Exclusif: chez Renault, les cadres virés réclament des millions
08/04/2011 07:51 par rgrs
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Exclusif: chez Renault, les cadres virés réclament des millions
08/04/2011 07:51 par rgrs
Cette semaine, Marianne publie une enquête sur l'indemnisation des cadres de Renault accusés à tort d'espionnage par l'entreprise. Des cadres licenciés abusivement qui réclament maintenant plusieurs millions d'euros à leur ancien employeur !
La fausse affaire d’espionnage qui secoue Renault depuis le début de l’année s’est déplacée sur un nouveau terrain : celui de l’argent. Comment indemniser les salariés indûment « virés » à la juste valeur de l’indéniable préjudice moral subi ? Dans son édition à paraître demain samedi, Marianne révèle en exclusivité le montant des dommages et intérêts que Michel Balthazard, Bertrand Rochette et Matthieu Tenenbaum, les trois salariés de Renault accusés à tort d’espionnage et injustement licenciés, réclament à leur entreprise en réparation du préjudice moral qu’ils ont subi : entre 2,4 et 3,5 millions d’euros chacun. Du jamais vu dans ce type d’affaire.
Selon nos informations, Michel Balthazard, 57 ans dont 32 ans chez Renault, aurait déjà touché 480 000 euros d’indemnité légale. Il se verrait, en outre, attribuer une indemnité pour licenciement abusif de 750 000 euros et réclamerait, par ailleurs, 3,2 millions d’euros pour le préjudice moral subi. Montant total : plus de 4,4 millions d’euros, soit environ 18 années de salaire !
De son côté, Bertrand Rochette, 22 ans de maison et environ 12.000 euros de salaire mensuel, aurait touché près de 200 000 euros d’indemnité légale. Il se verrait octroyer une somme d’environ 500 000 euros au titre du licenciement abusif et réclamerait quelque 3,5 millions d’euros en réparation du préjudice moral. Total : 4,2 millions, soit plus de 29 années de salaire !
Matthieu Tenenbaum, 33 ans dont 12 chez Renault où il gagnait 5000 euros par mois comme directeur adjoint au programme des voitures électriques, aurait perçu 50 000 euros d’indemnité légale. Il devrait toucher 120 000 euros pour licenciement abusif et prétendrait à plus de 2,4 millions d’euros pour le préjudice subi. Total : 2,6 millions d’euros, soit 43 années de salaire ! Renault lui a cependant proposé de le réintégrer à un poste et un salaire plus importants après une formation aux États-Unis.
Le cas de Philippe Clogenson, licencié fin 2009 dans des conditions tout aussi injustes, est différent. Selon une source interne au constructeur, ce cadre négocierait lui aussi sa réintégration dans une filiale de Renault à Boulogne-Billancourt pour un salaire supérieur au précédent. Ce retour serait assorti d’une compensation financière estimée à ce jour à 300 000 euros environ.
Au-delà des négociations qui, aujourd’hui encore, se poursuivent, Renault se heurte à un véritable dilemme. Si l’entreprise accepte de payer des sommes aussi exorbitantes du droit commun, notamment pour s’assurer la paix sociale et médiatique, elle prend le risque, en retour, de faire l’objet d’une plainte pour abus de bien social. A titre d’exemple, Philippe Delmas, l'ancien haut dirigeant d'Airbus, dont la plainte avait lancé toute l'enquête Clearstream, accusé à tort de blanchiment et injustement licencié, a perçu 350 000 euros. De même, licenciés en 2002 et 2003 pour faute lourde et faute grave, d’anciens salariés d’Altran, accusés publiquement à tort comme les salariés de Renault, n’ont obtenu que 200 000 euros, alors qu’ils en réclamaient chacun 3 millions. Un seul justiciable a explosé tous les compteurs du « préjudice moral » en France : Bernard Tapie. Au terme d’un arbitrage privé – et non d’un procès – il a obtenu la somme himalayenne de 45 millions d’euros ! Ce qui a d’ailleurs déclenché un scandale d’Etat… D’où, en cas de « surindemnisation » de ses trois ex-salariés, le risque, pour Renault, d’ajouter au scandale de la fausse affaire d’espionnage un délit pénal.
A l’inverse, si Renault refuse de céder à leurs exigences financières, l’entreprise prend le risque d’un procès prud’homal retentissant et d’une nouvelle campagne médiatique, terrible pour l’image de la marque et, surtout, pour son PDG. Autant dire que la position de Carlos Ghosn est pour le moins inconfortable.
Réponse, peut-être, lundi 11 avril, à l’issue d’un conseil d’administration de Renault qui s’annonce pour le moins compliqué (l’intégralité de cette enquête est à lire dans Marianne, demain, samedi ou dès cet après-midi en achetant la version électronique de notre hebdomadaire).
Laurent Neumann et Anne Rosencher - Marianne
Beyrouth craint les conséquences d'une révolution syrienne
08/04/2011 07:47 par rgrs
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Beyrouth craint les conséquences d'une révolution syrienne
08/04/2011 07:47 par rgrs
Martine Gozlan, envoyée spéciale à Beyrouth, nous raconte comment les Libanais vivent de l'intérieur les tentatives d'insurrection chez le voisin syrien. Pour eux, le détestable régime de Bachar el-Assad possède au moins une vertu : celle d'assurer la paix à Beyrouth.
Quand les Syriens tentent de se révolter, les Libanais se demandent s’ils vont trinquer. Otage des puissances étrangères comme de ses terribles divisions intérieures, brûlé par la mémoire de la guerre civile et des guerres d’Israël, le pays du Cèdre prend les révolutions arabes avec des pincettes.
Le début d’insurrection qui flambe de l’autre côté de la frontière, dans cette Syrie qui n’a jamais vraiment accepté que le minuscule Liban se détache de ses flancs, on en parle bien sûr différemment si on est assis chez Paul, le restaurant branché de Gemmayzé, en quartier chrétien, ou dans un café-chicha de Dahye, l’immense banlieue chiite de Beyrouth, fief du Hezbollah. Le Hezbollah, allié de Damas, règne de facto sur le Liban depuis janvier dernier : il a fait tomber le gouvernement de Saad Hariri et installé le pro-syrien Najib Mikati au poste de Premier ministre. La raison et l’enjeu de la crise : le tribunal spécial de l’ONU sur le Liban tout prêt de rendre ses conclusions sur l’assassinat de Rafic Hariri en 2005. Avec des personnalités du Hezbollah dans la ligne de mire de l’accusation.
Les Libanais ont donc depuis trois mois un Premier ministre qui compte parmi les meilleurs amis de Bachar el Assad. Mais ils n’ont pas de gouvernement, tout le monde se déchirant à belles dents sur une scène politique aussi déchiquetée que la topographie de Beyrouth. Et, franchement, les Libanais s’en fichent. Ils en ont vu d’autres, l’essentiel étant que les kalachnikovs et les bombes ne se remettent pas dans la partie.
Côté chrétien, paradoxalement, on ne se réjouit pas forcément du vent révolutionnaire qui souffle sur les banlieues de Damas, sur Lattaquié ou Deraa. Tout en détestant la Syrie, beaucoup redoutent l’arrivée d’un régime islamiste hostile aux minorités, une guerre civile entre les Alaouites de Bachar et les insurgés sunnites. Comme en Irak, elle pourrait prendre les chrétiens en otage. D’autres applaudissent sans redouter ce scénario. « La liberté des Syriens, ce sera la liberté des Libanais ! », martèle un avocat qui défend la cause des droits de l’homme. Depuis longtemps dans le collimateur des services de renseignements, il dénonce la main-mise des partisans de Bachar et des hommes du Hezbollah sur le Liban : « Ça ne pourra pas être pire si la dynastie Assad tombe, elle nous a fait tout subir… »
Le ton change quand on prend la route de la banlieue sud, à une dizaine de minutes du centre-ville. Ici, on est ailleurs, on a franchi la ligne de démarcation invisible que les Libanais ne parviennent pas à effacer. Les portraits géants de Khomeiny, ceux du Guide de la révolution iranienne Ali Khamenei nous avertissent de notre arrivée en terre iranienne. Celle d’Ahmadinejad, bien sûr, pas celle des millions de jeunes Iraniens qui défient depuis 2009 la barbarie du régime de Téhéran. Et puisque nous sommes à Téhéran, nous sommes bien sûr à Damas, qui chérit Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah libanais. « Cheikh Hassan » comme le nomme avec amour et respect le jeune Ali, 24 ans, qui conduit son taxi dans le dédale de Dahye, vers l’immeuble qui abrite le bureau de presse du Hezbollah. Pour Ali et sa famille, Nasrallah est le héros de la résistance contre Israël et tous ceux qui le soutiennent sont les amis de Dieu, à plus forte raison Bachar el Assad. C’est grâce à Bachar, qui laisse passer vers le Liban les armes iraniennes, que le Hezbollah est fort et le restera, « contre Israël et contre les traitres qui soutiennent les sionistes au Liban ».
A Dahye, on ne parle pas de révolution arabe. On a encore toutes les guerres dans la tête. Les pans d’immeubles fracassés racontent celle de 2006. Mais le paysage urbain n’est pourtant pas celui de la désolation. Boom immobilier. On reconstruit fiévreusement. La hâte, la volonté d’effacer les cendres, de faire de la vie sur les gravats ? C’est typiquement libanais, ça ressemble à la reconstruction qui a redonné un visage aux quartiers chrétiens, au centre-ville. L’argent, lui, est surtout chiite. C’est le Hezbollah qui a reconstruit Dahye grâce au mécénat iranien. Grâce aussi aux capitaux du Qatar et du Koweit. L’Etat libanais a mis un peu du sien et on ne lui en est pas du tout reconnaissant.
Pour tout le monde ici, le grand artisan du renouveau immobilier et du reste, le maitre de la gloire, des armes et de l’assistance sociale, c’est « Cheikh Hassan », le pire ennemi d’Israël et le meilleur allié de Bachar. Nasrallah, dont le visage poupin sourit sous les oriflammes jaune et vert du parti de Dieu, au dessus des magasins qui s’appellent « Mesdames », « Jolie Fleur », ou « La Diva », souvenir têtu du passé français de Beyrouth. Les foulards aux motifs cachemire flottent sur les épaules des adolescentes, en manteau cintré ou en jeans, les plus âgées en abaya noire à l’iranienne. Maquillages orientaux, scintillements des lèvres, regards immensément charbonneux. Les instituts de beauté s’étalent sous les affiches des beaux gosses souriant en kalachnikov : dommage, ils sont morts. Ce sont les jeunes « chahids » de la guerre contre Israël. Pas assez d’hommes pour trop de femmes, c’est à Dahye comme ailleurs le drame secret des Libanaises. Les stores beige-marron ou vert fâné, d’une saleté désolante, semblent dissimuler des vies aussi éclatées et mutilées que les façades.
Au bureau de presse du Hezbollah, Madame Rana, la responsable de l’accueil, est souriante, photocopie passeport et demandes d’interview. Le Parti de Dieu n’était pas rétif aux entretiens jusqu’à cette imprévisible colère de la rue syrienne. Aïe, que dire, que faire ? Le mouvement est celui des déshérités, il prône la justice sociale, le Hezbollah s’est forgé dans le creuset de la philosophie révolutionnaire chiite, dans le discours messianique des lendemains qui chantent, des pouvoirs corrupteurs, de l’héroïsme populaire, du sacrifice de soi. Ces révolutions arabes le prennent de court, le paralysent. D’accord pour Tunis, puis le Caire où Moubarak n’avait pas hésité à traiter avec l’ennemi sioniste. Ok pour la Libye où Kadhafi, naguère, a fait disparaître l’imam Moussa Sadr, fondateur du mouvement chiite libanais Amal. Mais la révolution en Syrie ? Allons, donc, un complot américano-sioniste !
« Je ne crois pas que nous aurons le droit de parler de cette crise… », nous dira le lendemain au téléphone d’une voix timide la douce Rana. Le porte-parole du parti, Ibrahim Moussawi, a déjà appuyé, depuis le début des troubles, la position de Damas. On ne touche pas à Bachar el Assad…
« Il faut comprendre les raisons du Hezbollah, aucun Occidental n’essaie de se mettre à sa place ni à la place de la Syrie », plaide Talal Atrissi, sociologue qui enseigne à l’université libanaise et qui se définit lui-même comme « compagnon de route » du parti d’Hassan Nasrallah. Dans un café de Hamra, le quartier qui fut autrefois si cher au cœur des Libanais, avant le chaos de la guerre civile, frappé de plein fouet par les combats – il se trouvait dans le camp « islamo-progressiste- et redevenu aujourd’hui gaiement à la mode, Atrissi se glisse dans les arcanes de la pensée syrienne et « Hezbollienne ». Verbatim.
« Premièrement, le début de révolution en Syrie risque de mener à un scénario libyen. Bachar a beaucoup de partisans et le manque d’homogénéité confessionnelle risque de faire basculer le pays dans la guerre civile. Du reste, les appels à manifester ces derniers jours n’ont pas été vraiment suivis d’effet. Les Syriens ont peur du chaos. Si leur président n’a pas réformé comme il le promettait en 2000, en succédant à son père, c’est que la Syrie a affronté à ses frontières en 2003 l’invasion américaine de l’Irak, puis la crise libanaise en 2005 avec le retrait de ses troupes du Liban à la suite de l’assassinat de Rafic Hariri. Puis l’installation du tribunal spécial avec les menaces de mise en cause du pouvoir syrien dans l’assassinat. Enfin, la guerre d’Israël contre le Hezbollah et le Liban en 2006. Tout cela ne donne pas très envie à un régime de s’ouvrir à des oppositions. Bachar a fermé le jeu et s’est rigidifié parce qu’il ne pouvait pas faire autrement. Je le déplore parce que je connais bien les intellectuels de l’opposition syrienne, jamais ils n’auraient dû être emprisonnés, c’est absurde. Mais j’essaie d’expliquer. Les régimes de Ben Ali et de Moubarak étaient menacés de l’intérieur, par leur peuple. Celui de Bachar a toujours été mis en péril par l’extérieur, isolé par les grandes puissances. Et c’est précisément ce qui lui garde ses assises en profondeur dans la population. La révolution, la vraie, n’est pas pour demain en Syrie ».
Le Hezbollah devrait donc être rassuré, selon Talal Atrissi. Et tant mieux, insiste-t-il. Pour lui, le Hezbollah, donc le régime de Bachar, c’est… la stabilité libanaise et la meilleure protection contre la guerre civile ! Bien plus habile propagandiste que les porte-parole du « Hezb », il en convient en souriant, l’universitaire estime que la prise de Beyrouth par les hommes de Nasrallah, les 7 et 8 mai 2008, n’était qu’une « réponse désespérée au projet de milice sunnite de Saad Hariri ».
Sommes-nous loin des événements d’aujourd’hui, des peurs libanaises en 2011 ? Non. Le Liban ne cesse de répéter les scénarios de ses divisions. Autant tenter de comprendre pourquoi elles se perpétuent.
Le « camp du 14 mars », comme on appelle le vaste mouvement qui regroupe les sunnites et une partie des chrétiens, cherchait donc à recruter 10 000 hommes pour encercler et étouffer le Hezbollah. Les télégrammes dévoilés par Wikileaks font état de rencontres explicites dans ce sens entre le camp Hariri et l’ambassadeur américain à Beyrouth. Ce qui a mis le feu aux poudres, ce fut la coupure de la ligne téléphonique du Hezbollah. A l’époque, les responsables du mouvement chiite n’utilisaient pas de portable, de peur d’être ciblés et assassinés par Israël. Couper leur ligne fixe, c’était donc couper les communications entre les chefs et leur base. Le Hezbollah riposta les 7 et 8 mai 2008 en envahissant Beyrouth. Combats furieux avec les militants du « Courant du Futur », le camp de Saad Hariri. Des dizaines de morts dans la capitale libanaise, dans la montagne druze, à Saida.
Le pays saignait à nouveau, l’Occident ne réagissait pas vraiment. Solitude répétitive et tragique… Talal Atrissi m’explique les raisons du camp chiite pro-syrien, un peu plus tôt Issa Goraieb, le grand éditorialiste du quotidien l’Orient-Le jour, chrétien maronite, m’expliquait celles du camp opposé, pro-occidental : « Nous avons toujours été affreusement seuls… notre sort a toujours dépendu du bon plaisir des grandes puissances, des diktats de la Syrie… » Pendant la guerre civile, la rédaction de l’Orient-le Jour était à Hamra, en pleine zone musulmane. Issa Goraieb vivait à l’hôtel pour tenter d’échapper aux assassinats alors que sa famille vivait à Achrafieh, en zone chrétienne, de l’autre côté du no man’s land. C’est un survivant. Comme tous les Libanais. Comme eux, il attend le jour lointain où son pays lumineux cessera d’être pris en otage.
Martine Gozlan - Marianne
De passage en Picardie, Chevènement face à l’avenir de la France
08/04/2011 07:42 par rgrs
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De passage en Picardie, Chevènement face à l’avenir de la France
08/04/2011 07:42 par rgrs
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à l'Union, 7 avril 2011.
L'Union: Vous sillonnez le pays (1) pour présenter votre dernier ouvrage « La France est-elle finie ? ». Est-ce aussi la tournée d’un futur candidat à l’élection présidentielle ?
Jean-Pierre Chevènement: Non. Pour l’instant, je suis encore dans la phase de promotion de mon livre. Mais, il est évident que ce dernier offre une grille de lecture de la crise de longue durée qui frappe la France et dont il faudra bien sortir. Je n’en suis qu’aux préliminaires. Je n’ai jamais été obsédé par le fait de devenir président de la République et je n’ai pas gouverné ma carrière pour le devenir. Je n’ai été candidat en 2002 qu’en désespoir de cause. Je ne prendrai ma décision qu’à l’aulne des intérêts de la France.
Pourriez-vous soutenir un candidat du PS ou issue d’une autre formation ?
Il est temps pour la gauche de reprendre ses esprits, de redéfinir un programme et de changer de logiciel. Je vais attendre de savoir ce que proposent les candidats potentiels. Ceux du PS semblent persévérer dans la voie de l’intégration européenne et du fédéralisme budgétaire. C’est une impasse. Si l’un d’entre eux infléchit sa ligne (changement de politique économique et monétaire, nouvelle politique européenne et retour à des valeurs républicaines solides) et offre la possibilité de sortir de la crise, je le soutiendrai. Pour l’instant, je ne le vois pas. Ils veulent tous « réduire la dette » sans s’aviser de la nécessité de redresser l’Europe pour en faire une zone de croissance. Dans ces conditions, il faudra envisager une candidature représentant l’espace allant de Mélenchon à Villepin. Ce qui est décisif aujourd’hui, c’est de faire le choix d’une politique alternative pour offrir au pays une autre perspective. C’est dans ce cadre que peut apparaître l’originalité de mon offre.
Les résultats des cantonales vous confortent-ils dans votre analyse ?
Il y a eu une forte abstention révélatrice d’un grand scepticisme des Français devant les solutions offertes par les partis politiques et une poussée du Front national qu’il faut cependant relativiser. Elle se produit à l’occasion de cantonales où, traditionnellement, le FN est peu présent. Il faut raison garder. Reste que les Français sentent intuitivement que l’Europe, telle qu’elle a été construite sur un logiciel néo-libéral, a conduit à l’abandon de notre politique monétaire, à la disparition de toute protection aux frontières et à la concurrence faussée de pays à bas coûts sans législation sociale ou environnementale.
Vous avez démissionné trois fois du gouvernement (2). Vous dites avoir semé des cailloux comme le petit Poucet. Si vous aviez été écouté à chaque fois, la gauche serait-elle encore au pouvoir ?
Cela lui aurait permis de montrer une autre direction, de tracer un chemin qui lui aurait permis de revenir au pouvoir. Cela aurait été le choix de l’industrie, des emplois, d’une liaison plus étroite entre l’enseignement supérieur, la recherche et l’économie, des choix porteurs conformes à nos engagements de 1981, bref un « mix » d’économie de marché et d’économie dirigée. Mais je ne jette la pierre à personne. Le rapport de forces ne nous a pas été favorable. Thatcher et Reagan ont imposé leur politique sur le continent à travers l’Acte unique qui instaurait partout la dérégulation, essence même du néo-libéralisme.
La résilience (3) de l’Europe est au cœur de votre réflexion. Le couple franco-allemand est-il toujours d’actualité ?
La France et l’Allemagne doivent évidemment continuer à travailler ensemble. Mais dans une perspective nouvelle et en modifiant les règles de l’Euro. Cette monnaie est aujourd’hui surévaluée et le seul objectif de la banque centrale européenne indépendante est de lutter contre l’inflation. La zone euro va connaître des secousses. Je regrette que peu d’hommes d’État proposent le rachat des titres de dettes par la banque centrale. Ma vision européenne part d’un constat : l’Europe qui a dominé le monde, ne le dominera évidemment plus. Mais l’Europe doit redevenir une nouvelle zone de croissance à l’échelle mondiale. Face à la « Chinamérique », il faut desserrer les tenailles du G2 et se redonner des perspectives de croissance. Il faut notamment assouplir les règles de l’euro. Si nous ne parvenons pas à l’obtenir des Allemands, il faudra imaginer un plan B…
Et encourager les Allemands dans le nucléaire ?
Conserver le nucléaire civil, ce serait leur intérêt. L’annonce de la fermeture de sept centrales a obéi à des considérations essentiellement électoralistes. La bonne voie, c’est le « retrofit », c’est-à-dire la rénovation complète des vieilles centrales. Mais, on ne peut pas faire l’impasse sur l’énergie nucléaire. Les autres sources d’énergie sont plus chères et elles ne sont pas plus sûres. Toutes les autres industries ont fait des morts. La chimie a tué à Toulouse et à Bhompal… et les victimes se comptent par milliers dans les mines de charbon. Le risque est inhérent à l’activité humaine et il ne faut pas céder aux peurs millénaristes. Le principe de précaution n’a rien de scientifique. Il ne dit rien de plus que le proverbe de nos grands-mères : « Deux précautions valent mieux qu’une ». J’y adhère.
Côté économie vous insistez beaucoup sur la réindustrialisation sans parler de l’environnement social comme les retraites.
Le problème des retraites a été très mal posé. On n’a parlé que de l’âge de la retraite alors que la véritable variable c’est le nombre de cotisants qui a baissé de 600 000 entre 2008 et 2010. C’est pour qu’il augmente qu’il faut retrouver la croissance. Et cela passe par la réindustrialisation. Celle-ci permettra aussi de redonner un avenir à notre jeunesse. Dans les années 70, il s’écoulait six mois entre la sortie des études et la première embauche. Le délai actuel est de vingt à trente mois… Je pense à la Picardie. Il y a trente ans, l’industrie y était florissante. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Désindustrialisation et fermetures de sites ne l’ont pas épargnée. L’avenir de notre jeunesse a été laissé en déshérence. Chaque génération vit plus mal que la précédente. Il y a un déclassement générationnel qui finira par aboutir à un déclassement systémique de toute la société. Nous devons reconquérir notre avenir. Il faut reconstituer notre tissu économique et industriel en s’appuyant sur les technologies modernes.
Enfin vous plaidez pour que la gauche se réapproprie les valeurs de l’école républicaine, des valeurs de transmission que vous considérez être celles du vivre ensemble.
L’autorité du maître, la valeur de la connaissance et de l’effort, l’amour du travail bien fait, le civisme, la bonne éducation, tout cela ce ne sont pas des valeurs de droite. A l’époque de Jules Ferry et de Paul Bert, c’étaient des valeurs républicaines. Je crois que cette dérive est liée à l’idéologie libérale-libertaire qui a explosé après mai 68. Elle a contaminé non seulement la gauche mais aussi une partie de la droite. Heureusement, de nombreux élus socialistes et de gauche sont d’accord avec moi lorsque j’évoque la nécessaire réappropriation de ces valeurs républicaines ou lorsque j’affirme qu’une sécurité égale pour tous est un droit républicain qui intéresse d’abord les plus défavorisés.
(1) Jean-Pierre Chevènement était avant-hier à Sup de co Amiens. Son emploi du temps ne prévoit pas actuellement de date en Champagne-Ardenne. (2) En 1983, pour protester contre un tournant libéral du PS, en 1991 en opposition avec la guerre du Golfe et en 2000 au nom de la défense de la République et de ses principes. (3) En économie, revenir à une trajectoire de croissance après avoir encaissé un choc.
Comme Dominique de Villepin, Jean-Louis Borloo claque la porte de l'UMP pour proposer une alternative
08/04/2011 07:31 par rgrs
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Comme Dominique de Villepin, Jean-Louis Borloo claque la porte de l'UMP pour proposer une alternative
08/04/2011 07:31 par rgrs
Invité jeudi soir de l'émission "A vous de juger" sur France 2, Jean-Louis Borloo a annoncé qu'il allait quitter l'UMP pour créer une nouvelle alliance qui rassemblera les radicaux, les centristes du Nouveau centre et de l'Alliance centriste, la Gauche moderne, des gaullistes sociaux et des écologistes.
Selon l'ancien ministre, cette alliance "a évidemment vocation à avoir un candidat" à la présidentielle pour proposer "une alternative au PS et une alternative à l'UMP".
"La France est une grande cause, donc si mes amis le souhaitent, je suis prêt à l'incarner". Par ces quelques mots, Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, a un peu plus entrouvert la porte vers une possible candidature à l'élection présidentielle en 2012.
"Je suis prêt mais cela se fait collectivement. (...) Je garderai en dernier ressort ma propre décision", a-t-il ajouté, jeudi soir sur France 2, tout en précisant par la suite : "je ne vous ai pas dit que j'étais candidat".
Jean-Louis Borloo a-t-il subi des pressions, notamment de Nicolas Sarkozy, pour ne pas prendre son indépendance ? "Je n'ai subi aucune pression", a-t-il répondu, avant de démentir toute stratégie visant à négocier un poste dans un futur gouvernement ou à "aider" Nicolas Sarkozy à drainer les voix centristes vers l'UMP en vue du second tour de 2012.
Il quitte l'UMP pour créer son parti
Jean-Louis Borloo va créer un nouveau parti pour "organiser l'aile sociale, l'aile humaniste de la majorité", une entité qui rassemblera les centristes du Nouveau centre, les gaullistes sociaux et les écologistes. Le Parti radical était à l'origine un des fondateurs de l'UMP.
"On va organiser cette formation politique avant l'été, évidemment, c'est à l'extérieur de l'UMP et par voie de conséquence, nous allons, je quitte l'UMP", a-t-il ajouté. "Cela sera soumis au congrès du parti radical les 14 et 15 mai. Mais vous pouvez considérer qu'il y a une nouvelle formation, une alliance républicaine", a-t-il annoncé, entouré par plusieurs anciens ministres, dont Thierry Breton, Fadela Amara et Hervé Morin.
"On a évidemment vocation à avoir un candidat" à la présidentielle, a-t-il expliqué, avant de préciser : "cela me paraît tout à fait normal, c'est la vocation (de cette nouvelle alliance, NDLR). Il faut bien qu'elle soit dans ce débat-là. Elle sera une alternative au PS et une alternative à l'UMP".
"L'UMP va avoir du mal à résister à l'alternance"
"L'alternative au PS, l'UMP va avoir du mal à l'être", a poursuivi Jean-Louis Borloo, avant d'ajouter : "je suis assez convaincu que l'UMP va avoir du mal à résister à l'alternance".
Et l'ancien maire de Valenciennes, dans le Nord, de dresser une critique en règle du gouvernement : le rythme de gouvernance ? "Il faut arrêter de faire des réformes à tout bout de champ". Le débat sur l'islam ? "Soyons très prudent avec ces sujets". L'insécurité et l'immigration ? "Ce n'est pas l'essentiel des problèmes français".
2012 en ligne de mire
Interrogé sur ses éventuels concurrents en 2012, M. Borloo a tendu la main à Dominique de Villepin qui a quitté lui aussi l'UMP: "Evidemment, il est le bienvenu Dominique!".
"Nicolas Hulot est quelqu'un que j'estime", a-t-il ajouté. Quant au président du MoDem, François Bayrou, il a jugé que "son problème, c'(était) d'avoir laissé se disperser sa famille politique". Mais, a-t-il ajouté, "on a besoin évidemment de lui et puis, on cheminera ensemble, on verra bien"
Questionné sur les candidats socialistes qu'il pourrait affronter en 2012, il a répondu: "Si c'est Martine Aubry, ce sera un derby du Nord, si c'est François Hollande, ce sera Intervilles entre Valenciennes et Tulle!".
Sources: Europe 1 et Agence France Presse
http://2villepin.free.fr/index.php/2011/04/08/1860-comme-dominique-de-villepin-jean-louis-borloo-claque-la-porte-de-l-ump-pour-proposer-une-alternative
Face à la crise, le diplôme et l'apprentissage sont des atouts
07/04/2011 17:03 par rgrs
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Face à la crise, le diplôme et l'apprentissage sont des atouts
07/04/2011 17:03 par rgrs
En 2007, 739 000 jeunes ont mis un terme à leurs études… avec ou sans diplôme. Les chercheurs du Centre d’Etudes et de Recherches sur les Qualifications (CEREQ) ont passé à la loupe les premiers pas dans la vie active de 25 000 d’entre eux. Conclusion : face à un marché du travail bouleversé par la crise économique, avoir un diplôme reste bien utile !
Comme tous les quatre ans, le Centre d’Etudes et de Recherches sur les Qualifications (CEREQ) publie sa grande enquête « Générations ». Une analyse précise et détaillée de l’insertion professionnelle des jeunes. Cette année, il s’agit des premiers pas dans la vie active de ceux qui ont mis un terme à leurs études en 2007. Soit quelques mois avant que le marché de l’emploi soit bouleversé par la crise financière…
A la lecture de cette enquête, on comprend très vite qu’avoir un diplôme, n’importe lequel, est un atout important. Que l’on soit détenteur d’un CAP ou un Doctorat, on a beaucoup plus de chance de trouver un travail que si l’on n’a aucune qualification. Certes, l’insertion professionnelle des diplômés accuse les conséquences de la crise : trois ans après l’obtention du titre, 18% d’entre eux pointent toujours à Pôle Emploi, soit 4% de plus qu’en 2004. Mais c’est chez les non diplômés, soit un jeune sur six, que les revers de croissance ont fait le plus de dégâts. Trois ans après leur sortie du système éducatif, 32% d’entre eux n’ont toujours pas trouvé de boulot : par rapport à 2004, la hausse est de 7 points !
Et ce sont les sur-diplômés qui tirent le mieux leur épingle du jeu. Une lapalissade ? Pas forcément. Ces derniers mois, le discours sur l’inefficacité des cursus universitaires s’est fait entendre avec tellement de force, qu’on avait presque fini par croire qu’il valait mieux se lancer sur le marché du travail sans aucun titre qu’avec un master de Lettres classique. Et bien c’est faux. Trois ans après l’obtention d’un master 1 ou 2, le taux de chômage ne dépasse pas les 15%. C’est, certes, deux points de moins qu’il y a 4 ans, mais c’est quand même nettement mieux que les autres ! En revanche, l’étude du CEREQ ne dit pas si leurs emplois correspondent effectivement à leurs cursus…ou s’ils ont piqué un job qui aurait du revenir à quelqu’un de moins qualifié ! Ce qui a son importance : on ne se lance pas dans un Mastère de psychologie pour tenir une caisse à Monop!
Autres vainqueurs de la course à l’emploi : les apprentis. En 2007, ils étaient 125 000 à chercher un boulot, soit 17 % de leur génération. Ils se sont mieux insérés que leurs homologues issus de formations dispensés par la voie scolaire. Ainsi, les détenteurs de BEP en apprentissage ont un taux d’emploi flirtant avec les 65% quand celui de ceux qui l’ont obtenu à l’école ne dépasse pas les 55%. Considéré par les employeurs comme une expérience professionnelle, qualité faisant généralement défaut aux jeunes, l’apprentissage apparaît comme une plus-value. Et pas seulement en matière de vitesse d’accès au premier job. Il influence également les conditions d’entrée dans la vie professionnelle. Ainsi, ils sont plus souvent directement engagés en CDI. Trois ans après la validation de leur BEP en apprentissage, 70% d’entre eux ont un contrat à durée indéterminée. Un taux qui tombe à 61 % pour ceux qui ont obtenu un BEP par la voie purement scolaire.
Plutôt que de se ruer sur les palmarès des formations, dont les méthodes de recueil de données sont souvent sujettes à caution, les familles devraient plutôt se pencher sur l’enquête du CEREQ, riche en enseignements sur les filières les plus performantes.
Anna Topaloff - Marianne
L’enquête « Génération 2007-2010 » est disponible dans son intégralité sur : www.cereq.fr
Vers des émeutes de la faim en Hongrie ?
07/04/2011 16:58 par rgrs
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Vers des émeutes de la faim en Hongrie ?
07/04/2011 16:58 par rgrs
Pour Corentin Léotard (1), l’augmentation de la pauvreté liée à la crise économique et au plan d’austérité mis en place par le gouvernement conservateur de Viktor Orbán a fait dangereusement croître les tensions interethniques en Hongrie, attisées par le parti d’extrême-droite Jobbik et ses milices d’ « autodéfense ».
Nous n’avons rien à manger, nos enfants ont faim », se plaignent régulièrement des mères de famille auprès de Zoltán Notár, le représentant de la minorité rom du département de Borsod-Abaúj-Zemplén. Dans son petit village d’Igrici, situé à quelques kilomètres au Sud de la ville de Miskolc, il est l’initiateur d’un projet agricole local cité en exemple à l’étranger et qui emploie plusieurs dizaines de personnes : une exploitation sur 7 hectares de concombres, de tomates et de paprika. Dans cette région du Nord-est, la plus pauvre de Hongrie, « le risque d’émeutes est très grand. Cela pourrait arriver d’un jour à l’autre car les gens crèvent de faim », redoute-t-il. Figure locale très populaire, il menace de faire manifester 10.000 Roms de la région devant le parlement à Budapest, pour protester contre le manque de soutien financier de l’Etat à une extension de son projet aux dizaines de villages alentours, pressés d’imiter le « miracle » d’Igrici qui permet aux Roms de vivre dignement.
Dans l’ensemble du pays, les plus pauvres – Roms pour beaucoup d’entre eux - vivent dans une totale insécurité alimentaire. Selon des statistiques très difficiles à établir, entre cent et deux cent mille personnes doivent faire face à la faim au quotidien. Cette année, la banque alimentaire hongroise - qui distribue des aliments de première nécessité comme de la farine, du sucre, des pâtes - prévoit de porter assistance à 650.000 personnes, soit 30% de plus que l’année dernière. L’une de ses employées, Veronika Szecsödi, constate « une nette aggravation de la situation depuis le début de la crise économique. Ce sont surtout les familles nombreuses des zones rurales reculées qui reçoivent l’aide alimentaire, mais de plus en plus de foyers "normaux" où le couple travaille y ont recours ».
Le plan de rigueur économique qui doit entrer en vigueur au début de l’été avec pour but affiché de rembourser la dette de l’Etat - l’une des plus importantes de l’UE - prévoit une réduction importante de l’aide sociale. Notamment une baisse des allocations chômage et de l’aide aux collectivités locales, alors que celles-ci ne peuvent plus venir en aide à leur population et sont surendettées à un point tel qu’elles sont contraintes de choisir entre chauffer leur école et payer leurs instituteurs. L’Etat a d’ores et et déjà réduit de moitié les fonds alloués au programme de travail public qui permettait aux municipalités d’employer ses habitants pour de menus travaux d’entretiens, seule possibilité d’emploi, mais qui avait donné lieu à beaucoup de malversations et de corruption locales. Les partis d’opposition de gauche dénoncent une politique « anti-pauvres » et pour l’activiste rom indépendant Béla Radics « Cette politique risque de créer une catastrophe sociale ». Dans certaines régions, la quasi-totalité de la population est sans-emploi et condamnée à survivre avec une maigre allocation de 28.500 forint (100 euros) et même avec le salaire minimum avoisinant 70.000 Forint (moins de 300 euros) il est de plus en plus difficile de vivre dignement car les prix de l’énergie et de l’alimentation ont connu une sévère inflation.
Le spectre d’affrontements interethniques
La situation sécuritaire est particulièrement critique car le fossé n’a cessé de se creuser ces dernières années entre Roms et non-Roms, sur fond de difficultés économiques et de hausse de la délinquance. Le parti d’extrême-droite Jobbik [« Le mouvement pour une meilleure Hongrie »] a réalisé une énorme percée aux élections législatives en 2010 avec 17% des voix, en faisant campagne contre la « criminalité tsigane ». Les milices qu’il chapeaute, des associations citoyennes d’« autodéfense », s’établissent dans les zones rurales pour y restaurer l’« ordre », comme elles l’ont fait ces derniers jours dans les villages de Gyöngyöspata puis Hejöszalonta. Elles peuvent compter sur le soutien d’une partie importante des populations locales qui ont tourné le dos au parti socialiste pour embrasser la cause de l’extrême-droite lors des dernières élections, elles qui souffrent aussi des restrictions et se sentent abandonnées par l’Etat. Le député de Jobbik, Marton Gyöngyösi, ne nie pas qu’il s’agisse pour son parti de coups médiatiques destinés à récupérer son électorat, asséché par la politique nationaliste du parti conservateur Fidesz. Il l’affirme, « avec le Fidesz – qu’il accuse de laxisme sur la question des Roms -, ce sont nos idées qui sont au pouvoir, mais pas nos solutions" et prévient que ces actions sont amenées à se reproduire car elles s’inscrivent dans "une stratégie destinée à contourner la faible représentation de l’extrême-droite dans les médias publics ».
Le scénario d’une émeute locale générée par la faim et la misère - comme cela s’est produit en Slovaquie en 2004 -, réprimée par les milices de Jobbik est de plus en plus redouté. Ce pourrait être l’étincelle qui embrase toute une région et « la question est de savoir si l’Etat aurait la volonté de réagir en cas de violence, mais encore plus s’il en aurait la capacité », s’interroge Zita Herman, conseillère économique du parti parlementaire libéral-écologiste Lehét Más a Politika (Une autre politique est possible). Zoltán Notár sait que l’ombre de ces milices plane sur la population rom, prêtes à exploiter le moindre fait divers à l’encontre des communautés isolées dans les espaces ruraux. Le risque de dérapage est grand. Si un Tsigane venait à tuer un de leurs membres, un « gárdistá » ? « Un jour cela arrivera et ce sera la guerre civile. J’espère ne pas être là. »
Dans les villages reculés la coexistence est particulièrement difficile entre Roms et non-Roms. Les jeunes les ont désertés pour faire des études ou chercher du travail et il ne reste plus que des personnes âgées qui supportent mal cette cohabitation. Le weekend dernier, dans la petite commune de Hejöszalonta, située à quelques 170 km à l’Est de la capitale, Jobbik a organisé un meeting et une retraite au flambeau en réaction à l’assassinat d’une femme quelques jours plus tôt. « Je la connaissais car elle venait m’acheter du lait tous les trois jours. Ils l’ont tué pour prendre sa maison. Ce n’est pas le seul cas ici, mais la police ne fait rien. Tout le monde dans la ville est terrorisé et harcelé par les Tsiganes qui essaient de faire fuir les gens pour racheter leurs maisons pour une bouchée de pain. Moi, je mourrai s’il le faut, mais je ne partirai pas », s’indigne une habitante, en marge de la manifestation. János Farkas, le représentant municipal des Roms de Gyöngyöspata - que la milice « Pour un plus bel avenir » (« Szebb jövöért ») a occupé pendant plusieurs jours au mois de mars -, concède qu’« en général ce sont quelques familles qui posent problème », mais dénonce le fait que « l’extrême-droite désigne les Roms comme des criminels de manière collective ».
Zoltán Notár, le représentant des Roms du Nord-est en est convaincu : « Ce gouvernement qui affame et saigne les gens a pour but de pousser les Roms à quitter le pays. Même la Constitution [qui doit être approuvée dans les jours prochains] omet de nous mentionner. Nous n’existons plus dans ce pays ». Il attend de l’Union européenne qu’elle menace la Hongrie de lui couper ses subventions pour la contraindre à agir. Depuis son bureau de Budapest avec vue sur le parlement, Rita Izsák, chef de cabinet du ministre chargé de la cohésion sociale et elle-même issue de la minorité rom, est tout à fait consciente que « la situation peut exploser à tout moment ». Elle explique que « l’intégration des Roms est très impopulaire en Europe et est risquée politiquement car c’est une question sensible et les résultats des programmes mis en place par son gouvernement - de lutte contre la pauvreté infantile et pour le logement notamment - ne peuvent apparaître que sur le long terme ». Selon elle, les divisions au sein de la minorité rom sont aussi un frein à leur intégration, mais elle veut rester optimiste alors que la Hongrie présidente de l’Union européenne a inscrit l’intégration des Roms parmi ses priorités : « nous sommes à un moment historique car tous les acteurs sont mobilisés ».
Corentin Léotard
(1) Corentin Léotard est co-rédacteur en chef du web-journal basé à Budapest, www.hu-lala.org
Le crime économique de la BCE
07/04/2011 16:50 par rgrs
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Le crime économique de la BCE
07/04/2011 16:50 par rgrs
Aujourd’hui, comme anticipé par les marchés, la Banque Centrale Européenne a augmenté son taux d’intérêt directeur de 0.25%, alors que la Fed maintient toujours le sien au plus bas. S’il existait une notion de « crime économique », nul doute qu’il pourrait s’appliquer à la politique menée par Jean-Claude Trichet.
Après avoir massacré l’économie Française par des taux d’intérêt extrêmement élevés au début des années 1990, envoyant des centaines de milliers de Français au chômage, Jean-Claude Trichet persiste dans une politique monétariste délétère qui asphyxie une économie européenne qui n’en a pas besoin.
D’un côté, aux Etats-Unis, la reprise se dessine, avec une croissance de près de 3% en 2010 et plus de 3% prévus en 2011, et le chômage qui baisse progressivement. Pourtant, la Fed maintient ses taux au plus bas pour éviter une rechute et solidifier le redémarrage de l’économie étasunienne. De l’autre, en Europe, après une récession encore plus forte, une reprise très timide et très incertaine, alors que le chômage tarde à baisser, la BCE monte déjà les taux.
Le prétexte est l’augmentation de l’inflation dans la zone euro, qui a dépassé le cap des 2%. La BCE répète l’erreur de juillet 2008. Alors que la Fed avait déjà baissé ses taux de trois points, elle avait augmenté son taux directeur d’un quart de point pour lutter contre une inflation déjà provoquée par la hausse du prix des matières premières.
Pourtant, non seulement cette inflation est temporaire, mais en plus une hausse des taux européens n’y changera rien, comme à l’été 2008. Les phénomènes en jeu ne dépendent pas des choix de la BCE. En effet, il n’y aucun risque de dérapage inflationniste du fait de la persistance d’un chômage de masse en Europe qui empêche toute course entre les salaires et le prix des produits.
En revanche, cette hausse des taux fait progresser le cours de l’euro, ce qui va encore pénaliser nos entreprises exportatrices, comme l’illustre notre déficit commercial pour le mois de février. Cette surévaluation de la monnaie unique est une calamité pour nos industriels, comme le soulignait Louis Gallois, patron d’Airbus en 2008. Résultat, cette hausse du taux directeur va ajouter à la hausse de l’inflation, qui réduit le pouvoir d’achat des ménages, un ralentissement de l’économie, qui n’en avait pas besoin.
Tous les jours, nous constatons davantage à quel point la monnaie unique est une monstruosité économique. Comme de plus en plus d’économistes le notent, les plans de sauvetage de l’euro enfoncent les pays prétendument sauvés dans une impasse où l’austérité pourrait « tuer le malade » comme même le Monde le rapporte. Et à cela, Jean-Claude Trichet rajoute une politique monétaire absurde.
La seule solution aujourd’hui, pour la Grèce, l’Irlande et le Portugal, comme la France est une transformation de l’euro en monnaie commune et un retour à des monnaies nationales dont les parités seraient ajustées aux réalités économiques nationales trop disparates de la zone euro. Ainsi, nous sortirions de l’impasse économique dans laquelle l’euro nous a mis et de la grande régression sociale qu’il provoque.
Zadig et Voltaire République
07/04/2011 14:09 par rgrs
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Zadig et Voltaire République
07/04/2011 14:09 par rgrs
Voltaire République ne pouvait pas ne pas remercier le secrétaire d'État Frédéric Lefebvre pour la promotion qu'il lui fait dans cette période à la télévision et sur l'Internet. Bien involontairement, nous sommes les bénéficiaires collatéraux des lectures prétendument passées du sous ministre, comme nous le fûmes à l'époque des péripéties de la Halde de Louis Schweitzer, de Ronsard.
Aussi, grâce à ce ramdam, nous avons délibéré et affecté un personnage de l'œuvre de Voltaire, Zadig et à l'unanimité avons attribué celui d'Orcan à notre ineffable Frédéric Lefebvre.
Rappelons que le personnage (celui de la pièce), un jeune noble très imbu de ses privilèges, est le premier instrument du malheur de Zadig. La fiancée de celui-ci étant le plus beau parti de Babylone, il estime qu'il lui revient de droit et tente de la faire enlever. Plus tard, avec la même désinvolture, il séduit également la femme du pêcheur.
Tout personnage etc.…
Nous nous permettons également de sélectionner une bibliothèque idéale, ainsi qu'une vidéothèque, sans omettre une petite disco.
Mémoires de Guerlain. Charles de Gaulle
Les Dim commandements. Moïse.
L'amant de lady Chatterley Davidson. David Herbert Lawrence.
Le silence de la mère Denis. Vercors.
Vittel se barre. Sissi impératrice. Ernst Marischka.
La gloire de mon père Dodu. Marcel Pagnol.
Gillette Blas. Lesage.
101 coups de Canon. Henry Troyat.
Guerre et Paic. Léon Tolstoï.
Oncle Vania pocket. Tchekov.
Les lettres de Jean Moulin. Alphonse Daudet.
La genèse d'une vertèbre. Goethe.
Les visiteurs de France soir. Marcel Carné.
Ainsi parlait Zarathustra. Richard Lévi-Strauss.
Puisque Zadig et/ou Voltaire semble servir de cale à la table de nuit du ministre, nous lui conseillons, comme le fit Candide d'aller cultiver son jardin ; ainsi culture et agriculture seraient les deux mamelles de Frédéric Lefebvre.
Voltaire République
Prolophobie à tous les étages
07/04/2011 14:00 par rgrs
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Prolophobie à tous les étages
07/04/2011 14:00 par rgrs
A la télé, au gouvernement et dans l’opposition, prolo rime avec salaud.
La prolophobie, décrite par Brustier et Huelin dans « Voyage au bout de la droite », semble bien devenue un sport très prisé dans certains milieux. Chez Taddéi hier soir, par exemple, on a vu Thierry Lévy d’une agressivité absolument saisissante s’indigner contre la demande de sécurité formulée par de nombreux français, quand bien même son interlocutrice lui faisait remarquer qu’elle émanait des classes les plus pauvres de notre pays. Jean-Michel Ribes venait à la rescousse de l’avocat en signalant qu’il ne sentait pas cette demande, habitant lui-même dans un quartier populaire. Pas étonnant qu’il ait davantage de mal à la sentir qu’un habitant de Noisy-le-Sec, le quartier auquel il faisait allusion, Belleville-Ménilmontant, propose aujourd’hui les loyers parmi les plus onéreux de Paris. Quant au prix du mètre carré à l’achat, il se situe autour des huit-mille euros, c’est dire si le prolo a été expulsé -puis dispersé façon puzzle-depuis longtemps du voisinage du créateur de Palace et que son témoignage pouvait faire sourire.
Cette prolophobie ne concerne évidemment pas que les questions de sécurité, d’immigration ou de laïcité. Patrick Buisson, qui lui aussi a repris le concept de prolophobie, semble bien frappé d’hémiplégie lorsqu’il liste les solutions qu’il préconise afin de faire revenir au Président les classes populaires qui l’ont lâché lors des derniers scrutins, en s’abstenant massivement ou en votant pour les candidats estampillés Marine Le Pen. L’ordonnance ne répond qu’à ces thématiques. Elle n’évoque pas la désindustrialisation, les délocalisations, la croissance atone, la cherté du transport, des produits alimentaires ou du logement, autant de thèmes qui préoccupent autant voire davantage les milieux populaires en question. Ne prenant pas particulièrement les conseillers du Président pour des imbéciles, j’ai tendance à croire que Monsieur Buisson n’ignore rien de cela et qu’il est contraint de faire l’impasse puisqu’il est entendu que Nicolas Sarkozy n’est pas décidé à passer à une phase de démondialisation préconisée par les uns et/ou de sortie du carcan euro-monétaire réclamée par les autres. Du coup, c’est bien les classes populaires et moyennes qui pourraient alors avoir tendance à penser que c’est bien Patrick Buisson qui les croit peuplées d’imbéciles. C’est bien beau de dénoncer la prolophobie mais encore ne faut-il pas y tomber soit même.
Et s’il n’y avait que Lévy, Ribes et Buisson ! Voilà donc que notre ministre de l’écologie, dans le cadre du Grenelle vert, souhaite, en partenariat avec les collectivités locales, interdire dans huit villes la circulation aux véhicules à moteur mis en circulation il y a plus de douze ans . Parmi ces communes, Clermont-Ferrand mais aussi et surtout Paris et Saint-Denis. Imaginez un salarié endetté et habitant loin de Paris (ou de la Plaine Saint-Denis) où il travaille. Les transports en commun sont longs et ne lui donnent pas la garantie d’arriver à l’heure au bureau. Alors il prend sa vieille bagnole qu’il n’a pas pu renouveler parce que son endettement dépasserait le tiers de son revenu. Grâce à Borloo, NKM et Hulot, il fait comment ? Il se démerde. Salaud de pollueur ! Salaud de pauvre !
On pouvait attendre des pontes de la rue de Solférino un soutien. Ainsi Claude Bartolone était invité à Europe1 et la question lui fut posée. N’est-il pas aussi président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France là où les vieilles bagnoles concernées par la mesure gouvernementale constituent la plus grande partie du parc ? Que croyez-vous qu’il répondit, ainsi interpellé ? Qu’il crie au scandale ! Nenni ! Certes, il signifié le fait que le 9-3 manquait cruellement de transports en commun et que cela pouvait être ressenti comme injuste mais, relancé par Nicolas Poincaré, il ne s’est pas dit scandalisé par la mesure, qualifiée au passage de « signal » et de « symbole ». Prolos de Seine-Saint-Denis, vous voilà défendus énergiquement ! Mon petit doigt me dit que beaucoup d’entre eux auraient sans doute préféré qu’il s’indignât contre NKM que contre Guéant et Copé.
Une présidentielle à 50 % de participation, ça vous dit ?
David Desgouilles
http://blog.causeur.fr/antidote/prolophobie-a-tous-les-etages,002042
UMP : la tentation du « service du travail obligatoire » pour les chômeurs ?
07/04/2011 13:49 par rgrs
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UMP : la tentation du « service du travail obligatoire » pour les chômeurs ?
07/04/2011 13:49 par rgrs
Social, vous avez dit social ? Un député UMP vient de déposer une proposition de loi qui obligerait les chômeurs indemnisés et les titulaires de minima sociaux à travailler gratuitement 20 heures par semaines !
Décidément, on n'est jamais déçu avec les élus de l'UMP ! En effet, ayant compris l'inquiétude des français en termes d'emploi et de chômage, et des chiffres du chômage de longue durée, le député UMP Pierre Lang vient de proposer comme réponse de : « (...) demander aux chômeurs indemnisés depuis plus de six mois et aux bénéficiaires du revenu de solidarité active d’effectuer des travaux d’intérêt général (...) »
Outre que cette proposition a petit goût de STO local, il est étonnant de constater que le député Pierre Lang ne sache pas ce qu'est un chômeur de longue durée !
En effet, sa proposition indique une durée de 6 mois de chômage, alors que l'INSEE définit qu'un : « chômeur de longue durée est un actif au chômage depuis plus d'un an »
La proposition de notre « croisé " contre « l'inactivité mère de tous le vices » est disponible sur le site de l'Assemblée Nationale.
Nous vous en donnons ci-dessous de larges extraits (...) « Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 30 mars 2011.
PROPOSITION DE LOI : visant à demander aux chômeurs indemnisés depuis plus de six mois et aux bénéficiaires du revenu de solidarité active d’effectuer des travaux d’intérêt général (...)
Alors que la reprise économique demeure fragile dans notre pays, le chômage de longue durée est un problème extrêmement préoccupant. L’absence de travail conduit en effet à une désocialisation progressive, et à une perte d’employabilité du chômeur de longue durée.
L’idée de permettre à des personnes privées d’emploi de participer à des travaux d’intérêt général a déjà été proposée en Angleterre, par le gouvernement de centre-droit de David Cameron. Cette piste peut aussi s’avérer intéressante en France, où le chômage de longue durée est un phénomène persistant.
Il s’agit de favoriser le retour à l’emploi en demandant aux chômeurs indemnisés depuis plus de six mois, et aux bénéficiaires du revenu de solidarité active, de réaliser 20 heures de travail par semaine au service des collectivités locales (mairies, intercommunalités…), mais aussi des hôpitaux, maisons de retraite, ou de grands établissements publics tels que l’Office national des forêts.
Ces personnes au chômage depuis plus de six mois ou bénéficiaires du revenu de solidarité active pourraient ainsi apporter une contribution au service de la société, en contrepartie des allocations ou des aides perçues, afin d’aider à des tâches d’intérêt général : débroussaillage, entretien des forêts, chemins ou espaces publics…
Le but de cette mesure est d’éviter toute exclusion prolongée du monde du travail, qui conduit à la perte des repères, des habitudes et du contact professionnel avec autrui. Aider les personnes privées d’emploi à retrouver le chemin du monde du travail, tout en rendant service à la collectivité, tel est l’enjeu de la présente proposition de loi (...) »
En fin de compte, Pierre Lang propose que les emplois verts dont vous parlait Slovar : « débroussaillage, entretien des forêts, chemins ou espaces publics ... » soient occupés gracieusement par des chômeurs et des titulaires des minima sociaux ! De plus quel bonheur pour l'état et les collectivités locales de ... se faire offrir des salariés aux frais de l'UNEDIC !
Car, ce n'est pas l'état qui verse les indemnités de chômage qui sont issues des cotisations des salariés et des employeurs ! Alors de quel droit le législateur pourrait il imposer ce Service du Travail Obligatoire, new look, aux chômeurs ?
Ce député est isolé, diront certains !
Tout d'abord, il faudra voir combien de députés de la majorité voteront cette proposition
Pas certain, si on se replonge dans la lecture des déclarations de Benoist Apparu en novembre 2010 ( Voir article de Pauline Baron dans Marianne2 ) Néanmoins, l'affirme le blog Les dessous du Social : (...) Cette mesure n'a toutefois pas l'ombre d'une chance de passer (...) Xavier Bertrand y étant totalement opposé !
Notre ministre a en effet des solutions « novatrices » sous le pied pour faire diminuer le chômage indique L'Express: « (...) les emplois qui manquent, Xavier Bertrand va les créer, en utilisant massivement les contrats aidés. Une recette que la droite boude, car contraire au dogme libéral, mais qu'elle pratique parce qu'elle est bien commode pour faire baisser les mauvais chiffres (...) Et l'Express d'ajouter : « (...) beaucoup s'interrogent sur l'efficacité à moyen terme du recours massif aux contrats aidés. En particulier lorsqu'ils sont utilisés par le secteur public ou parapublic (...) » ce que ne manqueront certainement pas de faire le gouvernement et les élus de sa majorité afin de proposer des chiffres « présentables » avant les élections de 2012 !
Ce qui signifierait qu'utiliser les « vieilles recettes archaïques socialistes » des emplois jeunes, dénoncées par l'UMP pourraient bien être utile, pour éviter aux parlementaires de l'UMP de découvrir le chômage de longue durée ... après avoir perdu les élections !