La crise des dettes souveraines passe l’Atlantique
20/04/2011 09:01 par rgrs
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La crise des dettes souveraines passe l’Atlantique
20/04/2011 09:01 par rgrs
D’Athènes et Dublin à Washington
C’est grave docteur ?
C’est dans ce contexte que la révision de la note des Etats-Unis est particulièrement inquiétante. En effet, la crise de 2008 a montré la capacité auto-réalisatrice du système financier actuel. L’éventuel abaissement de la note pourrait provoquer une hausse des taux, déséquilibrant plus encore les finances publiques du pays, provoquant une baisse de la note. Le cercle vicieux qui avait conduit à l’explosion de la bulle des subprimes pourrait également avoir lieu sur les dettes publiques.
Il est probable aujourd’hui que la prochaine crise (terminale ?) du capitalisme viendra d’un défaut d’un Etat. L’Europe semblait en pôle-position avec la Grèce, l’Irlande ou le Portugal. A force de laxisme budgétaire, les Etats-Unis les ont rejoints. Nous n’attendrons sans doute pas 2016…
Laurent Pinsolle
Les prestations de madame l’ambassadeur : Sarkozy hypo-président, la preuve par Yade.
20/04/2011 08:57 par rgrs
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Les prestations de madame l’ambassadeur : Sarkozy hypo-président, la preuve par Yade.
20/04/2011 08:57 par rgrs
On ne pourra pas l’enlever à Nicolas Sarkozy. Sous son mandat, les mœurs politiques ont bien changé. N’ayons pas peur des mots, c’est bien à une révolution qu’on a assisté.
Ce soir, c’était encore une cerise supplémentaire sur le gâteau. Un ambassadeur de France était invité au Grand Journal de Canal +. Ce représentant du gouvernement français auprès d’une institution internationale n’était pas mandaté par le Quai d’Orsay pour défendre la politique étrangère de notre pays. Pas du tout. Elle -puisque l’ambassadeur est une dame,- était interrogée sur son engagement politique. Il y fut question de son départ de l’UMP, de son engagement auprès du parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo. Il y fut question de sa prise de distance envers la politique du gouvernement. A un moment de l’émission, Ali Baddou lui a quand même fait remarquer que, tout de même, elle était ambassadeur de France. Elle n’a pas relevé. Un détail, n’est ce pas ? D’ailleurs Ali Baddou n’a pas insisté. Quant à Aphatie, il ne semblait pas gêné outre mesure par cette confusion des genres. Le réalisateur, en revanche, semblait plus taquin. L’incrustation « ambassadrice de France à l’UNESCO » est apparue plusieurs fois sur notre écran pendant que la diplomate expliquait pourquoi elle avait décidé de quitter le parti du président. Madame l’ambassadeur ne sera pas virée demain matin. Nicolas Sarkozy est trop affaibli pour décider telle mesure. Sa majorité prend l’eau. Et par rapport à madame l’ambassadeur, il s’est toujours montré… débonnaire. Lorsqu’elle était secrétaire d’Etat, elle a, par deux fois, pris le contre-pied de ses ministres de tutelle. Le moment Kadhafi fut un modèle du genre puisqu’elle avait donné une leçon de droits de l’homme à Bernard Kouchner. Plus tard, elle s’est aussi opposée à Dame Bachelot, défendant certaines rémunérations défiscalisées des sportifs de haut-niveau. Mais comme il avait été expliqué à l’époque, elle n’aurait jamais, à l’instar d’un Chevènement, démissionné pour ouvrir sa gueule. Elle l’ouvrait et elle restait. Le Président a dû attendre six mois et le prochain remaniement pour l’exfiltrer sans en faire une martyre. On croyait qu’elle allait retourner administrer le Sénat mais le Président a jugé bon de la nommer ambassadeur. Ainsi, puisque les ministres causent sans démissionner, allait-il la faire taire en lui offrant un poste où la discrétion est de mise. Caramba ! Encore raté !
Jamais la fonction présidentielle n’a jamais été aussi abaissée. Jamais elle n’a manqué autant d’autorité. Merci à Rama Yade -puisque tout le monde l’aura reconnue- de mettre ainsi en lumière cette évidence. Rendez-vous compte qu’il y a encore dans ce pays des gens qui parlent d’hyper-présidence, de présidentialisme, de monarchie républicaine à propos du pouvoir actuel. Tous ces gens, à commencer par le premier d’entre tous, Edwy Plenel, ce comique de haut vol, doivent à tout prix se lancer dans une tournée à travers la France. Le Plenel-Comédie-Club, ça en jette, non ?
David Desgouilles
Prime : des "boniments" pour Dupont-Aignan
20/04/2011 08:53 par rgrs
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Prime : des "boniments" pour Dupont-Aignan
20/04/2011 08:53 par rgrs
"J'ai l'impression de revoir les images de 2006 et je crois que les Français n'acceptent plus ces boniments, j'appelle cela des boniments, parce que pour repartir de la richesse, il faut la créer, il faut produire", a dit M. Dupont-Aignan lors du Talk Orange/Le Figaro.
Selon le député de l'Essonne (ex-UMP), "le problème aujourd'hui de la France, c'est un problème majeur, absolument dramatique de compétitivité lié notamment (...) à l'euro trop cher que conforte Nicolas Sarkozy, au refus d'un minimum de protectionnisme qu'assume Nicolas Sarkozy, à des charges toujours trop lourdes qui ont été souvent multipliées par Nicolas Sarkozy".
Par Europe1.fr avec AFP
Des Nouvelles de la démondialisation III et IV
20/04/2011 08:48 par rgrs
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Des Nouvelles de la démondialisation III et IV
20/04/2011 08:48 par rgrs
Les peuples vont bientôt avoir le choix, entre la révolte et la révolte.
Les Islandais sont les plus mûrs, après deux "merde" aussi tonitruants que peu compris par leurs élites qui avaient complétement intériorisé le caractère sacré de la dette, aussi sacré que le sol de la patrie à d'autres époques.
Maintenant ce sont les finlandais qui font gripper le système. Là aussi, la montée des extrèmes, même si elle est toute relative aussi, trouble la quiétude des partis institutionnels.
Les partis traditionnels, les personnalités traditionnelles aussi, rentrent dans le jeu de l'implosion du système, même si c'est malgré eux, leurs croyances, leurs vaches sacrées, leurs totems...
Obama aurait pu être un Gorbatchev, il n'a été qu'un POTUS, et, eu égard à sa couleur, que le majordome chargé par Wall Street de vider les pots de chambre.
Il aurait eu la capacité d'être beaucoup plus, s'il n'avait, lui aussi, intériorisé complétement des "contraintes", aussi lourdes que complétement fictives...
Mais cela n'a aucune importance. car il y a des gens, un tout petit peu moins bêtes que les autres, qui prendront le rôle de Gorbatchev, qui, parfait apparatchik et homme d'appareil, compris quand même que la même trajectoire était impossible. Le salut viendra sans doute d'un homme paradoxal, qui voudra lui aussi "sauver le système" et qui l'enfoncera irrémédiablement.
En effet, construire des usines qui ne fonctionnent pas, des villes fantômes (ou presque), des aéroports sans trafic, avec des gares TGV sans voyageurs, sur des montagnes de machines outils qui prennent la poussière, ça finit quand même par faire désordre, et une bonne crise de surinvestissement.
On a connu ça, depuis 20 ans, au Japon. Des investissements d'infrastructures, en veux-tu, en voilà, à la pelle, mais sans aucun effets...
la première phase de la crise avait réduit les excédents et les déficits commerciaux. La deuxième phase va les ramener à zéro.
Pour la France, la crise est terminale depuis 2002. Enfoncé dans une politique absurde de déshérence industrielle, d'immigration inutile (mais politiquement et "économiquement" correcte) masquée par une bulle immobilière qui injecte dans l'économie des gros bouillons de milliards fictifs, la France s'enfonce dans une crise sans fin qui devrait fort mal finir.
Pendant que le sage montre la lune, les idiots regardent le doigt. Les droits de l'hommiste, cuirassés dans leur racisme profond, préfèrent ne pas voir les conditions de vie de leurs propres concitoyens, et pratiquent les leçons de morale, la charité (avec argent public) et appliquent un égocentrisme aussi phénoménal que mal placé.
Pour ce qui est de la crise, elle se porte bien. Le centre anglo-saxon du système entame sa crise terminale. Ils n'ont et ne peuvent dans l'état actuel, ni résoudre les déficits extérieurs et intérieurs, la Grêce ne le pourra pas non plus, pas plus que l'Irlande et le Portugal.
Toute austérité cassera la croissance, ou ce qu'il en reste et nécessitera une autre austérité, et ce dont on a besoin, c'est un bon "Reset", jubilé des dettes et de la monnaie, et d'en créer une autre.
Pour l'avenir, c'est simple, il va falloir investir, et le bon secteur, c'est l'énergie, pas l'immobilier, ni les fanfreluches.
Paradoxalement aussi, Proglio nous donne la solution. Sortir du nucléaire coûtera 1000 milliards.
Sur 20 ans, c'est un tout petit effort...
Sur 10 ans, ce n'est même pas grand chose. Fait il rappeler que le programme nucléaire avait coûté dans les années 1970, 1000 milliards de francs aussi.
Les francs de ces années là, valaient largement nos euros.
1000 milliards, réglerait aussi largement le problème énergétique dans son entier...
L'Iceberg est désormais en vue. Avec les taux pour la Grêce qui dépasse les 20 % (merci à BA), la note rétrogradée des USA, bien qu'avec 40 ans de retard (le décrochage de l'étalon or date du 15 août 1971, toute ma jeunesse).
En réalité, les USA paieront bien leur dette. Endettés en $, ils livreront des $, qui d'accord ne vaudront certainement pas le papier sur lequel ils sont imprimés, mais ils paieront rubis sur l'ongle.
Les promesses n'engagent que ceux qui y croient, et leur dette n'était pas destiné à autre chose qu'à la vaporisation.
La boucle du Niger se soulève, comme en 1915, le Burkina Faso reprend le combat de Sankara, éliminé en 1987, l'Ouganda connait aussi des émeutes, sans compter l'état chronique du Nigéria, et d'après une étude du FMI, chaque hausse de 10 % des prix alimentaires provoque une augmentation de 100 % des émeutes.
Comme on est pas loin de 45 % d'augmentation, celui-ci prévoit des troubles augmentant de 400 %, mais c'est à mon avis faux.
Ce sera bien plus que cela.
Abonné à la niouzlitteur d'A. Bertho, je ne peux que constater, chaque jour, la liste impressionnante des bastons qu'il arrive à recenser...
Désormais, on a aussi une confirmation. Le chiffre officiel des affamés, à 1.05 milliard, n'est que celui des gens ayant "gravement faim" : "Au cours de l'inflation de 2007 à 2008 des prix alimentaires, la FAO a estimé à 175 millions de personnes supplémentaires ont été classées comme «gravement faim», qui porte le total à 1,05 milliards de dollars. "
On peut donc reconnaître les vertus du bloc américaniste-occidentaliste. Il a réussi son crime bien mieux que Staline ou Hitler, voir les deux réunis.
Il a tué bien plus, mais "soft".
Le rapport entre la population et le pouvoir va donc se cristalliser autour d'un simple sentiment : la haine à l'état pur, répondant à la prolophobie des dirigeants.
Si E. Cantona n'avait pas été suivi dans sa pensée de "bank run", la ville de Gand l'a fait. 35 millions ont été retiré des banques Dexia et KBC. Pour protester contre les bonus.
Bref, ça sent la poudre.
Patrick REYMOND
Dupont-Aignan charge l'Euro de tous les maux
20/04/2011 08:43 par rgrs
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Dupont-Aignan charge l'Euro de tous les maux
20/04/2011 08:43 par rgrs
Dette grecque, croissance en panne, déséquilibres en Europe...l'Euro est-il en cause ?
Le débat sur le rôle de l'Euro dans les crises qui touchent l'Europe prend de l'ampleur.
Témoin, le dernier livre du député Nicolas Dupont-Aignan, "l'Arnaque du siècle", un réquisitoire efficace et argumenté contre la monnaie unique et la politique de la BCE.
L'ex député UMP a du style, des arguments et une sérieuse conviction dans sa dénonciation de l’Euro. Qu’on le suive ou non dans sa démonstration, on ne peut qu’être touché par certaines de ses affirmations quand on voit les problèmes qui touchent l’Europe et sa monnaie.
Les preuves qu'il apporte à sa démonstration portent. Notamment lorsqu'il cite des chiffres de Baverez sur l'"euthanasie des entreprises": "L'industrie ne représente plus que 14% de la valeur ajoutée, contre 21% en Italie et 31 en Allemagne". Des chiffres parmi d'autres assénés par Nicolas Dupont-Aignan. Des arguments certes à sens unique...mais qui font la richesse du livre.
Nicolas Dupont-Aignan est un homme politique singulier. Gaulliste, il se réfèrait à Philippe Séguin dans son combat contre Maastricht. Député, il est seul. Président de parti, son «Debout
la République
» semble rester groupusculaire.De Gaulle était seul aussi vous dirait-il. Pas étonnant, alors, que dans son livre, certaines phrases auraient pu être signées du grand homme. Du Général, il a gardé des termes: nation, république, France , ambition, unité... Une unité que NDA (non pas de faute de frappe, Dupont-Aignan n’a pas rejoint Besancenot...) revendiquerait volontiers lors de la prochaine présidentielle (s'il obtient ses signatures).
l'Euro est le cheval de Troie de la mondialisation
Dans son livre de 150 pages, NDA rappelle les rêves suscités par les europhiles (n'hésitant pas à ressortir certaines citations qui font mal aujourd'hui), puis démontre les démarches inéluctables liées à l'euro (le dernier accord de stabilité) avant de conclure en faveur d'un retrait de l'Euro.
On connaissait les attaques de Marine Le Pen contre l'Euro. Celles de Nicolas Dupont-Aignan, qui a de solides références économiques (énarque) ont parfois un parfum anticapitaliste surprenant de la part de ce franc-tireur de droite : "l'Euro est le cheval de Troie de la mondialisation ultralibérale en Europe", écrit-il. A l'appui de sa thèse, il montre comment certains pays européens ont su profiter de leur non-adhésion à la monnaie européenne, comme la Suède, dont la croissance ferait pâlir notre gouvernement.
Dupont-Aignan élargit ses attaques en visant l'ensemble des décisions qui ont visé à, petit à petit, limiter le champ d'action des politiques, depuis Giscard, vis à vis de l'économie. L'euro n'étant que l'aboutissement de cette évolution. Il a ainsi des pages fortes sur la composition du comité stratégique de l'agence France Trésor, l'organisme public chargé de gérer la dette. Une composition qui montre une totale imbrication du public (qui emprunte) et des banques privées (qui prêtent). Une situation qui amène NDA à citer Jefferson: "Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat".
Le mérite du livre est d'ouvrir un débat sur un sujet de moins en moins tabou. Un débat qui pourrait surgir pendant la campagne présidentiel avec un effet qu'on ne mesure peut être pas aujourd'hui. Comme on ne mesurait pas l'ampleur du non au traité constitutionnel six mois avant le référendum...
Pierre MAGNAN
L'arnaque du siècle
par Nicolas Dupont-Aignan
Editions du Rocher
150 pages-13euros
« Liste des métiers en tension » : De qui se moque le gouvernement ?
20/04/2011 08:34 par rgrs
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« Liste des métiers en tension » : De qui se moque le gouvernement ?
20/04/2011 08:34 par rgrs
Dernier ajustement sur les thèses du FN : la limitation de l'immigration professionnelle est la dernière lubie du gouvernement, qui brandit, sous forme de préférence nationale, une « liste des métiers en tension » comme argument contre le chômage !
Soucieux de satisfaire l'électorat de droite extrême et de donner l'impression qu'il cherche des solutions pour réduire le chômage, le gouvernement vient d'évoquer à deux reprises la : « liste des métiers en tension » Métiers, sur lesquels Xavier Bertrand a déclaré, au « Grand Jury RTL » : « (...) je veux surtout modifier la politique de l’emploi en faisant des métiers en tension une priorité d’action » tout en affirmant prévoir de « réorienter l’action de Pôle emploi et de tous les acteurs de l’emploi »
Ce qu'oublie de préciser le ministre, c'est comme l'explique Laurence Parisot, pour une fois avec justesse, c'est qu' « on parle de 20.000 personnes…» ce qui est effectivement ridicule, face à la situation, de plus de 4 millions de français !
Mais au fait, c'est quoi les « métiers en tension » ?
On peut en trouver la liste sur le site Pour la promotion de l'immigration professionnelle. Celui-ci est : édité et géré conjointement par le Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire (MIIINDS) et par l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) - Mentions Légales Comment ça fonctionne ?
« La situation de l’emploi en France n’est pas opposable aux entreprises qui souhaitent faire appel à des étrangers pour les qualifications connaissant une pénurie de candidats. La liste de ces métiers en difficulté de recrutement, dits métiers en tension, est répertoriée dans une liste nationale ou négociée dans le cadre des accords bilatéraux. Leur nombre peut varier selon le pays d’origine des migrants » Peut-on lire, sur le site
Et quels sont les métiers en tension ?
Il existe plusieurs listes dont celle correspondant à l' « Arrêté du 18 janvier 2008 relatif à la délivrance, sans opposition de la situation de l’emploi, des autorisations de travail aux étrangers non ressortissants d’un Etat membre de l’Union européenne, d’un autre Etat partie à l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse » dans lequel on trouve une liste par région de ces métiers
Dans la liste régionale, à de rares exceptions, on trouve les mêmes métiers. Ceux qui reviennent le plus souvent sont :
Technicien de la vente à distance.
Attaché commercial en biens intermédiaires et matières premières.
Cadre de l’audit et du contrôle comptable. Informaticien d’étude.
Informaticien expert.Marchandiseur.
Responsable d’exploitation en assurances.
Mécanicien d’engins de chantier, de levage et manutention et de machines agricoles. Opérateur de formage du verre.
Pilote d’installation de production cimentière.
Conducteur de machine de fabrication des industries de l’ameublement et du bois (et matériaux associés) ...C'est à dire, des emplois qualifiés pour lesquels on peut trouver des salariés de nationalité française ou ... européenne, puisqu'il n'existe de restrictions qu'en ce qui concerne les ressortissants bulgares et roumains.
Pour trouver ceux qui font référence aux ouvriers non qualifiés, manœuvres ou employés sans diplômes, il faut se reporter aux listes relevant des : « (...) accords de gestion concertée des flux migratoires conclus entre la France et différents pays d’origine définissent des listes élargies de métiers en tension ». Ils concernent :
Bénin – 16 métiers Congo – 15 métiers Gabon – 9 métiersMaurice – 61 métiers Sénégal – 108 métiers Tunisie – 77 métiers Or, note Le Parisien, ces listes ne sembleraient pas, pour l'instant, concernées. On y trouve, selon le journal : les métiers « peu prisés des demandeurs d’emploi » Ce que confirme l'enquête : « Besoin de main d'oeuvre » , de Pôle emploi, publiée en avril, qui révélait que : « (...) sur les 37,6% des embauches projetées par les employeurs en 2011 qui buttaient sur des difficultés de recrutement : (...) près de 40% des emplois offerts sont saisonniers (...) » Précision : . « (...) parmi les profils recherchés (...) il s'agit en majorité de métiers souvent mal rémunérés : cuisiniers, serveurs, aides ménagères, emplois de maison, agents de sécurité (...) » C'est à dire, essentiellement des emplois non délocalisables, générateurs de précarité, mais très demandés par les branches d'activités concernées !
Rien n'empêchait le gouvernement, de contraindre le MEDEF et les autres organisations d'employeurs, à se pencher sur les conditions de travail et de salaires des métiers en tensions que sont le : BTP, les services à la personne et les métiers de la restauration hôtellerie. Afin d'en rendre leur exercice plus attractif !
Rien ne l'empêchait non plus, de consacrer un vrai budget, permettant de revoir de fond en comble la formation et l'orientation des chômeurs ! Et en profiter, au passage, pour mettre fin à la discrimination à l'embauche, pratiquée par l'ensemble des employeurs, à l'encontre des plus de 50 ans !
Mais une fois de plus, le gouvernement, sous l'impulsion du Président, a préféré utiliser un « symbole électoral fort » à destination d'un électorat, qui continue de lui échapper, puisque, c'est auprès des sympathisants du FN, que sa baisse de popularité est la plus importante : - 10 %
Mais qu'importe, puisque le Président est, ce matin, partit rejouer ... au candidat à la présidentielle : « (...) renouer avec l’électorat populaire. Comme en décembre 2006, dans les Ardennes. Pour parler de « la vraie France (...) la France qui souffre et dont on ne parle jamais (...) » et qu'il dirige depuis 4 ans ... avec le succès qu'on connaît !
SLOVAR
Comment créer le buzz?
20/04/2011 08:29 par rgrs
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Comment créer le buzz?
20/04/2011 08:29 par rgrs
Ou qui connaissait Bernard Gérard avant la visite de Dominique de Villepin dans le Nord aujourd’hui?
Non pas le grand Bernard Gérard, l’arrangeur du célèbre Déshabillez-moi de Juliette Gréco, le compositeur de la musique des Tontons flingueurs, artiste talentueux trop tôt disparu.
Non, je veux parler du maire de Marcq-en –Baroeul, qui n’a pas voulu accompagner l’ancien Premier ministre dans sa visite. C’est parce qu’il « défend son camp, ses valeurs, sa formation politique », dit-il, qu’il n’a pas voulu se commettre à ses côtés.
Quelle attitude mesquine et détestable ! Est-ce sa vision de l’intérêt supérieur de ses concitoyens qui l’a ainsi et bien mal motivé ? Son parti, l’UMP, ne se grandit pas de cette attitude sectaire.
Il est bien dommage que cet élu ne soit pas plus inspiré par les valeurs gaullistes de rassemblement sur les lieux mêmes qui virent la naissance du Général de Gaulle. Le Général qui méprisait les petites réflexions des petites cuisines…. Certes, le panache n’est pas la qualité la mieux partagée des hommes politiques, il n’empêche qu’il aurait pu faire un effort.
Faut-il lui rappeler que la démocratie se nourrit de la diversité des hommes, de leur expérience, de leur culture ? N’est-on pas en droit de s’étonner qu’un élu du peuple fasse montre d’autant d’intolérance ? Au contraire « il faut comprendre ce qui nous sépare pour mieux éprouver le sentiment de ce qui nous réunit », comme il est écrit dans « Le requin et la mouette » par un certain…Dominique de Villepin .
Hélas, le maire de Marcq –en- Baroeul n ’ a rien d’un « passeur de dialogue et de compréhension ». C’est regrettable pour lui , pour ses concitoyens, pour la République. Mais il n’est pas demandé à un député UMP d’être courageux !
Son manque de bravoure lui aura au moins valu les honneurs des caméras!
Cécile Renson
http://cecilerenson15eme.hautetfort.com/
Dominique de Villepin s'engage pour une refondation de la justice
20/04/2011 08:26 par rgrs
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Dominique de Villepin s'engage pour une refondation de la justice
20/04/2011 08:26 par rgrs
Une refondation de la justice
Il s’agit également de refonder le pouvoir judiciaire autour de trois demandes :
La proximité
- Elle doit être plus proche dans les attentes. Une simplification des juridictions est nécessaire en rapprochant et unifiant juridiction administrative et judiciaire
- Elle doit être plus proche dans l’espace. L’ensemble des affaires les plus simples qui engorgent les tribunaux correctionnels et de grande instance doivent être remises à un traitement de proximité dans le cadre d’une justice de paix, partout sur le territoire et notamment à l’échelle d’un quartier sensible ou d’un bourg rural.
- L’éducation juridique au collège et au lycée et l’effort de clarification du langage judiciaire lorsqu’il s’adresse aux justiciables doivent permettre une meilleure compréhension de la justice.
La responsabilité
- Responsabilité du citoyen, en développant la médiation, la conciliation, l’arbitrage et en faisant du tribunal le dernier recours après une phase précontentieuse obligatoire.
- Responsabilité de la chaîne pénale, en renforçant la continuité, notamment par le placement de la police judiciaire dans la continuité judiciaire, sous l’autorité de la justice, de même qu’en renforçant les services d’insertion et de probation.
La sérénité
- En mettant en œuvre une pause législative en matière pénale.
- En formant mieux les personnels judicaires à travers la transformation de l’ENM en une grande école des professions judiciaires. Juger, c’est une affaire d’expérience, de parcours humain, pas seulement de compétences techniques. Il faut une entrée plus tardive après des études de juriste, à l’image de la spécialisation des médecins dans le cadre de l’internat. De même il faut développer les passerelles avec les autres professions de justice.
http://maximescherrer.blogspot.com/
François Goulard n'est "pas d'accord avec le programme" de Dominique de Villepin, Daniel Garrigue réaffirme son indépendance
20/04/2011 08:23 par rgrs
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François Goulard n'est "pas d'accord avec le programme" de Dominique de Villepin, Daniel Garrigue réaffirme son indépendance
20/04/2011 08:23 par rgrs
Quelques jours après avoir démissionné de son poste de porte-parole de République Solidaire, le député Daniel Garrigue a publié sur son blog un communiqué rappelant son indépendance politique.
Dans le même temps, François Goulard exprime dans la presse ses divergences avec le projet présidentiel présenté par Dominique de Villepin.
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François Goulard prend ses distances
Nouvellement élu à la présidence du conseil général du Morbihan, le Vannetais François Goulard, député UMP, n'a pas caché, lundi, qu'il n'était pas d'accord avec le programme présidentiel de Dominique de Villepin. François Goulard, cofondateur de République Solidaire avec Dominique de Villepin, n'était pas au côté de son ami, jeudi dernier à Paris, lors de la présentation à la presse des mesures phares du présidentiable anti-sarkozyste.
"Je ne suis pas d'accord avec ce programme, confie François Goulard, mais je ne fais aucun commentaire. Je n'étais pas à Paris depuis un mois et demi car j'étais en campagne électorale à Vannes-centre. J'ai donc eu peu de contacts avec Dominique de Villepin".
"Rien d'irrémédiable"... Vraiment?
François Goulard est quasiment sur la même longueur d'ondes que Daniel Garrigue, le porte-parole de Villepin, qui a démissionné le jour même de la présentation des grandes lignes du programme, pour cause de désaccord sur la forme et sur le fond.
Pour autant, le nouvel homme fort de la droite morbihannaise ne quitte pas République Solidaire: "Pas de divorce entre Goulard et Villepin, rien d'irrémédiable non plus", estime un proche du député vannetais.
Il n'empêche que François Goulard se montre plutôt dubitatif quand on lui demande si le programme de Dominique de Villepin abondé, voire corrigé, serait susceptible de susciter son adhésion à la feuille de route de 2012.
François Goulard, dit-on dans son entourage, n'aurait pas apprécié (comme Daniel Garrigue et d'autres à République Solidaire) le mode de fonctionnement "trop personnel" de Dominique de Villepin qui aurait bouclé un programme "comportant des erreurs" et jugé "peu crédible" sur certains points, avec l'aide "de trois ou quatre jeunes énarques inexpérimentés"...
Distance
Depuis plusieurs semaines, François Goulard s'agaçait du rappel par des commentateurs de sa proximité avec Dominique de Villepin. L'animal politique confiait qu'il était avant tout immergé dans la campagne des cantonales à Vannes-centre, au coeur de sa ville et de ses projets départementaux.
Au moment où Dominique de Villepin a quitté l'UMP, François Goulard s'est étonné qu'on ait pu lui demander s'il en ferait autant. François Goulard réaffirmait récemment sur les antennes de France Inter et de LCI que sa famille reste l'UMP et qu'il lui importe de s'y maintenir pour lutter, de l'intérieur, contre une droitisation vers l'extrême d'un parti "au bord de l'éclatement". François Goulard considère qu'il doit exister, au sein de l'UMP, une alternative à la candidature de Nicolas Sarkozy.
Il y a peu, c'était en tant que conseiller et supporter de Dominique de Villepin que le Vannetais envisageait la présidentielle. Aujourd'hui, c'est moins évident... "L'alternative à Sarkozy, oui, avec Villepin... ou un autre!", sourit un proche de François Goulard, plus que jamais électron libre dans le big bang d'une droite en recomposition.
Source: Le Télégramme
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Communiqué de Daniel Garrigue: "On ne me quitte jamais pour rien.."
Interrogé dimanche soir, 17 avril, sur BFM-TV, à propos des départs -M. Lemaire, Mme Montchamp et moi-même- qui ont marqué la vie de République Solidaire, M. de Villepin a déclaré : "On ne me quitte jamais pour rien et on est, en général, fortement récompensé".
Je regrette la suffisance et la prétention de M. de Villepin.
1- D'abord, c'est vrai, je ne suis pas parti pour rien.
Je suis parti en raison d'un désaccord de plus en plus profond portant à la fois sur le fond et sur la méthode.
Sur le fond, parce que je ne me reconnaissais pas dans différents aspects du "projet" de M. de Villepin, notamment la mesure "phare", le revenu citoyen, qui me paraît incertaine dans son principe (l'assistance plutôt que l'insertion), dans ses contreparties (le vote obligatoire, la mise en place d'un "service public" aux contours insaisissables, la condition de nationalité) et dans son financement (démesuré dans la situation de crise que nous connaissons).
Sur la méthode, parce que le président de République Solidaire n'a accepté le débat ni avec ses proches, ni avec le mouvement qu'il a lui-même créé.
2- Par contre, je n'agis pour le compte de personne et je n'attends rien de personne.
Je n'ai pas d'autre ambition que celle de défendre une ligne politique qui est celle du gaullisme social, ligne que j'avais affirmée notamment en présentant la motion de République Solidaire lors du Conseil national du 4 décembre dernier.
Je continuerai à travailler et à m'exprimer de façon libre et indépendante, particulièrement sur les questions qui me paraissent essentielles :
- comment retrouver la croissance ?
- comment concilier l'effort et la solidarité ?
- comment relancer la construction européenne ?
J'ai quitté l'UMP en décembre 2008. Pour ce qui me concerne, je n'ai depuis lors jamais renouvelé ma carte, ni eu le moindre entretien avec M. Sarkozy.
Je n'ai que faire des récompenses, pas plus de celles de M. de Villepin que de celles des autres."
Daniel GARRIGUE. Député non inscrit de la Dordogne
Source: Blog de Daniel Garrigue
http://2villepin.free.fr/index.php/2011/04/20/1878-francois-goulard-n-est-pas-d-accord-avec-le-programme-de-dominique-de-villepin-daniel-garrigue-reaffirme-son-independance
Dominique de Villepin, seul et jusqu’au-boutiste
20/04/2011 08:17 par rgrs
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Dominique de Villepin, seul et jusqu’au-boutiste
20/04/2011 08:17 par rgrs
La Vie a accompagné l’ancien premier ministre dans sa visite de la maison natale de Charles de Gaulle, à Lille, et une fabrique de viennoiseries, à Marcq-en-Baroeul.
Rien ne semble pouvoir faire plier Dominique de Villepin. Ni le procès en appel de l’affaire Clearstream qui s’ouvre le 2 mai prochain à Paris. Ni les critiques qui fusent contre son projet présidentiel, présenté jeudi dernier. Ni les défections de ses amis. Dernier en date : Daniel Garrigue, porte-parole de République Solidaire, qui a claqué la porte la veille de la présentation du projet à la presse. Avant lui étaient partis Georges Tron et Marie-Anne Montchamp, que Nicolas Sarkozy avait appâtés avec un poste ministériel. Enfin, François Goulard a pris ses distances avec le programme villepiniste.
Ce lundi matin, sur le quai ensoleillé de la gare du Nord, Dominique de Villepin est tout sourire, aidant une maman à transporter sa poussette dans le wagon, saluant les contrôleurs et quelques voyageurs étonnés. Main tendue, un mot pour chacun, la bise aux dames, l’ancien premier ministre fait furieusement penser à Jacques Chirac auprès de qui il a passé de nombreuses années, comme secrétaire général de l’Elysée, ministre de l’Intérieur et enfin, premier ministre. Mais contrairement à l’ex Président, il est seul, de plus en plus seul. Même le maire de Marcq-en-Baroeul, Bernard Gérard, représentant départemental de l’UMP et soutien local de Jean-Louis Borloo, a fait savoir qu’il ne souhaitait pas le rencontrer… Une façon peu républicaine de lui signifier qu’à droite, il est un paria.
« Une révolution de la dignité »
Mais comme disait de Gaulle : « Plus on monte, moins il y a de monde. » Voilà une citation qui sied à Dominique de Villepin, en ces temps de disette amicale. « Evidemment, les défections d’amis, ça fait toujours de la peine, confie-t-il alors que le TGV file vers Lille. Mais la solitude ne me pèse pas. De toute façon, une bonne idée n’est pas portée par le plus grand nombre. » Hérissé par l’écart qui se creuse entre riches et pauvres dans notre pays, il prône une « révolution de la dignité ». Deux mesures-phares ont fait bondir ses collègues, à droite comme à gauche. La première préconise la distribution, comme au Danemark, d’un « revenu citoyen » de 850 euros à tous ceux qui en ont besoin, à partir de 18 ans. En contrepartie, Dominique de Villepin veut instaurer un « service citoyen » – travaux d’intérêt généraux, réseaux d’entraide – et des règles de citoyenneté fortes comme le vote obligatoire. Coût estimé : 30 milliards d’euros. « Ce n’est pas finançable ! » s’étranglent ses détracteurs.
La deuxième a provoqué une fronde massive chez les parlementaires… car elle révolutionne les institutions : il ne souhaite plus que dix ministres autour du Président, veut réduire d’un bon tiers députés et sénateurs et diviser la France en huit grandes régions. « Moi je casse les moules, se justifie-t-il. Je ne crois plus à la politique traditionnelle. On vit sous le joug politicien depuis trop longtemps. Il est temps que les Français s’affranchissent de leur classe politique. » Alors ça ! Pour un peu, on croirait entendre Jean-Luc Mélenchon. « Je me place au-dessus des partis qui proposent des programmes sans audace et clientélistes », assène-t-il. Une démarche gaulliste.
D’ailleurs, dès qu’il arrive à Lille, l’ancien Premier ministre fonce vers la maison natale de Charles de Gaulle qu’il n’avait jamais visitée. Lieu symbolique où il écrit sur le livre d’or : « A celui qui hier comme aujourd’hui montre le chemin du rassemblement des Français. » Puis, il grimpe dans l’autobus où se presse une dizaine de fans, adhérents de République Solidaire. Direction : Marcq-en-Baroeul. Francis Holder, président de Château Blanc, fondateur des boulangeries Paul, une des plus grosses fortunes du Nord, lui fait visiter son usine de viennoiseries et de pâtisseries. Dominique de Villepin, charlotte sur la crinière poivre et sel, déambule, à l’aise, entre les rails de pâtes à pain et les tapis de macarons. Il défend son programme point par point face à Francis Holder, peu amène sur son programme présidentiel, notamment du revenu citoyen. « En France, la valeur du travail s’est perdue, » regrette le boss. Mais Villepin persiste: « Nous sommes une société de castes. Je veux créer de nouveaux leviers pour corriger les inégalités du système. »
Dans le train du retour vers Paris, il reste sur sa ligne : « Moi, je ne fais pas un projet pour plaire à la classe politique ou aux patrons, mais pour répondre aux attentes des Français. » Séducteur, il félicite une jeune femme enceinte, « l’avenir de la France », distribue quelques macarons offerts par Francis Holder. « J’aime manger, j’aime les produits du terroir… s’enthousiasme-t-il. En France, un homme politique se doit d’avoir la culture du produit. » Un tacle non-dit à son adversaire Nicolas Sarkozy, qu’on sait peu enclin à la gourmandise franchouillarde, qui se gargarise d’eau minérale et de yaourts blancs…
Ce déplacement a galvanisé Villepin. Et puis… Martine Aubry lui a fait livrer des chocolats en signe de bienvenue dans le Nord. Quant à Jean-Louis Borloo, il l’a appelé pour désapprouver l’attitude du maire de Marcq-en-Baroeul et l’assurer de son amitié. Dominique de Villepin n’est peut-être pas si seul… En tout cas, c’est sûr, sa capacité de nuisance reste intacte.
Lavie.fr, Olivia Elka
http://www.gaullisme.fr/2011/04/19/dominique-de-villepin-seul-et-jusquau-boutiste/