Neuville-en-Ferrain: les seins de Marianne en imposaient trop
06/04/2011 07:43 par rgrs
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Neuville-en-Ferrain: les seins de Marianne en imposaient trop
06/04/2011 07:43 par rgrs
Le blogueur David Desgouilles ironise sur le retrait du buste de Marianne dans la mairie de Neuville-en-Ferrain, l'égérie républicaine y étant jugée trop plantureuse. Et pousse la logique jusqu'au bout, en appelant les femmes généreusement fournies par Dame nature à se plaindre à la Halde pour discrimination.
Vendredi, je n’y ai pas vraiment prêté attention car je pensais qu’il s’agissait d’un poisson d’avril de plus. Et aujourd’hui, je dois bien me rendre à l’évidence. Un buste de Marianne a bien été retiré de la mairie de Neuville-en-Ferrain (Nord) sous le prétexte qu’il était trop bien doté au niveau des nénés. Monsieur le maire a pris cette décision car, semble t-il, les différentes cérémonies étaient troublées par les nombreux commentaires suscités par le décolleté de la sculpture. Pourtant, à bien y regarder, ce dernier n’est pas si vertigineux qu’on ne le racontait à la radio.
A cet instant, je pense moins à l’artiste local, qui avait sculpté ce joli buste, qu’à toutes ces femmes généreusement dotées par Dame Nature ainsi stigmatisées voire discriminées. On ne voit vraiment pas pourquoi seule la peinture de Delacroix, située au fronton de ce blog, ferait foi sur le tour de poitrine et le bonnet de Marianne. C’est ainsi que j’encourage toutes celles qui se sentiraient victimes de discrimination de saisir la HALDE. Elles ont d’ailleurs la possibilité d‘exercer ce droit en ligne. On me rétorquera que, le plus souvent, les femmes à poitrines plus modestes faisaient l’objet de discrimination, notamment dans les réclames publicitaires ou les téléfilms diffusés le samedi après minuit sur une chaîne cryptée. Certes ! Mais qui les empêchait de saisir Louis Schweitzer puis Jeannette Bougrab puis aujourd’hui Eric Molinié ? D’autre part, il n’était pas question d’un des symboles de la République, au contraire de l’affaire qui nous occupe et à propos de laquelle on peut très bien plaider la circonstance aggravante.
David Desgouilles - Blogueur associé
Lire d'autres articles de David Desgouilles sur son blog.
Pékin multiplie les arrestations parmi les cyber-activistes
06/04/2011 07:37 par rgrs
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Pékin multiplie les arrestations parmi les cyber-activistes
06/04/2011 07:37 par rgrs
Depuis le début du mois de février, et les appels à manifester lancés par quelques blogueurs, les autorités chinoises se livrent à une vague de répression sans précédent visant particulièrement les opposants au régime qui sévissent sur Internet. Alors qu'il s'apprêtait à quitter Pékin pour Hong-Kong, l'artiste et féroce opposant au régime Ai Weiwei, a été arrêté. Pékin refuse de donner la moindre information sur son sort.
Au moment où le président de la République Française, accompagné de quelques fidèles parmi lesquels l'incontournable Jean-Pierre Raffarin, décollait vers Nankin, le 30 mars, pour une réunion du G20, la Chine poursuivait l’une de ses plus sévères campagnes de répression contre les opposants au régime. Profitant de ce que « le reste du monde » avait les yeux tournés vers la Libye et Fukushima, Pékin a fait disparaître une cinquantaine d’opposants au régime en un mois. Sur son site, Chinageeks publie une liste de ces blogueurs, journalistes, dissidents, opposants, artistes, avocats, syndicalistes, écrivains, membres d’associations humanitaires réduits au silence par le régime. Une cinquantaine au total.
Fait le plus inquiétant, le site précise qu’une majorité des personnes citées a tout simplement disparu. Sans doute gardées au secret. Et le site ajoute que la liste est fort probablement très incomplète. Certains ont été arrêtés, détenus, placés en maison d’arrêt ou hôpitaux psychiatriques pour subversion à l’autorité publique, d’autres pour perturbations à l’ordre public, réunions clandestines, atteinte à la sécurité nationale.
L’association de Hong Kong, Chinese Human Rights Defenders, propose un recensement encore plus détaillé du sort des opposants au régime : 26 détenus, 30 disparitions, et plus de 200 en « soft detention », une forme d’arrestation spécifique à la République populaire de Chine, réservée aux dissidents politiques, correspondant suivant la sévérité des peines à la résidence surveillée.
Selon le New-York Times la vague de répression a commencé, à la fin du mois de février, quand un site web en langue chinoise hébergé aux Etats-Unis a lancé un appel aux citoyens à descendre dans la rue, dans les grandes villes chinoises, pour des manifestations silencieuses dans le prolongement des soulèvements en Tunisie et en Egypte. Craignant une flambée de protestations de la rue chinoise, les autorités ont décidé d’étouffer dans l’œuf toute manifestation de dissidence.
La police refuse de donner des nouvelles d'Ai Weiwei
Et la liste de ne cesse de s’allonger. Dernier en date : l’artiste chinois Ai Weiwei, virulent critique du gouvernement, a été interpellé, dimanche, au moment où il s'apprêtait à embarquer à bord d'un avion pour Hong Kong et la police a perquisitionné son atelier à l'extérieur de Pékin, ont annoncé ses collaborateurs sur Twitter. Huit de ses assistants ont été emmenés par la police pour interrogatoire et sa femme était sous sa surveillance à leur domicile, selon ces mêmes sources.
L'arrestation d'Ai Weiwei, 53 ans, intervient quelques jours après qu'il a annoncé son intention de s'installer à l'étranger pour ne plus être la cible de harcèlements au moment où les autorités ont encore renforcé leur répression sur les personnes critiquant le régime. Mardi il avait évoqué l'Allemagne: « Ce qui se passe ici est très décourageant et je veux continuer à travailler, je dois trouver une base ».
Designer du stade olympique de Pékin, l'artiste Ai Weiwei s'est imposé ces derniers mois, comme un véritable contestataire du régime. Attentif aux luttes sociales, il s’était lancé dans un combat pour la publication d'une liste des victimes du séisme du Sichuan de mai 2008, que les autorités se refusaient à diffuser .
Alors que Nicolas Sarkozy n’a pas moufté un mot à son homologue chinois de cette nouvelle vague de répression lors de son récent déplacement chinois, le quai d’Orsay n’a pu éviter de se prononcer sur l’arrestation de Ai Weiwei, artiste à la réputation internationale.
« Nous sommes préoccupés par le sort de l'artiste militant, Ai Weiwei, et nous suivons sa situation, ainsi que celle de ses proches, avec la plus grande attention », a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero. « Nous espérons qu'il sera libéré au plus tôt », a-t-il ajouté.
De son côté, la police chinoise a refusé de fournir des explications sur les motifs de l'arrestation de l'artiste. L'ampleur et la dureté de la répression n’en finissent pas d’étonner compte tenu du peu d’échos concrets rencontrés par ces appels à manifester dans les rues.
Cyber-totalitarisme contre cyber-activistes...
La carte des opposants arrêtés ou disparus établie par Chinbese Human Rights Defender
Plus que les manifestations, ou les dissidents, c’est ici toute une génération de cyber-activistes que Pékin tente de museler selon Catherine Baber d'Amnesty International: « Les autorités n'ont pas seulement placé en détention des vétérans de la dissidence, elles tentent aussi de réduire au silence toute une nouvelle génération de militants sur l'internet ».
Le dissident Liu Xianbin, 43 ans, a été condamné la semaine dernière à 10 ans de prison pour avoir mis en ligne des textes pro-démocratie. « Le but de cette vague d'arrestations est de dompter l'internet en éliminant les critiques les plus connus et en incitant à l'autocensure les internautes », estime Nicolas Bequelin de Human Rights Watch, « les autorités réduisent au silence, l'une après l'autre, les principales voix critiques qui ont accumulé une large audience sur l'internet au fil des ans ».
Une campagne de répression qui se distingue ainsi nettement des cycles habituels de répression précédents tant elle vise « à réajuster la réalité avec la nature profonde du système politique chinois, et à forcer la société à rentrer dans le rang ».
Indifférente aux critiques, de plus en plus rares, de l’occident, le gouvernement chinois serait ainsi engagé dans la mise en place d’une nouvelle forme de cyber-totalitarisme avec dans son viseur les milliers d'activistes qui se déploient sur la toile. Une stratégie de conquête des territoires virtuels. Une lutte pour le pouvoir.
Régis Soubrouillard - Marianne
http://www.marianne2.fr/Pekin-multiplie-les-arrestations-parmi-les-cyber-activistes_a204723.html
Lynchage de Noisy : Guéant nous la rejoue façon Kärcher
05/04/2011 17:06 par rgrs
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Lynchage de Noisy : Guéant nous la rejoue façon Kärcher
05/04/2011 17:06 par rgrs
Après le lynchage d’un jeune pour une rivalité amoureuse, le ministre de l’Intérieur s’est en mis première ligne mobilisant derrière lui les pontes de la police. Une méthode télégénique et théâtrale digne de ses prédécesseurs Sarkozy et Hortefeux.
Il existe une solution pour que la police soit plus efficace. Non pas sortir de l’idéologie de la rigueur budgétaire, non pas abandonner la politique du chiffre mais un bon fait divers, de préférence avec une histoire de bandes et de rivalités entre quartiers, histoire de s’adapter au 20H de TF1. C’est sans doute le meilleur moyen pour obtenir des moyens de police supplémentaires et qu’une enquête avance au plus vite. Le reste du temps, les forces de l’ordre ne rentrent dans certains quartiers, les plaintes n’aboutissent pas et les commissariats fonctionnent avec des bouts de chandelle.
C’est le cas avec le récent lynchage à Noisy-le-sec. Un jeune de 19 ans a été violemment tabassé samedi soir sous les yeux d’une jeune fille présentée comme sa petite amie dans la gare RER de la ville par plusieurs autres jeunes. Il est actuellement hospitalisé dans un état critique. Dans un premier temps, on a cru que l’agression était un vol, puis les médias ont bénéficié de fuites venant d'une « source proche de l’enquête » montrant qu’il s’agirait en fait d’une rivalité amoureuse. Les agresseurs venant de la cité du Bois-Perrier à Rosny-sous-Bois, n'auraient pas apprécié que la victime, originaire de Sartrouville. soit en couple avec une fille de leur quartier. Selon RTL, les jeunes de Rosny auraient même « prémédité » leur expédition punitive. Mais dans Le Parisien de ce mardi, le père de la victime a démenti toute relation amoureuse entre son fils et la jeune fille.
Mais peu importe les détails, l’histoire a tout pour attirer les médias, on a là un véritable Roméo et Juliette des temps modernes. Le Parisien, dans un grand élan de romantisme, écrit même : « Ils se fréquentaient depuis quelque temps et si, au début de leur relation, ils étaient restés discrets, ils affichaient désormais leur amour au grand jour ». Pour aller plus loin dans l'émotionel, pour ne pas dire le voyeurisme, le père de la victime a été invité a témoigner un peu partout dans les médias : RTL (qui a eu l’exclu), Le Parisien, Europe 1. « Ma femme et mes filles, tout le monde pleurait. Je l'ai vu allongé, des tuyaux dans la bouche, dans le corps. Les médecins ont dit que c'était grave. Franchement, j'ai beaucoup angoissé », a raconté le père sur Europe1. Un grand moment de radio.
Sociologues de service
Et la pression médiatique était telle que la police se devait de produire des résultats au plus vite. En moins de 48 heures, 10 personnes ont déjà été arrêtées dont 8 mineurs, le plus jeune étant âgé de 14 ans. Mardi matin, ils étaient toujours en garde à vue. Pourtant au même moment, toujours en banlieue parisienne, d’autres faits divers sanglants ont eu lieu sans attirer autant de caméras. A Aubervilliers, un homme a pris une balle dans la tête. Une rixe entre jeunes à eu lieu à Saint-Cyr-l’Ecole. A Garges-les-Gonesse, un homme a pris un coup de couteau dans un foyer Adoma.
Naturellement, le sociologue de service est également convoqué pour donner un sens à tout cela, généralement pour des analyses aussi plates que « la délinquance, c’est la faute à la société ». Certes, ce n’est pas forcément de la faute de l’universitaire, souvent interrogé à la va-vite par des journalistes qui ne connaissent pas ses travaux. A ce titre, Laurent Muccheilli, chercheur connu de tous les stagiaires qui savent taper « bandes des cités » sur Google, a été approché par de nombreux journalistes. Avec son collègue Marwan Mohammed, il raconte ses coups de fils incessants sur son blog. « Hier après-midi, puis ce matin, voici que le téléphone s’est mis à sonner. Un(e), puis deux, puis trois, quatre, cinq et finalement une bonne douzaine de journalistes, de radio, télévision et presse écrite nous ont appelés l’un et l’autre », écrit le sociologue.
Pour tenter de donner une validité scientifique au traitement de ce fait divers, Laurent Mucchielli s’est notamment exprimé sur RTL ce lundi. « En Ile-de-France, il y a tellement peu d’identité locale que le phénomène de quartier est exacerbé », a-t-il déclaré. Les journalistes ont donc trouvé leur filon : les bandes. Les bandes, personne ne sait ce que c’est réellement, mais tout le monde l’utilise, à défaut de décrire une réalité, il passe bien dans les médias. Ce terme inclut des actes délinquances provoquées par des effets de groupe, la criminalité organisée, les regroupements communautaires, les rivalités de quartiers de villes.. Tout autant de formes de violences non pas vues selon leur réalité sociologique mais selon leur apparence médiatique. Car, la plupart du temps, la délinquance n’est pas abordée dans les médias comme un problème social, judiciaire ou policier mais comme un événement théâtral avec ses acteurs et ses metteurs en scène.
Fièvre médiatique
En cela, une dépêche AFP du 3 avril fait le lien entre l’agression de Noisy et le meurtre d’Asnières survenu il y a quelque semaines. « Pour des sociologues, ce nouveau fait divers, après des rixes entre des bandes d'Asnières et de Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine, s'apparente à un nouvel épisode de rivalités entre jeunes de cités de la banlieue parisienne », écrit l’agence. Et la dite dépêche prête ces propos au sociologue Marwan Mohammed : « Il y a une identité territoire très forte (...) en Ile-de-France car dans cette région, (...) Il y a donc une identité de quartier qui est surévaluée ». Mais, selon Mucchielli et Mohammed, cette interview n’a pas été réalisée suite à l’agression de Noisy mais suite 15 jours plus tôt suite au meurtre d’Asnières. Réinterrogé, Marwan Mohammed a donné une autre version : « Dans ce fait précis, c'était un groupe contre un individu. Je m'interroge sur la lecture dominante, quasi animalière de ce fait divers impliquant: ‘Les femelles appartiennent aux mâles du groupe’ ».
Claude Guéant, en bon élève de Nicolas Sarkozy a évidemment récupéré l’affaire. Dès dimanche matin, il a convoqué une réunion au sommet avec Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale et Michel Gaudin, préfet de police de Paris (qui dirige la police de Seine-saint-Denis). Selon un communiqué du ministère, Claude Guéant, « a demandé que tous les moyens soient mis en oeuvre et, en particulier, l'exploitation rapide des images de vidéoprotection pour arrêter les auteurs de cette agression sauvage, afin que ceux-ci soient présentés devant la justice dans les délais les plus brefs ». Les autorités ne ratent jamais une occasion de prétendre que la vidéosurveillance, à défaut de prévenir les crimes, peut aider à la résoudre. Lundi, en marge d’un déplacement à Nantes, Claude Guéant a encore évoqué l’affaire, faisant part de ses « bons espoirs » sur l’arrestation des coupables. A l’aube d’une campagne 2012, où le bilan de la droite en matière de sécurité sera remis sur la table, il se devait d’être sur le devant de la scène.
Pourtant, on peut parier que dans quelques jours, cette affaire sera oubliée, tant des médias que du pouvoir. Elle connaîtra le même flop que les mesures promises après les émeutes de Grenoble. L’extension des peines planchers aux mineurs primo-délinquants a été censurée par le Conseil Constitutionnel, la déchéance de nationalité pour les meurtriers de policiers ou de gendarmes été retoquée par les sénateurs. De même, la baisse des moyens de la police continue. Car une fois la fièvre médiatique tombée, les promesses soi-disant sécuritaires du gouvernement s’envolent et les journalistes passent à autre chose. Pour Claude Guéant, le rideau du théâtre de l’insécurité est baissé, mais dans les quartiers populaires, la pièce continue de jouer.
Tefy Andriamanana - Marianne
Le Front national assainit sa trésorerie et prépare 2012
05/04/2011 17:02 par rgrs
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Le Front national assainit sa trésorerie et prépare 2012
05/04/2011 17:02 par rgrs
Endetté jusqu'au cou, le FN serait sur le point de conclure la vente du Paquebot et de rembourser ainsi la totalité de ses créances. Mais une fois les bailleurs payés, restent les élections à financer.
Et de trois ! Le Front national viendrait de signer sa troisième promesse de vente en deux ans pour le Paquebot, son ancien siège situé à Saint-Cloud. Le montant de la transaction « tourne autour de 10 millions d’euros », selon Wallerand de Saint-Just vice-président et trésorier. Soit environ 5 millions de moins que la somme escomptée par Jean-Marie Le Pen lors de la mise en vente en 2008, mais le même prix que la vente avortée d'octobre dernier. Si la négociation aboutit, « toutes les ardoises seront réglées », assure le trésorier du FN. Mais une fois les dettes épongées surgit la question des dépenses futures. Les deux campagnes électorales qui se profilent à l'horizon 2012 nécessitent de soulever des fonds. Tiraillé entre ses déficits antérieurs et ses frais prochains, le parti de Marine Le Pen serait-il menacé par l’état désastreux de ses finances ?
Reste à payer
Première créancière du parti, la Société Générale entend récupérer la modeste somme de 5,2 millions d’euros. Fin mars, la banque a demandé au tribunal de Nanterre de saisir le vieux QG frontiste. In extremis, le FN obtient un délai de deux mois grâce à la présentation de la promesse de vente à l'amiable. Pour l'instant, le parti refuse de communiquer sur la suite des négociations entamées fin décembre avec l'acheteur potentiel.
Autre bailleur plus inattendu, Cotelec, le micro parti créé par Le Pen père en 1988 pour financer ses campagnes présidentielles, a prêté 2,8 millions d’euros au Front.
Début mars, un huissier a également fait la surprise de venir sonner à la porte du nouveau siège du parti à Nanterre pour récupérer 160 000 euros de cotisations sociales dues à l’Urssaf.
« Nous avons aussi des dettes contractées, pour certaines, depuis 2007 avec des imprimeurs, ajoute Saint-Just. Mais ce sont des amis donc ils patientent. »
Enfin, la campagne des élections cantonales, même organisée de façon économe, a aussi représenté un coût, que le trésorier évalue à 350 000 euros.
Au total, le FN doit donc s’acquitter de près de 9 millions d’euros, soit le montant total du bâtiment de Saint-Cloud. Persuadé que le parti a déjà sorti la tête de l'eau, le trésorier ne retient que les conséquences positives de ces ennuis financiers : « Cette cure de pauvreté a été une très bonne chose pour le parti : on n'a plus dépensé un centime inutilement. »
Reste à dépenser
Sauf que combler son déficit ne signifie pas devenir créditeur. Une fois les 9 millions d'euros remboursés, les caisses du FN resteront toujours désespérément vides. Comment envisager de se lancer dans la course à la présidentielle sans un euro en poche ? « Nous cherchons à emprunter 10 millions d'euros pour la présidentielle, l'équivalent du montant remboursable, précise Saint-Just. Quand on ira déposer nos cinq cents signatures, le Trésor public nous fera une avance de 150 000 euros ; de notre côté, on fera des emprunts à la Société Générale et à la banque personnelle de Marine Le Pen. » Et pour les législatives ? « Nos candidats peuvent emprunter eux-mêmes, et grâce aux très bons sondages, ça va se bousculer au portillon. » Pas de panique donc, au FN, même sans le sou, on trouve toujours une solution.
Reste la question des conseillers de la présidente, qui travaillent et s'activent pour ébaucher un programme. Marine Le Pen rêve d'une équipe de vrais professionnels pour sa campagne, capable de gérer un agenda médiatique surchargé, de l'aider à penser les différents temps forts, et de former les centaines de candidats aux élections législatives qui devront disposer d'un discours cohérent et homogène.
« Pour le moment, les conseillers de Marine la conseillent gratuitement, se félicite presque le trésorier. On ne leur donne rien, on se contente de rembourser leurs billets de train en seconde classe, ils sont déjà très contents de travailler avec elle. » Côté conseillers, même discours : approcher la patronne, voilà la vraie récompense. Jusqu'à quand ?
Laureline Dupont - Marianne
Pas d'alliance
05/04/2011 16:51 par rgrs
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Pas d'alliance
05/04/2011 16:51 par rgrs
Depuis peu la blogosphère s’agite sur l’éventualité d’une association des souverainistes et des gaullistes pur jus avec Marine Le Pen. Certains, à l’instar de Paul Marie Couteaux, rêveraient de voir Nicolas Dupont Aignan et son mouvement DLR rejoindre ce conglomérat hétérogène. Je pense qu’une telle alliance n’aurait pas de sens, pire elle serait un renoncement aux valeurs gaullistes qui ont toujours guidées NDA et DLR. Tant je puis comprendre les motivations réelles de Paul Marie Couteau qui voit dans cette alliance, à juste titre, une occasion de gagner en aura médiatique, tant je pense qu’il s’égare en pensant pouvoir gagner en influence. Bien au contraire, cette alliance sonnerait le glas de l’idéal souverainiste et gaulliste qui se verrait éliminer par l’idéologie d’un parti qui puise sa source chez Mauras. Le Gaullisme tirant sa sève de Renan (1), il est donc aux antipodes du FN. Aussi DLR, principal héraut du Gaullisme ne peut et ne doit s’allier au FN. Au contraire, DLR se doit d’être une alternative au système UMPS qu’ont rejeté massivement les électeurs, système intégrant pleinement le FN dans son rôle d’épouvantail. Une telle alliance serait une trahison à
la République que le Général De Gaulle à contribué à rétablir !
Sergent Pepper
(1) Renan a développé dans son livre « Qu’est ce qu’une nation ? » l’idée, cette certaine idée de
la France si chère à De Gaulle, que la nation française repose sur son histoire passée et la volonté présente de le perpétuer dans l’avenir. La nation c’est une âme plongeant ses racines dans le passé et se développant dans un désir présent de vivre ensemble pour perpétuer cet héritage. Renan s’oppose ainsi à une conception raciale de la nation.
Pour rappel j’édite ce lien de l' article qui était paru le 13 mai 2010 dans l’ancien et regretté Blog de DLR 14ème circonscription du Pas de Calais et qui traitait déjà de ce positionnement à avoir par apport au FN.
Lien : http://dlr14eme_62.vip-blog.com/vip/rubrique/49876_200.html
article : L'amour de la France dans l'Honneur
Faut-il faire une croix sur Guéant ?
05/04/2011 15:07 par rgrs
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Faut-il faire une croix sur Guéant ?
05/04/2011 15:07 par rgrs
Mots tabous, on est à bout
Pour de cause de bouclage du Causeur n°34, et de la mobilisation générale afférente, cet article de Florentin est publié une bonne semaine après avoir été écrit. De fait, il a été rédigé juste après l’utilisation controversée par Claude Guéant du mot « croisade » à propos de l’intervention en Libye. N’y cherchez donc pas d’allusion au dernier scandale hebdomadaire provoqué chez les bonnes âmes par la déclaration du ministre de l’Intérieur sur les musulmans en France. Cela porte d’autant moins à conséquence que, comme vous le verrez, cette actualité brûlante à répétition n’aurait pas changé grand-chose ni à l’analyse, ni à la colère de l’auteur…
Ça faisait longtemps. Quelques mois ou quelques semaines, je ne sais plus, qu’on n’avait pas eu droit à notre petite phrase en forme de dérapage. En ces temps de disette (je n’ai pas dit de carême, hein, notez bien !) pour toutes les foules sentimentales en mal d’indignation, la déclaration de notre nouveau ministre de l’Intérieur est tombée à pic. La voici donc : « Le Président a pris la tête de la croisade pour mobiliser le Conseil de sécurité des Nations unies et puis la Ligue arabe et l’Union africaine ». François Hollande a dit que « croisade », c’était « le mot qu’il ne fallait pas prononcer » ; François Bayrou y a vu une « faute » ; quant à Martine Aubry, pleine de condescendance pour le néophyte qu’est Guéant, elle trouve qu’il est « jeune en politique ». Il est vrai que, contrairement à d’autres, la politique, il n’est pas tombé dedans quand il était petit. Si on comprend bien, si Guéant a fauté, c’est qu’il a été discriminé dans son enfance de fils d’employé : il ne connaît pas les codes, le pauvre. Pardonnons-lui, à ce brave garçon un peu simplet : il ne sait pas ce qu’il dit. Pas comme certains héritiers qui, très pros, disent toujours exactement ce qu’il faut.
Mais non, elle ne pardonne pas, Martine : la culture de l’excuse, ça ne marche pas quand on est au gouvernement. Quant à Marine Le Pen, pour une fois à l’unisson de la classe politique, elle trouve aussi que l’on ne doit pas utiliser des mots comme ça, qui font de la peine aux musulmans… Et Juppé lui-même, supposé appartenir au même camp que Guéant, y a vu une « maladresse ». Bref, une belle unanimité, trop rare dans notre village gaulois qui passe son temps à s’engueuler.
L’unanimité, c’est toujours intéressant. Ainsi, aujourd’hui en France − le pays qui, je crois, a inventé la croisade −, tout le monde est d’accord pour dire que « croisade », c’est un vilain mot. Le ministre Guéant a beau dégainer son dictionnaire, et prouver par a plus b que ce mot accepte depuis des lustres en français une acception figurée qui l’affranchit de son sens premier, rien n’y fait. Dans la bonne société, « croisade », ça ne se dit pas.
Et si on lançait une croisade contre la connerie ?
On pensait être était venu à bout de tous les tabous du vieux monde. Ou on espérait que s’il en restait, la conscience progressiste leur ferait bientôt leur fête. Or, c’est elle qui en invente de nouveaux tabous. Croisade : viré du dictionnaire. Comme le mot « race » il y a peu. Dorénavant, le mot « croisade » ne devra être prononcé qu’en se bouchant le nez, à l’unisson de nos amis islamistes. Car le mot qu’il ne faut pas prononcer, c’est celui qui fâche les musulmans, non pas les Arabes − Jacques de Guillebon a remarqué qu’il y avait outre-Méditerranée quelques Arabes chrétiens −, mais les musulmans. J’ose espérer pour ma part qu’il y a, parmi les musulmans, de nombreux esprits libres qui se gaussent de notre pudibonderie langagière et ne sont pas ridiculement vexés (ou pire, ne jubilent pas) lorsqu’un ministre français utilise correctement un vieux mot français pour évoquer une campagne visant à éviter qu’une population très majoritairement musulmane se fasse massacrer. Il y a, je trouve, une certaine condescendance à l’égard des musulmans lorsqu’on les considère comme une espèce de meute d’enfants irascibles qu’il faudrait ménager à tout prix, incapables de distinguer un sens premier d’un sens figuré.
Mais puisque les jeux sont faits, et en attendant que le mot « croisade », dans son sens positif de « campagne » soit définitivement banni du dictionnaire, je propose une ultime, une toute dernière croisade, et − promis − après on n’en parle plus. Qu’une croisade contre la connerie, contre la stupide néo-pudibonderie qui s’étale aujourd’hui avec soit lancée dans notre pays. Et que cette dernière croisade soit une occasion de rire un peu de la tartufferie ridicule de tous ces pitres qui croient savoir ce qu’il faut penser alors qu’ils ne font que se coucher docilement devant l’époque.
Florentin Piffard
Emplois verts : Eldorado ou vaste couillonnade ?
05/04/2011 12:08 par rgrs
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Emplois verts : Eldorado ou vaste couillonnade ?
05/04/2011 12:08 par rgrs
Pour les plus optimistes, les emplois verts devraient représenter à terme de 600 à 650 000 emplois. Le tout est d'en définir le terme. Et surtout de savoir, vraiment, ce que sont les emplois verts !
Si on a beaucoup parlé (déliré diront certains) des emplois verts, durant le Grenelle de l'environnement, il faut dire que ces derniers temps, à part quelques idéologues et politiciens en mal de solutions pour l'emploi, le nombre de ceux qui nous expliquent que : l'ensemble des postes supprimés en France seront très largement compensés par la création d'emplois verts ... diminue à vue d'oeil !
Et pourtant rappellons-nous des chiffres lancés en janvier 2010 par Valérie Létard, alors secrétaire d'Etat au Développement durable qui considérait à l'époque que : « (...) 600.000 emplois était (...) une hypothèse basse (....) Il s'agit de faire en sorte que les 600.000 emplois verts identifiés par le Boston consulting group (BCG) sur 2009-2020 deviennent une réalité (...) »
Certes mais pour l'étudiant, le salarié ou le chômeur qui seraient intéressés par ce « gisement d'emploi » comme aiment à le répéter en boucle nos politiques : C'est quoi un emploi vert ?
Première difficulté : Trouver une définition ! Nous en avons trouvé deux qui, vous pourrez le constater, sont assez ...évasives !
Blog In Tree - L'actualité emploi, croissance et RH
« (...) Présent dans de nombreux secteurs de l’économie et à tous les niveaux de qualification, il tend à réduire la consommation d’énergie, minimiser les formes de pollution, et ce, tout en restant décent (...) Un conducteur de Bus propre rémunéré convenablement est-il « plus vert » qu’un ouvrier précaire chargé de recycler, sans protection, des métaux ? (...) »
Dictionnaire environnement« (...) L’emploi vert regroupe les fonctions directement liées à l’environnement (protection de la nature, biodiversité, paysages, ...) et celles associées à la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE). Le secteur des énergies renouvelables est la locomotive de l’emploi vert (...) »
De façon plus prosaïque, Le Figaro avait dans son édition du 28 janvier 2010 , essayé de nous donner, une liste des filières créatrices d'emplois verts, à l'horizon 2020. Et Le Figaro de citer celles qui affichaient le plus grand enthousiaste en termes de recrutement
La filière bâtiment est la plus porteuse. A horizon de 2020, elle devrait créer 300 000 nouveaux emplois
La filière agriculture et forêts prévoit : 10 000 créations nettes d'emplois dont 7 600 pour l'agriculture biologiqueLa filière Construction électrique, électromécanique et réseaux prévoit une évolution linéaire des emplois sur une période 2010-2015 et la création de 225 000 emplois sur la période.
La filière Transports table sur : 100 000 emplois créés à l'horizon 2020, à partir d'une prévision de départs à la retraite de 92 000 salariés d'ici 2017
La filière Biodiversité et services écologiques programme : 30 000 professionnels en 2015 et 40 000 à l'horizon 2020 dans le secteur de la gestion, protection, valorisation et restauration de la biodiversité
La filière Raffinage, carburants et chimie verte programme : - 400 000 emplois directs créées dont 10 000 dans la raffinage, 126 000 dans le secteur des carburants et 250 000 en chimie pharmacie
La filière Biodiversité et services écologiques programme : 30 000 professionnels en 2015 et 40 000 à l'horizon 2020 dans le secteur de la gestion, protection, valorisation et restauration de la biodiversitéLa filière Eau, assainissement, déchets, air (EADA) prévoit d'ici 2015 la création de 40 000 emplois. 70 à 80% de ces emplois correspondent à des niveaux de qualification VI, V avec une nette prédominance masculine (...) »
Oui, mais faisait remarquer le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) à la même date : « (...) la prévision de 600.000 créations d’emploi ne prendrait pas en compte les emplois détruits dans les secteurs de l’automobile ou de la sidérurgie par exemple. Selon la CFDT, le solde net de création d’emplois pour 2020 serait plus proche de 60.000 que de 600.000 (...) »
Et de plus, en se rendant sur la page que Pôle Emploi a consacré à ces métiers que peut-on constater ?
« (...) beaucoup de métiers ont simplement été labellisés « verts » : agent d’entretien des espaces verts, ingénieur des eaux et forêts, agent de déchetterie... Rien de nouveau, sauf le classement de ces emplois (...) » écrivait, à juste titre 20Minutes dans son édition du 8 juin 2010
Bon d'accord, mais si ce secteur est vraiment dynamique, les cabinets de recrutement et les candidats potentiels doivent s'en réjouir !
Laissons la parole à Nicolas Leroy, directeur de la division Ingénieurs et Techniciens du cabinet de recrutement Michael Page. Celui-ci a été interviewé par le site techniqueingenieur.fr, le 30 mars 2011
Extraits
Techniques de l’ingénieur : Quelles sont les perspectives d’emploi dans les énergies renouvelables ?
On constate un fort ralentissement par rapport à l’an dernier. Notamment en raison de la dépendance de la filière à l’État, qui décide de la soutenir, ou non (...) Les EnR constituent une filière très perfusée (...)
S’agit-il de créer des emplois ou d’adapter des métiers qui existent déjà ?
Il s’agit plus d’adapter des métiers qui existent déjà. Par exemple, un prospecteur foncier qui cherchait auparavant des terrains pour établir des carrières va désormais réfléchir à l’installation d’éoliennes (...)
Le Grenelle de l’Environnement a-t-il eu une influence sur le recrutement ?
Il s’agit surtout d’un effet d’annonce… Les demandes continuent d’affluer car l’activité était assez dynamique il y a deux ans. Mais aujourd’hui, le recrutement est nettement ralenti.
Donc, il y a eu un véritable changement ces derniers temps ?
Oui, on a eu deux années très dynamiques en termes de recrutement mais aujourd’hui, c’est l’expectative complète. Je ne dis pas que le marché s’écroule. Les gens s’arrêtent et regardent (...)
Les 600 000 emplois annoncés entre 2009 et 2020 par Jean-Louis Borloo sont surestimés selon vous ?
Bien sûr. La réalité n’est pas celle-là.
Pensez-vous qu’un changement soit à prévoir ?
(...) Il y a un décalage entre ce qui a été annoncé et la réalité des faits. Ces métiers étaient recherchés il y a deux ans, mais depuis six mois ce n’est plus le cas. Il s’agit d’acteurs très jeunes, de structures qui peuvent difficilement se permettre de recruter par anticipation (...) » Intégralité de l'interviewEn clair peu d'élus, et ce, dans des métiers hyperspécialisés ou, dont la fonction a été retoquée, un peu à la manière de la « femme de ménage » devenue « technicienne de surface ». Ainsi, plus de « cantonniers » mais des « agents d'entretien de la nature »
Néanmoins, les : Egoutiers, Agents de tri des déchets, Techniciens de désinfection, Désamianteurs, Agents de collecte des déchets, ... qui existent de puis bien longtemps, pourront tirer une légitime fierté de côtoyer, dans les métiers verts les : Animateurs d'écomusée, Animateurs d'initiation à la nature, Zoologiste de la recherche scientifique, Animateurs en hygiène sécurité environnement et autres Rudologues de l'industrie ! - Source Pôle Emploi Alors, eldorado ou vaste couillonade ? Le débat reste ouvert pour 2012 et plus si affinité !
Chronologie de la 5e République sous Charles de Gaulle (4)
05/04/2011 11:54 par rgrs
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Chronologie de la 5e République sous Charles de Gaulle (4)
05/04/2011 11:54 par rgrs
1959 : Juillet à décembre
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Gaullisme.fr vous propose en plusieurs épisodes « la chro-nologie de la Ve république sous Charles de Gaulle ». Les principales dates vous sont proposées accompagnées de commentaires succincts ou plus détaillées (Liens sur Gaullisme.fr). Gaullisme.fr éditera 2 épisodes par mois jusqu’au décès du général de Gaulle, le 9 novembre 1970.
Partie 1 : de Mai 58 à septembre 58
Partie 2 : d’octobre à décembre 58
Partie 3 : de janvier à juin 59
Chaumont Air Base s’ornait d’une réplique de la statue de la Liberté
Eisenhower et de Gaulle
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3-10 juillet : Voyage du général de Gaulle le 3 à Djibouti en Côte française des Somalis ; du 4 au 9 à Tananarive où il préside la quatrième session du Conseil exécutif de la Communauté française, à Tamatave, Diégo-Suarez, Tuléar, Ihosy et Majunga ; le 9 à Moroni des Comores et à Saint-Denis de la Réunion. 5 juillet : M. Sukarno reprend les pleins pouvoirs en Indonésie. 8 juillet : La France ayant réclamé le contrôle des projectiles nucléaires entreposés sur son sol, les Américains évacuent plusieurs bases OTAN. 14 juillet : Après avoir présidé à Paris les cérémonies à l’Arc de Triomphe, le général de Gaulle remet leur drapeau aux treize chefs de gouvernements de la Communauté française puis assiste au défilé des troupes sur les Champs-Élysées. 15 juillet : Le président Charles de Gaulle installe la première assemblée de la Communauté française, composée de 155 membres métropolitains et de 129 membres représentant les territoires d’outre-mer. 16-17 juillet : Entretiens du général de Gaulle à l’Élysée avec M. Hamani Diori, Premier ministre du Niger, le général Aramburu, ancien président de la République argentine, M. Kauma, vice-président du Conseil de gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, M. Modibo Keita, président du Mali, M. Léopold Senghor, président de l’Assemblée du Mali. 20-22 juillet : Visite en France de S M Hailé Sélassié, empereur d’Éthiopie qui réside à Rambouillet. 21-31 juillet : Entretiens du général de Gaulle à l’Élysée avec MM. Kishi, Premier ministre du Japon, Tsiranana, président de la République malgache, Léopold Sédar Senghor, président de l’Assemblée du Mali, Houphouët-Boigny, président du Conseil de l’Entente, et M. Hammarskjöld, secrétaire général des Nations unies. Promulgation de la loi sur la promotion sociale. 23 juillet-2 août : Visite de M. Nixon, vice-président des États-Unis, en URSS et en Pologne. 19 août : Après le retrait de l’Irak du Pacte économique et de défense de Bagdad, la Turquie, le Pakistan, l’Iran et la Grande-Bretagne se réunissent en « Central Treaty Organisation » (LENTO). 27-30 août : Voyage en Algérie du général de Gaulle dans les zones d’opérations où il explique publiquement les grandes lignes du projet d’autodétermination algérienne élaborées en Conseil des ministres du 26 : Thiersville, Berthelot, Saïda, Mélaab, M’Sila, Bechra, Bichera, Zommorah, Tébessa, Ain-Touilla, El-Meritje, Lamy, Millesimo, Tizi-Ouzou, Tizi-Hibel, poste de commandement Artois en Kabylie, col des Chênes et Telergma. 2-4 septembre : Visite en France du président Eisenhower qui réside à Rambouillet. (Voir les directives au sujet de la visite) 4-11 septembre : Entretiens du général de Gaulle à l’Élysée avec MM. Antonio Segni, président du Conseil italien, Vigny, ministre des Affaires étrangères de Belgique, Louw, ministre des Affaires étrangères d’Afrique du Sud, Castiella, ministre espagnol des Affaires étrangères, Mamadou Dia, Premier ministre du Sénégal, Moktar Ould Daddah, Premier ministre de Mauritanie, David Dacko, président de la République centrafricaine, Tombalbaye, Premier ministre du Tchad, Modibo Keita, président du Mali, Fulbert Youlou, Premier ministre du Congo, Yaméogo, Premier ministre de Haute-Volta, Tsiranana, président de la République malgache, et Houphouët-Boigny. Président du Conseil de l’Entente. 10 septembre : Note de Charles de Gaulle à N.S. Khrouchtchev 15-18 septembre : Voyage de M. Khrouchtchev, président du gouvernement d’URSS, aux Etats-Unis. 16 septembre : Allocution radiotélévisée du général de Gaulle affirmant que sa politique à l’égard de l’Algérie est fondée sur le principe de l’autodétermination. L’Assemblée nationale l’approuve par 441 voix contre 23 et 28 abstentions. 24-27 septembre : Voyage du général de Gaulle à Montreuil-sur-Mer. Boulogne-sur-Mer, Calais, Saint-Omer et Arras, Haillicourt, Lens et Béthune dans le Pas-de-Calais, Armentières, Hazebrouck, Dunkerque. Douai, Cambrai, Avesnes, Maubeuge, Valenciennes, Lille, Roubaix. Tourcoing dans le Nord. 28 septembre : Le « GPRA » de la rébellion algérienne au Caire se déclare prêt à discuter d’un cessez-le-feu. 2 octobre : Le général de Gaulle visite le Salon de l’automobile au Grand Palais et prononce une allocution à la rentrée de la Cour de cassation. 8 octobre : Entretiens à l’Élysée du général de Gaulle avec M. Senghor. Président de l’Assemblée du Mali, et avec S A R le prince Moulay Hassan. 10 octobre : La Turquie accepte l’installation sur son sol de missiles nucléaires américains. 12-14 octobre : Visite à Paris de S A R le prince Rainier III de Monaco. 20 octobre : Invité par le général de Gaulle à se rendre en France avant la conférence au sommet, M. Khrouchtchev donne son acceptation. 21 octobre : Le général de Gaulle préside l’inauguration du Théâtre de France à l’Odéon. 22 octobre : Entretien du général de Gaulle à l’Élysée avec M. Eghbal. Premier ministre d’Iran. 23 octobre : Prise de photos aériennes de Cuba par l’aviation des États-Unis. 26 octobre : Conflit sino-indien pour la région du Ladakh en Himalaya. 28 octobre : Message du général de Gaulle à l’armée en Algérie pour expliquer la nécessité d’une autodétermination et donner ses directives aux forces armées et à l’administration. Publication du troisième tome de ses Mémoires de guerre, Le Salut, à la Librairie Plon. Charles de Gaulle : Mémoires
 
30 octobre : Au Congo arrestation de Patrice Lumumba après des manifestations violentes. 3 novembre : Visite du général de Gaulle à l’École militaire, à l’Institut des hautes études de défense nationale et aux Écoles de guerre des trois armées. Allocution dans laquelle il confirme que « le système d’intégration [militaire] a vécu ». 4-6 novembre : Entretiens du général de Gaulle à l’Élysée avec MM. Houphouët-Boigny, président du Conseil de l’Entente, Fulbert Youlou, Premier ministre du Congo, et Tsiranana, président de la République malgache. 10 novembre : Conférence de presse du général de Gaulle à l’Élysée, notamment sur l’armement atomique de la France, l’Algérie, la Communauté et les anciens combattants. 11 novembre : Le général de Gaulle préside les cérémonies commémoratives de la victoire de 1918 à l’Arc de Triomphe et devant la statue de Clemenceau. À Alger, manifestation des Européens contre sa politique algérienne. 12 novembre : L’ONU demande à la France de ne pas procéder à des essais nucléaires au Sahara. 17 novembre : Allocution du général de Gaulle à l’École nationale d’administration. 18-22 novembre : Voyage du général de Gaulle dans le Territoire de Belfort (usines Alsthom), à Altkirch, Mulhouse, Pfastatt, Thann, Staffelfelden, Guebwiller, Colmar, Ribeauvillé dans le Haut-Rhin ; à Sélestat, Erstein, Wissembourg, Haguenau, Strasbourg et Molsheim dans le Bas-Rhin. 20 novembre : Formation de l’Association européenne de libre-échange par la Grande-Bretagne, la Norvège, la Suède, le Danemark, l’Irlande, la Suisse et le Portugal. 23 novembre : Accord des six pays du Marché commun sur des consultations régulières. 25-30 novembre : Entretiens du général de Gaulle à l’Élysée avec MM. Tsiranana, président de la République malgache, Senghor, président de l’Assemblée du Mali, Modibo Keita, président du Mali, Mamadou Dia, Premier ministre du Sénégal, et Houphouët-Boigny, président du Conseil de l’Entente. 1 – 2 décembre : Visite à Paris du chancelier Adenauer [1]. 4-22 décembre : Voyage du général Eisenhower en Europe et en Asie. 9-14 décembre : Voyage du général de Gaulle à Nouakchott en Mauritanie et à Saint-Louis du Sénégal où s’ouvre la sixième session du Conseil exécutif de la Communauté. Il y déclare notamment que la France ne fera pas obstacle à l’indépendance des deux républiques du Mali si elles le désirent ni à l’ouverture de négociations au sujet de leur souveraineté. 17 décembre : Visite du général de Gaulle dans la région de Fréjus sinistrée par la rupture du barrage de Malpasset. Il s’entretient à l’Élysée avec MM. Ahidjo, Premier ministre du Cameroun, et Tsiranana, président de la République malgache. 19-21 décembre : Réunion des puissances occidentales à Paris avec le général Eisenhower, président des États-Unis, MM. Macmillan, Premier ministre britannique, et Adenauer, chancelier de la république fédérale d’Allemagne, notamment au sujet d’une invitation à une conférence au sommet à l’Union soviétique, du problème de Berlin, du désarmement et de l’aide aux pays en voie de développement. 26 décembre : Décès à Neuilly-sur-Seine de M. Pierre de Gaulle, plus jeune frère du Général.
27 décembre : Par référendum les îles Wallis et Futuna optent pour le statut de territoire d’outre-mer de la République française.
[1] Le général de Gaulle et le chancelier Adenauer se rencontrent pour la quatrième fois, en décembre 1959, à Paris. Si certaines divergences apparaissent sur le rôle de l’OTAN, le chancelier peut se féliciter d’un soutien ferme de la France contre toute modification du statut de Berlin.
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Inégalités : quand The Economist balance entre marxisme et mafia
05/04/2011 11:46 par rgrs
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Inégalités : quand The Economist balance entre marxisme et mafia
05/04/2011 11:46 par rgrs
Cela aurait pu être un poisson d’avril, mais non, puisqu’il s’agissait de l’édition du 26 mars. Dans sa rubrique finance, l’hebdomadaire anglais n’hésite pas à convoquer Karl Marx et le Parrain pour chercher à expliquer le déclin du pouvoir d’achat des ménages !
La lutte des classes, version anglo-saxonne
Il faut reconnaître à The Economist une capacité à reconnaître les failles du modèle économique actuel. A l’automne 2008, quand les gouvernements étaient venus à l’aide des banques, il n’avait pas hésité à dénoncer « la collectivisation des pertes et la privatisation des profits », dans un discours qui fleurait bon Georges Marchais. Mieux, il revient fréquemment sur la forte croissance des inégalités, l’explosion des hauts revenus et la stagnation, au mieux, des bas revenus.
The Economist était aussi revenu sur une étude de l’OCDE qui démontrait le lien entre inégalités et faiblesse de la mobilité sociale. La privatisation de l’éducation supérieure joue un rôle majeur dans cette casse de l’ascenseur social, comme l’a montré Paul Krugman. En effet, le coût exorbitant des études créé un plafond de verre particulièrement solide : les enfants issus de famille riche ont beaucoup plus de chances que les enfants de famille pauvre d’y accéder, quelque soit leur niveau.
Le rôle de la crise
Il est piquant de lire sous la plume de l’hebdomadaire anglais des propos que n’osent même pas tenir le parti « socialiste ». Il souligne qu’entre 1973 et 2007, la productivité a cru de 83% alors que le salaire médian des hommes n’a progressé que de 5%. En clair, les gains sont confisqués par les entreprises ! Et depuis la sortie de la crise, les chiffres sont spectaculaires : les revenus réels ont progressé de 168 milliards de dollars contre une progression de 528 milliards pour les profits !
En Allemagne, les premiers ont progressé de 36 milliards d’euros, contre 113 milliards pour les seconds. En Grande-Bretagne, les revenus ont carrément baissé de 2 milliards de livres quand les profits ont progressé de 14 milliards. Pire, l’hebdomadaire n’hésite pas à souligner que ces chiffres surestiment la situation des salariés puisque les très hauts revenus sont fortement repartis à la hausse, contrairement aux bas revenus, distinguant le revenu médian (qui stagne, ou baisse) du revenu moyen.
Bref, à la lecture de ce constat, on s’attend presque à ce que The Economist appelle à la révolution. Las, il se contente de souligner une faiblesse du raisonnement de Marx (qui anticipait une baisse des profits) pour se tourner vers une autre explication. S’il pointe bien négligemment le rôle des politiques trop laxistes des banques centrales (sans détailler en quoi cela pourrait bien tout expliquer), il conclut en comparant assez justement le système financier au Parrain de la mafia.
The Economist fait souvent de bons constats, notamment sur la loi du plus fort. Mais sa croyance théologique dans le « laissez-faire » et le « laissez-passer » lui empêche d’envisager toute remise en cause de la libéralisation comme solution aux problèmes qu’elle a pourtant créés.
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
renault délocalise en Roumanie
05/04/2011 08:24 par rgrs
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renault délocalise en Roumanie
05/04/2011 08:24 par rgrs
Je lisais vendredi dernier dans la presse un article qui m'a frappé, et que je retrouve ce matin sur mon bureau : "Délocalisations : Renault jette de l'essence sur le feu", publié dans Libération.
Yann Philippin nous y explique comment Renault continue en catimini de délocaliser à tour de bras, notamment vers la Roumanie et l'Espagne. Ainsi, les moteurs H4 et H5 - nouvelle famille de moteurs basse consommation - seront fabriqués respectivement à Pitesti et à Valladolid. Le transfert vers l'Espagne, notamment, s'est fait dans la plus grande discrétion puisqu'aucun communiqué de presse n'a été diffusé. Et pour cause, comme le précise le journaliste, les volumes confiés à Valladolid seraient "trois fois plus importants que prévus" : soit une très belle opération pour l'Espagne...
Aujourd'hui, Renault - entreprise dont le capital est pourtant détenu à 15% par l'Etat (et donc le contribuable français) - ne produit en tout et pour tout que 29% de ses moteurs en France (contre 85% par exemple chez PSA) !
Cette nouvelle décision de délocalisation déjà bien triste en tant normal paraît hallucinante alors que Renault et son PDG traversent une grave crise de confiance, Carlos Gohn ayant été capable de licencier ses meilleurs serviteurs (les jetant ainsi à l'opprobre public) sur de simples dénonciations anonymes... On croit rêver. Là encore, l'Etat s'était fendu de beaux discours mais n'avait rien fait concrètement pour sanctionner une direction coupable, mais immédiatement confortée par son Conseil d'Administration !
Après la vague de suicides du technocentre de Renault et les licenciements ubuesques de ses meilleurs cadres, cette décision de délocalisation fait suite au transfert de la Clio de Flins en Turquie (Bursa), de la Twingo de Flins en Slovénie (Novo Mesto) et de la Mégane de Douai vers l'Espagne (Palencia).
Pas besoin d'être sorti de Saint-Cyr pour comprendre que les promesses du candidat puis du président Sarkozy n'ont engagé que ceux qui y ont cru.
"La stratégie de Renault ces dix dernières années je ne l'accepte pas", a-t-il déclaré le 24 janvier dernier sous les feux médiatiques de TF1, la considérant alors comme "inacceptable".
Une pitrerie de plus de notre président-candidat ou énième preuve que le pouvoir politique n'a plus de marge de manœuvre aujourd'hui en France ?
Car si Renault délocalise, c’est bien sûr par faiblesse mais également dans le système dans lequel les entreprises françaises sont placées est intenable : concurrence déloyale, euro trop cher, « dumping » social, …
Dans les deux cas, il faut changer. Vite !!
Nicolas Dupont Aignan