquences de cette mesure sur l’expansion du travail clandestin (ce que l’on appelle le travail « au noir ») seraient énormes. Il faut noter que, dans le système américain on a des situations de ce genre et qu’elles ont contribué à la baisse des salaires dans le secteur de la construction.

Au contraire, l’égalité de situation entre travailleurs français et étrangers participe à la réduction de l’incitation au travail clandestin.

Mais ce n’est pas tout. Les conséquences directes sur les travailleurs français seraient elles aussi importantes.

Le travail « clandestin » coûtant moins cher à une entreprise que le travail « légal », si l’incitation à basculer vers l’emploi de travailleurs non déclarés est importante, on devrait assister à une substitution de ces travailleurs aux travailleurs français, en particulier dans certaines branches, ou pour le moins une tendance à imposer aux travailleurs français les mêmes conditions que celles qui seraient imposées au « étrangers » désormais clandestin.

De plus, la présence sur un chantier de travailleurs « clandestins » et de travailleurs « légaux » rendrait bien plus difficile l’activité syndicale et le recours à la grève pour la défense des droits des travailleurs. On aurait de fait une tendance à l’alignement de fait des conditions de travail et de rémunération des « légaux » sur celles des « clandestins », ce qui implique une baisse (relative ou absolue) des salaires des travailleurs français.

Ainsi, en dehors de tout jugement moral sur le principe de la préférence nationale dans le domaine social, on peut en conclure que l’application des mesures qui aujourd’hui sont proposées par le Front National provoquerait :
-    Une dégradation directe de la situation des travailleurs français dans les branches où l’emploi de travailleurs immigrés légaux est important, que ce soit par éviction du travail « légal » au profit du travail clandestin ou par l’effet de l’alignement des conditions de travail sur les plus mauvaises du fait de la détérioration des conditions de l’activité syndicale.
-    Une dégradation indirecte de la situation des travailleurs français en raison du manque à gagner pour l’État résultant de l’accroissement massif du travail clandestin (ou « non déclaré ») ou de la baisse d’activité qu’entraîneraient de telles mesures.
-    Un accroissement important et rapide de l’économie clandestine.

On peut donc juger ce projet moralement inique ou d’une légalité douteuse. Mais, le point essentiel est qu’il aboutirait à dégrader la situation de ceux que l’on entend par cette mesure même protéger, les travailleurs français. Si l’égalité dans les conditions de travail et de rémunération – dans le cadre du territoire français - a été obtenue par un long travail des organisations syndicales ce fut en réalité moins poussé par des raisons morales (même si ces dernières ont pu être importantes pour certains syndicalistes) que par le constat, fait à l’époque, que toute discrimination entre travailleurs immigrés et travailleurs français se retournerait contre ces derniers.

La proposition du Front National est donc incohérente avec l’effet qu’elle veut obtenir, si ce qui est visé est bien l’intérêt des travailleurs français. Elle témoigne de la contradiction qu’il y a à vouloir maintenir des mesures qui ne sont justifiées que par une idéologie xénophobe et à prétendre prendre en compte l’intérêt des salariés. Entre l’ancien et le nouveau, il faudra choisir, sous peine de perdre sa crédibilité.

Jacques Sapir - Tribune
 
Dessin : Louison

Auront-ils le scalp de Laurent Blanc ?

06/05/2011 10:04 par rgrs

  • Auront-ils le scalp de Laurent Blanc ?

    Auront-ils le scalp de Laurent Blanc ?

    06/05/2011 10:04 par rgrs

Le football français dans la tourmente -Episode II

Il s’en pourlèche déjà les babines. Quel plaisir cela sera, pour le fondateur et directeur du marketing1 de Mediapart, le sémillant Edwy Plenel, d’accrocher le scalp de Laurent Blanc au dessus de la porte de son bureau. Des ministres, c’est très commun de les faire démissionner. Et puis, tout le monde les déteste, on pourrait finir par vous accuser de populisme. Mais un sélectionneur national ! Et pas n’importe lequel. Pas un Domenech honni ! Un sélectionneur populaire ! Cela en jetterait, n’est ce pas ?

Il a les trémolos dans la voix quand il parle avec condescendance de son copain Laurent, qu’il a eu au téléphone, et dont il veut croire que non, finalement, il n’est pas raciste. Mais c’est horrible n’est ce pas, de s’attaquer à des enfants de douze ans. Et il la répète plusieurs fois l’expression « enfants de douze ans » qu’on voudrait trier selon la couleur de leur peau. Lorsque Lilian Thuram parle ainsi, on imagine Blanc dans un uniforme de SS caressant d’une main la tête d’un enfant blond qui aura le droit d’entrer à Clairefontaine et désignant à un autre à la peau noire la direction du train. Il apprend vite, Thuram, les leçons de Tonton Edwy.

Il n’est pas ici question de traiter du fond. Nous l’avons fait dimanche. Nous examinons les forces en présence dans cette guerre médiatique autour du maintien ou du départ de Laurent Blanc à la tête de l’équipe de France. Ainsi, d’autres que moi, ou autres néo-réacs2 de la pire espèce, ont courageusement pris la défense du sélectionneur. Peu après avoir rendu ma copie à Causeur, samedi, j’ai pu lire Julien Dray sur son profil Facebook. Il expliquait à quel point il respectait Laurent Blanc, qu’il connaissait et considérait comme un homme de gauche sincère. Au passage, l’ancien co-fondateur de SOS Racisme qualifiait Plenel de « toujours aussi démago ». Dans le milieu du foot, on a  pu voir Dominique Rocheteau, connu pour son engagement à gauche, se faire aussi l’avocat du sélectionneur.

Et, ce soir, dans le Monde, on peut lire un entretien fort intéressant de Malek Boutih, ancien président de SOS Racisme. Boutih, secrétaire national du PS aux questions de société, explique que Laurent Blanc n’est pas, en réalité, attaqué pour les raisons invoquées. Mais qu’il se trouve, par sa position et sa réussite actuelle, en position de gêner certains intérêts : « Un jeu de dominos se met en place : la Ligue de football professionnel (LFP) abandonne des prérogatives au profit des grands clubs pour prendre possession, en contre-partie, de la FFF et en particulier, de son joyau, l’équipe de France. Derrière la bataille d’ego, se cache la volonté de copier les modèles anglais ou italien, où la puissance financière s’impose au détriment du monde amateur ». Derrière les beaux principes, qui sont d’ailleurs en meilleure santé dans le foot que dans le milieu politique, ajoute malicieusement Boutih, ce sont donc des histoires de gros sous qui motivent la chasse au Laurent Blanc.

Pour autant, j’ai la désagréable impression que ces soutiens ne suffiront pas. La ministre a donné le ton dès samedi en suspendant Blaquart et tout porte à croire que si l’idée d’établir des quotas pour limiter les binationaux dans les pôles « espoirs » de la Fédé n’a pas été suivie d’effet, elle a bien été évoquée comme solution parmi d’autres dans cette fameuse réunion. Cette seule évocation sera jugée suffisamment répréhensible. Il est alors très probable qu’on ne demandera pas à Laurent Blanc sa démission mais une séance supplémentaire d’auto-flagellation. Il aura alors le choix de s’exécuter ou de partir.  Et s’il avait déjà décidé de tout laisser tomber ? S’il leur disait de se démerder et leur conseillait, en prime, de rappeler Domenech ? La tentation doit être grande chez lui de privilégier cette option. Pour autant, je ne la souhaite pas. Je préférerais que, se sentant soutenu par le président de la FFF Duchaussoy, il décide de tenir bon, de ne pas s’excuser,  et d’aller avec lui affronter les élections fédérales de juin. En expliquant les vrais enjeux aussi clairement que Malek Boutih, nul doute que le monde amateur, majoritaire en voix, leur offrirait un joli triomphe, et enverrait valser Plenel, Thuram, Jouanno et les requins qui se cachent derrière.

Un joli match à jouer, monsieur le sélectionneur. Et à gagner.

  par David Desgouilles

  1. Amusez-vous à compter le nombre de fois où Plenel cite le nom de son site à chaque passage télé. C’est assez impressionnant.
  2. Parmi lesquels Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan. J’ai entendu aussi Christine Boutin et François Bayrou.

http://blog.causeur.fr/antidote/auront-ils-le-scalp-de-laurent-blanc,002066

Putains de surdoués...

06/05/2011 09:50 par rgrs

  • Putains de surdoués...

    Putains de surdoués...

    06/05/2011 09:50 par rgrs

Enfin, il y en a qui ont mis le temps. Ils viennent de s'apercevoir que la France était victime d'une bulle immobilière...

Sans doute les mêmes qui s'apercevront que l'Euro est condamné dans quelques mois, et que NS fait 1.50 mètre.

Comme le disait un internaute, on maintient artificiellement les valeurs, de l'immobilier, de l'assurance-vie, et de la dette, pour éviter de dire l'insoutenable vérité aux plus aisés : tout ce que vous avez, ça vaut peau de zébi.

Par contre, là ou le soviétisme est frappant, c'est que les conséquences vont être bénignes, qu'ils disent.

Si l'on veut, après tout. Changer de monnaie (100 ancien = 1 nouveau), quelques millions de morts, comme à la fin de l'URSS, ce n'est pas, à l'échelle de l'humanité, très grave.

C'est la rançon qu'on connait depuis le 16° siècle. Quand on ne veut pas faire faillite et exterminer le banquier, c'est la population qu'on extermine.

Pour, en fin de compte, faire quand même faillite...  

Bien sûr qu'il y a eu une bulle et qu'il y a une bulle immobilière. Chez moi aussi (haute-loire), on annonçait une pénurie de logements. Pourtant, dans certaines rues, il fallait simplement une main pour compter les habitants, et les deux les logements.  

Le pouvoir aura, partout, fait durer le suspens, pour une bonne raison. Ceux qui le tiennent essaie de s'y maintenir et ne conçoivent même pas de ne pas gouverner.

La situation économique en France peu se lire au déficit extérieur, en cela, il ressemble au cas US, GB et espagnol. Pour faire tenir la machine économique debout, il fallait que les ménages s'endettent. Pour aller où après ? Mystère.  

Il n'y avait aucune pénurie de logements, sauf très localisées. Même les hausses de loyers n'étaient pas justifiées. Elles ne peuvent être légitimes que s'il y a entretien du bien, et pour le secteur privé, c'est rarement jamais le cas.

L'élite demande un "rendement" à son épargne, mais ne veut pas de déficit budgétaire, et veut une "société de propriétaires". On se demande si ces gens là ont un cerveau, ou plutôt on ne se le demande pas. On constate qu'il est bien au chaud, rangé dans le formol.  

L'état s'est mis à la botte des plus riches et des manipulateurs d'argent, confondant planche à billet et richesse véritable. Politique et politique du chien crevé au fil de l'eau. 

On peut le constater aujourd'hui, le macrocosme politichien s'agite pour des futilités. La soi-disant mort d'un barbu au Pakistan, ou le nombre d'arabes et de noirs dans cette complète inutilité qu'est l'équipe de France de Football.

D'ailleurs, tous les sports sont des futilités : les jeux du stade destinés à la plèbe.  

L'essentiel est ailleurs, elle est dans le pain, dans les moyens, ou pas de vivre.

Nabuchodonosor a pu être élu en 2007, car il était porté par une bulle immobilière en pleine forme, reflétant l'illusion d'être riche, et donnant  l'autorisation d'être con comme une valise. 

Quand la bulle explose, on voit le pouvoir s'évaporer. (NS a encore un an avant d'atteindre le stade de la Elstinisation, à 1 % d'opinions favorables en fin de mandat). 

On m'a demandé comment la révolution avait tourné pour la France, j'en profite pour répondre.

Au niveau financier, c'est l'apurement. La dette de l'ancien régime n'existe plus (elle est difficile à connaître, il n'y avait pas de comptabilité nationale, mais des caisses diverses), elle oscillait entre 4 et 6 milliards et son service absorbait 300 millions/an.

Par comparaison, le budget militaire pour l'armée (100 millions) et la marine (50 millions) était très mesuré.

Passé la période révolutionnaire, l'armée plafonne en France à 300 000 hommes, le reste de la grande armée (environ 600 000) étant fourni et payés par les alliés plus ou moins forcés, et l'entretien ne coûte pas grand chose.

En effet, ces alliés sont appelés à participer, sous la forme d'indemnités de guerre, de saisies, de pillage. L'Espagne est particulièrement mise à contribution.

On peut dire que le coût de l'armée pendant la période impériale est à peine supérieure à celle de la période royale. Comme on a fait banqueroute, la situation financière n'est pas particulièrement tendue sous Napoléon.  

Si, à la fin de la période impériale, la dette est un peu remontée, elle est modeste (800 millions) et les indemnités de guerre de 1815 (700 millions) compensent à peine le pillage auquel se sont livrées les armées françaises pendant 20 ans.

On peut lire, à cet effet là, les cahiers du capitaine Coignet. Parti sans rien, il a atteint une honnête aisance. Ce n'est pas, à l'époque, choquant.  

Globalement, pendant 20 ans, les guerres ont rapportées à la France, sans doute de l'ordre de 2 milliards de francs-or.

La restauration de 1814 échoue largement parce que l'économie française était devenue prédatrice des pays tributaires, d'abord en les réservant à son industrie, ensuite en les imposant.

Pour l'Espagne, il y aura vraiment un avant et un après. Les liquidités, abondantes depuis le 16°siècle, disparaissent quasiment après 1811. Le grand propriétaire terrien aura à peine de quoi se payer le voyage à la ville voisine.    

L'économie espagnole se tournera vers ce qui lui reste : l'agriculture. C'est à dire, selon mêmes les termes de l'époque, pas grand chose.
Cela résume bien aussi la situation. L'immobilier actuel va être assimilé à l'agriculture espagnole de 1815. Ce ne sera pas grand chose.

Par Patrick REYMOND

Assange: "Facebook est une épouvantable machine à espionner"

06/05/2011 09:43 par rgrs

  • Assange:

    Assange: "Facebook est une épouvantable machine à espionner"

    06/05/2011 09:43 par rgrs

Dans une interview donnée à Russia Today, le fondateur de Wikileaks a qualifié Facebook de "machine la plus épouvantable jamais inventée". Il a mis en garde les utilisateurs du service de socialisation inventé par Mark Zuckerberg mais aussi d’internet en général contre la facilité avec laquelle les services américains pourraient accéder à ces données.

Julian Assange s’est expliqué : "Nous avons là la base de données individuelles la plus complète du monde avec les relations, les noms, les adresses, les liens des uns avec les autres, leurs parents, le tout situé aux Etats-Unis et facilement accessible aux services de renseignements américains. Facebook, Google, Yahoo et toutes ces sociétés majeures américaines ont des interface intégrées pour les services de renseignements américains."
Il a précisé : "Cela ne signifie pas que Facebook est dirigé par les services de renseignements américains mais qu’ils peuvent faire pression sur eux, légalement et politiquement. Tout le monde devrait comprendre que lorsqu’il ajoute un ami sur Facebook, il fait gratuitement le travail du renseignement américain en construisant cette base de données pour lui."
Julian Assange a par ailleurs minoré l’importance des révélations faites par Wikileaks en affirmant que son organisation n’avait accès qu’à une toute petite partie des documents. Pour lui, rien de vraiment embarrassant n’a été révélé parce qu’elle ne peut accéder aux câbles réellement "top secret". Il a détaillé : "Toutes ces histoires qui ont été publiées se sont produites dans le monde avant 2010 mais les gens n’en savaient rien. Alors, qu’est-ce que nous ignorons aujourd’hui ? Il y a un énorme monde caché dont nous ne savons rien en ce moment."
Toujours en attente de son extradition en Suède pour les affaires de mœurs dont on l’accuse et dont
il a fait appel, Julian Assange critique dans cette même interview le système judiciaire suédois. Il souligne ainsi que l’avocat derrière son extradition était impliqué dans celle du général Pinochet, chef de la dictature chilienne qu'il mit en place de 1973 à 1990.

Ph. Br.

La sortie du nucléaire: un choix de régression et non un choix de société

06/05/2011 09:38 par rgrs

  • La sortie du nucléaire: un choix de régression et non un choix de société

    La sortie du nucléaire: un choix de régression et non un choix de société

    06/05/2011 09:38 par rgrs

Intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat, débat sur la politique énergétique de la France, jeudi 5 mai 2011.

La sortie du nucléaire: un choix de régression et non un choix de société
 
La proposition de résolution présentée par M. Jean-Claude Danglot et ses collègues du groupe CRC SPG vient en discussion devant le Sénat deux mois après la catastrophe de Fukushima. Elle a le grand intérêt de mettre l’accent sur les conséquences pratiques à tirer de cette catastrophe si nous voulons préserver l’atout que le secteur nucléaire représente pour la France plutôt que de céder à la démagogie obscurantiste et technophobe de la « sortie du nucléaire ».

Il faut d’abord comprendre la nature de l’accident. Rappelons en effet que l’accident de Fukushima tient à l’insuffisance des dispositifs de sécurité mis en place par l’exploitant, Tepco, face à l’ampleur du tsunami : murs de sept mètres de haut face à des vagues de vingt-trois mètres. Ces vagues ont noyé les centrales diesels de secours alors que l’arrêt automatique des réacteurs, du fait d’une secousse sismique d’intensité 9, avait entraîné la perte des alimentations électriques externes. Le cœur des réacteurs et les assemblages combustibles n’ont plus été refroidis du fait de cette imprévoyance quant à la hauteur de la vague du tsunami. De l’arrêt des circuits de refroidissement par perte d’électricité, tout le reste a découlé : échauffement des combustibles irradiés, dégagement d’hydrogène, explosions endommageant l’enceinte de confinement, etc.

Il est extrêmement important de comprendre l’origine de l’accident pour en tirer les leçons adéquates. C’est la survenue d’un accident naturel imprévu – le tsunami – qui a rendu inopérants les dispositifs de secours. A ce stade, ce n’est pas s’aventurer que de pointer la responsabilité de l’exploitant qui n’a pas pris les précautions nécessaires, eu égard à l’ampleur des tsunamis observés, même dans des temps assez anciens, à la fin du XIXe siècle notamment. L’analyse de l’accident mérite sûrement d’être complétée. Dès maintenant cependant on peut dire, et la résolution présentée par M. Danglot a raison de le souligner, qu’il est important de soustraire le secteur énergétique, et particulièrement le secteur nucléaire, aux logiques de rentabilité qui gouvernent la libéralisation de l’énergie. Il est particulièrement important d’affirmer la nécessité d’un grand pôle public de l’énergie incluant la totalité des entreprises composant l’industrie nucléaire. C’est la raison pour laquelle je voterai cette proposition de résolution. J’ajoute que le projet de résolution attire justement l’attention sur la nécessité d’une formation de haut niveau des personnels et sur la proscription de la sous-traitance dans le secteur nucléaire.

M. Danglot a aussi raison de pointer les conséquences de la libéralisation du secteur de l’énergie sur la fixation des prix. Il est admirable que l’intervention de l’Europe, au nom de la concurrence, aboutisse à un relèvement des prix de l’électricité et du gaz ! Le gouvernement est dessaisi de ses attributions. Ce n’est plus lui qui fixe les tarifs de l’énergie. Je ferai une seule observation : la loi Nome intervient en application de directives prises sur la base des décisions arrêtées aux sommets de Lisbonne (2000) et de Barcelone (2002), à une époque où le parti communiste était présent au gouvernement. Je ne signale ce fait que pour montrer combien il est difficile de résister à une logique de libéralisation européenne qui se déroule implacablement depuis plus de vingt ans en vertu de l’Acte Unique ratifié, en 1987, par l’ensemble des forces politiques à l’exception, je dois le rappeler, du parti communiste.

Il est vrai que ceux qui l’ont voté n’étaient nullement avertis du contenu des trois cents directives d’application qui l’ont suivi. N’est-il pas temps de remettre en cause cette philosophie de la concurrence qui imprègne tous les textes européens jusqu’au traité de Lisbonne, philosophie qui n’exprime rien d’autre que le dogme néolibéral de l’efficience des marchés, auquel Milton Friedman a attaché son nom ? En votant la loi Nome, le Parlement n’a fait qu’exécuter un dessein conçu il y a plus de trente ans par les doctrinaires d’un néolibéralisme aujourd’hui au bout de sa course. Il faut cesser de libéraliser. Il faut reréglementer, mettre un peu de viscosité dans le fonctionnement de marchés devenus fous, car la totale déréglementation conduit à des mouvements spéculatifs dont l’amplification dans un monde décompartimenté et globalisé ne peut plus être maîtrisée.

Si le progrès procède d’erreurs corrigées, il est quand même préférable d’éviter les erreurs quand on le peut. La catastrophe de Fukushima alimente une immense campagne en faveur de la « sortie du nucléaire » qui est, soit dit en passant, le noyau de l’idéologie des Verts fondamentalistes. Il est vrai que beaucoup de gouvernements n’ont pas montré beaucoup de courage pour résister à cette giga-campagne et d’abord pour expliquer la nature de l’accident. Le comportement de l’exploitant japonais et les failles du contrôle public n’ont évidemment pas aidé à faire cet effort de pédagogie pourtant nécessaire.

Bien sûr la capacité acquise par l’homme de désintégrer la matière, inévitablement associée aux explosions d’Hiroshima et de Nagasaki en 1945, contribue à créer autour de l’industrie nucléaire un halo d’épouvante méthodiquement exploité par tous ceux que révulse la vision cartésienne de l’Homme « possesseur et maître de la Nature ». C’est un vieux débat : Eve fut punie pour avoir dérobé le fruit qui poussait sur l’arbre de la connaissance, et Prométhée pour avoir dérobé le feu aux dieux pour le donner aux hommes.

Le projet de résolution de M. Danglot propose l’ouverture d’un grand débat public sur les choix en matière de politique énergétique. J’en suis pleinement d’accord. Encore faut-il que ce débat soit instruit de manière approfondie.

Ceux qui nous proposent tout bonnement « la sortie du nucléaire » ont-ils bien mesuré toute la portée du choix de société qu’ils nous proposent ? Dans le « bouquet énergétique », en effet il n’y a pas d’énergie qui ne comporte de lourds inconvénients :

L’exploitation des réserves de pétrole et même de gaz sera de plus en plus coûteuse étant donné l’épuisement déjà prévisible de ces réserves à l’horizon de quelques décennies.

Le charbon disponible en plus grande quantité est encore plus polluant. Selon l’OMS la pollution de l’air par l’utilisation massive du charbon en Chine tue au moins 750 000 personnes par an, chiffres non démentis par le gouvernement chinois. Les gaz non conventionnels et l’exploitation de schistes bitumineux sont à la source de pollutions considérées comme plus graves encore.

Le nucléaire qui ne rejette pas de gaz à effet de serre et produit un kwh bon marché a certes deux inconvénients : la sûreté des centrales ne peut être garantie à 100 % car il n’y a pas d’activité humaine sans risque. Par ailleurs, la recherche n’a pas encore résolu complètement le problème des déchets radioactifs à très long terme. Il faut comparer ces inconvénients qui peuvent être réduits à ceux d’autres activités humaines.

La sortie du nucléaire en vingt ans, selon les calculs de M. René Tregouet, sénateur honoraire, impliquerait si on voulait remplacer le nucléaire par moitié par l’énergie du vent d’une part et par l’énergie solaire de l’autre, la pose de 2000 km2 de panneaux solaires, de 3400 éoliennes terrestres géantes et de 8400 éoliennes marines. M. Tregouet évalue le coût de cette politique de substitution à 100 milliards d’euros par an, soit plus du double de notre actuelle facture énergétique. Il estime que cet effort n’est pas hors de notre portée, si nous le voulons.

Mais ce choix serait-il raisonnable ? Il faut se souvenir que le coût du kwh d’origine éolien est deux fois plus élevé que celui du kwh produit par une centrale nucléaire ou fonctionnant au gaz ; Quant au coût du kwh d’origine solaire, il est dans l’état actuel de la recherche dix fois plus élevé.

L’électricité d’origine nucléaire représente aujourd’hui 80% de l’électricité consommée en France. La sortie du nucléaire aurait pour notre pays un coût exorbitant. Pour sa compétitivité. Pour son commerce extérieur (8 milliards d’euros si on compte à la fois les exportations d’électricité et celles des services nucléaires).

Ce choix n’est pas seulement hors de prix. Il serait contraire à l’intérêt national, à l’aune duquel une partie croissante de nos responsables semblent avoir désappris de se placer.

Ceux qui parlent de choix de société doivent avoir l’honnêteté de mettre en parallèle d’autres choix que nos sociétés ont faits : la pollution de l’air par les énergies fossiles tue chaque année, selon l’OMS, 13 millions de personnes. Les accidents de la route coûtent chaque année la vie à 1,2 millions de personnes.

Le choix du néolibéralisme effectué dans les années 1980-90 par la France a entraîné une désindustrialisation massive et un chômage structurel de 10% de la population active. On ne compte pas les drames humains que cela entraîne. Le vrai choix de société, c’est de mettre un terme à la dictature des marchés financiers.

Il me semble que les choix technologiques ne doivent pas être dissociés des choix économiques et sociaux La sortie du nucléaire est un choix de régression, non de société. En ce sens, la proposition de résolution de M. Danglot liant l’exploitation du nucléaire au choix de l’appropriation publique et visant plus généralement à reréglementer le secteur de l’énergie me paraît mériter pleinement d’être soutenu.

C’est ce que feront la majorité des sénateurs du groupe RDSE.
 
Jean-Pierre Chevènement
 

73% des Français jugent le bilan du président Sarkozy mauvais

06/05/2011 09:33 par rgrs

  • 73% des Français jugent le bilan du président Sarkozy mauvais

    73% des Français jugent le bilan du président Sarkozy mauvais

    06/05/2011 09:33 par rgrs

Selon une étude BVA, le nombre de personnes mécontentes est en hausse de six points par rapport à mai 2010.

Sur 12 grandes réformes lancées depuis quatre ans par Nicolas Sarkozy, l'allégement des droits de succession reçoit le soutien de 60% des sondés. (AFP)

Sur 12 grandes réformes lancées depuis quatre ans par Nicolas Sarkozy, l’allégement des droits de succession reçoit le soutien de 60% des sondés. (AFP)

Près des trois quarts des Français jugent mauvais le bilan de 4 ans de présidence Sarkozy, même si « certaines réformes éminemment symboliques sont soutenues par l’opinion », selon une étude BVA pour BFM, Challenges, Avanquest publié jeudi 5 mai.

A la question « globalement, depuis quatre ans, diriez-vous que le bilan de Nicolas Sarkozy en tant que président de la République » est mauvais ou bon, 73% des personnes interrogées répondent « mauvais », en hausse de six points par rapport à mai 2010, contre 27% qui disent « bon », au lieu de 31% il y a un an (-4).

Sur 12 grandes réformes lancées depuis quatre ans par Nicolas Sarkozy, l’allégement des droits de succession reçoit le soutien de 60% des sondés, 15% considérant en revanche qu’elle aura un impact négatif, soit un solde positif de 45 points.

D’autres réformes bénéficient également d’un solde positif : le Grenelle de l’environnement (14), la loi sur le service minimum (13), le RSA (9), le Grand Paris (6), la réforme des heures supplémentaires (3).

Pédagogie des réformes

Six autres ont un solde négatif: le bouclier fiscal (-37), la réforme des retraites ainsi que le grand emprunt (-18), la réforme des universités (-14), la réforme des régimes spéciaux de retraite (-8), la création de Pôle emploi (-7).

« Ce niveau moyen de jugement s’il est décevant, est nettement meilleur que la perception globale portée sur la présidence Sarkozy depuis 4 ans », souligne BVA.

« Vraisemblablement, Nicolas Sarkozy a raison de faire de la pédagogie de ses réformes : c’est certainement plus payant que de faire la course avec le Front national », a précisé à l’AFP Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion.

Par ailleurs le moral économique des Français poursuit sa remontée continue depuis trois mois (+20 points) passant d’un indice de pessimisme de -55 en mars, à -47 en avril et à -35 en mai, indique le sondage.

Pessimisme des Français

« Même si les deux tiers des Français (67%) restent pessimistes en l’avenir, ce contexte plus favorable pourrait être exploité politiquement par un Nicolas Sarkozy soulignant son activisme et ses grandes réformes passées », ajoute Gaël Sliman.

« Il peut encore espérer connaître en 2012 une situation parfaitement inverse à celle qu’avait connue Lionel Jospin dix ans auparavant: plébiscité pendant 4 ans dans un contexte macroéconomique très favorable, sa popularité s’était retourné à six mois de l’échéance présidentielle en même temps que le contexte économique mondial », a-t-il rappelé.

Sondage réalisé par internet les 28 et 29 avril auprès d’un échantillon national représentatif de 1.004 personnes âgées de 15 ans et plus recrutées par téléphone, selon la méthode des quotas.

Le Nouvel Observateur – AFP

http://www.gaullisme.fr/2011/05/05/73-des-franais-jugent-le-bilan-du-prsident-sarkozy-mauvais/

Robespierre encore et toujours !

06/05/2011 09:27 par rgrs

  • Robespierre encore et toujours !

    Robespierre encore et toujours !

    06/05/2011 09:27 par rgrs

Le 6 mai 1758, il y a 253 ans, naissait Maximilien Robespierre celui qui deviendra l'Incorruptible.  

Je sais que la Droite l'a condamné depuis Thermidor et je sais aussi que beaucoup à Gauche l'ont aussi abandonné et condamné. Etre Jacobin est passé de mode dans la Gauche française toutes composantes confondues. Etre Robespierriste, il ne faut même pas y penser ! La gauche radicale comme la gauche libérale a épousé les thèses thermidoriennes qui décrivent un Robespierre, tyran et responsable de tout ! Ils rejoignent les thèses monarchistes, contre révolutionnaires voire Barruelistes !

Et pourtant, ici ou là, des citoyens anonymes, des historiens, quelques politiques, des professeurs, des étudiants, des artistes comédiens et interprêtes font rejaillir la flamme robespierriste et jacobine et s'approprient de nouveau le grand révolutionnaire !  

Il y a un an, j'ai créé ce blog pour remettre au gout du jour et au centre de la vie politique et de la gauche Robespierre et l'idéal révolutionnaire, républicain, patriote qu'est le Jacobinisme. Ce blog proposait un réarmement idéologique et programmatique de la Gauche autour des valeurs, des concepts de la république et de l'idéal démocratique qu'expriment les Jacobins robespierristes.

 

 

 

 

   Robespierre, le Député qui devient l'Incorruptible

 

Robespierre était un humaniste épris de la philosophie des Lumières et de Rousseau. Il montra de manière constante son ardeur révolutionnaire, son idéal démocratique et patriotique. Il fit du Club des Jacobins, la société politique révolutionnaire majoritaire, unifiant les sociétés populaires de provinces et le centre des débats chaque jour plus fervents et féconds. Il fût un député tour à tour constitutant, conventionnel puis il fut élu président de la Convention puis membre du Comité de Salut Public.  

 

   

Avec ses amis, Couthon et Saint-Just au Comité de  Salut public puis Lebas à celui de la Sécurité générale et Payan en tant qu'Agent Général,  il permit à la Révolution de triompher, d'être sauvée et lui fît  prendre un cours social, populaire et aussi universel.

   

   

Cette révolution sociale et populaire s'appuyait sur le peuple souverain et moblilisé. L'intérêt général, l'égalité des droits, la vertu et la morale républicaines furent les paradigmes du projet politique de Robespierre et de ses amis.

   

                

  

Cette marche en avant vers l'égalité réelle et la souveraineté du citoyen et ce cours nouveau social et populaire furent stoppés ! Ils le furent lors des journées confuses des 8 et 9 Thermidor de l'An II de la République. Le putsch des thermidoriens réussit, Robespierre et ses amis tués,  la révolution sociale et populaire pouvait être stoppée et bientôt la révolution tout court le fût ! La réaction thermidorienne, la contre révolution détruirent les Jacobins et leurs symboles et remis chaque jour un peu plus en cause la politique, les lois sociales et populaires qui furent votées et appliquées durant la période ouverte par la Convention montagnarde et le Salut public. La richesse opulante ressortie de son trou et nous vîmes muscardins, merveilleuses s'emparaient de la rue. Le Club des Jacobins fermé, les Thermidoriens qui avaient tués Robespierre et ses amis, arrêtèrent la révolution et liquidèrent la Convention.

 

______ XXX______

 

 

  Robespierre, le révolutionnaire, à la place des Grands Hommes - La Patrie reconnaissante.

   

A l'heure où Les Manuscrits inédits de Robespierre doivent revenir à la Nation ! de l'Incorruptible viennent d'être découverts et mise en vente par un descendant des Lebas, il serait utile que la Nation s'approprie ses documents  lors de leur vente qui doivent avoir lieu le 18 mai prochain. Ces documents de haute valeur historique et aussi politique doivent être portés à la connaissance des Historiens, des Chercheurs, des Etudiants, des Professeurs, des Elèves, des Politiques, de chaque Citoyen. Oui chaque citoyen doit en prendre connaissance !  

 

 

J'espère aussi que les Frères Robespierre, Saint-Just, Couthon et Lebas auront un jour leur nom sur une plaque d'une artère ou une place de Paris. Pourquoi ne pas appeler la place du Marché Saint Honoré (endroit où se trouvait le Club des Jacobins à l'époque de la Révolution) Place Maximilien  Robespierre dit "l'Incorruptible" ?  

J'espère aussi qu'un musée Robespierre verra le jour à Arras dans sa vie natale.  

J'espère aussi que les 108 Robespierristes condamnés, tués et exécutés, à Paris, lors des journées des 9 et 10 Thermidor de l'An II de la République auront une sépulture digne ! Ce ne serait que justice pour ces grands hommes qui firent la Révolution et construirent la France. Une France républicaine, jacobine et universelle, celle du peuple souverain et citoyen qui mis un terme à l'Ancien régime et à la monarchie.  

 

   

Je pense que Maximilien et Augustin Robespierre, Saint-Just, Couthon, Lebas, Hanriot et Payan doivent avoir les honneurs de la nation, de la patrie reconnaissance et entrer au Panthéon.  

Je vais terminer mon billet en vous faisant partager un lien qui permettra d'atteindre le lien du discoursde Robespierre "Sur les principes de morale politique qui doivent guider la Convention nationale dans l'administration intérieure de la République. Il fût prononcé le 17 Pluviose An II de la République (05 février 1794) à la Convention.

   

Bonne lecture.

Salut et Fraternité.

 

D-P. 

   

Le lien pour atteindre le discours :

http://manifeste-jacobin.blogvie.com/files/2011/05/discours-de-robespierre-sur-les-principes-de-la-morale-politique.pdf

  http://darthe-payan-lejacobin.over-blog.com/

Lorsque la région Poitou Charentes ouvre une ambassade à Paris

06/05/2011 09:19 par rgrs

  • Lorsque la région Poitou Charentes ouvre une ambassade à Paris

    Lorsque la région Poitou Charentes ouvre une ambassade à Paris

    06/05/2011 09:19 par rgrs

Ces derniers temps Ségolène Royale est revenue sur le devant de la scène médiatique, après de longs mois d’absence et de silences politiques. Sa dégringolade dans les sondages a obligé la candidate aux primaires socialistes à sortir de sa réserve et à faire de nouveau parler d’elle. Rétrogradée dans les côtes de popularité des socialistes derrière Dominique Strauss Kahn, Martine Aubry et même son ancien compagnon François Hollande, elle a pratiquement perdue toute chance d’emporter la primaire socialiste, mais la candidate continue à croire en ses chances et poursuit la primaire en s’en donnant les moyens. A ce propos une problématique autour de la primaire socialiste n’a été levée par aucun média, ni organe officiel ; comment les candidats à la primaire socialiste parviennent-ils à financer cette élection interne, vraie mini campagne électorale, qui implique dès lors comme toute élection un coût économique ?

Digression ; Savez vous comment sont financés les partis politiques français ? Avec vos impôts ! Epuisés par les affaires de corruption, de trucage de marchés publics, de détournements de fonds publics et j’en passe, en 1990 les parlementaires ont décidé de voter une Loi et d’autres successives par lesquelles les partis politiques recevront désormais directement un financement public ou obtiendront le remboursement de tout ou partie de leurs débours pour leur campagne sur fonds publics. Par exemple lorsque vous votez aux législatives votre voix attribuée à un parti politique permet de faire bénéficier à ce parti 1,63 euros de financement par an, pendnat 5 ans (à condition d’avoir des candidats dans plus de 50 circonscriptions et ayant réalisé un score supérieur ou égale à 1 %) … etc. Il y abeaucoup d’autres façons pour un Homme politique ou un parti d’obtenir un financement. On peut par exemple recourir à un mécène.

Lorsque le mécène Pierre Bergé lâche la candidate Royal

Lors de la dernière campagne présidentielle c’est Pierre Bergé qui a financé le courant Désirs d’avenirs de Ségolène Royale. Il était notamment le Président de l’association « Les amis de Ségolène Royal » et à ce titre il s’acquittait du loyer, d’un montant de 8000 euros, des 300 m2 des bureaux parisiens de la candidate, situés au 95 boulevard Raspail à Paris. Ce QG avait permis de créer une singularité pour la candidate Royal, à la fois dans et en dehors du Parti socialiste, rassemblant autour d’elle de jeunes collaborateurs et créant des outils politique à l’époque efficaces et nouveaux, comme le site Désir d’avenir. Au début de cette année Pierre Bergé a annoncé qu’il arrêtait de payer le loyer du QG  de Ségolène Royal, officiellement pour se conformer avec le Code électoral.

La rupture serait née d’une succession de faits. Tout d’abord Pierre Bergé n’aurait pas apprécié que Ségolène Royal entretienne la division du Parti socialiste. Au congrès de Reims, Ségolène Royal était seule contre tous les socialistes. Puis il y a eu les brouilles successives avec tous ses soutiens de l’époque, dont Vincent Peillon Surtout il y a eu l’affaire autour de son site Internet complètement raté, réalisé par son compagnon André Hadje, qui était tout de même facturé plus de 40 000 euros à Pierre Bergé. Depuis peu Pierre Bergé se serait rapproché de Martine Aubry, il ne pouvait donc plus soutenir Ségolène Royal.

La région Poitou Charentes ouvre une ambassade à Paris

Dans la perspective de la primaire socialiste, Ségolène Royal ne disposait plus de bureaux à Paris pour baser son courant, Désirs d’avenir. Il fallait surtout qu’elle trouve un financement, lui permettant de retrouver un hébergement pour son courant. Pas de problème la région Poitou Charentes a loué et payé la réfection de bureaux situés rue du départ à Paris dans le quartier XIVème arrondissement, occupés par les membres de son courant politique, Désirs d’avenir. Je ne sais pas par contre qui salarie le personnel de son mouvement. Je trouve qu’il est assez scandaleux que les deniers publics de la région Poitou Charentes servent les intérêts personnels de la candidate Royal à la primaire socialiste.

Je ne tiens pas particulièrement à jeter la pierre à Ségolène Royal, quoi que. On peut se poser les mêmes questions sur  la légalité des sources de financement des campagnes des autres candidats à la primaire socialiste. Sachez néanmoins si vous êtes picto-charentais que vous avez une ambassade à Paris auprès de laquelle vous pouvez faire remonter vos doléances.

Politoblog 

http://www.politoblog.com/?p=5936

Marine le Pen et les ressources de la crise

06/05/2011 09:14 par rgrs

  • Marine le Pen et les ressources de la crise

    Marine le Pen et les ressources de la crise

    06/05/2011 09:14 par rgrs

A ce rythme, il ne s'agit plus de voter pour décider mais de voter pour punir. Si la tendance persiste, le score de Marine le Pen s'annonce considérable car elle s'ancre comme seul vote de punition face à une gauche qui est devenue trop notabiliaire.

Le scrutin 2012 pourrait tourner à un choc entre les partis au pouvoir (UMP et PS et associés) face à la seule opposition (le FN).

La gauche de la gauche disparaît progressivement. Mélenchon a crié trop fort, trop tôt. Une cadence impossible à suivre dans le temps.

La jeune génération du PS semble attendre la présidentielle suivante.

Face aux personnalités associées aux pouvoirs nationaux et locaux, il ne reste "que" Marine le Pen pour canaliser tous ceux qui veulent sanctionner les "responsables politiques".

Elle occupe remarquablement son espace. Les valeurs sur lesquelles elle intervient sont à la hausse dans le pays. Elle se montre économe de ses attaques.

Après un lancement tonitruant de sa campagne, elle est plus discrète sur les médias pour ne pas lasser.

Si la présidentielle 2012 tourne au referendum sur la "classe politique", elle peut réaliser une réelle échappée au premier tour. De nombreuses tendances se préparent actuellement pour qu'il en soit ainsi à l'exemple de l'évolution de sa cote de sympathie.

Elle est actuellement la seule à travailler à récolter les ressources de la crise à l'exception de Ségolène Royal dans la primaire du PS mais le PS ne joue-t-il pas un effet rejet en dehors même du contenu des propositions de Ségolène Royal ?

http://exprimeo.fr/article/6774/marine-le-pen-et-les-ressources-de-la-crise.htm