Carrefour dépecé par le capitalisme actionnarial
22/04/2011 15:08 par rgrs
Début 2007, Bernard Arnault et Colony Capital prennent 14% du capital et 20% des droits de vote de Carrefour au prix moyen de 48 euros l’action. Mais, après une bonne année 2007, son cours s’effondre. Commencent alors des manœuvres incroyables pour récupérer leur mise…
L’histoire d’un dépeçage
Comme le raconte Philippe Douroux, l’histoire de Carrefour et Bernard Arnault a toujours été conflictuelle. Dès la prise de participation par le patron de LVMH et Colony Capital était évoquée une possible vente du parc immobilier de l’enseigne. Mais ce mauvais feuilleton ne cesse de connaître des rebondissements. En effet, les deux actionnaires ne parviennent pas à imposer tout de suite leur volonté au conseil d’administration et la crise financière complique la situation.
Le cours de l’action tombe à 23 euros avant de rebondir autour de 30, soit une perte latente de 800 millions d’euros. Même si cela peut être absorbé par la première fortune de France, un tel échec est difficilement acceptable. Philippe Douroux avance que les actionnaires ont alors proposé de mettre en vente des filiales du groupe pour réaliser une plus-value et redresser le cours de bourse. Mais le patron Lars Olofsson a refusé de vendre les joyaux du groupe.
C’est ainsi qu’un nouveau scénario est apparu où Carrefour serait découpé en trois et mettrait en vente sa filiale de hard-discount Dia et un pôle regroupant ses actifs immobiliers. L’idée est que le produit de la mise sur le marché de ces deux entités (dont Carrefour pourrait rester actionnaire) permette alors de verser un superdividende aux actionnaires, à même de compenser en partie la faiblesse du cours de bourse. Suite du feuilleton dans les prochaines semaines.
Les excès du capitalisme actionnarial
Un très bon article du Monde revient justement sur la dérive que représente cette « découpe » de Carrefour. Il souligne que l’entreprise a racheté pour 943 millions d’euros d’actions en 2010 pour soutenir son cours de bourse, conduisant à une augmentation de 75% de sa dette financière ! En outre, ce découpage devrait affaiblir le groupe, notamment en Espagne, où Dia possède des positions très fortes. Bref, il est évident que ces opérations ne servent que les intérêts de certains actionnaires.
Car l’intérêt long terme du groupe Carrefour n’est clairement pas de sortir du marché du hard-discount, qui progresse partout, ni forcément même de se séparer de ses murs, ce qui pourrait provoquer une augmentation de ses coûts immobiliers, point très pénalisant pour sa compétitivité à terme. En outre, les marchés ne semblent pas convaincus par cette stratégie puisque l’action ne tire pas le moindre profit de l’annonce de ce découpage en trois.
Plus encore, on peut s’interroger sur l’inutile distraction que cela représente pour la direction du groupe, qui devrait plutôt se concentrer sur la croissance plutôt que de chercher à maximiser les intérêts de minoritaires, au détriment de ses intérêts long terme. Tout ceci amène à se poser la question du cadre légal et fiscal qu’il faudrait mettre en place pour éviter de tels excès. Il faudrait peut-être imposer les rachats d’action ou certaines opérations de cessions ou rachat d’entreprises par exemple.
L’histoire de Carrefour est d’autant plus symptomatique du système économique actuel qu’alors que de richissimes actionnaires peuvent provoquer le dépeçage d’une entreprise à leur profit, les salariés manifestent pour obtenir une augmentation de salaires qui peine à suivre l’inflation….
Laurent Pinsolle
Comme toujours d'ailleurs. Les bonnes gens sont favorables au nucléaire, qu'ils disent, mais un peu moins.
Là où ça devient intéressant, c'est sur les points suivants :
- sondage réalisé du 23 au 24 mars 2011 et publié le 21 avril. Il y a un hiatus entre les deux dates. Presque un mois pour le publier ? Alors que l'incident de Fukushima a tourné à Tchernobyl ?
Entre parenthèses, pour la planète, un Tchernobyl, ou un Fukushima, c'est bien plus grave qu'Hiroshima et Nagasaki.
D'abord par les quantités de matières fissiles, 1.5 tonnes dans les attaques, 150 à Tchernobyl, plus d'un millier de tonnes à Fukushima, sans doute 3 000 ou 4 000 tonnes avec les piscines...
On voit donc que l'échelle des catastrophes est largement dépassé. H et N, furent un MOMENT, mais il n'y a pas de différence entre le bombardement de Tokyo, celui de Dresde, pour le nombre de victimes.
j'irais plus loin. Les plus grands massacres se font à l'arme blanche, et le problème n'est pas, finalement, celui de l'arme, mais le problème, c'est la guerre.
FUKUSHIMA, TCHERNOBYL, ne sont pas des MOMENTS, mais des PERIODES HISTORIQUES dont on ne voit pas la fin. Avec quelles conséquences ???
Même si, comme certains disent, elles n'ont été qu'essentiellement psychosomatiques, c'est quand même des CONSEQUENCES de l'accident. Et il y aura, sans doute, des conséquences identiques à Fukushima.
- Là aussi, quelle a été la question posée ??? Et quel a été le non-dit ??? Par exemple, la montée "inéluctable" des tarifs avec ma fin du Nuke (en occultant la montée "inéluctable" des tarifs AVEC le nuke).
En bref, on peut résumer en voyant dans cette salade une splendide opération de manipulation qui tente de cacher une montée en puissance très forte du sentiment anti-nucléaire, d'abord en sortant un sondage TRES vieux, dans le contexte actuel, un mois, c'est la préhistoire, ensuite se demander ce qui a été dit en "OFF" ?
Là aussi, le clivage entre "instruits" et "moins instruits" perdure. Dans l'adversité, on apprend à se méfier, les + de 3500 euros ont appris le larbinisme.
Le cadet, le mis à l'écart apprennent la rébellitude.
Par Patrick REYMOND
S'il est un sujet sur lequel gouvernement et patronat se font discrets, c'est bien l'emploi des plus de 50 ans. Les plans ou accords cosmétiques peinent à dissimuler ... une catastrophe, que le report de l'âge légal de la retraite à 62 ans devrait accélérer !
Slovar
CHAPITRE 2 Fin
II. - Ce que nous venons de dire de la race, il faut le dire de la langue.
La langue invite à se réunir ; elle n'y force pas. Les États-Unis et l'Angleterre, l'Amérique espagnole et l'Espagne parlent la même langue et ne forment pas une seule nation. Au contraire, la Suisse, si bien faite, puisqu'elle a été faite par l'assentiment de ses différentes parties, compte trois ou quatre langues. Il y a dans l'homme quelque chose de supérieur à la langue : c'est la volonté. La volonté de la Suisse d'être unie, malgré la variété de ses idiomes, est un fait bien plus important qu'une similitude souvent obtenue par des vexations.
Un fait honorable pour la France, c'est qu'elle n'a jamais cherché à obtenir l'unité de la langue par des mesures de coercition. Ne peut-on pas avoir les mêmes sentiments et les mêmes pensées, aimer les mêmes choses en des langages différents ? Nous parlions tout à l'heure de l'inconvénient qu'il y aurait à faire dépendre la politique internationale de l'ethnographie. Il n'y en aurait pas moins à la faire dépendre de la philologie comparée. Laissons à ces intéressantes études l'entière liberté de leurs discussions ; ne les mêlons pas à ce qui en altérerait la sérénité. L'importance politique qu'on attache aux langues vient de ce qu'on les regarde comme des signes de race. Rien de plus faux. La Prusse, où l'on ne parle plus qu'allemand, parlait slave il y a quelques siècles ; le pays de Galles parle anglais ; la Gaule et l'Espagne parlent l'idiome primitif d'Albe la Longue ; l'Égypte parle arabe ; les exemples sont innombrables. Même aux origines, la similitude de langue n'entraînait pas la similitude de race. Prenons la tribu proto-aryenne ou proto-sémite ; il s'y trouvait des esclaves, qui parlaient la même langue que leurs maîtres ; or l'esclave était alors bien souvent d'une race différente de celle de son maître. Répétons-le : ces divisions de langues indo-européennes, sémitiques et autres, créées avec une si admirable sagacité par la philologie comparée, ne coïncident pas avec les divisions de l'anthropologie. Les langues sont des formations historiques, qui indiquent peu de choses sur le sang de ceux qui les parlent, et qui, en tout cas, ne sauraient enchaîner la liberté humaine quand il s'agit de déterminer la famille avec laquelle on s'unit pour la vie et pour la mort.
Cette considération exclusive de la langue a, comme l'attention trop forte donnée à la race, ses dangers, ses inconvénients. Quand on y met de l'exagération, on se renferme dans une culture déterminée, tenue pour nationale ; on se limite, on se claquemure. On quitte le grand air qu'on respire dans le vaste champ de l'humanité pour s'enfermer dans des conventicules de compatriotes. Rien de plus mauvais pour l'esprit ; rien de plus fâcheux pour la civilisation. N'abandonnons pas ce principe fondamental, que l'homme est un être raisonnable et moral, avant d'être parqué dans telle ou telle langue, avant d'être un membre de telle ou telle race, un adhérent de telle ou telle culture. Avant la culture française, la culture allemande, la culture italienne, il y a la culture humaine. Voyez les grands hommes de la Renaissance ; ils n'étaient ni français, ni italiens, ni allemands. Ils avaient retrouvé, par leur commerce avec l'antiquité, le secret de l'éducation véritable de l'esprit humain, et ils s'y dévouaient corps et âme. Comme ils firent bien !
III. - La religion ne saurait non plus offrir une base suffisante à l'établissement d'une nationalité moderne.
À l'origine, la religion tenait à l'existence même du groupe social. Le groupe social était une extension de la famille. La religion, les rites étaient des rites de famille. La religion d'Athènes, c'était le culte d'Athènes même, de ses fondateurs mythiques, de ses lois, de ses usages. Elle n'impliquait aucune théologie dogmatique. Cette religion était, dans toute la force du terme, une religion d'État. On n'était pas athénien si on refusait de la pratiquer. C'était au fond le culte de l'Acropole personnifiée. Jurer sur l'autel d'Aglaure, c'était prêter le serment de mourir pour la patrie. Cette religion était l'équivalent de ce qu'est chez nous l'acte de tirer au sort, ou le culte du drapeau. Refuser de participer à un tel culte était comme serait dans nos sociétés modernes refuser le service militaire. C'était déclarer qu'on n'était pas athénien. D'un autre côté, il est clair qu'un tel culte n'avait pas de sens pour celui qui n'était pas d'Athènes ; aussi n'exerçait-on aucun prosélytisme pour forcer des étrangers à l'accepter ; les esclaves d'Athènes ne le pratiquaient pas. Il en fut de même dans quelques petites républiques du Moyen Âge. On n'était pas bon vénitien si l'on ne jurait point par saint Marc ; on n'était pas bon amalfitain si l'on ne mettait pas saint André au-dessus de tous les autres saints du paradis. Dans ces petites sociétés, ce qui a été plus tard persécution, tyrannie, était légitime et tirait aussi peu à conséquence que le fait chez nous de souhaiter la fête au père de famille et de lui adresser des vœux au premier jour de l'an.
Ce qui était vrai à Sparte, à Athènes, ne l'était déjà plus dans les royaumes sortis de la conquête d'Alexandre, ne l'était surtout plus dans l'Empire romain. Les persécutions d'Antiochus Épiphane pour amener l'Orient au culte de Jupiter Olympien, celles de l'Empire romain pour maintenir une prétendue religion d'État furent une faute, un crime, une véritable absurdité. De nos jours, la situation est parfaitement claire. Il n'y a plus de masses croyant d'une manière uniforme. Chacun croit et pratique à sa guise, ce qu'il peut, comme il veut. Il n'y a plus de religion d'État ; on peut être français, anglais, allemand, en étant catholique, protestant, israélite, en ne pratiquant aucun culte. La religion est devenue chose individuelle ; elle regarde la conscience de chacun. La division des nations en catholiques, protestantes, n'existe plus. La religion, qui, il y a cinquante-deux ans, était un élément si considérable dans la formation de la Belgique, garde toute son importance dans le for intérieur de chacun ; mais elle est sortie presque entièrement des raisons qui tracent les limites des peuples.
IV. - La communauté des intérêts est assurément un lien puissant entre les hommes.
Les intérêts, cependant, suffisent-ils à faire une nation ? Je ne le crois pas. La communauté des intérêts fait les traités de commerce. Il y a dans la nationalité un côté de sentiment ; elle est âme et corps à la fois ; un Zollverein n'est pas une patrie.
V. - La géographie, ce qu'on appelle les frontières naturelles, a certainement une part considérable dans la division des nations.
La géographie est un des facteurs essentiels de l'histoire. Les rivières ont conduit les races ; les montagnes les ont arrêtées. Les premières ont favorisé, les secondes ont limité les mouvements historiques. Peut-on dire cependant, comme le croient certains partis, que les limites d'une nation sont écrites sur la carte et que cette nation a le droit de s'adjuger ce qui est nécessaire pour arrondir certains contours, pour atteindre telle montagne, telle rivière, à laquelle on prête une sorte de faculté limitante a priori ? Je ne connais pas de doctrine plus arbitraire ni plus funeste. Avec cela, on justifie toutes les violences. Et, d'abord, sont-ce les montagnes ou bien sont-ce les rivières qui forment ces prétendues frontières naturelles ? Il est incontestable que les montagnes séparent ; mais les fleuves réunissent plutôt. Et puis toutes les montagnes ne sauraient découper des États. Quelles sont celles qui séparent et celles qui ne séparent pas ? De Biarritz à Tornea, il n'y a pas une embouchure de fleuve qui ait plus qu'une autre un caractère bornal. Si l'histoire l'avait voulu, la Loire, la Seine, la Meuse, l'Elbe, l'Oder auraient, autant que le Rhin, ce caractère de frontière naturelle qui a fait commettre tant d'infractions au droit fondamental, qui est la volonté des hommes. On parle de raisons stratégiques. Rien n'est absolu ; il est clair que bien des concessions doivent être faites à la nécessité. Mais il ne faut pas que ces concessions aillent trop loin. Autrement, tout le monde réclamera ses convenances militaires, et ce sera la guerre sans fin. Non, ce n'est pas la terre plus que la race qui fait une nation. La terre fournit le substratum, le champ de la lutte et du travail ; l'homme fournit l'âme. L'homme est tout dans la formation de cette chose sacrée qu'on appelle un peuple. Rien de matériel n'y suffit. Une nation est un principe spirituel, résultant des complications profondes de l'histoire, une famille spirituelle, non un groupe déterminé par la configuration du sol.
Nous venons de voir ce qui ne suffit pas à créer un tel principe spirituel : la race, la langue, les intérêts, l'affinité religieuse, la géographie, les nécessités militaires. Que faut-il donc en plus ? Par suite de ce qui a été dit antérieurement, je n'aurai pas désormais à retenir bien longtemps votre attention.
Ernest Renan - Qu'est-ce qu'une nation : Conférence faite en Sorbonne, le 11 mars 1882
Un document paru sur ARTE. Il concerne l'achat de terres du tiers monde par les riches de ceux-ci. Dans la plus grande famine de tous les temps, celle de 2008, organisée sous le consensus de Washington, les pays riches mais dépendants du marché se sont retrouvés dans une situation inédite.
En effet, malgré leur pognon, ils n'arrivaient rien à acheter...On peut citer la Corée du Sud, dans la même situation que celle du nord. A la différence que l'échec du modèle économique dans le sud s'il est patent, n'est pas condamné médiatiquement.
On n'a su (sauf bien entendu, les sagaces lecteurs de "la Chute") que dernièrement, que le milliard d'affamé était une estimation basse, que la vérité, c'était que ce milliard était celui qui souffrait d'une faim sévère, mais il y a eu aussi et de loin les plus importants, les 3 milliards supplémentaires qui ont eu à subir des restrictions alimentaires, qui, sans être aussi importantes étaient conséquentes et pouvaient porter le nom de disette.
En effet, dans certains pays, pas loin de 80 % de la population devait au moins sauter un repas, sinon deux et s'en contenter d'un seul.
Cette famine est 100 % causée par des raisons politiques, et par la soumission à la politique du consensus de Washington.
Staline, à côté, était un petit garnement un peu bruyant. Mais il avait quand même pour principe d'investir massivement dans l'agriculture, tout au long de sa période de pouvoir.
L'agriculture est une activité importante, qui, pas plus que dans la France de la fin du XIX° siècle, ne supporte le régime du libre-échange.
La majorité des agriculteurs, n'en sont pas. Ce sont, au plus, des jardiniers, avec de petits lopins, mais qui font toute la différence.
En Afrique, la problématique est la même que celle que j'ai décrite. Jusqu'à un hectare, la bêche ou la houe suffisent, mais, même des outils aussi simples sont coûteux s'ils sont en acier.
Au delà, pour cultiver, la problèmatique change. Une charrue et des vaches, c'est encore plus coûteux, et c'est dangereux d'en posséder.
En effet, la santé du bétail, c'est fragile, et il est facile de tomber aux mains des usuriers, comme on le voit dans beaucoup de pays du tiers monde.
Avec des taux de 30 ou 40 %, ou même des taux très bas, la problématique est la même, celle d'une mise sous servage.
En France, deux épisodes ont considérablement affaibli le pouvoir des prêteurs sur la paysannerie ; la banqueroute de Law, et la révolution.
Les deux, ont été, en fait, une répudiation de la dette. La banqueroute de Law a conduit à des baisses des taux d'intérêts, divisés pas 5, voir plus. (On passe aisément de 15 à 20 % à 3 à 5).
De plus, veiller sur la petite paysannerie, par des distributions de semences, la reconstitution des haies, ou leur création (comme au Burkina faso), fait gagne petit et de peu d'envergure, dans la doxa actuel. Il faut attirer l'investiiiisssseuuur, sacro-saint et peureux.
En réalité, le mouvement est malsain. Aucun gouvernement futur, encore moins les populations, ne se sentiront liés par les promesses des précédents.
Et il n'y aura aucun moyen d'accepter, tels les irlandais de 1847, de voir partir les convois de nourriture, pendant que sur place, on créve la dalle.
On voit donc, la différence, uniquement de traitement médiatique et idéologique, entre Staline, décrété salaud devant l'éternel, et le FMI-Banque Mondiale, coupables de rien, même s'ils ont bâti l'architecture économique et politique du monde actuel.
Une idée vient d'être lancée. Médiatiquement condamnée, elle a pourtant de l'avenir devant elle. Ségolène Royal vient de reprendre Marat.
Sans, sans doute, qu'elle en voit les implications, notamment au niveau des restrictions d'exportations.
Pour JC Trichet, les européens doivent se serrer la ceinture, en écoutant leur I-pod (à la baisse), variante moderne de la brioche de Marie Antoinette...
Le régime économique (et politique) a une responsabilité écrasante. Haïti protectionniste était autosuffisant, Haïti libre échangiste (ça fait un peu partouze) créve la dalle.
Les agriculteurs, ne pouvant plus avoir de revenus décents, sont obligés d'abandonner les terres, de s'entasser dans les villes, à la merci des tremblements de terre et des épidémies.
Comme on le voit, la réussite est éclatante...
A propos, MLP fait désormais course en tête, les outsiders étant les autres. Pour rassembler au deuxième tour, ça risque d'être coton.
Quand à DSK, on verra quand il rentrera en campagne...
Tribune de Ladislas Polski, secrétaire national du MRC, conseiller régional PACA, parue dans les pages Rebonds du quotidien Libération, jeudi 21 avril 2011.
Les métropoles prévues par la loi phagocyteront les compétences des communes, du département, de la région, et même certaines attributions de l’Etat, débarrassant de presque toute tutelle les nouveaux grands féodaux à leur tête, et faisant planer une menace réelle sur l’unité et l’indivisibilité de la République.
Ce n’est donc pas tout-à-fait un hasard si Nice est la première communauté urbaine à prétendre au titre de métropole : dans le département des Alpes-Maritimes, la culture de la féodalité qui imprègne particulièrement la droite locale est indissociable de la vieille tentation du séparatisme nissart, à laquelle Christian Estrosi semble céder chaque jour davantage, comme le montrent, par exemple, ses récentes déclarations au sujet de la ligne de train à grande vitesse, tant attendue par les « Azuréens », et que le maire de Nice souhaite désormais voir développée prioritairement vers Gênes, plutôt que vers Paris via Marseille.
Cette ambition métropolitaine, à la fois puérile et mégalomaniaque, débouche actuellement sur des contours incohérents pour le territoire de la future « métropole » niçoise. Car si une cohérence existe sur la Côte d’Azur, c’est celle de la bande littorale, et de ses contreforts immédiats : de Cannes à Menton, l’urbanisation est presque continue et crée un destin commun.
Mais le maire de Nice sait qu’il aura du mal à convaincre les communautés d’agglomération de l’ouest du département de se rallier à son panache blanc ; alors, il crée une métropole dont les contours englobent des stations de ski et des villages de montagne, mais pas la première technopôle d’Europe, Sophia Antipolis, pas plus que Cannes, Grasse ou Antibes…
Cette métropole loufoque risque de desservir considérablement la plupart des communes concernées. Car, alors que la loi Chevènement sur la coopération intercommunale était une loi de solidarité entre les territoires, destinée à faire bénéficier les citoyens d’une même intercommunalité, des mêmes équipements et services, l’extension du « Grand Nice » n’est envisagée que comme un outil de développement de la ville aux dépens de ses voisines : la plupart des communes périphériques, dont les maires se trouvent relégués au rang de vassaux, sont condamnées à accueillir sur leur sol les équipements dont la voisine niçoise ne veut pas sur le sien.
Ainsi se creusent bien entendu les inégalités socio-territoriales, entre des centres-villes favorisés et des périphéries délaissées.
Féodale et inégalitaire, telle est la métropole Nice Côte d’Azur qui se profile.
D'un tiers des bénéfices promis en 2009, la prime exceptionnelle de 1000 € pour tous, devrait laisser place, à une prime au montant négocié par les partenaires sociaux, dans les entreprises ... de plus de 50 salariés !
Les salariés français, français, devenus fatalistes, ne pourront que constater, une fois de plus, que les politiques, y compris leur Président, ne peuvent strictement rien faire pour augmenter leurs salaires !
Ainsi, Nicolas Sarkozy ayant retrouvé, comme le dit le Canard Enchaîné, son « costume d'ouvrier » pour rejouer au Président du pouvoir d'achat a affirmé qu'il : ne cèderait pas sur le versement de primes aux salariés dans les entreprises versant des dividendes à leurs actionnaires (...) »
Une peu comme en 2009, lorsqu'il : avait estimé qu'un tiers des bénéfices des entreprises devait aller aux salariés.
Ce à quoi Laurence Parisot répliquait, avec le plus grand sérieux : « (...) Il y a des statistiques qui ne sont peut-être pas si faciles à comprendre quand on n'a pas eu la possibilité de faire un an ou deux de sciences-éco, mais ces statistiques sont très claires. Elles sont publiées par l'Insee et elles indiquent la modalité de partage de la valeur ajoutée dans notre pays. Ces dernières années, il n'y a eu aucune déformation de ce partage au détriment des salariés. C'est même le contraire (...) »
Expliquant lors de son dernier déplacement dans les Ardennes que : « (...) en l'espace de deux ans, les négociations avec le patronat sur cette question centrale n'avaient pas avancé d'un centimètre (...) » il a lancé : « Donc, je prendrai mes responsabilités »
Alors, quel devrait être le résultat de ce bras de fer ?
« (...) Dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés soumises à la loi sur la participation, si les dividendes distribués sont supérieurs à l'année d'avant, il y aura obligation de verser une prime négociée avec les partenaires sociaux", explique une source gouvernementale. Elle précise également que le gouvernement souhaite une application de ce dispositif "dès cette année". Cette prime sera soumise jusqu'à un montant d'au moins 1 000 euros au même taux de cotisation sociale que les primes de participation, c'est-à-dire 8 %. Ce montant pourrait être revu à la hausse ultérieurement. Les entreprises de moins de 50 salariés ne seront, pour leur part, qu'incitées à verser une prime identique à leurs salariés. Elle sera exonérée des charges fiscales (...) » - Le Monde
Or, il faut savoir que, selon les chiffres produits par l'INRS au 1er avril 2011, les entreprises de moins de 50 salariés représentent aujourd’hui 98 % des entreprises !
Du côté de l'INSSE, la lecture des chiffres 2009 éclaire le débat : Entreprises selon le nombre de salariés - Au 1er janvier 2009.
Seront concernés par le caractère obligatoire de la prime après négociation avec les partenaires sociaux. Les entreprises de :
50 à 99 salariés : 26 084
200 à 499 salariés : 4 798
500 à 1999 salariés : 2 051
2000 ou + : 506
Se limitent à une incitation, sans autre négociation, que celle de gré à gré
Si nous excluons les entreprises ne comptant aucun salarié et qui représentent :
1 911 485 entreprises. On obtient :
1 à 9 salariés : 995 199
10 à 49 salariés : 167 455
Ce qui signifie, pour ces derniers, qu'à moins de décrocher, rapidement, une place dans une entreprise de plus de 50 salariés (Ce qui leur permettrait de profiter du caractère obligatoire de la prime), la très grande majorité des salariés ne sera pas ou peu concerné par la prime !
Néanmoins, les salariés le savent tous, une prime exceptionnelle, comme son nom l'indique n'a qu'une vocation éphémère et ne résoudra, en aucun cas, les problèmes soulevés par un certain ... Nicolas Sarkozy, en 2007 : « (...) Les prix sont trop hauts et les salaires sont trop bas (...) Quand on est hanté par les fins de mois difficiles, on n'est pas entreprenant, on est pas dynamique, on n'est pas productif. Je vois avec plaisir tous ces théoriciens de l'économie qui m'expliquent que le problème du pouvoir d'achat cela n'existe pas, c'est la compétitivité des entreprises. Parfait. Mais comment peuvent elles être compétitives, les entreprises, avec des salariés qui sont eux-mêmes démoralisés et qui ont le sentiment qu'ils ne sont pas payés au juste prix de leur investissement personnel ? (...) »
Prochaine étape : Citer à nouveau Jean Jaurès et invoquer Guy Môquet ?
Slovar
Quelques jours après avoir démissionné de son poste de porte-parole de République Solidaire, le député Daniel Garrigue a publié sur son blog un communiqué rappelant son indépendance politique.
Communiqué de Daniel Garrigue: "On ne me quitte jamais pour rien.."
Interrogé dimanche soir, 17 avril, sur BFM-TV, à propos des départs -M. Lemaire, Mme Montchamp et moi-même- qui ont marqué la vie de République Solidaire, M. de Villepin a déclaré : "On ne me quitte jamais pour rien et on est, en général, fortement récompensé".
Je regrette la suffisance et la prétention de M. de Villepin.
1- D'abord, c'est vrai, je ne suis pas parti pour rien.
Je suis parti en raison d'un désaccord de plus en plus profond portant à la fois sur le fond et sur la méthode.
Sur le fond, parce que je ne me reconnaissais pas dans différents aspects du "projet" de M. de Villepin, notamment la mesure "phare", le revenu citoyen, qui me paraît incertaine dans son principe (l'assistance plutôt que l'insertion), dans ses contreparties (le vote obligatoire, la mise en place d'un "service public" aux contours insaisissables, la condition de nationalité) et dans son financement (démesuré dans la situation de crise que nous connaissons).
Sur la méthode, parce que le président de République Solidaire n'a accepté le débat ni avec ses proches, ni avec le mouvement qu'il a lui-même créé.
2- Par contre, je n'agis pour le compte de personne et je n'attends rien de personne.
Je n'ai pas d'autre ambition que celle de défendre une ligne politique qui est celle du gaullisme social, ligne que j'avais affirmée notamment en présentant la motion de République Solidaire lors du Conseil national du 4 décembre dernier.
Je continuerai à travailler et à m'exprimer de façon libre et indépendante, particulièrement sur les questions qui me paraissent essentielles :
- comment retrouver la croissance ?
- comment concilier l'effort et la solidarité ?
- comment relancer la construction européenne ?
J'ai quitté l'UMP en décembre 2008. Pour ce qui me concerne, je n'ai depuis lors jamais renouvelé ma carte, ni eu le moindre entretien avec M. Sarkozy.
Je n'ai que faire des récompenses, pas plus de celles de M. de Villepin que de celles des autres."
Daniel GARRIGUE. Député non inscrit de la Dordogne
Source: Blog de Daniel Garrigue
François Goulard exprime dans la presse ses divergences avec le projet présidentiel présenté par Dominique de Villepin.
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François Goulard prend ses distances Nouvellement élu à la présidence du conseil général du Morbihan, le Vannetais François Goulard, député UMP, n'a pas caché, lundi, qu'il n'était pas d'accord avec le programme présidentiel de Dominique de Villepin. François Goulard, cofondateur de République Solidaire avec Dominique de Villepin, n'était pas au côté de son ami, jeudi dernier à Paris, lors de la présentation à la presse des mesures phares du présidentiable anti-sarkozyste. "Je ne suis pas d'accord avec ce programme, confie François Goulard, mais je ne fais aucun commentaire. Je n'étais pas à Paris depuis un mois et demi car j'étais en campagne électorale à Vannes-centre. J'ai donc eu peu de contacts avec Dominique de Villepin". "Rien d'irrémédiable"... Vraiment? François Goulard est quasiment sur la même longueur d'ondes que Daniel Garrigue, le porte-parole de Villepin, qui a démissionné le jour même de la présentation des grandes lignes du programme, pour cause de désaccord sur la forme et sur le fond. Pour autant, le nouvel homme fort de la droite morbihannaise ne quitte pas République Solidaire: "Pas de divorce entre Goulard et Villepin, rien d'irrémédiable non plus", estime un proche du député vannetais. Il n'empêche que François Goulard se montre plutôt dubitatif quand on lui demande si le programme de Dominique de Villepin abondé, voire corrigé, serait susceptible de susciter son adhésion à la feuille de route de 2012. François Goulard, dit-on dans son entourage, n'aurait pas apprécié (comme Daniel Garrigue et d'autres à République Solidaire) le mode de fonctionnement "trop personnel" de Dominique de Villepin qui aurait bouclé un programme "comportant des erreurs" et jugé "peu crédible" sur certains points, avec l'aide "de trois ou quatre jeunes énarques inexpérimentés"... Distance Depuis plusieurs semaines, François Goulard s'agaçait du rappel par des commentateurs de sa proximité avec Dominique de Villepin. L'animal politique confiait qu'il était avant tout immergé dans la campagne des cantonales à Vannes-centre, au coeur de sa ville et de ses projets départementaux. Au moment où Dominique de Villepin a quitté l'UMP, François Goulard s'est étonné qu'on ait pu lui demander s'il en ferait autant. François Goulard réaffirmait récemment sur les antennes de France Inter et de LCI que sa famille reste l'UMP et qu'il lui importe de s'y maintenir pour lutter, de l'intérieur, contre une droitisation vers l'extrême d'un parti "au bord de l'éclatement". François Goulard considère qu'il doit exister, au sein de l'UMP, une alternative à la candidature de Nicolas Sarkozy. Il y a peu, c'était en tant que conseiller et supporter de Dominique de Villepin que le Vannetais envisageait la présidentielle. Aujourd'hui, c'est moins évident... "L'alternative à Sarkozy, oui, avec Villepin... ou un autre!", sourit un proche de François Goulard, plus que jamais électron libre dans le big bang d'une droite en recomposition. Source: Le Télégramme