Chevènement met la pression sur le PS en se déclarant candidat pour 2012
05/05/2011 15:27 par rgrs
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Chevènement met la pression sur le PS en se déclarant candidat pour 2012
05/05/2011 15:27 par rgrs
Dépêche AFP, 4 mai 2011, 16h56.
Jean-Pierre Chevènement, accusé d'avoir contribué à faire perdre Lionel Jospin par sa candidature à l'Elysée en 2002, a assuré mercredi qu'il se lancerait à nouveau dans la course en 2012, mettant ainsi la pression sur le PS qu'il juge trop mou face à la mondialisation et l'UE.
Agé de 72 ans, le président d'honneur du MRC (Mouvement républicain et citoyen) s'est montré déterminé, déclarant sur Europe 1 qu'il serait "candidat pour faire bouger les lignes", puis précisant dans un deuxième temps à l'AFP que sa candidature serait officialisée "à l'automne".
"On appréciera et on examinera la situation en fonction du paysage politique à l'automne mais aussi en tenant compte de l'espace que peut avoir Jean-Pierre Chevènement", a ensuite nuancé le président du MRC, Jean-Luc Laurent.
Le secrétaire national Julien Landfried s'est lui aussi montré prudent: "Il prendra sa décision définitive à l'automne".
Auparavant, l'ancien ministre de Lionel Jospin avait fait valoir que "la régression dans laquelle nous enferme le pacte de compétitivité Merkel-Sarkozy n'est récusée par personne". Surtout pas, selon lui, par le patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, dont il prédit la candidature à la primaire PS.
Depuis plusieurs mois, M. Chevènement laisse planer l'idée qu'il pourrait concourir à l'Elysée pour porter ses idées, qui le classent dans le camp des souverainistes de gauche.
Parallèlement, des discussions sont ouvertes avec le PS, où le traumatisme du 21 avril 2002 reste vif. L'élimination de Lionel Jospin au 1er tour avait notamment été attribuée à la multiplication des candidatures à gauche, dont celle de Jean-Pierre Chevènement (5,33% des suffrages).
La semaine dernière, PS et MRC avaient annoncé la mise en place d'un groupe de travail sur les questions posant "problème" afin de trouver "un accord gouvernemental" pour 2012.
Contactés par l'AFP, François Lamy et Christophe Borgel, qui représentent le PS au sein de ce groupe, n'ont pas donné suite.
Pour l'instant, "le compte n'y est pas et nous en sommes plutôt à constater les points de désaccord", avance pour sa part Jean-Luc Laurent.
Principale pomme de discorde: la question européenne. Récemment, Jean-Pierre Chevènement avait accusé le PS d'ignorer la question de l'euro dans son projet pour 2012 et d'être enfermé dans un "logiciel néolibéral".
"Au moins Ségolène Royal, en 2007, promettait de réformer les missions de la BCE (Banque centrale européenne) pour ajouter à la lutte contre l'inflation le souci de la croissance et de l'emploi. Là, disparu!", déplorait-il.
En prenant date pour une candidature, Jean-Pierre Chevènement "se dit qu'il y a peut-être un créneau à occuper", note Jérôme Fourquet, directeur-adjoint à l'Ifop.
"On est sur une demande de protection, de crises à répétition dans la zone euro, de questionnement sur la finalité de la construction européenne. Chevènement a une certaine crédibilité sur ces points", souligne-t-il.
Mais, selon lui, le sénateur "fait peut-être aussi un tour de piste (...) pour que ses thématiques soient prises en compte à gauche". "Les choses commencent à s'accélérer au PS. Il essaie de ne pas rater le train, d'occuper le terrain avant que les +grands+ ne rentrent dans l'arène".
Le président du MRC a néanmoins récuté l'idée que l'hypothèse de sa candidature vise à obtenir une négociation avec le PS en vue des sénatoriales de l'automne et des législatives de l'an prochain.
Notre procès Clearstream: troisième journée
05/05/2011 15:23 par rgrs
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Notre procès Clearstream: troisième journée
05/05/2011 15:23 par rgrs
Ce jeudi après-midi a lieu le troisième jour du procès devant la cour d'appel de Paris.
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Jeudi 8 heures 30: Clearstream : Faure nie être "un facteur manipulateur"
Le diplomate Philippe Faure dément dans un courrier les accusations d'Imad Lahoud et de son épouse qui font de lui "un petit facteur manipulateur" qui aurait fait le lien avec Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream.
Dans un autre courrier, publié lundi par Le Monde et adressé à la Cour d'appel, l'épouse d'Imad Lahoud, Anne-Gabrielle Lahoud, une énarque qui à l'époque des faits était conseillère auprès du ministère des Affaires étrangères, affirme avoir "remis en mains propres le manuscrit" du "Coupable idéal", le livre de son mari, fin 2006 à Philippe Faure. Celui-ci devait le transmettre à Dominique de Villepin "qui avait souhaité le relire avant sa publication". Elle aurait ensuite "redonné le manuscrit à Imad en lui indiquant les deux points sur lesquels Dominique de Villepin souhaitait des modifications".
"Tout ceci est faux", écrit Philippe Faure dans un courrier adressé mercredi au Monde. "Le couple Lahoud essaie simplement et abusivement de m'y entraîner, pour servir sa cause, alors que je ne connais rien de l'affaire et que mon nom n'a jamais été cité", poursuit l'ambassadeur de France au Japon, qui reconnait avoir été ami avec Dominique de Villepin. "Certes, j'étais secrétaire général de ce ministère quand Mme Lahoud était conseiller du ministre (...) D'ici à faire du plus haut fonctionnaire du Quai d'Orsay de l'époque un petit facteur manipulateur, il y a un fossé que Mme Lahoud me fait allègrement sauter, sans songer qu'il y va de la réputation et de la carrière d'un haut fonctionnaire".
Source: Europe 1
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Jeudi 8 heures: Clearstream : Villepin persiste
Le procès en appel de l’affaire Clearstream se poursuit à Paris. Hier, le mathématicien Imad Lahoud a continué de se contredire, affirmant n’avoir ajouté que le nom de Sarkozy dans les listings bancaires de la société luxembourgeoise. Afin de faire croire que le Président possédait des comptes occultes à l’étranger.
Pour sa part, Villepin a répété n'avoir pas évoqué Clearstream avec Jean-Louis Gergorin. Mais l’ancien haut responsable d’EADS affirme le contraire. Lors d’une réunion au Quai d’Orsay le 1er janvier 2004 avec le chef de la diplomatie française, "il est certain que le nom a bien été prononcé". Selon lui, Villepin lui a dit qu’il en parlerait avec Chirac. Mais "de ne pas informer le général Rondot", qui enquêtait sur l’affaire, avant la réponse du Président. Villepin nie : "J’ai juste fait état des instructions fortes dont m'avait fait part le Président sur la moralisation de la vie politique internationale".
Source: Midi Libre
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http://2villepin.free.fr/index.php/2011/05/05/1894-notre-proces-clearstream-troisieme-journee
Printemps arabe, hiver des chrétiens - Plus de liberté, moins d’égalité
05/05/2011 15:19 par rgrs
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Printemps arabe, hiver des chrétiens - Plus de liberté, moins d’égalité
05/05/2011 15:19 par rgrs
Le serial-prophète Emmanuel Todd triomphait il y a quelques semaines sur France Culture en déclarant que les révolutions arabes étaient une catastrophe pour les islamophobes. C’est parfaitement faux, à moins qu’il ait voulu dire que ceux qui redoutaient de voir l’islam politique des islamistes prendre trop d’importance dans le processus de démocratisation des pays arabes risquaient de voir leurs pires craintes se confirmer. À vrai dire, on préférerait que les révolutions arabes soient une catastrophe pour les islamistophiles, mais elles n’en prennent guère le chemin. C’est bien autour de l’islam que paraissent s’organiser les forces politiques les plus dynamiques dans les pays arabes touchés par ce Printemps tant célébré de ce côté-ci de la Méditerranée
Les chrétiens d’Orient, bien qu’ils soient dans l’ensemble eux aussi plus éduqués que leurs compatriotes, sont plus circonspects. Selon Georges El-Choueifati, un chrétien maronite libanais, fondateur de l’association du Frère Estephan Nehme, « si les chrétiens d’Orient, plus occidentalisés que leur compatriotes, aspirent pour la plupart à la liberté politique que promettent ces mouvements populaires, ils redoutent aussi l’avènement de régimes dont les leaders afficheraient ouvertement leurs convictions islamistes ».
Le dilemme politique auquel sont confrontés les pays arabes abritant des minorités religieuses est à la fois simple et cruel : alors que la tyrannie protège généralement les minorités, la liberté est souvent accompagnée de leur persécution. La démocratie arabe naissante semble fondée sur une union nationale cimentée par une religion dominante et identitaire (à l’image de ce que fut longtemps l’orthodoxie en Grèce) tandis que la dictature encourageait un certain pluralisme qui lui valait la reconnaissance, la loyauté et le soutien des protégés du régime.
C’est notamment le cas en Syrie où le régime alaouite, incontestablement tyrannique, protège néanmoins les chrétiens qui pour la plupart ne redoutent rien tant que l’arrivée au pouvoir d’une majorité sunnite vindicative. Selon certains témoignages difficiles à confirmer, des églises seraient menacées et l’un des slogans les plus populaires des manifestants serait : « Alaouites au cimetière, chrétiens à Beyrouth. »
Si, au sujet de la Syrie, on en est aux suppositions, en Egypte, les problèmes sont malheureusement avérés : aujourd’hui, seule l’armée paraît être en mesure de protéger plus ou moins bien les Coptes contre les exactions des islamistes.
On a récemment vu des Egyptiens musulmans de la région de Qena manifester avec succès pour refuser la nomination d’un gouverneur chrétien pour succéder à l’ancien gouverneur de l’ère Moubarak, également chrétien. On a d’abord reproché au nouveau gouverneur sa proximité avec l’ancien régime, puis les accusations se sont focalisées sur sa confession chrétienne : on l’accusait préventivement d’être porté sur la boisson. Au nom de la toute nouvelle toute belle démocratie égyptienne, la majorité musulmane locale exigeait un gouverneur qui lui ressemble, c’est-à-dire musulman.
Dans un article intitulé « À Qena, malgré la « révolution » la peur demeure pour les Coptes », La Croix développe la thèse selon laquelle ce n’est pas malgré, mais de plus en plus à cause de cette révolution printanière que les Coptes, toujours suspects aux yeux de leurs compatriotes de compromission avec l’Occident, ont aujourd’hui peur. Ce ne sont pas les manifestations de salafistes devant les églises, plus massives chaque vendredi, qui vont les rassurer. Et encore moins la recrudescence de la violence. Il y a quelques semaines, des Coptes ont été tués par balles par des gens qui ne supportaient pas que des chrétiens aient manifesté après l’incendie criminel d’une de leurs églises. Les Frères musulmans, qui viennent de créer leur parti politique (Liberté et Justice), ont oublié leur promesse de ne pas présenter de candidats dans plus d’un tiers des circonscriptions. Désormais ils visent la moitié des sièges disponibles aux prochaines élections législatives.
Dans un dialogue avec Abdelwahab Meddeb publié récemment dans Le Monde, Tariq Ramadan explique que « [dans le monde arabe] la sécularisation est historiquement associée à la colonisation ou à la dictature ». Inversement, le droit de pratiquer dans l’espace public et la possibilité, pour la religion, de jouer un rôle politique, peuvent être considérés comme émancipateurs. Ce qui explique que le discours religieux soit le plus crédible politiquement de la Tunisie à la Syrie en passant par la Libye.
L’exclusion des chrétiens des nations arabes au moment même où elles semblent arriver à maturité, serait l’issue tragique d’une longue histoire. Au XIXème siècle, en raison notamment de l’existence parmi eux d’une bourgeoisie, acteur majeur et nécessaire des cristallisations nationales partout dans le monde, les chrétiens jouent un rôle essentiel dans le nationalisme arabe, organisant alors les forces politiques visant à affranchir les peuples arabes, non pas de la tutelle occidentale, mais de la tutelle ottomane. Ainsi, c’est un catholique libanais, Ibrahim al-Yazigi, qui écrivit « Arabes, réveillez-vous », chant autrefois célèbre qui aurait pu servir d’hymne aux révolutions arabes en cours.
Pour les promoteurs du nationalisme arabe, les nations occidentales font office de modèles. Les chrétiens espèrent alors que le sentiment d’appartenance arabe fortifié par la création d’une langue commune (qui donnera naissance à l’arabe standard moderne), constituera un ciment unificateur pour les citoyens de confessions différentes. Aujourd’hui, c’est une Turquie formellement laïque mais massivement musulmane qui est mise en avant comme un modèle possible pour les nouveaux régimes, et seuls quelques intellectuels arabes résidant en Occident tentent d’inciter les peuples arabes à s’inspirer des démocraties libérales à l’européenne, sans susciter beaucoup d’écho ailleurs. Rappelons qu’en un siècle, la Turquie, aujourd’hui dirigée par un parti islamiste démocratiquement élu, a presque complètement éradiqué le quart chrétien de sa population. Que l’on puisse, sans se poser de questions, s’enflammer pour le modèle turc, surtout lorsqu’il est appliqué à des pays qui abritent des minorités religieuse, laisse songeur.
Aujourd’hui, au Moyen-Orient, les chrétiens ne sont plus des acteurs de l’histoire. Même au Liban ils ne sont plus qu’une force d’appoint – d’ailleurs divisée – pour les chiites ou les sunnites. Finalement, ce printemps arabe n’aura fait que hâter le processus de liquidation du rôle politique des chrétiens. Aujourd’hui ceux-ci voient se réaliser leur pire cauchemar : l’avènement d’un islam politique par le moyen – le réveil des peuples arabes – sur lequel ils comptaient autrefois pour l’éviter !
La France qui joua dans son histoire le rôle éminent de puissance protectrice des chrétiens d’Orient doit-elle ici encore faire l’autruche et se désintéresser de leur sort ? Il ne s’agit pas bien sûr de défendre en quelque manière que ce soit la légitimité de dictateurs qui font tirer sur leur population, mais de constater que le sens de l’Histoire est souvent obscur et alambiqué, et d’en tirer les conséquences. A priori et en elles-mêmes, les révolutions ne sont annonciatrices d’aucun lendemain qui chante. L’Histoire occidentale fut un long cauchemar dont nous ne sommes pas sûrs de nous être éveillés. Il y a peu de chances qu’il en aille autrement pour les peuples non-occidentaux.
Florentin Piffard
- Au passage, notons que selon un sondage réalisé pour Nouvelobs.com les Français, malgré la vague d’islamophobie qui paraît-il submerge notre pays, se montrent dans leur grande majorité (63%) emballés par ce printemps arabe, les enthousiastes étant particulièrement nombreux à gauche et dans les classes les plus éduquées.
- Qui vise à rapprocher paroisses françaises et paroisses du Proche et du Moyen-Orient
- pour donner une idée de leur plateforme politique, l’un de ses dirigeants a récemment déclaré qu’il prônait l’application de la Charia et des châtiments divins pour la nouvelle Egypte, avant de se rétracter d’une façon bien peu convaincante
http://www.causeur.fr/printemps-arabe-hiver-des-chretiens,9744
Maintenant on connait Mr Belkacemi... (triste football)
05/05/2011 15:12 par rgrs
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Maintenant on connait Mr Belkacemi... (triste football)
05/05/2011 15:12 par rgrs
Andy Warhol avait dit que tout le monde aurait droit à son quart d’heure de gloire… Depuis hier, Mohamed Belkacemi est une personne connue…
Cet homme est responsable à la FFF, cette divine maison où le chef n’est ni au courant ni responsable de rien (mais c’est le chef), du « football de quartier ». Je ne savais pas que ça existait, j’habite dans un village. Je me demande d’ailleurs s’il y a à la FFF un responsable des « football de villages », celui qui se joue en faisant les buts entre deux chênes, sur un terrain en pente… Et je me demande si le responsable du football de village enregistre les conversations qu’il a avec ses petits camarades, pour aller les donner à un site qui veut exister et « faire le buzz »… Mais je m’égare.
Revenons à Mohammed Belkacemi. Je ne connaissais pas cet homme, qui est par ailleurs chevalier national de l’ordre du mérite depuis Octobre dernier. Il sera peut être le responsable de la démission de Laurent Blanc. Félicitation à lui : il est connu maintenant, et aura son nom dans le livre d’histoire du football…
Je trouve la démarche de Mohamed Belkacemi déplorable et méprisable. Je ne connais pas l’homme, je ne le jugerai donc pas. Mais cette méthode, qui consiste à enregistrer des conversations privées, c’est magnifique ! Je sais que sur cette affaire de pseudo-racisme, le Godwin ne fait pas peur à beaucoup de monde, mais je n’ai pas envie de comparer le procédé employé… Je le trouve juste abject, puant, nauséabond. Et dangereux.
Je dis « conversation privée ». Vous pourrez me répondre « non, c’est une conversation de travail », mais c’est pareil. Je me pose la question : doit-on mettre des micros partout, dans chaque salle de réunion ? Et puis tiens, dans un bistro aussi, on pourrait en mettre, puisque c’est un lieu normalement « public ».
Cette logique me fait froid dans le dos. Pour ma part plus que la position prise par Laurent Blanc (qui n’est pas raciste). Elle me fait froid dans le dos parce qu’elle interdit simplement la discussion, et le droit de dire des conneries. Parce que les moralisateurs ont beau dos : sont ils irréprochables ? N’y a-t-il pas de grosses fèves qui sont dit au bar de la section du Parti Socialiste de je ne sais où ? N’y a-t-il pas de paroles qui peuvent être insupportables pour certains qui sont tenus à la machine à café ou dans une réunion officielle chez Médiapart, ou un autre groupe qui donne des leçons ? Doit on tout enregistrer, pour ensuite tout juger, cribler, condamner ?
Je crains que si tel est le cas, des scandales il y en ait à foison. Et je crains aussi que la société soit davantage insupportable à vivre. Mais si cela permet à l’enregistreur de devenir aussi célèbre que Mohamed Belkacemi, peut être que…
Ensuite la motivation de cet homme. Il voulait dénoncer des « propos tendancieux ». Un petit Zorro des temps modernes, avec l’enregistreur à la 007 qui va bien… D’autres pensent que les règlements de compte au sein de cette belle maison qu’est la Fédération Française de Foot continuent.
Sur les propos tendancieux, j’ai déjà exprimé ma position : je soutiens totalement Laurent Blanc. Et je partage, pour ma part, les positions de Manuel et de Vallenain, pour ne citer qu’eux.
J’ajouterais quand même que sur le problème des doubles nationalités, France Football rappelle que Laurent Blanc s’est déjà exprimé à de nombreuses reprises sur le sujet, dans des interviews diverses. C’était transparent, et cela n’avait fait aucun vague. FF rappelle également les règles de la FIFA en la matière, et indique que la France est « victime » de plus du tiers de ces changements de nationalité. Ajoutant même que la volonté de certains est que le joueur puisse choisir son pays à défendre quand il le souhaite, y compris après avoir défendu les couleurs d’un autre en sélection A…
C’est aussi pour ça que, pour ma part, je n’ai pas été choqué par les déclarations de Laurent Blanc à ce sujet : il en a déjà parlé, et souvent. Et beaucoup d’acteurs du football se sont émus, déjà depuis un moment, de ce problème là. Qui n’a rien de raciste, n’en déplaise à certains qui voient le racisme de partout.
Car le dernier souci est là. La motivation de Mohamed Belkacemi était de « combattre le racisme », ou ce qu’il considérait comme du racisme. Ou de la discrimination, autre mot à la mode (même si la HALDE n’existe plus tiens…).
Je crois sincèrement que sous prétexte de lutte contre le racisme (prétexte honorable), on le développe davantage, en créant de faux problèmes. Humeur de vache parle de « terrorisme intellectuel des antiracistes », il a totalement raison. Nous sommes en train de marcher sur la tête, et à force de voir le racisme et le fascisme de partout, et nous contribuons à le faire se prospérer et se développer.
A ce sujet de l’antiracisme qui aurait tendance à légitimer tout et n’importe quoi, j’avais parlé ici de ce numéro de téléphone que certains haut-moralisateurs voulaient mettre en place pour institutionnaliser la « délation anonyme citoyenne ». En gros, on appelle anonymement pour dire « un tel est raciste ». Et, limite, on recevait les félicitations de la nation tout entière, qui irait pendre haut et court le gros lourdaud qui aurait tenu un propos inconvenable. Belle société…
Non, tout ceci est nauséabond. Tout est nauséabond. Et malheureusement, malgré les probablement beaux sentiments qu’il y a derrière, Mohamed Belkacemi et Médiapart ajoutent du nauséabond à ce nauséabond. Oui, j’ai dis quatre fois nauséabonds (cinq maintenant), mais parce que c’est le sentiment général qui me vient à l’esprit.
Et je crains qu’au final, personne n’y gagne. Ni le football, ni le société, encore moins les luttes contre les discriminations et le racisme…
Falconhill
http://falconhill.blogspot.com/2011/05/maintenant-on-connait-m-belkacemi.html
Cadavre exquis au pays des Mille et une nuits
05/05/2011 15:05 par rgrs
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Cadavre exquis au pays des Mille et une nuits
05/05/2011 15:05 par rgrs
Il n'est pas interdit de se poser des questions sur la "mort" réelle ou supposée de Ben Laden. Ceux que la presse nomme avec beaucoup de légèreté les "conspirationnistes" ou les "négationnistes", étayent leur thèse en relançant le débat ou la controverse au lieu de foncer tête première dans la consensualité des informations diffusées par la presse internationale écrite et télévisuelle dont on se doute le manque d'objectivité et d'indépendance.
D'abord, pour quelles raisons depuis que ce personnage "mystérieux" a été révélé au grand-public juste au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, n'a-t-il jamais été filmé, interviewé dans sa vie quotidienne par des reporters spécialisés rompus à ce genre d'exercice : suivre dans leur cache tout révolutionnaire, chef de groupe subversif, etc... ?
L'on a encore en mémoire les reportagesd'autrefois consacrés aux chefs historiques du FLN, des combattants en Algérie, alors traqués par la police et l'armée française,les reportages sur le CHE, reportages sur les FARC, sur HO CHI MINH,et plus récemment sur les chefs du HAMAS, du HEZBOLLAH, etc...
Rien sur cet homme, sinon quelques cassettes diffusées de temps à autre par le gouvernement américain représentant Ben Laden assis par terre (on se demande bien pourquoi, Ben Laden ne connaîtrait-il donc pas l'usage du fauteuil ou de la chaise ?), entouré de quelques sbires armés de kalachnikoffs, eux également assis en rond autour du chef, sur le sable de surcroît, il ne manque plus qu'au tableau des chameaux et des chevaux scellés et les yatagans pour l'exotisme. Mise en scène ? De qui ? Pour quelles raisons ? Sur ces cassettes, nous remarquons un Ben Laden au visage figé, une sorte de masque ridige anonnant dans sa barbe un texte à caractère menaçant, promettant l'Apocalypse à l'Occident.
Deuxième question : ces cassettes "apparemment" envoyées par Ben Laden ont toujours été diffusées la veille ou quelques semaines avant des opérations militaires d'envergure par les Etats-Unis. (Irak, Afghanistan...) Mon esprit sceptique m'incite à penser que ceci a une signification pour les Etats-Unis : réitérer leur puissance et leur force de frappe idéologique, matérielle et miltiaire, contre une partie de la planète qui ne voudrait pas se plier aux diktats de l'OTAN. Y arriver via les médias en appuyant "lourdement" sur la menace terroriste. Pour aller au fond des choses : si les "conspirationnistes" étaient donc dans le vrai (et cela reste à prouver) tout comme reste à prouver les allégations Etat-uniennes ; créer un personnage tout à fait fictif à partir d'un personnage qui lui a réellement existé, un certain Ben Laden d'origine Yéménite, ancien agent de la CIA formé par la CIA pour fédérer les troupes afghannes lors de l'occupation de l'Afghanistan par l'URSS dans les années 70.
D'autre part, économiquement l'Afghanistan est un pôle d'attraction financier très important pour les occidentaux et accessoirement les chinois : il regorge de matières premières (minerais et autres sources de profit) notamment le lithium nécessaire dans les domaines de l'électrochimie, l'aéronautique et le nucléaire pour le combustible de la bombe H (deuléture de lithiium).
Géostratégiquement l'Afghanistan est proche voisin de la Russie, de l'Iran, autant de raisons nécessaires de s'incruster dans cet eldorado minier.
Enfin, nous assistons au "réveil des nations arabes". Ce n'est pas rien pour l'occident. Cela représente, soit un enjeu extraordinaire, soit un grand danger pour l'Etablissement du Nouvel Ordre Mondial en route, cheval de bataille des Etats-Unis et de leurs valets européens. Tels la France, l'Angleterre, l'Allemagne etc...
Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Moghreb avec l'Egypte, les pays en périphérie d'Israël, et de la péninsule arabique sont entrés depuis quelques mois dans une phase de guerre sociale, dont les dirigeants de ces pays alliés de l'Occident ne veulent pas dire le nom . Car ce réveil panarabique remet gravement en cause le fameux "choc des civilisations", théorie de quelques penseurs états-uniens reprise de facto par l'Europe dans le cadre de la trilatérale. Jamais l'Islam n'a semblé représenter pour les tenants de l'ultra-libéralisme initiateurs du "choc des civilisations" un si grand danger pour l'humanité. Rappelons tout de même que l'intégrisme religeux le plus radical" dit islamisme se situe en Arabie Saoudite, alliée inconditionnelle des Etats-Unis qui ont tout à gagner à diviser le monde arabe en favorisant ceux qui se soumettent, en neutralisant ceux qui réfutent la tutelle de l'OTAN et des USA, comme l'IRAK du temps de Saddam Hussein, la Lybie, la Syrie, l'Iran, etc... Syrie, Liban, et l' Irak de Saddam Hussein , positionnés plutôt à gauche de l'échiquier politique, et adeptes du Keynésianisme en matière économique. L'Empire avec son poste avancé Israël, ne supportera jamais aucune incartade du monde arabe pouvant mettre en péril son égémonie dans cette région du monde stratégique.
Ce serait la raison pour laquelle, et (ce n'est qu'une supposition, avec la plus extrême prudence), l'Empire états-unien vient de sortir le "cadavre" de son placard. Au moment où de plus en plus de peuples arabes cherchent à se dégager de la tutelle impérialiste.
Du côté de chez moi en Provence, l'on dirait : " Ben Laden c'est comme l'Arlésienne. On en entend beaucoup parler mais on le voit jamais" !
Même mort.
par Nicole CHEVERNEY
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/cadavre-exquis-au-pays-des-mille-93360
Jean-Pierre Chevènement candidat en 2012
05/05/2011 15:01 par rgrs
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Jean-Pierre Chevènement candidat en 2012
05/05/2011 15:01 par rgrs
Jean-Pierre Chevènement, ce matin, sur Europe 1, chez Jean-Pierre Elkabbach, a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. C'est une très bonne nouvelle. Enfin, il est possible à gauche d'avoir une alternative entre la gauche libertarienne et européiste (PS-EE-LV) et la gauche "radicale" (Front de Gauche, NPA,LO), tout autant européiste que sa consoeur libérale mais par contre manichéenne et contre républicaine en diable et à forte dose.
Le Républicain Jacobin que je suis, aurait préféré qu'il y ait des convergences lancées par Mélenchon, Chevènement et Dupont-Aignan autour d'un sursaut républicain de Salut public. Ce blog y a fait maintes et maintes fois références et à plusieurs reprises a lancé adresses et appels en direction des intéressés. Chacun ira dans son coin à la candidature. Convergente et rassemblée, l'alternative républicaine de Salut public en aurait été que plus forte, plus visible, plus mobilisatrice.
Les choses étant ce quelles sont, j'accueille comme je vous l'ai dit au début de mon introduction, la candidature de Jean-Pierre Chevènement comme une bonne nouvelle et j'espère qu'elle permettra de mettre de l'espérance, de la raison, du sursaut républicain dans le débat politique.
Je suivrais avec attention et esprit critique la démarche et les propositions du candidat républicain Jean-Pierre Chevènement.
Salut et Fraternité.
Darthé-Payan
Le débat sur la prostitution
05/05/2011 14:57 par rgrs
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Le débat sur la prostitution
05/05/2011 14:57 par rgrs
C'est la dernière polémique récente, en matière de moeurs. Pour lutter contre la prostitution, le gouvernement envisagerait de punir les clients des prostituées. Roselyne Bachelot, la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, y est d’ailleurs favorable. Roselyne Bachelot souligne qu’il n’y a pas de prostitution libre, choisie et consentante. Elle nous somme d’imiter la Scandinavie, sur le sujet, en particulier l'exemple suédois. Et en tout cas, la commission rendra ses conclusions à la mi-avril. Mais il faut dire que ce débat réouvert est complexe et quasi-philosophique. Ce qui mériterait notamment de revenir sur l'histoire de la prostitution, en France, mais aussi de s'intéresser aux exemples étrangers, en la matière.
Le regretté Philippe Muray avait été, une fois encore, prophétique. “Dans notre société“, disait-il, “l’envie de pénal a tout remplacé“, concept stigmatisant la volonté farouche de créer des lois pour “combler le vide juridique“, supprimant toute forme de liberté et de responsabilité. Envie de pénal que l'on retrouve aussi dans la judiciarisation de la vie quotidienne. Mais une leçon du modèle suédois, c’est que la prostitution a disparu de la rue, mais pas de la société pour autant. Elle est devenue plus dissimulée. Longtemps, la prostitution fut un rite d’initiation viril. De nombreux jeunes célibataires eurent leur première expérience, au service militaire, voire à une escale comme Jacques Chirac… Sans oublier l'existence, jusque durant la guerre d'Algérie, reconnue, réglementée et encadrée, des fameux bordels militaires de campagne. La prostitution qui n'est peut-être pas le vieux métier du monde, mais dont l'on a trouvé la trace, jusque sous l'antiquité. Les ruines d'un lupanar à Pompéi témoignent de l'exercice de la prostitution sous la Rome antique. La civilisation judéo-chrétienne a connu la condamnation prohibitionniste. Cette activité a connu dans l'histoire, une alternance de périodes prohibitionniste et de permissivité. Au XVIe siècle, suite aux ravages de la syphilis, l'opprobre sur la sexualité hors des liens du mariage réapparait fortement, en Europe. Mais pendant la régence de Philippe d'Orléans et durant le règne de Louis XV, les maisons closes connaissent un éclat particulier. A la veille de la Révolution française, on évalue à 30 000 les simples prostituées de Paris et à 10 000 les prostituées de luxe ! Le Palais-Royal pendant la Révolution offrira le spectacle d'une déambulation permanente, tout au plus canaille où l'amour règne, sinon la simple coquetterie. Mais l'âge d'or de la prostitution encadrée se situe sous la IIIe République.
C'est l'époque des “maisons de tolérance“, inventoriées et répertoriées dans le fameux ”Guide rose“. Le XIXe siècle voit l'émergeance d'une certaine tolérance étatique et d'un encadrement juridique et sanitaire. Les préfets délivrent des “certificats de tolérance” aux tenancières de ces maisons, les fameuses mères maquerelles. L'Etat, et notamment le fisc profitait aussi de ce commerce, en prélevant 50 à 60 % sur les bénéfices. Les revenus des prostituées sont toujours assujettis à l'impôt, ce qui fait parfois qualifier l'Etat de “premier proxénète de France“. Ces maisons, signalées par un numéro ou un éclairage rappelant la lanterne rouge médiévale, sont souvent des immeubles dédiés aux fenêtres à verre dépoli. Leur présence et leur existence étaient d'ailleurs inscrites dans les moeurs de l'époque. Il y a une très belle littérature d'ailleurs, sur le sujet. A l'image de Gustave Flaubert avec son “Education sentimentale” ou “Madame Bovary“, J. K. Huysmans avec “Marthe“, Guy de Maupassant dans “La maison Tellier“. Les peintres ne sont pas en reste, à l'image de Toulouse-Lautrec - “Femme tirant sur son bas” ou “Le Divan” ; Van Gogh - “Le Lupanar d'Arles“. Comme le soulignait Eric Zemmour, Flaubert allait jusqu’au Caire, pour découvrir les prostituées égyptiennes. Stendhal conseillait d’aller voir “une fille de rien“, disait-il, avant de rendre visite à la femme aimée. “Maupassant et Victor Hugo mélangeait allégrement conquêtes et filles vénales“. Certains établissements sont aussi passés à la postérité, tels La Fleur blanche située 6, rue des Moulins, à Paris (1er arr), qui était fréquentée notamment par Toulouse-Lautrec. D'autres établissements étaient célèbres, tels l'Alys, situé 15, rue Saint-Sulpice (6e arr) ou le 11, rue de l'Arcade (8e arr), détenue en partie par Marcel Proust, ou encore le 2, rue de Londres (9e arr), où Amélie Elie, qui a inspiré le film “Casque d'or“, a fini sa carrière.

Chaque maison avait son règlement intérieur. L'aspect sanitaire était pris en compte - peur des maladies vénériennes -, comme le précise l'article 29 du “Règlement des maisons closes” : “Toute fille reconnue malade y sera immédiatement séquestrée pour être conduite à l'hospice le plus tôt possible afin d'être soumise aux traitements qu'exigera sa maladie“. Certes, tout n'était pas romantique dans le fonctionnement des anciennes maisons. Des placeurs - ou placeuses - peu scrupuleux, parcouraient parfois les petites pensions de province et les hôpitaux - notamment le service des maladies vénériennes - et charmaient des femmes en leur promettant une bonne place et de l'argent. Les femmes étaient ainsi placées dans des pensions parisiennes ou de grandes villes - Rouen, Bordeaux, Reims, etc. D'autres femmes y entraient par besoin - notamment les filles mères -, ou parce que ne sachant rien faire d'autre. Les filles mères connaissent une double peine car elles étaient aussi le plus souvent rejetées de la société. A partir de 1939, une nouvelle sorte de maisons fit son apparition, tel le “One-two-two” - située 122, rue de Provence, dans le 8e -, cabaret bordel, où de grands noms se croisent, tels que Colette, Jean Gabin, Sacha Guitry et d'autres. “Le Sphinx” fait son apparition, au 31, boulevard Edgard-Quinet (14e arr). Cette maison est même protégée par le ministre de l'intérieur de l'époque Albert Sarraut. En 1941, pendant l'Occupation, “L'Etoile de Kleber” ouvre ses portes. Ce cabaret-bordel est un des lieux favoris de la Gestapo et des officiers supérieurs de la Wehrmacht. Avec la loi “Marthe Richard” de 1946, les maisons closes furent fermées le 13 avril 1946.
Marthe Richard (1889 - 1982), née Betenfel, femme au parcours étonnant, qui fut prostituée, aviatrice et femme politique française. Elle travaille dans un célèbre établissement parisien, où elle rencontre, un soir de septembre 1907, Henri Richer, mandataire aux Halles. Le riche industriel a le coup de foudre et l'épouse le 13 avril 1915. Elle fait table rase de son passé et devient une respectable bourgeoise de la Belle Epoque dans son hôtel particulier de l'Odéon. Elle demande à être rayée du fichier national de la prostitution, ce qui lui est refusé. Elle fut espionne durant la Grande guerre. En 1945, héroïne des deux guerres, elle est élue conseillère dans le 4e arrondissement de Paris sur la liste de la Résistance Unifiée (proche du MRP). Elle dépose le 13 décembre 1945 devant le conseil municipal un projet pour la fermeture des maisons closes. Sa proposition est votée et le préfet Charles Luizet décide de fermer les maisons du département de la Seine dans les trois mois. Encouragée, Marthe Richard entame une campagne une campagne de presse, et le 9 avril 1946, le député Marcel Roclore présente le rapport de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, et conclut à la nécessité de la fermeture. Votée le 13 avril 1946, le fichier national de la prostitution est détruit et environ 1400 établissements sont fermés, dont 180 à Paris. Beaucoup de tenanciers de maisons closes se reconvertirent en propriétaires d'hôtels de passe. La prostitution est alors une activité libre ; seules sont interdites son organisation et son exploitation - le proxénétisme - et ses manifestations visibles. Ceci valut à Marthe Richard le pseudonyme humoristique de “Veuve qui clôt“, en référance à la maison de Champagne.
Pour faire face aux diverses entraves à l'exercice de leur profession, en 1975, le premier mouvement de prostituées voit le jour, avec l'occupation de la chapelle Saint-Bernard-de-Montparnasse à Paris, ou en province, par exemple celle de l'église Saint-Nizier à Lyon. Grisélidis Réal fait partie des dirigeantes de ce mouvement, revendiquant un statut pour les prostituées, la sécurité sociale, la fin de la répression policière, mais certes s'opposant à la réouverture des maisons. Au niveau de la législation, les dernières évolutions remontent au début des années 2000, durant une période d'explosion de la prostitution d'origine étrangère, dans certaines grandes villes. La loi pour la sécurité intérieure dite loi Sarkozy, promulguée le 19 mars 2003 et visant le racolage passif, provoque l'apparition d'un second mouvement de prostituées en 2002. Depuis 2006, a lieu chaque année à Paris, une marche de fierté des travailleuses du sexe. En novembre 2007, des prostitué(e)s poursuivent leur contestation de la répression du racolage en se rassemblant devant le Sénat et interpellent les parlementaires. Le racolage dans la rue étant de plus en plus réprimé et réputé dangereux, certaines prostituées préfèrent, nouer des contacts sur Internet. Par ailleurs, en dépit des lois répressives adoptées, ces dernières années, le nombre de prostitué(e)s est évalué à une population située entre 10 à 12 000 personnes, en 2011, soit autant qu'en 2002, auxquelles il convient d'ajouter quelque 3000 professionnelles qui exercent dans les bars à hôtesse ou salons de massage. A Paris, la population est estimée à 6 ou 7000 personnes, auquel s'ajoute 2 à 3000 occassionnelles. Aujourd'hui, en Europe, certaines juridictions interdisent les activités typiquement associées à la prostitution (racolage, proxénétisme, etc.). Dans d'autres cas, la prostitution est “légale”, par un vide juridique la concernant ou autorisée par la loi, encadrée et réglementée. Certains pays européens ont choisi de la bannir, mais il apparaît sans succès réels, amenant objectivement à la clandestinité, sans contrôle coercitif. Et en Suisse ou en Allemagne, on a par contre opté, pour le choix de l'encadrement et de la réglementation. Depuis 1992, des établissements à l'existence légale existent en Suisse. Ils sont pour une bonne partie implantés dans des appartements. Leur taille, les métodes de fonctionnement sont variées. Des cantons ont édicté des règlements spécifiques concernant ces établissements. Dans certains, les prestataires doivent être enregistrées auprès de la police. Ces établissements ont d'ailleurs pignon sur rue et la publicité pour ceux-ci est acceptée auprès des médias classiques (presse, radio, etc).
Il est vrai, les problématiques inhérentes à cette activité sont complexes et nombreuses. Les prostituées peuvent être victimes d'une forme d'esclavage. Elles sont également concernées par les maladies sexuellement transmissibles et les convoitises que provoquent leurs revenus. En France, la pauvreté estudiantine conduirait des jeunes femmes et à moins grande échelle, des jeunes gens à financer leurs études ainsi. Cependant, il est avéré dans l'histoire de la prostitution, que les mesures abolitionnistes ont toujours rencontré une certaine inefficacité. Et le discours consistant à dire qu'il faut la réduire, relèverait malheureusement plutôt de l'hypocrisie. Il faudrait plutôt lutter férocement contre le proxénétisme, mais en respectant ces femmes et ces hommes, qui décident de donner leurs corps ou leur affection, comme d'autres donnent leur esprit. Il ne faut pas les mépriser. On pourrait surveiller cela. Il est vrai, qu'il y a des hommes et des femmes qui ont besoin de cela. Il y a aussi des gens qui ont choisi de vivre cette vie, sans vie de famille, sans aucune contrainte, de donner leur corps ou leur affection, d'en faire offrande et d'apporter un réconfort. Sans bien-sûr l'idéaliser, la glorifier, ni même l'encourager, la prostitution a toujours existé et n'a jamais disparu à proprement parler. C'est un sujet très sérieux. Il ne faut pas se voiler la face et jouer à “Tartuffette, cachez-moi ce sein, que je ne saurai voir“, dixit Eric Zemmour… Et à cet effet - du moins, tel est mon point de vue -, il conviendrait plutôt d'encadrer juridiquement la prostitution, de l'organiser habilement, correctement, intelligemment, “joliement”…
J.D.
http://llanterne.unblog.fr/
Dettes publiques : qui doit payer ?
05/05/2011 14:52 par rgrs
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Dettes publiques : qui doit payer ?
05/05/2011 14:52 par rgrs
Cela fait maintenant un an et demi que la crise économique et financière déclenchée par la chute de Lehman Brothers s'est transformée en une grave crise de la zone euro. Fin 2009, on s'était en effet rendu compte, à l'occasion d'une alternance politique, que les comptes de l'Etat grec avaient été truqués et que le pays aurait probablement les plus grandes difficultés à rembourser la dette qu'il avait accumulée. Depuis, s'y sont ajoutées, pour des raisons différentes, une crise de la dette irlandaise et, maintenant, celle de la dette portugaise.
Ces événements ont déclenché une cascade de réunions au sommet pour essayer de régler la question qui fâche : qui doit payer ? Une question à laquelle aucune réponse n'était prévue avant la crise. Ou plus exactement la réponse théorique inscrite dans les traités européens - chacun est seul responsable de ses dettes - s'est avérée impraticable, sauf à risquer l'explosion de la zone euro et, avec elle, la remise en cause de l'ensemble de la construction européenne.
L'Europe n'avance que dans les crises. Ce n'est que lorsque l'Union se trouve au bord du gouffre que les Etats membres finissent par accepter les solidarités supplémentaires et les abandons de souveraineté indispensables pour approfondir l'intégration européenne et résoudre ses difficultés. Où en est-on sur ce plan après un an et demi de crise quasi ininterrompue ? Des étapes, inimaginables il y a dix-huit mois ont été franchies, notamment avec la création de la facilité européenne de stabilité financière (FESF), habilitée à prêter 440 milliards d'euros aux Etats en difficulté, qui sera relayée en 2013 par un futur mécanisme européen de stabilité (MES). Mais on reste encore loin du compte, tant pour régler la crise actuelle que pour prévenir demain les dérapages qui ont conduit aux difficultés présentes.
La viabilité des politiques d'austérité très sévères imposées aux Etats en difficulté et donc leur capacité à faire réellement face à leurs engagements financiers restent largement incertaines. La question d'une contribution éventuelle du secteur privé au règlement de ce type de crise n'est pas réglée : doit-on, peut-on, et si oui à quelles conditions mettre à contribution les créanciers privés de ces Etats ?
Les doutes concernant les purges douloureuses imposées actuellement aux pays en crise sont encore renforcés par les politiques économiques trop restrictives mises en oeuvre parallèlement dans le reste de l'Union, tant sur le plan budgétaire que monétaire. Dans un contexte où la hausse des prix des matières premières ralentit déjà de façon significative l'activité économique au sein de la zone euro, ces politiques, loin de concourir à résoudre la crise des dettes publiques des pays périphériques, risquent au contraire de l'aggraver…
Guillaume Duval
Alternatives Economiques n° 302 - mai 2011
Le centre droit cherche ses marques
05/05/2011 14:49 par rgrs
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Le centre droit cherche ses marques
05/05/2011 14:49 par rgrs
Hervé Morin a lancé ce mercredi un site Internet avec un titre qui a tout d'un slogan de campagne présidentielle: la société de la reconnaissance ("La Société de la Reconnaissance - La société dont vous êtes les héros !"). Il est vrai que cela fait plusieurs mois que le président du Nouveau centre profite de son "tour de France" pour roder ce concept. Son parti a même déposé les marques "société de la reconnaissance" et "Société de la reconnaissance", les 16 et 20 décembre 2010 respectivement.
Le dépôt d'un (éventuel) slogan de campagne n'a rien d'inédit. François Bayrou, dont Hervé Morin était alors un proche, avait par exemple déposé le 7 septembre 2001 les marques "LA FRANCE HUMAINE FRANCOIS BAYROU" et "LA FRANCE HUMAINE", titre du projet qu'il avait présenté en avril 2001 devant le conseil national de l'UDF avant de devenir son slogan de campagne présidentielle. Le 12 novembre 2010, le MoDem a, cette fois, déposé les marques "L'ESPOIR CREDIBLE" et "ESPOIR CREDIBLE". Ce slogan, testé dans le contexte du conseil national de novembre 2010, est-il destiné à devenir l'année prochaine celui du probable candidat François Bayrou? Qui sait…
Le 20 décembre 2010, le Nouveau centre a également déposé la marque "Hervé Morin 2012". Il s'agit du deuxième candidat possible à l'élection présidentielle à le faire, Marine Le Pen ayant déposé "Marine 2012" (on remarquera au passage le choix du prénom et non du nom) dès le 18 septembre 2008!
Enfin, après la querelle autour de la marque UDF, la question de la marque pourrait bien s'inviter dans la construction de la nouvelle structure destinée à rassembler le centre droit: le Nouveau centre d'Hervé Morin (avec la Convention démocrate d'Hervé de Charette), le Parti radical de Jean-Louis Borloo, la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel voire l'Alliance centriste de Jean Arthuis (qui hésite entre le centre ou le centre droit). Première étape: le conseil national du Nouveau centre, samedi prochain, qui "se prononcera sur l'appartenance du Nouveau centre à la Confédération des Centres et sur l'adoption de ses statuts".
Comme dénomination possible de cette future confédération, Jean-Louis Borloo avait avancé l'idée d'Alliance républicaine, écologiste et sociale (ARES) lors de l'émission À vous de juger, sur France 2, le 7 avril. De fait, le lendemain, la marque "Alliance Républicaine, Ecologiste et Sociale" a été déposée (en même temps que la marque "Alliance Républicaine") par Laurent Hénart, secrétaire général du Parti radical. Le même jour, deux gaullistes sociaux issus du RPR mais ralliés au Parti radical, Paul Aurelli et Nourdine Cherkaoui, ont en outre déposé la marque "ALLIANCE REPUBLICAINE ECOLOGIQUE ET SOCIALE (ARES)".
Ceci pourrait expliquer pourquoi Hervé Morin "teste un autre nom", même s'il ne tient pas pour l'instant à le dévoiler: en cas de défaillance de son nouvel allié d'ici à l'élection présidentielle de 2012, le président du Nouveau centre entend en effet sans doute continuer à tout maîtriser. Il affirme ainsi également avoir déjà "pré-réservé" de son côté, à tout hasard, un siège de campagne.
Récapitulatifs de quelques dépôts de marques :
| marque |
dépôt |
Déposant/Mandataire |
| EPICENTRES |
21/09/2009 |
Le Nouveau centre |
| THINK centre |
21/09/2009 |
Le Nouveau centre |
| GRAND CENTRE |
22/12/2009 |
MoDem |
| Avenir Centriste |
06/04/2010 |
Le Nouveau centre |
| Républicains Sociaux |
17/01/2011 |
Parti radical/Laurent Hénart |
| ALLIANCE REPUBLICAINE ECOLOGIQUE ET SOCIALE (ARES) |
08/04/2011 |
Paul Aurelli et Nourdine Cherkaoui |
| Alliance Républicaine |
08/04/2011 |
Laurent Hénart |
| Alliance Républicaine, Ecologiste et Sociale |
08/04/2011 |
Laurent Hénart |
Laurent de Boissieu
Migrants tunisiens : les expulsions bidons de Sarkozy
05/05/2011 14:42 par rgrs
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Migrants tunisiens : les expulsions bidons de Sarkozy
05/05/2011 14:42 par rgrs
Les arrestations de Tunisiens ne sont-elles là que pour faire des effets de manche ? Ces procédures d’expulsion pourraient être en effet remises en cause par le droit européen mettant à mal le discours offensif de Guéant et Sarkozy. Les contrôles aux frontières sont notamment visés.
La France a défié l'Italie à ce sujet. Le motif : la délivrance par Rome de titres de séjours aux migrants tunisiens échoués à Lampedusa. Ces documents, grâce au Traité de Schengen, leur permettaient de venir librement en France. L'Italie espère ainsi se débarrasser d'une immigration qu'elle voit comme un fardeau. « Il ne suffit pas d’avoir une autorisation de séjour en Italie pour venir en France », a pourtant prévenu Claude Guéant. Son ministère a d’ailleurs émis une circulaire établissant des critères stricts demandant aux intéressés d’avoir notamment un minimum de ressources (31 euros par jour à condition d’avoir un hébergement, 62 euros dans le cas inverse) sur eux, en sus de leur titre de séjour. Et histoire de bien montrer leurs muscles, la France et l'Italie ont également proposé de réviser les accords de Schengen afin de permettre un rétablissement temporaire des contrôles aux frontières, chose à laquelle Bruxelles n'est pas opposée.
Les migrants sont donc prévenus, l’heure est à la fermeté. Sauf que les procédures visant à les expulser sont pleines de failles juridiques. Jeudi, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence a ordonné la libération de 7 Tunisiens arrêtés à Menton et placés au centre de rétention de Marseille. Et ce alors qu’ils possédaient des titres de séjour valides comme le révèle Marsactu. Les consignes de fermeté de Guéant ont donc été appliquées à la lettre. La Cour, infirmant la décision du juge des libertés et de la détention, a d'abord établit des irrégularités dans la procédure, les PV n’étant pas signés ou signés par un policier non identifié.Mais leur avocat, Me Benoit Petit, joint par Marianne2, estiment que la police ne s'avouera pas vaincue : « Rien n'empêche qu'ils soient à nouveau arrêtés ».
Entre samedi et lundi, 40 Tunisiens également en rétention à Marseille ont aussi été libérés par le JLD selon Libération, qui a aussi pointé les irrégularités de la procédure. A chaque fois, il manquait une date, une signature… Autant de fautes qui laissent à penser que ces arrestations ont été faites au plus vite pour faire du chiffre, quitte à faire tout annuler en justice en suite. Une autre fois, une vague de contrôles de migrants a duré plus de six heures, ce qui est contraire au droit français qui estime que ce genre de contrôles au sein de l'espace Schengen doit être ponctuel au nom de la libre circulation.
Politique du chiffre
Et un autre point est encore plus à charge pour le ministre de l'Intérieur. Dans son arrêt, que Marianne2 a consulté, la Cour d’appel d’Aix précise bien que « Monsieur X (un des migrants arrêtés, ndlr) étant titulaire d’un titre de séjour régulièrement délivré par les autorités italiennes, est autorisé à circuler dans l’espace Schengen et donc en France ». Pour Me Petit, « tout laisse à penser qu’on est en face d’une jurisprudence ». D'autres migrants pourront ainsi profiter de cet arrêt et mettre à mal les envolées de Claude Guéant.
En cela, Me Petit explique que la Convention de Schengen n’est « pas si claire que ça » sur le niveau de ressources permettant le séjour. Si l’article 5 signale bien que l’intéressé doit avoir « des moyens de subsistance suffisants », il ne fixe pas de montant précis, il dit aussi que le migrant, à défaut de se balader avec sa valise de billets, doit « être en mesure d'acquérir légalement ces moyens ». A travers cette exigence de ressources, Me Petit voit donc « une manière de contourner Schengen » pour le ministre de l'Intérieur.
Avec des procédures aussi bancales, il paraît évident que ces arrestations de Tunisiens ne sont là que pour « amuser la galerie ». On monte de bric et de broc des expulsions, histoire d'afficher de belles statistiques dans les médias, tant pis si cela débouche sur rien. Cette logique d’affichage est d’ailleurs typique de la politique migratoire du chef de l’Etat et de ses ministres de l’Intérieur et de l’Immigration successifs. L’affrontement avec l’Italie et les attaques contre Schengen sont donc à replacer dans un contexte politique où le chef de l’Etat et son ministre de l'Intérieur font tout pour galvaniser leur électorat conservateur.
Au final, cette politique se base une fois de plus sur du vent. Taclée par la justice, l’offensive contre l’afflux migratoire venu de Lampedusa annoncée à grands coups de clairon par Nicolas Sarkozy et Claude Guéant. L’incompétence se mêlant à la précipitation, les procédures finissent par être retoquées par la justice. En mars, le Conseil d’Etat avait déjà porté un coup à Sarkozy et Guéant en rappelant que les arrêts de reconduite à la frontière doivent comporter un délai de retour volontaire au nom de la législation européenne. Un point de droit qui avait déjà permis à des migrants venus de Lampedusa d'échapper à l'expulsion.
Les contrôles aux frontières illégaux ?
Et une autre bombe juridique attend le gouvernement. Cette fois-ci, ce sont les contrôles à la frontière franco-italiennes qui sont visés, une base pour arrêter des migrants. Avant de se prononcer pour une révision de Schengen, Bruxelles y a vu une atteinte au droit européen. En effet, la libre circulation des personnes est un principal fondamental de l'Union européenne. De son côté, Guéant a répondu que « les contrôles opérés dans la zone frontalière (...) dans la bande des 20 km le long de la frontière intérieure sont également conformes au droit européen ». Cette disposition est inscrite dans l’article 78-2, aliéna 4, du Code de procédure pénale français. Mais, au vu de la jurisprudence de la Cour de Cassation et de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), Guéant a tout faux et ces contrôles sont bien contraires au droit européen.
En effet, la CJUE, dans un arrêt de juin 2010, rappelle que le droit européen « s’oppose à une législation nationale conférant aux autorités de police de l’État membre concerné la compétence de contrôler, uniquement dans une zone de 20 kilomètres à partir de la frontière terrestre de cet État avec les États parties à la convention d’application de l’accord de Schengen (…) l’identité de toute personne (…) sans prévoir l’encadrement nécessaire de cette compétence garantissant que l’exercice pratique de ladite compétence ne puisse pas revêtir un effet équivalent à celui des vérifications aux frontières ». En résumé, pour la CJUE, l’article 78-2 du CPP, et donc les contrôles prônés par Guéant, sont bien contraires au principe de libre circulation en Europe. L'affaire concernée concernait des Algériens arrêtés par la police française près de la frontière belge.
Ce point de droit pourrait donc être soulevé par des migrants souhaitant la fin de leur rétention. En effet, toujours en juin 2010, la Cour de cassation a noté, qu’au vu de cet arrêt de la CJUE, « il appartient au juge des libertés et de la détention d'en tirer les conséquences au regard de la régularité de la procédure dont il a été saisi ». Un juge français peut en effet se baser directement sur le droit européen pour prendre ses décisions. Une fois de plus, Guéant a parlé trop vite et de nouvelles expulsions pourraient être compromises. Interrogé à ce sujet, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu à nos questions. Ce point est pourtant fondamental dans l'offensive lancée contre les migrants de Lampedusa.
La France veut faire venir 9000 Tunisiens
Non content d’être incapable d’expulser correctement, le gouvernement ne semble pas prêt non plus à « réduire » l’immigration légale, contrairement à ce qu’avait promis Claude Guéant, appuyé par le chef de l’Etat. En effet, selon Le Monde du 01 mai, la France souhaite faciliter l’arrivée de travailleurs tunisiens sur son sol. Pour cela, Paris se base sur un accord signé en 2008 avec Tunis qui prévoit un objectif de 9000 entrées par an dont 3500 salariés. Or, seuls 2700 Tunisiens sont venus en France en 2010. Et d’après le quotidien, les autorités françaises veulent mettre en place des « simplifications administratives » pour permettre la venue de travailleurs tunisiens et ainsi remplir pleinement cet objectif.
La France ne fait donc que respecter ses engagements. Plusieurs accords de ce type ont été signés avec le Gabon, le Sénégal ou le Cameroun. Et dans ce contexte, ils prennent l'allure de pièges politiques. Car si Guéant veut réellement réduire l’immigration légale, il sera nécessaire de revenir sur ces négociations. Mais cette possibilité s’avère difficile diplomatiquement, les pays d’origine étant peu enclins à se priver de la manne financière de la diaspora pour contrer les mauvais sondages de Sarkozy. En attendant, le petit théâtre des expulsions continue et ça tient plus de Guignol que de Hamlet.
Tefy Andriamanana - Marianne